Écarts de salaires en France : de 1 à 264

À l’heure où l’annonce des salaires mirobolants et autres parachutes dorés titillent enfin les consciences (au point que Moscovici et Montebourg se sont sentis obligés d’intervenir par rapport au PDG de PSA), le journal Bastamag a mené l’enquête sur les écarts de rémunérations entre salariés et PDG. On y découvre entre autres que l’entreprise française la plus inégalitaire en 2012 est Publicis.

Pour percevoir la rétribution annuelle du PDG Maurice Lévy, les 57 500 salariés du groupe de communication devront travailler en moyenne 264 ans ! En d’autres termes, six générations d’une même famille devront chacun leur tour bosser pendant 40 ans à Publicis pour égaler les émoluments de leur patron sur une année ! En 2012, Maurice Lévy s’est vu octroyer une « rémunération conditionnelle différée » de 16 millions d’euros s’ajoutant aux 2,7 millions de salaire annuel.

Toujours en 2012, avec un écart allant de 1 à 264, l’entreprise la plus inégalitaire est bien Publicis, suivie de LVMH et Danone. Les entreprises les plus « raisonnables » en matière d’échelle de salaires sont Iliad (Free), Bouygues et Safran.

Mais quel devrait être l’écart raisonnable de rémunération entre les salariés et leur patron ?

Dans les années 1930, l’industriel Henry Ford, grande figure du capitalisme, estimait que pour être « admissible », l’échelle des salaires au sein d’une entreprise ne devait pas dépasser 1 à 40. Un bon demi-siècle plus tard, suite à la crise financière de 2008, le président Barak Obama propose de plafonner à 500 000 dollars la rémunération annuelle des dirigeants des entreprises renflouées par l’État. Soit un écart d’environ 1 à 25 avec le salaire minimum.

De son côté, le gouvernement français décide en juin 2012 d’encadrer les rémunérations des dirigeants des entreprises publiques, sur une échelle de 1 à 20 comparé au salaire moyen. Soit 450 000 euros maximum – 37 500 euros par mois – pour les PDG d’Areva, d’EDF ou de La Poste. Promise par François Hollande avant son élection, la mesure est entrée en vigueur en 2013. Nos voisins suisses ont failli aller plus loin encore en proposant un écart salarial de 1 à 12, mais ils se prononcés par référendum populaire le 24 novembre en votant… contre.

En savoir beaucoup plus, c’est sur : http://www.bastamag.net/article3400.html

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