Le bal de la Marine

Vendredi 27 janvier, date qui coïncide curieusement avec le 67ème anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz, Marine Le Pen s’est rendue au bal de l’Olympia sur l’invitation de Martin Graf. Pas question de refuser la valse, même en pleine campagne électorale, lorsqu’on est l’invitée d’honneur.

Martin Graf est le troisième vice-président du Parlement autrichien et membre du FPO, l’un des plus violents mouvement de l’extrême droite européenne. Quant au groupe Olympia, organisateur de ce bal annuel pour nostalgiques du IIIeme Reich, il s’agit d’une corporation secrète interdite aux Juifs, aux femmes, et aux journalistes. Les 120 professionnels qui avaient demandé une accréditation se la sont vu refuser, à l’exception d’un journaliste de l’Agence de presse autrichienne. Et pendant que la belle valsait avec la bête immonde, près de 5000 personnes dénonçaient au dehors la tenue de ce bal odieux protégé par un impressionnant déploiement policier et des hélicoptères de surveillance. Pour petit rappel historique, notons que ce palais des Habsbourg au cœur de la Vienne impériale donne sur la Heldenplatz, dite la place des Héros. C’est là qu’en 1938 Adolph Hitler prononça l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche à l’Allemagne.

Pour SOS Racisme, « Marine Le Pen, une fois de plus, piétine scandaleusement les valeurs républicaines dont elle ne cesse de se revendiquer lors de ses shows, meetings et interviews. Avec la participation de Mme Le Pen à ce bal antisémite, la grossière stratégie de banalisation du FN atteint manifestement ses limites. SOS Racisme rappelle que l’extrême droite et le Front National, ici et partout en Europe, appartiennent au camp du crime, inhérent a leur matrice: la haine raciste et antisémite. »

bandeau du site Internet du groupe Olympia.

 

Voilà qui devrait pour le moins inciter à la réflexion, avant de passer dans l’isoloir, celles et ceux qui croiraient encore que Marine n’est pas comme son père et qu’elle a autre chose à proposer qu’une haine profonde de l’humanité. A ceux-là nous proposons de s’imprégner de ce poème-cri attribué au pasteur Martin Niemöller, interné de 1938 à 1945 par Hitler.

Lorsqu’ils sont venus chercher les communistes Je me suis tu, je n’étais pas communiste.

Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes Je me suis tu, je n’étais pas syndicaliste.

Lorsqu’ils sont venus chercher les juifs Je me suis tu, je n’étais pas juif.

Puis ils sont venus me chercher Et il ne restait plus personne pour protester.

 

Sur le FN, et particulièrement le parachutage dans notre région de maître Collard en vue des législatives, nous conseillons la lecture de l’article suivant : http://camargue.europe-ecologie.net/2012/01/31/le-risque-fn/

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