Le flou, le loup et le lapin blanc

Vrais chiffres chômage Mars 2014 :

10 000 chômeurs de plus, malgré 324 000 radiés

Toujours 1 inscrit sur 2 qui ne perçoit aucune indemnité de Pôle emploi.

Seuls 2 chômeurs sur 10 sortent des listes pour « reprise d’emploi déclarée ».

Environ 1 emploi, trop souvent précaire, pour 100 demandeurs.

33 % environ de la population active sans emploi ou sans emploi stable.

Tous les détails par catégories et le reste : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-mars-2014-151156

Mardi 29, Daniel Schneidermann titrait sa chronique au Nouvel Obs « Apprentissage des seniors : un loup dans le lapin blanc », en référence au grand magicien qu’est devenu François Hollande. Énième idée pour résorber le chômage : les seniors sont invités à « s’approprier l’idée » qu’ils pourraient retrouver un emploi. Une idée, en effet, ça coûte encore moins cher que le Smic au rabais proposé par certains. Mais que cache le flou, et où se tient le loup ? Voici le nouveau contrat de génération !

« De son grand chapeau, Hollande a tiré une trouvaille géniale : envoyer en apprentissage les « chômeurs de longue durée ». Dans la novlangue des communicants et des consultants, « chômeur de longue durée » est synonyme de déchet humain non-recyclable de plus de cinquante ans. On peut aussi parler de « senior », les termes sont désormais équivalents. Hollande n’a mis au courant ni ses ministres, ni les patrons, ni les syndicats, l’effet en aurait été atténué. Ainsi lancé sans préavis, le lapin blanc des « seniors en apprentissage » vise droit le journal de 20 Heures, qu’il atteint d’ailleurs sans difficulté. Médusé, Pujadas relate « l’annonce de cette disposition inédite » (comme si elle allait entrer en vigueur demain matin), tandis que l’on se demande vaguement où est le loup, et pourquoi personne n’y a pensé avant. Lire la suite

Les canons de Valls

La visite de Manuel Valls chez le Pape n’est pas sans faire couler d’encre, et à juste titre. Cette rencontre n’est pourtant pas la première pour qui se souvient que déjà le 11 octobre 2012, Jacques Berthieu et Louis Brisson étaient canonisés en présence de Manuel Valls. Sans doute l’hidalgo qui nous sert de Premier ministre n’a-t-il pas lu le fameux Brisson dans le texte. Sur son blog, François Cocq nous rappelle quelques perles édifiantes du canonisé :

 « Au lieu de laisser aux prêtres l’instruction et l’éducation, on établit des gymnases où on enseigne à la jeunesse la littérature, les arts, les coutumes et les religions des peuples étrangers. »

« Le confesseur doit toujours tenir pour la loi et pour l’autorité. Il doit apprendre (…) à la femme à obéir à son mari. Il ne faut jamais que le confesseur donne raison aux enfants contre leurs parents, contre leurs frères ou sœurs plus âgés, à la femme contre son mari. »

« Il faut obéir sans raisonner, ne pas écouter ce nous dit notre jugement propre. »

 « La femme est fourbe naturellement. (…) La femme est menteuse naturellement. (…) La femme est traîtresse. »

« C’étaient les couvents qui conduisaient le monde. Aujourd’hui ce sont les Francs-maçons et les Juifs. Ils sont partout. Tous nos livres d’histoire sont faussés par eux. C’est Satan qui est l’inspirateur de tout cela. » Lire la suite

Censure à Libé

On était plutôt du genre à applaudir quand Libé a sorti la Une ci-contre. Quelque chose allait changer, pouvait-on solidairement penser. Mais la crise hélas persiste dans ses plus mauvais travers, dont le pire pour un canard, celui de la censure. C’est qu’on ne critique pas impunément des confrères tels que Duhamel ou Guetta, pensez donc, encore moins pour signaler leur avachissement dogmatique sur les sujets du référendum européen et des élections en approche, de l’Ukraine ou du Rwanda. C’est ainsi que la direction de Libération a interdit (ça fait trois fois en un mois) la publication de la chronique hebdomadaire de Pierre Marcelle, «No Smoking».

Heureusement Bakchich veille encore, ce qui nous a permis de récupérer quand même les propos du chroniqueur. Non mais !

 

Europe : on n’est pas là pour se faire engueuler

Dans un mois, jour pour jour, donc, les élections européennes, et, faute de mieux en matière d’argumentaire, chez les maîtres-penseurs, c’est reparti comme en 2005 : à boulets roses et au canon de marine, le retour des «ouiistes» d’alors, les mêmes exactement, sans vergogne et assez impavides pour n’avoir jamais seulement envisagé de changer un tout petit peu d’avis, ne serait-ce que dans l’expression de leurs certitudes… Lire la suite

Israël/Palestine : Tout risque de paix est écarté

Denis Sieffert présente le Politis du 24 avril. Il revient sur la crise du processus de paix au Proche-Orient, et sur le dossier de la semaine, Les cinq mensonges de l’Europe.

