Les boycotts nécessaires

 

Tribune de Cyril Dion, co-fondateur et l’un des porte-parole de Colibris, suite au décès de Rémi Fraisse et à l’affaire du barrage de Sivens.

« Nous croyons fermement que la vision reposant sur une croissance économique indéfinie, sur une financiarisation systématique de tous les domaines de la société n’est tout simplement plus viable. Elle nous conduit à notre perte. Pour nous, Colibris, résister à cette logique veut à la fois dire cesser de collaborer avec elle (ne plus alimenter les entreprises transnationales qui occupent des places dévorantes dans l’économie, boycotter, autant que faire se peut, les produits qui participent à toute forme de destruction sociale et environnementale…), créer des alternatives dans tous les domaines (agriculture, économique, énergie, éducation, démocratie…), mais également nous transformer personnellement. »

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C’est pourquoi Sémaphores rappelle quelques-uns des boycotts en cours qui peuvent nous aider à la fois dans ces luttes devenues primordiales et, n’en doutons pas une seconde, sur le plan de notre santé, à commencer par celle des enfants.

Tout le monde a maintenant entendu parler du projet dit « des 1000 vaches » (sinon lire article précédent ici). La ferme étant déjà en activité, nous pouvons au moins boycotter les produits qui en découlent.

Pour détecter les produits qui viennent des usines Sénagral, la filiale de Senoble chargée d’écouler le lait des 1000 vaches dans des centaines de produits sous marques de distributeurs, vous pouvez vous fier aux « Codes Européens » qui figurent sur les produits dans un ovale.

Les codes des usines françaises de Senagral sont les suivants :
– 76.329.001
– 89.209.001
– 57.132.001
– 60.521.32
– 45.187.001

En les évitant, vous serez certains de ne pas acheter un produit issu de la ferme-usine des 1000 vaches.

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Par ailleurs n’hésitez pas à soutenir les Biocoop.

Une affiche dissuadant le chaland d’acheter une pomme traitée chimiquement n’est pas trompeuse. Le tribunal de grande instance a donné tort à trois associations de producteurs de fruits et de légumes qui avaient attaqué la campagne publicitaire antipesticides du réseau de boutiques bios Biocoop.

La campagne publicitaire de Biocoop intitulée  » N’achetez pas de pommes traitées chimiquement « 

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Un boycott dont on n’a plus à expliquer les raisons, celui des produits Monsanto :

et les produits des partenaires de Monsanto

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Enfin n’oublions pas le boycott des produits issus des colonies israéliennes en Palestine.

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