Touche pas à mon TER

C’est la guerre autour du train à 1 €. Que tous s’en mêlent n’est pas un mal, encore faudrait-il que le problème soit partagé au-delà des arguments d’une poignée de commerçants téléguidés par une poignée de politiques, Étienne Mourrut en tête.

Posons d’abord en vrac quelques arguments récapitulatifs.

Le train à 1€, monsieur Mourrut se plaignait déjà (Midi Libre du 17/12/2011) du « franc succès » relevé par la Région au vu que la fréquentation sur cette ligne avait été multipliée par trois. Mais là, on pouvait penser qu’il s’agissait de querelle politique, la région se situant à gauche et notre bon maire se drapant d’une écharpe tricolore où domine maintenant un bleu très marine. En fait, qu’importe le succès du TER à 1€, monsieur Mourrut était déjà contre le réseau Edgard et les cars à 1€30.

Et donc contre l’idée même du TER avant qu’il existe, pour preuve la manifestation organisée en collaboration avec le Front National le jour même de l’inauguration de la ligne. Souvenons-nous, c’était le jour où Etienne Mourrut et Christian Bourquin partagèrent le champagne.

A ce stade faisons une petite pause pour rappeler que 1 euro égale encore à ce jour 6,55 francs. Et donc un ticket de transport à 1,30 euros revient à payer 10 francs (9,82 exactement) pour un transport public compris entre 5 et 40 kilomètres selon qu’au départ du Grau du Roi on s’arrête à Aigues Mortes ou à Nîmes. Il est toujours bon de garder à l’esprit cette conversion franc/euro pour mesurer l’atteinte au pouvoir d’achat que nous subissons. Certains se souviendront qu’à l’aube de ce changement de monnaie, la baguette de pain (ce n’est qu’un exemple) était à 1 franc ! C’était il y a 10 ans, direz-vous ? Et alors ? Combien ont vu leur salaire multiplié par 6,55 en dix ans ?

En dix ans (soit depuis le passage aux 35 h) le SMIC horaire brut est passé de 7,19€ à 9,40€ (au 1er juillet 2012).  Autrement dit, un salaire de 1000 € en 2003 se retrouve aujourd’hui à 1400€ et non pas à 6500€. C’est normal, c’est indexé sur la croissance, pas sur la baguette de pain. Ni sur l’indice de croissance de salaire d’un directeur de camping municipal qui, comme chacun sait au Grau du Roi, est auto-fixé à 9000€ parce qu’il le vaut bien ! Pour les autres, même s’ils ont soutenu l’ignoble régime sarkozyste, pas le moindre coup de pouce au SMIC de tout le quinquennat ! Alors ne parlons pas des minima sociaux ! Et surtout pas dans une ville où l’on a eu un jour à entendre monsieur Mourrut se décerner « la palme de l’action sociale du canton », sous prétexte que ses services instruisaient le plus de dossiers RMI (c’était avant qu’on change le nom en RSA), et que près de 10% de la population graulenne était inscrite à l’ANPE (c’était avant qu’on change le nom en Pôle Emploi). Fin de la parenthèse.

Mais alors ? Serait-ce la faiblesse d’un porte monnaie qui serait la cause de tous les maux, en tout cas celle d’une délinquance dénoncée ? C’est possible. Nous n’allons pas entrer ici dans une analyse sociologique, n’empêche que faire l’économie de cette analyse serait une grave erreur, aussi invitons-nous tout le monde à y participer, nous allons y revenir.

Pour en terminer avec les faits récents, notons que Midi Libre, dans son édition du 25 juin 2012, titrait : « Train à 1 € : la police ferroviaire veille au grain », sous-titrait : « Journée calme hier dans le TER entre Nîmes et Le Grau du Roi. La veille, les deux rames du 12h51 étaient bondées ». Et de mettre en exergue le travail de la Suge (police ferroviaire) lorsqu’il arrive que « cinq lascars » soient tentés par des incivilités, auquel on peut ajouter le travail des gendarmes présents aux départs de train comme aux arrivées. En bref, une situation sous surveillance, n’en déplaise aux détracteurs.

