Kokopelli et la guerre des graines

Quand le dernier arbre aura été abattu

Quand la dernière rivière aura été empoisonnée

Quand le dernier poisson aura été pêché …

Alors on saura que l’argent ne se mange pas !

                                                              Géronimo (1885)

 En complément à l’article précédent sur la manifestation contre Monsanto, nous revenons à cette « guerre des graines » menée par les lobbies semenciers. La présentation de l’Association Kokopelli qui suit était parue il y a un peu plus d’un an sous la plume de Jean-Marcel Bouguereau dans Le Nouvel Observateur. Les vidéos sont ajoutées par Sémaphores, ainsi que les dernières nouvelles du procès qui oppose depuis 2005 Kokopelli au semencier Graines Baumaux. (Kokopelli est implantée à Alès, dans le Gard)

Depuis 20 ans Kokopelli distribue gratuitement des semences potagères anciennes ou rares pour faire vivre la biodiversité agricole. Tout cela grâce à un réseau militant de producteurs, d’adhérents, de parrains et marraines qui permettent de maintenir une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés. En 2007, elle distribuait 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges et 50 d’aubergines ! Chaque année Kokopelli distribue gratuitement près de 200 colis de semences aux communautés rurales, associations ou ONG.

“Produire, offrir, échanger des semences, c’est un acte de résistance qui permet de favoriser la biodiversité cultivée, de préserver notre patrimoine génétique. C’est retrouver notre autonomie alimentaire en récoltant nos propres graines et en cessant d’acheter des graines chaque année. C’est entrer dans une dynamique d’échanges et de solidarité.“

Le bras de fer de la concurrence

En 2005 Kokopelli avait été attaquée par la société Graines Baumaux pour concurrence déloyale. Le verdict est tombé. Énorme événement largement passé inaperçu : le 12 Juillet, la Cour de Justice Européenne, désavouant Kokopelli, a estimé que l’Europe avait raison d’imposer l’obligation de ne commercialiser que des semences de légumes recensées dans des catalogues officiels. La Cour a estimé que l’objectif premier des lois européennes en vigueur « consiste à améliorer la productivité des cultures de légumes « . Comme si la Justice avait à se préoccuper des rendements !

Pourtant l’avocat général, Juliane Kokott, n’avait pas manqué d’affirmer que les règles relatives à l’admission des semences au Catalogue Officiel, qui en recense toutes les catégories qui veulent être commercialisées, n’ont “aucun rapport avec la santé des plantes“ et qu’il “appartient aux agriculteurs de décider des variétés qu’ils cultivent“. Mais surtout il estimait : « le fait que les agriculteurs soient cantonnés à des variétés admises réduit enfin la diversité génétique dans les champs Européens ».

Car c’est l’enjeu ! Non seulement la biodiversité est en cause mais la privatisation des semences de plus en plus aux mains des grands groupes industriels du type Monsanto. Un enjeu mondial : Marie-Christine Robin, auteur de l’excellent “Le monde selon Monsanto“ (éditions La Découverte), décrit le calvaire des paysans indiens qui se suicident en masse depuis l’introduction des semences OGM, ruinés d’être tenus obligés de racheter les semences à Monsanto après chaque récolte. Les variétés traditionnelles ont été interdites pour laisser la place aux seules compagnies semencières.

Parmi tant d’autres (mais pas encore assez nombreux) Alain Baraton, Jardinier en Chef des Jardins de Versailles, soutient l’association Kokopelli.

La vie en dictature

Vandana Shiva, féministe et adepte de Gandhi, parfois décrite comme le “José Bové en Sari“ dénonce sans relâche ce système qui en commençant par “breveter le vivant“ aboutit à privatiser tout un secteur et, dans le cas de l’Inde, à affamer des populations entières. A l’instar des brevets industriels, les entreprises réussissent à breveter un gène, c’est-à-dire une séquence de l’ADN d’une plante, qu’elles ont isolé ! Savez-vous qu’aux USA, dans les années 90, on a breveté des gènes humains ! Pour les végétaux, en Inde, cela a commencé par le Seed act qui, en 2004, risquait d’aboutir, selon Vandana Shiva, à une véritable dictature semencière.

En France depuis plusieurs décennies, la pratique des semences de ferme permettant aux agriculteurs de replanter leurs graines n’allait déjà plus de soi : ces semences étaient protégées par un Certificat d’obtention végétale (COV) – à savoir le droit de propriété des « obtenteurs » de l’espèce. Ressemer ces graines était théoriquement interdit. Mais cet usage demeurait, dans les faits, largement toléré en France.

Puis vint une proposition de loi UMP qui légalise les semences de ferme …à condition de verser une “rémunération“ aux titulaires des COV c’est à dire des entreprises de semenciers. Et enfin cette dernière décision de la cour de Justice européenne qui est un nouveau pas dans la marchandisation : après l’école, le corps et le trafic d’ovocytes et la vente d’organes, c’est la marchandisation de la nature qui est en jeu.

On comprend que Kokopelli se sente menacé et appelle à ce qu’on les soutienne, “car il n’est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité“.

Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu’elle transforme ses promesses en actes.

 

 

Nouvelles du procès KOKOPELLI c/ GRAINES BAUMAUX

De nombreuses fausses rumeurs circulent sur Internet concernant le procès qui nous oppose à la société GRAINES BAUMAUX. Nous souhaitons ici rétablir la vérité, par un bref rappel de l’historique de la procédure et la présentation de quelques éléments du débat judiciaire ainsi que des échéances à venir.

Historique du procès

C’est en décembre 2005 que la société GRAINES BAUMAUX a fait assigner l’association KOKOPELLI devant le Tribunal de Grande Instance de Nancy.

Par un jugement en date du 14 janvier 2008, celui-ci a condamné KOKOPELLI au paiement de 10.000 €uros de dommages-intérêts à la société GRAINES BAUMAUX, sur le fondement de la concurrence déloyale, caractérisée selon le tribunal par une « désorganisation du marché des graines de semences potagères anciennes et/ou de collection ».

L’association KOKOPELLI a fait appel de ce jugement.

Devant la Cour d’Appel de NANCY, KOKOPELLI a demandé à ce que la Cour de Justice de l’Union Européenne soit saisie d’une « question préjudicielle » relative à la validité de la législation européenne sur le commerce des semences. Par une Ordonnance du 4 février 2011, la Cour a fait droit à cette demande.

Le 19 janvier 2012, l’Avocat Général de la Cour de Justice de l’Union Européenne nous a donné entièrement raison et a conseillé à la Cour d’invalider certaines dispositions clé de la législation européenne sur le commerce des semences, celles visant en particulier à rendre obligatoire l’inscription de toutes les semences au Catalogue Officiel.

Malgré cela, le 12 juillet 2012, la Cour de Justice de l’Union Européenne a jugé que la législation européenne sur le commerce des semences ne présentait aucun élément de nature à affecter sa validité.

Depuis cette date, la procédure opposant l’association KOKOPELLI à la société GRAINES BAUMAUX a repris devant la Cour d’Appel de NANCY. Nous avons échangé de nouvelles conclusions écrites et en échangerons encore, dans le cadre du calendrier de procédure fixé par la Cour. L’audience de plaidoirie se tiendra le 21 octobre 2013.

