spéciale Ukraine

Ndlr : L’entretien puis le document qui suivent n’ont pas pour vocation de désigner quiconque à la vindicte. Poutine n’est pas Staline, et il nous plait de considérer la Russie comme un pays partenaire, bien davantage que ne le seraient les forces de l’Empire et celles qui s’alignent derrière l’OTAN. Sémaphores a déjà présenté Olivier Berruyer pour sa vision claire et son analyse des crises (politiques, économiques, écologiques…). Les quelques rappels historiques qu’il apporte ici à la compréhension du problème ukrainien nous ont semblé bienvenus dans le flot d’info/intox sur le sujet. Quant à la deuxième vidéo (désolé pour sa mauvaise qualité d’image), elle revient sur une période parmi les plus sombres de l’histoire ukrainienne, l’Holodomor, peu traitée et documentée auprès du grand public, mais de quoi comprendre la farouche détermination des ukrainiens descendants des survivants de cette période à ne plus vivre sous la domination russe.

Une heure avec Olivier Berruyer pour parler autrement de l’Ukraine…

Holodomor

Le mot Holodomor (« extermination par la famine ») est employé pour la grande famine d’Ukraine des années 1930, qui reste une des plus sombres heures du stalinisme, avec un bilan qui se compte en millions de morts.

Fin 2006, l’Ukraine a officiellement qualifié l’Holodomor de génocide. Le caractère génocidaire de cette famine est cependant contesté par la Russie, qui argue notamment que l’Ukraine n’a pas été la seule république touchée. Le parlement européen a reconnu en 2008 l’Holodomor comme un crime contre l’humanité, jugeant qu’il s’agissait d’une famine provoquée et d’un « crime contre le peuple ukrainien et contre l’humanité ».

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