Les lecteurs informent…

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A Béziers, où Robert Ménard a été élu aux dernières élections municipales avec le soutien du FN, la résistance s’organise… sur Internet. « En vie à Béziers« , sous-titré « Le journal majoritaire », entend donner la parole aux Biterrois et Biterroises qui n’ont pas voté Ménard. Et reste vigilant quand Béziers passe au JT de France 2.

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Sémaphores salue l’arrivée de Gard Gamelles, un supplément d’infos en général peu traitées par les chiens de garde de la presse aux ordres, même si Objectif Gard et Midi Libre se sont fendus d’un article pour signaler l’arrivée de ce nouveau site gardois.

Objectif Gard : Comment ce site est-il né ?

Auteur de Gard-Gamelles : Il est né au début du mois de décembre 2014, c’est le fruit de la nativité. Gard-Gamelles.com est là pour œuvrer à la rédemption du personnel politique Gardois. “Oblivisci prodere est” (Oublier c’est trahir), nous n’oublions jamais cette maxime de Cicéron. Nous nous plaisons aussi à faire notre ce refrain d’une chanson d’un grand poète du XXème siècle : ”Tirelipimpon sur le Chihuahua. Tirelipimpon avec la tête avec les bras. Tirelipimpon un coup en l’air un coup en bas.”

OG : Etes-vous Gardois ?

Oui, nous habitons dans le Gard et comme Gargamel nous vivons dans un manoir en pierre au toit de chaume avec une tour, juste de l’autre côté de la forêt des Schtroumpfs. En comptant toute l’équipe de Gard-Gamelles.com, y compris notre chat Azraël, nous avons 56 ans, soit l’âge des Schtroumpfs… Comme Gargamel nous sommes des alchimistes, et nous voulons contribuer à transformer le plomb sécrété par les politiques en or pour nos concitoyens.

OG : Y a-t-il d’autres portraits en préparation ?

Nos lecteurs pourront découvrir chaque semaine une ou deux Gamelles d’Or. D’autres rubriques sont aussi en préparation, la prochaine – et c’est une exclu pour Objectif Gard – s’intitulera “Les doigts dans le pot…”. 2015 sera aussi le développement de l’interactivité avec nos nombreux lecteurs, chacun pourra nous suggérer de mettre les projecteurs sur un gamelleur de son village, de sa ville… Internet permet aujourd’hui cette vigilance citoyenne, devenue indispensable.

OG : Vous semblez taper un peu plus sur les personnalités marquées à gauche…

On lit de gauche à droite : c’est pour cela que nous avons commencé plutôt par la gauche. Mais sachez que notre site est sans parti pris et sans concession, il y en aura donc pour toutes les gamelleuses et les gamelleurs, d’où qu’ils viennent !

Midi Libre a également parlé de Gard-Gamelles.com dans son édition nîmoise du 28/12/14

Pour découvrir Gard Gamelles c’est ici : http://gard-gamelles.com/

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Ancien Hôpital Boucanet – Grau Du Roi

L’ancien hôpital abandonné du Boucanet au Grau du Roi est voué à être détruit et certaines constructions ont déjà goûté aux bulldozers et pelles mécaniques.
Mais il reste source d’expression pour les graffeurs, artistes des rues et créateurs d’art éphémère.

Pour ceux que ça intéresse, suivez le lien

http://www.ansermoz-photography.com/fr/quoi/ancien-hopital-boucanet-grau-du-roi/

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Dès le 5 janvier 2015, sur tout le Languedoc-Roussillon, il sera désormais possible de voyager à bord des TER pour seulement 1€. En effet, à cette date, l’ensemble des lignes régionales traversant l’Aude, le Gard, l’Hérault, la Lozère et les Pyrénées-Orientales proposeront un quota de places au tarif symbolique de 1€, une première en France. Ainsi un trajet entre Nîmes et Perpignan ne vous coûtera que 1€ au lieu de 32,30€ actuellement.

Depuis 2011, cinq lignes, une par département, ont déjà adopté ce tarif et ont enregistré une augmentation significative de la fréquentation : 200 000 voyages / an avant l’application du nouveau tarif, 695 000 après. Un succès qui pousse la région à généraliser l’offre aux 1500 kilomètres de voies traversant le Languedoc-Roussillon.