Éléments du débat judiciaire

Sans considération des accusations de toutes sortes, extrêmement diffuses, qui sont portées par la société GRAINES BAUMAUX contre l’association KOKOPELLI, notre adversaire nous reproche deux choses essentiellement :

– des agissements de concurrence déloyale, tirés, d’une part, de l’irrégularité alléguée des actes de vente réalisés par l’association au regard de ses statuts, et, d’autre part, de l’absence d’inscription des variétés commercialisées par l’association au Catalogue Officiel ;

– des actes de dénigrement et “ d’appel au boycott ”, en raison des lettres d’indignation reçues par M. BAUMAUX de la part de certains sympathisants de l’association KOKOPELLI.

La société GRAINES BAUMAUX réclame ainsi, sur ces deux fondements, la condamnation de l’association à lui payer une somme globale de 100.000 €uros à titre de dommages-intérêts, la cessation des activités de l’association, ainsi que divers frais de justice.

L’association KOKOPELLI, pour se défendre, présente divers arguments.

En premier lieu, nous justifions de la régularité de nos activités au regard de nos statuts et des règles générales régissant le fonctionnement des associations. Nous sommes, à ce titre, parfaitement en règle.

Deuxièmement, nous faisons un important rappel du champs d’application de la législation sur le commerce des semences, qui ne s’applique pas, à notre sens, à la vente de semences à des jardiniers amateurs, car ceux-ci ne font pas une “ exploitation commerciale ” de ces semences, ainsi que cela est prévu par les textes.

Enfin, nous demandons à la Cour de tenir compte des pratiques commerciales réelles des opérateurs sur le marché des semences. En effet, après un examen détaillé des catalogues commerciaux professionnels de la plupart des semenciers français (DUCRETTET, VOLTZ, AGROSEMENS, CLAUSE, VILMORIN), nous nous sommes aperçus que ceux-ci commercialisaient un grand nombre de variétés non inscrites ou bien interdites d’accès aux agriculteurs professionnels. Quant à la société GRAINES BAUMAUX elle-même, si en début de procédure son catalogue commercial comptait à peine plus d’une dizaine de variétés non inscrites, notre décompte actuel n’en dénombre pas moins de 58 ! Lire la suite

Silence sur Monsanto

Comme on pouvait s’en douter, la presse française (dans sa totalité) n’a pas relayé l’info concernant la manifestation du 25 mai contre Monsanto. Forcément, c’était plus payant médiatiquement de tendre les micros à la Barjot, à Civitas et aux identitaires Copé, Hortefeux et autres Collard.

Voici donc sur Sémaphores les seuls éléments récoltés. Nous les devons à un blogueur du journal Le Monde, qui répercutait à son tour l’info venant de RTL-Belgique. S’il s’est trouvé un voisin Belge pour parler du problème que Monsanto pose à toute la planète, ce n’était pas tant pour signaler le millier de manifestants réunis sur le parvis du Trocadéro malgré la pluie, mais surtout parce que cette manif (en réalité un sitting pacifique et festif) avait lieu en simultané dans plus de 40 pays. On peut tout de même savoir qu’en Belgique il y eu  80 arrestations, la manifestation n’était manifestement pas autorisée.

Certes, même militant, nul ne peut être de tous les combats. Mais de là à ne pas accorder quelques minutes à un danger qui s’avance à grand pas et nous menace tous, c’est aussi prendre le risque que certaines de nos autres luttes restent vaines tant elles sont liées entre elles. On connait généralement le nom de Monsanto comme celui d’un géant mondial des pesticides, des OGM et des semences. On sait moins que l’objectif affiché de la firme est une main mise planétaire sur le contenu futur de nos assiettes, un futur qui a déjà commencé, notamment au Parlement Européen. Le lobbying forcené qu’y exercent les firmes est à deux doigts de gagner la bataille qui rendra tous les agriculteurs dépendants de ces grandes sociétés de produits phytosanitaires et de semences.

Les agriculteurs seulement ?

Pas si sûr. Cultiver son jardin pourrait devenir un acte criminel, également au sein de L’Union Européenne ! Oui, avoir un potager pourrait bientôt devenir un acte répréhensible.

Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne souhaite l’illégalité de la pousse, la reproduction ou la vente des semences de végétaux qui n’ont pas été testées et approuvées par une nouvelle autorité (l’Agence européenne des variétés végétales). En criminalisant la culture privée de légumes, la Commission européenne remettrait le contrôle de l’approvisionnement alimentaire à des sociétés comme Monsanto.

Source :http://www.rtl.be/info/vous/temoignage/1004911/cultiver-son-jardin-pourrait-devenir-un-acte-criminel

Deux films à voir sur Internet pour aller plus loin : Solutions locales pour un désordre global de Coline Serreau (1h50), et Le monde selon Monsanto (1h50 aussi_ diffusé deux fois sur Arte)

Et une excellente interview d’Éric Séralini sur le site de La Provence. Pour rappel, Séralini est le chercheur qui a mis en évidence le danger des OGM pour la santé. Ses recherches se poursuivent malgré les bâtons dans les roues. Ici il n’hésite pas à parler du réseau mafieux des OGM et doit prochainement intervenir au parlement européen.

http://www.laprovence.com/article/actualites/2372541/gilles-eric-seralini-le-reseau-mafieux-des-ogm.html

retour sur « La deuxième droite »

Dans la série « Entretiens mutins contre la pensée tiède« , cette vidéo est proposée par la coopérative de production Les Mutins de Pangée. Elle est mise à disposition pour une libre circulation, dont acte.

Le lien pour le site des Mutins est en bas d’article et aussi dans nos liens favoris, n’hésitez pas à leur rendre visite.

« La deuxième droite » avec J-P Garnier

Résumé : Le 10 mai 1981, François Mitterrand devient président de la République. Les illusions de la gauche tiennent jusqu’au fameux « tournant de la rigueur » en 1983. Dès 1981, Jean-Pierre Garnier et Louis Janover faisaient partie des sceptiques sur la volonté de changement de cap. En 1986, ils co-écrivent « La deuxième droite » pour répondre à ceux qui s’auto-proclamaient « deuxième gauche », une gauche moderne, entrepreneuriale. Jean-Pierre Garnier est au moins d’accord sur un point avec Manuel Valls : il faut changer le nom du parti socialiste. J-P Garnier propose de le rebaptiser : le Parti de Solférino. Un an après le retour aux affaires du PS, un an après le retour d’un François au château, l’analyse de J-P Garnier sonne comme un claquement de fouet… ça réveille !

« La deuxième droite » (avec Jean-Pierre Garnier) from mutins on Vimeo.

 

Plus de détails et soutiens sur lesmutins.org

Honte à Israël

Les voleurs d’Oliviers

Au moment où Nicolas Sarkozy fait une visite privée officielle en Israël dont on ignore le but de la manœuvre, ARTE rediffuse  » The Gatepeekers « , documentaire à propos de la culture des olives en Israël où les colons juifs expulsent les cultivateurs palestiniens pour les spolier et cultiver à leur profit les oliviers.

Mais elle est passée où, la colombe qui apportait le rameau d’olivier ?

 Témoignage du comportement brutal d’un État qui agit durablement et de façon persistante à sa guise en violation manifeste du droit international, des droits de l’homme et du respect de la dignité humaine. Et de colons qui semblent avoir perdu tout sens critique. Dur dur, en effet, d’avoir à entendre :  » On a accompli beaucoup de choses… en un court laps de temps. Le pays a progressé sur le plan moral, technologique et culturel. Et je pense que ça a une influence sur le monde entier. Je souhaite qu’Israël demeure ainsi et reste fidèle… aux valeurs des Saintes Écritures.  »

D’autant plus dur quand on sait que le chômage à Bethleem est actuellement à 65 % et que son tourisme a chuté de 90 % depuis l’année 2000. Ou que Le mur sépare près de 57 000 oliviers de leurs propriétaires… palestiniens. Qu’ils ont besoin d’un permis pour passer les points de contrôle et que s’ils ne peuvent pas l’obtenir et que si leur terre reste inactive pendant plus de 3 ans, elle sera confisquée.

