Alternatiba_ la transition basque

« Augmenter la capacité de s’organiser »

C’était à Bayonne en octobre 2013 dernier mais ça continue. Alternatiba, le village des alternatives au changement climatique.

Le film de 35 minutes sur le défi climatique, les alternatives au changement climatique et la nécessité de se mobiliser et de multiplier les Alternatiba dans la perspective de la COP21.

Vous pouvez utiliser ce film pour introduire des réunions publiques Alternatiba et motiver la création d’un Alternatiba dans votre territoire.

Plus d’infos sur le site http://alternatiba.eu
Voir aussi la fiche projet : http://alternatiba.eu/projet

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Dans le même ordre d’idées, Festirécup, un festival sérieusement zinzin pour préparer les enfants à se débrouiller dans un monde sans pétrole. C’est ainsi que se définit le Festirécup. Au programme de cet événement organisé à Montreuil (Seine-Saint-Denis) du 19 au 26 avril prochains : des ateliers 100% récupération. Le ticket d’entrée ? Une pince à linge et de l’imagination.

Du 19 au 26 avril, à Montreuil, les enfants vous préparent 99 surprises. Ils vous invitent à participer à une collecte géante des trésors du marché, construire des cabanes proliférantes, jouer avec la machine à machins, rêver dans le lit rouleau-masseur, goûter l’exquise disco-soup des enfants, faire tourner la machine à laver à pédales, imaginer ensemble un monde désirable… et plein d’autres surprises.

Lire l’article sur Bastamag : http://www.bastamag.net/Festirecup-un-festival-pour

ou se rendre directement sur le site dédié : http://www.strikingly.com/festirecup

On continue comme ça ?

On continue comme ça ?

info liée : Un rapport publié mercredi 09 avril aligne les chiffres démontrant le poids du secteur financier dans les institutions et les centres de décision de l’Union européenne.

L’industrie financière dépense plus de 120 millions d’euros par an dans ses activités de lobbying à Bruxelles. Elle emploie 1 700 lobbyistes, soit quatre fois plus que les fonctionnaires européens travaillant sur les questions financières. En tout, 700 entreprises et associations travaillent ensemble pour mener à bien ce lobbying. C’est sept fois plus que toutes les ONG et syndicats présents à Bruxelles…

info à relier : le poids de ces lobbies sur les négociations en faveur du GMT (ou TTIP, ou TAFTA…).  Pour Bruno Poncelet (FGBT), le GMT est une manière d’éviter de répondre à la Crise.

Contrer le GMT: Menaces sur l’emploi et… par lepartidegauche

« Le grand marché transatlantique est à la démocratie ce que McDonald est à la gastronomie »

Informatique et numérique : le retard français

À l’heure des virus informatiques de plus en plus sophistiqués et d’une cybercriminalité galopante, à l’heure aussi d’une dépendance, y compris pécuniaire, aux systèmes d’exploitation tels que Windows ou MacIntosh, on peut se demander pourquoi la France forme si peu de développeurs informatiques. Dans une récente émission vers laquelle nous renvoyons ci-après, Arrêt sur Image se demandait si les obstacles sont d’ordres culturels, économiques ou sociaux ? Sans doute faut-il répondre qu’ils participent un peu des trois, en notant toutefois l’impact des habitudes culturelles bien françaises (Ah, la fameuse exception…). Petite mise en bouche avec cet extrait par lequel Kwame Yamgnane, directeur adjoint de l’Ecole 42 fondée par Xavier Niel, taille en pièce ce qu’est un baccalauréat en 2014.

Pour tenter de mesurer le fossé culturel entre l’Éducation Nationale et les quelques initiatives privées qui ont commencé à éclore, Arrêt sur Image avait aussi invité Roxana Rugina, 26 ans, Roumaine, issue de la pub, élève de Simplon.co, et qui va aller ouvrir à Cluj l’antenne roumaine de Simplon. On comprendra que plus d’un enseignant soit dérouté face à la « philosophie », par exemple, de l’école 42 : pas d’enseignants, pas de programmes, pas de rentrée scolaire, pas d’horaires, mais des journées de travail de dix ou quinze heures.

Sans prétendre que ces écoles atypiques sont la seule solution, ne reste pas moins la question de savoir si l’Éducation Nationale sera capable un jour, et dès le primaire, d’apprendre aux élèves à pénétrer dans un code.

L’émission intégrale dure une quarantaine de minutes.


14h42-ecole-dev par asi

De son côté, Slate a proposé à plusieurs personnalités du numérique de décliner quelques-unes de leurs propositions, selon la désormais célèbre anaphore « Moi, ministre du numérique, je… ». Sémaphores a choisi l’incontournable Benjamin Bayart, mais ce lien conduira aux autres personnalités ceux qui veulent aller plus loin.
http://www.slate.fr/tribune/85725/benjamin-bayart-moi-ministre-du-numerique-tribune

Et dans le même ordre d’idée (non sur l’informatique seule mais l’enseignement en général), cet article du Nouvel Obs : « Pour l’historienne Mona Ozouf, l’école de Jules Ferry, c’est fini »

Incompatibilité entre l’école de Ferry et l’internet

(…) surtout, l’école de Ferry était « la principale, sinon l’unique institutrice de la nation ». Aujourd’hui, elle ne peut plus prétendre à cette situation dominante : le savoir vient aux jeunes par bien d’autres canaux. La révolution numérique met à disposition tous les savoirs immédiatement et sans contrainte, « même pas l’obligation de retenir ». Voilà qui « déboulonne la figure du maître et du professeur. Et cela conduit même à se demander si entre ce type d’acquisition des savoirs et celui de l’école républicaine, qui véhiculait des valeurs d’effort et de patience, il n’y a pas une incompatibilité radicale  »

Article ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20140407.OBS2972/pour-l-historienne-mona-ozouf-l-ecole-de-jules-ferry-c-est-fini.html

Le cercle des poètes retrouvé_ n°16

 

Gascarille nous avait déjà gratifié (le cercle des poètes n°8) de ses traits mordants, incisifs, mais toujours réflexifs. Nous le retrouvons avec plaisir pour ce Léo de Hurlevent, en référence à Léo Ferré à qui Maurice Fanon rendait hommage lors d’un Grand Échiquier. Sans doute l’hommage se double-t-il d’une autre référence : « Ils ont voté… et puis après ? ». Nous tenions à partager ce sombre mais lucide constat : comment la démission de nos singes savants a préparé le lit dont on ne revient pas.

