Cohn-Bendit tire sa révérence

On commença par l’appeler Dany le Rouge parce qu’il fut un soixanthui-tôt. Puis le soixanthui-tard passa au vert, en apprit toutes les nuances et étudia beaucoup le caméléon, et voilà que c’est en Dany le Jaune qu’il annonce aujourd’hui son retrait de la politique, du moins des tribunes du Parlement européen. Pas question de lui retirer tout mérite, le trublion nous aura amusé par quelques coups de gueule parfois bien placés ; mais à bien consulter les réactions de la presse, on ne peut pas dire qu’il va manquer à grand monde.

Que peut en effet représenter Daniel Cohn-Bendit pour une jeune génération qui n’a pas connu 68 ? A l’analyse de ses positions au fil du temps, c’est bien un caméléon qui s’impose au regard, avec sur le final une assez nette préférence pour le jaune de la traîtrise néo-libérale. Plutôt que son très consensuel discours d’adieu au Parlement, Sémaphores préfère partager le portrait qu’en a fait le journal La Décroissance.

LE VRAI VISAGE DE COHN-BENDIT © La Décroissance journal


Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit par mattlouf

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