À propos du film

Sorti en juillet 2012, le documentaire de Dror Moreh Shomrei Hasaf (diffusé à l’étranger sous le titre anglais The Gatekeepers) a d’abord été accueilli dans une indifférence relative. Cette indifférence relative n’a été que peu démentie après l’octroi du Cinema for Peace Award à Berlin le 9 février et après la nomination du documentaire à l’oscar 2013 du meilleur documentaire.

extrait

Lire l’article entier, de POJ, sur son blog : http://blogs.mediapart.fr/blog/poj/220513/les-voleurs-doliviers

 

Quand la CGT veille sur les bulles

CGT :  20 ans après… Toujours là !

 Depuis la prise de contrôle de Perrier par la Multinationale Nestlé, en 1992, l’usine et les salariés ont vécu au rythme de multiples restructurations et de luttes sous toutes ses formes jusqu’en 2011.

Toutes ces années ont vu disparaitre près de 2000 emplois, chuter une production d’1 milliard 200 millions de bouteilles à 600 millions et la destruction de 11 lignes d’embouteillage.

La CGT et les salariés, pendant tout ce temps, ont résisté pour préserver l’essentiel, pour éviter les licenciements secs et bien sûr maintenir les acquis sociaux. Grace à la lutte et à la solidarité, Nestlé n’aura pas atteint au moins un de ses objectifs : Casser la conscience collective, briser la CGT et ainsi effacer l’histoire sociale de Perrier !

En 2006, la multinationale tente de porter le coup fatal en menaçant de produire du Perrier ailleurs qu’à Vergèze. Même s’il est impossible de faire du Perrier ailleurs, la menace a été prise au sérieux quant au risque que Nestlé utilise la Marque sur d’autres sources et crée l’ambigüité tout en trompant les consommateurs.

Une forme de lutte supplémentaire a donc vu le jour au travers de « L’Association pour la Défense de la Source Perrier ». Cette action a permis d’alerter toute une région ainsi que ses élus.

La municipalité de Vergèze a pris une délibération pour modifier le nom du lieu dit « Les Bouillens » en « Source Perrier-Les Bouillens ». Le fait de rattacher le nom de la source au sol empêche son exploitation ailleurs, et confirme la réalité historique et naturelle. Nestlé a contesté juridiquement le pouvoir du Maire à modifier le nom.

Dernièrement la justice a tranché en faveur de la municipalité. Le conseil municipal a compétence pour changer le nom du lieu dit s’il s’avère qu’il y ait un intérêt public communal, ce qu’ont reconnu les juges.

Mais, dans le but de mettre un terme aux procédures en justice, le Maire et le Président de Nestlé Waters se sont rencontrés. Le Maire a décidé de ne pas modifier le nom du lieu-dit et Nestlé abandonne toute action en justice. Cette décision repose sur l’engagement de Nestlé, prouvé au travers de lourds investissements à Vergèze, de démontrer qu’il est nullement question de délocalisation.

La CGT a rencontré également le Maire de Vergèze et celui-ci affirme que si Nestlé tente à nouveau une menace de délocalisation, sous quelque forme que ce soit, il appliquera le changement de dénomination, tel qu’il en a le pouvoir. La CGT y veillera. Nestlé et tous les acteurs concernés par ce sujet ne doivent pas perdre de vue, que si la CGT devait sur un coup user toute sa force et ses moyens, ce serait sur celui-ci.

photo Midi Libre (voir références plus bas)

Il est vrai qu’aujourd’hui le contexte a changé. Le développement de Perrier est à nouveau au rendez vous : 980 millions de bouteilles vendues en 2012. 1 milliard 80 millions de bouteilles prévus pour 2013 et des prévisions à 2015 atteignant 1 milliard 200 millions de cols.

L’implantation de nouvelles lignes de production et la rénovation de l’usine de P1 qui était destinée à la destruction il y a seulement 2 ans, sont aussi des signes encourageants de pérennité.

Du coté de l’emploi, c’est enfin une amorce d’embauches qui voit le jour : 25 titularisations sur 2 ans, portant l’effectif titulaire à 945 et plus de 100 CDD présents tout au long de l’année.

Nul doute, que sans la lutte acharnée, déterminée et responsable de la CGT avec les salariés, le scénario aurait été tout autre.

Confiante sur l’avenir, mais méfiante envers les stratégies économiques et sociales d’une multinationale, la CGT œuvrera à travers le développement des volumes et de l’entreprise, à garantir et gagner des acquis pour les salariés d’aujourd’hui et de demain.

La CGT le 23 mai 2013

*=*=*=*=*=*=*

Pour les sémaphoriens qui veulent aller plus loin, on se souviendra qu’en novembre 2012, Midi Libre avait titré « Perrier : la guerre des bulles ». L’occasion de relire l’article. http://www.midilibre.fr/2012/11/20/perrier-la-guerre-des-bulles,597639.php

Petit voyage historique intéressant sur le site officiel de la Source : http://www.perrier.com/fr/decouvrirperrier.html

Et la page Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Perrier_%28eau_min%C3%A9rale%29

Pour ne surtout pas en finir avec l’affaire Cahuzac

Par Mario, billet de mauvaise humeur

On entend souvent cette expression : « On ne tire pas sur l’ambulance ». Eh bien, dut-il ne rester qu’un seul franc-tireur, je serai celui-là. Par économie de balles, je respecte toujours le corbillard, mais l’ambulance… ça dépend qui se trouve à l’intérieur ! En l’occurrence, il ne faudrait plus toucher à Jérôme Cahuzac. Ben voyons, on va se gêner alors que le gugusse songeait encore il y a quelques jours à se présenter aux législatives partielles sur sa ville ! Et l’on apprend qu’il ne le fera pas, uniquement parce qu’un sondage commandé par le PS annonce qu’il ne récolterait que 11 % des voix ! Et l’on apprend aussi (interviewé hier sur RTL par le triste sire Jean-Michel Aphatie) qu’il prépare actuellement un livre sur son affaire qui devrait sortir avant l’été. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne pourra pas l’appeler « Mémoires d’un tricheur », c’est déjà pris par Sacha Guitry. Je préfère signaler un autre bouquin qui, lui, est déjà sorti : celui signé par Fabrice Arfi « L’affaire Cahuzac, en bloc et en détail », disponible en librairie et sur Mediapart, pour moins de 10 euros en version électronique.

Mais soyons clairs. Si je pense qu’il ne faut pas cesser de tirer sur l’ambulance, ce n’est pas pour cribler un homme déjà à terre. Il ne s’agit pas d’une affaire de « personne », quand bien même les responsabilités de Cahuzac n’étaient et ne sont toujours pas celle d’un quidam. Il est parfaitement légitime de se demander qui il continue de couvrir, et je ne suis pas sûr que son bouquin annoncé contiendra les déflagrantes révélations dont nous avons besoin. L’affaire Cahuzac n’est pas celle d’un homme mais d’un système complètement défaillant à ses plus hauts niveaux, sur le triple plan de la démocratie, des institutions et de la Constitution.

