Le dessous des cartes_2/4

Ce second volet est donc consacré comme annoncé aux cartes dites « anamorphiques », et certains vont peut être se poser la question : une anamorphose, kézaco ?

Une anamorphose est une déformation d’images, de telle sorte que des images bizarres redeviennent normales quand elles sont vues à une certaine distance ou selon un certain angle, ou réfléchies dans un miroir courbe. Dans le monde de la peinturlure, un de ces effets d’optique les plus célèbres est le fameux tableau du peintre Hans Holbein.

Ce tableau contient, au premier plan, une forme qui évoque vaguement un os de seiche. Mais observé depuis un point de vue oblique, on découvre qu’il s’agit d’un crâne humain, caractéristique des vanités de la Renaissance.

Depuis Holbein, bien des peintres et illustrateurs, surtout de rue, ont développé ces anamorphoses à un point spectaculaire, des trompe-l’œil en version parfois géante.

Les anamorphoses cartographiques

En cartographie, on nous explique que « l’anamorphose classique est une représentation des États (ou de mailles quelconques) par des rectangles ou des polygones quelconques en fonction d’une quantité qui leur est rattaché.»

La première publication scientifique proposant un algorithme pour réaliser une anamorphose date de 1973 (Tobler). Les passionnés trouveront en fin d’article un lien vers un PDF de 160 pages (Support de cours au format pdf pour les Master 2 Carthagéo).
Pour avoir une idée des représentations auxquelles aboutissent ces déformations, commençons par cette carte SNCF qui permet de visualiser combien il vaut mieux être montpelliérain que niçois si l’on veut se rendre à Paris en TGV.

De même, à savoir que nous somme 66 millions de français, la carte suivante permet de voir d’un seul coup d’œil où ils sont plutôt entassés.

On peut de la même manière visualiser la population mondiale, ce qui permet de mesurer la concentration asiatique qui ne surprend plus personne, ou de noter, par exemple, que le continent africain y maigrit par rapport à sa taille habituelle sur les planisphères, mais qu’il y a sans doute une légère corrélation avec les cartes 10 et 11 proposées plus loin.

L’économie de la mer, horizon politique

Les océans représentent 70% de la surface de la planète. Plus des deux-tiers de la population mondiale vit à moins de 100 kilomètres d’une côte. La mer est obligatoirement la nouvelle frontière de l’humanité“. Voilà comment J.L. Mélenchon parle de ce nouvel horizon et n’a de cesse de tenter de faire rentrer la question de la mer dans le débat public [Cf. faire entrer la mer en politique]. Ce positionnement, s’il n’est pas dénué d’universalisme est d’autant plus intéressant et stratégique pour la France que notre territoire national représente la deuxième plus grande surface maritime du monde, juste derrière les États-Unis. Pour contribuer au débat, Nicolas Lambert a donc réalisé cette carte qui montre le poids des états en fonction de la surface de leur zone exclusive économique. Sur cette carte, la taille des pays est proportionnelle à leur surface maritime territoriale. Les 5 premiers pays sont représentés en bleu foncé.

Mais l’intérêt des cartes anamorphiques est que le maillage polygonal permet d’entrer toutes sortes de données sur un sujet dont on souhaiterait mesurer l’importance. Par exemple, la carte suivante évalue la proportion de livres et de lecteurs dans le monde. L’Inde y maigrit quelque peu, quant à l’Afrique… sans doute que la tradition orale y a encore de beaux jours.

On peut, par le même procédé, voir la proportion d’individus qui vivent avec moins d’un euro ou dollar par jour. Là, sans surprise, ce sont l’Europe et les États-Unis qui disparaissent quasiment de la carte.

Bien triste en vérité, mais ô combien édifiantes, les deux cartes suivantes témoignent des pays impactés par le virus du sida, puis du paludisme… C’est sans commentaire.

Et une petite dernière, fort cruelle, qui contribue à expliquer bien des choses et met en évidence combien le néo-colonialisme a lui aussi de beaux jours devant lui. Cette carte met en avant la propriété industrielle. Pas la peine d’y chercher encore l’Afrique, et même l’Amérique Latine nous semble bien dénuée de droits industriels.

Notre prochain volet sera intitulé : Des cartes surprenantes

Ceux qui veulent aller plus loin et tout savoir des cartes et procédés anamorphiques peuvent se rendre ici : http://neocarto.hypotheses.org/366

A voté !

Le sénat repasse à droite ? Ah bon ? Parce qu’il était à gauche ?

Jean-Noël Guérini, qui a quitté le PS en avril dernier avant même que le parti ne prononce son exclusion, réunit trois fois plus de voix que les socialistes. Voilà pourtant un président de conseil général trois fois mis en examen. Ça doit être ce qu’on appelle la corrélation.

Dans l’Hérault, l’autre socialiste dissident et ancien partisan de Georges Frêche, Robert Navarro est réélu. Il est mis en examen pour abus de confiance à la suite d’une plainte du PS dans l’affaire des frais de fonctionnement de la fédération PS de l’Hérault. « Cela fait trois semaines qu’il invite des grands électeurs à tous les matchs possibles, en profitant des invitations de la région », soupirait un socialiste héraultais interrogé il y a quelques jours par Mediapart. Le lobbying paie toujours.

Jean-Michel Baylet, dit « le veau sous la mère » (et peut-être prochain patron du groupe Midi Libre) a été battu. Pour sa part, celui qui aurait pu être nommé ministre en 2012 s’il n’avait pas des ennuis judiciaires, est mis en examen dans une affaire concernant des frais de bouche du conseil général. À part ça, il est un bon exemple de cumulard :

  • Conseiller municipal de Montjoi (depuis 2008)
  • Président de la communauté de communes des Deux Rives
  • Conseiller général du canton de Valence
  • président du conseil général de Tarn-et-Garonne (depuis 1985)
  • Sénateur de Tarn-et-Garonne (du 28septembre1986 au 16juin1988 et du 2octobre1995 au 30septembre2014)

Dans les rangs de la droite, c’est le come-back  d’Alain Joyandet, ancien ministre de Nicolas Sarkozy qui avait démissionné en 2010. Mediapart avait alors révélé qu’il avait utilisé un jet privé facturé par l’État (coût 116 500 euros) pour se rendre en Martinique. Le ministre était aussi mis en cause dans une affaire de permis de construire contesté.