Ils ont voté… Reviens Léo de Hurlevent !

Racontes-nous comment on peut tomber si bas,

Comment la démission de nos singes savants

A préparé le lit dont on ne revient pas.

 

Le mensonge, la peur, et toutes les hantises,

Dans ce pays trop vieux, sans orgueil et sans honte,

Populace gonflée d’envie et de bêtise,

De délateurs zélés et de régleurs de compte !

 

On connaît la chanson, les coupables d’office,

Fausses évidences, propagande de secte,

Les censeurs déjà là, prêts pour le sacrifice,

Pas le temps de trembler, la pensée est suspecte.

 

Les nouveaux sont sournois, ils avancent masqués,

Ajusteurs repentis virés idéologues,

Ces orateurs formés aux noces et banquets,

A défaut de programme offrent un catalogue.

 

État français pas mort, les racines du mal

Nous ont donné hélas ces tristes rejetons,

Comme si c’était peu d’un président normal,

Voici venir le temps des élus faux jetons.

 

Le travail, la famille et la patrie : le retour.

Le Vel‘d’hiv et Drancy ont quelques nostalgiques,

Pas de souci car on en trouvera toujours,

Pour recoudre l étoile et manier la trique !

 

Léo pauvres de nous, que nous arrive-t-il,

Se peut-il que l’on ait oublié la leçon,

Si notre liberté ne tient plus qu’à un fil,

Sommes-nous devenus à ce point aussi cons ?…

 

GASCARILLE

Mars 2014

Où vas-tu Lamy ?

Hubert Védrine disait déjà : «Il vaut mieux avoir un travail mal payé que d’être assisté ». Voilà que Pascal Lamy vient ajouter une couche avec ses « petits jobs qui vaudraient mieux que pas de job du tout ». Ce n’est pas la première fois que des salopards (si, si, on peut utiliser ce qualificatif que la justice a récemment admis comme non diffamatoire) tentent de justifier l’austérité et revisiter à la baisse les salaires de ceux qui raclent les fonds de tiroirs dès le 10 du mois. En clair, le SMIC serait encore trop cher payé.

Mais combien gagne ce monsieur Lamy ?

Nous n’avons pas de chiffre plus récent mais on se souvient d’avoir lu dans Le Monde du 16 juillet 2009 qu’il percevait déjà un salaire annuel de 480 000 francs suisses (316 000 euros) auquel s’ajoute une cotisation de 15 % du montant de son salaire pour sa retraite ! Dans ce même numéro on apprenait, rapporté par des diplomates, que les principaux pays membres de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) refusaient d’accorder à son directeur général, le même Pascal Lamy, la hausse de 32 % de ses rémunérations qu’il réclamait !

Doit-on préciser que ce triste sire se prétend « de gauche » ? On comprend qu’avec une gauche pareille les gens aient un léger flou dans la tête sur ce que doit être la droite. (Encore que JF Copé nous ait éclairés sur ce point : tous ceux qui acceptent de bosser pour moins de 5 000 euros mensuels ne sont que des minables).

En attendant nous proposons en lecture complémentaire le dernier billet de Pierre Khalfa sur son blog Mediapart (accès gratuit) : Menaces sur le smic !

« Le Smic est régulièrement la cible d’attaque de la part des économistes néolibéraux. Fin 2012 déjà, un rapport du groupe d’experts chargés de faire des recommandations au gouvernement sur le sujet proposait une remise en cause de son indexation actuelle et avançait comme pistes possibles d’évolution une régionalisation ou la création d’un « Smic jeune »[1]. Un de ces « experts », Gilbert Cette sort aujourd’hui un livre, « Changer de modèle »,  avec deux autres économistes, Philippe Aghion et Elie Cohen, dans lequel il reprend ce type de préconisation avec pour argumentation qu’un salaire minimum trop élevé peut nuire à l’emploi. » Lire la suite ici.

Par ailleurs, nous ne lâchons pas l’idée que dans un monde aux ressources limitées il est absurde de croire en une croissance infinie. S’y ajoutant l’impact des nouvelles technologies, le travail, tel que défini jusqu’à présent, ne peut que devenir une denrée rare. Sans doute la diminution du temps de travail peut-elle aider à une meilleure répartition (option Nouvelle Donne), mais il est plus que temps de se pencher sur le concept d’un revenu minimum inconditionnel et garanti à vie.

Sémaphores y a déjà consacré plusieurs articles (notamment ici) et gonfle aujourd’hui ce dossier avec celui, très copieux, du site Owni.

http://owni.fr/2011/03/17/revenu-minimum-garanti/

le fil sémaphorien_avril2014_n°2

¤=¤=¤=¤=¤ mise à jour 12 avril

Sondage : 79 % des Français désapprouvent la nomination d’Harlem Désir comme secrétaire d’État aux affaires européennes. Si on ajoute les 5% qui ne se prononcent pas… ne reste effectivement pas grand monde pour apprécier cette nomination.

Dans le détail du sondage (BVA/iTélé) on peut aussi voir que la désapprobation est particulièrement élevée parmi les sympathisants de droite, avec 95 %, contre 3 % qui approuvent et 2 % qui ne se prononcent pas. Le pire est que même chez les sympathisants du PS ils sont 61 % à désapprouver cette entrée au gouvernement du chef du parti. À part ça, Hollande est toujours persuadé de faire les bons choix et d’être à l’écoute des Français…

Par ailleurs, un autre sondage nous semble bien plus inquiétant : 55 % des Français auraient jugé Manuel Valls « convaincant » dans son discours de politique générale. Ben dis donc… voilà plutôt de quoi mesurer le manque de discernement politique des mêmes Français. Mais 55 %, c’est peut-être les mêmes qui rêveraient de voir revenir l’agité du bocal…

Petit rappel pour ceux qui croient en la capacité de gestionnaire de l’hidalgo Manuel :

En décembre dernier, le magazine Capital assurait que les habitants d’Évry « paient encore la gestion bien peu rigoureuse de Manuel Valls », qui a été maire de la ville pendant onze ans. Ils pointaient notamment « des frais de communication [qui] ont bondi de 852,6% entre 2001 et 2003 », une avalanche de chargés de mission au cabinet du maire (jusqu’à 49), une explosion des dépenses de personnel, de multiples gaspillages… Extrait :

« Les caisses d’Évry sont vides. “J’ai rarement vu ça, ils n’ont même pas de quoi payer leur dette”, s’étonne Claude Jaillet, expert en finances locales. “Du coup, ils sont obligés d’emprunter pour rembourser les échéances.”

