il était une fois…

Toute ressemblance avec une situation vécue est purement fortuite !


Il était une fois quatre individus qu’on appelait Tout le mondeQuelqu’un – Chacun et  Personne  

 

Il y avait un important travail à faire Et on a demandé à Tout le monde de le faire. 

Tout le monde était persuadé que Quelqu’un le ferait. 

Chacun pouvait l’avoir fait, mais en réalité Personne ne le fit. 

Quelqu’un se fâcha car c’était le travail de Tout le monde !

 

Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire.

Et Personne ne doutait que Quelqu’un le ferait 

En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun

Parce que Personne n’avait fait ce que Quelqu’un aurait pu faire.

 

MORALITÉ

Sans vouloir le reprocher à Tout le monde, il serait bon que Chacun Fasse ce qu’il doit sans nourrir l’espoir Que Quelqu’un le fera à sa place 

Car l’expérience montre que là où on attend Quelqu’un,  

Généralement on ne trouve Personne !

 

CONCLUSION 

Je vais le transférer à Tout le monde afin que Chacun  puisse l’envoyer à Quelqu’un sans oublier Personne 

Lou, c’est moi c’est vous

Les coups de cœur musical et humoristique de la semaine iront à deux de ces artistes qui ont su surmonter leur handicap d’une manière aussi extraordinaire que méritoire. Le premier coup de cœur est pour Lou Boland, ce jeune garçon aveugle et atteint d’une maladie orpheline, le syndrome de Morsier. Filmé ici lors de la soirée de clôture de Cap48 (une émission qui ressemble un peu au Téléthon sur la chaîne belge RTBF), il interprète deux chansons dont celle de Stromae « Formidable ». Difficile de ne pas le trouver formidable.

Notre second coup de cœur va à Guillaume Bats, à qui une publicité d’embauche avait dit : « Venez comme vous êtes ! ». C’est ce qu’il a fait. Il s’est présenté tel qu’il est.

Mais on ne l’a pas embauché pour autant, on vous laisse découvrir pourquoi, il nous expliquait ça au Montreux Comedy de 2012.

Silence on coule

billet d’humeur, par Mario

Oui, on coule dans un silence de plus en plus effrayant sur ce qui devrait éveiller notre indignation face à l’inadmissible. Comme le pointait le chroniqueur Hubert Huertas dans son billet du 29 octobre : « C’est sans doute un signe des temps. Les « inquiétudes » de Christiane Taubira sur la société française ne retiennent pas l’attention. La ministre de la justice a été insultée deux fois en une semaine, par des propos racistes, elle s’est émue hier d’un relâchement public, mais personne ne l’a noté. »

Certes on nous dira que les médias n’ont pas été avares pour diffuser l’image de la ministre comparée à une guenon, ou cette « manifestante » âgée de 12 ans qui voulait lui offrir une banane. Et tout ça ne devrait pas faire plus qu’une brève ? Pas mieux qu’un gag à rajouter dans le flot d’abrutissement proposé par un Petit Journal ou autre insipidité télévisuelle ? Peut-on se contenter de traiter avec humour ce qui n’est que le fruit d’une odieuse pensée, hélas trop bien connue, celle de la bête immonde qui veut croire à sa résurrection ?

Il serait temps de se réveiller en dehors du seul intérêt pour des échéances électorales. Lorsqu’on formate un peuple à être soumis, on en fait un peuple de lâches. Et la lâcheté se répand y compris parmi les personnalités politiques qui prennent un peu trop de temps pour s’indigner de l’inadmissible, et en l’occurrence pour voir qu’avec l’affaire Taubira c’est un véritable retournement qui s’opère sous nos yeux. Voilà qu’on laisse un Front National s’indigner de ce que madame Taubira parle à son égard d’une “pensée mortifère et meurtrière”, et de vouloir saisir la justice contre la garde des sceaux, comme il faudrait la laisser faire contre tous ceux qui disent que le FN est un parti d’extrême droite. Ainsi, le note Huertas, le procès ne sera pas celui du racisme, mais de la personne insultée par le racisme.

« Il y a vingt ans la gauche était en ébullition parce que Chirac parlait de bruits et d’odeurs. Il y a quatre ans les associations antiracistes poursuivaient Brice Hortefeux pour ses propos déplacés à l’égard d’un militant maghrébin. Et là, une ministre noire peut être comparée à un singe deux fois en une semaine, dont une fois par des enfants, un curé, le père Xavier Beauvais, peut défiler contre le mariage homo en criant dans un porte-voix « Y’a bon Banania, y’a pas bon Taubira », mais ce serait une anecdote. Il faudrait ne pas remarquer.

      Être prudent, comme dans le métro, quand quelqu’un est attaqué par des voyous, et que tout le monde se contente… de regarder ses chaussures. »

Pour écouter le billet en intégralité :

Dans le même ordre d’idée, nous ne doutons pas que d’aucuns n’auront vu que banalité dans cette Lettre à Leonarda née sous la plume visqueuse de Christophe Barbier, dans laquelle on pouvait lire ces mots :

« La France vous doit la vérité : l’expulsion de votre famille n’est pas seulement légale, elle est nécessaire. Parce que notre pays ne peut accueillir plus de réfugiés économiques qu’il ne le fait ; parce que nos comptes publics ne nous permettent pas d’être aussi généreux que l’idéal républicain le souhaite ; parce qu’aucun espoir illusoire ne doit germer dans le cœur des millions de jeunes qui, épars dans la moitié pauvre du monde, vous ressemblent et attendent un destin.

