Notre-Dame-des-Landes_le suivi

Les services de l’État s’apprêtent à publier les arrêtés “loi sur l’eau” et “déplacement d’espèces protégées”, étape préalable au lancement des travaux de transfert de l’aéroport dans la campagne nantaise.

Communiqué EELV, le 20 novembre 2013

La Commission européenne a annoncé aujourd’hui avoir jugée compatible avec le droit européen la décision de l’État français d’attribuer une subvention publique de 150 millions d’euros à la Société Aéroports du Grand Ouest chargée de la conduite du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. La délégation des députés EELV au Parlement européen réagit à cette décision distincte de la procédure d’enquête européenne.

« Nous regrettons vivement ce blanc-seing donnée à la France de gaspiller l’argent des contribuables français dans un projet dont l’inutilité a été maintes fois démontrée, au seul motif qu’il ne porte pas atteinte aux règles de la concurrence européenne. Si cette subvention respecte les règles européennes en matière d’aides d’État, le projet n’en reste pas moins contraire aux droits environnementaux français et européens. La Commission européenne prend soin de préciser que sa décision est sans préjudice pour l’enquête qu’elle mène de concert avec la Commission des Pétitions du Parlement européen.

Au fil des auditions et grâce à l’action des élus, des associations et de citoyens mobilisés, la violation de plusieurs lois de la législation environnementale européenne a été mise en lumière. Sont notamment concernées la directive sur l’évaluation des incidences sur l’environnement, la directive cadre sur l’eau, et les directives dites « Oiseaux » et « Habitats »… La Commission, partageant notre analyse d’une potentielle violation du droit communautaire, conduit une procédure précontentieuse dite ’EU Pilot’.

Les pratiques de désinformation des pro-aéroport ainsi que les freins et pressions qui pèsent sur l’enquête européenne témoignent d’un profond irrespect pour le droit des citoyens français à être protégés par le droit européen. Aux côtés des associations et des citoyens mobilisés, les élus EÉLV sont plus que jamais déterminés à faire admettre aux autorités françaises que ce grand projet inutile pour l’économie, coûteux pour les Français et désastreux pour l’environnement doit être abandonné. »

 

Ajout Sémaphores le 22/11/2013

Dans un entretien au quotidien Ouest France, l’ancien dirigeant de compagnies aériennes Jacques Bankir se déclare opposé au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, considérant le projet « coûteux » et « illusoire ».

L’ancien dirigeant de Régional Airlines plaide pour l’aménagement de l’actuel aéroport Nantes Atlantique, selon lui moins coûteux et plus cohérent avec la configuration économico-géographique de la région. « Je ne suis pas contre les grands projets. Encore faut-il qu’ils soient justifiés. Ici, on engage de l’argent public, on gèle 1 200 ha de bocage, c’est la surface d’Heathrow, premier aéroport européen, 70 millions de passagers… »

Lire l’entretien sur Ouest-France

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