Hier mardi 21 mai s’est tenue la première séance de la commission d’enquête relative à ce que l’affaire Cahuzac a mis à jour, à savoir les « éventuels dysfonctionnements dans l’action du gouvernement et des services de l’État, notamment ceux des ministères de l’économie et des finances, de l’intérieur et de la justice, dans la gestion d’une affaire qui a conduit à la démission d’un membre du gouvernement ».

Étaient entendus tout au long de la matinée Edwy Plenel et Fabrice Arfi, qui ont clairement devancé tout le monde en sortant l’affaire, tandis qu’un grande part de l’après-midi était consacrée à l’audition de Michel Gonelle (avocat, ex député-maire de Villeneuve-sur-Lot), détenteur de l’enregistrement qui a mis le feu aux poudres. Le compte-rendu minutes par minutes de cette journée est disponible ici : http://www.mediapart.fr/journal/france/210513/affaire-cahuzac-les-auditions-de-la-commission-denquete

Les auditions sont disponibles sur le site LCP de l’Assemblée Nationale et sans doute sur Dailymotion. Chacun pourra se faire son idée.

Ce qui motive ce billet de mauvaise humeur est l’attitude affichée par la plupart des parlementaires PS qui composent ladite commission d’enquête. Sous couvert de vouloir comprendre tel ou tel détail de l’affaire, ils n’ont eu de cesse de vouloir transformer la commission en tribunal où les accusés seraient précisément Plenel, Arfi et Gonelle. Les deux premiers pour n’avoir en quelque sorte pas assez enquêté, le dernier pour avoir conservé trop longtemps par-devers lui un enregistrement d’intérêt public et tardé à se saisir de la justice. J’ai cru rêver, mais non !  A de très rares exceptions près, ces  députés n’ont pas compris l’objet même de la commission à laquelle ils participent. Plutôt que réfléchir aux « éventuels » (c’est quand même un sacré cadeau qu’on leur fait en ne les considérant que comme « éventuels ») dysfonctionnements dans l’action du gouvernement et des services de l’État, ils ont préféré chercher les dysfonctionnements possibles chez Mediapart ou chez Gonelle.  Lamentables ! Les pauvres ! Ils sont tellement préoccupés à vouloir sauver le soldat Hollande, et la tête de Pierre Moscovici, voire celle de Manuel Vals, qu’ils n’hésitent pas à se faire accusateurs des seuls qui ont bien fait leur boulot !

Ce qui est lamentable, c’est que la police ait été mise en branle pour surveiller les rapports téléphoniques entre Edwy Plenel et l’un des protagonistes de l’affaire. Ce qui est lamentable c’est la manœuvre de Bercy pour tenter de blanchir Jérôme Cahuzac. Ce qui est lamentable (oui, moi aussi je sais faire des anaphores…), c’est que Bercy obtienne une réponse négative de la Suisse, tandis que le parquet de Paris obtient une réponse positive. Ce qui est lamentable __et il a fallu que Michel Gonelle demande à la commission le droit d’être « impertinent » pour pouvoir le rappeler__ c’est que la quasi totalité de la classe politique et des médias a pris la défense de Jérôme Cahuzac jusqu’à ce qu’il y aille de ses aveux.

Et même si Fabrice Arfi souligne que Mediapart a fait l’objet de moins de pressions sous la présidence de François Hollande qu’au moment des révélations sur l’affaire Bettencourt, sous Nicolas Sarkozy, cela ne m’apparaît pas suffisant au vu des erreurs commises et de tout ce qui est encore maintenu dans l’ombre. Messieurs les députés PS, on espère que vous ferez montre du même acharnement lors de la prochaine séance où vous entendrez cet autre triste sire qu’est le juge Bruguière

(note : Jean-Louis Bruguière a été en possession d’un double de l’enregistrement, qui lui a été remis en 2006 par M.Gonelle en personne. Il dit avoir détruit ce mini CD. Destruction de preuve ? Par un magistrat de renom ? L’affaire Cahuzac est loin d’être finie car nous ne lâcherons rien !).

addendum jeudi 23 mai

Rectificatif et mea culpa relatif à l’intervention supposée des services de police pour « traquer » les sources de Mediapart. Sur ce point, on peut dire qu’Edwy Plenel et Fabrice Arfi y sont un peu allés de leur parano. (Faut dire qu’ils avaient été échaudés sous la Sarkozie). Comment la connaissance du coup de fil entre Plenel et Gonelle est-elle remontée jusqu’au ministère ? Il suffit d’écouter Gonelle raconter ce qui s’est passé. Ça commence avec une simple panne de batterie de téléphone, puis tout s’enchaîne et c’est finalement assez rigolo, tout en en disant long sur le « principe de précaution ».

Gonelle demande à un policier qu’il connait de lui prêter son portable pour rappeler le patron de Mediapart. N’arrivant pas à le joindre, Gonelle a ensuite rendu son portable au policier, lequel a reçu un peu plus tard un appel de Plenel… croyant joindre Michel Gonelle.

« à ce moment là, le policier a pris peur (…) il s’est dit : « ouh là là, je vais avoir des ennuis, il faut que je fasse trois lignes de rapport à mon chef de service. Il a donc fait trois lignes de rapport à son chef de service, lequel a dit, semble-t-il : « ouh là là, ouh là là, ouh là là, il faut que j’avise monsieur le préfet. Lequel a dit « ouh là là, ouh là là, ouh là là, il faut que j’avise le cabinet du ministre ».


gonelle-flics par asi

Premières annonces de l’An Pire

Paraît que ça y est ! L’An II de l’austérité est lancé. Au vu de la situation, du nombre de chômeurs et de futurs socio-licenciés, il y a toutes les chances que ce soit l’An pire si le changement est copie conforme de la continuité. Mais nous sommes en mai, ce joli mois qui a si souvent tenu la promesse de ses fleurs. Et les bourgeons de 2013 sont sur le point d’éclater. Voici quelques rendez-vous à ne pas manquer, il y en aura pour tout le monde et un peu partout. On aime…

Le 25 mai : manifestation contre MONSANTO


communiqué de « Combat Monsanto » relatif à la manifestation du 25 mai 2013

Attention modification lieu.  Merci de prendre note que le lieu définitif pour le sit-in mondial contre Monsanto se fera à Esplanade du TROCADERO à Paris ce 25 mai à 14 h !

Le 25 mai 2013 sera une journée marquée d’une pierre blanche dans la mobilisation citoyenne mondiale. A l’initiative du mouvement Occupy américain, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux États-Unis, mais aussi en Europe et en Inde.

Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance d’un droit à un environnement sain pour tous !

Nous rappelons à tous qu’il s’agit d’un mouvement CITOYEN, FAMILIAL et PACIFIQUE, et que les SEULS MESSAGES BIENVENUS seront ceux en rapport avec le sujet Monsanto, pesticides et OGM ; nous serons très vigilants et ce que cela soit respecté.

Nous avons besoin de vous pour la relayer dans vos réseaux et s’assurer que nous serons tous regrouper au bon endroit ! Ci-dessous le communiqué des revendications de la marche et un bandeau à publier dans vos réseaux sociaux ! Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris ! (article Sémaphores ici)

Des manifestations sont également organisées à Marseille et Strasbourg face au Parlement européen le même jour ! Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

*=*=*=*=*=*=*=*

 Quoi à part ça ?

Euh… paraît aussi que la manif du 26 mai contre le mariage pour tous est maintenue. Personne n’a dû les prévenir que la loi était passée. Ou alors ils n’ont pas la même morale républicaine, c’est possible. On dit qu’il y aura beaucoup de frigides et de barjots. Nous, on verra pas si c’est vrai, on n’y va pas.

