Rentrée littéraire et Mafiascope

Belle rentrée littéraire en vue. Claude Guéant, plutôt sollicité en ce moment, annonce qu’il a en préparation un livre pour la rentrée.

Bernard Tapie qui, lui, est en garde à vue depuis lundi matin (garde à vue prolongée en raison de la qualification de « bande organisée » retenue par les juges), nous promet également un livre qui dira toute la vérité que ces incapables de juges et de journalistes d’investigations n’ont pas été capables de déceler. (à noter que Me Lantourne est lui aussi en garde à vue depuis mardi mais qu’il n’a pas annoncé de livre à la rentrée).

ajout Sémaphores le 28 juin. Finalement le bouquin de Nanard est déjà sorti. Il devait même le présenter hier au journal de 20h, mais c’est lui qui n’était pas sorti de sa garde à vue prolongée. C’est chez Plon, 14,90€, 230 pages, mais on ne conseille à personne de l’acheter, c’est truffé de mensonges auto-justificatifs aujourd’hui démantelés par les dernières investigations de la brigade financière.

 

Entendu hier par la Commission d’enquête de l’Assemblée Nationale, Jérôme Cahuzac a refusé de répondre à la plupart des questions et, pour celles auxquelles il a daigné répondre, il a menti par trois fois. Le menteur est donc resté dans son rôle mais ce n’est pas grave, nous saurons tout de l’exacte vérité dans son livre qui sortira à la rentrée.

Brice et Takk sont sur un bateau

Ziad Takkiedine, ayant peut-être la plume moins facile, n’a pas annoncé d’écrits (on dispose pourtant de pas mal de temps en taule…) mais il a commencé à craquer en reconnaissant sa participation au financement occulte de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur de 1995, grâce aux rétro-commissions provenant de sommes touchées dans le cadre de la signature de contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan. (Pour rappel, l’arrêt de versements des sommes « dûes » a quand même coûté la vie à 11 ingénieurs français).

Dans cette spirale infernale se retrouve aussi François Léotard, qui lui a bien écrit un livre au titre prémonitoire de « Tout ça va mal finir », titre qui reprend une phrase dont il prévenait Nicolas Sarkozy, alors au Budget, ce qui permettait à ce dernier de donner l’accord de création de la société Heine (domiciliée au Luxembourg) qui allait avoir à charge de « gérer » ces magouilles. (Pour rappel, Léotard était ministre de la défense et son collaborateur était Renaud Donnedieu de Vabres).

Mais il ne faudrait pas oublier Nicolas Bazire, alors directeur de cabinet du premier ministre Édouard Balladur et directeur de sa campagne présidentielle, ni Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly puis au ministère du budget de 1994 à 1995. (et nous invitons à relire l’article « Nibar, Nichon et les amis du président » que nous avions rapporté dans ces pages le 8 décembre 2011  )

D’où il découle que si Takkiedine ne ment pas, l’argent de la campagne de Balladur ne provenait pas de la vente de pins et de tee-shirts, et donc Balladur a menti. Et si Roland Dumas, président du Conseil Constitutionnel a déclaré exacts les comptes de campagne, il a menti également. Et si les rétro-commissions n’étaient pas « une fable », Nicolas Sarkozy a donc ajouté une couche de mensonges.

Petit bonus pour qui voudrait encore innocenter Sarkozy dans cette affaire Karachi, voici le lien vers le rapport luxembourgeois qui dévoile le montage et accuse le nabot : http://fr.scribd.com/doc/66653147/Rapport-Lux

Ajoutons par ailleurs que Jean-Pierre Bechter, maire UMP de Corbeil-Essonnes et bras droit du sénateur Serge Dassault, a été placé en garde à vue mercredi 26 juin dans le cadre d’une enquête sur une tentative d’homicide volontaire potentiellement liée à des soupçons de fraude électorale.

Takkiedine, Gaubert et Serge Dassault

Que plane sur le même Serge Dassault des accusations d’achat de votes, de corruption, de blanchiment et d’abus de bien sociaux lors des campagnes municipales de 2008, remportée par lui-même, et de 2010, remportée par Jean-Pierre Bechter. À ce jour il est question de la levée d’immunité parlementaire du sénateur, qui serait (source Libération selon AFP) mercredi 3 juillet.

À suivre, mais l’occasion de dire qu’une autre levée d’immunité est discutée au Parlement Européen, celle de Marine Le Pen.