Reste la question : Cette surveillance est-elle suffisante ?

Sans doute pas si l’on en juge d’après la présence d’une quinzaine de commerçants venus exposer leur même rengaine en plein conseil municipal du 04 juillet. C’est ainsi qu’on apprend par le maire que, pour la première fois depuis son règne de 30 ans, « les commerçants ont pris la parole ». Bigre ! Le public autorisé à prendre la parole en conseil, c’est effectivement nouveau, monsieur le maire. Dommage qu’il n’y ait pas droit sur des sujets d’une toute autre importance pour la commune. Mais de là à nous faire croire que cette présence était spontanée et sans manipulation, vous repasserez !

Loin de nous, cependant, l’idée de tout faire porter sur les seules épaules du dépité maire. Il est vrai qu’il dispose d’adjoints, notamment cette madame Christine GROS qui voit des « hordes » de voyous envahir le Grau du Roi à chaque arrivée de train. Il faudra demander à cette dame de moins lire ou regarder des fictions, ou bien d’apprendre le sens des mots. Et qu’elle sache surtout ceci : voilà trois mois que nous sommes plusieurs à assister quasiment quotidiennement à l’arrivée des principaux trains. Par ailleurs il nous arrive aussi d’en être les usagers, ce qui nous permet de nous rendre compte depuis l’intérieur de la situation réelle. De plus il nous arrive également, comme on dit ici, d’aller faire péter un œil le long de la plage du front de mer, ou de « se faire un quai, une rue Rédarès… ». Et, oui c’est vrai, il nous est arrivé d’enrayer quelques incivilités avant qu’elles ne dégénèrent, parce que nous pensons que c’est le devoir de tout citoyen. Il n’est question pour nous ni d’ignorer ou de minimiser le problème, ni faire preuve d’angélisme comme tous ceux qui attendent que la solution vienne des autres, ou des seuls pouvoirs public, ou d’un hypothétique sauveur.

Qu’il soit d’abord dit qu’à ces arrivées de train, à moins de nous être croisés sans nous reconnaître, nous n’y avons jamais rencontré madame GROS, pas plus que les élus et commerçants qui hurlent en meute apprivoisée. (Dans son plaidoyer en conseil, Mme Gros dit être venue un jour où elle a vu débarquer 800 jeunes et une seule famille ! On vous laisse apprécier la possibilité que 800 jeunes puissent se concerter pour envahir une plage.)

Et oui encore, il nous est arrivé par trois fois au cours du mois de juin, en général les samedis, de repérer à la descente du train deux bandes (d’un maximum d’une dizaine chacune) de ces jeunes gens que Midi Libre entreguillemette sous le nom de « lascars ». Pour notre part nous nous passons des guillemets et appelons un chat un chat. Il s’agit pour nous de petits cons habitués à foutre la merde sans que personne ne les reprenne, et donc à recadrer d’urgence. Nous verrons plus loin les moyens mis en œuvre et ceux qui pourraient l’être si les gueulards savaient être plus constructifs.

En attendant, hormis cette poignée de chieurs publics, qui voyons-nous descendre tous les jours de ces TER à 1 euro ?

Des familles, des femmes seules avec enfant(s) et poussette, des papis ou des mamies qui emmènent le péquelet à la plage pendant que les parents travaillent, des hordes de classe primaire ou maternelle accompagnées par les maîtres et maîtresse d’école. Parfois des groupes de deux ou trois copains-copines, guère plus âgés de douze à quinze ans, qui débarquent avec pour tout bagage une serviette de bain autour du cou et en poche les quelques euros pour le soda, le chichi ou la glace qu’ils s’offriront à la sortie du bain. Et puis quelques voyageurs réguliers, pour le travail, ou parce que c’est mieux de ne pas prendre la bagnole lorsqu’on est seul, moins cher, moins polluant, moins de risque d’accident, pas le souci de trouver où se garer en arrivant et de raquer encore. En route vers un comportement éco-citoyen, quoi ! Un vrai regard tourné vers l’avenir.

