À Cavanna

Bien sûr, et c’est heureux, les hommages vont pleuvoir pour regretter cette disparition d’un homme si simple, et pourtant un géant à sa manière. Une disparition qui pince le cœur de tous ceux qui savent –et particulièrement en cette période- ce que la liberté d’expression doit au créateur d’Hara-Kiri. Mais ceux qui le connaissaient bien savent aussi combien il faisait siens ces mots de Jacques Brel : « si tu m’aimes, ferme ta gueule ». Pour sûr, c’est bien la seule chose qui évite d’énoncer des lieux communs, de dire des conneries. C’est pourquoi, parmi la pléthore d’articles du jour, Sémaphores a choisi ce billet de Daniel Schneidermann, pour sa justesse, pour rappeler que derrière l’homme « rigolo » de Hara-Kiri et Charlie-Hebdo se tenait une belle plume, d’une rare simplicité qui mérite tout notre respect.

« Bon. Fais pas de phrases. Pas d’adjectifs. Pas d’adverbes. Pas de gras. Surtout pas de gras. Élague. Fais pas le malin. Pas d’étalage de culture, pas de références, pas de pathos. Laisse-toi aller. Essaie de dire simplement ce que tu lui dois. C’est maintenant ou jamais. Pas de honte. Dis-le simplement : c’est en le lisant, que tu as voulu écrire. Lui, parmi une poignée d’autres. Toi tout petit, qui osais à peine demander Charlie et Hara-Kiri à la marchande de journaux. Lui ce géant gaulois, là-haut, ce Clovis, ce Vercingétorix, inaccessible, au Panthéon déjà, avec sa moustache, sa crinière, son épopée de Rital, sa légende de chef de la bande des prodigieux arsouilles.

Dis-le simplement, que tu as toujours rêvé d’écrire comme lui. Juste comme lui. On t’aurait proposé, tu aurais signé tout de suite. Rien d’original. Ecrire dans un journal, ou aujourd’hui sur un site, sur un blog, n’importe où, avoir rendez-vous chaque jour, chaque semaine, avec la page blanche, être tenaillé par l’obsession de serrer la sincérité au plus près, de tenir à distance la triche, les trucs, l’artifice, les facilités, les esquives, les échappatoires, savoir qu’on n’a pas d’autre solution que d’aller directement dans le dur, là où ça touche dans le mille de la crédulité et de la connerie, où ça fait mal, où tu sais que ça va saigner, ne laisse pas d’autre solution. Si tu l’as croisée un jour, cette écriture-là, torrentielle, à l’os, impitoyable avec ses propres tentations, tu resteras à jamais happé par l’attraction. Tu la garderas toujours dans ton champ de vision, la planète moustache. Comme un regret. Comme une occasion manquée. Un refus de l’obstacle, au dernier moment.

Parce que évidemment, tu n’as jamais écrit, tu n’écris pas dans sa langue à lui. Tu as choisi une autre voie, une autre voix. Ou plutôt, d’autres voix t’ont choisi, c’est ainsi que ça se passe. Tu n’as jamais écrit dans Charlie, ni dans Hara-Kiri. Tu as écrit dans d’autres journaux, qui t’ont modelé à leur manière, qui t’ont fourré dans d’autres habits, des sortes d’habits du dimanche si on veut, mais à côté de lui, n’importe qui paraitrait endimanché. Elle était là, sa force : une écriture, une voix, à faire paraître endimanché n’importe qui à côté, endimanché et raide, et surtout, prenant des postures. Des postures de rebelle ou de premier de la classe, ou les deux à la fois, peu importe, mais à côté de cette écriture, fille des ruines et du désespoir, tout semblait posture. Pas facile, de payer cette dette bien enfouie, bien secrète. Comme toujours dans les grandes occasions, les mots manquent. Mais on s’en fout des autres. C’est entre toi et toi. Toi seul le sais, ce que tu dois à Cavanna. »

le cercle des poètes retrouvé_12

Parce qu’il se présente comme un « Trafiquant de Rêves », parce qu’il nous était facile de le rencontrer puisqu’il habite notre Petite Camargue, parce qu’il nous permet d’associer si agréablement la musique et les images à ces pages consacrées à la poésie, nous les mettons au partage avec son aimable autorisation :

Robert HÉBÉ.

Nous étions allés le voir en concert au théâtre Gérard Philipe de Montpellier, happés par l’ambiance chaleureuse et complice de la salle, en bref un grand moment de poésie, de rêverie et de jazz, servi –et la surprise n’était pas des moindres- par d’excellents musiciens. Dans cet extrait du titre « Les rêveurs » c’est Nicolas Martin qui est au piano.

Les rêveurs

Ils ont des ailes dans la tête

Pour maquiller le gris du jour

Et le sourire comme conquête

Pour survoler le point du jour

Ils ont des îles dans le cœur

Pour oublier toutes nos tempêtes

Ils ignorent jusqu’à l’heure

Qui scelle notre défaite

 

Ils sont si loin ils sont si purs

Si nécessaires les rêveurs

Nos océans peints au bleu azur

Parcelles de raison, les rêveurs

Parce qu’ils ne savent rien des certitudes

Ils nous offrent tout un empire

Ils n’ont que faire des solitudes

Ils sont là pour un sourire

 

Ils ont des ailes dans la tête

Pour maquiller le gris du jour

Et le sourire comme conquête

Pour survoler le point du jour

……

 

Ils sont si loin ils sont si purs

Si nécessaires les rêveurs

Nos océans peints au bleu azur

Parcelles de raison, les rêveurs

Pour qui en redemande :

« Je m’éloigne de moi » Avec Nicolas Martin (piano) – Pascal Corriu (guitares) – Jacques Bernard (contrebasse) – Stéphane Beuvelet (Batterie)

Et pour qui veut en savoir plus, se procurer l’album « Trafiquant de rêves », etc.

contact@roberthebe.fr  et www.roberthebe.fr

L’Europe des assassins

Ndlr_sémaphores : cet article a été publié dans left.gr et a été traduit par Frédérique Bouvier. Aucun titre français n’y ayant fait écho (pas même Mediapart), c’est Pierre Magne qui a relayé l’info sur son blog. Nous en faisons suivre ces quelques extraits par une lettre qu’Alexis Tsipras (président du parti grec Syriza) adresse à Hermann Van Rompuy, président du Conseil Européen.

Jeudi 23 janvier à 10h20 du matin, sont arrivés au port du Pirée -porte E1 à bord du navire « Diagoras » – les rescapés du naufrage de Farmakonisi. En tout 12 personnes ont perdu la vie, tous des femmes et des enfants. Les dépouilles d’un enfant de 11 ans et d’une femme de 38 ans, qui étaient parmi les 12 migrants disparus au large de Farmakonisi, ont été repérées sur des plages turques.

« Ils ont vu les femmes et les enfants se noyer et ils n’ont rien fait « 

Les témoignages de ces réfugiés qui ont survécu donnent à la tragédie de Farmakonisi la dimension d’un crime abominable. Dans un témoignage bouleversant, un homme, qui a perdu sa femme et ses trois enfants, souligne que « la police portuaire les a délibérément jetés à la mer ». Comme il le dénonce, ils se sont efforcés de les noyer. Les survivants, en évoquant les victimes, demandent que les corps de leurs proches soient retrouvés. « Alors qu’il restait 100 mètres avant les côtes grecques, la police portuaire les a remorqués à grande vitesse et à un moment ils sont tombés à la mer. Encore, les hommes de la police portuaire les ont insultés, menacés avec leurs armes et les ont frappés », rapportent les survivants en décrivant la brutalité.