Et pour finir, deux rats du FN (le rat-Vier et le rat-Chline), entrent au sénat. Tiens ? On avait cru comprendre que Marine était pour la suppression du sénat. Par ailleurs on notera que David Rachline et Stéphane Ravier sont déjà tous deux conseillers régionaux et maires. Et maintenant sénateurs… Tiens ? Le FN n’est plus contre le cumul des mandats ?   (http://www.europe1.fr/politique/marine-le-pen-veut-supprimer-le-senat-1766635).

Bref, on l’aura compris, qu’il s’agisse de sénatoriales comme de tout autre type d’élections, une des causes de la désaffection des urnes et du désintérêt des citoyens pour la politique est cette inconvenante immunité/impunité des élus de tous poils qui, même mis en examen, peuvent continuer de postuler à des mandats. Par-delà le fait même que la loi les y autorise, on peut noter que tous ces sinistres individus n’ont donc aucune moralité, aucun sens de la probité, aucun respect de leurs concitoyens.

Mais il est un fait que, depuis 1789, l’élection permet aux riches d’acheter le pouvoir et d’établir une ploutocratie. (Gouvernement par les riches pour les riches). Il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil sur le total des dépenses par candidat à la présidentielle de 2012, sachant que le gros de ces dépenses est financé par les riches, puis remboursé en grande partie par les pauvres.

  • François Hollande (PS) : 21,8 millions d’euros (28,6 % puis 51,7 % des voix)
  • Nicolas Sarkozy (UMP) : 21,3 millions d’euros (27,2% puis 48,3 % des voix) (Notons que ce total des dépenses s’entend hors affaire Bygmalion)
  • Marine Le Pen (FN) : 9,1 millions d’euros (17,9 % des voix)
  • Jean-Luc Mélenchon (FG) : 9,5 millions d’euros (11,1 % des voix)
  • François Bayrou (MoDem) : 7 millions d’euros (9,13 % des voix)
  • Eva Joly (EELV) : 1,8 million d’euros (2,3 % des voix)
  • Nicolas Dupont-Aignan (DLR) : 1,2 million d’euros (1,8 % des voix)
  • Nathalie Arthaud (LO) : 1 million d’euros (0,6 % des voix)
  • Philippe Poutou (NPA) : 824 000 euros (1,1 % des voix)
  • Jacques Cheminade (SP) : 500 000 euros (0,25 % des voix)

En 2007 Nicolas Sarkozy (21 M€) et Ségolène Royal, (20,7 M€)

D’une manière générale, l’ordre des dépenses reflète peu ou prou l’ordre d’arrivée des candidats  

Par ailleurs on sait que les cadres du secteur public constituent toujours la majorité des maires, alors que les catégories modestes ne représentent plus en 2014 que 12 % des maires contre 33,5 % en 1983. On sait aussi que le recrutement social des maires des grandes villes n’a pas changé. La part des employés et des ouvriers du privé comme celle des instituteurs a grandement poursuivi son déclin. De même, la proportion des femmes reste stable à 12,3 % en 2008 comme en 2014, leur proportion étant la plus importante sous l’étiquette PS (16,9 %) et sous l’étiquette PCF ou Front de gauche (16,7 %) alors qu’elles sont bien moins nombreuses à la tête des listes UMP et alliées (10,9 %) ou des listes de la famille centriste (7,7 %). Autres données intéressantes : l’âge moyen des maires reste le même qu’en 2008 : 56 ans. Seuls 10,8 % des maires élus en 2014 l’ont été à la suite de l’organisation par le maire sortant de sa succession politique.

Sortir de ce système ne pourra passer par aucune autre solution que la remise à plat des règles du jeu et des institutions. Il n’y a rien à attendre d’élus qui ne voudront jamais rien lâcher et le seul vrai changement ne peut venir que du peuple.

Bonus :


Marie-Christine Blandin: conflits d’intérêts au… par Mediapart

TAFTA, l’exemple de Navacelles

C’est juste à l’attention des municipalités qui n’ont pas encore pris la mesure des dangers du traité transatlantique qui avance encore et toujours à grand pas dans un grand silence des médias et l’inertie des politiques en place.

A noter que d’autres mairies vont d’ores et déjà dans le même sens, notamment celle de Bédarieux.

Bravo France 2

C’est le dernier billet de Daniel Schneiderman. De quoi s’inquiéter une fois de plus de l’état d’esprit de certains médias, service public compris.

Tiens, Ulcan, tu ne veux pas faire tomber @rrêt sur images ?

Ce soir, France 2 tourne un petit délinquant. Ce n’est pas la première fois. C’est même un des passages obligés des émissions comme Envoyé Spécial ou Complément d’enquête. Ce soir, c’est Complément d’enquête. Et le délinquant n’est pas n’importe qui : c’est le nommé Grégory Chelli, dit Ulcan, le hackeur ultra-sioniste à l’origine de désopilants canulars, dont l’un a visé le père d’un de nos confrères de Rue89, lequel est depuis plongé dans le coma.

mise à jour Sémaphores du 02 octobre : ce monsieur (et papa de Benoit LeCorre, journaliste à Rue 89) vient de décéder.