L’autodissolution de l’Autorité palestinienne serait la politique du pire pour répondre à la pire des politiques israéliennes.

Lire l’article « Au bout de l’impasse » sur le site de Politis : http://www.politis.fr/Au-bout-de-l-impasse,26688.html

Gauche sans-gêne et droite décomplexée

le billet de Hubert Huertas_27 avril 2014

La « gauche sans-gêne » en couverture du magazine Le Point de cette semaine, avec une photo d’Aquilino Morelle pour appuyer le propos. La formule est d’autant plus dure qu’elle tape dans le mille. Oui cette « gauche » peu regardante existe, oui elle a torpillé son camp en 1993, oui elle recommence en 2014.

Il ne manque qu’un détail à cette juste indignation. C’est que cette dénonciation n’aurait pas été possible sans des révélations empruntées à Mediapart, donc à un journal qui ne passe pas pour un suppôt de la droite.

Donc, sauf à faire preuve d’une approche hémiplégique de la morale, ce confrère libéral, qui n’a d’ailleurs pas hésité à révéler l’affaire Copé Bygmalion, ainsi que la presse de droite dans son ensemble, auront à cœur de dénoncer, avec la même vigueur, la « droite sans-gêne ».

Bienvenue au club, il y a du pain sur la planche !

Qui a dit, au soir de sa cinquième élection, en mars dernier : « Si on n’investit que ceux qui n’ont pas été condamnés par la justice, on n’a plus de candidats dans les Hauts-de-Seine. » C’est Patrick Balkany. Quand sera-t-il rejeté par son camp comme l’a été le conseiller de François Hollande ? Quand cette « droite sans-gêne » sera-t-elle « démissionnée », et priée de rentrer dans ses foyers ?

Et le couple Dassault-Bechter ? À quel moment a-t-il réalisé que les voix ne s’achètent pas en politique, et combien d’articles fracassants Le Figaro a-t-il consacrés à sa dérive sans-gêne ?

Et Gilles Bourdouleix, réélu maire de Cholet malgré sa condamnation pour apologie de crimes contre l’humanité, après avoir jugé que « Hitler n’avait peut-être pas tué assez de Roms » ? Quand a-t-il été montré du doigt et clairement évacué lorsqu’il a quitté l’UDI, et qu’il s’est affilié à Debout la République, le parti de Nicolas Dupont-Aignan dont l’exigence éthique transpire à chaque discours ? Et Jacques Bompard condamné pour prise illégale d’intérêt, quand les épurateurs de l’extrême droite ou de la galaxie Bleu Marine ont-ils cessé de passer des accords avec lui dans le Vaucluse ?

Et Maryse Joissains ? Et Éric Woerth ? Et Nicolas Sarkozy ? Les silences de la droite vis-à-vis de ses responsables incertains signifient-ils que son ardeur morale ne s’intéresse qu’aux dérives de la gauche, et s’arrête aux limites de son camp ? Est-ce à dire que la morale n’est pas une exigence qui transcende les partis pris mais un piège partisan dans lequel on enferme son  adversaire ?

Ce qui frappe à droite, c’est cette manière d’enfourcher les grands principes quand ils desservent le camp d’en face, et de s’en accommoder quand ils dérangent les amis. De faire silence, ou d’accabler ceux qui révèlent les turpitudes. De détester Mediapart à hauts cris, quand on y parle de Karachi ou de Neuilly, et de le citer à la barre des témoins, quand on dénonce Morelle ou Cahuzac.

La droite a le vent en poupe. Elle parle haut quoi qu’il arrive, et pas seulement à propos des affaires. Prenez l’économie. Les libéraux se sont crashés sur les crises successives à partir de 2008, au point de faire la manche auprès de leurs ennemis les États, mais quelques années plus tard, jamais leur discours, porté par la Commission européenne, n’a paru plus conquérant. C’est eux qui dictent, sur la morale comme sur le réalisme, c’est eux qui savent et qui rigolent. C’est que la droite n’est pas sans-gêne, elle est décomplexée, c’est même à cela qu’on peut la reconnaître.

Aquilino Moreluzac

Pour ceux qui ont tout raté de l’affaire Morelle et ne sont toujours pas abonné à Mediapart, voici le débat de jeudi dernier sur le sujet. Chacun en tire les leçons qu’il veut bien mais, tout de même, ce dernier exemple est révélateur d’une République et d’un système gouvernemental à bout de souffle. Morelle a choisi de démissionner rapidement (avait-il le choix après l’affaire Cahuzac ?), mais chaque jour apporte son lot de magouille politiques et de malversations. Va-t-il falloir les virer un par un, et faut-il attendre que ce soient les journalistes qui facilitent le boulot ? La question des conflits d’intérêts et de la main mise des lobbies (ici encore une fois les médicaments et donc l’annexion de la Sécurité Sociale) reste posée mais plus que jamais en exergue.


«En direct de Mediapart» : Retour sur l’affaire… par Mediapart

Ce que les charniers nous ont appris

Par Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.