« Les hommes de la police portuaire ont frappé la barque des réfugiés avec leurs pieds en s’efforçant de la faire chavirer » témoignent avec effroi les survivants, parlant de menaces de la part du chef de la police portuaire. En effet, un homme de la police portuaire a empêché un enfant d’attraper un morceau de bois et d’être ainsi sauvé, a déclaré un des réfugiés. Les hommes de la police portuaire ont filmé les faits en vidéo et ont refusé de jeter des bouées de sauvetage à ceux qui noyaient. « Ils pouvaient sauver les nôtres et ils ne l’ont pas fait », déclare, accablé, un des naufragés sauvé.

 » Ils les ont repoussés et ne les ont pas laissé monter à bord du bateau de la police. Une femme dit que, alors qu’elle s’agrippait au pied d’un des policiers pour monter à bord, celui-ci l’a jetée à la mer d’un coup de pied et a même jeté à la mer son bébé de l’autre côté. » Les hommes de la police portuaire ont éteint le projecteur qui était alors allumé pour qu’on ne voit pas depuis les côtes turques ce qui se passait en mer »

Article entier ici  : http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-magne/260114/l-europe-des-assassins-l-europe-forteresse-12-migrants-assassines-noyes-au-large-de-la-mer-egee

 Lettre d’Alexis Tsipras à Herman van Rompuy : Il faut changer de politique migratoire européenne.

Monsieur le Président du Conseil Européen,

La disparition de centaines de migrants dans les mers de l’Europe du Sud continue de se produire à un rythme inquiétant. Après le drame de Lampedusa, neuf enfants et trois mères ont perdu de façon tragique la vie il y a quelques jours, au nord de la mer Égée.

Jusqu’à présent, les initiatives de l’Union Européenne destinées à la régulation du problème de la migration au niveau des pays de provenance n’ont eu aucune influence déterminante. Les projets de mise en application de la Déclaration de Barcelone ont été dans les faits abandonnés, sans atteindre aucun de leurs objectifs. A l’évidence, le dessein d’une aide aux pays de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient destinée à l’amélioration de leurs économies et à la réduction de leurs chiffres de chômage, n’a pas atteint sa cible. C’était pourtant un moyen qui aurait pu abaisser le nombre de leurs citoyens, ayant pour seul recours l’émigration légale ou illégale vers l’Union européenne.

De surcroît, les guerres, qui constituent des facteurs déterminants de déclenchement des mouvements migratoires, ont été intensifiées autour de la Méditerranée et du Moyen Orient, en augmentant les flux et en multipliant le nombre de morts tragiques dans la mer Méditerranée. Lire la suite

Les lecteurs informent

Les lecteurs de Sémaphores informent ou rappellent…

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Depuis quelques jours, les élèves et les parents d’élèves sont harcelés de mails et de SMS provenant d’associations extrémistes qui propagent la rumeur selon laquelle, parce que « le genre » est introduit dans les programmes scolaires, leurs enfants seraient en danger à l’école. Non seulement cette manœuvre de déstabilisation des parents est révoltante (les enfants ont été privés d’école), mais, de plus, cette rumeur est totalement mensongère. Depuis plusieurs jours également, les propos les plus extrémistes circulent, dans les rues ou sur les réseaux sociaux, réveillant les haines envers les homosexuels, les juifs, les féministes, les professeurs des écoles appliquant l’ABCD de l’égalité, les chercheurs en études sur le genre, tous présentés comme des ennemis de la société.

Face à ces propos dangereux, face aux risques de dérives extrémistes, nous, enseignant-e-s, étudiant-e-s, chercheur-e-s, souhaitons prendre la parole, rappeler la réalité des pratiques éducatives et scientifiques d’aujourd’hui, et appeler au soutien de nos concitoyens et concitoyennes, de toutes les régions de France, de toutes les origines, de toutes les cultures.

NON, les enfants ne sont pas en danger. Non, il n’y aura pas de projection de films « sexuels » à l’école, et les garçons ne seront pas transformés en filles (ni inversement).

NON, la prétendue « théorie du genre » n’existe pas, mais, oui, les études de genre existent. Le genre est simplement un concept pour penser des réalités objectives. On n’est pas homme ou femme de la même manière au Moyen-Âge et aujourd’hui. On n’est pas homme ou femme de la même manière en Afrique, en Asie, dans le monde arabe, en Suède, en France ou en Italie. On n’est pas homme ou femme de la même manière selon qu’on est cadre ou ouvrier. Le genre est un outil que les scientifiques utilisent pour penser et analyser ces différences.

OUI, les programmes scolaires invitent à réfléchir sur les stéréotypes de sexe, car l’école, le collège, le lycée sont les lieux où les enseignants promeuvent l’égalité et la tolérance, où les enfants apprennent le respect des différences (culturelles, sexuelles, religieuses). « Vati liest die Zeitung im Wohnzimmer. Mutti ist in der Küche. » (Papa lit le journal au salon. Maman est à la cuisine). Voilà comment des élèves de collège apprenaient l’allemand, à travers les aventures de Rolf et Gisela, dans les années 1980. Réfléchir sur le genre, c’est réfléchir sur les effets de ce type de messages.

OUI, l’école est le lieu où l’on permet à chacun, par les cours de français, d’histoire, de SVT, d’éducation civique, d’éducation physique, de réfléchir sur les conséquences néfastes des idées reçues et d’interroger certains préjugés, ceux qui ont fait que pendant des siècles un protestant ne se mariait pas avec une catholique, ceux qui font que l’on insulte encore aujourd’hui une ministre à cause de sa couleur de peau, ceux qui font que des petits garçons sont malmenés au cri de « pédés » dans la cour de l’école, ceux qui font que Matteo n’osera jamais dire qu’il est élevé et aimé par deux mamans, ceux qui font qu’Alice veut mourir car on la traite de garçon manqué, ceux qui créent la haine et la discorde. Oui, l’école est le lieu où l’on permet aux élèves de se demander pourquoi les princesses ne pourraient pas aussi sauver les princes.

Les études de genre recouvrent un champ scientifique soutenu par le ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur et le CNRS, et elles ont des utilités nombreuses dans l’éducation et la lutte contre les discriminations : ces études et ces travaux existent à l’université depuis longtemps. Nombreuses sont les académies à organiser des journées de formation sur ces thèmes ; nombreuses sont les universités à offrir des cours intégrant le genre : en sociologie, en sciences de l’éducation, en anthropologie, en biologie, en sciences économiques, en philosophie, en histoire, en littérature, etc. Des séances de sensibilisation aux questions d’égalité entre les sexes font partie du parcours de formation des enseignants du primaire et du secondaire.

En permettant aux élèves de constater la diversité des familles actuelles, en montrant que, selon les lieux et les époques, les rôles des hommes et des femmes ont varié et que l’amour a des formes multiples, les chercheurs, les enseignants et les professeurs des écoles offrent aux enfants, citoyens et citoyennes de demain, la liberté de construire un monde plus égalitaire et plus harmonieux.

Signer la pétition, ouverte à tou(te)s

• Consulter le site lancé pour fédérer les initiatives

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« France Alzheimer Gard » organise une réunion ouverte à tous à l’Institution des AIGUES MARINES au Grau du Roi, sur le thème de la maladie d’Alzheimer et des syndromes apparentés.

Le samedi 15 Février à 14H00

– Présentation de l’Association : Dr. Camille Lapierre, Président

– Approche médicale : Dr. Martine Lapierre, Gériatre

– Présentation « Espace Répit » : Vivadom

– Présentation appareillages audio-visuels : Fr. Enaudeau, Mutualité Française

Avec la participation du Dr. Robert Crauste.

Entrée gratuite

Aigues Marines, 977, Boulevard Dr Jean Bastide 30240 Le Grau du Roi

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5 770 € brut par parlementaire par mois.