*=*=*=*=*=*=*=*=*=*

La suite de la marche du 05 mai à la Bastille annonce ses répliques, et là aussi il y en aura un peu partout où les citoyens responsables pourront se rassembler.

*=*

*=*

*=*

*=*

Voici Le site qui récapitule les informations sûres. Si ce lien ne fonctionnait pas essayez : http://www.marchepourla6eme.fr/

*=*

Toujours le 1er juin, à Marseille, est organisée une MARCHE CONTRE LES VIOLENCES. 
C’est la fusillade des Bleuets le 10 mars 2013, qui a été le déclic de cette mobilisation. Pour ne pas s’en tenir à l’émotion des marches blanches à répétition, plusieurs habitants et travailleurs sociaux marseillais appellent à une marche contre «toutes les formes de violence», qui partira de la gare Saint-Charles le samedi 1er juin 2013. En savoir plus : http://blogs.mediapart.fr/blog/louise-fessard/210513/marseille-marche-contre-les-violences-le-1er-juin

*=*

*=*

En attendant Sémaphores vous propose un retour sur cette énorme manifestation en mars dernier au Portugal que les médias français ont si peu relaté, voire pas du tout pour la plus grande majorité d’entre eux. Près de 500 000 personnes ont manifesté à Lisbonne et dans une trentaine de villes du Portugal – un pays six fois moins peuplé que la France – pour protester contre les mesures d’austérité.

On nous a signalé cette page, elle ne pouvait pas mieux tomber pour clore la nôtre. C’est le témoignage de Chris, un jeune participant à la grande manifestation de Lisbonne, en mars dernier, membre du mouvement « Que se fixe a troïka« ,

« Que la troïka aille se faire foutre« .

« On a bien fait d’y aller. Et on n’était pas les seuls. On avait l’impression d’être un million. La télé a dit plutôt 500 000. Ce qui n’est déjà pas si mal. C’est le quart de la population totale de Lisbonne. (…)  Oh, j’ai déjà vu autant de monde dans les rues d’une ville, mais c’était au Brésil, au Carnaval à Rio et à Salvador.

Et j’ai vu aussi le regard des gens. Ce regard qui déborde de fierté, et de la conscience que le peuple est puissant s’il le décide. La conscience de participer à quelque chose de plus grand que soi, quelque chose d’extraordinaire et d’historique. (…)

Nous étions bien plus nombreux dans la rue que ceux qui ont voté pour ce gouvernement.

 

C’était magnifique.(…)  Du drapeau portugais aux inscriptions les plus surréalistes, en passant par les insultes aux ministres et les appels à la révolution. Nombreux étaient ceux qui arboraient un œillet rouge, en référence à la révolution des œillets d’avril 1974. Il y avait même des effigies des capitaines d’avril, des gars déguisés en capitaine, avec une mitraillette en carton, etc.

Le lapin à toutes les sauces, car le premier ministre s’appelle Coelho (lapin en portugais) et quelques autres animaux, comme un cheval avec des oreilles de lapin. Oui, en France on le met dans le bœuf, eux, c’est dans le lapin. Il y avait, devant un distribanque, un gars en costard et masque de cochon (très réaliste) et tenant un cigare gros comme un barreau de chaise. Tout le monde le prenait en photo. C’est comme ce gars, qui est venu un peu avec nous, sous la banderole du MSE (Movimento Sem Emprego : Mouvement des Sans Emploi). Celui-là avait un masque à gaz, avec le filtre au bout du tube cannelé, on se croyait dans les tranchées de la guerre de 14, ou à Malville en 77.

D’innombrables pancartes individuelles, de toutes les couleurs, pour la plupart dénonçant le gouvernement ou se plaignant individuellement. Mais aussi, nombre de phrases positives du style « Chega de desepero, agora é a luta ! » (Fini le désespoir, l’heure est à la lutte).

Les banderoles se partageaient entre l’humanisme et le politique. « Eu tive um sonho : ser feliz no Portugal » (J’ai fait un rêve, d’être heureux au Portugal), en référence certainement à Martin Luther King Junior. (…)

Et puis certaines lueurs de conscience fulgurante comme :
« A minha dor é uma arma ! » (Ma douleur est une arme).(…)

Un truc vraiment très bien, et en plus lancé par un gosse à côté de nous avec son mini mégaphone : « A prisão parà canalha, o poder para quem trabalha ! »

La prison pour la canaille, le pouvoir pour qui travaille !

Ce gamin, qui devait avoir entre 12 et 14 ans, n’a pas arrêté de toute la manif. En tout cas, nous l’avons vu et entendu pendant plus de trois heures.

Mais ce qui a été présent tout le long, et même sonorisé sur le palco (la scène, le podium), c’est cette chanson de Zeca Afonso, Grândola, Vila Morena, qui a été émise à la radio le matin du 25 avril 74 pour signaler le départ de l’insurrection et qui, depuis, symbolise pour tous les habitants de ce pays, la Révolution des œillets. »

 

Il ne faut surtout pas hésiter à lire ce témoignage en intégralité, c’est frais et ça fait plaisir, et on trouve ça sur le site du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, que nous saluons.     http://cadtm.org/Grandiose-manifestation-du

Et pour qui ne connaîtrait pas « Grândola Vila Morena », cette chanson qui commémore la Révolution des Œillets et que tout le peuple Portugais chante à l’unisson, voici un court extrait du film « Capitanes de Abril », une scène particulièrement poignante et parlante.

Qui a peur du grand méchanlon ?

Crédits photos : couverture du magazine du Monde daté du 4 mai 2013.

MÉCHANT / coup de gueule / rage politique / attaques virulentes / radicalise / rebelle colérique / Mélenchon est tétanisé / mal à l’aise / grande gueule / orateur virulent qui défouraille à tout-va / ne fait pas le malin lorsqu’il croise plus énervé que lui /  bravache / tribun provocateur flirtant avec le populisme / homme en colère / rien ne semble l’avoir apaisé / quelqu’un qui est en colère / verve tonitruante / mauvais caractère / rage qu’il laisse déborder / hargne / il fustige / hargne / hargne / asséné / détestation ancrée de longue date / ce qui ne l’empêche pas de se plaindre / attaque régulièrement / il s’attaque / il peut refuser d’adresser la parole / il houspille sans ménagement / rien ne semble lui convenir / ses colères sont de plus en plus fréquentes / il s’en prend à / cinglant / l’insulte / la diffamation / il s’en prend à / injures / intimidations / dérives fascisantes dont il est lui-même devenu coutumier / colères / soupe au lait / pousser des gueulantes est dans sa nature / montées de colère / violence / il gueule un bon coup / susceptible / il supporte peu la critique / en rage / sa détestation / éructer / bouderies / radicalisation / en colère / trop sectaire / colère qu’il ne cesse de déverser / excès paranoïaque / crie sur tous les toits.

Si vous avez lu tous ces mots, dans cet ordre, et sur un article de trois pages seulement, c’est que vous étiez sur celui de Raphaëlle Besse Dessmoulière et Vanessa Schneider et que vous lisez le magazine Le Monde. Ce repérage lexical anti-Méluche a été pointé par Antoine Léaument sur son blog. Sémaphores vous invite à lire un extrait en fin de cet article, et davantage sur son blog, sur le nombrilisme journalistique et les errements du magazine du Monde.

