Élections et représentation démocratique

C’est de l’excellent site d’Olivier Berruyer que nous extrayons les deux graphiques ci-après pour les soumettre à la réflexion d’un plus grand nombre. Tant il est vrai que les croquis et schémas bien pensés parlent mieux que les discours, chacun gagnera à visiter ce site ami consacré aux crises majeures du temps, particulièrement les climato-sceptiques qui manqueraient de données ou d’arguments concernant le réchauffement planétaire.
(http://www.les-crises.fr/category/crise-climatique/)
C’est toutefois la crise démocratique qui retiendra ici notre attention avec ce premier tableau qui remet quelques pendules à l’heure de cette campagne électorale en cours. Même en tenant compte de ce que le taux de participation est toujours plus élevé pour des présidentielles ou des municipales, il n’est pas inutile de rappeler à tous les prétendants au trône que le plus grand parti de France reste celui des abstentionnistes. Ce serait enfoncer une porte ouverte que de dire qu’ils sont « désabusés », ou que pour eux « droite ou gauche cela revient au même ». La vraie question est de savoir pourquoi les grands partis se révèlent incapables de réveiller leur esprit civique et citoyen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tableau suivant nous reconduit à la question toujours abordée mais jamais résolue de la proportionnelle dans notre Vème République.

Nous attirons l’attention du lecteur de Sémaphores sur le fait que, si ces schémas donnent une image du paysage politique français à l’issue des trois dernières grandes élections, ils ne témoignent pas de la situation actuelle. En effet le paysage a changé, tout au moins en ce qui concerne la gauche, avec précisément l’apparition d’un Front de Gauche qui rassemble 7 formations telles que le parti de gauche et les communistes, qu’on ne saurait donc classer sous l’étiquette « extrême gauche ».
Enfin, rapporté à notre niveau communal du Grau du Roi, voici comment se traduit le manque de représentativité dite « démocratique ».

Où il devient clair qu’un citoyen qui s’oppose sur deux n’est pas représenté.

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