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait… valser les impôts. Entre 2001 et 2012, la pression fiscale sur les ménages de la commune a explosé de 45,7%. Grâce à quoi la facture moyenne des foyers imposables, qui frôle aujourd’hui les 2 100 euros annuels, est l’une des plus élevées de France pour une ville de cette importance.»

Gestion rigoureuse ? On verra ce que diront ces 55% de français aveugles lorsque les comptes de la Sécu commenceront à valser.
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Venezuela_le suivi

Le président socialiste Nicolas Maduro, dauphin du charismatique Hugo Chavez, a reçu avec sa garde rapprochée au palais présidentiel de Miraflores les principaux dirigeants modérés de la coalition d’opposition de la Table de l’unité démocratique (MUD), dont sa principale figure, le gouverneur et deux fois candidat à la présidentielle Henrique Capriles.

En présence d’une délégation de trois ministres des affaires étrangères de l’Unasur (Brésil, Colombie, Equateur) et du nonce apostolique au Venezuela, la réunion a commencé avec plusieurs heures de retard, peu avant 2 heures du matin (heure de Paris). Les échanges, d’abord sous forme de prises de parole, sont retransmis en direct sur toutes les radios et télévisions du pays.

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Le 1er avril marquait la fin de la trêve hivernale pour des milliers de familles poursuivies pour impayés de loyers. Au cours de la trêve hivernale, le gouvernement a ouvert 16 000 places d’urgence pour les SDF, tout en promettant de mettre fin à une gestion saisonnière de l’hébergement des sans-abri. Promesse, on le sait, qui ne sera pas respectée, alors même que les impayés ne concernent que 2,5 % des loyers.

L’ONG Caritas, pourtant peu habituée à investir le champ politique, accuse cette fois ouvertement les politiques d’austérité imposées par l’Europe. Elle demande aux gouvernements d’accepter d’en reconnaître l’échec et de trouver des alternatives.

« La grande pauvreté atteint désormais plus de 10 % de la population. Les salariés, quand ils travaillent, gagnent parfois si peu qu’ils ne peuvent subvenir à leurs besoins. Près de 500 000 salariés en Europe, selon ses estimations, ne peuvent plus se payer un logement. »

Ce rapport de 116 pages (en anglais seulement pour l’instant) s’est intéressé en priorité aux sept pays européens les plus touchés par la crise – Grèce, Espagne, Portugal, Irlande, Italie, Chypre et Roumanie.

http://www.scribd.com/doc/215468984/Caritascrisisreport-2014-En

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affaireS Sarkozy_le suivi

Parmi les casseroles judiciaires encore attachées aux pattes de l’agité du bocal, l’une des plus graves est l’affaire Karachi, qui s’est soldée par la mort de 14 personnes dont 11 ingénieurs français. Le site le Monde s’est fendu d’une petite vidéo de 3 minutes, assez clairement récapitulative, une sorte d’Affaire Karachi pour les Nuls.


Comprendre l’affaire Karachi en 3 minutes par lemondefr

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08 avril

Ça vient de tomber… (et ça va continuer à pleuvoir)

Steeve Briois, le nouveau maire FN d’Hénin-Beaumont, a décidé de fermer le local municipal mis à disposition de la Ligue des droits de l’homme depuis de nombreuses années.

il a annoncé sur France Info : « Les électeurs nous ont aussi élus pour ce type de décisions. La Ligue des droits de l’homme est une association politisée. Elle n’a eu de cesse pendant la campagne électorale de dire tout le mal qu’elle pensait de nous. Alors on coupe les liens. Point final. A partir du moment où ces militants s’immiscent dans la vie de la municipalité avec des a priori hostiles, on ne va pas les laisser profiter d’un local municipal. On serait maso ! Fini l’hébergement et fini la subvention. Ils iront ailleurs. »

Libé entre dans plus de détails. Enfumage néanmoins.

http://www.liberation.fr/politiques/2014/04/08/la-mairie-fn-d-henin-beaumont-supprime-subvention-et-local-de-la-ldhmun62110_994003

Par ailleurs nous apprenons qu’à Toulouse avec Moudenc, le changement, c’est maintenant ! Un changement qui consiste à permettre à des mouvements fascistes interdits de manifester Place du Capitole. L’évolution, on adore…

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c’est aujourd’hui 8 avril que le journal l’Huma ressuscite.

Le sens profond d’une nouvelle Humanité 

110 ans après sa fondation, le 18 avril 1904, l’Humanité se renouvelle, se transforme, se réinvente.

Elle le fait à ce moment particulier de notre histoire où les coups de boutoir conjugués des rapaces de la finance, d’une Europe ultralibérale, d’une mondialisation capitaliste et de gouvernements qui s’y soumettent, augmentent chaque jour les souffrances sociales, le chômage, la précarité du travail et l’insécurité de vie.

Elle le fait à un moment où les idées de droite, de plus en plus mêlées à celles de l’extrême-droite sont sans cesse banalisées et promues par le grand bazar du média-business. De ce fait, elles progressent sur le terreau des crises et des souffrances, contaminant de larges secteurs de populations inquiètes, désorientées, maltraitées, ignorées, méprisées par celles et ceux qui tiennent le haut du pavé.

L’Humanité, fondée par l’ardent défenseur du socialisme, change aujourd’hui,  à ce moment où ce que l’on pouvait appeler jadis « la social-démocratie européenne » est entrée dans une crise très profonde, révélée, élections après élections partout en Europe.

Lire la suite

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Nous avions pensé que toute autre décision que la relaxe serait inacceptable, mais non.

Coupable ! Le tribunal correctionnel de Dijon a rendu aujourd’hui son verdict dans l’affaire du viticulteur bio, Emmanuel Giboulot, qui avait refusé de traiter ses vignes conformément à l’arrêté préfectoral pris l’été dernier afin de lutter contre la flavescence dorée, maladie contagieuse véhiculée par une petite bête inoffensive, la cicadelle.

Jugé coupable donc, le viticulteur se voit condamner à 1 000 euros d’amende dont 500 avec sursis. Cette peine avait été requise par le parquet lors du procès tenu le 24 févier, une peine perçue comme plutôt clémente par l’entourage de Giboulot. Ce dernier risquait en effet jusqu’à 30 000 euros d’amende et 6 mois d’emprisonnement. Il a cependant décidé de faire appel du jugement.

