Vieilles bobines de films

Allez, zou ! C’est dimanche et on va au cinéma, pour changer des p’tits coups de cœur musicaux. Et si en y allant vous croisez Mickey Mouse, c’est qu’il vous faut changer de lunettes car Mickey est mort en 1968, au Vietnam. Vous ne le saviez pas ? Rassurez-vous, nous non plus, et même les cinéphiles avertis et qui étaient au courant de l’existence de cette bobine pensaient que ce mini court-métrage d’une minute était comme l’Arlésienne. Les Américains qui l’avaient vu lors de sa sortie ne risquaient pas d’oublier. Pour un Ricain, tuer Mickey, symbole du meilleur de l’Amérique… non, impensable ! Et voilà que par la magie d’Internet tout arrive ou revient.

Mickey Mouse in Vietnam est un court-métrage contre la guerre du Viêt Nam, signé Milton Glaser et Lee Savage.

(pour se coucher moins bête on peut savoir que Milton Glaser est l’affichiste qui créa entre autres le logo I Love NY, et ne dites pas que vous ne l’avez jamais vu, on ne vous croirait pas).

Réalisé en 1968 et en format 16 mm, Mickey au Vietnam fut présenté à l’occasion d’un congrès pacifiste, intitulé The Angry Arts Festival. Inutile de monter le son, c’est une minute de silence.

 

Et comme on aurait un peu honte de vous avoir dérangé pour une seule petite minute, autant continuer cette séance cinéma par deux dessins animés fort peu connus, et pourtant réalisés par deux dessinateurs très très connus. Le premier est signé Tex Avery et date de 1942 et le suivant sortit des studios Walt Disney le 1er janvier 1943 sous la signature de Jack Kinney, et reçut l’Oscar du Meilleur court-métrage d’animation cette même année-là.

1942… 1943… On vous laisse deviner pourquoi ils ne sont pas passés dans les salles de cinéma européennes à cette date là.

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Der Fuehrer’s face (Disney et le NWO 1943) par rikiai

Ah, ces élus embellisseurs…

 On n’est jamais mieux servi que par soi-même

 

C’est drôle, ça ! Le 24 juin dans une interview accordée au Figaro, Gilles Carrez, le président UMP de la commission des finances de l’Assemblée se plaignait que « Notre pays est drogué à la dépense ». Jusque-là, ce n’est pas nous qui l’aurions contredit. Mais voilà qu’un certain Hervé Lebreton, professeur de mathématiques et surtout simple citoyen, s’était mis en tête depuis plus de deux ans d’obtenir des renseignements sur la façon dont la réserve parlementaire est utilisée. Parcours du combattant mais cette fois payant puisque les services du ministère de l’Intérieur lui ont fait parvenir le document réclamé, un fichier PDF de 1008 pages !

Assez pour y découvrir, entre autres parlementaires particulièrement bien choyés, que ledit Gilles Carrez a distribué l’essentiel de sa réserve parlementaire au maire du Perreux-sur-Marne (94), qui est un certain… Carrez Gilles.

La réserve parlementaire, de quoi s’agit-il ?

C’est une cagnotte d’environ 120 à 150 millions d’euros  qui permet chaque année aux parlementaires de financer des aménagements de voiries, la rénovation de bâtiments vétustes ou des réparations d’infrastructures dans leur circonscription.

Il est à noter que, depuis cette année, les réserves parlementaires sont distribuées équitablement entre parlementaires (de l’ordre de 130 000 euros). Le Canard Enchaîné indique que seuls les responsables de groupe, présidents de commission et vice-présidents bénéficient du double de cette somme. Quant au président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, il n’aurait plus « QUE » 520 000 euros, ce qui, évidemment, peut paraître faible comparé aux 11 millions d’euros dont bénéficiait son prédécesseur Accoyer). Selon le nouvel engagement, nous devrions connaître à la fin de cette année 2013 la liste complète des investissements financés par la réserve parlementaire.

Eh bien nous l’espérons aussi afin que chaque citoyen de chaque commune puisse se faire une plus juste idée de savoir si son maire le bichonne ou le prend pour un con.

Pour la bonne ville de Gilles Carrez, par exemple, nous sommes heureux d’apprendre qu’il a fallu consacrer 170 000 euros pour « la réfection des trottoirs, avenue du 11 Novembre, côté pair entre le rond point et la rue de la Paix ».

Voici la rue en question en 2008 (merci Gougol)

Et la voici après les travaux de 2012. Y a pas à dire, c’est vraiment new look !

Pour connaître les autres travaux engagés sous la houlette de Carrez vous pouvez ouvrir ou télécharger le fichier suivant, c’est un tout petit morceau des 1000 pages : reserve_parlmentaire_2011_gilles_carrez . Et apprécier le dessus et le dessous, autre exemple, du « nouveau parking de l’Hôtel de ville ».

Nous aimons beaucoup cette esplanade de la Mairie décrite comme « lieu de vie et de détente ». Il crève les yeux que ça pète de vie ! (et si ça se trouve il est interdit de marcher sur les pelouses.). Mais si le bureau du maire donne sur l’esplanade, bon… euh… c’est pas tout à fait de l’argent en l’air. Nous aussi, au Grau du Roi (moins de 10 000 h), nous avons un maire (UMP) en bout de rouleau qui est en train de nous construire une nouvelle mairie avec vue sur la mer. Ça devrait taper dans les dix millions d’euros au final, voire quelques dépassements habituels. Bah ! Quand le million devient l’unité de base… c’est franchement donné !

Allez, une prochaine fois on vous parlera de Michèle Tabarot, actuelle n°2 de l’UMP promotionnée par le mal inspiré JF Copé.

Réseau Salariat : Yes We Can

Par Bernard Friot

« Nous pouvons en finir avec les maîtres-chanteurs, ces propriétaires de portefeuilles de titres sur les marchés financiers qui prennent en étau les peuples sous le chantage du chômage et de la dette.

Nous pouvons remplacer le crédit par une cotisation économique qui supprimera la propriété lucrative au bénéfice de la propriété d’usage et d’un financement de l’investissement sans aucune dette. Nous en aurons fini avec la dette et donc avec les prêteurs, ces parasites fort dangereux.

Nous pouvons supprimer le marché du travail, cet instrument décisif de notre impuissance collective de demandeurs d’emploi, en attribuant à chacun une qualification et donc un salaire à vie grâce à la création, sur le modèle de la sécurité sociale, d’une cotisation finançant le salaire. Nous en aurons fini avec le chômage et donc avec les employeurs : pas avec les nécessaires entrepreneurs, mais avec les maîtres de l’emploi, dotés du pouvoir féodal de décider, eux, de ce qui est travail dans notre activité, et de qui peut travailler.

Bref nous pouvons transformer tout le PIB en cotisation salaire, cotisation économique et cotisation sociale, donc en salaire socialisé, et poser ainsi au cœur des droits politiques notre capacité, individuelle et collective, à créer la valeur économique sans employeurs ni prêteurs.

Nous le pouvons car, loin d’être prisonniers de la broyeuse que nos maîtres et leurs valets décrivent pour nous faire peur, nous disposons d’institutions émancipatrices considérables. Nous pouvons nous passer totalement de la propriété lucrative et du marché du travail parce que nous le faisons déjà largement, et avec quelle efficacité en comparaison à l’impasse dans laquelle ces institutions du capital nous conduisent. La cotisation sociale finance des pensions et des soins de santé libérés de la propriété lucrative et montre qu’il n’y a nul besoin d’accumulation financière pour financer l’investissement; le salaire à la qualification du secteur privé, le grade de la fonction publique, le salaire à vie des retraités montrent que l’on travaille mieux, et pour faire des choses plus utiles, quand on est libéré du marché du travail.

Ces institutions émancipatrices, nées dans le conflit salarial, sont des institutions salariales qui nous ouvrent les voies de sortie du capitalisme. A condition qu’elles deviennent l’enjeu d’une action collective délibérée pour affirmer le salariat comme classe apte à remplacer les capitalistes. Nourrir cette action par de l’éducation populaire est le projet de Réseau Salariat. »

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www.actuchomage.org a rencontré l’économiste et sociologue Bernard Friot.
Il nous expose son idée du salaire à vie et nous éclaire sur les différences fondamentales entre la notion de revenu qui renvoie à l’idée de propriété lucrative et à la société de consommation et celle de salaire à vie qui est attachée à la qualification personnelle, à un être de production et non de besoin, un être politique en économie (Partie 1).

Bernard Friot propose donc d’en finir avec le «marché de l’emploi» (Partie 2).
Il défend l’idée d’un salaire universel à vie dont le minimum serait de 2000 euros mensuel, plafonné à 8 000 euros, et, qui dans l’idéal pourrait être un salaire universel unique de 4 000 euros. Son financement passerait par une mutualisation des salaires et de la production économique, sous forme de cotisation salaire et d’une cotisation économique.


Salaire à vie – Bernard Friot – Décryptage – par Actuchomage

Rentrée littéraire et Mafiascope

Belle rentrée littéraire en vue. Claude Guéant, plutôt sollicité en ce moment, annonce qu’il a en préparation un livre pour la rentrée.

Bernard Tapie qui, lui, est en garde à vue depuis lundi matin (garde à vue prolongée en raison de la qualification de « bande organisée » retenue par les juges), nous promet également un livre qui dira toute la vérité que ces incapables de juges et de journalistes d’investigations n’ont pas été capables de déceler. (à noter que Me Lantourne est lui aussi en garde à vue depuis mardi mais qu’il n’a pas annoncé de livre à la rentrée).

ajout Sémaphores le 28 juin. Finalement le bouquin de Nanard est déjà sorti. Il devait même le présenter hier au journal de 20h, mais c’est lui qui n’était pas sorti de sa garde à vue prolongée. C’est chez Plon, 14,90€, 230 pages, mais on ne conseille à personne de l’acheter, c’est truffé de mensonges auto-justificatifs aujourd’hui démantelés par les dernières investigations de la brigade financière.

 

Entendu hier par la Commission d’enquête de l’Assemblée Nationale, Jérôme Cahuzac a refusé de répondre à la plupart des questions et, pour celles auxquelles il a daigné répondre, il a menti par trois fois. Le menteur est donc resté dans son rôle mais ce n’est pas grave, nous saurons tout de l’exacte vérité dans son livre qui sortira à la rentrée.