Pétition citoyenne

Demandons aux Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat de prendre les mesures nécessaires pour que les Députés et les Sénateurs justifient par des factures la bonne utilisation à des fins professionnelles de leur Indemnité Représentative des Frais de Mandat (IRFM), comme doivent le faire tous les salariés du privé ou du public en matière de frais professionnels.

L’IRFM, dont l’utilisation par les parlementaires n’est aucunement contrôlée, représente plus de 5 770 € brut par parlementaire par mois.

Cette transparence est nécessaire à double titre :

– Elle rétablit le principe d’égalité devant l’impôt dans la justification des frais professionnels entre les salariés du privé et du public et nos représentants.

– Elle renforce l’exemplarité de nos représentants en mettant en œuvre l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : « Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »

Le Député Charles de Courson avait déjà déposé un amendement en juillet 2012 afin de contrôler l’IRFM, ce qui a été repoussé par les parlementaires, seuls 24 députés se prononçant pour.

Cette pétition citoyenne permettra d’inciter les Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat à prendre des mesures nécessaires afin de contrôler les IRFM des Parlementaires et de renforcer ainsi la transparence de l’argent public.

Merci de signer et de diffuser la pétition !

 

On peut aussi lire cet article : http://lelab.europe1.fr/t/frais-de-mandat-pourquoi-les-parlementaires-ont-repousse-le-debat-3998

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http://www.handicap-international.fr/index.php?id=8922&utm_source=FautPasRever&utm_medium=emailing&utm_term=mozabique&utm_campaign=Profession_demineuse

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Soutenez les bloqueurs d’uranium, signez la pétition !

Le 12 septembre dernier, près de Narbonne, 40 membres du collectif Stop Uranium ont bloqué un camion chargé d’uranium pour dénoncer les risques des convois radioactifs qui sillonnent la France sans qu’élus et populations en soient informés.

Le 20 février, 23 personnes sont convoquées au tribunal. Elles encourent 2 ans de prison et 4500 euros d’amende. Refusez la criminalisation des lanceurs d’alerte et apportez-leur votre soutien : signez la pétition, et si vous le souhaitez, postez votre photo pour vous manifester à leur côté !

http://www.sortirdunucleaire.org/Nous-sommes-tou-te-s-des-bloqueurs-ses-d-uranium?origine_sujet=LI201401B

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à propos du Grand Marché Transatlantique (ou TAFTA)

communiqué de presse du collectif Stop TAFTA 30 qui s’est crée à Nîmes le 23 janvier dernier. Ce collectif est composé de citoyens et d’organisations parmi lesquelles celles signataires de l’appel national. info@stoptafta30.fr

 lire ou télécharger le communiqué : CP_Stop_TAFTA30

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La violence des riches

mise à jour le 08 février 2014

C’est un livre qui s’ouvre sur une région particulièrement fracassée des Ardennes, avec l’histoire d’une entreprise de métallurgie, qui était le numéro un mondial des pôles d’alternateur pour automobiles (les usines Thomé-Génot). Une petite entreprise familiale avec 400 salariés, à qui les banques ont arrêté de prêter de l’argent, du jour au lendemain, et demandé des remboursements, parce que cette PME refusait de s’ouvrir à des fonds d’investissement. L’entreprise a été placée en redressement judiciaire. Un fonds de pension l’a récupéré pour un euro symbolique, et, en deux ans, a pillé tous les savoir-faire, tous les actifs immobiliers, puis fermé le site. 400 ouvriers se sont retrouvés au chômage.C’est un exemple parmi tant d’autres !

« C’est une violence inouïe. Qui brise des vies, qui atteint les gens au plus profond de leur corps, de leur estime, de leur fierté du travail. Être premier dans les pôles d’alternateur pour automobiles, c’est faire un travail de précision, c’est participer à la construction des TGV, à l’une des fiertés françaises. »

« Un système totalitaire qui n’apparaît pas comme tel, qui se renouvelle chaque jour sous le masque de la démocratie et des droits de l’homme. Il est extraordinaire que cette classe, notamment les spéculateurs, ait réussi à faire passer la crise financière de 2008 – une crise financière à l’état pur – pour une crise globale. Leur crise, est devenue la crise. Ce n’est pas une crise, mais une phase de la guerre des classes sans merci qui est menée actuellement par les riches. »

Menacer les riches signifie-t-il menacer l’emploi ?

Cette menace est complètement fallacieuse. Dans la guerre des classes, il y a une guerre psychologique, dont fait partie ce chantage. Mais que les riches s’en aillent ! Ils ne partiront pas avec les bâtiments, les entreprises, les autoroutes, les aéroports… Quand ils disent que l’argent partira avec eux, c’est pareil. L’argent est déjà parti : il est dans les paradis fiscaux ! Cette fiction des surhommes fonctionne à cause de cet assujettissement, totalitaire. Quand on voit le niveau des journaux télévisés, comme celui de David Pujadas, il n’y a pas de réflexion possible. En 10 ans, les faits divers dans les JT ont augmenté de 73 % !

Une interview à lire d’urgence sur : http://www.bastamag.net/Monique-Pincon-Charlot-La-violence

et une vidéo

Et le livre de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, La violence des riches, Chronique d’une immense casse sociale, Éditions Zones / La découverte, 2013, 256 pages, 17 euros.

le fil d’actu sémaphorien_janvier2014_n°5

¤=¤=¤=¤=¤ le dessin du jour

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En promotion cette semaine : la femme à un euro !

Carton rouge à Midi Libre cette semaine (mercredi 29 janvier), qui accepte de passer ce genre de pub que chacun appréciera en conscience. Quand l’humour ne peut plus faire dans le racisme, il se rabat sur le sexisme…

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Le mois de janvier s’achève, en voici le récapitulatif

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Quel député a subventionné quelle commune ou association, et surtout pour quel montant ? Ces données ont été mises en ligne pour la première fois cette année, comme l’avait annoncé cet été le socialiste et président de l’Assemblée, Claude Bartolone, suite aux différents scandales liés à l’utilisation de cette manne.

Comment les députés de votre région dépensent-ils leur réserve parlementaire ? En quelques clics, vous avez aujourd’hui l’info. Attention, l’outil n’est qu’un outil – il ne remet pas en cause cette pratique qui peut s’apparenter à du clientélisme – mais au moins vous connaissez désormais le montant et la destination des subventions allouées par vos députés ou par le groupe politique de votre choix.

http://www.assemblee-nationale.fr/budget/reserve_parlementaire.asp

Au Grau du Roi, par exemple, même si on ne sait pas tout on peut savoir que la lune de miel entre le député Collard et les « frères de la côte » Mourrut-Rosso a été un peu chiche en cadeaux de mariage.

Mais on peut aussi savoir que Mourrut avait déjà attribué 70 000 € a sa commune sur sa réserve parlementaire en 2011 pour la nouvelle mairie !

et sur cette fameuse réserve, c’est l’occasion de relire notre article précédent : http://semaphores.info/2013/06/ah-ces-elus-embellisseurs/

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Si vous ne l’aviez pas deviné…

Suite aux 15 milliards d’euros d’économies décidées pour 2014, on apprend que le plan d’austérité devrait se décomposer comme suit : 18 milliards d’euros d’économies en 2015, puis de nouveau 18 milliards d’économies en 2016 et enfin 14 milliards en 2017.

Mais d’où vient ce chiffre de 50 milliards que François Hollande a subrepticement sorti de son chapeau ? D’un dossier de Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant ! Le 14 octobre 2010, le Bulletin officiel des annonces de marchés publics lance ainsi un appel d’offres (on peut le consulter ici), dont l’intitulé est le suivant : « Assistance à la mise en œuvre opérationnelle du programme de révision générale des politiques publiques. »

Ah merde, alors ! Et nous qui avions cru que les socialistes s’opposaient à la RGPP de Sarko !