Ulcan vit en Israël. Et l’équipe de Nicolas Poincaré est donc allé le filmer à domicile. Mais pour obtenir des images parlantes d’un hackeur, il faut le filmer en train de hacker. En situation, disent les journalistes télé. Là, on a le choix. On peut le filmer se livrant à un désopilant canular. Mais ça pourrait être un peu long. On va donc le filmer en  train de « faire tomber » un site qui ne lui plait pas. Et bim, le site de la Fédération Anarchiste. Et bam…Et là, apparaît à l’écran une page d’accueil que vous connaissez bien : la nôtre. Et bam, Chelli va donc faire tomber le site d’@rrêt sur images. Devant la caméra de France 2. Pour la caméra de France 2. Et vous saurez maintenant, chers @sinautes, pourquoi il vous est parfois impossible de lire nos articles ou de voir nos émissions. Ne vous inquiétez pas : c’est seulement Chelli qui fait une petite démo pour la télé.

Ulcan – Envoyé spécial par asi

Ce n’est pas la première fois que la télé pousse à une mise en scène. C’est classique. Allez les skins, vous nous faites une petite bagarre ? Allez, les néo-nazis, une petite manif bras tendus ? Mieux tendus, les bras, on ne voit pas bien. Allez les jeunes-des-cités, une petite tirade machiste avec plein de verlan dedans ? Allez les gendarmes, une petite traque de pyromanes ou un petit sauvetage en montagne et tiens, tu ne veux pas te cagouler et passer pour un trafiquant d’armes serbe ? La démo de Chelli pour l’émission de Nicolas Poincaré s’inscrit dans cette glorieuse tradition de mise en scène (le reportage commence par de fort belles scènes, parfaitement spontanées, d’entrainement et de patrouilles du Bêtar, la milice de défense pro-israélienne). Bravo France 2, bien bossé. Mieux que la coopération des polices française et israélienne, apparemment moins efficace pour retrouver Chelli, et le mettre hors d’état de nuire. Lesquelles disposent pourtant, depuis hier soir, d’un nouvel indice, que nous mettons gracieusement à leur disposition. Ne nous remerciez pas, c’est un plaisir.

 

Ils ont signé pour la 6ème

Déclaration pour la 6e République

Une cinquantaine de personnalités ont signé pour la 6e République : Christophe Alévêque, humoriste – Paul Ariès, journaliste, essayiste – Ariane Ascaride, comédienne – Marc Belissa, historien – Judith Bernard, comédienne, metteur en scène, Journaliste – Boris Bilia, économiste, statisticien – Laurent Binet, écrivain – Yannick Bosc, historien – Michel Butel, écrivain – Dominique Cabrera, réalisatrice – Bernard Cassen, président d’honneur d’Attac, secrétaire général de Mémoire des Luttes – Yves Charnet, écrivain – Magyd Cherfi, auteur et chanteur, membre de Zebda – Jean-Louis Comolli, cinéaste – Pierre Crétois, philosophe – Gerald Dahan, humoriste – Jean-Numa Ducange, historien – Cédric Durand, économiste – Annie Ernaux, écrivain – Pascale Fautrier, écrivain – Yves Fravega, metteur en scène – Jean Gadrey, économiste – Alain Garrigou, professeur de sciences politiques – Florence Gauthier, historienne – Jacques Généreux, économiste – Laurence Giavarini, enseignante-chercheuse, membre de Sauvons l’Université – Charlotte Girard, maître de conférences en droit constitutionnel – Jacques Girault, historien – Laurent Grisel, écrivain – Robert Guédiguian, réalisateur – Janette Habel, universitaire, politologue – Liêm Hoang Ngoc, économiste – Razmig Keucheyan, sociologue – Mathilde Larrère, historienne – Yvan Le Bolloch, acteur, musicien – Frédéric Lebaron, sociologue – Manuel Marches, musicien – Roger Martelli, historien – Claude Mazauric, historien – Simone Mazauric, philosophe – Daniel Mermet, journaliste – Jean Milon, économiste de l’environnement – Gérard Mordillat, écrivain, cinéaste – Emmanuel Poilane, directeur de la Fondation Danielle Mitterrand, France Libertés – Claude Poliak, sociologue CNRS – Didier Porte, humoriste et chroniqueur – Ridan, artiste – Sophie de la Rochefoucauld, comédienne – Sonia Rolland, comédienne – Stéphanie Roza, philosophe – Anita Rozenholc, journaliste – Christian Salmon, écrivain – Clément Sénéchal, auteur, spécialiste des médias – Mylène Stambouli, avocate – Laurent de Sutter, philosophe, directeur de collection aux PUF – Binetou Sylla, productrice de musique et doctorante en Histoire – Sophie Tissier, intermittente – Catherine Tricot, arcitecte urbaniste, rédactrice en chef de RegardsNathalie Triniac, chef-monteuse – Christophe Ventura, chercheur en relations internationales.

 

Chère amie, cher ami,

Il est temps d’agir. Car à présent, nous voici rendus au point où le président de la République offre sans contrepartie des milliards d’argent public au MEDEF. Où un Premier ministre est désigné dans la fraction la plus minoritaire de la majorité parlementaire, lequel affiche sans vergogne une allégeance stupéfiante au président du patronat français. Pendant ce temps le pays agonise dans le chômage ; la pauvreté et la mal-vie s’étendent ; les défis écologiques et les impératifs de l’intérêt général humain sont ou bien niés ou bien absurdement sous évalués. Pour le reste, la France est aussi engagée dans des guerres et des soutiens au plan international dont le Parlement n’est jamais saisi. Quoi qu’il arrive, quelle que soit la forme de la protestation du pays, électorale, sociale, parlementaire, le pouvoir n’en tient aucun compte. Il en résulte une abstention massive parmi nos compatriotes qui sont pourtant les plus affectés par les politiques injustes du gouvernement. Le discrédit des institutions politiques est si élevé et le domaine de la participation civique si étroit que seule l’extrême droite prospère dans la situation. Ses progrès sont un symptôme. Mais c’est la cause qu’il faut traiter.