Brice et Takk sont sur un bateau

Ziad Takkiedine, ayant peut-être la plume moins facile, n’a pas annoncé d’écrits (on dispose pourtant de pas mal de temps en taule…) mais il a commencé à craquer en reconnaissant sa participation au financement occulte de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur de 1995, grâce aux rétro-commissions provenant de sommes touchées dans le cadre de la signature de contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan. (Pour rappel, l’arrêt de versements des sommes « dûes » a quand même coûté la vie à 11 ingénieurs français).

Dans cette spirale infernale se retrouve aussi François Léotard, qui lui a bien écrit un livre au titre prémonitoire de « Tout ça va mal finir », titre qui reprend une phrase dont il prévenait Nicolas Sarkozy, alors au Budget, ce qui permettait à ce dernier de donner l’accord de création de la société Heine (domiciliée au Luxembourg) qui allait avoir à charge de « gérer » ces magouilles. (Pour rappel, Léotard était ministre de la défense et son collaborateur était Renaud Donnedieu de Vabres).

Mais il ne faudrait pas oublier Nicolas Bazire, alors directeur de cabinet du premier ministre Édouard Balladur et directeur de sa campagne présidentielle, ni Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly puis au ministère du budget de 1994 à 1995. (et nous invitons à relire l’article « Nibar, Nichon et les amis du président » que nous avions rapporté dans ces pages le 8 décembre 2011  )

D’où il découle que si Takkiedine ne ment pas, l’argent de la campagne de Balladur ne provenait pas de la vente de pins et de tee-shirts, et donc Balladur a menti. Et si Roland Dumas, président du Conseil Constitutionnel a déclaré exacts les comptes de campagne, il a menti également. Et si les rétro-commissions n’étaient pas « une fable », Nicolas Sarkozy a donc ajouté une couche de mensonges.

Petit bonus pour qui voudrait encore innocenter Sarkozy dans cette affaire Karachi, voici le lien vers le rapport luxembourgeois qui dévoile le montage et accuse le nabot : http://fr.scribd.com/doc/66653147/Rapport-Lux

Ajoutons par ailleurs que Jean-Pierre Bechter, maire UMP de Corbeil-Essonnes et bras droit du sénateur Serge Dassault, a été placé en garde à vue mercredi 26 juin dans le cadre d’une enquête sur une tentative d’homicide volontaire potentiellement liée à des soupçons de fraude électorale.

Takkiedine, Gaubert et Serge Dassault

Que plane sur le même Serge Dassault des accusations d’achat de votes, de corruption, de blanchiment et d’abus de bien sociaux lors des campagnes municipales de 2008, remportée par lui-même, et de 2010, remportée par Jean-Pierre Bechter. À ce jour il est question de la levée d’immunité parlementaire du sénateur, qui serait (source Libération selon AFP) mercredi 3 juillet.

À suivre, mais l’occasion de dire qu’une autre levée d’immunité est discutée au Parlement Européen, celle de Marine Le Pen.

Si force est de constater que la justice se bouge en ce moment, reste à espérer que ses traitements ne se solderont pas par des simulacres comme ce fut le cas pour Chirac, pour Pasqua… pour tant d’autres dont voici un début de liste, extraits du Mafiascope…

Ndlr : aujourd’hui nous résumons la liste à l’UMP. On dira que c’est parce que nous sommes gentils et dans un bon jour. Nous aurions pu citer 49 noms sous étiquette PS, 4 communistes de l’ancien temps, quelques FN de l’ancien temps aussi, une seule Verte… L’objet de cet article n’étant pas d’abonder dans le « tous pourris », et loin de là car nous savons la probité d’un grand nombre d’élus et cautionnons a priori l’honnêteté de toutes celles et ceux qui n’apparaissent pas dans cette liste et dont l’engagement n’a jamais fait aucun doute à nos yeux. Mais nous comprenons de mieux en mieux cette voix qui monte et qui dit : Que se vayan todos !

La liste est bien évidemment non exhaustive et le choix de publier aujourd’hui les seuls UMP tient à ce qu’ils constituent tout de même un triste record en la matière.

Aeschlimann Manuel  (UMP), avocat,  ancien député- maire d’Asnières (Hauts-de-Seine), 1) 2009 , a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et 4 ans d’inéligibilité pour « atteinte à la liberté d’accès ou à l’égalité des candidats dans les marchés publics » 2) 2011, confirmation de la 1ere instance de 2009 , condamné, vendredi 21 janvier, pour favoritisme à un an d’inéligibilité par la cour d’appel de Versailles.

Agostini Alain (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.

Alduy Jean-Paul (UMP) 1) 2008, élection annulée pour fraude.

Aillaud Thérèse (UMP), Maire de Tarascon 1983 à 2002, condamnée pour détournement de fonds publics (454 000 francs de dépenses personnelles) à 18 mois de prison avec sursis et 5 ans d inéligibilité.

Balkany Patrick (UMP) 1) 2003, condamné pour injure publique et pour diffamation. 2)1999, condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny.

Barrot Jacques (UMP), membre du Conseil Constitutionnel 1) 2000, condamné à 8 mois de prison avec sursis pour le financement occulte du CDS, immédiatement amnistié et nommé commissaire européen à la Justice (malgré sa condamnation antérieure !)

Bazire Nicolas(UMP) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

Bédier Pierre (UMP) Pierre Bédier (UMP) député-maire de Mantes-la-Jolie entre 1995 et 2005, président du Conseil général des Yvelines de 2005 à mai 2009. Condamné en 2006 à 18 mois de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux, Pierre Bédier fait appel de cette décision, l’appel ayant un effet suspensif. Il est réélu président du Conseil général des Yvelines en 2008. Le 20 mai 2009, la Cour de cassation de Paris confirme la condamnation de Pierre Bédier ; il est démis de ses fonctions deux jours plus tard.

Blanc Jacques (UMP) 2009, mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt.

Bozzi Marie-Jeanne (UMP), ex maire de Grosseto Pugna (corse) 1) 2002, condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin.2) 2007, condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale.3) 2009, mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée. Avril 2011, a été assassinée par deux tueurs à moto.

Brun Philippe (UMP) 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux

Buillard Michel (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts

Carignon alain (UMP) ancien ministre, ex maire de Grenoble 1) juillet 1996, condamné par un arrêt définitif de la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Lyon à 5 ans de prison (dont 1 an avec sursis), 5 ans d’inéligibilité, et 400 000 francs d’amende pour corruption, abus de biens sociaux, et subornation de témoins.

Cazenave Richard  (UMP) 1) 1999, condamné pour abus de biens sociaux. 2) 2004, condamné pour recel et complicité d’abus de biens sociaux.

Chabert Henry (UMP) 2002, condamné pour recel d’abus de biens sociaux

Chirac Jacques (UMP) ancien Président de la République, décembre 2011, condamné à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.

Dassault Serge (UMP) 1) 1998, condamné pour corruption. 2) 2010, condamné pour procédure abusive. 3) 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales.

Deleu Olivier (UMP) 1) 2011, mis en examen pour injures et diffamation

Donnedieu de Vabres Renaud (UMP) 1) 2004, condamné pour blanchiment d’argent 2) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

Drut Guy (UMP) 2005, condamné pour avoir bénéficié d’un emploi fictif.

Dugoin Xavier  (UMP) maire de Mennecy en 1989, réélu en 1995, ne put se représenter en 2001. Dans le cadre de la disparition de 1200 bouteilles appartenant à la cave du Conseil général de l’Essonne, il est condamné en 2000 pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêts, à dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis, 100 000 francs d’amendes et deux ans d’inéligibilité. Il est aussi impliqué dans d’autres affaires. Il est réélu maire de Mennecy en 2008. Mieux, il serait aujourd’hui candidat pour succéder à Serge Dassault à la mairie de Corbeil-Essonnes… ce dernier venant d’être déclaré inéligible pour un an après l’invalidation des municipales de mars 2008 par le Conseil d’État. Lire la suite

L’entropie de Cormier

Co-produit par Arte et Mediapart, il s’agit d’un document audio (lien en fin d’article) intitulé « Le cerveau droit ». Nous l’avons rebaptisé « entropie de Cormier » d’après l’un des nombreux commentaires qu’il a suscités. Si vous ne connaissez pas Cormier, autant dire que vous ne ratez pas grand-chose. Et ne cherchez pas sa page Wikipédia, y en a pas. En revanche vous pouvez trouver nombre de photos people qui témoignent de ces soirées entre gens dits de la « haute » (ici est un cas flagrant de haute connerie), vous savez, cette jet-set qui lunche à Dubaï, brunche à New-York et drinke au bord du lac Léman, précisément où a été réalisé ce document.

Cormier est à gauche

Cormier s’y retrouve interviewé en quidam multimillionnaire qui justifie sans sourciller son évasion fiscale dans un flot d’arguments fallacieux qui frôlent le degré zéro de la réflexion.

Si vous êtes de ceux qui jonglent avec les factures dès le quinze du mois, sûr que vous n’allez pas aimer, et d’ailleurs, bien des commentateurs ont avoué n’être pas allés jusqu’au bout de l’enregistrement pourtant pas très long. On les comprend, on a fait pareil.

Ah oui, au fait ! Telle que définie sociologiquement, l’Entropie de Cormier est la limite théorique à la densité de conneries proférées par un con.

Nous avons beau n’avoir qu’une planète pour tous, nous ne sommes pas pour autant du même monde.

Bonne chance !

http://www.arteradio.com/son/616242/le_cerveau_droit_/

Quand Tapie place notre pognon

« Bernard Tapie en garde à vue » titrait hier la presse, tandis que la brigade financière tentait de reconstituer le parcours des millions empochés par les époux diaboliques.

On y apprend que « Dès le 18 septembre 2008, les époux Tapie virent les 45 millions d’euros correspondant à leur « préjudice moral » sur un compte ouvert à la banque Lazard Frères, à Paris.

Le 12 juin 2009, sur instruction de mandataire judiciaire, c’est une somme de 196 millions d’euros qui est virée sur un compte ouvert à la Société générale au nom du Groupe Bernard Tapie. En juillet et décembre 2009, 15,5 millions puis 21,5 millions atterrissent à la Société générale de Monaco, où le groupe Tapie dispose d’un autre compte.

