Le casse du siècle !

C’est Bakchich qui balance cette info que nous aurions dû avoir depuis un an : les institutions financières ont bénéficié de 16 trillions de dollars pour se sauver. Parmi elles la Société Générale, Dexia et BNP ont touché près de 500 milliards…
Pire que le casse de Goldman Sachs, c’est le casse du siècle ! Un casse à 16 000 milliards de dollars, soit 16 trillions de dollars pour les banques au lieu des 700 milliards votés.

On doit à Bernie Sanders, sénateur américain « indépendant » du Vermont, d’avoir décidé le 1er septembre de mettre à disposition de ses concitoyens sur son site ce document (un audit) passé totalement inaperçu. Et pour cause !
« Il est vrai que les américains, ivres de colère, auraient pu être tentés d’aller décrocher leurs Winchester s’ils avaient découvert les conclusions de l’enquête du GAO (Government Accountability Office) une sorte de Cour des Comptes en forme d’Inspection Générale des Finances, qui a rendu ses décoiffantes conclusions en juillet 2011. »
Par exemple on peut lire en page 131 du rapport d’audit que, entre le 1er décembre 2007 et le 21 juillet 2012, BNP Paribas a fait le plein en dollars à la FED à hauteur de 175 milliards ( !) et sa meilleure ennemie la Société Générale a quant à elle, rempli ses soutes de 124 milliards ( !) de dollars aimablement prêtés par le contribuable yankee.
Et, à titre anecdotique… 168 milliards de dollars versés dans le puits sans fond de DEXIA…

Lire l’article sur : http://www.bakchich.info/international/2012/09/06/cest-bernie-sanders-qui-a-vendu-la-meche-61653
et les anglophones peuvent se rendre sur le site perso du sénateur : http://www.sanders.senate.gov/

16 trillions, on se doute à Sémaphores qu’il doit être malaisé de se les représenter, surtout dans la tête de ceux qui ont du mal à boucler les fins de mois. C’est pourquoi, avec le souci d’éducation populaire qui nous caractérise 😉 nous proposons l’imagerie suivante à l’attention de qui ne l’aurait pas déjà reçue dans sa boite mail.
Commençons par ce simple billet de 100 dollars, même si bon nombre d’amerlocains ne l’ont pas tous les jours dans la poche.

Et passons à la liasse de 10 000 dollars, facile à se représenter, même si elle commence à s’éloigner singulièrement du salaire médian

100 de ces liasses vont donc faire 1 million de dollars, ce que tout amerlocain peut avoir s’il a bien bossé pour son patron à Wall Street, ou gagné le gros lot au Sweepstake, ou fait un casse dans sa banque favorite, ou s’il est vraiment pote avec un patron du Cac40 qui lui reverse la moitié de son salaire mensuel. Quoi qu’il en soit, ça tient toujours dans une valise qu’on peut faire suivre si on part en week-end aux Caraïbes, au Luxembourg ou en Suisse, chacun ses tropiques…

A partir de 100 millions, ben non, ça tient plus dans une valise et faut commencer à réfléchir en palettes.

D’autant que pour embarquer 1 milliard de dollars, ce sont 10 palettes qu’il faudra réunir, autrement dit se procurer un bon gros poids lourd avec plein de roues car le papier ça pèse vite son poids.

Évidemment, pour transporter ce trillion qui représente mille milliards, faudra aussi de l’essence à cause des allers-retours, ou disposer d’un bon parc de camions.

Pour mieux comparer, un trillion de dollars sur un seul rang de palettes c’est grand comme un stade ou un parking à Boing.

Alors 15 trillions (oui, d’accord, on avait dit 16 mais on va pas chipoter pour si peu…) ça peut sembler beaucoup mais c’est presque décevant si on les met à côté de la statue de la Liberté. (mais ne garez pas là votre camion, c’est interdit à côté de la statue)

Et pour se représenter la dette (du moins déclarée) des Zétazunis, dont on dit qu’elle serait de 114,5 trillions, ça donnerait la tour de papier à droite sur cette image finale. Les quinze trillions seraient ce modeste immeuble entre la statue et la tour.

Mais qui sait ? Peut-être que les 16 trillions dénoncés par le sénateur Sanders vont se retrouver dans l’économie active et la production redressée. N’empêche qu’en attendant ça nous fait un peu rigoler (jaune, on l’avoue) que les amerlocains de la phynance se réjouissent à l’idée que les zeuropéens soient prêts à règledoriser leur dette à 3 % de leur PIB. Eux, on voit vraiment pas comment ils pourraient faire, à moins de retourner aux années 50. Mais c’est toujours bien de donner des leçons aux autres.

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