(…)Français aléatoire, scolarité chaotique et famille difficile, vous incarnez cette « misère du monde » dont la France ne peut plus prendre qu’une maigre part, et la fatalité séculaire des pauvres hères. (…) Votre patrie, Leonarda, c’est malgré tout le Kosovo, que la France, avec d’autres, a courageusement libéré du joug serbe en 1999 et qu’il faut rebâtir et protéger. »

Notons que Christophe Barbier se contente pour l’heure de justifier de nécessaires expulsions. Il ne parle pas de « centres spéciaux d’internement ». Pas encore.

Et pour ceux qui pensent que nous exagérons en exhumant des similitudes entre la situation actuelle et celle de la fin des années 30, ce petit bonus qui démonte toute idée qu’un changement aurait eu lieu. C’était une des couvertures du journal Détective, en 1938, une superbe époque où l’on pouvait compter les étrangers à un individu près, où l’on se posait la cruelle question de savoir où les expulser (le Kosovo n’existait pas encore, les arabes n’étaient pas revenus depuis leur branlée à Poitiers…), bref il était question de la sûreté nationale. Heureusement, en 39, le sauveur est arrivé, ce cher Adolf qui ne sera payé que d’ingratitude, pas même une statue sur nos places publiques, ni rue ni boulevard… Oui, vraiment, quelle ingratitude envers ceux qui ont fait le plus pour nous débarrasser des indésirables.

en relisant Stéfan Zweig

En 1941, dans son dernier livre autobiographique Le Monde d’Hier, Stéfan Zweig notait ceci dans le chapitre intitulé « Incipit Hitler » :

« Cela reste une loi inéluctable de l’histoire : elle défend précisément aux contemporains de reconnaître dès leurs premiers commencements les grands mouvements qui déterminent leur époque. […] 

L’inflation le chômage, les crises politiques et pour une bonne part la folie des gouvernements étrangers avaient soulevé le peuple […] Et quiconque promettait l’ordre avait aussitôt des centaines de milliers de gens derrière lui. »

Dans l’introduction on pouvait aussi lire :

« Tous les chevaliers livides de l’Apocalypse se sont rués à travers mon existence, la révolution et la famine, l’avilissement de la monnaie et la terreur, les épidémies et l’émigration ; j’ai vu croître sous nos yeux, et se répandre parmi les masses, les grandes idéologies, le fascisme en Italie, le national-socialisme en Allemagne, le bolchevisme en Russie et avant tout, cette plaie des plaies, le nationalisme qui a empoisonné la fleur de notre culture européenne. Il m’a fallu être le témoin sans défense et impuissant de cette inimaginable rechute de l’humanité dans un état de barbarie qu’on croyait depuis longtemps oublié, avec son dogme antihumaniste consciemment érigé en programme d’action». « Tous actes de bestialité que les cinquante dernières générations n’avaient plus connus et que les futures, espérons-le, ne souffriront plus.»

Le plus terrible, cher Stéfan, est qu’en 2013 nous devions toujours nous contenter de l’espérer. Les leçons de l’Histoire sont très longues à assimiler. Le monde d’hier n’est pas terminé.

Lettre ouverte à Jean-Marc Ayrault

Lettre ouverte à Jean-Marc Ayrault à la veille de son voyage à Moscou

par Noël Mamère

Monsieur le Premier ministre, entre la révolte des Bretons et la manifestation des lycéens, le 5 novembre prochain, contre les expulsions de leurs camarades sans-papiers, vous serez jeudi à Moscou pour vous entretenir avec Vladimir Poutine. Nul doute que vous évoquerez la situation des trente militants de Greenpeace International enfermés dans des conditions indignes dans les prisons du Grand Nord russe depuis le 19 septembre dernier.

Leur crime ? Avoir protesté contre les projets de forages pétroliers en Arctique, en escaladant une plateforme de Gazprom en mer de Pechora. La garde russe, qui dépend directement de Poutine, a abordé le navire de Greenpeace, l’Arctic Sunrise, en contravention avec le droit international, alors qu’il se trouvait en dehors des eaux territoriales russes et a arrêté ses membres d’équipage sous la menace d’armes à feu.

(…) Avec 30% des gisements non encore découverts de gaz dans le monde et 13% des gisements de pétrole, l’océan Arctique revêt une importance stratégique particulière pour son principal pays riverain, la Russie… Qui n’est pas seule à convoiter ces richesses. Cinq pays limitrophes cherchent à annexer des territoires qui, jusqu’à présent, n’étaient sous l’autorité d’aucun État. (…)

Ours polaires et marées noires

Monsieur le Premier ministre, je voudrais ici vous alerter sur le cas spécifique de Prirazlomnaya, la station contestée par Greenpeace. La construction de cette plateforme récupérée de la mer du Nord, remonte à 1984, soit près de trente ans !