Ainsi va donc Le Monde. Mais comme il est loin d’être le seul journal à vouloir à tout prix et à tout bout de champ casser du Mélenchon, on se demande ce qui fait si peur dans le bonhomme pour terroriser à ce point la presque totalité de la presse aux ordres. À moins qu’il ne s’agisse que de cacher la flagrante malhonnêteté des journaleux qui consiste à ne jamais poser les bonnes questions, à savoir celles du fond plutôt que celle de la forme. Mais c’est sans doute trop demander à ceux qui se plaignent, après, d’être traités de petites cervelles.

Le fond, c’est simple, il n’en est jamais question. Tandis que la forme… voici une petite compil de presse et d’images pour se faire une idée, en commençant par un exemple parmi tant d’autres, ici en l’occurrence BFM TV

Le 29 avril, BFM TV a diffusé un reportage de la journaliste Pauline de Saint-Remy : « L’impopularité de Hollande engendre la montée des extrêmes ». Ce reportage met sur le même plan l’extrême droite raciste, nationaliste, antisémite, anti-arabes, anti-homosexuels, et la gauche antiraciste, universaliste, républicaine. A priori, il s’agit d’un banal reportage « anti-extrêmes », renvoyant, sans parti pris, « les extrêmes » dos à dos. Or, Pauline de Saint-Remy a choisi de conclure son reportage en donnant le dernier mot à Le Pen. D’abord, Pauline de Saint-Remy rappelle que, entre Mélenchon et Le Pen, « c’est la présidente du Front national qui engrange le plus de points, et elle croit bien savoir pourquoi ». Puis elle choisit de laisser conclure Le Pen, qui répond :

« Mais parce que Mélenchon n’a aucune solution. C’est un agité, mais ce n’est pas un efficace. »

 

De Hitler à Mélenchon. Petite généalogie de la diabolisation visuelle

Ici une analyse iconographique d’André Gunthert, historien, enseignant-chercheur en culture visuelle et maître de conférences à l’EHESS : http://culturevisuelle.org/icones/2734

Ici un foisonnement d’images sur le forum du site Sans Entraves. (note : vous allez sans doute arriver en haut de la page de commentaires, faites défiler jusqu’aux premières images et puis à votre guise…) : http://sansentraves.heberg-forum.net/ftopic2429-0-asc-2680.html

Par ailleurs, peut-être ne le savez-vous pas, il existe un Observatoire de la propagande et des inepties anti-Mélenchon … et aussi de l’inculture, de la bassesse et de la paresse intellectuelle dans le journalisme et dans la gauche. Tout un programme !

http://opiam2012.wordpress.com/2013/05/12/diabolisation-visuelle-de-melenchon-dans-les-medias/

 

 « Il est grand temps que les journalistes comprennent qu’ils ont un rôle puissant dans la construction du réel et que, comme les analystes financiers, ils donnent parfois largement dans la prophétie auto-réalisatrice. S’ils souhaitent réellement que Jean-Luc Mélenchon arrête de les « houspiller », qu’ils cessent de lui demander s’il ne regrette pas ses propos et si, quand même, il n’est pas un peu populiste sur les bords ; qu’ils prennent exemple sur le format proposé par le « Médiapart live » où de nombreuses propositions de fond ont pu être abordées. De même, s’ils souhaitent que le coprésident du Parti de Gauche arrête de se mettre « en rage » lorsqu’il est « comparé à Marine Le Pen », qu’ils arrêtent ces comparaisons absurdes qui relèvent d’un fantasme journalistique et qu’ils mettent en évidence les différences profondes qui existent entre le programme du Front de Gauche et celui du Front national. Enfin, plutôt que de relayer les critiques des solfériniens qui nous jugent responsables de la montée du FN parce que nous diviserions la gauche (ce qui est absurde : personne n’a jamais pensé que la guéguerre Copé-Fillon, qui a divisé la droite, allait faire monter le Front de Gauche), qu’ils cessent de brasser du vent sur la « dédiabolisation » du Front national supposément opérée par Marine Le Pen et qu’ils s’attaquent aux détails du programme de cette dernière qui prône par exemple la fin du droit du sol et la suppression, dans le droit français, de la possibilité de régulariser des clandestins. 

En somme, plutôt que de déplorer la montée du Front national, il est temps que les journalistes prennent conscience de leur part de responsabilité dans l’accentuation de ce mouvement résistible et qu’ils fassent enfin leur travail : informer et instruire. »

Lire l’article entier : http://antoineleaument.fr/diabolisation-de-melenchon-et-nombrilisme-journalistique-les-errements-du-magazine-du-monde/

 

Le duo des chats de Rossini

Ce « Duetto buffo di due gatti« , qui aurait dû se traduire par « Duo humoristique des deux chats« , est simplement appelé en français » Duo des chats ». Pour le musicien, c’est une pièce populaire pour deux sopranos. On l’attribue à Rossini bien qu’elle n’ait pas été écrite par lui, mais plus probablement par le compositeur anglais Robert Lucas de Pearsall, qui reprit, comme en une compilation, des passages de l’opéra effectivement de Rossini: « Otello« .

De nombreux artistes célèbres ont repris ce duo des chats, de très grandes voix depuis Montserrat Caballé à Théresa Berganza, on n’en finirait pas de vouloir les citer toutes mais on vous laissera les retrouver sur Internet à partir de celle que nous proposons. Plutôt que ces voix adultes qui, certes très belles, interprètent chacune à sa manière ces deux chats, nous avons choisi une version plus « innocente » mais non moins travaillée, à travers ces Petits Chanteurs à la Croix de Bois.

Pour prolonger, voici un extrait du film « L’or des anges » (1998),documentaire belge réalisé en 1998 par Philippe Reypens. Une manière de making of sur le travail de ces jeunes chanteurs, sur le drame qui est le leur lorsque la voix vient à muer, le rejet qui suit cet inexorable changement, un avenir rarement dans la continuité, et des duos qui parfois deviennent des duels…

Des guérilleros verts au colibri (r)évolutionnaire

L’espace public est leur terrain d’expression. A l’aide de graines et de fleurs, ils sèment l’idée qu’une végétalisation du milieu urbain est possible. Ces guérilleros verts fleurissent un peu partout, un petit détour sur la Toile nous donne des exemples en Espagne, en Angleterre, en Australie, aux States, etc.

Je suis un guérillero du jardinage

Mais  il y a d’autres manière de faire valoir son amour des plantes, du jardinage et de la nature, ce que propose le mouvement des colibris. Voici la légende amérindienne du colibri :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit :

« Je le sais, mais je fais ma part. »

http://www.colibris-lemouvement.org/revolution

Le Bangladesh ferme des usines textiles

Additif du 11 mai :

« Nous avons trouvé un grand nombre de corps dans la cage d’escalier et sous les escaliers, a raconté le brigadier général Siddiqul Alam Sikder. Lorsque l’immeuble a commencé à s’effondrer, les ouvriers ont pensé qu’ils seraient à l’abri sous les escaliers. »

Sur la seule journée de jeudi, les secouristes ont sorti des décombres environ 130 corps. Dix-sept jours après le drame, le bilan de la catastrophe est maintenant de 1 035 morts. Il devrait encore s’alourdir.

