Adieu, Etienne !

Étienne Mourrut nous a quitté, et Sémaphores tient à s’associer à ce deuil qui frappe, par-delà sa famille, toute la famille graulenne.

De 1983 à 2014, plus de trente années consacrées à la gestion du Grau du Roi, à l’écoute de tous ses concitoyens, cela seul pourrait dire en soi combien Étienne aura porté sur ses épaules la plus grande part du développement de notre cité depuis sa création.

Chacun dans son rôle et ses convictions, Sémaphores a beaucoup combattu celles d’Étienne et nos pages en ont été le témoin. Mais nous l’avons toujours dit et il est bon de le répéter : nous n’avons jamais confondu « adversaire » et « ennemi ». Adversaire, Étienne en était un redoutable, parce qu’il était un véritable combattant, animé par des valeurs humaines qui rendaient loyal le combat d’idées et, par-delà leurs contenus politiques, les inscrivaient dans une cohérence certaine qui force le respect.

Alors, certes, une foule qui va bien au-delà de la seule population graulenne a tenu à s’associer à ce deuil, à cet adieu à un homme dont le nom restera gravé au panthéon graulen comme l’une des plus importantes « figures du pays ». C’est cette importance qui nous oblige à relever un bémol qui aurait pu être évité, à savoir que de nombreuses personnes n’ont pu se joindre à l’hommage rendu parce qu’elles ne pouvaient quitter leur travail, nous pensons en particulier au personnel des services communaux, sociaux, scolaires…

Était-il si difficile de déclarer ce mardi 21 octobre « Journée de deuil communal » ? La rumeur qui a toujours bon dos rapporte pourtant que l’idée a circulé. Saura-t-on jamais pourquoi elle n’a pas été transformée en acte ? C’est vraiment dommage.

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