Vous avez été nombreux à soutenir Emmanuel Giboulot en signant la pétition de soutien, c’est toujours possible de le faire : (accessible ici)

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le dessin du jour

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L’ex-premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, candidat du centre droit à la présidence de la Commission européenne, s’est dit samedi opposé au fait que la France bénéficie d’un nouveau délai pour réduire son déficit public. La France, qui a déjà obtenu un report jusqu’en 2015 pour être dans les limites des règles budgétaires européennes, « ne peut pas encore une fois avoir un passe-droit », elle doit « suivre les règles du jeu comme tous les autres », a-t-il déclaré lors d’un point de presse à Berlin. Quant au président de la Banque centrale allemande, la Bundesbank, Jens Weidmann, il a demandé à la Commission européenne de faire « respecter les règles de manière stricte ».

Euh… Le doigt sur la couture du pantalon, le béret sur la tête et la baguette à la main, ce n’est plus ainsi que les Français ont envie de se présenter devant le parlement européen. Ils ont commencé de le dire haut et fort lors des dernières municipales, ils le diront encore plus haut et plus fort lors des prochaines européennes. Messieurs les androïdes allemands, il va falloir vous habituer à la voix grandissante des autres peuples européens, la France en particulier parce qu’elle est la 2eme puissance du continent et la 5eme du monde. Elle ne suivra plus très longtemps les règles d’un jeu qui ne lui convient pas. Si quelque chose est inéluctable, c’est bien qu’approche le jour où il va falloir vous soumettre ou vous démettre.

Rappelons-nous que c’est ce même androïde Juncker qui avouait en 1999 : «Nous prenons une décision, puis nous la mettons sur la table, et nous attendons un peu pour voir ce qui se passe. Si elle ne provoque ni tollé, ni émeutes, parce que la plupart des gens ne comprennent rien à ce qui a été décidé, nous poursuivons, pas à pas, jusqu’au point de non-retour».

L’occasion de relire notre article d’août 2012 sur la fameuse autant que fumeuse « règle d’or » des 3%.

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Microsoft a annoncé qu’à partir de ce 8 avril il n’y aurait plus de mises à jour de sécurité pour les ordinateurs fonctionnant toujours sous XP. Autrement dit, ce sera aux inconditionnels de ce système d’exploitation Windows de se démerder contre les cybercriminels.

Certes XP a déjà 13 ans d’âge, mais il semblerait que 20 à 30% des ordinateurs l’utilisent encore, dont des services de police, des banques (notamment des distributeurs de billets) en passant par des entreprises, des bureaux juridiques, des restaurants, des écoles… Dans beaucoup de cas, ces utilisateurs ont estimé que Windows XP était suffisamment bien pour eux, sans avoir à dépenser sans cesse pour une nouveauté qui ne leur sert à rien.

En bref, ces ordinateurs vont contribuer à rendre la sphère internet plus dangereuse pour tout le monde dans la mesure où les pirates informatiques vont être capables de lancer des cyberattaques depuis des appareils infectés.

Mais Microsoft s’en fout. Maintenant que Bill Gates fait dans l’humanitaire…

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Nous en avions parlé ici. Finalement Dark Vador ne sera pas en lice pour la présidentielle du 25 mai prochain en Ukraine, la Commission électorale ayant rejeté sa candidature. Ah mais… où sont les forces de l’Empire ?

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Honneur aux Verts

Un texte de la revue Vacarme

On a presque tout entendu depuis que la direction d’Europe-Écologie-Les-Verts a refusé la proposition de Manuel Valls de s’occuper d’un grand Ministère de l’écologie et de la transition énergétique, préférant laisser la place à Ségolène Royal : « immaturité politique », « faute politique grave », « absurdité », « boulette royale »… Ce sont des paroles curieuses tant, à la revue Vacarme, cette décision nous est apparue particulièrement salutaire et politiquement juste.

Du moins depuis notre point de vue de citoyens et d’électeurs occasionnels de sensibilités diverses à gauche, donc depuis un point de vue fort éloigné des querelles d’appareils et des combinaisons politiciennes. Non pas que nous croyions qu’une telle décision soit elle-même dépourvue d’arrière-pensées politiciennes — en démocratie, il n’y a pas de politique non-politicienne —, mais parce qu’elle est un peu plus que cela : un bol d’air effectivement salutaire pour toutes celles et ceux qui étouffent dans le climat politique délétère d’aujourd’hui, entre écœurement après deux ans de gouvernement dit « socialiste » et gueule de bois après le 21 avril municipal que vient de connaître ce qu’on appelle encore, faute de mieux, la « gauche ». Lire la suite

Salut à vous, braves pioupious du 17ème !

Légitime était votre colère
Le refus était un grand devoir
On ne doit pas tuer ses pères et mères
Pour les grands qui sont au pouvoir

Salut, salut à vous !
A votre geste magnifique
Vous auriez en tirant sur nous,
Assassiné la République !

 

Un peu d’histoire en cette année commémorative de 1914, même s’il nous faut remonter quelques années plus tôt encore pour comprendre cet hommage. Le Midi était alors bien plus rouge qu’aujourd’hui, un rouge où se mêlaient le vin, la colère et le sang de quelques vaillants insoumis. Ici encore on comprendra que le « sang impur » de l’hymne national n’était pas celui de l’ennemi mais celui de braves pioupious qu’on envoyait au feu.

Une partie du Comité d’Argeliers, Marcelin Albert, Elie Cathala, Louis Blanc et le médecin Senty

En 1907, les vignerons du midi de la France s’étaient révoltés contre le vin chimique, qui leur faisait concurrence. A leur tête était Marcelin Albert.
Quand ils manifestèrent à Béziers, on voulut envoyer contre eux les soldats du 17e régiment d’infanterie de ligne. Ceux-ci, originaires de la région, étaient de proches parents des manifestants. Ils se mutinèrent. Cette mutinerie vaudra au régiment de rejoindre sans délai les bataillons disciplinaire d’Afrique du Nord… Poursuivi par sa mauvaise réputation, le 17eme sera très souvent en première ligne, désigné d’office pour des assauts meurtriers pendant la guerre de 14…

A cette occasion, Montéhus écrivit la chanson suivante. La musique est de Raoul Chantegrelet et Pierre Doubis, l’interprétation est de Maurice Morelly. A notre connaissance l’enregistrement n’existe pas en CD. Il provient d’un disque 33t , « Histoire de France par les chansons  » édité par Vernillat / Barbier 1974.