La généralisation du train à 1€ interviendra donc le 5 janvier 2015. Tous les habitants du Languedoc-Roussillon pourront ainsi bénéficier du train à 1€ et circuler sur l’ensemble des lignes du réseau régional selon les modalités suivantes :
– Les billets à 1 € seront valables pour un train désigné,
– La vente de ces billets à 1 € se fera uniquement via Internet et les voyageurs pourront les imprimer sur support papier ou les enregistrer grâce à leur smartphone.
– Les trains disposeront de places à 1 € en nombre variable selon leur fréquentation.

A noter le coût estimé de la mesure pour la collectivité : 3,5 millions d’€ qui s’ajoutent aux 106 millions versés chaque année à la SNCF pour l’exploitation de son réseau.

Source : http://www.voussaveztout.com/actu_le-train-a-1-partout-en-languedoc-roussillon-ca-approche-c-est-le-5-janvier-2015.html

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Pour en finir avec le marronnier des morts de froid

Sylvain, Lionel… premiers morts de froid 2014. Vous faites la Une… après plus de 425 morts de la rue en 2014. Un « SDF » mort à Douai, un autre à Paris… serait-ce une hécatombe ? Il y a 3 jours d’autres mouraient sans que l’on en parle !

Depuis le début de l’année 2014, Le Collectif Les Morts de la Rue a recueilli des informations concernant des personnes décédées. Nous ne pouvons encore affirmer de chiffres précis, mais le nombre de décès appris en 2014 dépasse actuellement 425 et nous continuons à en apprendre au jour le jour.

Parmi ces personnes, nous déplorons 3 morts de froid, 15 suicides,  la première cause de décès est bien la violence. Souvent accidentelle, parfois au cours d’agressions… 3 morts de froid sur 425 décès !

Ces trois personnes décédées récemment avaient des prénoms, des amis, comme les 425 autres. L’un d’entre eux était en fauteuil roulant à la rue et recherchait en vain un lieu d’hébergement. Nous partageons la peine de leurs proches, le scandale de leur mort.

Une petite fille prépare son lit pour la nuit

Mais nous souhaiterions que ce branlebas général des médias autour de ces décès par le froid se poursuive tout au long de l’année !

Chaque année, en écho à l’augmentation du nombre de personnes sans domicile, le grand froid amène comme une justification, les mêmes réponses publiques :

  • La mort de froid d’une personne « SDF » faisant l’évènement, attendu et guetté par les médias. Il arrive tard cette année. Il a failli ne pas exister en 2014… On ne pose pas la question des autres centaines de personnes mortes cette année à 49 ans en moyenne. Ni du fait que c’est vivre à la rue qui est  un scandale qui n’a rien de saisonnier, ni par le chaud ni par le froid. Et vivre à la rue tue toute l’année.
  • On entendra également : il y avait des places, il ne voulait pas y aller. Et du coup, sous-entendu : notre société fait tout ce qu’il faut, ce sont ces pauvres gens qui meurent par leur faute. On ne pose pas la question du manque criant de places qui a été dénoncé à plusieurs reprises cette année : le 115 a du mal à répondre au téléphone, et encore plus de mal à répondre à la demande d’hébergement.  Il n’est pas relevé que les personnes en situation de rue sont découragées de ces demandes au quotidien sans réponses, …
  • Et après les fausses bonnes propositions : faut-il emmener de force ces pauvres gens vers des centres d’hébergement, pour les sauver d’eux-mêmes ? durant ces périodes de grand froid… et les remettre dehors dès que la température remonte de quelques degrés. …

Ce n’est pas le climat qui tue. Ni l’été, ni l’hiver, ni le chaud, ni le froid. C’est vivre à la rue qui tue.  Le nombre de personnes à la rue augmente. Les enquêtes démontrent le manque d’hébergement et de logement. Quand à la motivation des personnes, le rapport de la Fondation Abbé Pierre montre que même en travaillant des personnes se retrouvent à la rue.

Si le froid vous intéresse ainsi, réveille votre sensibilité, vous apitoie, alors sachez que votre soutien est nécessaire toute l’année et non quand la température est négative. N’hésitez pas à rencontrer, écouter, être en lien avec ceux qui vivent toute l’année à la rue.

Le fait qu’il gèle fin décembre n’est en rien un évènement. C’est bien naturel sous nos climats.