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Le grand retour de Sarkozy

mise à jour : 30 janvier 2014

L’émission Pièces à conviction diffusait ce mercredi 29 janvier à 23h15 sur France 3 un enregistrement inédit d’un entretien réalisé le 15 mars 2011 par une journaliste du Figaro : l’ancien dictateur libyen, Mouammar Kadhafi, confirme lors de cet entretien avoir financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Ceux qui ont manqué ce reportage peuvent le retrouver en replay ci-après : 

http://pluzz.francetv.fr/videos/pieces_a_conviction.html

Mais voici la suite du feuilleton à l’attention des non abonnés à Mediapart, vu que la presse et les médias du jour n’ont pas l’air de s’y intéresser.

Sarkozy-Kadhafi: un témoin de l’accord financier s’exprime

29 janvier 2014 |  Par Karl Laske

Tahaer Dahec, ancien responsable des comités révolutionnaires libyens, indique avoir été présent lors des tractations fixant à 57 millions d’euros le montant du financement libyen de Sarkozy, en octobre 2006, à Tripoli. Il a été entendu ce matin même par le juge Roger Le Loire au sujet de tortures qui lui auraient été infligées par des Français.

Tahaer Dahec, mercredi, dans le bureau de son avocat © Dr

« La Libye a aidé Sarkozy, tout le monde le sait, le montant est connu, mais moi j’étais témoin et présent au moment des négociations », a déclaré Tahaer Dahec, mercredi après-midi, lors d’une conférence de presse, dans le bureau de son avocat, Me Éric Moutet, à Paris.

Journaliste tunisien, compagnon de route puis responsable des comités révolutionnaires libyens, Tahaer Dahec, 62 ans, était entendu, mercredi, dans la matinée par le juge Roger Le Loire, au sujet des tortures subies lors de sa détention par le nouveau régime entre le 21 septembre et le 27 octobre 2011. Il a déposé plainte avec constitution de partie civile à Paris, fin novembre, pour « actes de torture, traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Ces mauvais traitements lui auraient été infligés par des Français, dans un hôtel converti en centre d’interrogatoire, ainsi qu’il l’avait révélé à la journaliste Catherine Graciet, dans un livre paru cet automne Sarkozy-Kadhafi – Histoire secrète d’une trahison, qui le désignait encore par son seul prénom.

Lors de sa conférence de presse, Tahaer Dahec s’est déclaré « prêt à répondre à la justice au sujet du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy »« Les discussions ont eu lieu à l’hôtel Corinthia, à Tripoli, en octobre 2006, a-t-il dévoilé, mercredi. Un diplomate français de très haut niveau, toujours en vie, était présent. Le montant est de 57 millions d’euros. » Selon les explications qu’il avait fournies à Catherine Graciet, 7 millions d’euros sur les 57 auraient été versés à un intermédiaire. Lire la suite

le fil d’actu sémaphorien_janvier2014_ n°4

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Notre-Dame-des-Landes_le suivi

Les économistes Geneviève Azam, Jean Gadrey et Susan George, ainsi que Jacques Bankir, ancien dirigeant de compagnies aériennes, Arnaud Gossement, avocat, Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, et Patrick Warin, consultant, demandent « instamment » au gouvernement « de ne pas engager les travaux prévus par les arrêtés préfectoraux » publiés en décembre dernier.

Personne ne peut croire que cela se fera dans le calme sur le terrain. Aussi, avant que l’irréversible ne se produise, nous en appelons à l’opinion publique et à la plus haute autorité́ de l’État, car ce dossier est symptomatique de toute une série de graves dysfonctionnements qui ne peuvent être passés sous silence.

http://blogs.mediapart.fr/edition/notre-dame-des-landes-du-bocage-au-blocage/article/230114/notre-dame-des-landes-il-faut-que-la-raison-l-emporte

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Cinéma Pagnol d’Aigues Mortes_le suivi

C’était sur Radio système le 8 janvier. Un bon rappel pour ceux qui auraient manqué des épisodes.

Le pot de terre contre le pot de fer ! Le cinéma associatif contre le géant du divertissement Culturespaces ! C’est le combat que mènent depuis plusieurs mois des citoyens du collectif  » écran Noir  » – entretien avec Isabelle Secrétan, Frédéric Vallat , Sodol Colombini au micro de Christian « Carrefour des résistances ».

 

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De Bricq et de brocs

Attention : L’UE est en train d’accepter les tribunaux d’arbitrage entre États et firmes à l’occasion des négociations en cours sur le grand marché transatlantique. (voir article dans ces mêmes pages).

Le 29 mai 2013, l’Assemblée nationale avait pourtant demandé « que soit exclu du mandat le recours à un mécanisme spécifique de règlement des différends entre les investisseurs et les États pour préserver le droit souverain des États ».

Cela n’a pas empêché la ministre française Nicole Bricq de saluer l’initiative de la Commission Européenne, attestant ainsi que les votes du Parlement français n’ont aucune valeur pour elle. Ce comportement a un nom, ça s’appelle forfaiture.

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Sepa la joie, Sepa cool et Sepa clair

L’UFC, dans un souci d’informer des moutons déjà bien tondus, a repéré un loup déguisé qui se fait appeler SEPA, du nom du règlement européen qui vise à simplifier les autorisations de prélèvements.

Vous en avez forcément entendu parler ; les journaux, votre banque, votre fournisseur d’accès, tout le monde s’y est mis. L’objectif : créer un marché unique des paiements sur l’ensemble de la zone SEPA qui comprend 31 pays européens. Mais voici le loup à surveiller :

Jusqu’à présent, pour autoriser vos prélèvements automatiques vous deviez signer une autorisation et une copie était envoyée à votre banque. L’Europe a décidé de simplifier tout ça. Dorénavant, vous signez une autorisation au fournisseur et c’est tout. La banque prélève votre abonnement sur votre compte sans savoir de votre bouche si vous nous avez bien autorisés à le faire.

Le risque signalé par l’UFC est évident : « on risque de voir les fraudes augmenter avec la fabrication de faux mandats de prélèvements » explique-t-on. « Les banques auront néanmoins l’obligation de vous rembourser sous dix jours si jamais vous êtes prélevés à tort. » Encore faut-il s’en apercevoir dans un délai de huit semaines, sinon on est marron.

Restons dans la couleur, au moins le temps d’apprendre que votre banque est déjà dans le rouge si elle ne vous a pas parlé des listes blanches et des listes noires, alors qu’elle a l’obligation de le faire.

En effet, pour éviter les fraudes, il est possible d’établir auprès de votre banque une liste blanche qui comprendra les fournisseurs autorisés à prélever sur votre compte, et une liste noire qui regroupera les fournisseurs dont vous ne voulez pas entendre parler.

Le constat de l’UFC est saisissant : « sur les 331 agences visitées par nos enquêteurs sur 40 départements, seulement 2,6% affichaient des informations sur le SEPA, et 8% mettaient des brochures sur ce sujet en libre-service. Sur internet, seuls 25,6% des sites bancaires mentionnent le SEPA pour les particuliers, et 3% évoquent le sujet capital des «listes noires» et «listes blanches» ! Dans les brochures tarifaires, cette absence est tout aussi criante : 2 banques sur 129 mentionnent l’existence de ces listes ! ».

À bon entendeur…

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Pas censuré mais presque

Jeudi 16 janvier à 0h15 (bonjour l’horaire pour ceux qui doivent se coucher tôt) France 5 diffusait le documentaire « Salariés sans frontières » sur les travailleurs frontaliers des régions limitrophes du Luxembourg. Le réalisateur Gilles Balbastre y raconte l’histoire de ces salariés européens français, allemands, belges, qui vont au Luxembourg pour travailler, particulièrement dans des zones de forte désindustrialisation.