Et pour nous, observateurs, c’est un vrai plaisir de voir les sourires réjouis de ces voisins qui viennent passer une journée à la plage, ces gamins et gamines qui prennent une avance de fraîcheur en jouant avec les jets d’eau devant la gare, et la photo de famille devant la statue des chevaux dressés…

Et c’est à tous ces gens-là qu’une poignée d’élus et de commerçants voudraient sucrer leur train ?

Nous ne faisons pas de procès d’intention, nous savons bien que vous allez répondre « Non, bien sûr, ce ne sont pas ces braves gens que nous traitons de horde sauvage ». Seulement voilà, vous ne pouvez même pas donner cette réponse sans vous enfoncer davantage. Vous clamez que la seule solution au problème est l’arrêt du train à 1 euro.

Quand bien même les emmerdeurs représenteraient 5 % des voyageurs (et ils ne le sont pas, vous le savez), cela justifierait-il selon vous de priver de plage et de pouvoir d’achat 95 % de la population ? Drôle de conception pour des commerçants qui ont besoin de ce passage sur la ville, et drôle de conception de la part d’élus qui vantent par ailleurs « l’ambiance d’une station balnéaire familiale telle que la nôtre ». Toute la classe doit-elle morfler pour le cancre ?

Alors, comme dit monsieur le maire : Que faire ?

Sans doute commencer par se poser les bonnes questions.

Et là nous doutons qu’elles soient partagées par monsieur Mourrut, qui s’est fendu (entre autres) d’une lettre adressée à M. le Préfet le 05 juin, suivie d’une autre adressée à M. Christian Bourquin, président de Région, le 25 juin, (il y en avait eu une précédente le 05 décembre 2011) et dans lesquelles on peut certes lire des craintes légitimes et que nous partageons, mais pas la moindre trace de ce qui nous a conduit à la situation présente.

Citons :

À M. le Préfet

« … l’offre opérée par la Région dépasse, je le crains, les capacités de sécurisation de cette opération. »

« La Police municipale de Le Grau du Roi apporte systématiquement son concours au maximum de ses moyens, mais de très nombreuses tâches lui incombent et je n’envisage pas de réduire la qualité de son travail sur l’ensemble de la station (…) au seul motif de palier le défaut de présence et d’encadrement de l’organisateur de l’opération TER. Traiter de la sécurité du transport est une chose, mais ses répercussions sur le territoire d’accueil doivent également être prises en compte avec les moyens appropriés que nous doit l’État.»

À M. Bourquin

« … Une quantité impressionnante de forces de l’ordre est à ce titre mobilisée pour un coût que je n’estime pas mais il me faut surtout constater que le traitement proposé durant le trajet s’arrête à la gare de la commune.

Le déversement sur Le Grau du Roi de ces trains est générateur de problèmes majeurs, de vols, de violences et d’une montée générale de l’agressivité totalement incompatibles avec les caractéristiques et l’image de notre station balnéaire. »

« Nous ne comptons plus les plaintes… »

« La police municipale est débordée… »

« … sans quoi je crains des conséquences imprévisibles et violentes

Imprévisibles, dites-vous ? Étonnant de prévoir la délinquance avant qu’elle n’existe mais pas la réponse de commerçants en train de s’armer et envisageant une milice. Étonnant surtout de les laisser seulement dire cela jusque dans la salle du conseil municipal. (Il fut un temps, monsieur Mourrut, où vous étiez plus prompt à envoyer la police vérifier la dangerosité de certains de vos concitoyens. Nous sommes bien placés pour en parler, à Sémaphores. Et pourtant, nos armes à nous n’ont jamais été que des mots.)