Le collectif continuera de dénoncer la mort prématurée des personnes à la rue et souhaite que l’ensemble des responsables et acteurs politiques prennent leurs responsabilités dans ce drame.

Collectif Les Morts de la Rue

Bonus pour rappel

P… de portables !

Faut-il interdire les téléphones portables dans les salles de spectacles ? C’est la question que posait Le Parisien du 27 décembre.

Des téléphones qui sonnent de manière intempestive, des spectateurs sans gêne qui envoient des SMS ou des mails en pleine représentation : les acteurs n’en peuvent plus…

C’est pourtant clair, non ? « Nous vous rappelons que les téléphones doivent être complètement éteints, et qu’il est interdit de faire des photos ou des vidéos pendant le spectacle », répètent inlassablement les ouvreuses avant chaque représentation, dans tous les théâtres de Paris et d’ailleurs.

Mais ça ne rate jamais : au beau milieu du spectacle, une sonnerie finit par retentir, un Smartphone se met à vibrer, un écran vient s’allumer.

Plus personne n’échappe à ce fléau. Même à la prestigieuse Scala de Milan, le pianiste Daniel Barenboïm a dû interrompre une sonate de Schubert lundi dernier, à cause d’une spectatrice qui le mitraillait de flashs avec son téléphone. A Paris, les directeurs de salle perdent patience : « Depuis que les portables se sont généralisés, c’est de pire en pire, constate Francis Nani, patron du Théâtre du Palais-Royal. Il y a ceux qu’on appelle, mais aussi ceux qui envoient des SMS ou des mails. Cela gêne à la fois les autres spectateurs et les artistes sur scène. »

Pour François Berléand, à l’affiche de « Deux Hommes tout nus » à la Madeleine, ces accros du mobile sont devenus insupportables. « C’est très mal élevé, s’agace l’acteur. Quand ça sonne, on peut penser que c’est un oubli, mais les SMS, c’est volontaire. Or, les écrans émettent tellement de lumière que, depuis la scène, on ne voit que ça. »

Son confrère Daniel Russo, qui répète « Sans rancune », programmée en janvier, le vit comme un cauchemar. « C’est de l’égoïsme pur, un manque de respect. Un soir, pendant que je jouais Hier est un autre jour, un gars a répondu à son téléphone et s’est levé en braillant : Attends, je te rappelle, je suis au théâtre ! »

Certaines salles contraintes d’investir dans des brouilleurs

Chaque acteur gère à sa façon ces sonneries intempestives. Il y a deux ans, lors de la première des « Montagnes russes » au Comedia, Bernard Tapie avait poussé un coup de gueule à l’entracte : « Je sais qu’il y a des gens tellement importants qu’ils ne peuvent pas se passer de leurs SMS, mais ça fait des interférences terribles dans les micros. Alors, les gens trop importants, soit ils coupent leur téléphone, soit ils s’en vont et on reste entre petites gens ! » Au moins deux personnes avaient quitté les lieux.

« Pendant une représentation du Père, se souvient Francis Nani, Robert Hirsch s’est tourné vers la salle en disant : Lorsque vous aurez fini votre conversation, je reprendrai la mienne. »

La plupart des comédiens s’efforcent de rester impassibles, comme Francis Huster, seul en scène dans « le Joueur d’échecs » au Rive Gauche, qui, un soir, a subi trois sonneries en une heure sans ciller. Lorsqu’il jouait « Quadrille », François Berléand a réussi à en faire un gag : « Il y avait dans la pièce un téléphone des années 1930, raconte-t-il. Un soir que ça n’en finissait plus de sonner, j’ai décroché sur scène, tout le monde a rigolé. »

Alors, que faire ? Certains théâtres ont investi dans un brouilleur de signal, comme la loi les y autorise depuis 2004. « C’est malheureux d’en arriver là, mais nous en avons un depuis un an et demi, témoigne Stéphanie Bataille, directrice déléguée du Théâtre Antoine. C’est un petit boîtier qui brouille les ondes dans la salle et ses alentours, mais n’empêche pas les gens d’écrire leurs mails… »

La majorité des autres salles refuse les brouilleurs, car « les médecins de garde doivent rester joignables ». Certains réfléchissent à multiplier les panneaux préventifs à l’entrée, ou à ajouter l’interdiction des SMS dans les messages lus avant le spectacle. Le directeur du Palais-Royal a choisi d’attendre les fautifs à la sortie : « Quand j’en vois écrire des textos, je leur dis : J’espère que c’était pour conseiller à vos amis de venir voir la pièce ! »

Source : http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/au-theatre-eteignez-vos-portables-27-12-2014-4403319.php

Ne vivons plus comme des esclaves

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur.  – nevivonspluscommedesesclaves.net

Ce film a été sélectionné dans de nombreux festivals à travers le monde et présenté en projection-débat au Chiapas (Mexique) le 22 Décembre 2014. Nous vous invitons à le diffuser largement.

