De Lampedusa à Syracuse_ le suivi

Lampedusa, un avant-poste du rêve italien pour les milliers de réfugiés qui viennent de la mer, est toujours au centre d’une chronique la plus triste.

Mais Lampedusa n’est pas seulement cela. Personne ne parle de la vie sur l’île. A Lampedusa, « il y a beaucoup », mais il manque beaucoup de choses. Il n’y a pas de livres, par exemple. Et le maire Giusi Nicolini veut remédier à cette situation en faisant de Lampedusa un avant-poste pour les lecteurs et le berceau du livre comme un outil d’intégration.

 

Elle a lancé cet appel :

Lampedusa ne dispose pas d’une bibliothèque et même une boutique où vous pouvez acheter des livres, vous vivriez dans une ville où vous ne pouvez acheter des livres ? Je ne le crois pas ! Donc, si vous avez des livres à la maison, de toute nature, que vous ne lisez pas ou qui ont déjà été lus et dont vous voulez vous débarrasser, adhérer à l’initiative »

Tout le monde peut contribuer. Comment ? Les livres doivent être adressées directement au maire de l’île : Giusy Nicolini, maire-don de livres pour l’ouverture prochaine de la Bibliothèque de Lampedusa Ibby Via Cameroni, 92010.

Source et autres renseignements concernant notamment les livres pour les péquélets : http://blogs.mediapart.fr/edition/immigration-un-autre-regard/article/110813/livres-sans-mots-direction-lampedusa

Par ailleurs, vendredi 16 août 2013, une véritable chaîne humaine s’est constituée pour sauver les 160 migrants cherchant à rejoindre la plage de la station balnéaire de Pachino Morghella, dans la région de Syracuse en Sicile. Ces baigneurs ont contribué avec la Garde côtière au sauvetage de plusieurs femmes enceintes et cinquante enfants dont la plupart sont âgés de moins de trois ans.

 

Par ailleurs encore, avez-vous entendu parler de Riace ? Non ? Eh bien c’est très dommage !

Il y a près de 10 ans, Riace était un de ces petits patelins, perdu au milieu de la Calabre et destiné à disparaître à cause d’un exode rural massif de ses habitants. Aujourd’hui, c’est devenu l’un des bourgs les plus connus d’Europe, repeuplé grâce à l’immigration outre-marine.

Sémaphores vous invite à vous rendre sur le site Café Babel pour un plongeon dans une expérience à ciel ouvert, qui donne du crédit à ceux qui voient dans l’immigration une ressource pour la société italienne et européenne.

Un beau reportage qui donne autant la pêche que des idées, et que nous n’avons pas hésité à envoyer à Manuel Valls ! Manière de rappeler à l’hidalgo qu’il y a d’autres manières d’envisager l’immigration dès lors qu’on veut bien considérer que ce sont d’abord des humains qui émigrent, avant toute autre considération. Suivez ce lien, vous n’allez pas le regretter.

http://www.cafebabel.fr/societe/article/immigration-riace-la-cite-du-futur.html

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