Comment un pouvoir peut-il avoir recours au coup de force permanent aussi impunément ? Un candidat peut-il promettre blanc et faire noir une fois élu ? L’impunité entérine la tromperie. Elle dégoûte le peuple de la politique. C’est la forme oligarchique du régime qui est en cause, c’est la Constitution de la cinquième République qui rend tout cela possible. A mille lieux de la souveraineté effective des citoyens, la République se meurt. C’est cela qu’il faut changer de fond en comble. Et c’est le peuple lui-même qui doit le faire par une assemblée constituante et non par un comité d’experts.

Nous prenons donc l’initiative de cet appel. Nous nous croyons capables de renouer avec l’esprit et l’objectif qui nous ont déjà tous rassemblés, si divers que nous soyons. Au demeurant c’est notre devoir de trouver une issue positive à la crise que notre pays traverse du fait de son régime hors de contrôle. La transformation des institutions sera celle de la société elle-même.

Nous proposons donc de constituer un comité d’initiative, aussi large que possible, rassemblant aussi bien des personnalités du monde intellectuel ou culturel que des militants politiques, syndicaux ou associatifs. Ce comité lancerait un appel à constituer un mouvement national pour la 6e République. Il déciderait collectivement de la façon de l’animer et de l’ouvrir à toutes celles et ceux qui voudraient y participer. Nous ne l’imaginons pas comme un cartel d’organisations mais comme un mouvement où chaque personne compte pour elle-même. Ce projet doit donc être entièrement impulsé et animé par l’ensemble de ceux qui se seront rassemblés pour le faire naître. C’est pourquoi nous proposerons de réunir au plus vite ceux qui auront répondu favorablement pour qu’ils décident eux-mêmes librement et sans conditions de tout ce qui devra être fait ensuite, dans la forme qui leur semblera la plus adaptée.

Dans l’espoir de votre réponse nous résumons la question qui vient en conclusion : pour la 6e République, en êtes-vous ?

http://www.m6r.fr/2014/09/je-signe-pour-6e-republique/

Gaza_le suivi

Trois semaines après l’arrêt des bombardements…

De nuit, Gaza fait encore illusion. Vers 20 heures, quelques minutes après le coucher du soleil, les bateaux laissent derrière eux le petit port pour former une harmonieuse file indienne qui se déploie lentement le long du littoral. Puis les lampes halogènes s’allument, attirant les rares poissons qui s’aventurent si près des terres. En regardant ces lampions immobiles, seul un œil aguerri peut vite repérer les bateaux des gardes-côtes israéliens, positionnés derrière les pêcheurs le long de la bande de Gaza pour les empêcher de trop s’éloigner du port. Quitte à faire feu sur leurs embarcations, comme cela arrive chaque mois, officiellement par crainte de trafics d’armes ou de la contrebande…

Cet excellent reportage signé Pierre Puchot est paru dans Mediapart ce mercredi 24. Nous ne saurions que recommander sa lecture, précisant aux non abonnés à Mediapart que le site sera en accès libre demain jeudi à partir de 12h et jusqu’à vendredi même heure.

Quartier de Chajaya, Gaza, septembre 2014 © Pierre Puchot

Par ailleurs signalons que L’Humanité vient de publier un numéro spécial en solidarité avec les enfants de Gaza

Solidarité avec les enfants de Gaza : un numéro spécial de l’Humanité

Pour chaque numéro acheté, 2 euros reversés pour les enfants de Gaza au Secours populaires français. Un portfolio exceptionnel de 25 affiches pour gaza, une sélection de reportages de notre envoyé spécial à Gaza, les vrais raisons de la guerre de Netanyahou, des voix pour la paix… Ce hors-série de l’Humanité « Gaza le symbole meurtri de la Palestine » reprend les affiches et reportages publiés cet été dans l’Humanité. A la Fête de l’Humanité, Julien Lauprêtre, le président du Secours populaire (SPF), a précisé que « les 2 euros » qui reviendront au SPF pour chaque numéro vendu « seront bien utilisés », expliquant que le SPF « n’exporte pas la solidarité » mais travaille « avec des partenaires sur place »..

Voir également les actions du Secours Populaire : https://www.secourspopulaire.fr/faire-plus-pour-gaza

Le dessous des cartes_1/4

Dans le cadre « Chiche ! Ce soir on se couche moins bête », voici le premier volet d’une série consacrée aux cartes et à la cartographie. Une compil toute sémaphorienne, comme d’hab.

1er volet : Projections

Tous les cartographes savent qu’il n’y a pas de façon objective de produire une carte. Quel que soit un territoire donné, il y a une multitude de représentations possibles et, bien sûr, il n’y a pas de choix innocent. Et l’on verra que la cartographie n’est pas séparable de la géopolitique…

Mais comment représenter de façon simple et subjective la réalité, notamment lorsqu’il s’agit de mettre à plat ce qui est au départ une sphère pas vraiment sphérique ? Il est impossible de mettre à plat une sphère sans la déformer, sauf à la reproduire à l’échelle 1 :1, c’est-à-dire que le planisphère idéal devrait être une carte qui aurait la taille exacte de la planète entière. Aucune papeterie n’ayant accepté de nous la fabriquer, nous nous sommes contentés d’un plus petit format. La représentation la plus courue encore de nos jours (hélas !) est celle que Mercator élabora au 16e siècle, dont on ne dit pas toujours qu’elle fut utilisée à la fois pour flatter l’Empire britannique (ainsi placé au centre du monde), pour valoriser au passage les démocraties industrielles de l’hémisphère Nord, et surtout pour cerner la menace communiste de la Chine et de l’URSS.

Mais qui est au centre du Monde ?

Voici le planisphère présenté aux européens, celui que nous avons tous eu dans nos salles de classes à l’âge où nos têtes blondes étaient des réservoirs à remplir, de préférence d’autre chose que de temps de cerveau disponible pour Coca-Cola…

On peut y voir les océans et les continents organisés autour du méridien de Greenwich, cette longitude de référence qui a pour valeur zéro et qui passe par l’Angleterre, la France et l’Algérie, par exemple. De leur côté, les Amerlocains (dont on dit qu’ils sont parmi les plus nuls du monde en géographie, mais les gens sont vite mauvaises langues), n’ont bien sûr pas hésité à décaler Greenwich n’importe où pourvu que ce soit eux le centre du monde.

