des nouvelles de Fukushima

Du césium dans l’eau souterraine à Fukushima

Tepco, l’exploitant de la centrale de Fukushima, a découvert du césium radioactif dans l’eau souterraine sur le site de l’installation. L’opérateur avait initialement annoncé que cette eau était très peu contaminée, et exempte de césium. Tepco projetait de pomper l’eau pour la rejeter dans l’océan. De nouvelles mesures plus précises ont montré la présence d’un faible niveau de césium (0,61 becquerel par litre). Bien que cette contamination reste modérée, la nouvelle erreur de Tepco a provoqué la fureur des pêcheurs, qui s’opposent au projet de rejet de l’eau dans l’océan. L’eau du sous-sol continue de s’infiltrer dans les bâtiments de la centrale, déjà submergés d’eau contaminée. Le pompage à l’extérieur reste pour l’instant la seule solution connue pour contrôler cette quantité d’eau de plus en plus ingérable.

La piscine de Fukushima fait trembler le monde

« Si le bassin du réacteur numéro quatre devait s’effondrer, les émissions de matière radioactive seraient énormes : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe nucléaire de Hiroshima. »

Ces propos d’un spécialiste japonais font froid dans le dos. Rapportés par Le Nouvel Observateur, ils font écho à plusieurs articles parus ces derniers jours après le cri d’alarme lancé par des scientifiques.

Cette piscine couverte d’une simple bâche plastique contient 1500 barres de combustible nucléaire. Soit 264 tonnes. Le « pire legs de la catastrophe du 11 mars 2011 », assure Le Figaro, citant des experts.

Le bassin en question fait onze mètres de profondeur. Juché à trente mètre du sol sur le bâtiment très abîmé du réacteur 4, il sert à refroidir le combustible issu de la fission nucléaire avant son retraitement. Tepco, l’opérateur de la centrale, assure avoir renforcé le bâtiment qui le supporte. Et ne prévoit pas de commencer à retirer les barres avant l’an prochain.

Tchernobyl fois dix

A ce stade, la piscine reste pleine d’eau. Environ un million de litres. Mais un nouveau séisme, un second tsunami, une violente tornade changeraient la donne.

A l’air libre, les barres chaufferaient sans pouvoir être freinées. Elles dégageraient dans l’atmosphère au moins dix fois plus de radioactivité qu’après Tchernobyl, selon les scientifiques.

D’autant plus inquiétant que cet été, les choses ont failli mal tourner. Le système de refroidissement tombé en panne, l’eau a commencé à chauffer, indique La Libre Belgique. Elle aurait pu bouillir et disparaître. Heureusement, la situation a pu être rétablie.

source principale : http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/fukushima-la-catastrophe-en-cours-38226

Par ailleurs, le réseau Sortir du Nucléaire conseille de faire tourner la vidéo suivante. Elle concerne le retraitement des déchets nucléaires, un sujet important et cependant pas assez débattu dans l’opinion publique. Par manque d’info ?

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