Un incident sur une telle installation, composée, entre autres, de pièces provenant de vieilles plateformes de la mer du Nord qui ont rouillé pendant trente ans dans les chantiers navals de Mourmansk, pourrait provoquer une catastrophe sans précédent. D’autant qu’elle se trouve à proximité de parcs nationaux et de réserves naturelles, refuges d’espèces protégées et menacées, comme le morse de l’Atlantique et les ours polaires. En cas de marée noire, il serait quasiment impossible d’intervenir. Lire la suite

Des cultures et des villes

En complément des articles précédents sur les Colibris et autres citoyens partisans de relancer des cultures citadines, voici d’autres angles de vue autour desquels les prétendants à de futurs postes municipaux feraient bien de réfléchir. C’est en tout cas l’invite de Sémaphores : prendre le temps de ces 50 mn qui peuvent faire gagner bien du temps dans l’inéluctable transformation à venir de nos villes et de leur rapport avec la nature. Une nature dont on oublie trop souvent à quel point elle est vitale pour notre santé et notre bien-être.

Du moins avons-nous pensé cela depuis des millénaires, mais des voix s’élèvent en ce début de XXIème siècle pour dire qu’il pourrait s’agir de croyance(s) plutôt que de savoir(s). Il est vrai que le niveau actuel de la science et des technologies qui en découlent pourrait permettre de se passer complètement de terre pour cultiver tous les fruits et légumes de la planète en hors-sol. Si l’on ajoute que les lois de la génétique nous permettent même de créer de nouvelles espèces et variétés, il ne faut pas s’étonner que ceux qui s’intéressent surtout aux espèces sonnantes et trébuchantes développent aussi leur volonté de développer à leur goût ces villes de demain.

Des bâtiments expérimentaux existent déjà par-ci par-là et, depuis les initiatives citoyennes et collectives jusqu’aux multinationales, les idées et les projets fleurissent tous azimuts. Le débat qui s’ensuit est trop important pour être évité. Il est temps de réfléchir à ces nouveaux défis et savoir quel monde on veut vraiment.

Qu’est ce que l’agriculture urbaine ? Une mode ? Un peu de vert pour articles de magazines ?
Est-ce une utopie qui revient nous hanter à espace régulier, ou une expérience pleine d’avenir ? Comment de grandes métropoles comme Paris, New York ou Berlin s’accommodent-elles de la pollution, du manque d’espace et de terre cultivables ?
Dans ce documentaire, on suit plusieurs expériences concrètes. Depuis les adeptes du pâturage des moutons en ville jusqu’aux projets futuristes de fermes verticales, on verra que cette agriculture urbaine accueille toutes les diversités – et des visions parfois difficiles à concilier.

Un documentaire de 53′ produit par AgroParisTech à visionner aussi sur dailymotion

Des cultures et des villes par AgroParisTech

Collard fait sa loi dans le Gard

cet article est paru dans MLACTU.FR et sous ce titre. Seules les photos ont été changées et sont de Sémaphores.

« Collard sera tête de liste », promet Yvette Flaugère à qui veut l’entendre. Au Grau-du-Roi (Gard), elle est chargée de monter la liste du Rassemblement Bleu Marine pour les prochaines élections municipales de 2014. « Effectivement, je sais qu’elle fait circuler cette rumeur,reconnaît Gilles Caïtucoli, secrétaire départemental du FN dans le Gard. La rumeur est-elle fondée ? Je l’ignore. »

Nous avons voulu poser directement la question à l’intéressé. « M. le Député Gilbert Collard ne sera pas disponible dans l’immédiat, très pris par son activité au parlement », nous a répondu son attaché parlementaire, Nicolas Meizonnet, à notre demande d’interview. Nous avons surfé, comme nous le conseillait M. le député dans un droit de réponse sur un précédent article consacré à ce sujet. Sur le site du RBM Gard, dans le menu « Municipales 2014 », une seule ville apparaît : « Le-Grau-du-Roi 2014 ». Un petit clic. Et rien. « Nothing found ». C’est marqué.

« Collard est le patron » (Gilles Caïtucoli, secrétaire départemental du FN 30)

Une certitude, tout de même, le candidat du RBM ne sera pas Bernard Luciani qui avait obtenu, dans un premier temps, l’investiture du mouvement pour les municipales 2014 au Grau-du-Roi. Mais celle-ci lui a été retiré par le Front National, qui gère les investitures pour le FN et le RBM. « Gilbert Collard a tout fait pour faire sauter mon investiture, enchainant mensonge sur mensonge », affirme celui qui maintient sa candidature mais au nom du Rassemblement de la droite du Grau-du-Roi.