Mais de quoi se plaint monsieur Mourrut ? D’une police municipale débordée ? Ah oui, ça nous pouvons le comprendre, dans la mesure où certains sont ou ont été en longue maladie pour harcèlement au travail. Nous pouvons aussi le comprendre au vu des effectifs. Pourquoi monsieur Mourrut n’en mentionne-t-il pas le nombre à M. le Préfet ou à M. Bourquin ? Est-ce parce qu’ils ne sont plus qu’une quinzaine pour couvrir l’ensemble de la station, là où la commune voisine de la Grande-Motte en déploie une cinquantaine ? Et que sont devenus les C.R.S. dont les renforts saisonniers participaient aussi à la sécurité de notre station ? Ils coûtaient trop cher ? Comme c’est dommage, n’est-ce pas, d’avoir suivi en bon poli-p’tit-chien la RGPP du patron Sarkozy. Ah, pour sûr, on manque de monde, maintenant. Alors avant de réclamer ces « moyens appropriés que nous doit l’État », il serait bon que ceux qui ont soutenu l’agité du bocal fassent leur mea culpa pour avoir participé à mettre l’État dans un tel état.

Monsieur Mourrut trouve que la sécurité coûte cher ? Et nous, graulens de la première heure, connaissons assez notre bon maire pour savoir que tout ce qui coûte le dégoûte. A l’exception peut-être des cadeaux fiscaux envers ses amis du casino Flamingo ou de la société Résitel, pour ne prendre que deux exemples piochés au hasard dans les rapports de la Cour des Comptes.

Mais pour rester à nos moutons, si on peut passer sur cette expression maladroite du « déversement de ces trains sur la ville » (qui, par les temps qui courent, nous rappellent d’autres wagons plus anciens), pas question de passer sur cette « montée générale de l’agressivité totalement incompatible avec les caractéristiques et l’image de notre station balnéaire. »

En terme d’image, monsieur Mourrut ne devrait pas ignorer à quel point il a participé à la ternir aux yeux des républicains à l’occasion des dernières législatives. Pour sûr, la France entière a porté les yeux sur notre deuxième circonscription du Gard dont il était député, mais pas forcément pour la meilleure des publicités, chacun jugera. Comme caractéristique de notre station, on doit pouvoir faire mieux.

Alors oui, nous n’allons pas nier que l’agressivité monte. L’erreur serait de croire qu’elle ne monte que dans un camp, et là encore chacun choisira le sien.

Ce que nous savons, ce que nous tenons à dire, c’est que le problème nous concerne toutes et tous. Monsieur Mourrut et son équipe donnent leur point de vue, c’est très bien, même si leur mauvaise analyse des faits ne saurait nous convenir. Mais qu’ils ne s’imaginent pas qu’on ne les écoute pas et qu’ils seraient seuls à agir. Ils savent que se sont déjà tenues des réunions en préfecture et que d’autres sont envisagées. Et s’ils l’ignoraient, qu’ils veuillent bien prendre en compte que d’autres concertations sont en cours avec toutes les personnes qui pourraient être parties prenantes dans la résolution de ce problème. Et parmi elles des élus et des citoyens déterminés à impliquer si nécessaire les plus hautes instances nationales. Hélas, et désolé pour ceux qui préfèrent se contenter de gueuler, personne ne possède de baguette magique, ça se saurait et nous n’en serions pas arrivés là.

Lorsque nous disons que tout le monde est concerné, c’est aussi pour éviter d’entendre en salle du conseil « ils n’ont qu’à rester à se battre chez eux, dans leur banlieue de merde ! » Franchement, élu ou pas, est-ce une réponse responsable ? Non ! D’abord parce qu’il n’y a pas de chez eux et de chez nous, parce qu’un citoyen français est partout chez lui en France, ensuite parce qu’ils n’ont pas à se battre, et que s’ils le font il ne faut pas se fermer les yeux devant les causes. Les effets sans cause, ça n’existe pas !