C’est le genre de découverte qui vous hante : une fillette de 11 ans terrifiée, tapie dans un coin d’une maison mise à sac, trois jours après que son village eut été attaqué lors d’une abominable opération de nettoyage ethnique. Ses parents avaient été tués et dans les rues autour de chez elle, des chiens se nourrissaient des corps en décomposition de ses voisins.

Cette scène, dont des délégués d’Amnesty International ont été témoins, pourrait rappeler le génocide rwandais. Mais la fillette était musulmane, pas tutsi. Le village en question se trouve en République centrafricaine, pas au Rwanda. Et cela s’est passé en février dernier, pas il y a 20 ans.

En 2004, à l’occasion du 10e anniversaire du génocide rwandais, Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations unies, avait déploré l’échec collectif de la communauté internationale, qui avait manqué à son devoir de protéger les 800 000 personnes ayant péri.

« De tels crimes sont irréversibles. De telles erreurs ne peuvent être réparées. Les morts ne peuvent être ramenés à la vie. Alors que pouvons-nous faire? » Cela n’avait rien d’une question rhétorique ; Kofi Annan soulevait le principal problème auquel sont confrontés tous ceux qui essaient de prévenir les génocides, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.

Depuis le génocide rwandais, les instances régionales et internationales ont élaboré de nouveaux mécanismes et normes visant à apporter des réponses à la question de Kofi Annan.

La Cour pénale internationale et d’autres tribunaux bénéficiant de l’assistance des Nations unies, notamment le Tribunal pénal international pour le Rwanda, essaient de veiller à ce que ceux qui commettent des atrocités soient amenés à rendre des comptes. En vertu du principe de la « responsabilité de protéger », les États sont par ailleurs tenus de protéger leurs populations des crimes contre l’humanité. Lire la suite

Croisons-les !

En ces temps redoutables de croisements génétiques tous azimuts, certains spécimens ne laissent pas de surprendre. Nous n’oserons pas aller jusqu’à dire « qui se ressemble s’assemble », mais quand même…

En tout cas merci à Guillaume TC (et à Photoshop) pour ces portraits croisés.

Vladimir Poutjong-un

Silvio Berluscozy

Manuel Pujavalls

Laurent Bouvruquier

Harlem Voulzyr

Edwy Magnum

Bob Obamarley

et le tout dernier né…

Aquilini Morelluzac

 

Le Monde et le Venezuela

LETTRE AU MÉDIATEUR DU MONDE, PAR MAURICE LEMOINE

journaliste au Monde Diplomatique

Publié par Venezuela infos dans Médiamensonges / désinformation / propagande19 avril 2014

Monsieur le médiateur,

Maurice Lemoine couvre l’Amérique Latine depuis 35 ans. Dernier ouvrage paru : « Sur les eaux noires du fleuve »

Avez-vous conscience que votre quotidien accorde infiniment plus d’importance, en nombre de signes, d’articles, de pages (et de virulence) – examinez vos archives récentes, vous serez surpris du résultat ! –, à « la répression sans états d’âme » (28 mars) des étudiants et opposants vénézuéliens par le gouvernement de Nicolas Maduro qu’à (par exemple) la condamnation à mort, le 24 mars, de 529 partisans de l’ex-président égyptien Mohamed Morsi, pour des violences commises durant l’été 2013 ? C’est pourtant ce que tout lecteur du Monde, même moyennement attentif, peut constater. Curieuse disproportion…

Que votre collaborateur Paulo A. Paranagua mène une croisade personnelle et haineuse contre la gauche latino-américaine – et en particulier celle qui gouverne à Caracas, au terme d’élections reconnues par la communauté internationale – est son droit le plus strict. Qu’il entraîne Le Monde – en témoigne votre éditorial « Les Vénézuéliens dans l’impasse du “chavisme” » (11 mars) – dans sa dérive obsessionnelle participe d’un pic de pollution médiatique particulièrement préoccupant.

Je ne reprendrai pas ici point par point la prose de votre « journaliste », tant il y faudrait de la place et du temps. Elle prête d’ailleurs parfois à sourire quand, par exemple, il présente l’opposant Teodoro Petkoff comme une « figure de la gauche » vénézuélienne : ministre du président néolibéral Rafael Caldera (1994- 1999), celui-ci a été à l’époque l’architecte des politiques de privatisation et de démantèlement du système de sécurité sociale !