« Il y a beaucoup de choses qui m’échappent dans cette affaire, concède Gilles Caïtucoli, le patron du FN dans le Gard. Gilbert Collard a évidemment une notoriété que je n’ai pas. Il a un esprit assez indépendant donc je ne m’occupe pas trop de la deuxième circonscription. Je ne sais pas qui sera candidat FN-RBM au Grau-du-Roi. Je ne peux pas exclure qu’il soit candidat. Apparemment, il se destinait plutôt vers Saint-Gilles. Maintenant, il ne dit pas clairement ce qu’il veut faire. Je suis un peu dans l’expectative moi aussi. Il faut tenir compte des réalités, Gilbert Collard a une personnalité telle, qu’il faut reconnaître qu’il est un peu le patron de sa circonscription. »

« Collard est bien loin de nos préoccupations » (Robert Crauste, candidat d’opposition au Grau-du-Roi)

« Collard n’a pas envie d’être maire, affirme Robert Crauste, candidat de l’opposition aux municipales 2014 au Grau-du-Roi, mais qui n’a plus sa carte au Parti Socialiste depuis quatre ans. C’est un homme qui pense d’abord à lui, plus qu’aux autres. Les tribunes radiophoniques et les plateaux télé lui vont bien, il cherche surtout ça. Mettre les mains dans le cambouis pour gérer une commune, je ne pense pas que ce soit son truc. » Lire la suite

Cinéma Marcel Pagnol_le suivi

Cinéma Marcel Pagnol : d’autres rendez-vous à suivre

Le Collectif avait dit qu’il cesserait l’occupation du cinéma après la projection en direct de Don Quichotte le 18 octobre. Le Maire a préféré faire appel à la force publique sans attendre la notification officielle du jugement d’expulsion. Don Quichotte doit encore faire peur.

L’action continue, les recours aussi. Merci à tous ceux qui participent à la collecte de l’Association Grand Écran Pour Tous (AGEPT) pour lui permettre de payer les frais de justice et d’assurer sa défense. Plus de 1000 euros ont été réunis au cours des deux derniers jours de la fête. La collecte continue.

Merci à tous les Aigues Mortais, aux touristes qui soutiennent l’association et le Collectif depuis des mois et pendant les 39 jours d’occupation. Vous êtes encore plus nombreux depuis le 14 octobre où vous avez vu le cinéma vidé et cadenassé.

Merci aux Monuments nationaux qui ont permis à l’association de participer au Panorama du film algérien malgré les nouvelles pressions du Maire. Merci aux enseignants qui ont manifesté leur soutien pour École et Cinéma et Cinéma pour les Collèges. Merci à ceux qui ont défendu les séances jeune public. Merci à la presse locale et nationale qui a relayé les évènements. Merci à ceux qui prêtent des locaux à l’Association.

Merci à tous ceux qui croient au cinéma associatif Marcel Pagnol.

Venez nous voir 17 rue Émile Jamais pour d’autres projets et d’autres actions en attendant de revenir au Cinéma Marcel Pagnol.

Rendez-vous les 8, 9 et 10 novembre pour le Festival Écran Libre.

Association Grand Ecran Pour Tous_23 octobre 2013

Collectif « Gardaren Lou Pagnol »    17, rue Emile Jamais

http://www.cinema-aigues-mortes.fr/                                              http://gardarem-lou-pagnol.fr

Ce qui se joue autour de Leonarda

Un État a le devoir de faire ce qui est juste.

Pour des raisons de droits que nous respectons, Sémaphores ne peut reproduire plus que les citations suivantes de l’article de maître Eolas, avocat au barreau de Paris. L’article est plutôt long mais il est à notre sens le plus complet, s’attachant à tous les détails de l’enquête de l’IGA et ce d’un point de vue parfaitement légaliste, outre l’aspect humaniste de maître Eolas sur lequel il nous plaît d’insister. Jamais Leonarda n’aurait dû devenir une « affaire ». Car des Leonarda il y en a effectivement des centaines, à nous de veiller à ce qu’elles ne se transforment pas en centaines d’affaires.

 

«  » »On a beaucoup entendu dans l’affaire Leonarda qu’il fallait respecter les décisions de justice. Cet argument n’a aucun sens ici. Aucune décision de justice n’a ordonné l’expulsion (je devrais dire la reconduite à la frontière mais zut) de Leonarda, ni même de son père.

(…) Dans cette affaire, c’est le préfet du Doubs qui a décidé de refuser un titre de séjour à Resat D… et lui seul. Le juge administratif a juste estimé que les arguments soulevés par Resat D… contre cette décision n’étaient pas fondés.

Voilà pourquoi il est inexact d’invoquer l’autorité de décisions de justice : c’est une décision administrative et rien d’autre, qui est aussi légale que l’aurait été la décision contraire, et rien n’empêchait à tout moment l’administration de changer d’avis et de délivrer un titre de séjour, sans même qu’elle ait à s’en expliquer.

(…) La conclusion du rapport de l’IGA est que la loi a parfaitement été respectée, et c’est une antienne qui a été souvent reprise. Et je reconnais volontiers que rien de ce que j’ai pu lire sur cette affaire ne m’a laissé penser qu’une illégalité avait été commise. Mais, car il y a un mais, on l’a vu, la loi dit que l’administration peut faire largement ce qu’elle veut, hormis quelques cas restreints. Lire la suite

Marinaleda, un village en utopie

Alors que l’Espagne bat des records de chômage et d’expulsions, à Marinaleda, le chômage est à moins de 5% et tous les habitants sont propriétaires de leur logement contre un remboursement de quinze euros par mois. A la tête de ce village d’irréductibles, un maire qui est en train de devenir un exemple de rébellion pour des milliers d’Espagnols.

