Le come back de la Marseillaise

Le jour du quatorze-Juillet,
Je reste dans mon lit douillet ;
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n’écoutant pas le clairon qui sonne ;
Mais les braves gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux…

Georges Brassens_La mauvaise réputation

 

C’est le grand retour de la Marseillaise, particulièrement depuis les dernières élections municipales. On ne compte plus le nombre de communes qui ouvrent leur conseil municipal en chantant l’hymne national, du moins le peu qu’en savent en général les prétendants au patriotisme de bon aloi, c’est-à-dire le premier couplet et le refrain, point barre.

C’est pourtant pour ce minima qu’il est mal vu de faire semblant de remuer les lèvres ou fermer complètement sa bouche, Christiane Taubira en a encore récemment fait les frais, ce qui a permis à Christophe Lambert de monter au créneau pour fustiger encore une fois ce « sang impur » qui abreuve nos sillons, et même Edgar Morin s’est cru tenu d’un long rectificatif historico-lyrique dans les pages du Monde pour rappeler l’originelle impureté du sang.

photo_Reuters

Pour sa chronique hebdo à Mediapart, Didier Porte a eu le courage de visionner bon nombre de conneries ambiantes pour nous tenir au parfum de la descente des télés en général.


Didier Porte : « Touche pas à ma Marseillaise » par Mediapart

Mais aujourd’hui c’est dimanche 25 mai et jour d’élections. Alors en attendant que cette Europe en construction se dote d’un hymne européen, entonnons une fois de plus cette Marseillaise qui fait, après le sang, couler tant d’encre. Avec un petit conseil à la clé, essayez de trouver le bon tempo, la vidéo suivante devrait vous convaincre que ce n’est pas donné à tout le monde… qu’en témoigne cette version spéciale, dite « La Marseillaise de VGE ».

L’occasion de relire nos précédents articles dédiés à nos valeureux pioupious et bien sûr aux différentes versions de la Marseillaise.

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