Sourire encore lorsqu’il s’en prend, régulièrement, aux excellentes relations du Parti des travailleurs (PT) et du pouvoir brésilien avec les gouvernements « socialisants » – rebaptisés par vos soins « populistes » – environnants : si je ne me trompe, ce n’est pas moi, mais bien Le Monde, qui a fait de Luiz Inacio Lula da Silva, en décembre 2009, « l’homme de l’année » (il est vrai qu’à l’époque, il fallait un « bon » chef d’État progressiste à opposer à Hugo Chávez, « le méchant ») ! Chávez disparu, la grande Internationale conservatrice peut désormais s’en prendre à la gauche modérée (qui, je le précise, et pas plus que ses homologues se revendiquant du « socialisme du XXIe siècle », n’est exempte de critiques, cela va de soi). Mais le problème n’est pas là… Il réside dans une manipulation grossière de l’information, destinée à transmettre une image désastreuse des pays de la région qui, tout en mettant en oeuvre des politiques sociales et en réduisant considérablement la pauvreté, ne se soumettent ni aux dogmes néolibéraux ni aux desiderata des États-Unis, de l’Union européenne et de leur excroissance mutuelle, l’OTAN. Il réside, sous couvert de soutien au centre gauche, d’appuyer en sous-main la droite (ce qui, en démocratie, n’a rien de honteux), la droite radicale (ce qui est déjà plus problématique) et même l’extrême droite (ce qui est proprement scandaleux). Lire la suite

le fil sémaphorien_avril2014_n°3

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Que fait la flotte française en mer Noire ?

Quatre navires de guerre français sont arrivés depuis quelques jours en mer Noire, aux côtés du destroyer lance-missiles états-unien USS Donald Cook. L’envoi de ces navires n’a fait l’objet d’aucune communication du gouvernement et ils ont été découverts suite à des signalements d’États riverains de la mer Noire. Visiblement dissimulée sous l’égide de l’opération méditerranéenne de l’OTAN Active Endeavor, la présence de tous ces navires à cet endroit n’était pas prévue. Quand le gouvernement compte-t-il s’expliquer devant les Français et la représentation nationale sur ces envois de forces en mer Noire ?

Les deux navires Dupuy de Lome et Alizé, dédiés à des missions de plongée, de renseignement ou d’intervention, ainsi que la frégate anti-sous-marine Dupleix, manifestent des intentions opérationnelles inquiétantes.

Cette surenchère militaire dans le sillage des États-Unis est une erreur politique. La multiplication des provocations contre la Russie ne peut que conduire au pire.

Demandons le retrait immédiat des navires français présents en mer Noire. Notre flotte a beaucoup à faire ailleurs, en particulier pour surveiller l’immensité du domaine maritime national, qui manque cruellement de moyens. La France n’est pas l’ennemie de la Russie et doit se comporter avec elle en partenaire.

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Ils se sont tous plantés…

« Difficile de rester indifférent à Aquilino Morelle. L’homme est vif, chaleureux, complexe, attachant. » Rarement Les Échos n’ont décrit un responsable socialiste avec autant d’étoiles dans les yeux. Aujourd’hui accusé de conflits d’intérêt, de cirage de pompes et poussé à la démission, Morelle était encore hier un conseiller à l’Élysée très proche et (donc ?) apprécié de la presse.


Quand la presse adorait Aquilino Morelle par asi

La question reste “Mais pourquoi se plantent-ils aussi souvent sur leurs collaborateurs ? ». A moins que la réponse soit : ils ne se plantent pas du tout, ils les choisissent consciencieusement…

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Cohn-Bendit tire sa révérence

On commença par l’appeler Dany le Rouge parce qu’il fut un soixanthui-tôt. Puis le soixanthui-tard passa au vert, en apprit toutes les nuances et étudia beaucoup le caméléon, et voilà que c’est en Dany le Jaune qu’il annonce aujourd’hui son retrait de la politique, du moins des tribunes du Parlement européen. Pas question de lui retirer tout mérite, le trublion nous aura amusé par quelques coups de gueule parfois bien placés ; mais à bien consulter les réactions de la presse, on ne peut pas dire qu’il va manquer à grand monde.

Que peut en effet représenter Daniel Cohn-Bendit pour une jeune génération qui n’a pas connu 68 ? A l’analyse de ses positions au fil du temps, c’est bien un caméléon qui s’impose au regard, avec sur le final une assez nette préférence pour le jaune de la traîtrise néo-libérale. Plutôt que son très consensuel discours d’adieu au Parlement, Sémaphores préfère partager le portrait qu’en a fait le journal La Décroissance.

LE VRAI VISAGE DE COHN-BENDIT © La Décroissance journal


Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit par mattlouf

Le pas très Franc du collier maire d’Aimargues

Tout comme celle de Terre de Camargue (voir article précédent), l’installation de la communauté de communes de Petite Camargue ne s’est pas faite sans surprises ni coup bas. Le choix des Vauverdois n’a pas été respecté. En Camargue aussi les digues sont levées entre la droite et l’extrême droite.

Pour comprendre comment Jean-Paul FRANC, maire d’Aimargues, a réussi à installer le Front National à la CCPC, lire le déroulé de la soirée et les détails du scrutin sur la page de Jean Denat : http://www.jeandenat.fr/articles/faisions-parler-lisoloir-communaute-communes-petite-camargue

Première réaction, celle des Verts (de rage, et on les comprend. D’autres sont rouges, c’est de colère, et on les comprend aussi).

Nos amis les bêtes (sensibles)

Cet article est dédié au girafon Marius, euthanasié le 9 février 2014 au zoo de Copenhague.