Faut croire que le sujet doit en titiller quelques-uns, puisque la chaîne (rappelons qu’elle appartient au service public) n’avait programmé aucun replay du documentaire. Il a fallu que râlent quelques internautes déçus pour que France 5 mette finalement le replay du documentaire en ligne. Il y sera encore visible jusqu’à vendredi matin.

Entretemps, il y a eu un appel de Gilles Balbastre pour inviter à visionner sur Internet ce documentaire qui a failli par ailleurs passer complètement à la trappe. Il y a des sujets qui ne sont pas bienvenus dans la situation actuelle. Si ce docu ne fonctionnait pas correctement dans nos pages, suivez le lien « Salariés sans frontières » sur YouTube où il est entièrement disponible.

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Pour avancer sur la question de l’antisémitisme

L’Histoire n’a pas d’idéologie. Elle se doit d’être une science au service de la vérité, et non une vérité d’État au service d’une dictature intellectuelle.

C’est bien pourquoi, en regard de la situation actuelle et relativement aux débats qu’on voudrait interdire, Sémaphores accepte de signaler un document un peu trop vite enterré, et cependant susceptible d’apporter sa part d’éclairage dans la compréhension d’un des recoins sombres de la dernière guerre mondiale et du génocide des Juifs.

Il s’agit d’un livre de 200 pages qui propose une somme impressionnante de documents d’archives, de témoignages et d’analyses, préfacé par un très grand historien français, Pierre Vidal-Naquet. L’ouvrage n’a jamais été débattu dans les médias, ni par les politiques ni par la communauté juive. Et depuis qu’une bombe a explosé chez l’éditeur (EDI) l’auteur n’a plus jamais parlé de ce livre qui lève pourtant le véritable tabou qui pèse sur la participation des organisations juives de France à la déportation.

« Des juifs dans la collaboration » est paru en 1980. L’auteur, le journaliste devenu historien Maurice Rajsfus, est né en 1928, de parents juifs polonais, morts en déportation à Auschwitz et Maurice Rajsfus fut lui-même raflé au Vel d’Hiv alors qu’il n’était qu’adolescent (il en réchappa par miracle). L’ouvrage est préfacé par Pierre Vidal-Naquet, historien connu notamment pour ses travaux sur le génocide juif et le négationnisme, qui apporte au livre son indispensable crédit. Le livre, épuisé, n’a été ni réédité ni réimprimé depuis sa sortie.

Voici quelques extraits de la présentation du livre sur le site où les lecteurs intéressés pourront télécharger ce document exceptionnel (lien en fin d’article).

« Aussi insupportable que cela puisse paraître, l’UGIF, ancêtre du CRIF (les juifs de France n’étaient pas représentés à l’échelon national auparavant), mis en place par Pétain et les nazis (l’UGIF était en relation directe avec la Gestapo), aida à constituer des listes de juifs à rafler et à déporter. Maurice Rajsfus témoigne autant qu’il relate les faits. Dans la préface, Pierre Vidal-Naquet explique très clairement que c’est parce qu’aucun historien (lui le premier) n’a voulu réaliser ce travail qu’un journaliste l’a entrepris.» Lire la suite

Le Grand marché transatlantique ne se fera pas !

Texte de lancement de la campagne :

Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres pour négocier avec les États-Unis le Transatlantic free trade area (TAFTA). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des « barrières non tarifaires » qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités. Il conduirait à un nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Ainsi, la production de lait et de viande avec usage d’hormones, la volaille chlorée et bien d’autres semences OGM, commercialisées aux États-Unis, pourraient arriver sur le marché européen. Inversement, certaines régulations des marchés publics et de la finance aux États-Unis pourraient être mises à bas.

Cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toutes les décisions publiques qui constituent des entraves à l’expansion de leurs parts de marché. Nous pensons tous que ce projet consacre la domination des multinationales européennes comme américaines. Pour certains il affirme également la domination des États-Unis. À coup sûr, il asservirait les peuples des deux côtés de l’Atlantique. Lire la suite

Paradis fiscaux : le grand enfumage continue

On apprend par un arrêté publié dimanche dernier au Journal officiel que la France a retiré les îles des Bermudes et les dépendances britanniques de Jersey de la liste des États et territoires non coopératifs en matière fiscale dressée par Bercy.

Sont considérés comme « non coopératifs » les pays ou zones « dont la situation au regard de la transparence et de l’échange d’informations en matière fiscale a fait l’objet d’un examen par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) » et qui n’ont pas conclu de convention avec la France ou avec au moins douze États ou territoires.

Encore une de ces phrases tordues dont le flou cache le loup. Ceux qui penseraient qu’il y a « du sérieux » dans le fait qu’il faille « au moins douze États ou territoires » signataires pour sortir un paradis fiscal de la liste noire gagneront à se rappeler que sont considérés comme États ou territoires : Monaco, Andorre, le Liechtenstein, L’île de Man… et on en passe !

Ainsi nous dit-on que ne resteraient sur la liste des ripoux non coopérants : les îles Vierges britanniques, Brunei, Montserrat, le Botswana, le Guatemala, Nauru, les îles Marshall et Niue.

C’est bien connu, n’est-ce pas ? Tout le monde savait que les meilleures planques sont au Botswana, à Nauru, à Montserrat ou sur la célèbre île de Niue ! C’est à se demander pourquoi notre Cahuzac national s’est fait chier à chercher une planque à Singapour, d’autant que, vous l’aurez remarqué, Singapour n’est plus sur la liste.

Mais au fait… Et le Luxembourg ? L’est pas sur la liste ? Ah ben non. Faut croire qu’il fait partie des coopérants. Comme Malte, Madère, Gibraltar, Jersey, Guernesey, Chypre ? Lire la suite

Les étonnantes pratiques de Maître Gilbert Collard

Dans la série « Tenons notre Collard au chaud », nous avons bien apprécié l’article qu’André GENOT (Vauvert) a consacré aux relations fort ambiguës que notre député casse-couilles, pardon… orchidoclaste, entretenait avec le tortionnaire avoué Aussaresses. Nous invitons donc les lecteurs qui auraient manqué cet épisode à cliquer sur le lien suivant : http://pcfgard.over-blog.com/2013/12/collard-et-aussaresses.html

Mais comme nous avions promis de vous faire découvrir d’autres facettes encore du personnage qui brigue aujourd’hui la mairie de Saint Gilles, en voici une qui montre, dans toute sa splendeur, ce que peut être la déontologie de ce grand donneur de leçons que certains s’apprêtent à suivre.

À l’origine, c’est sur la plainte d’un particulier que le barreau de Marseille et le parquet général d’Aix-en-Provence s’était sentis obligés d’ouvrir discrètement des investigations sur le comportement de l’avocat alors marseillais, Me Collard. Pas le choix, les récriminations du plaignant s’étaient retrouvées dans les colonnes de La Dépêche du Midi en décembre 2005. Quelques mois plus tard, en mars 2006, c’est La Dépêche (tout court) qui révèle « Les étonnantes pratiques de Maître Gilbert Collard »

Empêtré dans une affaire de démarchage de clientèle (ce qui est rigoureusement interdit par la profession), voilà que notre Collard sollicite un curieux témoignage pour échapper aux poursuites de l’ordre et de la justice. Ce qu’il ne sait pas à ce moment-là, c’est que la conversation est enregistrée…

Mais pour comprendre la conversation… il faut connaître le début de l’histoire, et elle est assez édifiante.