Les époux Tapie ont déjà placé une partie de cet argent : le 2 décembre 2008, ils ont chacun souscrit une assurance-vie auprès d’Axa et de La Mondiale, pour un montant total de 36 millions d’euros. Entendu comme témoin en juillet 2012, M. Tapie a indiqué que rien qu’« avec l’argent du préjudice moral », son épouse et lui avaient « acheté pour chacun des enfants un petit appartement ou un pavillon ». »  (Le Monde 24.06.2013 11:47 )

 

 

 

Concocté par le blogueur Crossing News, voici un petit inventaire des biens des « précautionneux » :40 millions €
Yacht le « Reborn » Immatriculation sur l’île de Man

47 millions €
La villa à St Trop. Sté : South Real Estate Investment au Luxembourg

50 millions d’€
En vente après financement par l’état de sa restauration
en tant que Monument historique.

23 millions $
Sté : Carré Aviation immatriculée sur l’île de Man.

La société dans laquelle le TAPIE « volant » a pris une participation de 20% en 2010 à Malte s’appelle « Carré Aviation » .
Laquelle société a investi immédiatement avec l’achat d’un magnifique Bombardier Global Express BD700 immatriculé 9H-GBT avec les initiales du Groupe Bernard Tapie.

Tapie connait très bien Malte, son fils Laurent TAPIE y dirigeait une société de paris en ligne qu’il a vendue en 2008 au groupe Partouche.

25 millions €
ancien hôtel particulier de Lindsay Owen-Jones,
ex-patron de L’Oréal, acheté par « Mme TAPIE ».

Une piscine pour inviter Copé and Co ? Celle-là se trouve dans une superbe maison à Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, détenue par Themepark Properties Londres (désolé, on n’a pas de photo de la maison)

51 millions €
La Provence, Nice-Matin et Corse-Matin

Et il y a fort à parier que nous ne sachions pas tout. Sacré Nanar !

Petit bonus à l’attention de ceux qui ne comprennent pas pourquoi, en attendant de remonter jusqu’à Sarkozy, l’affaire Tapie-Lagarde est une affaire d’État.

Vous reprendrez bien un peu de chômage…

Chômeurs et précaires en marche pour leurs droits

La Marche des Chômeurs a débuté à la Réunion début juin. Les Marcheurs ont relié Saint-Joseph (au sud de l’île) à Saint-Denis (au nord), soit 120 kilomètres dans les jambes.

Au terme de cet échauffement, ils ont rejoint la Métropole où ils ont été accueillis à Montpellier ( vidéo ci-dessous). Lundi 17, les Réunionnais se sont mis en marche en direction de Sète, soutenus et accompagnés par des Chômeurs et Précaires du Languedoc-Roussillon.

Les organisateurs espèrent déclencher l’adhésion du plus grand nombre dans les jours et les semaines à venir. D’autres groupes de marcheurs devraient se former, au départ de l’est de la France notamment (Alsace, Haute-Marne). L’arrivée de la Marche des Chômeurs et Précaires est prévue à Paris le 6 juillet.


MARCHE_15_JUIN_2013 par marchechomeurs2013

Violences ordinaires contre les chômeurs

Jeudi 20 juin au matin la place d’Iéna accueille les participants à la Conférence sociale. Une trentaine de militants des associations et syndicats portant le T-shirt de la Marche des chômeurs se placent le long du trottoir, à cent cinquante mètres de l’entrée, pas question d’être plus près, vu le dispositif policier. Pas de pancartes, pas de drapeaux ni même de mégaphone, juste des T-shirts.

Le dispositif policier, un peu surpris, réagit avec violence, se précipite sur les manifestants pacifiques, les poussent sans ménagement, certains tombent à terre. Les manifestants s’indignent, font de la résistance passive, crient leur colère : les chômeurs et précaires, leurs représentants (MNCP, AC!, APEIS) sont exclus de la Conférence et maintenant le droit de manifestation leur est interdit.

Les gardes mobiles, habillés par Robocop, arrivent en renfort, les manifestants sous le nombre et les coups sont expulsés, conduits dans une rue adjacente puis escortés, encadrés, jusqu’à la station de métro Alma. Voilà, voilà, la place Iéna est nette de tout chômeur, le Président de la République et son ministre du Travail peuvent inverser la courbe du chômage devant un auditoire choisi.

Des caméras de chaînes télé accourues filment la scène, les journalistes font leur travail quoi, mais aucune image ne sortira, les directions de chaîne savent aussi servir : le pouvoir ou les chômeurs, y a pas photo. Quelques passantes (pourquoi surtout des passantes ?) viennent s’informer de ce qu’on nous reproche. Être chômeur ou solidaire des chômeurs ? Porter un T-shirt ? Ah ben non, on n’est pas des terroristes, juste des manifestants, c’est insupportable parce que témoins vivant des résultats d’une politique. On dit souvent que les chômeurs ne bougent pas, sont invisibles mais quand ils sont debout pour se rendre visible, ils sont réprimés, censurés. Trop explosif, trop dangereux le chômage, on redoute une explosion sociale. Alors pensez, des chômeurs en marche pour leurs droits… Non mais, circulez.

Bon, ben, on va continuer à circuler, à défier la pesanteur médiatique, narguer les syndicats qui nous snobent, tenter de sortir de leur stupeur les citoyens et citoyennes qui détournent la tête devant les chômeurs qui passent. Il en sortira quelque chose, je prends le pari. Même pas peur, même pas écoeuré. Et je vous attends samedi 22 juin pour l’étape Colomiers Toulouse. Rendez-vous à 13 h gare de Colomiers. Venez comme vous êtes, avec ou sans T-shirt de la marche, la préfecture n’a pas interdit la manifestation. Toulouse c’est loin de la Conférence sociale.

Source : http://www.mediapart.fr/blog/80375

 Bernard Friot_sur les statistiques du chômage

 

Et pour mesurer de plus près la disparité…

L’inexorable et très prévisible hausse des allocataires du RSA

Autre conséquence de l’explosion du chômage, la population qui touche des allocations de solidarité-état sous conditions de ressources augmente fortement elle aussi : 462.000 personnes à fin février 2013, soit 8,4% de plus en un an. Il s’agit surtout de bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) pour les chômeurs en fin de droits, mais aussi, dans une moindre mesure, de bénéficiaires de feu l’allocation équivalent retraite (AER, en extinction) et de l’ATS (allocation transitoire de solidarité, tellement restrictive qu’elle ne concerne que 500 personnes) pour les chômeurs âgés qui ont suffisamment cotisé mais ne peuvent pas toucher leur retraite, faute d’avoir atteint l’âge légal.

Par ricochet, le nombre de bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU-C) progresse lui aussi, mais moins vite. Ils étaient un peu plus de 4,5 millions fin 2012, selon les statistiques du Fonds CMU. Ce chiffre augmente presque sans discontinuer depuis trois ans.

Enfin, en août 2011, avec un déplorable décalage de deux ans, l’Insee avait publié ses chiffres sur la pauvreté en 2009. Nous en étions à 8,2 millions de personnes vivant sous le seuil communément admis et à un taux de pauvreté de 13,5%. A l’heure où vous lirez ces lignes, les 9 millions de pauvres sont dépassés et nous atteignons 14,5%…

Lire l’article entier : http://www.actuchomage.org/2013041125052/La-revue-de-presse/linexorable-et-tres-previsible-hausse-des-allocataires-du-rsa.html

dossier à suivre

en relisant Ruy Blas

billet trouvé sur le blog de Paul Jorion_20 juin 2013

Au moment où une monarchie va s’écrouler, par Victor Hugo 

Au moment où une monarchie va s’écrouler, plusieurs phénomènes peuvent être observés. Et d’abord la noblesse tend à se dissoudre. En se dissolvant elle se divise, et voici de quelle façon : le royaume chancelle, la dynastie s’éteint, la loi tombe en ruine ; l’unité politique s’émiette aux tiraillements de l’intrigue ; le haut de la société s’abâtardit et dégénère ; un mortel affaiblissement se fait sentir à tous au dehors comme au dedans ; les grandes choses de l’état sont tombées, les petites seules sont debout, triste spectacle public ; plus de police, plus d’armée, plus de finances ; chacun devine que la fin arrive. De là, dans tous les esprits, ennui de la veille, crainte du lendemain, défiance de tout homme, découragement de toute chose, dégoût profond.

Comme la maladie de l’état est dans la tête, la noblesse, qui y touche, en est la première atteinte. Que devient-elle alors ? Une partie des gentilshommes, la moins honnête et la moins généreuse, reste à la cour. Tout va être englouti, le temps presse, il faut se hâter, il faut s’enrichir, s’agrandir et profiter des circonstances. On ne songe plus qu’à soi. Chacun se fait, sans pitié pour le pays, une petite fortune particulière dans un coin de la grande infortune publique. On est courtisan, on est ministre, on se dépêche d’être heureux et puissant. On a de l’esprit, on se déprave, et l’on réussit. Les ordres de l’état, les dignités, les places, l’argent, on prend tout, on veut tout, on pille tout. On ne vit plus que par l’ambition et la cupidité. On cache les désordres secrets que peut engendrer l’infirmité humaine sous beaucoup de gravité extérieure. Et, comme cette vie acharnée aux vanités et aux jouissances de l’orgueil a pour première condition l’oubli de tous les sentiments naturels, on y devient féroce. Quand le jour de la disgrâce arrive, quelque chose de monstrueux se développe dans le courtisan tombé, et l’homme se change en démon.

L’état désespéré du royaume pousse l’autre moitié de la noblesse, la meilleure et la mieux née, dans une autre voie. Elle s’en va chez elle, elle rentre dans ses palais, dans ses châteaux, dans ses seigneuries. Elle a horreur des affaires, elle n’y peut rien, la fin du monde approche ; qu’y faire et à quoi bon se désoler ? Il faut s’étourdir, fermer les yeux, vivre, boire, aimer, jouir. Qui sait ? A-t-on même un an devant soi ?

Préface de Ruy Blas (1838)

les perles du bac et le poids d’une plume

C’est pour se détendre, et ce sera nos coups de cœur amusants de la semaine.

S’il est un marronnier de saison c’est bien celui du bachotage. Quand d’aucuns rêvent d’amener plus de 80% de nos lycéens à la réussite au baccalauréat… on est en droit de penser qu’on est toujours loin du compte. On peut toujours se rassurer en espérant que les exemples qui suivent ne sont eux-mêmes qu’un faible pourcentage des 20 % d’échec, que ces exemples sont triés sur le volet pour nous amuser, ne reste pas moins la question de savoir comment certains élèves ont pu arriver jusqu’en première ou en terminale et sortir des âneries pareilles.