Tandis que si nous avions été sur les bancs d’école japonais, c’est plutôt la version suivante que nous aurions eue sous les yeux.

Par ailleurs, si c’était sur les bancs d’école australiens que nous avions posées nos fesses, nous aurions presque du mal à la situer, cette Europe. Et ne nous dites pas que nous avons mis la carte à l’envers ! C’est juste parce que les australiens ont conscience de se trouver dans l’hémisphère sud, aux antipodes, là où les gens marchent sur la tête. Où l’on peut prendre conscience que ce monde consiste en beaucoup d’eau entre deux tranches de glace…

Autrement dit, chacun de ces choix implique une perception politique du monde qui peut sous-entendre que les pays placés au centre ont plus d’importance que les autres. De fait, les géographes ont largement étudié le rôle déformant des systèmes de projection pour augmenter la taille et l’importance d’un pays ou au contraire les réduire pour insinuer que ce sont des bons à rien, comme c’est le cas avec la projection mercatorienne dont voici quelques défauts, pas innocents et tant s’en faut.

Mais voilà qu’au début des années 1970 (en 1973 exactement), un certain Amo Peters, historien cartographe allemand, propose une autre projection, immédiatement adoptée par l’Unesco, qui tente d’établir une plus juste égalité des surfaces qui tienne compte de la taille réelle des continents.

Cette carte apparut soudainement peu conforme aux représentations que nous avions jusque-là. L’Afrique semble allongée alors que l’Europe ou l’Amérique du Nord sont ratatinées en haut de la carte. Mais quoi ? Sait-on, par exemple, que l’Union européenne représente à peine plus de 3% des terres émergées de l’ensemble de la planète ? Constatons que l’équateur est ici au centre de la carte, ce qui était loin d’être le cas chez monsieur Mercator.

Bien sûr, il fallait s’en douter, la projection de Peters n’a pas que des amis, surtout chez ceux qui se sentent dépossédés de leur vision européocentriste ou amerlocanocentriste du monde. En revanche, les altermondialistes l’apprécient pour son intérêt majeur à donner un poids plus important aux pays du Sud, preuve que l’engagement militant peut se glisser vraiment partout, même dans un simple planisphère.

Cependant, projection de Mercator ou de Peters, notons que le monde n’a pas vraiment cette forme. Car si la représentation de Peters a pour avantage de conserver les surfaces, elle a l’inconvénient d’écraser les distances et les directions. L’éloignement entre les continents ne correspond plus. C’est pourquoi certains préfèrent la projection de Fuller.

Créée en 1954 par Richard Buckminster Fuller, les surfaces sont projetées sur un icosaèdre qui, comme chacun sait (sinon qu’a-t-il foutu à l’école ?), peut se développer en 20 triangles qu’on peut positionner de diverses manières, ce qui donne une carte qui n’a ni haut ni bas, mais pas ni queue ni tête. Ce qui ne nous a pas empêché de la mettre en gif animé en haut de cet article. Celle là plaît davantage aux Grands-Bretons qui l’appellent The Dymaxion Map, acronyme de DYnamic MAXimum tensION.

Les Ingliches ne font jamais rien comme tout le monde, mais il faut reconnaître que, par rapport aux projections de Mercator et de Peters, celle de Fuller résout un peu mieux le problème des déformations. Avec l’avantage de ne pas présenter de biais culturel où le Nord serait toujours en haut et le Sud toujours en bas, mais en montrant tous les continents sous la forme d’une île unique dans un océan unique. Après tout, en ces temps de réflexion écologique, force est de reconnaître que nous sommes tous à bord d’un unique vaisseau.

Enfin sachons qu’il existe près de 200 projections différentes de notre planète Terre. Pas question de les mentionner toutes ici, mais nous ne saurions clore ce premier volet sans évoquer une projection peu connue, dite Projection de Bonne. Celle-ci impose que les parallèles soient des cercles concentriques équidistants, et que l’échelle le long des parallèles soit constante et égale à celle du méridien d’origine ! Bigre ! On pourrait même ajouter que le rayon de courbure d’un « parallèle origine » est respecté, ce qui la rend équivalente mais non conforme, sauf au voisinage de son point d’origine ! Re bigre et saperlipopette ! Euh… bon… d’accord, on va réfléchir. Mais si on a eu envie d’en parler, c’est juste parce qu’on pense que cette projection plaira à tous les amoureux, et c’est aussi une manière de voir notre belle planète Terre.

Le prochain volet sera intitulé : Anamorphoses.

Et pour ceusses qui souhaitent poursuivre encore un peu ce premier « dessous des cartes », voici un bonus de 14 mn, extrait d’une émission en 2012 de Taddéi dont le sujet était « Toutes les cartes du monde sont-elles fausses ? ».

Ceusses qui voudront aller encore plus loin gagneront à lire : Des projections qui changent la face du monde (sources : Brunet, Dollfus, 1994 ; Brunet R., Ferras R., Théry H., 1992).

Et/Ou se connecter au lien suivant : http://fr.wikiversity.org/wiki/Repr%C3%A9sentations_et_cartes_du_monde/Repr%C3%A9sentation

Partager le temps de travail

Le Medef multiplie cette semaine les ballons d’essais pour remettre en cause le droit du travail. Face à cette offensive, assumons un discours clair sur le partage du temps de travail. Que ce soit pour créer des emplois ou pour ne pas passer notre vie à la gagner, il est grand temps de renouer avec ce progrès que représente la réduction du temps de travail : appliquons enfin vraiment les 35 heures et allons bien au-delà !

1) 35 heures : on en est encore bien loin
2) 35 heures : supprimer les dérogations pour créer vraiment des emplois
3) Vers la semaine de quatre jours
4) Une 6e République qui proclame le droit au temps libre : pour une 6e semaine de congés payés !
 