Paroles complètes après la balise Lire la suite

pour réfléchir sur  » l’appel  » du 30 mars

Cet article est paru sur la page Facebook de Bernard Campel. Nous le republions à l’attention des non facebookien(ne)s, avec son aimable autorisation.

Les élections municipales c’est déjà le passé ! La nomination dès le lendemain d’un nouveau Premier Ministre a ouvert une nouvelle séquence politique et expédié en quelques heures les élections municipales dans l’Histoire.

Et pourtant il y aurait tant à dire. Et singulièrement sur les conclusions qui en ont été tirées. Courbes, graphiques, diagrammes aux couleurs chatoyantes, analyses de spécialistes incontestables, et surtout incontournables, tout à concouru à un examen de ces élections au travers du filtre d’un climat politique national. Et qui songerait à nier que ce scrutin municipal a été l’expression d’une sanction ou d’une incompréhension de la politique conduite par le tandem Président-Premier Ministre.
Raclée pour la gauche, mais peut on parler de triomphe pour la droite ? Au petit jeu des villes gagnées ou perdues c’est difficilement contestable. Mais à observer les résultats dans le détail, on ne distingue nul effondrement de la gauche qui recueille 41,61 % des voix face aux 45,65 % des voix de droite. Et que dire du triomphe du Front National ? 6,75 % des électeurs. Où est la percée ? D’évidence l’ascension du FN est « résistible » pour paraphraser Brecht.

Et alors ? Comparons avec un demi-siècle d’élections présidentielles de 1974 à 2012, cela permet d’observer les évolutions du corps électoral. Dans une chronique, le 26 décembre 2013, le chef du service politique de France Culture, Hubert Huertas (aujourd’hui à Mediapart) s’était livré à cet exercice, pour conclure à l’extraordinaire stabilité du corps électoral. Les municipales 2014 semblent confirmer ce constat que les écarts oscillent autour de 4 %…
Mais si, au delà de ces analyses macro politiques, le regard s’attardait sur le local, sur ce que cachent peut être ces élections, il y trouverait le souhait exprimé par les électeurs d’une autre façon de concevoir la politique locale, l’a manifestation d’un désir de citoyenneté ? Dans la région deux exemples méritent peut être de s’y attarder, deux petites villes, Juvignac et Le Grau du Roi, la première en zone urbaine, l’autre en zone périphérique et littorale. Deux communes aux profils sociologiques et aux enjeux économiques différents.
Dans les deux cas, il s’agissait de remplacer un maire élu depuis 1983. Dans les deux cas ils avaient confié à des proches de leur famille politique le soin d’assurer la succession : ce sont des candidats sans étiquette qui ont emporté la mise au soir du 30 mars. Dans les deux cas, et même si la composition socioprofessionnelle des listes diverge, même si les réalités locales peuvent être différentes ces candidats se sont appuyé sur la lassitude d’une longue période sans alternance, mais aussi sur cette impression, réelle ou fantasmée, que la sphère publique était accaparée par des cercles de plus en plus restreints au détriment des intérêts du plus grand nombre. Et dans les deux cas, encore, d’avoir construit leur programme après avoir écouté les aspirations de leurs con-citoyens. Ce qui n’a rien d’anodin.

Si deux exemples ne peuvent autoriser l’amorce de la moindre théorie il ne serait peut être pas sans intérêt d’observer au plus près les résultats de Montpellier, ou de Grenoble, pour n’évoquer que ces deux villes Peut être y retrouverait t’ on cette même exigence des électeurs-citoyens de ne pas être consultés une fois tous les six ans seulement, mais de participer concrètement à la vie de leur ville, de leur village. Dans ces deux exemples aussi il n’est pas difficile de distinguer une méfiance des stratégies d’états major. Des états Majors, et un personnel politique, qui au delà des interprétations nationales du scrutin municipal devraient prêter l’oreille à cet appel du 30 mars.

En avant la rouge et en avant la bleue

V’là que ça recommence !

« Monsieur Barriquand ? C’est bien vous qui travaillez pour L’Express ? Vous ne rentrez pas. Au revoir. » Il est un peu plus de 22h30 ce dimanche 30 mars, second tour de l’élection municipale à Fréjus. La cité varoise vient de porter à sa tête David Rachline, 26 ans, le candidat du Front national« raconte L’Express dont le journaliste a donc été exclu de la conférence de presse du nouveau maire.

L’hebdomadaire attribue cette interdiction d’entrer à la conférence de presse à un article qui rappelait la collaboration du futur maire à un livre d’entretiens de « jeunes nationalistes« , sorti en 2008.

A 20 ans, David Rachline s’y déclarait favorable à la prime de naissance, « condition indispensable d’une politique familiale digne de ce nom« . Cette prime mise en place en 1998 à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), « dirigée à l’époque par Catherine et Bruno Mégret (MNR), prévoyait le versement d’une enveloppe de 5000 francs aux familles dont au moins un des parents était français ou ressortissant européen. Application du principe de « préférence nationale », la disposition avait été jugée illégale par le tribunal administratif de Marseille,« 

Autre raison possible de l’énervement du nouveau maire de Fréjus, « la publication d’une vieille photo de lui posant avec un responsable de la Phalange espagnole (mouvement fascisant) ».

Deux jours après l’incident du soir du deuxième tour des élections, Rachline fait amende honorable et explique par téléphone à L’Express : « J’ai eu un mouvement d’humeur le soir de mon élection, glisse-t-il. Jusqu’à présent, j’ai toujours fait entrer tous les journalistes à mes points presse. A l’avenir, je ne ferai plus de tri« .

Eh bien espérons-le ! Et n’abaissons pas notre vigilance.

05 avril 2014_On apprend aussi :

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a assuré vendredi 4 avril au micro de RTL que les nouveaux maires issus de son parti « n’accepteront aucune exigence religieuse dans les menus des écoles ». « Il n’y a aucune raison pour que le religieux entre dans la sphère publique, c’est la loi », a-t-elle insisté.

Pour Marine Le Pen, « bien souvent la laïcité n’est pas appliquée, fermer les yeux sur les violations de la laïcité, c’est dans l’esprit de beaucoup de maires UMP et PS s’associer la bienveillance de communautés ».