La France reconnait désormais l’animal comme un « être vivant et sensible », et non plus seulement comme un bien meuble, une sorte de déclinaison à quatre pattes du canapé ou du frigo. Mais ne vous excitez pas, rien n’est fait. Contrairement à ce que laisse entendre une dépêche AFP trop rapide, ce n’est pour l’instant que la commission des lois de l’Assemblée qui a voté cet amendement animalier. Reste à le faire adopter en séance, puis vote au Sénat, patati patata, alors il pourrait intégrer le Code civil.

MAIS, car il risque d’y avoir un bon paquet de mais, on peut d’ores et déjà s’attendre aux embuscades de sénateurs chasseurs, de députés aficionados, ou ministres éleveurs de grenouilles pour la consommation, allez savoir. Ce qui semble certain est que le texte de l’amendement envisagé manque singulièrement de précision et de réflexion.
Pour commencer, il ne donne aucune définition de l’animal ni de la sensibilité. Chien, chat, cheval, peut-être cela va-t-il de soi pour certains animaux. Mais que vais-je annoncer à mon poisson rouge ? Et à mon petit diodon qui monte en surface de l’aquarium pour que je lui caresse le ventre ? L’est pas vivant et sensible, lui ? Et ma souris, ma tortue Caspienne, mon araignée du fond du jardin que je bichonne pour qu’elle attrape un max de moustiques ? Pas sensibles et vivantes ?

Et puis je va vous dire… C’est pas que l’idée soit bête de ne plus traiter un animal comme un bien mobilier. Mais alors il faudrait arrêter de le consommer, de le vendre et de l’acheter, faire du business avec. En bref arrêter de l’exploiter !

Euh… Tout bien réfléchi… va peut-être pas rester grand monde pour signer une connerie pareille. Ce qui est sûr, c’est que le débat à l’Assemblée ou au Sénat risque d’être entre cirque et corrida. Olé !

 

Légalisation du Cambadélis

Jean-Christophe Cambadelis a été élu Premier secrétaire du PS avec 147 voix (67,12%). L’inconnu Sylvain Mathieu a récolté 72 voix (32,88%) et il y a eu 11 abstentions. Le conseil national du PS compte 306 membres. Le reste des conseillers nationaux étaient absents, et il n’y avait droit qu’à une procuration par personne.

L’association Anticor avait lancé un avertissement qui n’a visiblement pas servi à grand-chose, les oreilles de l’éléphant rose n’entendent plus rien.

Communiqué.

Le Parti Socialiste envisage de nommer à sa tête Jean-Christophe Cambadélis.

Pour rappel :

–        Monsieur Cambadélis a été condamné en janvier 2000 à cinq mois de prison avec sursis et environ 15 000 euros d’amende, pour avoir bénéficié d’un emploi fictif

–        Monsieur Cambadélis a également été condamné en juin 2006 à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, après avoir été reconnu coupable de recel d’abus de confiance.

Anticor considère que cette nomination serait un nouvel affront à notre démocratie. Alors qu’une large majorité de Français doute de l’honnêteté de ses élus et de ses dirigeants, notre démocratie représentative connaît une crise sans précédent, et il est de plus en plus difficile de combattre l’idée si dangereuse et fausse du « Tous pourris ».

Pour éviter ces dérives, les responsables politiques, tout comme les élus, doivent être exemplaires. Ne pas respecter cette exigence, c’est faire monter l’abstention et le dégoût de la vie politique. C’est également favoriser le vote extrême.

Il serait inadmissible et humiliant qu’un important parti politique français soit dirigé par une personne qui a été condamnée deux fois pour ne pas avoir respecté les règles élémentaires de la probité.

Anticor. »

Les socialistes n’ont pas moins voté pour ce nouveau déshonneur. À l’attention de qui voudrait lire le discours de J-C Cambadélis, nous le reproduisons in extenso après la balise Lire la suite. Mais c’est vraiment pour ceux qui ont du temps à perdre, un discours entre novlangue et langue de bois, un degré zéro de la réflexion politique, et surtout la confirmation que le PS se refuse à tirer les leçons de sa débâcle aux municipales. En avant pour la grosse gifle aux européennes.

Discours devant le Conseil national du Parti socialiste – Mardi 15 avril 2014 Lire la suite

Venezuela_le suivi

LE VENEZUELA MONTRE QUE LES MANIFESTATIONS PEUVENT AUSSI ÊTRE UNE DÉFENSE DES PRIVILÈGES

 par Seumas Milne (The Guardian)

Note : c’est pour ses révélations sur le système mondial de la NSA que le Pulitzer a été décerné au journal the Guardian (Londres) parce qu’¨exemple distingué de service public en tant que quotidien d’information¨. The Guardian vient aussi de sauver l’honneur du journalisme occidental au sujet du Venezuela. Alors que ses confrères sont restés enchaînés au fond de la caverne de Platon, il a dépêché un envoyé spécial sur place, rappelant l’époque glorieuse où informer était synonyme d’enquêter. Journaliste à The Economist avant de devenir chroniqueur et rédacteur associé au Guardian, Seumas Milne a effectué des reportages au Moyen-Orient, en Asie du sud, en Russie, en Europe de l’est et en Amérique latine. Il est l’auteur d’un livre à succès sur la grêve des mineurs anglais de 1984–5 british intitulé l’ennemi intérieur : la guerre secrète contre les mineurs, fruit d’une enquête sur les agissements du mi5 et de la special branch dans ce conflit.