Si force est de constater que la justice se bouge en ce moment, reste à espérer que ses traitements ne se solderont pas par des simulacres comme ce fut le cas pour Chirac, pour Pasqua… pour tant d’autres dont voici un début de liste, extraits du Mafiascope…

Ndlr : aujourd’hui nous résumons la liste à l’UMP. On dira que c’est parce que nous sommes gentils et dans un bon jour. Nous aurions pu citer 49 noms sous étiquette PS, 4 communistes de l’ancien temps, quelques FN de l’ancien temps aussi, une seule Verte… L’objet de cet article n’étant pas d’abonder dans le « tous pourris », et loin de là car nous savons la probité d’un grand nombre d’élus et cautionnons a priori l’honnêteté de toutes celles et ceux qui n’apparaissent pas dans cette liste et dont l’engagement n’a jamais fait aucun doute à nos yeux. Mais nous comprenons de mieux en mieux cette voix qui monte et qui dit : Que se vayan todos !

La liste est bien évidemment non exhaustive et le choix de publier aujourd’hui les seuls UMP tient à ce qu’ils constituent tout de même un triste record en la matière.

Aeschlimann Manuel  (UMP), avocat,  ancien député- maire d’Asnières (Hauts-de-Seine), 1) 2009 , a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et 4 ans d’inéligibilité pour « atteinte à la liberté d’accès ou à l’égalité des candidats dans les marchés publics » 2) 2011, confirmation de la 1ere instance de 2009 , condamné, vendredi 21 janvier, pour favoritisme à un an d’inéligibilité par la cour d’appel de Versailles.

Agostini Alain (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.

Alduy Jean-Paul (UMP) 1) 2008, élection annulée pour fraude.

Aillaud Thérèse (UMP), Maire de Tarascon 1983 à 2002, condamnée pour détournement de fonds publics (454 000 francs de dépenses personnelles) à 18 mois de prison avec sursis et 5 ans d inéligibilité.

Balkany Patrick (UMP) 1) 2003, condamné pour injure publique et pour diffamation. 2)1999, condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny.

Barrot Jacques (UMP), membre du Conseil Constitutionnel 1) 2000, condamné à 8 mois de prison avec sursis pour le financement occulte du CDS, immédiatement amnistié et nommé commissaire européen à la Justice (malgré sa condamnation antérieure !)

Bazire Nicolas(UMP) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

Bédier Pierre (UMP) Pierre Bédier (UMP) député-maire de Mantes-la-Jolie entre 1995 et 2005, président du Conseil général des Yvelines de 2005 à mai 2009. Condamné en 2006 à 18 mois de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux, Pierre Bédier fait appel de cette décision, l’appel ayant un effet suspensif. Il est réélu président du Conseil général des Yvelines en 2008. Le 20 mai 2009, la Cour de cassation de Paris confirme la condamnation de Pierre Bédier ; il est démis de ses fonctions deux jours plus tard.

Blanc Jacques (UMP) 2009, mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt.

Bozzi Marie-Jeanne (UMP), ex maire de Grosseto Pugna (corse) 1) 2002, condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin.2) 2007, condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale.3) 2009, mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée. Avril 2011, a été assassinée par deux tueurs à moto.

Brun Philippe (UMP) 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux

Buillard Michel (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts

Carignon alain (UMP) ancien ministre, ex maire de Grenoble 1) juillet 1996, condamné par un arrêt définitif de la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Lyon à 5 ans de prison (dont 1 an avec sursis), 5 ans d’inéligibilité, et 400 000 francs d’amende pour corruption, abus de biens sociaux, et subornation de témoins.

Cazenave Richard  (UMP) 1) 1999, condamné pour abus de biens sociaux. 2) 2004, condamné pour recel et complicité d’abus de biens sociaux.

Chabert Henry (UMP) 2002, condamné pour recel d’abus de biens sociaux

Chirac Jacques (UMP) ancien Président de la République, décembre 2011, condamné à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.

Dassault Serge (UMP) 1) 1998, condamné pour corruption. 2) 2010, condamné pour procédure abusive. 3) 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales.

Deleu Olivier (UMP) 1) 2011, mis en examen pour injures et diffamation

Donnedieu de Vabres Renaud (UMP) 1) 2004, condamné pour blanchiment d’argent 2) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

Drut Guy (UMP) 2005, condamné pour avoir bénéficié d’un emploi fictif.

Dugoin Xavier  (UMP) maire de Mennecy en 1989, réélu en 1995, ne put se représenter en 2001. Dans le cadre de la disparition de 1200 bouteilles appartenant à la cave du Conseil général de l’Essonne, il est condamné en 2000 pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêts, à dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis, 100 000 francs d’amendes et deux ans d’inéligibilité. Il est aussi impliqué dans d’autres affaires. Il est réélu maire de Mennecy en 2008. Mieux, il serait aujourd’hui candidat pour succéder à Serge Dassault à la mairie de Corbeil-Essonnes… ce dernier venant d’être déclaré inéligible pour un an après l’invalidation des municipales de mars 2008 par le Conseil d’État.