Le partage du temps de travail, c’est le progrès !

par Sylvie Aebischer et Boris Bilia

Le MEDEF est à l’offensive : avec un gouvernement prêt à multiplier les réformes « structurelles » de casse du droit du travail qu’il réclame depuis de longues années, il va toujours plus loin en multipliant les ballons d’essai digne du programme le plus rétrograde de l’UMP : suppression des jours fériés, remise en cause de la durée légale du travail et de la majoration des heures supplémentaires… Retour à l’âge de pierre assuré !


Face à cette offensive, il nous faut non seulement défendre les 35 heures mais aller plus loin et revendiquer un véritable partage du temps de travail. Lire la suite

L’Hallelujah de Leonard Cohen

Allez, c’est dimanche et, une fois n’est pas coutume, Sémaphores vous emmène à la messe. Enfin… presque. C’est quand même le petit coup de cœur musical de la semaine.

remis à jour le 24 septembre 2014

Depuis sa création en 1984 par Léonard Cohen, la chanson Hallelujah a largement fait le tour du monde. De Céline Dion aux célèbres Il Divo en passant par Bon Jovi, Bob Dylan, John Cale, Jeff Buckley ou Susan Boyle, on n’en compte plus les interprétations, d’autant qu’il n’est pas d’année sans que les jeunes talents s’y essaient aussi dans tous les concours style The Voice Kids 2014. On estime à plus de 120 les reprises d’Hallelujah, sans compter les versions live.

Mais la dernière version la plus inattendue (et excellente) est celle qui a surpris les jeunes mariés Chris and Leah O’Kane, et tous leurs parents et amis présents à l’église pour cette cérémonie où officiait le Père Ray Kelly. De quoi constater qu’il est des curés qui se lâchent vraiment, pour un plaisir grandement partagé si on se fie à son succès sur la Toile.

Le mariage était célébré le 05 avril dernier, la vidéo était postée deux jours plus tard, et elle a déjà été visionnée par près de 37 millions de personnes, un record.

Un choix plus sémaphorien va à cette autre interprétation enregistrée en 2012 et qui n’a guère dépassé les frontières norvégiennes, et c’est bien dommage. Le premier se nomme Espen Lind, le second est Askil Holm, le troisième se nomme Alejandro Fuentes et Kurt Nilsen ferme ce quatuor d’un instant. Hallelujah !

Enfin voici une troisième version. On n’y voit pas le chanteur mais… qu’est-ce que ça colle bien à l’image. Bon dimanche à toutes et tous.

Les paroles de la chanson se trouvent après la balise Lire la suite

Mon cher Arnaud,

Nous avions pensé vous parler de la dernière conférence de presse du président Flamby, mais elle est d’un tel vide sidéral que vous auriez râlé d’une page blanche qui eut été pourtant bien significative de ce que la Hollandie peut encore mettre en avant. Fort heureusement, notre contributeur sémaphorien masqué, Pascal Campel, s’est fendu d’un billet d’humeur et d’humour comme nous les aimons. Le surdiplômé Cambadélis ou le Manuelito aux dents longues ne perdent rien pour attendre, mais aujourd’hui c’est vers le frondeur Arnaud que nous tournons le projecteur, manière d’évaluer combien il reste de ces polis p’tits chiens en phase avec les idées qu’ils professent (ou voudraient nous faire croire que…).

Arnaud,

Pardonne-moi cette familiarité, mais nous nous sommes croisés il y a déjà un bail, c’était du temps où toute ton énergie passait dans la promotion de la Convention pour la 6° République. C’était avant que tu n’entres vraiment dans la carrière…

Or donc j’apprends que tu as choisi les States pour tes premières vacances d’après-ministre ! Autant dire que je m’étonne de voir un socialiste, car tu es toujours au Parti Socialiste je crois, choisir ce pays pour des vacances. Et si j’en crois les gazettes pipoles en « amoureux » de surcroit. Tu aurais pu choisir Venise, je sais c’est banal, ou Rhodes, à la mode. Ou pourquoi pas Cuba, tu sais ce pays qui malgré l’embargo américain, malgré la fin de l’aide du grand frère soviétique, malgré une conception particulière de la démocratie accorde la gratuité des soins de santé, et scolarise tous les enfants. Et Cuba dont les plages sont paradisiaques, sauf du côté de Guantanamo !

Ainsi donc, tu étais aux States avec dame Aurélie. Lire la suite

Comment ça va l’Europe ?

Lu sur le blog de Jean-Luc Mélenchon. À l’attention de ceux qui ne comprennent pas que la politique de la chaise vide est parfois la meilleure des réponses. Toute autre attitude nous désignerait comme des complices de l’horreur organisée, guerres à la clé.

Répugnante matinée au Parlement européen

Il s’agissait d’adopter l’accord de coopération commerciale avec l’Ukraine. Et un codicille concernant la circulation libre des personnes. Deux votes seulement pour prononcer une annexion économique. Mais l’hémicycle était bondé. Auparavant, il y avait eu une « discussion » entre des rangs certes bien plus clairsemés. Elle portait sur cet accord. Elle était sidérante. Un nombre incroyable de va-t-en-guerre se succédaient pour exiger des mesures de représailles contre la Russie. Je pense que, dans de telles circonstances, on ne se contente pas seulement d’être intellectuellement affligé par la pauvreté des vues que de telles déclarations violentes expriment. On prend conscience du danger d’avoir des élites ou supposées telles à ce point aveuglées dans des moments de l’Histoire aussi tendus qu’à présent. Mais ce jour-là, le pire était encore à venir. Soudain, Martin Schultz, le président de l’Assemblée, dans le style habituel de ses aboiements les plus impératifs, nous demande de nous asseoir et de nous taire. Il s’agissait de pouvoir commencer une séance où l’on voterait en même temps, les uns sous les yeux des autres, grâce à la magie audiovisuelle, au Parlement de Kiev et à Strasbourg, l’accord de coopération entre l’Ukraine et l’Union Européenne. On subit d’abord une petite harangue après laquelle toute demande de prise de parole contraire fut interdite. Puis la parole fut donnée au président de l’Ukraine. Lire la suite

un magasin 100 % sans emballage

Une épicerie de quartier, la Recharge, s’est ouverte dans le centre de Bordeaux. Tous les produits proposés à la vente sont sans emballage. Une initiative prometteuse alors que chaque habitant jette 125 kilos de plastiques et de cartons ménagers chaque année ! Les consignes sont de retour, sans oublier la volonté de maintenir des prix accessibles au plus grand nombre. Un commerce d’avenir.