Par Seumas Milne

De l’Ukraine à la Thaïlande et de l’Égypte au Venezuela, des protestations à grande échelle visaient – et dans certains cas ont réussi – à renverser des gouvernements. Dans certains pays les protestations de masse étaient conduites par des organisations de travailleurs contestant l’austérité et le pouvoir des entreprises privées. Dans d’autres cas des troubles où prédomine la classe moyenne ont servi de levier pour restaurer des élites évincées.

Parfois, en l’absence d’organisation politique, les deux peuvent se chevaucher. Mais quel que soit le secteur qu’elles représentent, elles se ressemblent toutes… à la télévision. Et les manifestations de rue ont été tellement efficaces pour faire tomber des gouvernements ces 25 dernières années que les pouvoirs globaux se sont ruées en force sur le marché de la protestation.

Depuis le renversement du gouvernement élu Mossadegh en Iran dans les années 1950, pour lequel la CIA et le MI6 ont payé des manifestants anti-gouvernementaux, les États-Unis et leurs alliés ont dominé le champ : en finançant des « révolutions de couleur », en fondant des ONGs affiliées, en formant des activistes étudiants, en alimentant les réseaux sociaux de la protestation pour dénoncer – ou ignorer – les répressions policières selon leur convenance. Lire la suite

Non au racket sur les factures d’électricité !

Le Conseil d’État vient d’annuler, sur plainte des actionnaires privés des concurrents EDF, c’est-à-dire GDF-Suez, Poweo et Direct Énergie les tarifs réglementés pratiqués par EDF pour la période allant d’août 2012 à août 2013. Le conseil d’État demande au gouvernement de prendre un nouvel arrêté « dans un délai de deux mois » pour augmenter rétroactivement les prix.

Cela vous ferait payer 20 à 40 euros supplémentaires sur vos factures déjà réglées. Cette surtaxe viendrait s’ajouter aux 5% d’augmentation déjà prévu en août prochain. Au moment où 300.000 à 600.000 foyers sont menacés de coupures d’électricité et de gaz, cette taxe sonne comme un coup de poignard pour des millions de foyers modestes. Trop c’est trop !

Signez, faites signer la pétition. Lire la déclaration de Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité, Député au Parlement européen. – See more at: http://www.humanite.fr/non-au-racket-sur-les-factures-delectricite-519640?IdTis=XTC-FT08-A2YTPG-DD-DMCLQ-CSO#sthash.m97tIPkk.dpuf

Télécharger la pétition ou signer la pétition en ligne

Document à télécharger : nonauracketsurfactureslectricite_versiondef_.pdf

 

L’irresponsabilité des responsables

Les grands médias n’ont pas cru bon attirer l’attention sur le fait que Manuel Valls soit cité à comparaître le 5 juin 2014 devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est vrai que ça la fout mal au moment où l’hidalgo accède à Matignon. Mais l’association la Voix des Rroms ne pouvait quand même pas oublier toute une série de propos tenus en 2013, et qui sont considérés comme une provocation « à la discrimination, la haine ou la violence à l’égard d’un groupe de personnes» (selon les termes de l’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881) en raison « de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ». La loi prévoit des sanctions pénales qui peuvent aller jusqu’à un an d’emprisonnement, 45 000 euros d’amende et l’inéligibilité pendant 5 ans.

Tout un chacun se doute un peu de ce que sera l’issue d’un tel procès, et c’est bien ce qui a poussé Éric Fassin à titrer son billet de blog paru dans Libé et Mediapart : L’irresponsabilité des responsables.

Pour rappel, le ministre de l’Intérieur déclarait entre autres propos que les Roms « ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation » : « nous le savons tous, la proximité de ces campements provoque de la mendicité et aussi des vols, et donc de la délinquance ». En de conclure que « les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie ».

On apprend sous la plume de Fassin que l’avocat de la Voix des Rroms conteste la compétence de la Cour de justice : le ministre « est dans l’exercice de ses fonctions lorsqu’il donne des instructions, […] mais pas lorsqu’il intervient dans les médias pour donner son opinion ». En outre, « la République française ne reconnaissant pas la notion de race », il ne « pourrait être dans l’exercice de ses fonctions lorsqu’il prône un traitement différencié concernant des personnages à raison de leur origine. » 

« Bref, un ministre ne saurait parler au nom de la République s’il tient des propos racistes, note encore Éric Fassin. Sans doute les défenseurs de Manuel Valls rétorqueront-ils que, à l’instar du président de la République, les ministres du gouvernement bénéficient d’une forme d’immunité. Toutefois, ce serait reconnaître que nos gouvernants, au contraire de nos concitoyens, peuvent impunément s’adonner à la parole raciste. Cela reviendrait à instituer légalement un paradoxe : d’un côté, la République est fondée sur le rejet du racisme ; de l’autre, le racisme échapperait aux poursuites dès lors qu’il exprime la politique gouvernementale.

photo Reuters

Cette chronique a aussi été publiée dans Libération le 12 avril 2014, sous le titre : « Manuel Valls poursuivi par les Roms ».