« Charles-Louis Roche, fils d’un magistrat de Montpellier décédé dans des conditions qu’il juge suspectes, racontait dans l’article de la Dépêche du Midi comment Me Collard l’avait directement contacté pour assurer sa défense dans une affaire de photos licencieuses diffusées sur internet.

« Il nous a dit qu’il nous assisterait gratuitement et qu’il se paierait en retour sur la publicité faite autour du dossier », explique, alors, Charles-Louis Roche qui dispose déjà des conseils d’un avocat du barreau d’Angoulême, Me Hoepffner. La démarche de Gilbert Collard lui paraît d’autant plus singulière que le jeune homme et sa sœur font le lien entre la vie dissolue de leur père et l’affaire Alègre… dont Gilbert Collard est déjà l’avocat. Rapprochement stratégique ?

Charles-Louis Roche se pose la question, mais accepte le concours « gracieux », lui qui a été accusé par son père décédé d’avoir divulgué sur le net avec la complicité de sa mère, des photos dénudées de la seconde épouse du magistrat, une ex-prostituée. Au mois de janvier, trois jours avant le procès en appel de ce dossier devant la cour de Nîmes, c’est un Gilbert Collard aux abois qui appelle Charles-Louis Roche. »

Voici des extraits de la conversation téléphonique enregistrée par Charles-Louis Roche le mardi 24 janvier à 14 h 30.

Gilbert Collard : J’ai le sentiment que tout est fait pour me déstabiliser à l’approche de l’audience et pour amoindrir votre défense. Je reçois du bâtonnier une lettre émanant du Parquet général. (Il lit) « Monsieur le Bâtonnier : j’ai l’honneur de vous faire parvenir la copie d’un article de presse paru dans le quotidien « La Dépêche du Midi » du 13 décembre 2005, relative à certaines pratiques professionnelles de Me Collard. Je vous serais très obligé de bien vouloir faire recueillir les observations de votre confrère, de me les faire parvenir accompagnées de votre avis sur la suite qu’il convient de donner à cette affaire ». Alors, l’article, c’est celui que vous avez accordé à un voyou, qui s’appelle Souillés. Alors, les questions qui se posent sont les suivantes (…) Est-ce que je vous ai démarché ?

Charles-Louis Roche : Alors, maître, je vais vous répondre en mon âme et conscience. Bon, je ne sais pas ce que vous placez sous le terme de démarchage.

Collard : Mais est-ce que je vous ai appelé pour vous dire : Monsieur, votre affaire m’intéresse ? Lire la suite

Humour… ou pas_les derniers glanes

La question qui tue…

Une certaine idée de « Pourquoi ça ne bouge pas davantage ? »

No comment. (on peut en rire mais c’est assez tragique comme ça)

Vu en France, ça s’invente pas. (sans doute à l’attention de ceux qui sortent leur poisson rouge le dimanche)

Vu sur la porte d’une boutique. Dédié aux amateurs de Star War.

Et toujours en fouillant nos archives, cette vieille gravure du bal des faux culs…

le fil d’actu sémaphorien_janvier2014_n°3

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Affaire Snowden_le suivi, par un hacker qui nous tient à cœur…

Avec le scandale de la NSA, une distinction claire est en train d’apparaître aux yeux de tous entre la technologie qui contrôle et la technologie qui libère », affirme le hacker Jérémie Zimmerman. C’est sa manière de rester optimiste malgré les révélations chaque jour plus effarantes sur la surveillance qui s’est mise en place sur le Net.

À l’attention de ceux qui ne le connaissent pas : Zimmermann se bat depuis des années sur un terrain que très peu d’entre nous pratiquent : celui des droits de l’Homme dans la société numérique. A son palmarès : il a réussi, pratiquement seul, à faire rejeter par le Parlement européen l’accord ACTA, un traité liberticide négocié en secret par 39 pays et de très puissants lobbies.

D’autres renseignements et une autre vidéo ici : http://www.ventscontraires.net/article.cfm/12507_jeremie_zimmermann_:_

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Travailleurs, travailleuses, ça va vous faire plaisir…

L’ONG Oxfam vient de livrer un rapport de 34 pages sur les inégalités économiques et la confiscation du pouvoir politique au profit de minorités nationales privilégiées

On y lit entre autres données que la richesse combinée des 85 personnes les plus riches du monde est égale à celle de la moitié la moins riche de l’humanité.

Ou qu’aux États-Unis, par exemple, les 1 % les plus riches ont confisqué 95 % de la croissance financière depuis 2009, tandis que les 90 % les moins riches se sont appauvris.

« Sans une véritable action pour réduire ces inégalités, les privilèges et les désavantages se transmettront de génération en génération, comme sous l’Ancien régime. Nous vivrons alors dans un monde où l’égalité des chances ne sera plus qu’un mirage » conclut l’organisation.

ndlr : si le rapport ci-après s’ouvrait mal dans nos pages, suivez ce lien : http://www.scribd.com/doc/200885137/bp-working-for-few-political-capture-economic-inequality-200114-fr-pdf

bp-working-for-few-political-capture-economic-inequality-200114-fr.pdf

 

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Apparemment personne n’a relevé cette petite information, sans doute couverte par le feu de l’affaire Dieudonné. C’est pourtant le journal officiel qui a annoncé la création d’une « association Manuel Valls »destinée à soutenir sa politique.

Nous n’en savons pas plus pour l’instant mais on ne peut empêcher certains d’y voir un de ces micro-partis propres à recevoir des subventions. Un pied à l’étrier en vue des présidentielles 2017 ?

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Espérons pour le moins qu’ils soient bien formés…

Selon un rapport de la Cour des comptes sur l’école des commissaires de police, une année de formation y coûte 260.000 euros par élève, soit trois fois plus qu’un élève de l’ENA.

Le Canard Enchaîné en a parlé mercredi dernier. Et pour ceux qui ont le goût des chiffres, le rapport est accessible à partir d’ici : Ecole nationale supérieure de la police (ENSP) – Exercices 2006 à 2011.

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TVA sur la presse en ligne : une victoire pour toute la presse.

Le gouvernement a annoncé le prochain alignement du taux de TVA à 2,1 % pour toute la presse en ligne (ce qu’elle était déjà pour la presse papier) au lieu des 20 % envisagés. La mobilisation n’a donc pas été vaine.

En savoir plus : http://www.spiil.org/20140117/tva-presse-ligne-une-victoire-toute-presse

Ce qui n’arrête pas la mobilisation contre l’augmentation globale de la TVA et l’on peut toujours signer la pétition ici : http://www.stop-tva.fr/

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Ça peut vous intéresser…

Réouverture de l’enquête sur les attentats du 11 septembre ?

C’est une dépêche Reuters vieille d’un mois, passée quasiment inaperçue sauf chez les « complotistes », bien sûr. Pour faire court, un juge vient de donner raison aux familles de victimes qui voulaient cette réouverture d’enquête. Pourquoi ? Parce que de nouveaux éléments visent clairement l’Arabie saoudite ainsi que le rôle trouble du FBI. Selon Agoravox, on n’est plus dans le complot fumeux ou les élucubrations délirantes mais face à des éléments factuels. Le sénateur démocrate Bob Graham (ancien gouverneur de Floride) avait déjà soulevé le problème l’an passé. En vain. Comme d’habitude, la vérité prend du temps…

L’article du Huffington Post : http://www.huffingtonpost.fr/bob-graham/enquete-attentats-11-septembre_b_1872744.html

L’annonce par Jonathan Stempel pour l’agence Reuters, le 19 décembre 2013

La tribune libre sur Agoravox : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/reouverture-de-l-enquete-sur-les-146570

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On n’a pas du tout aimé…

L’état de l’Ohio a exécuté un condamné à mort avec un mélange de deux produits jamais utilisés à ce jour aux USA : il a agonisé pendant 24 minutes.

