Affaire Karachi : « La République a les pieds dans le sang »

C’est un fantôme qui parle aujourd’hui à travers son frère. Son nom : Akim Rouichi, mort il y a seize ans.

Comme l’a révélé Le Point, ce militant associatif de Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) avait été chargé d’espionner des membres de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur pour le compte des réseaux chiraquiens. En 1995,selon un rapport de la police luxembourgeoise de janvier 2010, Nicolas Sarkozy, ministre du budget, et Nicolas Bazire, alors à Matignon, auraient en effet supervisé et validé la création au Luxembourg d’une société-écran, baptisée Heine, par laquelle ont justement transité les commissions occultes du réseau Takieddine sur le contrat des sous-marins pakistanais. Or, Ziad Takieddine est soupçonné d’avoir redistribué une partie de cet argent noir pour des financements politiques.

Nicolas BAZIRE

 

 

 

 

Une instruction, confiée au juge Noël Miniconi, avait finalement débouché deux ans plus tard sur un non-lieu et conclu au suicide d’Akim Rouichi, notamment sur la foi d’un rapport de l’Institut médicolégal de Paris du 29 août 1995 qui se concluait ainsi : «Il résulte que la mort de M. ROUICHI Akim est consécutive à sa pendaison. L’autopsie n’a pas relevé d’éléments infirmant la thèse du suicide.»

Affaire Karachi: extrait de l’entretien avec… par Mediapart

article en détail et vidéo de 12 mn sur Mediapart.

 

 

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