Avant que d’accuser un conseil Régional, on pourrait aussi demander ce qu’en pense le maire de Nîmes, du moins si l’on pense que c’est « sa » population qui va foutre la zone ailleurs. Et qu’en pensent les services d’ordre nîmois qui n’ont pas réussi à karchériser des banlieues devenues des zones de non-droit ? Et les éducateurs de rue, s’il en reste à force de penser qu’eux aussi coûtent trop cher ? Mais à citer d’autres exemples nous ne ferions que fragmenter davantage la véritable responsabilité.

Non, monsieur Mourrut, non madame Gros, non mesdames et messieurs les commerçants, l’incivilité n’est pas un phénomène graulen. Le vol sur les plages, la rapine, les bandes de voyous, rien de tout ça n’est nouveau sous le soleil. Quant aux vrais voyous des banlieues, ils n’ont pas attendu qu’on baisse le prix du train, il y a longtemps qu’ils viennent en BMW. Notre société est malade d’une crise qui va bien au-delà d’une crise monétaire, bien qu’il soit connu que les chevaux se battent lorsqu’il n’y a plus de picotin.  Le mal est plus profond. Il inclut une perte des valeurs qui construisaient notre dignité humaine, l’honnêteté, la loyauté, le respect d’autrui et particulièrement celui des aînés, la fraternité. La liste est loin d’être close. Mais qui a transformé la politique en show-business ? Qui a laissé se démultiplier les magouilles avec les pires des patrons-voyous ? Qui ne tente pas sa fraude ? Combien de commerçants se refusent à faire du black ? Et qui… et qui… et qui… Pas nouveau non plus, certes. Mais c’est la réalité avec laquelle il faut se dépatouiller aujourd’hui et personne n’est innocent. Cet effondrement des valeurs a pourtant ses sources et elles sont récentes. Cette responsabilité nous la portons tous, même si nous pensons que nos enfants sont forcément plus beaux et plus intelligents que ceux du voisin, même si c’est connu que les nôtres ne volent pas, ne mentent pas, ne se bagarrent pas. Nous n’enfantons que des anges, en somme.

Oui nous devons nous parler. Nous devons nous alerter, nous entraider, nous soutenir chaque fois que nous sommes confrontés à ces problèmes d’incivilités. Ensemble nous pouvons pallier aux déficiences des services d’ordre, ensemble mais pas sans eux, pas en regardant ce que coûte un policier avant de mesurer ce qu’il peut rapporter en évitant des violences « imprévisibles ». Pas en surchargeant de plaintes des services qui, c’est une évidence, sont amenées dans ce cas à passer plus de temps au bureau que sur le terrain.

Nous n’avons pas plus que vous de solution immédiate mais nous croyons à l’échange et à la concertation, pas à ces gueulantes et stigmatisations qui ne désignent que l’autre et toujours l’autre comme source du mal. Et s’il se trouve quelques volontés à vouloir s’attaquer aux causes, réfléchir et agir sur la base de propositions constructives que nous pourrions rapporter aux élus… que celles et ceux-là se manifestent.

Mais ne nous trompons pas de colère : la délinquance et les incivilités sont un vrai problème sociétal qui n’a rien à voir avec le prix d’un billet de train.

 

Petit additif : si l’on tient compte de ce que les gens arrivent par paquets de 800 ou 1000, on pourrait aussi tenir compte de ce que le trajet depuis la gare jusqu’à la plage n’est pas des plus pratiques. Rue de la Rotonde, c’est la queue leu leu avec des familles correctes, on n’ose imaginer avec des hordes de jeunes déchaînés. Rue du Levant, Front de mer et autres on se demande où sont passés les trottoirs, pas d’autre solution que de marcher dans la rue, merci pour les handicapés.