Un mélange de somnifère et d’antidouleur (midazolam et hydromorpone) injecté par intraveineuse a été utilisé pour la première fois aux USA pour exécuter un condamné à mort. L’expérience a mal tourné puisque le prisonnier a agonisé pendant 24 minutes, dans la Southern Ohio Correctional Facility prison, située aux portes de Lucasville (Ohio).

Ces médicaments ont été utilisés car le produit habituel, le pentobarbital, d’abord destiné à anesthésier les animaux, n’est plus fabriqué aux USA depuis 2011. Et le fabricant refuse son emploi pour les exécutions.

Il y a encore cinq exécutions prévues cette année dans l’Ohio. Lire la suite

Non au cumul des mandats !

La limitation du cumul des mandats, c’est maintenant !

Aujourd’hui, près de la moitié des députés et sénateurs occupent plusieurs mandats en même temps : ils cumulent leurs fonctions au parlement avec des responsabilités en tant que maire, président d’agglomération ou de conseil général. Certains d’entre eux occupent jusqu’à 24 fonctions !

Alors que de nombreux députés et le gouvernement appellent les parlementaires à ne pas s’opposer à la limitation du cumul des mandats, la commission des Lois du Sénat vient de rejeter le projet de loi déjà adopté par l’Assemblée nationale, pour tenter de retarder encore sa mise en application. C’est le moment d’amplifier la mobilisation citoyenne pour répondre aux élus qui mettent tout en œuvre pour que cette loi ne voie pas le jour. Merci de signer et diffuser cet appel !

https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/la-limitation-du-cumul-des-mandats-c-est-maintenant?utm_source=action_alert&utm_medium=email&utm_campaign=45848&alert_id=SdrAfbpnTW_mPURIPFCwT

Ci-après le texte de la pétition adressée à :
François Hollande, Président de la République
Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre
Parlementaires français, A l’Assemblée Nationale et au Sénat

Malgré l’engagement du Président de la République, malgré la proposition de la Commission Jospin, malgré l’opinion française favorable à la limitation du cumul des mandats, les plus lourdes menaces pèsent sur l’adoption du futur projet de loi.

La levée de boucliers de certains parlementaires qui n’hésitent pas à manifester vigoureusement leur opposition à cette réforme, nous fait craindre que la France continue à détenir le record des pays les plus cumulards d’Europe. Lire la suite

Dossier : Revenu de base inconditionnel

article mis à jour le 16 janvier 2014

« Un revenu de base, pour tout le monde, de la naissance à la mort, est-ce une douce utopie ? Peut-être. Mais ils sont nombreux à caresser cette utopie, en Inde, au Brésil et en ce moment même en Suisse où des citoyens viennent de pousser à l’organisation d’un référendum sur la question. Il ne faut pas croire pourtant que tous les partisans d’un revenu de base soient de doux utopistes libertaires car on trouve aussi, parmi ces rêveurs, des penseurs et des responsables politiques libéraux voire ultralibéraux.»

C’est en ces termes que Daniel Schneiderman (Arrêt sur Image) ouvrait l’une de ses dernières émissions consacrée au sujet, nous y reviendrons en clôture de ce dossier.

Ce dernier 14 janvier était le jour de la clôture de l’initiative citoyenne européenne en faveur du Revenu de base qui devait rassembler un million de signatures pour ouvrir un débat au Parlement européen. Aux dernières nouvelles, cette initiative n’a réuni que 250 000 signatures dans le délai imparti. Partie remise donc et ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Malgré le dépassement de la date butoir, nous continuons de la proposer d’autant qu’on pouvait relever ce matin un total de 285 042 signatures. Autrement dit l’idée continue d’avancer et nous en voulons pour preuve que le revenu de base connaît une percée médiatique dans la presse en ligne française y compris les grands titres comme le Monde Diplomatique. On peut savoir par ailleurs que nos voisins Suisses ont également été 150 000 à faire avancer l’idée sur leur plan national. Mais du travail d’information reste à faire et nous nous y attelons volontiers.

Salaire à vie, Revenu de base inconditionnel, Revenu Universel… Mais de quoi s’agit-il ?

Tous ceux qui s’y intéressent ne le nomment pas dans les mêmes termes, appréhendent diversement ce que pourrait être sa mise en place, ses limites, ses dangers, et c’est bien pourquoi ce débat nous intéresse. Nous en avons déjà parlé dans ces pages en juin puis en août 2013 pour présenter un film documentaire ainsi qu’un débat (voir lien en fin d’article) mais c’est sur l’Initiative Citoyenne Européenne pour le Revenu de Base Inconditionnel que nous mettons l’accent aujourd’hui.

 

D’abord quelques mots sur cette initiative, pour signaler que des citoyens de 15 pays ont travaillés à sa préparation (Autriche, Belgique, Danemark, France, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays Bas, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Royaume Uni). Elle a pour but d’explorer la faisabilité de l’instauration du revenu de base au niveau européen.

Ses initiateurs insistent sur le fait que le Revenu de Base Inconditionnel ne devrait pas remplacer l’état providence mais plutôt compléter le système actuel et le faire passer d’une logique compensatrice à une logique émancipatrice.

Mais tout a un début et il faut d’abord récolter 1 million de signatures parmi les 500 millions de citoyens de l’Union Européenne. Et ce de telle manière que 7 pays au moins aient recueilli leur quota minimum respectif de signatures. (Pour connaître les règles qui peuvent faire aboutir une pétition d’initiative européenne, le mieux est de visiter le site officiel de la commission européenne.)

Avant de vous envoyer sur l’adresse à laquelle on peut signer cette initiative, il est bon de connaître quelques éléments utiles à la réflexion. Lire la suite

Un autogouvernement de démocratie radicale

Déjà signalé le 05 janvier dans Mediapart sous le titre « Ce que les zapatistes ont créé », il nous semble important de revenir sur cette info, de la même manière que nous parlions récemment de Marinaleda (ici et ), comme de toutes ces expériences qui témoignent que les alternatives sont bel et bien des choix politiques.

On n’entend plus trop parler du sous-commandant Marcos qui fit pourtant bien des unes. De même n’a-t-on pas trop parlé de la mobilisation massive du 21 décembre 2012, égarés que nous étions dans le flot médiatique de ce qui devait être “le jour de la fin du monde” selon quelques illuminés. Mais figurez vous qu’au même instant dans le Chiapas, cinq villes étaient soudainement occupées « dans un silence impressionnant et de manière aussi ordonnée que pacifique » par plus de 40 000 zapatistes, apportant un « démenti cinglant à toutes les rumeurs d’essoufflement ».

Jérôme Baschet, historien médiéviste et observateur de la rébellion zapatiste, revient sur les dernières initiatives zapatistes dans un entretien publié sur le site de l’ONG CETRI (Centre tricontinental) auquel nous invitons les lecteurs intéressés à aller faire un tour.

On y apprend notamment que « Prenant appui sur les traditions indiennes tout en les renouvelant profondément, un système d’autogouvernement a été mis en place, au niveau des villages, des communes et des régions. Cinq “conseils de bon gouvernement” fonctionnent, rendent la justice, organisent la prise de décision collective sur la base d’un mécanisme complexe de consultation des assemblées locales, communales et régionales.

Un système de santé autonome a été mis en place ; des centaines d’écoles autonomes ont été créées et plus d’un millier d’enseignants ont été formés. Et cela sur la base d’un refus absolu de toute aide gouvernementale. Ce que les zapatistes ont créé peut être considéré comme un autogouvernement de démocratie radicale. »

A lire sur le site du Cetri.

rencontres, débats, conférences dans le coin

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Les lecteurs de Sémaphores nous informent…  (mise à jour 18 janvier)

 

Les militants communistes de la 2ème circonscription du Gard rendront un hommage à Nelson MANDELA samedi 18 janvier, à 14h 30,Salle FOUCARAN (sous les arènes de VAUVERT.)