Cet article a initialement été publié dans le mensuel Campagnes Solidaires.

A 24 et 23 ans, Jules Rivet et Guillaume de Sanderval ont décidé de prendre à bras le corps les problèmes économiques et écologiques auxquels est confrontée leur génération : ils viennent d’ouvrir, ce mois de juillet à Bordeaux, une épicerie locavore et sans emballage. Sans emballage ? C’est ce qui fait l’originalité de leur démarche, bien qu’il s’agisse là d’un simple retour au bon sens. En témoigne l’intérêt manifesté par les anciens du quartier, chagrinés du gaspillage actuel et tout heureux de retrouver les pratiques de leur jeunesse, quand ils allaient à l’épicerie du coin remplir leurs bouteilles consignées d’huile, de lait ou de vin, ou leurs cabas de fruits et légumes.

« Si nous avons pu monter cette épicerie sans emballage, c’est parce que les producteurs sont des locaux, qu’ils peuvent venir nous livrer ou que nous pouvons aller chez eux et rapporter les cageots, bouteilles, sacs ou bidons vides pour les remplir à nouveau », précise Jules. Ainsi les 300 références disponibles actuellement au magasin proviennent d’une quarantaine de producteurs, paysans ou petits transformateurs d’Aquitaine ou de Charente pour la quasi totalité. Local’Halle bio, par exemple, est une structure coopérative qui réunit des producteurs de fruits et légumes situés à moins de 150 kilomètres de Bordeaux. Tous les deux jours, la petite coop livre le magasin et récupère les cageots vides à chaque passage.

De la canette consignée au papier toilette vendu au rouleau…  Lire la suite ici : http://www.bastamag.net/La-Recharge-un-commerce-sans

Les lecteurs informent…

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Cinéma Marcel Pagnol _ Aigues Mortes

CALENDRIER

jeudi 16 octobre – 21h – cinéma Marcel Pagnol – CINE-CLUB « Les Enfants de Belle Ville » de Asghar Farhadi

7 – 8 – 9 novembre 2014  Festival ECRAN LIBRE

  jeudi 20 novembre – 21h – cinéma Marcel Pagnol – CINE-CLUB

« A l’ouest Rien de Nouveau » de Lewis Milestone ,dans le cadre des commémorations de la guerre de 14-18, en partenariat avec le Centre Social et Culturel

Suivre le lien : http://www.cinema-aigues-mortes.fr/cine-club.html

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A l’occasion de la journée de la transition citoyenne, le samedi 27 septembre, le comité « Aigoual Cévennes Vidourle » du Parti de Gauche organise une réunion publique au Vigan.

Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) qui oriente pour l’essentiel la politique nucléaire de la France travaille depuis un demi-siècle sur deux filières, la fusion nucléaire avec la construction d’Iter à Cadarache (gouffre financier et fiasco programmés), et le projet de construction du réacteur Astrid à Marcoule (Gard). Ce réacteur dit de 4ème génération est la relance de la filière plutonium après les échecs de Phénix et de Superphénix. Le plutonium est la pire matière jamais élaborée par l’industrie humaine, d’une très haute dangerosité (quelques Kg suffisent pour une explosion atomique). On le trouve dans les combustibles usés des réacteurs, une fois produit il reste radioactif pendant deux siècles…. ».  Risques considérablement augmentés puisque Marcoule repose sur une zone de risque sismique encadrée de deux failles actives supportant la poussée de la plaque Afrique, celle de Nîmes et d’Alès-Cévennes. De plus, les doutes exprimés au Sénat et la réfutation par l’Agence de Sécurité Nucléaire de justifier la construction du réacteur de 4ème génération par la transmutation des déchets les plus difficiles à gérer, enlèvent donc au projet Astrid toute légitimité !

Projet de loi relatif à  la transition énergétique pour la croissance verte

  • · Comment, une politique de l’offre fondée sur une consommation toujours plus grande peut-elle être compatible avec la sobriété et l’efficacité énergétique dont nous avons besoin ?
  • · Comment considérer l’électricité nucléaire comme propre alors qu’elle engendre des risques et des pollutions à très long terme que le gouvernement refuse de considérer à sa juste dangerosité ?
  • · Comment considérer qu’elle assure à la France une indépendance énergétique alors qu’elle nécessite l’extraction de minerais hors de notre territoire national ?
  • · Et surtout, comment imaginer une seconde que le financement de la transition écologique puisse être effectif alors que le ministère de l’écologie, sous Hollande comme sous Sarkozy est l’un des principaux touchés par l’austérité ?

Même drapée dans une volonté de développer les Énergies renouvelables et la rénovation thermique, et ornée d’un « chèque énergie » (pis-aller pour les revenus les plus faibles), ce projet de loi condamne la France à une dépendance au nucléaire pour plus d’un siècle.

Ce projet de loi ne respecte aucune des recommandations du rapport parlementaire ni de la Cour des comptes sur le coût du nucléaire.

La bifurcation écologique à opérer est d’ampleur, elle nécessite une vision politique de long terme, un projet ambitieux d’écosocialisme décliné en une planification écologique d’envergure, reconsidérant nos modes de consommation et de production, nos déplacements et l’étalement urbain, remettant en cause le productivisme et l’extractivisme qu’ils nécessitent, afin de permettre de sortir de la crise sociale et environnementale mondiale dans laquelle le capitalisme vert nous entraîne sournoisement.