Diffusé sur France 2 le samedi 23 mars 2013 – Durée : 39 min.
Ce deuxième volet de la série « Carnet d’utopies » nous emmène en Espagne, à Marinaleda, petit village d’Andalousie qui développe depuis des années un système social et politique à contre-courant du modèle prédominant.
Un document signé Michel Mompontet, Antoine Morel et Mathilde Rougeron.

principaux liens pour en savoir plus sur Marinaleda Lire la suite

De la violence du capital

 « Chère famille, je vous dis mes derniers mots.

Je veux que vous respectiez ma femme et ma fille. Elles n’y sont pour rien. Je les ai fait souffrir énormément à cause de mon boulot pour monsieur Mittal. Il m’a tout pris, mon emploi, ma famille. Combien de familles va-t-il encore détruire ? Moi je n’en peux plus de ce milliardaire. Vous savez, je me bats depuis 31 ans pour avoir un petit quelque chose et voilà, je vais perdre mon emploi et combien de familles vont le perdre, monsieur Mittal?
> Cher gouvernement, allez vous enfin sauver les milliers d’emplois des familles qui en valent la peine ?
> Ma petite femme et ma fille, je veux que vous sachiez que je vous aime mais monsieur Mittal m’a tout repris : la fierté, la politesse et le courage de me battre pour ma famille.
> Et que la presse soit au courant de mon acte. J’ai fait des panneaux, je voudrais qu’ils soient à l’église, que tout le monde voie pourquoi j’ai mis fin à mes jours. »

 Alain Vigneron avait 45 ans. Il était ouvrier chez Arcelor, responsable de production au laminoir de Chertal. Il s’est pendu samedi. Avant de se suicider il a adressé cette lettre à ses proches et à son délégué syndical.

Samedi, les salariés de PSA qui en sont à leur 32ème jour de grève étaient « invités » à discuter…

Et nous rappelons qu’un agriculteur se suicide en moyenne tous les deux jours.

spécial Reporterre

Octobre 2013, Sémaphores a deux ans. C’est aussi un autre bon anniversaire.

Le 16 octobre 2012, le gouvernement de M. Ayrault lançait des troupes de gendarmes puissamment armés à l’assaut de la Zone autonome à défendre de Notre-Dame-des-Landes. Prévue pour durer « quelques jours », l’invasion allait s’enliser dans la boue et échouer face à la résistance de tous les opposants à l’aéroport. Un an après, la lutte continue. Un texte commun des opposants témoigne de leur union déterminée.

Cette info et bien d’autres sont à retrouver dans le site journal Reporterre, que Sémaphores ajoute à la liste de ses liens favoris, ne serait-ce que pour soutenir Hervé Kempf, récemment viré du Monde, sans doute parce que ses articles relatifs à l’écologie étaient trop verts. Parmi les derniers articles de Reporterre :

« Liberté pour les militants de Greenpeace « 

Dans un texte écrit en commun, Noël Mamère et Jean-Luc Mélenchon appellent à la libération des écologistes emprisonnés en Russie. (note de Sémaphores : nous rappelons à cette occasion que ce combat est également partagé par le Collectif Roosevelt et qu’une pétition a été mise en place : http://www.greenpeace.org/france/fr/getinvolved/free-our-activists/

Autre idée : Et si l’on s’échangeait les journaux plutôt que de les jeter ?

Chaque année en France, il se distribue plus de quatre milliards d’exemplaires de presse imprimée. Environ 35 millions de Français lisent chaque jour au moins un journal ou un magazine… et une fois lus, les jettent ! Pourquoi ne pas échanger ces journaux avec ses voisins ? Dans le même esprit on peut découvrir l’existence d’une gratiferia. C’est quoi une gratiferia ? Vous irez voir (ou plutôt écouter).

Et on a particulièrement aimé ça :

Ils sont anarchistes, autogérés, et ils font du très bon pain

A Montreuil, près de Paris, les boulangers de La conquête du pain font le bonheur du quartier avec des baguettes délicieuses… et mettent en pratique les idées libertaires.

On voudrait tout simplement acheter une baguette, mais des détails étonnants amusent le regard. Comme ce tableau listant les sandwichs proposés, qui invitent à choisir entre le Bakounine (bacon mayonnaise), l’Angela Davis (poulet mayonnaise salade), ou le Louise Michel (chèvre pesto). Un petit comptoir longe le mur, où l’on peut se servir un café d’une thermos, et lire les tracts et revues proposées, en commençant par Le Monde libertaire. Près de la vitrine, un canapé recouvert d’un drap blanc invite à la pause. On pourrait s’y poser, et se rappeler que Pierre Kropotkine, un des grands penseurs anarchistes du XIXe siècle, a écrit La conquête du pain, parmi de nombreux autres livres.

Mais on est bien dans une boulangerie, et la chaleur qui monte du sous-sol, où se trouve le four à pain, en témoigne tout autant que la fine odeur de farine. « Les gens ne viennent pas parce qu’on est autogérés et anarchistes, mais parce que le pain est bon, dit Pierre Pavin. Le reste, ça les amuse ». Mais cette boulangerie n’existerait pas si Pierre et ses camarades n’étaient pas anarchistes.

