Les vantardises de l’équipe Mourrut

Piste cyclable de l’Espiguette
Dans le bulletin municipal du Grau du Roi n°142 (janvier-février 2012) nous prenons note du début des « travaux de réalisation d’une piste cyclable sur la route de l’Espiguette ». Ce n’est certes pas nous qui allons nous en plaindre, sans toutefois applaudir à deux mains. Une seule suffira, surtout s’il nous faut lire que nos élus ont eu « à réfléchir depuis de nombreuses années au développement des réseaux de pistes cyclables ». Messieurs-dames, quel triste aveu de cerveaux lents !
Revoyons notre édition « papier » d’une époque qu’on aurait cru lointaine, mais pas tant que ça finalement, puisque l’actualité n’a pas varié d’un pouce. Ci-dessous notre alerte parue en page 7 du n°5 daté mai-juin 1992 !

Nous voici rendus en 2012, et chacun appréciera la rapidité de réflexion-réaction du groupe majoritaire UMP-FN. Vingt ans ! Et dire que nous tirions la sonnette d’alarme parce qu’un jeune garçon venait de se faire accrocher sur cette route par un véhicule !
Dans ce même bulletin municipal n°142 et à la même page, à l’article intitulé « Les labels environnementaux qui font plaisir », on peut lire : « … les efforts de la commune en faveur du fleurissement de la ville sont notables, et nous soulignerons l’attention que portent les employés du service Espaces Verts non seulement à leur entretien, mais également au choix d’espèces adaptées à notre climat… »
Passons sur le fait que la commune fleurisse la ville (???) et venons cette fois au Sémaphore n°1 daté de mai 1990. Un de nos contributeurs, paysagiste de métier, avait tenté d’y tenir quelques conseils avisés. Mais ceux qui résonnent au lieu de raisonner ont préféré les avis « autorisés ».

Pour quel résultat aujourd’hui ? Comment se porte la palmeraie graulenne ? Mérite-t-elle toujours autant de palmes ou n’est-elle qu’un palmier de feu d’artifice dont on nous gratifie trois fois l’an ? Par ici, nous dit-on, certains palmiers sont morts par la maladie du papillon, ceux-là bas n’ont pas supporté tel mistral d’hiver, les autres… Nous pourrions prendre bien des exemples qui mettent en évidence un gaspillage de ressources naturelles ; ce qui donne une politique d’espaces verts plutôt onéreuse par rapport au résultat obtenu. Le long de telle promenade des palmiers ont été changés deux fois tant ils étaient miteux, avant d’être finalement alternés avec des lauriers roses. Et l’on continue de croire qu’ils vont se mettre à nous éblouir un jour par la beauté de leur fleurissement ? Comment le pourraient-ils, dans les 60 cm de terre qu’on leur a laissée pour pouvoir mettre toujours plus de béton autour. Comme ces micocouliers dits de Chine, toujours rachitiques 15 ans après leur transplantation déjà adultes. Là aussi on doit en remplacer régulièrement certains, tant ils s’étiolent de désespoir dans leur recherche d’un peu de terre. Comme on remplace à la moindre occasion de mode ou de religion ces fleurs au pied des palmiers ou sur les ronds-points. Voici les pensées du moment, les chrysanthèmes de l’époque, passons sur le reste du catalogue. Ce qui compte pour nos élus éclairés, on le sait, c’est le décor. Un décor pensé par des embellisseurs, des adeptes du tape-à-l’œil et du bling-bling, et qui voudraient en plus faire l’économie d’analyser leur propre bilan. Et nous faire croire qu’ils sont des bâtisseurs d’avenir ? Sans doute pas ! Quand il faut 30 ans pour seulement commencer à accepter des idées simples qui respectent à la fois la nature et le citoyen…

Un autre article très intéressant concernant le traitement des arbres à Aigues Mortes :http://camargue.europe-ecologie.net/2012/01/29/le-probleme-avec-les-arbres-1/

 

Une réflexion au sujet de « Les vantardises de l’équipe Mourrut »

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