Que nous réservent les « perles du bac 2013 » nous le saurons plus tard, mais ce florilège de l’année 2012 est pas mal gratiné.

Et si vous en voulez d’autres, c’est sur le site : http://www.perlesdubac.fr/

À part ça les vrais sujets du bac philo 2013 sont ci-dessous

Série L

  • Le langage n’est-il qu’un outil ?
  • La science se limite-t-elle à constater les faits ?
  • Explication d’un texte de Descartes extrait de « Lettre à Elisabeth ».

Série S

  • Peut-on agir moralement sans s’intéresser à la politique ?
  • Le travail permet-il de prendre conscience de soi ?
  • Explication d’un texte de Bergson extrait de « La pensée et le mouvant ».

Série ES

  • Que devons-nous à l’État ?
  • Interprète-t-on à défaut de connaitre ?
  • Explication d’un texte d’Anselme extrait « De la concorde ».

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Cela dit, notre véritable coup de cœur de la semaine glané sur le net est pour une autre vidéo, plutôt spectaculaire. Elle circule depuis pas mal de temps mais comme on s’est rendu compte que beaucoup ne l’avaient pas reçue dans leur boite mail, nous la proposons en bonus. C’est aussi pour se détendre, n’oubliez pas de respirer car cette séquence maintient le souffle suspendu et ça fait réfléchir sur le poids d’une plume dans un monde à l’équilibre subtil…

Affaire Cahuzac et au-delà : le suspense continue

photo Reuters

« Ambiance surréaliste », digne d’un « roman d’espionnage ». C’est en ces termes que Challenges.fr a rapporté l’audition de Pierre Condamin-Gerbier, un banquier de Genève, par la commission d’enquête sénatoriale sur l’évasion fiscale mercredi 12 juin. Il assure qu’il existe « d’autres Cahuzac », « dont des ministres de la précédente et de l’actuelle majorité ».

« Je n’ai pas fourni de noms de fraudeurs aux enquêteurs pour des raisons de sécurité. Mais mes documents et mes notes sont consignés auprès d’une partie tierce et ils seront dévoilés quand mon environnement sera plus sûr. Il y a eu des menaces écrites et orales sur mon intégrité physique ainsi que celle de ma famille ».


temoin-cahuzac par asi

« Il y a des Cahuzac à droite, il y a d’autres Cahuzac à gauche. Il y a des Cahuzac sur l’ensemble de l’échiquier politique. Il y a des Cahuzac qui sont liés non pas simplement à un « simple » enrichissement personnel, mais il y a aussi des Cahuzac qui ont été utilisés par des systèmes, par des partis, par des réseaux. À gauche comme à droite »


temoin-france2 par asi

L’occasion de citer cette brève de Mediapart : une note de la DCRI intrigue les députés

le socialiste Alain Claeys, a officiellement réclamé, mercredi 12 juin, au ministre de l’intérieur Manuel Valls la déclassification d’une note rédigée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), mi-décembre, au plus fort de l’affaire Cahuzac. Patron de la DCRI, Patrick Calvar, qui a révélé l’existence de cette note mais a refusé de la transmettre aux membres de la commission d’enquête.

Cette note indiquerait, selon plusieurs députés cités par le quotidien, que le nom de Jérôme Cahuzac n’apparaissait pas dans les fichiers de la DCRI avant la révélation de son compte suisse par Mediapart, le 4 décembre 2012.

Et alors, monsieur Valls ? Trop occupé par la chasse aux Roms ?

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Par ailleurs Mediapart publie depuis hier la saga d’un autre volet de l’affaire Cahuzac et c’est du lourd : « Il n’est en effet plus seulement question de la fraude fiscale d’un ministre du budget qui n’a pas déclaré en France l’ensemble de ses revenus. Mais d’une possible corruption au sein d’un gouvernement, à une époque, de 1988 à 1991, où Jérôme Cahuzac travaillait pour le ministre de la santé, sous la direction de Michel Rocard à Matignon. »

« Des dessous-de-table auraient été versés à l’époque pour obtenir des décisions favorables du ministère dans l’attribution de scanners et d’IRM (appareils d’imagerie par résonance magnétique) à des établissements de santé. »

« De quoi s’agit-il ? À l’époque, les hôpitaux, les cliniques et les cabinets de radiologie qui souhaitent s’équiper d’un scanner (environ 5 millions de francs pièce) ou d’une IRM (10 à 12 millions) doivent obtenir l’autorisation du ministre de la santé. Seulement, une carte sanitaire limite l’installation de ces machines, que tous rêvent d’acquérir. Pas plus de 50 à 100 autorisations sont délivrées chaque année pour bien plus de demandes »

Comment ? En versant des pots-de-vin.

Un ancien dirigeant de la société Elscint raconte que le jeune conseiller Jérôme Cahuzac lui a demandé un jour de lui souffler une liste d’établissements prêts à payer : « Un matin, six ou huit mois après son arrivée, j’arrive dans son bureau. Je pensais qu’on allait éplucher les dossiers. Mais il se lève, prend une feuille blanche, la pose devant moi, met un stylo dessus et me dit : “Mettez-moi les noms des hôpitaux ou cliniques privées qui, selon vous, accepteraient de verser une commission pour avoir leur autorisation.” Je me suis levé et je suis parti, parce que c’était un appel à la délation. C’est autre chose que de demander qu’Elscint paye directement. Il m’a regardé dans les yeux, et il m’a dit : “Écoutez, dans ce cas, vous pouvez annoncer à votre direction en Israël que vous ne vendrez pas de scanners et d’IRM en France.” »

« Les pots-de-vin à verser étaient de l’ordre de 200 000 francs pour un scanner, de 500 000 francs pour une IRM. Que voulez-vous ? Des gens ont eu du pouvoir et ils ont profité du système. Ils ont extorqué, prévariqué. »

On apprend aussi qu’un conseiller de l’époque à la cour d’appel de Rennes avait mené une enquête très précise : il avait établi que pendant la campagne législative de Georgina Dufoix dans le Gard, à l’occasion de l’acquisition d’une IRMN par l’hôpital de Nîmes, un intermédiaire clandestin, René Trager, avait touché et reversé des commissions en provenance d’une société américaine.

René Trager a reconnu les faits. « Pendant toutes ces années, les attributions de scanners et d’IRM se faisaient en fonction de critères de copinage »

Voyez un peu de quoi peut dépendre notre santé ! De ripoux encore en liberté, et qui plus est perçoivent encore leurs indemnités de ministres ou de députés ! Ne lâchons rien, c’est loin d’être fini !

Article entier sur Mediapart (pour les abonnés sans doute. Mais si vous ne l’êtes pas qu’attendez-vous ? Qu’on ferme les chaînes publiques comme en Grèce ?)

http://www.mediapart.fr/journal/france/110613/affaire-cahuzac-la-piste-de-la-corruption

Sur l’écran noir de la Grèce

Extrait d’un des derniers billets d’humeur de Daniel Schneidermann

Un gouvernement européen, sous pression de la Troïka, envoie sa police fermer les émetteurs de la télé publique. Et que dit, que fait l’Europe ? Elle prend acte. Elle détourne les yeux. Elle regarde ailleurs. Elle prend bien soin de préciser qu’elle n’y est pour rien, strictement pour rien.

En France, on n’en est pas à cette monstrueuse indifférence. On s’attriste. On déplore. Les petits cœurs saignent. Pour Aurélie Filippetti, cette fermeture est « un symbole tragique », voire « une tragédie ». Pour Najat Vallaud Belkacem, « une décision triste, évidemment ». Pas un mot de Ayrault, pas un mot de Hollande, pour rappeler que l’on ne ferme pas une station de télévision, et pour sommer la Troïka de sommer le gouvernement grec de déchirer son décret.

Jean Quatremer, correspondant à vie de Libération à Bruxelles, cite le quotidien Kathimerini : «Le premier ministre a lancé un message fort à l’intérieur et à l’extérieur du pays, montrant sa détermination à promouvoir les réformes indépendamment des réactions de l’opposition et quel qu’en soit le coût politique». A qui appartient le journal Kathimerini ? A l’armateur Alafouzos, qui possède également la chaîne privée Skai, laquelle chaîne n’aura sans doute pas à se plaindre de la disparition de la télé publique.

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Tache d’huile en Italie : le journal Libero suggère de vendre la RAI

« Un exemple grec à suivre, vendons la RAI » titre Libero qui souligne que la télévision publique italienne a terminé l’année 2012 avec un déficit de 224 millions d’euros. Et l’augmentation de la redevance n’a pas suffit à combler les pertes.

En page 3, un autre article revient sur la privatisation réussie de TF1 avec une photo de Jacques Chirac, qui a décidé cette opération en 1987, alors qu’il était Premier ministre.

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Autre suivi sous la plume d’Anne-Sophie Jacques (Arrêt sur Image) : Les émetteurs n’émettent plus depuis lundi 23 heures, mais les journalistes n’ont cessé de couvrir l’information avec les moyens du bord. On peut suivre la rédaction sur différents canaux et notamment sur Internet.

« Les programmes sont toujours envoyés dans les tuyaux » me dit Valia Kaimaki, journaliste radio à l’ERT. « On continue d’informer ! » En effet, les journalistes sont toujours présents dans les locaux, les studios chauffent, les caméras tournent. Seuls les émetteurs ont été neutralisés, coupant au passage huit autres chaînes dont BBC World, Deutsche Welle et TV5 comme le raconte ce site belge.

La résistance s’organise

Côté émetteur enfin, une antenne pirate aurait été bricolée dans le nord d’Athènes pour arroser les récepteurs du coin. Mais impossible de confirmer cette information. Cela dit, la télé et la radio ont su trouver d’autres refuges.

Premier refuge : le canal local 902 qui appartient au Parti communiste (KKE). Dès l’annonce de l’arrêt de la transmission d’ERT, ce canal a pris le relais. (…) Un canal disponible à tous ceux qui ont la télévision numérique, soit une grande majorité de Grecs.