Le coup de barre d’Emmanuelli

Député PS, Henri Emmanuelli déplore « un coup de barre à droite » à un « moment où il aurait sans doute fallu autre chose », et plaide pour une autre politique économique en Europe et en France. Estimant que le PS est dans un « état comateux », il se dit favorable à un « congrès extraordinaire » ou une « démission du premier secrétaire ». Selon lui, la décision d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) de ne pas participer au gouvernement est un événement politique important parce qu’elle entraîne « un rétrécissement de la majorité ».

Henri Emmanuelli s’insurge par ailleurs contre le fait que, plus que jamais, « toutes les décisions sont prises à l’Élysée » et que l’on vive en France dans « une sorte de monarchie républicaine » avec « des coups de force permanents, avec des lobbys qui agissent par pression ». « Il faut aujourd’hui bouger ces institutions : ce n’est plus possible ! ».

C’est le neuvième numéro d’Objections sur Mediapart. Ceux qui ne sont pas abonnés ont tort. L’info devient rare.


Emmanuelli : « Le Parti socialiste n’existe plus » par Mediapart

Non au traité transatlantique

mise à jour vendredi 4 avril

C’est sans surprise, nos médias préfèrent nous bassiner avec la cravate de Valls, au lieu de nous préciser pourquoi le volet « commerce extérieur » a été transféré du portefeuille de Montebourg à celui de Fabius… C’est le « commerce extérieur » qui a en charge le GMT ! Ô hasard, quand tu nous tiens… Quoi qu’il en soit, il y a urgence de s’intéresser au grand marché transatlantique.

Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens

S’il devait entrer en vigueur, les privilèges des multinationales prendraient force de loi et lieraient pour de bon les mains des gouvernants. Imperméable aux alternances politiques et aux mobilisations populaires, il s’appliquerait de gré ou de force, puisque ses dispositions ne pourraient être amendées qu’avec le consentement unanime des pays signataires.

par Lori M. Wallach, novembre 2013

Imagine-t-on des multinationales traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer — et obtenir ! — une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice ? Si invraisemblable qu’il paraisse, ce scénario ne date pas d’hier. Il figurait déjà en toutes lettres dans le projet d’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) négocié secrètement entre 1995 et 1997 par les vingt-neuf États membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Divulguée in extremis, notamment par Le Monde diplomatique, la copie souleva une vague de protestations sans précédent, contraignant ses promoteurs à la remiser. Quinze ans plus tard, la voilà qui fait son grand retour sous un nouvel habillage.

Sécurité des aliments, normes de toxicité, assurance-maladie, prix des médicaments, liberté du Net, protection de la vie privée, énergie, culture, droits d’auteur, ressources naturelles, formation professionnelle, équipements publics, immigration : pas un domaine d’intérêt général qui ne passe sous les fourches caudines du libre-échange institutionnalisé. L’action politique des élus se limitera à négocier auprès des entreprises ou de leurs mandataires locaux les miettes de souveraineté qu’ils voudront bien leur consentir.

On a pu voir récemment des sociétés européennes engager des poursuites contre l’augmentation du salaire minimum en Égypte ou contre la limitation des émissions toxiques au Pérou, l’Alena servant dans ce dernier cas à protéger le droit de polluer du groupe américain Renco. Autre exemple : le géant de la cigarette Philip Morris, incommodé par les législations antitabac de l’Uruguay et de l’Australie, a assigné ces deux pays devant un tribunal spécial. Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly entend se faire justice face au Canada, coupable d’avoir mis en place un système de brevets qui rend certains médicaments plus abordables. Le fournisseur d’électricité suédois Vattenfall réclame plusieurs milliards d’euros à l’Allemagne pour son « tournant énergétique », qui encadre plus sévèrement les centrales à charbon et promet une sortie du nucléaire.

Il n’y a pas de limite aux pénalités qu’un tribunal peut infliger à un État au bénéfice d’une multinationale. Il y a un an, l’Équateur s’est vu condamné à verser la somme record de 2 milliards d’euros à une compagnie pétrolière

Article intégral, à lire absolument : http://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/WALLACH/49803

Et ne pas manquer le blog que Raoul-Marc Jennar tient aussi sur Mediapart :

http://blogs.mediapart.fr/blog/raoul-marc-jennar/020414/le-gmt-et-les-normes-sociales-encore-en-vigueur-en-europe-un-demantelement-programme#comment-4643002

Les lecteurs informent

Sorties, débats, manifs…

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à l’attention de ceux auront manqué cette conférence mais souhaitent connaître son contenu, Sémaphores propose d’écouter celle qui s’est tenue le 1er avril avec les étudiants de Sciences Po Toulouse, organisée par l’association Gaïa.

Qu’est-ce que l’écosocialisme ?
Quelle analyse fait-il de notre société ?
Quelle solution d’avenir propose-t-il ?

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« MamZelle Flamenca » (conte dansé…) de LA TORITO passera par Le Grau du Roi samedi 12 avril à 15h (salle Christophe Colomb, rue de l’Egalité)…C’est gratuit, réservations au 04 66 53 04 63… Ce spectacle a été programmé avec succès pour les enfants au festival de flamenco de Nîmes en janvier dernier…

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Deux cent personnalités, responsables syndicaux, associatifs, politiques, personnalités signent 

un appel à une grande marche nationale le 12 avril à Paris.

MAINTENANT ÇA SUFFIT !

Marchons contre l’austérité pour l’égalité, et le partage des richesses.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs. Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu décent, à la santé, à un logement stable et décent… Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrants. La répression s’abat sur les sans papiers, les Roms, les plus précaires, et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ?
Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique, féministe fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

Liste des Personnalités signataires : Lire la suite

Quand on ne mange pas, la politique c’est loin !

Sous le titre « Municipales 2014 : pôles alimentaires et univers-cités populaires », le blogueur Jacques Broda a écrit le texte suivant sur le site de La gauche-cactus. Sémaphores ne pouvait qu’inviter ses lecteurs et lectrices à partager cette réflexion qui s’impose, particulièrement à l’heure où, malgré un clair séisme électoral, certains seraient tentés de poursuivre une politique d’austérité.

Le savoir de la faim et la faim de savoir orientent une proposition innovante et urgente. Le programme dans les villes de plus de 20.000 habitants doit inclure un projet sur cinq ans : éradiquer la faim, instruire les populations à partir des valeurs de l’éducation populaire. Ces deux axes prioritaires ne sont pas opposés aux nécessités du logement, de la santé et de l’emploi. Ils en sont la condition incontournable.

