Quand le climat souffle le chaud et le froid…

Dans une étude publiée dans la revue scientifique Nature, un groupe de scientifiques s’inquiète de l’accélération du réchauffement climatique, notamment des niveaux croissants de dioxyde de carbone qui conduisent à un amincissement de la couche nuageuse et devraient provoquer une élévation de température d’au moins 3 °C au cours du siècle (soit le double que prévu par les mêmes jusqu’à présent).

Arrêt sur Image a préféré être attentif à l’épopée des dénonciateurs du réchauffement dans les glaces de l’Antarctique, reprise un peu partout dans la presse internationale mais très peu chez nous.

Plusieurs tentatives de dégager le navire russe MV Akademik Chokalskiy, prisonnier de la banquise, ont échoué. D’où certains ne manquent pas de mesurer l’irresponsabilité de cette croisière montée par une équipe de scientifiques anglo-saxons qui voulaient illustrer… la fonte des glaces et les conséquences du réchauffement climatique. Trois brise-glace, dont un français, ont vainement tenté de le dégager.

Le MV Akademik Chokalskiy transporte 74 passagers : des scientifiques australiens, britanniques et néo-zélandais, plus des touristes, et des journalistes (Guardian, BBC) qui suivent les traces de l’expédition de l’explorateur australien Sir Douglas Mawson dans l’Antarctique entre 1911 et 1914.

« Une dose de réalité glaciale » titrait le Daily Mail le 1er janvier, ironie de l’histoire pour une expédition montée dans le but d’illustrer les méfaits de la fonte des glaces au Pôle Sud.

Sur son blog collectif Anthony Watts, météorologiste pendant 25 ans parle de fiasco et d’irresponsabilité, en soulignant l’absence d’évaluations : de l’épaisseur de la glace dans laquelle le bateau s’est engagé malgré toutes les technologies embarquées, du coût du sauvetage, des risques pour l’environnement, pour ce qui est à ses yeux une simple opération de communication médiatique. Il en veut pour preuve la photo publiée sur le compte Twitter officiel de la croisière où l’on voit le journaliste du Guardian brandir un drapeau au nom de son journal.

Watts évoque de précédents naufrages dans l’Antarctique, ayant provoqué une pollution durable d’une zone fragile qui y avait échappé jusqu’à présent.

Exemple avec le Linblad Explorer en novembre 2007 (ci-contre) ou avec le Kai Xin, navire-usine de pêche chinois qui a pris feu et coulé en avril 2013.

Les commentaires sont fermés.