 « Ce qui suit n’est pas du cinéma. Je n’ai fait que tourner la molette de mon appareil photo en mode vidéo. Par contre, ce qui suit est notre vérité, dans nos cœurs, nos tripes, nos têtes. Dans les ruines d’un mauvais rêve et le berceau d’un autre monde. Ce qui suit est une bouteille à la mer, celle de sœurs et de frères d’utopie. Ce qui suit est une bouteille enflammée, de celles qu’ils lancent vers les étoiles. Ce qui suit est une bouteille à déboucher ensemble, en refaisant le monde. » – Yannis Youlountas

 

Humour… ou pas_les derniers glanes

Alerte sur les bancs publics d’Angoulême, capitale de la BD. Vers une solution ?

Le travail du dimanche continue à poser questions

Les primes des grands patrons aussi

A part ça les fêtes de Noël ne sont pas terminées. Ne désespérez pas si vous n’avez encore rien reçu, l’époque est difficile pour tout le monde…

Allez, rendez-vous à l’année prochaine !

et les zoziaux réfléchissent à leurs bonnes résolutions du jour de l’an qui arrive

 

Notre drame des Landes_le suivi

Parce que nous avions zappé cette info, mais que mieux vaut tard que jamais. La canaille ne dort jamais, trêve de Noël ou pas, et notre hidalgo national essaie toujours d’avancer ses pions. Le laisserons-nous passer en force ?

> –   Communiqué des juristes suite aux déclarations de Manuel Valls : « Amnésie » juridique ?

–          La commission juridique qui assiste les associations d’opposition à Notre-Dame-des-Landes marque sa surprise devant les déclarations de M.Valls et de J.Auxiette. Ces déclarations sont singulières, sur le plan juridique, à deux titres :

–          Manuel Valls semble connaître à l’avance le résultat des décisions de justice, et c’est en soi très inquiétant pour celui qui est, en raison des ses fonctions, l’un des garants de l’indépendance de la justice.
> Quant à J. Auxiette, il veut oublier qu’après la première instance, s’ouvre une procédure d’appel quelle que soit la partie perdante, puis de cassation devant le Conseil d’État.

–          Tous deux ignorent qu’en outre les espèces protégées ne peuvent être déplacées ou détruites avant l’automne. Comment  prétendre donc commencer les travaux dès ce printemps ? Ils manifestent ainsi leur double ignorance des procédures juridiques et des difficultés écologiques du projet.

–          Nous rappelons au Premier Ministre que des accords politiques successifs ont été conclus au plus haut niveau de l’État, accords qui prévoient que le début des travaux ne peut avoir lieu avant épuisement des droits de recours.

–          Nous lui rappelons aussi l’existence d’une procédure européenne et l’exigence de plusieurs autorisations à venir.

–          Enfin à ce jour le permis de construire n’a pas été délivré. Les délais de recours ne sont pas une question de mois mais bien d’années.

–          Débuter les travaux dès avril prochain serait donc un passage en force.

–          Lien vers l’interview de Manuel Valls dans Ouest France du 17/12 :  http://kiosque.leditiondusoir.fr/data/395/reader/reader.html#preferred/1/package/395/pub/396/page/4

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Infos liées

J’ai un doute sur la télé !

Toujours dans notre série sémaphorienne « Chiche, je réfléchis et j’essaie de me coucher moins con ! », ce dossier a pour objet de poursuivre la réflexion sur une des drogues les plus dures qui soient (et en vente libre) : la télévision. Si vous arrivez au bout de cet article et que vous avez regardé les vidéos proposées, vous aurez passé 4 heures sur ces pages. Ça pourrait paraître long et pourtant (c’est notre cadeau de Noël) ça peut vous faire gagner plusieurs années de vie supplémentaire voire, cerise sur le gâteau, rendre vos enfants moins débiles, réduire l’échec scolaire et diminuer la violence ambiante. Oui, tout ça et bien d’autres choses !