1. Pôle alimentaire. Fédérer à partir de la commune toutes les initiatives sociales, municipales, associatives, créer un grand pôle alimentaire, avec pour objectif : ’la faim zéro’ en 2020. Il y a urgence à lutter contre les phénomènes de malnutrition, dénutrition, dénoncés avec vigueur par tous les organismes : dont la profondeur est sans précédent, frappant des pans entiers de populations précaires, chômeurs, retraités, familles monoparentales ; les enfants, les adultes ont faim, ou ne mangent pas équilibré, avec toutes les conséquences catastrophiques en termes de santé, d’incapacités (diabète, obésité, hypertensions…).

Depuis trente ans je vois la chute autour de moi, en moi, la faim, le manque, la nécessité absolue, manger devient une obsession, ne pas manquer une hantise, j’engrange, je bénéficie de l’aide alimentaire, le placard est plein, on ne sait jamais. Les enfants sautent les repas. Ils mangent d’abord, moi après, s’il en reste. Petit à petit les forces me quittent, lentement, doucement se crée une autre forme d’être au monde, une forme hallucinée où le monde m’apparaît à travers la nourriture, la faim et la soif, je n’ai plus la force de demander, chercher, aller de bureau en bureau, du Secours Pop, aux Restos du cœur, ce n’est pas la honte, ce n’est plus la honte, c’est l’absence d’énergie, de désir de vivre, tout lâcher, tout abandonner. Voter ! Voter ! Je ne mange pas, et quand on ne mange pas la politique c’est loin, très loin, comme une nébuleuse, un autre monde, un monde de l’Autre, où ils apparaissent sur l’écran bien nourris, à l’aise ; dans mon ’foyer’ depuis trente ans, de mère en fille, parfois je fais des ménages pour trois euros de l’heure ; les bénéficiaires de l’aide alimentaire dépensent deux euros et trente centimes par jour pour manger. Voter ! Travailler ! Avec quelle énergie, quelle force, quelle vitalité ? C’est la chute, mon corps m’échappe, mon désir aussi. La vie, la mort, dans le quartier on n’a pas le temps, ni les moyens de faire le deuil de nos proches, le fils, mon père, les deuils s’accumulent, comme les poupées russes, on devient tous mélancoliques.

Article complet sur : http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/spip.php?article1804

article en complément :

http://www.liberation.fr/monde/2014/03/21/l-alimentation-devrait-etre-un-droit-de-l-homme_989006?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Faites bonne impression !

C’est pas con et y a pas de petite économie qui ne vaille… c’est ce que nous dit un collégien américain de 14 ans, preuve, s’il en fallait une de plus, que la valeur n’attend pas le nombre des années.

Économiser des millions en changeant de police d’impression

Le Garamond, l’une des plus anciennes polices utilisées dans l’imprimerie, présente un dessin des caractères plus fin et nécessite donc moins d’encre pour l’impression.

Les gouvernements pourraient économiser des millions de dollars ou d’euros si les documents officiels à imprimer étaient écrits avec la police de caractères Garamond. Précisément 290 millions par an pour les USA, selon le calcul d’un collégien américain âgé de 14 ans.

Or l’encre est plus chère que le Chanel n° 5, explique le collégien, qui s’est rendu compte dès son entrée au collège que, en comparaison avec l’école primaire, beaucoup plus de polycopiés lui étaient distribués. Pour économiser de l’argent et préserver l’environnement, son établissement scolaire veillait à utiliser du papier recyclé, mais rien n’était fait quant à l’encre.

Pour montrer que son collège pouvait économiser davantage, il a comparé le coût d’impression des 5 lettres les plus fréquentes en anglais (« e », « t », « a », « o » et « r ») selon que la police de caractères utilisée soit du Garamond, Times New Roman, Century Gothic ou Comic Sans. Résultat : le Garamond pourrait réduire la consommation d’encre de 24 %.

Note : ce texte est donc écrit en Garamond au cas où vous voudriez l’imprimer 😉

une fillette chante l’hymne américain

Avec les élections on a un peu zappé les coups de cœurs musicaux ou visuels habituels Alors cette rubrique revient avec cette vidéo d’une jeune chanteuse assez exceptionnelle. Elle a 7 ans et chante l’hymne américain comme on l’a rarement entendu chanté par des « grands »… C’est notre coup de cœur musical de la semaine.Quand le talent s’allie à la simplicité. Performance.


 

le fil sémaphorien_avril2014_n°1

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Le gouvernement turc a décidé jeudi 3 avril de lever le blocage du réseau Twitter. La Cour constitutionnelle turque avait jugé mercredi que la mesure constituait une violation de la liberté d’expression et ordonné sa levée immédiate. L’accès au réseau Twitter avait été bloqué sur instruction du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, menacé par la diffusion quotidienne de bandes audio dans lesquelles le premier ministre turc demande à son fils de dissimuler plusieurs millions de dollars, alors que la police procède à un vaste coup de filet anticorruption.

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La présidente du Front national, Marine Le Pen, a été condamnée, jeudi 3 avril, à 10 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) pour avoir diffusé de « faux tract » visant Jean-Luc Mélenchon.

Marine Le Pen était citée à comparaître pour « manœuvre frauduleuse » et publication d’un montage sans le consentement de l’intéressé, délits passibles d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, ainsi que d’une peine complémentaire de privation des droits civiques, autrement dit d’inéligibilité.

« C’est une condamnation sans faille (…) qui démontre que Marine Le Pen a eu des agissements délinquants, répréhensibles, contraires aux valeurs fondamentales de la République, et c’est un grand jour pour la démocratie », a réagi Me Raquel Garrido, avocate de Jean-Luc Mélenchon. Mme Le Pen n’est pas condamnée à l’inéligibilité.

Source Le Monde

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le dessin du jour (2 avril)

Ségo_le retour_3

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Quand Edwy Plenel se trompe : « Il n’y aura pas de Manuel Valls Premier ministre, c’est impossible. La ligne Manuel Valls a été sanctionnée dimanche ».


plenel-bfmtv par asi
C’était un pronostic de l’entre deux tours. Edwy a dû reconnaître son erreur de jugement dans un tweet.

Et là, on serait prêt à parier qu’il voit juste : Plus dure sera la chute.

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Élections : des lendemains qui déchantent. Petite revue de presse…

« Liliane, fais tes valises ! » doit répéter Georges Marchais du fond de sa tombe…

Le PC perd 19 villes de plus de 10 000 habitants sur 81, et 7 villes de plus de 30 000 habitants sur 28, provoquant un recul communiste inédit depuis les élections de 1983 et 1989.