Ferrand Alain (UMP) 1) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 2)1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale.

Ferrand Joëlle (UMP) 2010, condamnée pour prise illégale d’intérêt et malversations.

Flosse Gaston (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.  Le tribunal correctionnel de Papeete Polynésie, mercredi 16 janvier 2012 la condamné à 5 ans de prison et 83.300 d’amende. (20 minutes)

Forray Gilles (UMP) 2006, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

Fournier Jean-Paul  (UMP) 2009 à 2010, condamné pour prise illégale d’intérêt.

Gaubert Thierry  (proche de l’UMP, ex collaboratdur de Sarkozy) 1) 2008, reconnu coupable d’abus de confiance et d’abus de biens sociaux dans une affaire de détournements de fonds issus du 1% logement, et condamné en 2012  à 10 mois de prison avec sursis et à 10 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Nanterre_2).  Mis en examen à l’automne 2011 pour « recel d’abus de biens sociaux » et « subornation de témoins » dans l’enquête sur le volet financier de l’affaire Karachi et un éventuel financement occulte de la campagne d’Édouard Balladur en 1995.

Gautier-Sauvagnac Denis (UMP) 2008, mis en examen pour blanchiment d’argent. 1) oc_ 2010, condamné par le tribunal correctionnel de St Denis pour « abus de confiance, complicité de détournement de biens publics et travail dissimulé au sein de trois associations subventionnées par la mairie de Sainte Suzanne (île de la Réunion). A écopé d’une peine de deux ans de privation de ses droits civiques – soit deux ans d’inéligibilité – et un an de prison avec sursis.

Gutman Maurice (UMP), 1) 2010, condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans

Habig Michel (UMP) 1) 2006, condamné pour avoir fait incendier 14 caravanes appartenant à des roms installées sur un terrain municipal

Hortefeux Brice (UMP), ancien ministre de l’intérieur, 1) 4 juin 2010, condamné à 750 euros d’amende et 2000 euros de dommages et intérêts pour injure à caractère raciale, après une conversation sur le ton de la plaisanterie, en 2009 à l’université d’été des jeunes UMP à Seignosse, dans les Landes. 2) nov 2012, condamné  à Paris à 5.000 euros d’amende avec sursis et 10.000 euros de dommages et intérêts pour avoir menacé Olivier Morice, avocat de familles de victimes de l’attentat de Karachi, en 2002 au Pakistan.

Jacquat Denis (UMP) 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales.

Joissains Alain (UMP), avocat, ancien maire d’Aix-en-Provence, janv 1983, Le Canard enchaîné révèle qu’il aurait financé une partie de la villa de son beau-père, située sur les hauteurs de Saint-Antonin-sur-Bayon, avec l’argent de la municipalité. il est condamné en appel à deux ans de prison avec sursis pour « recel d’abus de biens sociaux.

Juppé alain (UMP), ex 1er ministre sous Chirac,  actuel maire de Bordeaux , janvier 2004, condamné par le tribunal de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis et d’une peine d’inéligibilité de dix ans dans l’affaire des emplois fictifs du RPR. Constate que, par l’effet de l’article L7 du code électoral, Alain Juppé ne sera pas inscrit sur la liste électorale pendant cinq ans. Rejette la demande d’Alain Juppé de non-inscription de cette condamnation au bulletin n° 2 de son casier judiciaire.

Larrat Gérard (UMP) 1) 2011, condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste. 2) 2011, mis en examen pour complicité d’atteinte à la sincérité du scrutin, complicité de faux administratif et usage et complicité de mana… ouvre frauduleuse tendant à l’exercice irrégulier du vote par procuration, son élection a été annulée.

Leotard Francois (UMP), ancien ministre, 16 février 2004, il est condamné à 10 mois de prison avec sursis pour financement illicite de parti politique et blanchiment d’argent, dans le cadre d’un prêt de 5 millions de francs accordé au Parti républicain par une banque italienne, le Fondo.

Leprince Thierry (UMP), 1) 2007, condamné pour viol sur une mineure.

