V’là que ça recommence !

« Monsieur Barriquand ? C’est bien vous qui travaillez pour L’Express ? Vous ne rentrez pas. Au revoir. » Il est un peu plus de 22h30 ce dimanche 30 mars, second tour de l’élection municipale à Fréjus. La cité varoise vient de porter à sa tête David Rachline, 26 ans, le candidat du Front national« raconte L’Express dont le journaliste a donc été exclu de la conférence de presse du nouveau maire.

L’hebdomadaire attribue cette interdiction d’entrer à la conférence de presse à un article qui rappelait la collaboration du futur maire à un livre d’entretiens de « jeunes nationalistes« , sorti en 2008.

A 20 ans, David Rachline s’y déclarait favorable à la prime de naissance, « condition indispensable d’une politique familiale digne de ce nom« . Cette prime mise en place en 1998 à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), « dirigée à l’époque par Catherine et Bruno Mégret (MNR), prévoyait le versement d’une enveloppe de 5000 francs aux familles dont au moins un des parents était français ou ressortissant européen. Application du principe de « préférence nationale », la disposition avait été jugée illégale par le tribunal administratif de Marseille,« 

Autre raison possible de l’énervement du nouveau maire de Fréjus, « la publication d’une vieille photo de lui posant avec un responsable de la Phalange espagnole (mouvement fascisant) ».

Deux jours après l’incident du soir du deuxième tour des élections, Rachline fait amende honorable et explique par téléphone à L’Express : « J’ai eu un mouvement d’humeur le soir de mon élection, glisse-t-il. Jusqu’à présent, j’ai toujours fait entrer tous les journalistes à mes points presse. A l’avenir, je ne ferai plus de tri« .

Eh bien espérons-le ! Et n’abaissons pas notre vigilance.

05 avril 2014_On apprend aussi :

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a assuré vendredi 4 avril au micro de RTL que les nouveaux maires issus de son parti « n’accepteront aucune exigence religieuse dans les menus des écoles ». « Il n’y a aucune raison pour que le religieux entre dans la sphère publique, c’est la loi », a-t-elle insisté.

Pour Marine Le Pen, « bien souvent la laïcité n’est pas appliquée, fermer les yeux sur les violations de la laïcité, c’est dans l’esprit de beaucoup de maires UMP et PS s’associer la bienveillance de communautés ».

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