Deuxième refuge : le site pirate. Je n’en retrouve pas la trace mais il est évoqué par Maria Malagardis, journaliste de Libération, qui évoque « l’ironie du destin : hier soir, pour s’adresser aux citoyens grecs et justifier sa décision brutale d’interrompre en quelques heures et pour toujours les programmes de la télévision publique grecque, le Premier ministre, Antonis Samaras, n’a eu d’autre solution que de passer par… le site «pirate» de ERT, l’entreprise qu’il venait de décapiter. Car, en solidarité avec les employés des chaînes défuntes du public, ceux des télés privées faisaient hier la grève de l’info. C’est donc affublé, à droite de l’écran, d’un petit sigle «ert.gr» qu’Antonis Samaras a expliqué tout le mal qu’il pensait de la désormais «ex»-télévision grecque« . Hier encore, on pouvait suivre ERT sur le site zougl@.

Troisième refuge : le site d’EBU (European Broadcasting Union). Sur la page de cette association de radiodiffuseurs européens, on peut regarder en direct les journalistes qui continuent de couvrir l’information, à commencer par la manifestation rassemblée devant les locaux de la télévision.

Pour Christophe Deloire, patron de Reporters sans frontières (RSF) : « La Grèce est passée en peu de temps de la 35e à la 84e place sur 179 pays. Question liberté de la presse, le pays est en gros au niveau de la Bulgarie »

Article intégral et suivi : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5913

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Mediapart organise, mardi 18 juin à 20 heures, à Paris, une grande réunion publique de soutien aux citoyens grecs, après la fermeture brutale de leurs télés et radios publiques.

A cette occasion, Edwy Plenel, pour Mediapart, lancera un Appel citoyen pour l’Europe de la culture et de la liberté d’information.

Le programme complet et détaillé vous sera communiqué avant lundi 17 juin. L’entrée est gratuite. Venez nombreux !

RSVP : invitations@mediapart.fr

Théâtre du Châtelet
1, place du Châtelet
75001 Paris

Gaz de schiste_suivi

Les entreprises qui préconisent le recours aux gaz de schiste demandent « un infléchissement de la position française » afin « d’éviter de faire prendre de nouvelles années de retard à notre pays ».

Les revenus tirés de ces forages pourraient servir, disent les mêmes, à financer une politique énergétique « compétitive et écologique ». Les ONG ont vivement protesté contre ce passage, rédigé à la demande du Merdef. Pour avancer dans la compréhension du débat, nous laissons aujourd’hui la parole à Jean-Paul Chanteguet, député PS de l’Indre et président de la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale.

 06.06.2013, Communiqué de presse de M. Jean-Paul Chanteguet

jean paul chanteguet

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a publié ce jeudi 6 juin un rapport d’étape sur « les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels », qui concerne principalement le gaz de schiste.

Les propositions de ce rapport, visent à relancer un débat tranché par le gouvernement et le parlement, qui ont interdit la fracturation hydraulique, seule méthode capable d’extraire de la roche mère le gaz de schiste

Les arguments avancés par l’OPECST n’apportent aucun élément nouveau susceptible de revenir sur les choix opérés. Ils font également état d’affirmations profondément contestables concernant les avantages à explorer et exploiter le gaz de schiste.

  La création de 100 000 emplois avancée par le cabinet privé SIA Conseil donnerait la mesure de l’enjeu économique. Le chiffre attire évidemment l’attention en cette période de chômage massif. Il donne malheureusement de faux espoirs.

L’expérience américaine démontre qu’une fois le puits mis en place, il faut moins d’une personne pour le faire fonctionner. Seule la course éperdue, qui a conduit à creuser 500 000 puits aux Etats-Unis en huit ans, a permis de renouveler les emplois. Ce qui n’est pas réalisable en France, étant donné l’occupation de notre espace géographique et notre densité de population.

La compétitivité de notre industrie serait relancée grâce à la baisse du prix du gaz. Là encore comparaison n’est pas raison. Le marché américain, qui fixe un prix en fonction de l’offre et de la demande sur le court terme, permet des baisses considérables.

Le marché européen, basé sur des contrats à long terme, indexe le prix du gaz sur celui du pétrole et l’aligne toujours sur le prix le plus élevé, de façon à permettre de couvrir les couts du gaz importé. Ni les ménages ni les entreprises n’ont donc à attendre de baisse du prix. Sur le long terme, même les États-Unis risquent de vivre l’éclatement d’une bulle. Les rendements sont si décroissants que des compagnies gazières, telles que Chesapeake Energy Corp jugent le prix insoutenable et que le PDG d’Exxon affirmait en juin dernier : « Nous perdons tous nos chemises. Nous ne faisons pas d’argent. Tous les signaux sont au rouge. »

  Une exploration des gaz de schiste respectueuse de l’environnement serait possible, puisque « la fracturation peut se concevoir uniquement avec des produits de type ménager et/ou d’usage alimentaire ».

Pourtant cette technique de production utilise aujourd’hui 750 composés chimiques, dont 29 ont été reconnus cancérigènes et à risque pour la santé humaine, auxquels il faut ajouter l’arsenic et les éléments radioactifs qui remontent des couches fracturées vers la surface. La captation de la ressource en eau (20 millions de litres par puits) provoque des conflits d’usage entre l’industrie pétrolière, les citoyens et les agriculteurs.

Enfin la noria de camions (un millier de trajets par puits) pour transporter le matériel, l’eau et le gaz provoque des nuisances sonores, oblige à un lourd entretien des routes et entraine l’artificialisation de territoires naturels et la destruction d’écosystèmes.

  Le gaz de schiste français devrait pouvoir se substituer aux couteuses importations d’énergie fossile, poursuivent les rapporteurs, qui prennent pour acquis que les ressources mondiales sont très importantes.

Pourtant la Pologne, qui a fondé sa décision d’exploration sur la base des estimations des agences américaine et internationale, a dû rapidement déchanter. Sur les 43 puits creusés, seuls 12 ont produit du gaz, provoquant le retrait de deux compagnies américaines du territoire polonais.

Si l’on ne sait donc pas ce que recèle notre sous-sol, il convient de l’estimer, défendent les rapporteurs. Ils proposent pour ce faire, d’utiliser la « sismique », une technologie non invasive basée sur le principe de l’échographie. Pour être non destructrice, cette technique est également purement indicative et destinée en fait à ouvrir la porte à « quelques dizaines de fracturations » qui seules donneraient de réels renseignements.

  La réforme du code minier devrait faire bénéficier les propriétaires du sol de l’exploitation des ressources du sous-sol, proposent les rapporteurs, afin de créer un intérêt local à l’exploitation. Non seulement ce code doit au contraire maintenir l’Etat dans son rôle d’arbitre de l’intérêt public, qui n’est pas la somme de quelques intérêts privés mais sa réforme doit conduire à une meilleure défense de l’environnement, à laquelle nous oblige de toute façon le renforcement du droit européen (directives eau, sol, Reach).

  Enfin les rapporteurs proposent de financer les énergies renouvelables grâce aux « éventuelles retombées financières du gaz de schiste ».

L’existence de ces retombées reste à prouver, surtout après le paiement de toutes les externalités négatives, qui ne sont considérées à aucun moment dans ce rapport.

Par ailleurs l’empreinte carbone du gaz de schiste est équivalente à celle du charbon à travers ses émissions de gaz carbonique et de méthane. Son exploitation ne ferait au contraire que retarder le passage à l’énergie du futur, en s’obstinant dans une voie du passé et en exploitant à des couts toujours croissants pour le climat, l’environnement et la santé les dernières ressources fossiles disponibles.

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En complément de « Promise Land » récemment projeté dans les salles, Sémaphores remet en avant le reportage « Gasland » pour ceux qui ne l’auraient pas vu.

Gasland est une enquête troublante sur la ruée vers le gaz de schiste aux États-Unis, qui dénonce les conséquences sur l’environnement et sur la santé du forage de cette forme de gaz naturel.

La fracturation hydraulique est un procédé employé par les sociétés de forage.
Il semble que cette technique ne soit pas sans danger.
Les citoyens rencontrés témoignent de plusieurs incidents : eau du robinet inflammable, nappes phréatiques polluées, morbidité animale, et symptômes physiologiques importants.

Aujourd’hui, plusieurs Américains militent pour l’adoption d’une loi qui imposerait des règles et des contrôles aux entreprises gazières et pétrolières.
Mais le débat ne fait que commencer, alors que le gaz naturel est perçu comme un premier pas vers l’indépendance énergétique.

Si cette video ne fonctionnait pas bien dans nos pages, retrouvez-là ici : http://nemesistv.info/video/472WM2UH8O42/gasland-vf-voyage-au-pays-du-gaz-de-schiste#

des nouvelles de Fukushima

Du césium dans l’eau souterraine à Fukushima

Tepco, l’exploitant de la centrale de Fukushima, a découvert du césium radioactif dans l’eau souterraine sur le site de l’installation. L’opérateur avait initialement annoncé que cette eau était très peu contaminée, et exempte de césium. Tepco projetait de pomper l’eau pour la rejeter dans l’océan. De nouvelles mesures plus précises ont montré la présence d’un faible niveau de césium (0,61 becquerel par litre). Bien que cette contamination reste modérée, la nouvelle erreur de Tepco a provoqué la fureur des pêcheurs, qui s’opposent au projet de rejet de l’eau dans l’océan. L’eau du sous-sol continue de s’infiltrer dans les bâtiments de la centrale, déjà submergés d’eau contaminée. Le pompage à l’extérieur reste pour l’instant la seule solution connue pour contrôler cette quantité d’eau de plus en plus ingérable.

La piscine de Fukushima fait trembler le monde

« Si le bassin du réacteur numéro quatre devait s’effondrer, les émissions de matière radioactive seraient énormes : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe nucléaire de Hiroshima. »

Ces propos d’un spécialiste japonais font froid dans le dos. Rapportés par Le Nouvel Observateur, ils font écho à plusieurs articles parus ces derniers jours après le cri d’alarme lancé par des scientifiques.

Cette piscine couverte d’une simple bâche plastique contient 1500 barres de combustible nucléaire. Soit 264 tonnes. Le « pire legs de la catastrophe du 11 mars 2011 », assure Le Figaro, citant des experts.

Le bassin en question fait onze mètres de profondeur. Juché à trente mètre du sol sur le bâtiment très abîmé du réacteur 4, il sert à refroidir le combustible issu de la fission nucléaire avant son retraitement. Tepco, l’opérateur de la centrale, assure avoir renforcé le bâtiment qui le supporte. Et ne prévoit pas de commencer à retirer les barres avant l’an prochain.