Lire en détail sur : http://www.regards.fr/web/municipales-pc-l-autre-berezina,7615

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Autre débâcle : celle des socialistes qui ont perdu plus de 150 villes de plus de 10 000 habitants, dont certains bastions historiques.

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Plusieurs journaux et sites ont mis en ligne une carte interactive où l’on peut trouver le résultat de sa commune, de sa région. Cliquer sur la carte pour accéder à mise en ligne par Sud-Ouest.

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Ayrault_l’étrange silence

ce ne sont que 8 secondes, mais elles semblent une éternité.

Il paraît qu’il a failli dire : « Les citoyens ont légitimement le sentiment que ce gouvernement a renoncé à transformer la société. Qu’une oligarchie politique et économique dirige le pays et que le gouvernement n’y a pas mis fin ». Mais non, on déconne. Le 1er avril tout est permis en info. En réalité c’est l’eurodéputé EELV Yannick Jadot qui a dit ça. Même qu’il a ajouté : « Dire que les Français n’ont pas compris est insupportable. Ils ont compris que jusqu’à maintenant, le gouvernement s’était plus inquiété de convaincre le Medef de sa crédibilité que de combattre le chômage hors du logiciel libéral européen. Et le symbole Valls, ce n’est pas celui de plus de social et de plus d’écologie. » « Si c’est Valls, Hollande nous fait Guy Mollet »

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Allocution du président François Hollande

« Ce sont les entreprises qui créent les emplois.» Vous avez entendu ? La politique de l’offre est maintenue et il ne faut donc espérer aucun changement.

Car non, monsieur Hollande, ce ne sont que très accessoirement les entreprises qui créent l’emploi. Ce qui crée l’emploi, c’est d’abord un chiffre d’affaire, et pour cela il faut des acheteurs, donc des citoyens disposant d’un pouvoir d’achat. C’est ce qui alimente une boucle d’activité économique où chacun est le fournisseur et le client de quelqu’un. C’est ce que nous appelons un cercle vertueux. Hors d’une hausse spectaculaire des bas salaires et des minima sociaux, aucune relance n’est possible pour vaincre l’austérité. Et on vous met au défi de trouver un seul économiste qui aurait le courage de venir expliquer le contraire à la face de tous les Français. Vous continuez donc dans le mensonge.

Ensuite, pourquoi faudrait-il accepter la logique de l’Union Européenne, de l’Organisation Mondiale du Commerce, des milieux financiers, des grandes multinationales… ? Absolument aucun de leurs dirigeants n’ont été élus ! Allons-nous rester encore longtemps dans le déni de la démocratie et la perte des souverainetés ?

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Mélenchon appelle à manifester le 12 avril par FranceInfo

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Et pour finir sur Valls, on peut se souvenir que sous la plume d’Alain Gresh, Le monde Diplo avait déjà prévenu en mai 2012 : Vous avez aimé Claude Guéant ? Vous adorerez Manuel Valls. à lire ou relire:  http://blog.mondediplo.net/2012-05-16-Vous-avez-aime-Claude-Gueant-Vous-adorerez-Manuel

Humour… ou pas_derniers glanes

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De l’envers des discours…

Considérons que c’est de l’humour, même s’il faut rappeler que l’humour c’est sérieux. Voici ce que pourrait être un programme politique, énoncé par tel ou telle candidat(e). Lisez-le normalement et, une fois à la fin, relisez-le à l’envers, c’est-à-dire en commençant par la dernière phrase.

Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons.
Seuls les imbéciles peuvent croire que
nous ne lutterons pas contre la corruption.
Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous :
L’honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrons que c’est une grande stupidité de croire que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.
Nous assurons, sans l’ombre d’un doute, que
la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s’imaginent que
l’on puisse continuer à gouverner
avec les ruses de la vieille politique.
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que
soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d’influences
nous ne permettrons d’aucune façon que
nos enfants meurent de faim
nous accomplirons nos desseins même si
les réserves économiques se vident complètement
nous exercerons le pouvoir jusqu’à ce que
vous aurez compris qu’à partir de maintenant
nous sommes le Parti de la nouvelle politique.

Dark Vador, candidat à la présidence de l’Ukraine

(Ce post reprend une dépêche AFP, également reprise par Le Monde.)

Un personnage inattendu s’est déclaré samedi 29 mars candidat à la présidentielle en Ukraine afin de redorer le blason de son pays : Dark Vador (Darth Vader en anglais). Le seigneur maléfique de la Guerre des Etoiles est le candidat officiel du parti ukrainien de l’Internet (UIP). Enregistré officiellement en 2010, le parti ukrainien de l’Internet vise, entre autre, à créer un gouvernement électronique en Ukraine, une transition vers les médias numériques et à offrir des cours d’informatiques gratuits à tous les citoyens.

« Après avoir remporté les primaires haut la main, le camarade Vador sera le candidat de notre parti », a déclaré le chef du parti Dmitri Goloubov samedi lors de la cérémonie officialisant la candidature. L’UIP a indiqué avoir déboursé les 2,5 millions de hryvnia (165 000 euros) requis pour enregistrer son candidat, et n’a pas dévoilé le nom de la personne sous le costume.

Dark Vador avait également fait irruption au ministère de la justice à Kiev, pour tenter de rétablir le statut légal et officiel du parti ukrainien de l’Internet. Le ministère avait en effet décidé de retirer ce statut à l’UIP, car il ne disposait pas de bureaux régionaux.

Article complet sur Le Monde : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/03/30/imperial-dark-vador-candidat-a-la-presidence-de-lukraine/

L’hidalgo Valls passe aux manettes

Selon Jean-Luc Mélenchon : « à un désastre électoral, le chef de l’État répond par un suicide politique. ». Pour Mediapart, « Valls à Matignon : un triple contre sens ». L’Humanité titre : La double peine.

En nommant Manuel Valls premier ministre, François Hollande fait un choix contraire aux leçons des municipales. Là où une demande de gauche et de justice sociale s’est exprimée, le président brandit le discours d’ordre, de sécurité et de libéralisme : celui-là même qui a organisé la descente aux enfers de la gauche.


« La politique de F. Hollande a rencontré son… par lepartidegauche

Bonus sémaphorien :

Léo Ferré disait déjà de la gauche qu’elle était la salle d’attente pour le fascisme. Parole d’anar ? Peut-être. Mais ça vaut le coup d’y réfléchir pour mieux cerner le désastre électoral de la gauche de 2014.