La suite est ici : http://www.reporterre.net/spip.php?article4823

La flamme de Collard

Dans notre série « Tenons notre Collard au chaud », aujourd’hui :

Quand Gilbert Collard poussait la chansonnette pour Vichy avant de vouloir la pousser pour Marseille, pour Saint Gilles, ou pourquoi pas pour le Grau du Roi…

Souvenons-nous ! En 2008, le Collard est candidat à l’élection municipale de Vichy, dans l’Allier, sous la bannière du Parti radical valoisien (Centre). Outre son show habituel qui lui sert pour tout programme, il se laisse alors aller à pousser la chansonnette et c’est ainsi que naît le tube « Aimer une ville », avec des chœurs et une orchestration de folie, surtout le guitariste. Selon le journal La Montagne, un CD a été distribué aux Vichyssois à l’époque. Ce document avait un temps disparu des sites et des blogs sur lesquels il avait été publié, puis Le Nouvel Observateur l’a ressuscité, nous partageons pour les lecteurs de Sémaphores cet ineffable instant de haute poésie et d’engagement politique qui transpire la sincérité du candidat.

« Moi Gilbert Collard, je m’offre tout entier, je dépose à tes pieds, mon verbe et mon bagage« 

En plusieurs couplets entrecoupés du refrain « aimer une ville« , le Collard déclame son amour pour Vichy, 25.000 habitants, dirigée depuis 1989 par l’UMP Claude Malhuret. Il s’engage (sic) à ne pas « déménager, quoi qu’il puisse arriver« … Bref, un homme de parole, mais plutôt en paroles.

« Vichy, je suis ton VRP, ton meilleur avocat« , chante-t-il encore en voulant « redonner la flamme à Vichy« , tout comme il se propose de la redonner aujourd’hui à St Gilles ou au Grau du Roi, selon l’humeur de la Marine ou les variations climatiques électorales dont dépendent les parachutages. Mais place à la chanson ! Ceci n’est qu’une mise en bouche.


Quand Gilbert Collard chantait pour gagner Vichy par LeNouvelObservateur

Vie privée en danger

Notre vie privée est en danger : agissons maintenant !

Le futur règlement européen protégeant notre vie privée est menacé par le lobby des géants de l’Internet, qui analysent tout ce que nous regardons et disons en ligne.

Découvrez pourquoi ce règlement est important et comment ces lobbys sont en train de le changer.
Appelez vos députés pour leur donner votre opinion avant le vote crucial du 21 octobre.
Apprenez à échapper à ces entreprises en reprenant le contrôle de vos données.

http://www.controle-tes-donnees.net/

Banksy and Co

Bel univers, n’est-ce pas ?

 

On le doit à Banksy, qu’on ne présente plus à quiconque s’intéresse un peu au street-art. Connu pour ses tags, il est également peintre, réalisateur, et véritable légende du milieu urbain. Car Banksy est bien évidemment un pseudonyme, même sa fiche Wikipédia décline au conditionnel ce qui serait sa véritable identité. Il est vrai qu’un pseudo est préférable lorsque, par exemple en 2004, il fait imprimer des faux billets de 10 livres sur lesquels il remplace l’effigie de la reine d’Angleterre par celle de Lady Diana, et transforme le « Bank of England » par « Banksy of England ». Mais derrière l’irrévérence ou la provoc, c’est très souvent l’humour qui l’emporte, la tendresse souvent, et bien sûr une maîtrise graphique dont on regrette qu’elle n’embellisse pas plus de murs tristes de nos tristes cités.

 

Sans peut-être connaître le nom de Banksy, vous avez sans doute déjà vu au hasard d’une revue ou d’un reportage quelques une de ses œuvres, par exemple :

 

 

Ou encore :

 

 

 Et encore quelques unes :

 

 

Au fait, si vous n’êtes pas tombé sur le bel univers qui ouvre cet article, c’est sans doute parce que les portes du fourgon était fermées (ou que vous n’habitez pas Londres…), car voici une autre facette de l’artiste.

 

Mais c’est un autre camion que nous voulions vous présenter aujourd’hui, une des dernières trouvailles militantes de Banksy. Ça fait pleurer des enfants (on les comprend), mais ça nous a aussi beaucoup fait rire.

Une dernière vidéo pour la route


Un site où découvrir Banksy et une multitude d’autres artistes : https://artsy.net/artist/banksy

Et pour rester dans les tags et les graffitis, voici une superbe promenade intitulée « Tour Paris 13 », un projet de la « galerie itinerrance », la plus grande exposition collective de Street Art jamais réalisée avec plus de 4 500 m2 de surface au sol et autant de pans de murs et plafonds. 9 étages investis, 36 appartements allant de 4 à 5 pièces, parfois encore meublés, devenus le support d’artistes urbains de 16 nationalités différentes. Un projet manifeste du Street Art, hors normes, cosmopolite, ouvert un mois durant au grand public, du 1er au 31 octobre 2013.

Le site Rue 89 a consacré un article et un superbe diaporama à voir ici : http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/09/25/street-art-centaine-dartistes-tour-paris-voila-travail-246001 .