Parce que MADIBA était un combattant toujours du côté du peuple et un ami proche du Parti Communiste Sud-Africain, ses homologues français ont des raisons particulières d’honorer sa mémoire. Ils  le  feront  ce samedi  18  janvier  avec  une  conférence  de  Lydia  SAMARBAHSH,  chargée du  secteur  « politique  extérieure »  au  comité  national  du  Parti  Communiste  Français  et  spécialiste  de  l’Afrique du  Sud.

Sont prévues des Animations avec Christiane et Georges FABRE (chant et guitare), lectures de textes, vente de livres (librairie Diderot), verre de l’amitié et partage de la galette de la fraternité à l’occasion des vœux de la section locale du PCF.

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AFMD 30

A l’occasion de l’anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz (27 janvier 1945) et de celui du « convoi du 24 janvier 1943 », les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation du Gard (AFMD) invitent à une conférence débat de Dominique Durand. Ce sera le 24 janvier 2014 à l’AGORA, 2 impasse Jean Macé à Nîmes (face au Parc des expositions) de 18h 30 à 20h 30.

Dominique Durand est président de l’association « Buchenwald-Dora et Kommandos ». Il vient de publier chez Balland une biographie de Marie-Claude VAILLANT-COUTURIER, résistante et déportée à Auschwitz le 24 janvier 1943. Elle témoignera au procès de Nuremberg.

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NAGES (30)

L’Association Alter Anagia « alternatives intercommunales » propose une SOIRÉE DÉBAT le SAMEDI 25 JANVIER 2014 à 19h.

Le film de Yannis Youlantas « Ne vivons plus comme des esclaves » sera suivi d’un débat. Pour ce faire, l’association a invité Bernard Bruyat, agitateur d’idées de l’OPDLM (Observatoire des Pratiques de Développement Local et Mondial), pour commencer cette année 2014. Il rentre d’un séjour en Grèce pour « l’université du pas de coté » et a rencontré à Athènes Panagiotis Grigoriou, auteur du livre « La Grèce Fantôme » qui vient de sortir en France.

Entrée libre – Paf libre.

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la liste des auteurs attendus :

http://www.festivaldelabiographie.com/2014/01/parmi-les-auteurs-attendus.html

le programme en détail (fichier pdf) : 

http://mpocom.com/wp-content/uploads/2014/01/AVANT-PROG-NIMES-2014.pdf

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Premières assises écosocialistes pour la Mer

en présence de Jean-Luc Mélenchon

samedi 25 janvier 2014 de 10h à 18h

à Toulon (Var)

Salle Méditerranée (rue du Commandant Infernet)

 

Protection et découverte des écosystèmes marins, énergies marines renouvelables, biotechnologies marines, politique portuaire… cette journée sera l’occasion de réfléchir concrètement aux enjeux et leviers de l’économie de la mer . Notre ambition est d’établir un véritable programme écosocialiste pour la Mer combinant relance sociale de l’activité, planification écologique et progrès humain.

Les places étant limitées, l’inscription est obligatoire en cliquant ici 

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RENCONTRE AVEC ANNIE LACROIX-RIZ, Historienne, Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris VII-Denis Diderot, autour de

L’INAVOUABLE COLLABORATION DE LA GRANDE BOURGEOISIE FRANÇAISE (1940-1944)

Au Cercle de l’Avenir, rue Nicot, Nîmes Jeudi 30 janvier à 18 heures 30

La politique de collaboration avec l’Allemagne nazie, mise en œuvre dès l’automne de 1940 par Pétain après la défaite, n’a pas été qu’un choix politique, piloté par l’État de fait de Vichy ou l’effet d’une connivence idéologique aux racines anciennes : elle consista aussi et d’abord à mettre l’économie de la France, seconde puissance continentale (disposant en plus d’un empire colonial) au service du projet hitlérien et de sa guerre de conquête. Financiers et grands industriels n’hésitèrent pas à se soumettre immédiatement aux exigences allemandes, voire à anticiper sur elles, notamment dans le domaine des industries, mécanique, chimique, aéronautique et culturelles. Le processus d’« aryanisation des biens juifs » trouva sans délai la complicité des organismes représentatifs du patronat. Nombre de chefs d’entreprises et de cadres (par exemple chez Louis Renault ou à l’initiative de Schuller – futur L’Oréal) associés à des politiciens proches de la ci-devant « Cagoule », firent pression, à la demande de la puissance occupante, sur le gouvernement de Vichy pour renforcer la collaboration, y compris dans la zone non-occupée ! Cette collaboration économique et financière, bientôt renforcée par le STO, se prolongea sans à-coups jusqu’à l’été de 1944. Évidemment, après la Libération, grâce à la « guerre froide », la grande bourgeoisie française s’employa par tous les moyens à tirer d’affaire ceux qui s’étaient compromis et à faire oublier trahisons et complicités. Mais aujourd’hui une bonne partie des preuves de ses choix et comportements est conservée dans les archives publiques dont l’exploitation et la publication révèlent l’ampleur et la précipitation de cette collaboration mortifère jadis pour la France et les français.

Annie Lacroix-Riz, depuis longtemps, a attaché son nom et sa réputation d’historienne qualifiée et scrupuleuse (École normale supérieure, agrégation d’histoire et doctorat d’État) à révéler la profondeur de la complicité de classe entre les principaux cercles de l’oligarchie française et les hitlériens, en se fondant sur une exploitation raisonnée, persévérante et systématique, des archives publiques françaises et, le cas échéant, européennes. Ses découvertes, contre les vents de l’oubli et les marées de la complicité rétrospective, interpellent aujourd’hui les historiens du monde entier et ce qu’elle démontre force l’attention de quiconque est attaché à faire prévaloir la recherche de la vérité historique sur toute autre considération.

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L’avenir de la création artistique est en jeu !

Après les rassemblements « l’Art en campagne » qui ont eu lieu le 13 janvier dans toute la France, une manifestation nationale réunissant les organisations professionnelles aura lieu à Paris le 10 février 2014.

Retrouvez le texte sur le site du SYNDEAC

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Mémoire des camps

Un documentaire d’Hitchcock sur l’holocauste nazi sorti d’un long silence …

53 minutes, parmi lesquelles certaines sont aussi de silence. Un silence glacial. Pour le reste, que ceux qui ne parlent pas l’anglais se rassurent, il est des images qui, de toutes façons, couvrent tous les discours et rendent vains tous les commentaires.

Alfred Hitchcock nous avait habitués aux films dits d’angoisse, mais peu de cinéphiles savaient que la besace du cinéaste contenait aussi quelques bobines d’horreur. D’une horreur qui renvoie chacun de nous à son seuil d’acceptation de l’insupportable. Nombre de ceux qui l’ont déjà vu nous disent déjà « à déconseiller aux âmes sensibles », peut-être avec raison. Mais la vraie raison à trouver réside dans le nombre de ceux qui persisteront encore et encore à fermer les yeux après de pareils témoignages.

En cette période déjà fortement troublée, et particulièrement à l’approche d’élections (nous songeons surtout aux Européennes), une question se posera à toutes celles et ceux qui auront vu ce film, tout autant qu’à celles et ceux qui auront refusé de le voir : « Suis-je en train de voter en toute et pleine conscience ? »

Ce film restauré par le Musée impérial de la guerre de Londres sera présenté en 2015, à l’occasion du 70e anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Notre source et plein de renseignements sont ici : http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/01/11/un-documentaire-dhitchcock-sur-lholocauste-nazi/