Tchernobyl fois dix

A ce stade, la piscine reste pleine d’eau. Environ un million de litres. Mais un nouveau séisme, un second tsunami, une violente tornade changeraient la donne.

A l’air libre, les barres chaufferaient sans pouvoir être freinées. Elles dégageraient dans l’atmosphère au moins dix fois plus de radioactivité qu’après Tchernobyl, selon les scientifiques.

D’autant plus inquiétant que cet été, les choses ont failli mal tourner. Le système de refroidissement tombé en panne, l’eau a commencé à chauffer, indique La Libre Belgique. Elle aurait pu bouillir et disparaître. Heureusement, la situation a pu être rétablie.

source principale : http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/fukushima-la-catastrophe-en-cours-38226

Par ailleurs, le réseau Sortir du Nucléaire conseille de faire tourner la vidéo suivante. Elle concerne le retraitement des déchets nucléaires, un sujet important et cependant pas assez débattu dans l’opinion publique. Par manque d’info ?

chansons_de Stromae à la Parisienne Libérée

Double glane cette semaine dans notre série des coups de cœur musicaux. D’abord avec le jeune chanteur belge Stromae (si le nom vous étonne dites-le en verlan et vous aurez un Maestro), puis avec la dernière création de La Parisienne Libérée, bien connue des abonnés de Mediapart.

Stromae nous avait déjà étonnés avec son clip de « Papaoutai », il poursuit son chemin et nous étonne encore avec son dernier titre « Formidable« .

Pour la petite histoire : Le 22 mai 2013, une vidéo amateur est publiée sur YouTube montrant le chanteur apparemment ivre près d’un arrêt de tram21. Cette vidéo crée un buzz d’enfer et, deux jours plus tard, il interprète son nouveau titre « Formidable » à la fin de l’émission Ce soir ou jamais ! sur France 2.

Quelques jours plus tard sort le clip de la chanson dans laquelle il interprète un homme ivre qui a rompu avec sa copine. Le clip a entièrement été tourné dans la rue, aux abords de l’arrêt de tramway de l’avenue Louise, en caméra cachée. Trois jours après sa publication, le clip est déjà visionné trois millions de fois, record absolu pour un artiste belge et opération marketing réussie. Reste une chanson dont chacun peut apprécier si elle est formidable ou pas, mais difficile de ne pas voir une interprétation « formidable », chapeau l’artiste, dont certains voient en lui d’inévitables (parce qu’il est belge) accents de Jacques Brel.

on passe en plein écran et on monte le son…

La version chez Taddéi pour Ce soir ou jamais du 23 mai 2013


stromae-cesoiroujamais par asi

le clip officiel est ici : http://www.dailymotion.com/video/x10abe2_stromae-formidable-ceci-n-est-pas-une-lec-on_music

notre deuxième glane sémaphorien de la semaine :

La Parisienne Libérée chante la Troïkatastrophe : « Austerity kills »

Cette semaine, la Parisienne Libérée chante (en français, anglais et espagnol !) l’interminable tunnel de l’austérité et la nécessité d’organiser une résistance européenne aux politiques antisociales conduites par la Troïka.


AUSTERITY KILLS [Troïkatastrophe] – la… par Mediapart

AUSTERITY KILLS [Troïkatastrophe]
Paroles et musique : la Parisienne Libérée

Troika, catastrophe (ter)
Troikatastrophe

Une bombe de peinture rose contre un uniforme noir, le soldat prend la pose et arme son crachoir. Les yeux arrosés de gaz les gens pleurent tout autour, des robots les écrasent, ça fait peur. C’est fait pour. La austeridad mata cada día, l’austérité tue tous les jours, every day, austerity kills.

Austerity kills (ter)
Il faut résister, contester, refuser, s’opposer, s’insurger, c’est urgent.
Troika, catastrophe (ter)
Troikatastrophe

Clément Méric, les jours d’après…_suivi

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Le fascisme serait-il comme la phynance ? Il n’aurait pas de nom, pas de visage ?

Pas du tout. Et si seuls quelques noms phares sont livrés aux médias (Ayoub, Gabriac…) d’autres ne font pas moins l’objet d’un suivi. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site Réflexe, véritable observatoire antifasciste :

http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article498

la nébuleuse des droites extrêmes

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Ils boivent leur bière dans le même bar, mais c’est le hasard

Marine Le Pen, Serge Ayoub, Robert Ménard, la triplette angélique.

Marine Le Pen refuse tout amalgame entre le Front national et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) dont des membres sont suspectés d’avoir tué Clément Méric.

Si Serge Ayoub (dit Batskin à cause de sa maîtrise des battes de base-ball), le leader des JNR a rencontré Marine Le Pen en 2010 et s’il a tracté sur le marché d’Hénin-Beaumont en 2012, ce n’était pas pour soutenir la candidate du FN, mais une autre candidate… qui se présentait ailleurs. Si, si !

Robert Ménard, candidat aux municipales à Béziers, n’est ni au FN, ni aux JNR. La preuve : Marine Le Pen soutient sa candidature et il a fait une conférence le 15 mai, dans un bar qui s’appelle le Local, où Marine Le Pen a été vue en 2008. Ce bar, où trônent un portrait de Le Pen et des affiches de Dieudonné, appartient à Serge Ayoub qui veut mettre-là en « synergie » l’extrême-droite parisienne.

Bref, Marine Le Pen, Serge Ayoub, Robert Ménard se connaissent à peine mais quand l’un a envie de se siffler une mousse, il pousse la porte du premier bar aperçu et oh ! surprise, qui vois-je ?

Et quand un jeune homme meurt d’un coup de poing américain, les trois, sans se concerter, pareils à des horloges qui donnent la même heure sans s’être préalablement réunies, dénoncent l’amalgame, dégagent toute responsabilité.

Et nos médias de continuer à marteler que tout ce qui est idéaliste, altruiste, généreux, socialiste, anarchiste, militant du Front de Gauche, du NPA , c’est-à-dire moins centriste que le parti Solférien, tout ce qui se situe dans le vaste champ abandonné par les usurpateurs du nom de Jaurès, est en fait d’extrême gauche, une sorte de reflet du FN (et de sa nébuleuse) dans un miroir.

Et tant que le mensonge est entretenu, l’omelette politique est préservée en son milieu gras et bombé, alléchant sous son étiquette UMPS, hydre à deux têtes dont l’une banalise les thèses de Marine Le Pen (en vue de fornications électorales hors mariage officiel avec le FN) et l’autre l’instrumentalise (en vue de la castration appelée « vote utile » de l’électorat ) tout en diabolisant Jean-Luc Mélenchon.

Demandez-vous pourquoi Clément Méric est mort hier et combien mourront demain.

Vincent Moret.

lien pour lire cet article in situ, et l’occasion de découvrir d’autres articles de Vincent Moret : http://www.legrandsoir.info/marine-le-pen-serge-ayoub-robert-menard-la-triplette-angelique.html

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une minute de silence

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extrait d’un billet de JL Mélenchon diffusé par le Front de Gauche.

Les heures qui ont passé depuis l’assassinat de Clément Méric ont été sidérantes. En moins d’une journée la caste médiatique a réussi a monter un barrage défensif formidable au service des Le Pen et de l’extrême droite. D’abord aucune enquête ni question gênante aux Le Pen sur leurs liens avec les groupes violents. Silence total sur les liens personnels du chef des JNR avec Marine Le Pen elle-même. Silence total sur le lien entre le suicidé de Notre Dame amplement célébré la semaine dernière par Marine Le Pen et les groupes de la prétendue « jeunesse nationaliste révolutionnaire ».

Deuxième volet de la manœuvre : dès le lendemain matin du meurtre, Christophe barbier le médiacrate de « l’Express » qui court derrière le lectorat FN, commence la petite musique « est-ce que Jean Luc Mélenchon n’est pas aussi responsable par sa violence verbale ». Argument copie conforme de ce que dira aussi le chef des JNR ! J’ai donc été immédiatement personnellement ciblé. Je vous demande de comprendre que cela est sérieux. Ceux qui le font savent comment cela pourrait finir. Peut-être le souhaitent-ils. En tous cas à partir des premières prises de positions des gros bonnets médiacrâtes l’argumentaire a été répété en boucle. Ce fut l’exercice stéréotypé de renvoi dos à dos des « extrêmes » qui durera toute la journée dans le but de diluer la signification politique du meurtre.

Diminuer le sens du meurtre et mettre à l’abri moral le FN c’est aussi le sens de ces prétendues « enquêtes journalistiques » pour faire aboutir à la conclusion que les faits qui ont conduits à la mort de Clément Méric sont « embrouillés ». Au point que certains évoquent la responsabilité des « anti fa » dans la mort de leur camarade ! Une honte déshonorante pour leurs auteurs à supposer qu’ils aient une conscience morale. L’opération va culminer avec les « reportages » sur la manifestation place Saint Michel. Quel meilleur moyen de donner au meurtre une couleur de « faits divers » que de noyer le poisson dans la querelle à propos de « récupération politique ». Ben voyons ! Le meurtre d’un jeune « anti fa » par des skins ce ne serait pas un fait politique. Toute une série de perroquets médiatiques vont donc ânonner cet « angle » pour polariser le comportement des jeunes « anti fa » sur ce point et refermer le piège de la banalisation du meurtre. En réalité, sous prétexte de question sur la « récupération politique » c’est une manipulation de première grandeur qui est réalisée. Il est important de se souvenir du nom de ceux et celles qui ont participé à cette manœuvre dans la sphère médiatique.(…)

En ce qui concerne le Parti de gauche les provocations contre lui n’auront pas cessé de la journée. Notre parti a pris en main l’organisation des premiers rassemblements. Dans le même temps le syndicat sud et les « anti fa » encadrait la manifestation sur le lieu du meurtre. De ce seul fait, ensemble, nous avons fait échouer quelques petites manœuvres d’infiltrations et de provocations. Nous avons estimé que c’était la bonne façon de faire dans l’urgence. Trop de grouillements suspects se discernaient déjà. Quel cadeau cela aurait été pour les médiacrâtes que des bagarres spontanées ou des violences éparpillées permettant de renvoyer dos à dos les extrêmes sur la base de violences confuses…

(…)

Ce matin la musique éditoriale s’efforçait de montrer les rassemblements contre l’assassinat de Clément Méric comme des lieux anti-politiques. La preuve en serait le mauvais accueil réservé à Anne Hidalgo et NKM. Et jusqu’à mon silence sur place fut interprété de la même façon. Je n’entre pas dans le décryptage de cet épisode. Je veux simplement vous mettre en alerte chers lecteurs. Les groupuscules violents d’extrême droite agissent de façon violente depuis des mois et des mois au vu et au su de tous. Sur le terrain nos amis y sont confrontés de toutes les façons possibles. L’attitude actuelle des médias et des renvoyeurs dos à dos sont un encouragement considérable pour les violents. On peut même parler d’une mise en condition délibérée. Comme l’est la présence sur tous les plateaux de télé de Serge Ayoub le chef des JNR. Il faut donc s’attendre à une escalade de la violence de l’extrême droite qui se sait protégée et encouragée. Cette escalade est d’autant plus probable que les groupuscules sont en compétition les uns avec les autres et multiplient les coups de publicité destinés attirer vers eux les excités qu’ils doivent se partager. Nous devons de notre côté ni céder aux paniques espérées ni aux provocations organisées. Et ne faire aucune confiance à la parole médiatique.