Quoi de neuf du côté des fachos ?

La comédie humaine c’est avant tout l’échec du politique. Ce n’est donc pas un signe de bonne santé démocratique que d’être bien adapté à une société profondément malade. Balzac 

Didier Porte a titré l’une de ses chroniques de la semaine : « Les Le Pen, pujadistes de père en fille ». Le lecteur pressé pourrait conclure à la coquille typographique alors qu’il n’en est rien. Il s’agit bien ici du Pujadas, qu’un certain journaliste appelle d’ailleurs Pajudas, comme pour mieux souligner la traîtrise du plus mielleux présentateur du moment en matière de désinformation sur une chaîne publique. Mais qu’on aime ou pas cet autre Foutriquet de l’info, on pouvait croire jusque-là qu’il restait maître dans le choix des invités à son émission Des Paroles et Des Actes, et non que les ordres de mise en scène pouvaient arriver par la famille Le Pen.


Didier Porte : « Les Le Pen pujadistes de père… par Mediapart

Par ailleurs, et pour rester encore un peu en cette charmante compagnie des Le Pen, il est bon de savoir que pour la 17e chambre correctionnelle du tribunal correctionnel de Paris, le terme « fasciste » est « dépourvu de caractère injurieux lorsqu’il est employé entre adversaires politiques sur un sujet politique ».

Poursuivi par Marine Le Pen pour injure, pour avoir employé le terme « fasciste » à son égard, Jean-Luc Mélenchon a été relaxé par cette 17e chambre. À l’audience du 6 mars, les débats avaient porté sur le fait de savoir si le terme « fasciste » devait être considéré comme une injure ou une caractérisation politique

Cité comme témoin, Michel Soudais avait rappelé que Politis avait inscrit à sa Une, le 23 mai 1990, « Le Pen est un fasciste » et qu’aucune poursuite n’avait alors été intentée contre notre journal. Il avait poursuivi en expliquant que le changement de présidence à la tête du FN n’en avait pas changé la nature profonde, comme il avait eu l’occasion de l’écrire sur ce site.

On se souviendra aussi que dans l’affaire des « faux tracts » jugée par le tribunal correctionnel de Béthune où Marine Le Pen était citée à comparaître, elle a été jugée coupable de « manœuvre frauduleuse » et publication d’un montage sans le consentement de l’intéressé, Jean-Luc Mélenchon. Et condamnée à une peine de 10 000 euros d’amende. Comme il fallait s’y attendre elle a fait appel de ce jugement, ce qui lui permet de prétendre que cette condamnation n’est pas définitive, ce qui est faux, ainsi que l’a démontré Maître Eolas. Déjà condamnée pour procédure abusive, mi-janvier, Marine Le Pen est en outre sous le coup d’une enquête pour « incitation à la haine raciale » suffisamment sérieuse pour que le Parlement européen accepte de lever son immunité parlementaire.

On est comme ça chez les Le Pen, on adore les procès, ça fait partie du plan médiatique de dédiabolisation. N’empêche qu’à pouvoir, selon la loi, « caractériser » de fascisme ce qui l’est à l’évidence, on ne va donc pas s’en priver ici. On s’en privera d’autant moins qu’il s’agit de dissiper l’enfumage par lequel on voudrait faire croire aux Français que les fachos gagneraient du terrain.

photo Reuters

Dans un récent parti-pris qui était aussi un état des lieux, Pascal Riché cherchait vainement quel progrès le FN avait bien pu faire depuis 1995.

« Nous sommes en 2014. En vingt ans, la crise s’est approfondie, le gouvernement a abandonné tous ses pouvoirs aux forces du marché et aux eurocrates anonymes de Bruxelles : dans ce contexte aussi délétère, le FN aurait dû croître comme d’autres partis nationalistes en Europe. Mais non : comparé aux élections municipale de 1995, le FN fait du surplace :

  • En 1995, la plus grande ville ravie par le FN était Toulon, 170 000 habitants ;
  • en 2014, c’est Fréjus, avec seulement 52 000 habitants.