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J’ai pas voté

Un documentaire de 45 minutes, signé Moise Courilleau et Morgan Zahnd, pour décrypter les causes d’une abstention en constante augmentation. Ce mini-film s’adresse à toute personne intéressée par la politique de manière générale et pas seulement à une minorité « élitiste » ou partisane qui s’interrogerait sur le sens d’une élection. « J’ai pas voté » autopsie la démocratie française afin d’ouvrir une nouvelle ère propice à l’évolution de l’organisation politique.

 

Pour les musulmans

Volontairement à contre-courant, c’est un essai fait pour provoquer – et, si possible, rehausser – le débat, loin des anathèmes, des peurs et des haines. J’espère qu’il y parviendra.

Pour les musulmans est en vente cette semaine en librairie et sur Internet, à partir du jeudi 18 septembre (12 euros, 136 pages). Un débat est organisé le jour de sa sortie à l’Institut du Monde Arabe à Paris, à 18 h 30, animé par notre confrère Denis Sieffert de Politis, où je dialoguerai avec Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine à l’Unesco (toutes les précisions sont ici).

Pour suivre les autres événements ou rencontres organisés autour du livre, le mieux est de consulter le site des éditions La Découverte (c’est là).

 

Je signe pour la 6ème République

Changez la Constitution pour rendre le pouvoir aux citoyens !

N’attendez pas les consignes !

Les initiateurs de notre mouvement sont ceux qui décident, à cet instant, d’agir ensemble.

Notre mouvement commence comme un réseau social. La « toile » est la plus grande place publique de notre pays.

Ici, place au peuple !

Je demande l’élection d’une assemblée constituante qui fonde avec les citoyens la 6e République. Une République débarrassée de la monarchie présidentielle et fondant les nouveaux droits personnels, écologiques et sociaux dont notre pays a besoin.

Le prix Citron

Le 12e prix « Press Club, Humour et Politique » (prix Citron) sera remis le 29 septembre 2014.

On ne peut donc pas encore vous annoncer quel-le est l’homme ou la femme politique qui y est allé-e de sa plus belle perle en 2013-14, mais à Sémaphores nous parions volontiers que le gagnant sera une gagnante : Nadine MORANO.

D’abord parce qu’elle est nominée deux fois (Bon, d’accord, Ségolène est aussi nominée deux fois, mais elle n’a jamais eu de chance) :

Nadine MORANO, ancien ministre : « On a une recrudescence de violence… par exemple le vol des portables à l’arraché. Ça n’existait pas avant que les portables existent ».

Nadine MORANO, ancien ministre : «Me faire passer pour quelqu’un de raciste, je trouve cela choquant… Ma meilleure amie est tchadienne, donc plus noire qu’une arabe».

Bien sûr, nous ne pouvons qu’applaudir à la suivante, sans doute parce que nous aimons les prophéties auto réalisatrices :

Arnaud MONTEBOURG, ex-ministre du Redressement Productif : « Je crois à un retour de Nicolas Sarkozy ; mais menotté ».

Nous aimerions aussi décerner une palme à monsieur GORCE :

Gaëtan GORCE, Sénateur PS de la Nièvre : « En 100 ans, le monde sera passé du ballon dirigeable au supersonique ; et le PS de Jean Jaurès à Harlem Désir ».

On vous laisse découvrir les autres et faire votre choix.

Jean-Pierre RAFFARIN s’adressant à Nicolas Sarkozy : « Travaille tes silences, baisse d‘un ton »

Hervé MORIN, président du Nouveau Centre : « Au centre, on n’est pas chargé d’être la roue de secours du Titanic. »

Thomas THEVENOUD éphémère secrétaire d’État au Commerce extérieur : « Je ne suis pas un fraudeur, je suis un contribuable négligent. »

Roger KAROUTCHI sénateur UMP : « Les cartes postales, c’est bien, mais à un moment, il va falloir mettre les timbres. » Lire la suite

Le mur et la peur

  Lauréat du prix AFD 2013, Gaël Turine expose à Visa pour l’image un travail de deux ans entre Inde et Bangladesh, le long du mur le plus long du monde. Un mur, une barrière, une séparation qui divise familles, villages et tue un homme tous les cinq jours depuis dix ans selon les statistiques officielles.

Quand il entreprend ce reportage, Gaël Turine reçoit un accueil sceptique dans les rédactions. Personne n’est au courant. Personne n’a jamais vu ce mur. Certains doutent de son existence et personne ne veut lui donner un assignment ou une garantie de publication.

« J’ai voulu photographier une frontière très complexe. On peut l’affirmer, c’est le mur le plus long du monde. La frontière fait 4000 km mais il y a 800 km de frontière naturelle, fleuves, rivières qui sont extrêmement surveillés. Il faut savoir que 220 000 hommes sont affectés à la surveillance de ce mur. On estime à 70 000 le nombre de soldats et policiers mobilisés en permanence. Ce mur a coûté 4 milliards de dollars, sans compter le coût des réparations dues au climat et aux coupures de barbelés par les personnes qui veulent les franchir. »

Article intégral ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-puech/110914/le-mur-et-la-peur-du-photographe-gael-turine

Interview audio ici (30 mn) : http://radio.grands-reporters.fr/channel/1#podcast

 

Le cercle des poètes retrouvé_n°23

Nadav Lapid : la poésie à l’épreuve des temps

Deux ans après la sortie De son film « Policier », Prix spécial du jury au Festival de Locarno 2011, Nadav Lapid est de retour en France avec L’Institutrice, présenté cette année à Cannes dans le cadre de La Semaine de la Critique et à voir en salles dès le 10 septembre.

Le cinéaste évoque ce portrait à charge d’une société contemporaine où la poésie, si elle a survécu, tend à disparaître complètement, dissoute dans la vulgarité.


Cannes 2014 — Nadav Lapid : portrait de l… par Universcine