Les parisiens peuvent se rendre sur place, pour les autres un site a été mis en place, sur lequel on peut tout visiter et bien plus, comme partir à la rencontre des artistes. C’est à http://www.tourparis13.fr

L’ignoble politique de Valls

mise à jour jeudi 17 octobre_17 h

L’impunité de Manuel Valls au gouvernement vient de prendre fin. Mercredi, le premier ministre Jean-Marc Ayrault l’a clairement démenti en annonçant qu’en cas de « faute », l’arrêté de reconduite à la frontière de la famille de Léonarda sera « annulé ». Un signe de la fracture provoquée par la politique de Manuel Valls au sein du gouvernement.

mise à jour mercredi 16 octobre_18 h

Mercredi 9 octobre dans le Doubs, Léonarda Dibrani, une élève de 15 ans a été interpelée dans le cadre d’une sortie scolaire avant d’être expulsée du territoire. Elle était Rom.

Ainsi ne suffit-il pas à Manuel Valls de décréter que les Roms ne veulent pas s’intégrer. S’il en trouve qui le sont, alors il les pourchasse jusque dans les écoles. Pour les désintégrer ?

Cette politique inhumaine est une honte pour la France et salit la République. Elle renvoie à des pratiques qui rappellent les heures les plus tragiques de notre histoire. Décidément, la lepénisation des esprits a pris ses quartiers place Beauvau. Car ne nous y trompons pas,derrière les expulsions, il s’agit bien de chasse aux pauvres et de contamination brune.

Il aura fallu 24 heures pour qu’on puisse lire dans Libé les premières réactions outragées de responsables socialistes. «C’est en contradiction totale avec les instructions données», s’élève Sandrine Mazetier, chargée des questions d’immigration au PS. «J’ai dit qu’il fallait se rapprocher très vite du ministre de l’Intérieur, de voir ce qui pourrait être fait pour rattraper cet excès de zèle, explique Laurence Rossignol, porte-parole du PS. Au BN, tout le monde était d’accord pour dire qu’il y a eu une bavure.»

Ah bon ? Il n’y a qu’une bavure qui fasse réfléchir les guignols solfériniens ? Le reste des démantèlements de campements est devenu une routine assumée, une possible politique dite de gauche…

D’Anne Hidalgo, pour qui « Paris ne doit pas devenir un campement géant de Roms », jusqu’à NKM qui déclare que les Roms font du harcèlement de Parisiens », c’est la même musique, une escalade de petites phrases qui voudrait installer progressivement l’idée qu’il y a un problème Roms en France. Mais il suffit d’échanger le terme « Roms » par celui de « juifs » ou d’ »arabes » et peut-être mesurerons-nous mieux la gravité de la vague brune qui menace l’idéal républicain.

À Sémaphores, nous préférons penser comme Éric Coquerel qu’« Il y a plus de délinquants dans les 500 plus grandes fortunes que dans n’importe quel camp de Roms »

photo extraite du film La rafle

Daniel Schneidermann a titré sa chronique matinale de ce 16 octobre :  Leonarda, la politique du chiffre a un prénom

 « Deux récits. Un récit du terrain, diffusé par Internet, hors des médias établis (lesquels ont pris l’affaire en marche avec quelques cahots, le journal matinal de France Inter s’étant par exemple ouvert sur un « Et revoilà le dossier des Roms »). Et la version officielle de l’administration, lénifiante comme toutes les versions officielles. Diffusé le premier, contraignant le second à la défensive, le récit de RESF a gagné la bataille du storytelling, forçant les socialistes à la position impossible de se dresser contre l’exécution de décisions de justice, et de feindre de se réveiller contre les conséquences d’une politique du chiffre en matière d’expulsions, la même que sous Sarkozy, qu’ils endossent sans broncher depuis un an.

Cette politique a maintenant un prénom. Valls a désormais sur les bras l’expulsion de Leonarda, comme Hortefeux avait été éclaboussé du sang du petit Ivan, défenestré en 2007 pour échapper à la police. C’est moins grave ? Léonarda est toujours vivante ? Valls va peut-être devoir annuler l’expulsion ? Peut-être. Mais ce pouvoir, comme le précédent, n’est pas à l’abri d’une nouvelle affaire Ivan. On frémit en tout cas à l’idée que la version Valls aurait pu être la seule (ou même la première) disponible. »

Lire le récit très détaillé du Réseau Éducation Sans Frontières : http://www.educationsansfrontieres.org/article47712.html

Sur Médiapart, le récit d’une enseignante parmi d’autres…

Les Roms, invisibles de l’école

Dans chacune de mes classes, depuis 5 ou 6 ans, il y a 3 ou 4 élèves silencieux, assis tout au fond, sages et perdus. Quel que soit le niveau, de la 6è à la 3è, ils me regardent et m’écoutent sagement. Fidèles, ils sont là, chaque année mais toujours aussi perdus. Ils peuvent aussi disparaître du jour au lendemain… Parfois, l’un d’entre eux dit quelques mots, semble comprendre de petites choses. Mais le plus souvent, ils savent à peine dire bonjour, se font tout petits et ne demandent jamais rien. Des cibles idéales, en somme.

Ils sont parfois en France depuis longtemps, mais ne sont scolarisés que depuis peu : c’est la condition pour que leurs parents aient un logement. Éparpillés dans toutes les classes, ils se retrouvent à la récré, à la cantine, et, surtout, dehors. Là, si on habite dans le quartier, on aperçoit les filles qui portent de gros bidons et marchent jusqu’à un campement. Pendant que d’autres traînent dans la cité, jouent à la console ou au ballon, elles marchent, portent l’eau si précieuse sur des kilomètres. Elles ont 8, 10, 14 ans. Et quand elles m’aperçoivent, elles me saluent en riant, un peu étonnées.  Lire la suite

Des chiffres révoltants

Le Crédit suisse et la Croix-Rouge viennent chacun de sortir un rapport dont la lecture conjuguée est désespérante.