Des centaines de rescapés ont bloqué mardi un accès routier central au Bangladesh pour réclamer des arriérés de salaires et des dédommagements. La plupart des ouvriers travaillant pour des marques occidentales d’habillement étaient payés moins de 30 euros par mois, un niveau de rémunération dénoncé publiquement par les ONG et le pape François.

photo Reuters_Albert Gea

Une manifestation a également eu lieu en Europe devant un magasin Mango à Barcelone, pour fustiger la marque, qui a reconnu avoir commandé des « échantillons » auprès du Rana Plaza, et dénoncer les conditions de travail des ouvriers du textile. Les mains peintes en rouge sang, des membres du syndicat espagnol UGT ont déployé une banderole sur laquelle était inscrit en lettres rouge : « Death, precarity and fashion work » (« mort, précarité et travail dans la mode »).

Il existe une pétition proposée par Avaaz, vous pouvez la signer ici : http://www.avaaz.org/fr/ecrasees_en_faisant_nos_vetements/?bdUAlbb&v=24799

 Autres liens et bon coup de gueule sur le blog de Raymond Thiébaut, simple citoyen, retraité: http://blogs.mediapart.fr/blog/raymond-thiebaut/090513/bangladeshmorts-sur-ordonnance-neoliberale-capitalisme-de-desastre

Paul Jorion publiera un article sur le sujet dans Le Monde de lundi 13 mai

09 mai 2013

Au moins huit personnes ont péri jeudi dans l’incendie d’une usine textile dans la capitale du Bangladesh, Dacca, deux semaines après l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de confection qui a fait plus de 800 morts

Bangladesh_photo Globe and Mail

En France, on reste évidemment surpris (pas trop à vrai dire…) que les grands médias ne fassent aucun suivi de ces sinistres accidents. Le site Arrêt sur Images y a consacré son émission de la semaine dernière, nous mettons le lien ci-après bien qu’elle ne soit peut-être pas en accès libre pour les non abonnés. Si c’est le cas se serait dommage ! On y découvre des moyens de pression individuels sur les marques esclavagistes par le biais des réseaux sociaux de type Facebook, pour peu qu’on soit simplement citoyens et qu’on y accorde un peu de temps libre. On découvre aussi et on s’en étonne (pas trop à vrai dire, là non plus…) qu’aucun journal de la presse féminine (Elle, Marie-Claire, etc.) ne se soit fendu du moindre article, en bref que le Bangladesh, l’Inde et la Chine sont peut-être trop loin de chez nous pour qu’on se sente responsable de vouloir des fringues toujours de moins en moins chères. Mais il est vrai que la vie humaine n’a plus guère de valeur, sinon marchande, pour toutes ces boîtes qui ne raisonnent plus qu’en termes de compétitivité.

N’empêche que lorsqu’on sait que ces femmes (parmi lesquelles se trouvent parfois des jeunes filles mineures) travaillent pour 30 euros par mois, qu’elles bossent 12 heures par jour et six jours sur sept (et certaines doivent travailler 7/7 )… on peut se demander qui, en France, peut encore penser que nous seront un jour compétitif dans un marché de libre échange !

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5811

 

Sources suivantes : Mediapart et Ropa Limpia (Linge propre)

Au moins huit personnes ont péri jeudi dans l’incendie d’une usine textile dans la capitale du Bangladesh, Dacca, deux semaines après l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de confection qui a fait plus de 800 morts, a annoncé la police. L’incendie s’est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi au troisième niveau d’un immeuble qui en compte 11 et abrite deux ateliers de confection, dans le quartier Darussalam de Dacca.

Le Bangladesh vient de fermer 18 usines de fabrication textile pour des raisons de sécurité, a annoncé le ministre du Textile. Seize ont été fermées à Dacca et deux à Chittagong, la deuxième ville du pays. Il s’agit des premières fermetures décidées par les autorités depuis le drame du 24 avril, où un immeuble de neuf étages qui abritait des ateliers de confection s’est effondré. Le bilan s’alourdit de jour en jour, et dépasse désormais les huit cents morts, a annoncé l’armée. C’est le plus grave accident industriel de l’histoire du pays.

Le gouvernement est engagé dans une campagne de communication en direction des marques occidentales, qu’il craint de voir fuir. Lundi a été annoncée la mise en place d’une nouvelle commission d’enquête, censée inspecter les 4500 usines textiles du pays, à la recherche de défauts de construction.

Le Bangladesh est le deuxième exportateur mondial de textile, derrière la Chine. Cette industrie emploie plus de 40 % de la main-d’œuvre nationale, et représente 80 % de ses exportations.

photo_Ropa Limpia

Les lanceurs d’alerte de l’esclavage textile

La campagne Ropa Limpia (Linge propre) dénonce depuis 1989, depuis qu’une manifestation aux Pays-Bas contre les conditions de travail « déplorables » des ateliers textiles des Philippines a débouché sur un mouvement en faveur de droits du travail dans le secteur. Cette campagne est aujourd’hui menée dans 14 pays européens.

Cependant, Ropa Limpia est loin de se limiter à des campagnes ponctuelles, précise Eva Kreisler, sa coordinatrice en Espagne. Il s’agit d’un réseau international de plus de 300 ONG, syndicats et organisations de consommateurs. Il a dénoncé des cas d’exploitation professionnelle ou de violation des droits syndicaux dans des usines du Bangladesh, du Sri Lanka, d’Inde, du Pakistan et du Maroc. Son objectif est d’obtenir que les conditions de travail des ouvriers du textile soient équivalentes à celles qui ont été établies par l’Organisation internationale du travail (OIT) ainsi que de tenter de minimiser l’impact de la production textile sur l’environnement.

Ropa Limpia a par exemple annoncé que des entreprises comme El Corte Inglés (Espagne), Primark (Irlande), Bonmarché (Royaume-Uni) et Loblaw (Canada) se fournissaient dans des ateliers détruits dans l’effondrement du bâtiment de Dacca. Et les quatre ont fini par reconnaître qu’elles produisaient des vêtements dans l’édifice. Le mouvement est en train de recueillir de plus amples informations et il est possible que d’autres marques apparaissent dans les prochains jours.

humour et cinéma

Une petite vidéo intitulée « Le quinquennat ». Nous l’avions déjà diffusée il y a un an, c’est donc précisément un anniversaire. Un an s’est écoulé et, s’il apparaît que nous n’avons pas toujours ce que nous avions espéré, ce n’est pas une raison pour oublier ce que nous ne voulions plus.


QUINQUENNAT par quinquennat

Par ailleurs on nous annonce la reprise d’un autre film. C’est pas sûr qu’il soit dans toutes les salles, mais il est pour le moins dans la rue.

austérité et prix d’un zinzin

05 mai 2013. Alors qu’environ 180 000 personnes se réunissaient à la Bastille pour protester contre les mesures d’austérité, le premier ministre Jean-Marc Ayrault en a profité pour annoncer  que l’État envisageait de réduire sa participation dans le capital « d’un certain nombre d’entreprises publiques » afin de financer des investissements. De son côté, le ministre de l’économie a refusé de préciser quelles participations de l’État seraient concernées. Le critère sera « de jouer ici ou là, cela peut être réduire les taux de participation, cela peut être vendre des participations non stratégiques ».

Autre manière de nous prévenir qu’il faut s’attendre à d’autres privatisations, le grande braderie nationale est commencée. Mais il est très dommage que M. Moscovici ne puisse pas préciser ce qu’il met dans le « non stratégique ».

Il est en tout cas intéressant de croiser cette info avec celle que Daniel Schneidermann a mise en ligne ce 06 mai. A ranger dans la rubrique Le saviez-vous ?

Le sous-marin nucléaire le Vigilant a tiré dans la baie d’Audierne un missile (de type M51, pour les connaisseurs) qui s’est « autodétruit » en mer aussitôt après le tir. La chose aurait pu rester secrète. Pas de chance, les riverains ont assisté à un joli feu d’artifice, et l’ont photographié. La préfecture maritime confirme donc.