Longuet Gerard (UMP), ancien ministre, Actuel Sénateur de la Meuse.  1) 1995, il est mis en examen dans l’enquête sur le financement occulte du Parti républicain. Affaire dans laquelle il obtiendra un non-lieu en mars 2010. Gérard Longuet est également renvoyé pour « recel d’abus de crédit » pour la construction de sa villa de Saint-Tropez avant d’être relaxé. En mai 2001, il est placé en garde à vue pour recel de corruption dans l’affaire des marchés publics d’Île-de-France, avant d’être une nouvelle fois relaxé quatre ans plus tard. Mais il pourrait ne pas en finir avec la justice, dans l’enquête sur l’attentat de Karachi, le juge Van Ruymbeke, a obtenu il y a quelques semaines, que l’affaire du financement du Parti républicain soit versée au dossier. Il pourrait y avoir un lien entre les rétro-commissions et le financement de la campagne d’Édouard Balladur, en 1995, alors que Gérard Longuet était à la tête du Parti Républicain.

Mancel Jean-Francois  (UMP) Président du Conseil général de l’Oise de 1985 à 2004 et député depuis 2002. En 2000, il est condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Beauvais (Oise) pour prise illégale d’intérêts dans une affaire mettant en cause ses relations financières avec une société de communication, Euro2C. Il est relaxé en 2001 par la cour d’appel d’Amiens, mais cet arrêt est censuré par la Cour de cassation. En 2005, il est condamné par la cour d’appel de Paris à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. En 2006, la Cour d’appel de Paris annule son inéligibilité, tout en confirmant sa condamnation avec sursis et son amende. Jean-François Mancel est réélu président de la Communauté de communes du Pays de Thelle en 2001 ; il est élu député de l’Oise en 2002 et réélu en 2007 et 2013.

Masdeu-Arus Jacques (UMP) 2006 à 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

Masson Jean-Louis (UMP) 1997, sénateur de la Moselle , condamné pour avoir financé la campagne d’un concurrent afin d’affaiblir sa rivale à droite, injures à l’encontre de son opposant socialiste, le conseiller régional Benoît Marquaille. Le vice-président du conseil général et secrétaire départemental de l’UMP devra s’acquitter d’une amende de 3000 €, de 1 000 € de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi et de 1500 € de frais de justice. 2) 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée.

Polony Claude (UMP) 2001-2009, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds.

Rey Olivier (UMP) 1) 2008, condamné pour violences, menaces et dégradation grave du bien d autrui à raison de religion.

Reynaud Jean (UMP) 1) 2004, condamné pour prise illégale d’intérêt. 2) 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail.

Sandras bruno(UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.

Santini André (« UDF ») ancien ministre, 1) 30 mai 2006,  mis en examen pour «prise illégale d’intérêt», «faux et usage de faux» et «détournement de fonds publics 2) janvier 2013, condamné lundi à Versailles dans affaire de la fondation Hamon à deux ans de prison avec sursis pour un projet de fondation d’art n’ayant pas vu le jour et qui a, selon la justice, dissimulé des détournements de fonds

SARKOZY Nicolas, (UMP), ancien ministre, Ex-Président de la République (2007-12), 1) 21 février 2013, mis en examen pour abus de faiblesse envers Mme Bettencourt L.

Schuller Didier (RPR-UMP) 1) 1994, il s enfuit aux Bahamas après la révélation dune tentative de déstabilisation du juge Éric Halphen puis il continue sa cavale en Dominique Républicaine où il bénéficie dune protection diplomatique, avant de revenir en France.2) 2005, condamné pour financement illégal de sa campagne.3) 2007, condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques.

Simonpieri Daniel  (FN puis UMP), ex maire de Marignane, 1) nov 2011, condamné à un an de prison avec sursis et 5 ans d inéligibilité pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. 2) mars 2011, condamné par le tribunal correctionnel d Aix en Provence à un an de prison avec sursis et 3000 euros d amende pour harcèlement moral à l’encontre d un employé municipal

Spicher-Bernier Laurence (UMP) 2010 à 2011, condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie.

Tiberi Jean (UMP) 2009, condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs.

Toni Vincent (UMP) 2008 et 2011, condamné pour corruption passive.

Tron Georges (UMP), ancien ministre et député maire de Draveil 1) 22 juin 2011, mis en examen pour viols et agressions sexuelles en réunion et par personne ayant autorité.

Tuduri Alain (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d’origines étrangères dans sa commune.

Vanneste Christian (UMP) 2006 et 2007, condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d Appel puis annulée par la Cour de Cassation. Il avait déclaré l’homosexualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité.

Vestri René (UMP), Sénateur des alpes maritimes et Maire de St Jean-Cap-Ferrat 1) 2009, condamné pour travail dissimulé.2) 2010, mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d’influence et association de malfaiteurs.

Wildenstein Guy (UMP) 2011, mis en examen pour recel d’abus de confiance.

Woerth Eric (UMP), ancien ministre, actuel député de l’Oise 1) 9 février 2012 mis en examen pour « recel » dans l’enquête sur l’héritière de L’Oréal, Liliane Bettencourt.

 

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