Le premier fait un bilan statistique de la richesse mondiale, dont on apprend qu’elle « a plus que doublé depuis 2000, atteignant un nouveau record historique de 241 000 milliards de dollars ».

Le deuxième rapport constate que « le nombre de personnes dépendant des distributions de nourriture de la Croix-Rouge dans 22 des pays concernés a augmenté de 75% entre 2009 et 2012 ».

Quelques chiffres à retenir de ces deux rapports.

46% du patrimoine mondial est détenu par 1% des ménages

La richesse mondiale a crû de 4,9% entre mi-2012 et mi-2013, et de 68% ces dix dernières années. (…) Il faut avoir un patrimoine de 4 000 dollars (environ 3 000 euros) pour être dans la moitié la plus riche du globe, et de 75 000 dollars (55 500 euros) pour être dans la tranche des 10% les plus riches.

25% de travailleurs pauvres en Allemagne

Le nombre de salariés allemands ne pouvant subvenir à leurs besoins est en constante augmentation. Un quart d’entre eux ont des bas salaires –il n’y a pas de salaire minimum en Allemagne. Près de la moitié des contrats signés en Allemagne depuis 2008 sont à court terme, sans sécurité sociale, et 1,3 million de travailleurs ne peuvent subvenir à leurs besoins.

Dans toute l’Europe, « la Croix-Rouge signale un nombre important de “nouveaux pauvres”, des gens qui travaillent mais ne peuvent pas assumer leurs besoins primaires à la fin du mois et doivent choisir entre acheter de la nourriture et payer leur loyer ».

31 millions : le nombre de millionnaires en dollars

Le nombre de millionnaires en dollars n’a jamais été aussi élevé. Ils sont :

  • 14 millions aux Etats-Unis ;
  • 10 millions en Europe ;
  • 6,5 millions en Asie-Pacifique.

L’économie actuelle est propice à l’accumulation de fortune : tandis que la richesse mondiale a crû de 4,9%, le nombre de millionnaires a progressé de 6,1% et celui d’ultra-riches de plus de 10%.

5 : nombre de pays en Europe où le chômage des jeunes dépasse 50%

Bosnie, Macédoine, Serbie, Espagne, Grèce : dans tous ces pays, plus d’un jeune de 15 à 24 ans sur deux, en situation de travailler, était au chômage en 2012. (…) Le rapport de la Croix-Rouge dénonce l’austérité qui « ajoute de la pauvreté, alors que les autres continents la réduisent avec succès ». « Les conséquences à long terme de cette crise ne sont pas encore connues. Les problèmes engendrés se ressentiront pendant des décennies même si l’économie s’améliore dans un futur proche […] Nous nous demandons si, en tant que continent, nous comprenons vraiment ce qui vient de nous arriver. »

14% de la population française sous le seuil de pauvreté

En 2011, le pourcentage de ménages français sous le seuil de pauvreté s’élevait à 14%. Soit 350 000 habitants de plus, par rapport à 2008. Malgré la crise, cet indice a baissé dans quelques pays d’Europe occidentale : Portugal (18%), Royaume-Uni (16,2%) et Autriche (5,2%). Mais ils constituent des exceptions. Commentaire de la Croix-Rouge :

« Non seulement de plus en plus de gens tombent dans la pauvreté, mais les pauvres sont de plus en plus pauvres et il semble que l’écart entre les plus riches et les plus pauvres aille croissant. Ce qui signifie que la “distance sociale” requise pour refaire partie de la société s’agrandit. »

40% : l’augmentation du taux de suicide en Grèce au premier semestre 2011

Selon le ministère grec de la Santé, le taux de suicide en Grèce a grandi de 40% entre janvier et mai 2011 par rapport à la même période en 2010. Les premiers effets des plans d’austérité se faisaient sentir. Le taux de suicide des femmes a plus que doublé.

« Un signe clair que le nombre de personnes souffrant de dépression et d’autres maladies mentales est en augmentation. »

35% de la richesse russe est détenue par 110 personnes

« La Russie a le plus gros niveau d’inégalité financière dans le monde, hormis les petits pays des Caraïbes où résident des milliardaires », souligne le Crédit suisse.

Dans le monde entier, il y a un milliardaire pour 170 milliards de dollars de richesse. En Russie, le rapport tombe à un milliardaire pour 11 milliards de richesse. Les 110 milliardaires russes selon Forbes – ils étaient huit en 2000 – accumulent 35% de la richesse du pays.

Article intégral ici : http://www.rue89.com/2013/10/10/richesse-monde-crise-europe-choc-deux-rapports-246485

petit bonus sémaphorien (ce tableau n’est pas dans l’article de Rue 89 mais on a pensé qu’il vous ferait plaisir) La colonne de droite donne l’évolution en % des salaires des dirigeants d’entreprises du CAC40. Les autres chiffres sont des millions d’euros.