Un enfant de riche coûte plus cher à l’État qu’un enfant de pauvre

Le gouvernement stigmatise les plus précaires qui seraient les profiteurs du système (RSA, CMU, APL …) et ainsi responsables du déficit de l’État. Le chômage n’a jamais été aussi haut, la pauvreté autant répandu et, n’en déplaise à Wauquiez, c’est cela le « cancer » de la société ! Les profits des banques et des patrons du CAC 40 eux ne connaissent pas la crise, l’industrie du luxe ne s’est jamais aussi bien portée, les plus riches ont bénéficié d’allègement fiscaux (bouclier fiscal, révision de l’ISF, etc.). Nombre d’hommes politiques ont été mis en cause pour malversations, abus de biens sociaux, corruption, favoritisme, prise illégale d’intérêt… et ce sont ceux qui n’ont rien qui sont montrés du doigt et mis au banc des accusés ! Ce gouvernement en est même arrivé à monter les classes, qu’elles soient ouvrières ou plus nanties, contre ceux qui survivent avec 400 euros par mois !

Le système social vient en aide aux plus démunis mais l’exemple ci-dessous montre que c’est en fait aux plus favorisés qu’il profite une fois de plus !

Rue89 a recensé les aides familiales et les baisses ou crédits d’impôts pour une famille « riche » (considérée pour un revenu mensuel à 8 000 €) et une famille « pauvre » (considérée pour un revenu mensuel à 2 400 €). Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes :

Total annuel des aides familiales et baisse d’impôt pour cette famille « riche » : 25 743,92 euros.

Total annuel des aides familiales et crédit d’impôt pour cette famille « pauvre » : 14 134,04 euros.

Pour suivre le calcul dans le détail, lire l’article sur Rue 89 : http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/01/05/oui-un-enfant-de-riches-coute-plus-cher-letat-quun-enfant-de-pauvres

 

Une réflexion au sujet de « Un enfant de riche coûte plus cher à l’État qu’un enfant de pauvre »

  1. Cet article, très partial, de Rue89 oublie un paquet de choses. Une petite mise au point s’impose :

    1) cantine : l’exemple du département de l’Essonne : vous bénéficiez de la gratuité des frais de demi-pension si votre quotient familial est inférieur à 2 495,16 euros

    • Un forfait trimestriel de 105 euros sera déduit de votre facture, si votre quotient familial se situe entre 2 495,17 euros et 5 915,16 euros

    • Un forfait trimestriel de 45 euros sera déduit de votre facture, si votre quotient familial s’élève de 5 915,17 euros à 9 350,16 euros

    • S’il dépasse 9 350,17 euros, vous n’êtes pas concernés par cette aide.

    2) vacances : Des aides peuvent être accordées par les collectivités territoriales et les caisses d’allocations familiales aux familles, sous conditions de ressources. La diffusion des chèques-vacances permet à un grand nombre de familles de partir en vacances en bénéficiant d’une contribution de leur employeur. Les comités d’entreprises, des associations caritatives proposent des dispositifs pour favoriser le départ en vacances. Depuis les années 1990. les caisses d’allocations familiales (CAF) ont été incitées par la Caisse nationale des allocations familiales à développer et à diversifier le soutien aux loisirs et aux départs en vacances. Dans le cadre de la convention d’objectifs et de gestion 2005 signée entre la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) et l’État, les CAF disposent de plusieurs outils pour soutenir les politiques de temps libre des enfants et des jeunes et l’aide au départ en vacances des familles. Sur le plan national, il existe des outils de soutien au fonctionnement des centres de loisirs par l’attribution d’une prestation de service « ordinaire » ainsi qu’une prestation de service contractuelle négociée dans le cadre du volet jeunesse des contrats enfance et jeunesse. La branche famille a également développé des outils locaux pour soutenir les vacances et loisirs de proximité par des aides aux familles et aux partenaires et participe aussi au financement des opérations « villes, vie, vacances ». En fonction des orientations de leur politique, les conseils d’administration de chaque CAF décident de verser, sous conditions de ressources, des aides aux vacances soit directement aux familles (tickets loisirs, tickets temps libres, passeports loisirs,…), soit à des partenaires dans un cadre contractuel. C’est ainsi que la branche famille a consacré en 2007. 865 millions d’euros aux aides relatives aux temps libres des familles et des enfants dont 38,1 millions d’euros ciblés sur les vacances des familles. La Convention d’objectifs et de gestion CNAF-État prévoit également de développer le service commun des centres de vacances des caisses d’allocations familiales (VACAF), qui regroupe 96 caisses d’allocations familiales et qui a pour mission spécifique de faciliter l’accès aux vacances familiales au plus grand nombre de familles, favoriser la mixité sociale dans les structures de vacances et développer le partenariat. Cette association rassemble l’offre de centres et villages de vacances gérés par les CAF. Elle gère trois types d’aide : l’Aide aux vacances familiales (AVF), qui favorise des séjours de vacances en direction de familles autonomes de revenus moyens ou modestes, en participant de façon significative (de 30 à 50 % de séjours) au coût des séjours des allocataires à revenus modestes (jusqu’à un plafond de 650 euros), l’Aide aux vacances sociales (l’AVS) qui accompagne et finance les projets de vacances préparés avec des structures sociales en direction des familles à bas revenus ou aux prises avec des difficultés et l’Aide aux vacances enfants (l’AVE) pour des séjours au bénéfice d’enfants accueillis dans des structures de vacances ayant passé une convention avec la CAF. Pour les séjours sociaux, les CAF sont invitées à prendre en charge jusqu’à 90 % du coût du séjour des bénéficiaires. Près de 35 000 séjours ont été financés en 2007. Au total, la lutte contre les inégalités des familles face aux vacances doit être un objectif partagé et mobiliser l’ensemble des acteurs éducatifs (État, institutions. collectivités territoriales et associations) afin de permettre de développer, à terme, le départ en vacances du plus grand nombre.

    3) bourses d’étude : la bourse sur critères sociaux est attribuée aux étudiants dont les parents disposent des ressources financière faible. la bourse sur critères sociaux est attribuée aux étudiants dont les parents disposent des ressources financière faible.

    Pas sur, au bout du compte, que l’enfant de riche coûte plus cher à l’Etat que l’enfant de pauvre contrairement à ce qui est martelé à tort et à travers

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