Ensuite, après avoir noté que les ténors Aliot, Collard et Phillippot ont été désavoués lors de ces municipales, restait à dire un mot sur ce qui nous a été présenté comme « un gros morceau », à savoir le septième secteur de Marseille, c’est-à-dire les XIIIe et XIVe arrondissements, soit 150 000 habitants. Les électeurs y ont promu le FN Stéphane Ravier, mais ils l’ont promu à quoi exactement ? Slate a étudié la question :

« Le maire FN aura la haute main sur les centres aérés et les terrains de boules, et pourra s’opposer pour le principe aux projets de Gaudin… ». En effet, les choses sérieuses, l’impôt et le budget, sont de la compétence du conseil municipal, ce que La Provence résume ainsi : « En tout et pour tout, Ravier n’aura compétence que sur les centres culturels de quartier et les centres aérés, les espaces verts de moins d’un hectare, les terrains de boules et certains stades. Et aussi, tiens, l’animation des comités de quartiers. Pour l’ensemble de ces équipements, la mairie des XIIIe-XIVe dispose d’un budget de… 2 euros par habitant. »

Il vaut donc la peine de regarder de plus près qui sont les 11 nouveaux maires FN qui ne se veulent pas fachos.

Stéphane Ravier, qui a remporté le 7ème secteur de Marseille, vieil admirateur de Jean Marie Le Pen, est pour la peine de mort. lien

Robert Ménard, vainqueur à Béziers, a pris dans son équipe André-Yves Beck, issu d’un groupe d’extrême droite. lien

David Rachline, élu à Fréjus, propose un discours lisse et prudent, évitant le moindre dérapage, choisissant « l’égalité contre la préférence étrangère ». lien

Steeve Briois, manie la contradiction, révélant son homosexualité, mais refusant le mariage gay, son couplet favori étant : « les politiques ne font rien contre l’immigration et l’insécurité », (lien).

Joris Hebrard (Le Pontet) donne dans le consensuel : baisse des impôts et défense de la laïcité face au communautarisme.

Fabien Engelmann, nouveau maire de Hayange, fan absolu de BB, est passé du NPA au FN…(lien).

Julien Sanchez, élu à Beaucaire a fait de la lutte contre les kebabs et le commerce halal son cheval de bataille, (lien).

Marc-Etienne Lansade regrettant que sa ville de Cogolin attire les islamistes, veut revoir l’organisation de la police, (lien).

Franck Briffaut, vainqueur à Villers-Cotterêts s’oppose entre autres dans son programme à la gratuité totale de l’IVG (lien).

Et Philippe de la Grange ferme la marche au Luc, et ce diplômé en marketing est peut-être à l’origine de la stratégie du « pied dans la porte ». lien

Pourtant la présidente du FN avait assuré ne pas vouloir faire d’idéologie dans les villes gagnées. lien. Ni droite ni gauche, qu’elle a dit, la dame. Ben… c’est assez mal barré et on ne nous lèvera pas du nez que ça empeste encore et toujours le moisi d’extrême droite, procès à répétition ou pas.

 

Post élections : barouf en Terre de Camargue

On ne peut pas dire que la reprise en main de la CCTC (Communauté de Communes de Terre de Camargue), envisagée par certains comme un 3ème tour des élections municipales, s’annonce dans la sérénité. En cause : la nomination du président et des vice-présidents. Une guerre de pouvoir que n’arrange pas l’esprit revanchard de Léopold Rosso, toujours pas remis de sa défaite aux municipales après 31 ans de maintien de sa famille aux manettes du Grau du Roi. Midi Libre y consacre une page ce dimanche 13 avril. (cliquer sur l’image pour agrandir)

 

Une première réaction n’a pas traîné, celle de Didier Caire du groupe local EELV, réagissant ici en simple citoyen éclairé de longue date sur le rôle important que doit jouer la CCTC. Dans une lettre qu’il adresse aux élus, il s’inquiète à juste titre de ce qui ne serait que manœuvre politicienne, et donc éloigné de l’intérêt commun.

Pour lui, « Cest la représentation majoritaire élue dans chaque commune qui doit animer la vie communautaire. Cest le respect minimal que lon doit aux électeurs du Grau-du-Roi de considérer quils ont voulu que l’équipe de R. Crauste porte leur volonté au sein du conseil communautaire, au même titre que celle P. Mauméjean pour Aigues-Mortes ou de L. Pélissier pour St Laurent dʼAigouze.

Lidée que la CCTC pourrait se faire contre la municipalité du Grau-du-Roi est intenable. Si le maire du Grau-du-Roi -la principale commune contributive rappelons-le- ne se reconnaît pas dans la gouvernance de la CCTC, celle-ci restera impuissante pendant 6 ans. La proposition des trois vice-présidents du Grau-du-Roi doit être laissée au maire de cette commune. »

Une position que Sémaphores partage à 100 %.

Lire intégralement la lettre de Didier Caire : aux élus CCTC

 

se poser la question de la grève générale

Dirigeant du NPA, Olivier Besancenot estime que le nouveau premier ministre « s’est échappé des cartons laissés par Nicolas Sarkozy » au ministère de l’intérieur. À la veille de la marche anti-austérité, samedi 12 avril à Paris, il appelle à « se poser la question de la grève générale ». C’est le dixième numéro d’Objections sur Mediapart.


Besancenot : «Avec Valls, c’est la même… par Mediapart