Mandela, hommages et dommages_fin

Un bon moment d’émotion et de réjouissance hier au Grau du Roi, pour la flashmob organisée par un collectif d’artistes locaux, une manière de participer aux funérailles de Nelson Mandela.

À noter que les hommages se poursuivront encore aujourd’hui à Vauvert avec l’association « Vauvert au cœur, Vauvert en tête » lundi 16 décembre à 19h sur l’espace Nelson Mandela (rue Louise Désir) ancien emplacement du collège. Lectures, poèmes, chants et musique sont au programme à l’appel de Katy Guyot.

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Pour le reste de ce troisième et dernier volet « Hommages et dommages », nous ne pouvons que déplorer le fait que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, ait décidé de ne pas se rendre aux funérailles de Nelson Mandela à cause du coût du voyage en Afrique du Sud. Les frais à engager pour son transport et sa sécurité sur place s’élèveraient à 1,45 million d’euros. Les lecteurs et électeurs apprécieront ce que nous coûtent tous ces types sitôt qu’ils font trois pas.

Ce n’est pas une raison pour ne pas rappeler qu’Israël avait entretenu des relations très étroites avec le régime de l’apartheid. Au point de pousser les États-Unis à menacer de remettre en cause leur généreuse aide militaire annuelle à l’État hébreu sous le gouvernement de droite de Yitzhak Shamir (1986-1992), en raison de ses liens avec les autorités blanches de Pretoria.

Après sa libération, Nelson Mandela lui-même avait fait comprendre aux Israéliens que la nouvelle Afrique du Sud souhaitait qu’ils accordent aux Palestiniens « leur droit à la liberté », a rappelé dimanche le quotidien Yediot Aharonot.

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À part ça nous avons noté sans trop comprendre pourquoi la quasi unanimité de la presse a tenu à rendre les derniers hommages en publiant des photos en noir et blanc à leur Une. De Télérama à Paris Match en passant par le Nouvel Obs, le Point, l’Express et tant d’autres… Curieuse absence de couleur pour un homme de couleur.

À devoir sacrifier à cette mode journalistique, Sémaphores fait aussi ce choix, d’abord avec une photo qui était réellement en noir et blanc, prise le 16 juin 1964 au palais de justice de Pretoria, le jour où l’on conduisait Mandela vers la prison.

Et puis cette dernière pour ne pas oublier qu’il y aura forcément un après Mandela en Afrique du Sud, que l’apartheid n’est pas le triste privilège de ce pays (demandez donc aux Palestiniens ce qu’ils en pensent…), et ce sera notre poing final.

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