L’antifascisme n’est pas un extrémisme

L’antifascisme est un combat dont la nécessité est vitale pour notre société.

 

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la Barjot avait promis du sang… il est là !

Le mercredi 5 juin 2013, en sortant d’un magasin de vêtements, près de la gare Saint-Lazare, Clément Méric, jeune syndicaliste âgé de 18 ans et militant antifasciste a été battu à mort par des membres de l’extrême droite radicale. Venu de Brest pour ses études à Sciences Po, il a été victime du contexte de violences d’extrême droite qui s’est développé ces derniers mois. Il est décédé des suites de ses blessures, dans la nuit, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches auxquels nous exprimons toute notre solidarité.

Ses ami-e-s et camarades.

 

Communiqué du Front de gauche:

Clément Méric, antifasciste, étudiant de Sciences Po où il militait au syndicat Sud a été tué hier en plein Paris par un groupe de militants d’extrême droite manifestement du Groupe JNR (Jeune Nationaliste Révolutionnaire).

Violemment frappé au sol il a été déclaré en état de mort cérébrale à l’hôpital Salpêtrière.

Le Front de Gauche est triste et en colère devant le meurtre politique de ce jeune de 18 ans. Il adresse ses condoléances à sa famille et ses camarades.

Le Front de Gauche s’adresse au Ministre de l’intérieur pour que les forces de police retrouvent rapidement les responsables de cet assassinat. Le FDG exige la dissolution des Groupes d’extrême droite qui multiplient les actes de violence et affichent avec de moins en moins de retenue la haine raciale et leurs convictions fascistes à Paris et à travers le pays depuis plusieurs semaines. Nous dénonçons le climat malsain qui voit la banalisation des idées d’extrême droite jusqu’au renvoi dos à dos de partis se réclamant de cette famille politique avec des forces démocratiques et antiracistes.

Le Front de Gauche soutient le rassemblement initié par les étudiants de sciences po en hommage à leur camarade à 12 h. (Éric Coquerel, secrétaire national s’y rendra pour le Parti de Gauche)

Nous appelons également ce jeudi 6 juin à 18h30 Place St Michel à un rassemblement unitaire le plus large possible pour dire notre horreur face à ce crime odieux et exiger la dissolution des groupes d’extrême droite responsables de la mort de Clément

RASSEMBLEMENT   CE SOIR 

18H CARRE D’ART  de  NÎMES

Pas de fascistes dans nos rues

Communiqué de presse de la fédération SUD PTT

Cette agression sauvage, qui fait suite à d’autres faits ces dernières semaines (un syndicaliste en vacances agressé en Dordogne, des agressions homophobes nombreuses,… ) renoue avec les pratiques violentes de l’extrême-droite. Elles se multiplient comme si une digue était rompue. La campagne haineuse de l’UMP lors du débat sur le mariage pour tous, la collusion et la complaisance de la droite avec toutes les composantes nauséabondes, du Front National aux groupes néo-nazis, sont responsables de cette violence qui aujourd’hui a libre court sur l’ensemble du territoire.

SUD PTT rappelle qu’il a toujours été attaché au combat anti faciste hier aujourd’hui et demain. Il sera toujours aux côtés de celles et ceux qui luttent contre ces idées d’exclusion et de haine. SUD PTT appelle ses militant-es à la plus grande vigilance. Nous appelons à la mobilisation partout où nous sommes présent-es et à organiser des rassemblements pour dénoncer cet acte infâme afin d’exprimer notre refus des idées d’extrême-droite.

Notamment, nous serons présents à Paris à 17h aujourd’hui 6 juin au passage du Havre Métro Havre Caumartin et à Saint Michel à 18 H 30.

Ce crime ne devra pas rester impuni.

communiqué SOLIDAIRES

Sa perte nous accable. Notre douleur et notre colère sont encore aggravées par la certitude que nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui, militant-e-s antifacistes, personnes exposées à l’homophobie et/ou au racisme, auraient pu et peuvent encore en être victimes.

Aujourd’hui, toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches et à ses camarades de Solidaires Etudiant-e-s à qui nous exprimons toute notre solidarité.

Cet acte odieux est inséparable de la multiplication des agressions racistes, homophobes par des militants d’extrême droite ces derniers mois et de l’installation d’un climat de haine entretenu par des discours politiques stigmatisant qui ne sont pas l’exclusivité du Front national et des groupuscules fascistes..

Au-delà des suites policières et judiciaires, l’heure est au renforcement de la mobilisation antifasciste. Avec Solidaires Etudiant-e-s, l’Union syndicale Solidaires appelle toutes celles et ceux qui condamnent cet acte odieux et refusent de laisser s’installer la vermine d’extrême droite à participer massivement aux nombreux rassemblements organisés aujourd’hui et dans les jours qui viennent, à Paris et dans les départements, notamment à celui de ce soir jeudi 6 juin à partir de 17 h devant le passage du Havre, métro Saint Lazare et à rejoindre ensuite celui de Saint Michel à 18 H 30.

Paris le 6 juin 2013.

communiqué EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS

EELV, bouleversé par ce meurtre ignoble, adresse ses condoléances aux proches de la victime. Il faut désormais que les auteurs de ce crime soient rapidement interpellés pour répondre devant la justice de leur acte.

EELV demande la dissolution immédiate des groupes d’extrême-droite impliqués dans ce meurtre.

EELV appelle à la plus grande mobilisation face à la résurgence des groupes d’extrême-droite qui n’hésitent plus désormais à passer à l’acte avec une violence extrême. Qu’ils sachent que leur haine restera vaine et que les démocrates ne se laisseront jamais intimider par ces pratiques barbares.

Il est grand temps que celles et ceux qui ont récemment entretenus des discours de haine et de violence s’interrogent en conscience sur les conséquences que leur propos peuvent avoir sur les esprits dérangés de fanatiques violents.

EELV appelle aux rassemblements organisés ce jour, notamment à 17h, passage du Havre, sur les lieux de l’agression, et  à 18h30, Place Saint Michel à Paris.

Elise LOWY, Porte-parole

Télé-manip, censure et… résistances

La censure, « cette chienne au front bas qui suit tous les pouvoirs » selon Hugo, n’en finit pas de sévir ces derniers temps, et génère une presse de plus en plus délirante.  Dans notre fil d’actu du 27 mai au 03 juin, nous avions signalé que la chaîne D8 avait censuré dans son replay l’intervention  d’une intermittente sur le plateau de l’émission d’abrutissement « Touche pas à mon poste ». La chaîne n’avait pas apprécié l’intervention de la jeune femme, dont on apprend qu’elle a voulu profiter de la présence de Mélenchon sur le plateau pour prendre son courage à deux mains. (dixit elle-même)

Ceux qui n’avaient pas suivi l’émission et pensaient la découvrir en replay, ne peuvent donc pas se rendre compte qu’en fait ce sont deux séquences qui ont été supprimées. La première est celle de l’intermittente, et la seconde la réponse de JL Mélenchon à qui les animateurs demandaient de commenter ce que signifiait pour lui cette intervention. Mais vu que la séquence a été supprimée, ça permet à des journalistes comme Bruno-Roger Petit, chroniqueur (groupe Nouvel Obs), de reprocher à Mélenchon son silence :  « Le politique, dit-il, confrontée à un drame social et humain, en direct, sur un plateau de télévision, ne peut rien contre la télévision de l’émotion et du divertissement, qu’il en subit les us et coutumes, règles et lois, fût-il Jean-Luc Mélenchon, dénonciateur des travers du système dont il est pour un soir l’acteur objectivement complice. »

L’article inutile de B-R Petit est ici : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/879528-une-intermittente-interrompt-hanouna-sur-d8-pourquoi-melenchon-reste-t-il-silencieux.html

sinon voici de quoi était fait le prétendu silence de Méluche.

melenchon_TPMP par asi

Pour info, l’intermittente (qui se nomme Tissier) a aussi déclaré qu’elle avait appris mi-avril qu’elle ne toucherait plus la même somme qu’auparavant. La faute à un changement de convention collective. « J’ai subi une baisse de salaire à partir de mai de 22 %. Je l’ai appris seulement quinze jours avant de façon informelle. Quand j’ai demandé à mon directeur technique de pouvoir négocier avec la DRH, il m’a ri au nez et m’a dit : “ici on ne négocie pas. C’est à prendre ou à laisser« .

Et dire qu’on croit toujours que la dictature ne s’exerce que chez les autres… En Chine, par exemple. Ce qui n’est pas toujours faux. Nous avons tous en tête l’image de cet homme arrêtant seul une colonne de chars lors de la répression à Tiananmen le 4 juin 1989.

Pour le 24ème anniversaire de cette répression que les chinois ne sont pas près d’oublier, les autorités ont rigoureusement interdit de republier cette image quel qu’en soit le support, donc Internet compris. Il leur reste à comprendre qu’il n’est pas si facile de contrôler les internautes, à preuve le contournement de cette censure si l’on en juge le fleurissement d’idées des citoyens qui se défendent. Photo interdite ? Ok ! Mais c’est plus délicat d’interdire les dessins animés, les Légo et les canards de baignoire…

 

Gardarem lou Pagnol !_ suivi d’actu

*=*=*=*=*=*=* Aux lecteurs qui prennent en route : nous avons regroupé ici toutes les infos relatives au problème de la gestion et du devenir du cinéma Marcel Pagnol d’Aigues-Mortes. Cet article sera remis en avant à chaque évolution de la situation.*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=

dimmanche 14 juillet 2013

mails reçus à Sémaphores à l’attention de ceux qui luttent à Aigues Mortes

 » 210000 entrées, ils ont peur de rien à la mairie d’Aigues Mortes même pas du ridicule !!! Le « savoir-faire » de Culturespaces-Suez se passe de tout commentaire. Continuez votre combat. »  Jean-Michel R.