 

4 réflexions au sujet de « Touche pas à mon TER »

  1. Monsieur,
    Si vous êtes choqué, je m’en excuse car tel n’était pas le but, mais que mes propos interpellent ou dérangent était bien l’objectif. Je pense que vous m’aurez mal lu, pour le moins trop hâtivement. Je ne vois pas où il aurait été nié qu’il y a un vrai problème, ni que des citoyens dont je suis en pâtissent. Libre à vous de penser qu’un problème sociétal ne relève pas de la politique. Lorsqu’une manifestation tente d’interrompre l’inauguration d’une ligne de transport public en faisant appel aux figures régionales les plus représentatives du Front National, ce n’est pas politique, à votre avis ?
    Pourtant, au sens noble, la politique n’est rien d’autre que l’art et la sagesse de gérer la cité. Mais comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, peut-être certains font de la politique tout en l’ignorant. Si vous étiez de ceux qui se sont manifestés en conseil municipal, je ne peux sincèrement que vous féliciter, vous avez accompli un devoir citoyen.
    Visiblement, nous ne sommes pas d’accord sur la méthode. N’empêche que j’avance des arguments dont aucun n’a été démenti, et qu’avec Sémaphores nous faisons un appel à la concertation par delà les politiques, ce que vous avez aussi visiblement zappé.
    Pour le reste, sachez que j’habite au Grau du Roi depuis 1952 et que j’ai aussi été commerçant, en boutique comme sur le marché. L’image de la station, je suis prêt à vous dire ce qu’elle a été dans les années 50, 60, 70, 80, 90 et 2000. Quant à ce que vous prendriez pour de la haine envers des gens dont vous taisez le nom, sachez encore que je n’ai jamais eu peur de le nommer. Il se nomme Étienne Mourrut, il n’est pas un ennemi personnel, mais l’homme que je combattrai toujours dans un combat d’idées. Ne vous inquiétez pas pour lui, ça fait 30 ans que malgré les périodes de paix tacite il subit ma plume et mes invectives, il a l’habitude. Et voyez comme c’est drôle en termes d’ouverture, vous avez pu poster vos insultes sur ce site, vous n’auriez pas pu dire le quart de cela sur le sien.
    Je le répète, vos revendications sont légitimes et prises en compte, et à vous lire on devine quelqu’un d’honnête mais inquiet. Relisez cet article, lisez tous les autres sur le même sujet qui nous préoccupe, restez anonyme si vous le souhaitez, mais envoyez vos idées, vos suggestions plutôt que vos insultes. Si vous ne comprenez pas que nous arriverons à une solution tous ensemble, c’est dommage. Mais si vous êtes de ceux qui pensent que la seule solution est l’arrêt du train, vous allez être déçu, vous n’y arriverez JAMAIS.
    Cordialement

  2. On ne peut traiter de l’augmentation du pain sans aborder les obligations nouvelles du boulanger : Coût de l’énergie (donc de la matière première), réglementations sanitaires nouvelles, sur-assurances nécessaires, déclaration d’un personnel (le conjoint par exemple) qui ne l’était pas forcément avant, … Bref, une évolution de la société ici aussi…

    Bien amicalement

    O.P.

  3. Bonjour, je vien de lire votre article et je suis choqué de l’irrespect de vos propos et de vos méthodes de propagandes, vous parlez d’un problème dont nous sommes victimes chaques jours sans aucune objectivité, vous utilisé un problème social à des fins politique uniquement pour dénigrer et decharger votre haine sur certaine personnes. Les commerçants sont venue de façon citoyenne au conseil municipal, ils ne défendent aucuns partis politiques, ils sont venu exprimer des craintes et un malaise. Les pétitions on réunis pas loin de 500 signatures, signature de commerçants, d’habitants et même d’usagés nîmois du T.E.R.
    La dégradation de l’image de la station conduirais à une catastrophe économique et social dans notre commune.

    Avec un discour tel que le votre la ville foncerais à la ruines et ses habitants à la précarité ans le simple but de satisfaire votre égo et de soulager votre frustration envers certain !!

  4. super je pense pareil, mais j’aurai moins bien écrit . bravo bravo !!!!!!!!encore bravo
    amitié

Laisser un commentaire