Accessoirement, on apprend le prix du zinzin. 120 millions d’euros. Pièce. Et sans charge nucléaire, encore. Car évidemment, pensez-vous, les missiles tirés pour de simples tests ne sont pas équipés de charges.

Quel rapport avec les médias, et la communication ? demanderont les plus vigilants d’entre vous. Celui-ci: la politique française de dissuasion nucléaire échappe à tout débat. Non seulement à tout débat public, mais à tout débat parlementaire. On rogne dans tous les coins, on s’apprête même apparemment à opérer des privatisations partielles, mais pas touche aux zinzins.

source  http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5816

Aux armes, les enfants !

Petite info en attendant le grand marché transatlantique…

Ça s’est passé le 30 avril dernier dans un village du Kentucky: Kristian, un garçon âgé de 5 ans tue sa sœur, âgée de 2 ans, en jouant avec le fusil qu’on lui a offert un an plus tôt. Un seul mort, diront certains, ça fait un peu fait divers, presque à classer dans la rubrique des chiens écrasés. Ce n’est quand même pas les massacres de Newtown ou de Colombine.

Mais pour info, le « fusil-jouet » du petit Kristian est un Crickett à un coup. Il est même fabriqué en bleu pour les garçons ou rose pour les filles. Quand le fabriquant (Keystone Sporting Arms) a fondé sa société en 1996 avec 4 employés, il arrivait à produire 4 000 armes par an. Maintenant il dispose de 70 employés, ce qui permet de fabriquer (chiffre pour 2008) quelques 60 000 armes « spéciales enfants » par an.

Selon le porte-parole de la police de l’État il n’est pas prévu de poursuites pour l’instant. Quant à John Phelps, le juge du comté, il nous explique que la possession d’une arme est une chose normale pour un petit enfant : « Cela fait partie du mode de vie, pas seulement dans cette partie du sud du Kentucky, mais dans toute l’Amérique rurale : la chasse, le tir, la pêche commencent dès le plus jeune âge. Dans ce comté, il n’y a pas une seule famille qui n’ait pas d’arme ». Et puis faut bien s’entraîner, quand on prétend au titre de gendarme du monde ( et de préférence du monde arabe).

Sur le plan politique, cela intervient après la défaite de Barack Obama qui a vu rejetée sa proposition d’amendement proposant la vérification des antécédents judiciaires et psychiatriques des futurs acheteurs d’armes. Ça n’empêche pas une association américaine (Moms Demand Action for Gun sense in America) de lancer une nouvelle campagne sur l’interdiction des armes à feu, avec trois affiches et une vidéo. Vous trouverez la vidéo en fin d’article, elle dure 46 secondes. Voici déjà les trois images, c’est assez édifiant, pour ne pas dire terrifiant.

Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais : la phrase commune à chaque image est la suivante : « Un enfant tient dans ses mains un objet qui a été interdit en Amérique, pour leur sécurité à tous. Devinez lequel. » Si vous avez répondu « le fusil » vous avez perdu. La phrase au bas de l’affiche vous apprend que « Ce qui est interdit dans les écoles américaines est le jeu de la balle au prisonnier, considéré comme violent. Et pourquoi pas les fusils d’assaut ? »

Ici on peut lire :« Nous ne vendons pas d’œufs Kinder, pour la sécurité de nos enfants. Et pourquoi pas les fusils d’assaut ? » (En effet, les œufs Kinder Surprise sont interdits à la vente aux USA.)

Enfin cette perle : « Nous avons ôté Le Petit Chaperon rouge des écoles, à cause de la bouteille de vin dans son panier. Et pourquoi pas les fusils d’assaut ? »

Pour comprendre, il faut savoir que dans cette version illustrée du Petit Chaperon Rouge (celle tenue par la gamine sur la photo), la grand mère n’hésite pas à s’envoyer un bon verre de pinard.

Faut dire qu’à l’époque de l’écriture du conte on n’avait pas inventé le coca-cola. Dommage, ça aurait évité des censures et surtout de belles conneries dont on n’est pas vraiment préssé qu’elles deviennent trans-atlantiques.

source : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15440

additif_dimanche 05 mai 2013

La convention annuelle de la NRA, le puissant lobby des armes, bat son plein ce week-end du 4 et 5 mai à Houston. 70 000 personnes sont attendues pour cette réunion qui dure trois jours.

L’inénarrable Sarah Palin a clos la séance d’ouverture en accusant le président Obama et le maire de New York, Michael Bloomberg, d’utiliser la tuerie de Newtown pour faire avancer leur agenda politique. Et elle a salué les membres de la NRA : « Vous ne battez pas en retraite et vous menez un combat dont je suis fière de faire partie. Je vous demande à tous de conserver la foi et de continuer de lutter pour notre liberté. Que Dieu vous bénisse et bénisse les Etats-Unis d’Amérique. »

Ne voulant pas abandonner le terrain aux pro-armes, les anti sont aussi présents ce week-end à Houston pour sensibiliser l’opinion à la violence générée par les armes. Ils ont commencé à lire en continu les noms des quelque 4 000 victimes d’armes à feu depuis Newtown.

quelques images, in english :
http://fr.euronews.com/2013/05/04/armes-a-feu-la-nra-entame-sa-convention-annuelle-aux-etats-unis/

reprise

Bonjour à toutes et tous

Semaphores.info avait annoncé son retour en ligne au joli mois de mai, dont acte. Et comme ce mois s’ouvre sur une mouvance qui ne saurait nous déplaire, il n’était pas pensable d’attendre davantage pour témoigner de notre plus totale adhésion à la marche citoyenne du 05 Mai 2013. Pour le dire vite, c’est après cette date que nous reprendrons le fil de notre revue de presse générale et de l’actualité locale.

En attendant, à l’attention de ceux qui auraient manqué la prestation de JL Mélenchon (c’était hier soir (jeudi) sur Mediapart), nous ne pouvons résister à en rediffuser deux extraits particulièrement éloquents. Parti pris, certes, mais il ne nous a pas semblé avoir entendu ailleurs des propos politiques (cad : ni politiciens ni politocards, style éléments de langage chers aux partis…) aussi clairs, réfléchis, respectueux de l’esprit républicain et de la démocratie, pédagogiques et réellement informatifs. Il faut dire que, à l’opposé de la très grande majorité de la presse de garde, la pertinence de Mediapart a permis d’élever le débat général sur des sujets d’importance comme le maintien ou la sortie de l’euro, et les questions de politique intérieure qui interrogent en ce moments des citoyens de plus en plus égarés face à une situation des plus troubles. En bref une autre idée du journalisme et de l’info, merci Mediapart.

La réflexion autour de ces questions est absolument indispensable, nous y reviendrons plus largement au fil des jours qui viennent. Bon weekend et bon combat citoyen à tous car, si vous ne pouvez vous rendre à la Bastille ce dimanche, vous pouvez néanmoins diffuser l’info, en parler entre amis ou en famille, tout cela aussi participe de la démocratie que nous devons rétablir.

Questions de politique intérieure (avec Mathieu Magnaudeix) 24mn


« En direct de Mediapart » : Mélenchon et la… par Mediapart

Questions sur l’Europe (avec Martine Orange) 27mn


« En direct de Mediapart » : Mélenchon et l’Europe par Mediapart


Eva Joly  » J »appelle à manisfester le 5 mai au… par lepartidegauche