« Ne lâchez rien, vous menez le vrai combat pour conserver à Aigues-Mortes une indépendance culturelle, qu’il ne faut jamais laisser entre les mains d’industriels prêts à tout « marchandiser », en se réservant le droit de laisser l’ardoise à la collectivité, si la rentabilité n’est pas suffisante à leur goût. Comment une mairie « socialiste » peut-elle se conduire ainsi, alors qu’elle doit soutenir tous ces bénévoles et responsables associatifs, qui pendant vingt ans ont fait vivre une culture ouverte à tous à Aigues-Mortes. »  Jacques C.

Dimanche 30 juin 2013

Ouvrir et Lire ici le tract informatif diffusé par M ; le maire Cédric BONATO :info du maire

Réponse du Collectif Gardarem lou Pagnol

Les mauvais comptes de la mairie – les dessous d’une convention

La commune diffuse un tract qui accumule les contre-vérités et dissimule les coûts réels et les risques financiers de la privatisation du cinéma Marcel Pagnol.

Le cinéma n’est pas menacé : la fréquentation du cinéma Marcel Pagnol est stable. Le budget de l’association AGEPT est équilibré et bénéficiaire en 2012. « Entre 1999 et 2008, le nombre de cinémas dans les villes de moins de 10 000 habitants en France a augmenté, passant de 504 à 514. » (source : CNC, L’évolution de l’économie des salles de cinéma, octobre 2009).

Le cinéma ne coûte pas cher : la commune avance le chiffre invérifiable de 78 224 euros. C’est 0,7% du budget de fonctionnement de la commune. Les communes comparables à la nôtre consacrent 8 à 10% de leur budget à la culture, soit 1 million d’euros (source : Ministère des Finances).

Les 300 000 euros de travaux ne sont pas justifiés : la loi handicap ne concerne pas le cinéma Marcel Pagnol qui possède déjà un accès pour les personnes à mobilité réduite.

Avec Culturespaces, le coût pour la commune va augmenter :

  • La fréquentation touristique de la salle va multiplier par 10 la part des dépenses d’entretien, ménage, eau, électricité, et la dégradation des fauteuils et moquettes, installations et matériels, à la charge de la commune (art. 7.2).
  • Administration, sélection des films, vente des billets : l’association AGEPT mobilise 15 bénévoles, soit l’équivalent de 50 000 euros de frais de personnel. Demain ce sera à la charge de la commune si le cinéma est repris en régie.

Les termes de la convention sont inacceptables :

  • Une redevance annuelle dérisoire de 5 000 euros pour 100 000 billets vendus (= 500 000 euros de chiffre d’affaire) (article 9).
  • Une durée de 15 ans, soit 2 fois et demi le mandat d’une municipalité, et sa prolongation est déjà envisagée (art.7.2)

Quel est donc le « savoir-faire » de Culturespaces-Suez ?

Parmi les 11 sites qui lui ont été confiés on trouve :

  • Théâtre antique d’Orange : le rapport des magistrats indépendants de la Cour des Comptes (2011) détaille la gestion Culturespaces : promesses et engagements non tenus en investissement, fréquentation, tarifs… Comptes-rendus invérifiables, comptes incomplets, frais non justifiés… des créneaux horaires nouveaux ont été nécessaires empiétant sur la programmation de la commune. En cause : baisse de la fréquentation touristique.
  • Site de la bataille de Waterloo : gestion Culturespaces depuis 2004. Ils se retirent en 2013 en exigeant des indemnités. En cause : baisse de la fréquentation touristique.
  • Château de Valençay (Indre) : après 11 ans de gestion, Culturespaces la rend aux communes en 2008. En cause : fréquentation insuffisante.

Et à Aigues-Mortes demain ?

Si la fréquentation touristique est insuffisante la société peut s’en aller au bout de trois ans et tous les investissements, travaux, équipements ou matériels sont remboursés par la commune (article 14.2). Ainsi Culturespaces promet beaucoup (avec des prévisions fantaisistes, 100 000 ? 200 000 entrées ?…) mais si elle ne remplit pas son contrat, tous les risques d’une mauvaise exploitation sont financièrement assumés par la commune.

L’arrivée de Culturespaces-SUEZ enterre pour 15 ans l’espoir d’un projet de développement de la salle du cinéma au service de la culture, du savoir, de la réflexion et de l’animation de la société locale par la rencontre conviviale et le débat.

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Samedi 29 juin

Anne-Marie M. est projectionniste au cinéma Marcel Pagnol. Comme tous les signataires de la pétition et les membres du Collectif « Gardarem lou Pagnol » elle se pose des questions

« Je viens de prendre connaissance de la convention proposée par le maire à l’AGEPT et je trouve inconcevable la rédaction (ponctuée de fautes d’orthographes) si l’on met en parallèle la convention signée par le maire avec Culturespaces (sans faute d’orthographe) cette dernière offre tout à Culturespaces sans restriction, ni menace, alors que celle concernant l’AGEPT est truffée d’interdictions (notamment concernant la diffusion de la culture).

Cette convention nous met, entre autre, en garde sur nos relations avec le voisinage (qui au cours des 25 ans d’exploitation de l’AGEPT ne s’est plaint que de l’insonorisation insuffisante de la salle municipale) etc….

Cette convention est placée sur nos têtes brandissant la menace permanente d’être mis à la porte si nous n’avons pas le comportement souhaité par Monsieur le Maire. On se croirait devant un règlement scolaire expliquant toutes les sanctions qui seront appliquées aux fortes têtes, pouvant aller jusqu’à l’expulsion de l’établissement.

Les Aigues-Mortais ne méritent-ils pas les mêmes égards et la même politesse que ceux témoignés à une société venant implanter son commerce dans la ville ?

Qu’est ce qui autorise le maire à traiter l’Aigues-Mortais avec aussi peu d’égards en bafouant une association (qui depuis sa création n’a eu aucun problème de quelque ordre que ce soit ni avec lesvoisins ni avec les précédentes municipalités gauche ou droite) en lui imposant de ramper à ses pieds et à venir manger dans sa main pour avoir le droit de continuer à exister.

Je suis personnellement outrée d’être traitée ainsi par celui qui est censé nous représenter et non pas nous diminuer.

Les habitants d’Aigues-Mortes ne sont pas des demeurés auxquels on va projeter pendant 15 ans pour leurs faire plaisir, dixit le maire, un film historique de bonne qualité HD, il est peut-être prévu qu’au bout de quelques années on fredonne dans les rues la musique du film (pour rendre notre ville plus authentique) !

Aigues-Mortaise d’adoption et heureuse de l’être je maintiens et signe que notre culture passe par autre chose qu’un film historique en boucle, Monsieur le Maire devra trouver autre chose pour me convaincre. »

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Cinéma Pagnol : Le Maire d’Aigues-Mortes fait le forcing

Le 20 juin, le Maire a adressé un courrier au Président de l’AGEPT pour lui proposer une nouvelle convention.Il l’invite à venir en Mairie le jeudi 27 juin, à 17 h, pour lui faire part de son acceptation ou des demandes de correction de la nouvelle convention.

Le Maire fait le forcing. Il veut mettre en demeure le président de l’Agept de signer une nouvelle conventionqui n’est pas la convention tripartite voté en octobre par le Conseil Municipal…

… C’est dire que toutes les décisions prises sur cet affaire par le Conseil Municipal deviennent caduques…

Le Maire a un besoin impératif d’arriver rapidement devant le conseil municipal en pouvant dire: “ça y est j’ai trouvé un accord avec l’AGEPT”…

Cultuturespaces 15 ans / AGEPT 3 ans.

Cette nouvelle convention entre la Mairie et l’AGEPT, qui n’est que pour 3 ans, remplacera la convention actuelle qui, elle, était reconduite tacitement.

Tout débat politique ou culturel hors projection de film sera interdit.

Il est à noter que, pour financer le numérique, l’AGEPT a recouru à un prêt de 10 ans…. 

Quant à la convention avec Culturespaces c’est un véritable parcours du combattant pour en prendre connaissance.

C’est dire l’importance de la réunion de ce

mercredi 26 juin à 18 h, au cinéma Marcel Pagnol.

Le collectif “Gardarem lou Pagnol” y invite tous les Aigues-Mortais.

Et Sémaphores invite les Graulens et les Saint-Laurentais à se sentir plus concernés et solidaires.

ndlr: tout le reste du dossier se trouve après la balise  Lire la suite

NON à l’Europe Américaine

Vous avez aimé le Traité de Lisbonne, le TSCG, Le Mécanisme Européen de Stabilité ? Alors vous allez adorer le Traité Transatlantique que nous ont concocté dans la plus grande discrétion les décideurs de l’Union européenne et des États-Unis.

Nous ne saurions que conseiller fortement aux agriculteurs, aux créateurs, aux consommateurs, aux salariés de toute profession, à leurs syndicats et associations de s’intéresser de près à un projet extrêmement dangereux pour eux : celui de la mise en place d’un grand marché transatlantique.

Nous aurons l’occasion d’en reparler maintes fois dans les jours qui viennent, tant il ne peut guère y avoir d’info plus importante à diffuser, et tant nous sommes persuadés que les ordres seront donnés aux médias pour ne pas s’y étendre, sauf à parler uniquement de « l’exception culturelle française », manière de bien occulter le reste, à savoir la perte programmée de souveraineté de tous les pays européens en matière économique, culturelle, écologique… La grande braderie est commencée !

Pour commencer à en parler et comprendre le nouveau traité ravageur qui s’annonce, Sémaphores vous propose de consacrer 12 minutes de votre temps à écouter la vidéo suivante.


NON à l’Europe américaine ! par lepartidegauche

Vous pouvez aussi lire un des derniers textes de Martine Billard, sauf si vous attendez depuis longtemps de pouvoir déguster du bœuf aux hormones, du poulet au chlore, de ne planter que des OGM dans votre jardin ou investir dans les gaz de schiste, etc.

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/edito/vous-avez-aime-les-ogm-vous-aimerez-le-poulet-au-chlore-23403