Bien entendu, vous pouvez fractionner ces vidéos et les regarder en plusieurs fois. De toute façon, si vous êtes téléspectateur depuis des années il y a peu de chance pour que vous soyez capables de tenir 4 heures de conférences, vous ne disposez pas de l’attention requise, fallait pas tomber dans le poste quand vous étiez petit. Car s’il est un point mis en valeur par toutes les études faites sur le sujet depuis plusieurs décennies, c’est bien le déficit d’attention engendré par le petit écran qui est source de très nombreux problèmes sociétaux et de santé (et l’on verra que les autres types d’écrans ne sont pas neutres non plus).

En 2012, un téléspectateur moyen était rivé devant son poste pendant 3h et 47mn chaque jour. Qu’on n’imagine pas que ce temps ait diminué, c’est tout l’inverse, il n’a cessé d’augmenter et la bonne moyenne est plutôt de 4 heures, idem chez les Allemands, les Italiens, les Ricains, les Japonais et bien d’autres peuples zombifiés. Si votre espérance de vie est de 80 ans et que vous êtes un téléspectateur moyen, vous aurez passé 11 ans devant la télé. On vous laisse y ajouter le temps de sommeil, de toilette, de repas… et définir par vous-même quelle vie passionnante vous aurez vécue !

Pour vous mettre dans l’ambiance, voici un tableau comparatif basé sur le test dit du bonhomme, qui consiste à faire dessiner un personnage à des enfants de fin maternelle et début primaire. En fonction du nombre d’heures passées devant la télé par nos jeunes dessinateurs, le résultat est assez cruellement parlant pour que nous n’en rajoutions pas :

Bien entendu, à un moment ou l’autre, on va tomber sur le petit malin qui a trouvé le moyen de se justifier : « La télé c’est aussi culturel ». Et de vous expliquer qu’il n’y a pas que des émissions à la con mais aussi de très bons films (sous entendu « d’auteurs ») et plein d’excellents documentaires. D’ailleurs, si on demande aux gens de décliner leurs préférences télévisuelles, voici ce qu’on obtient :

On peut déjà constater que si les documentaires et reportages ont la part belle (54%), ce n’est pas le cas de ces saloperies d’émissions de télé-réalité (4%), beurk, ah ça non je risque pas de regarder des merdes pareilles ! Et si vous insistez pour savoir sur quelle chaîne ils se rendent donc pour assouvir leurs passions… Bingo, c’est évidemment Arte qui sort en tête du sondage.

Comme quoi on a tort de dire que les gens sont des veaux, voyez, ils passent leur temps à se cultiver, et même plusieurs heures par jour. Ah, ce magnifique peuple en devenir !

Le problème, c’est lorsque vous consultez les taux d’audience chez Médiamétrie, toutes chaînes confondues. Et là, sur la liste des 100 premiers meilleurs taux d’audience… Quelle émission, quel reportage arrive en tête ? Ne cherchez pas quel documentaire a le mieux cartonné, il y en a… zéro ! Non j’y crois pas ! Les gens seraient-ils des menteurs ? Ben oui. Normalement ça se dit pas, mais nous on le dit car on n’aime pas les gens qui se la pètent.

Sur les 100 premières meilleures audiences, s’il y a eu un match de foot ou de rugby ne doutons pas qu’il arrivera largement en tête, qu’il sera suivi par un ou deux journaux télévisés, et que presque tout le reste sera réparti entre les séries du moment (de Docteur House à n’importe quelle autre, l’accro du poste est devenu un sérial téléphage). Où est donc passée cette chaîne d’Arte si prisée pour sa qualité ? Ben… vaut mieux la chercher vers le bas du tableau suivant, avec son maigre 1,5% d’audience, loin derrière le boui-bouyghes de TF1 qui caracole à près de 25 %, soit un téléspectateur sur quatre. Quant à la chaîne « Planète », souvent citée pour ses fabuleux reportages animaliers et autres découvertes de notre monde merveilleux, c’est plus la peine de la chercher au classement final, elle a disparu dans les limbes.

Bon, il est temps d’un premier entracte, pour écouter quelques spécimens de ces jeunes générations dont on dit qu’ils regardent de moins en moins la télé depuis le débarquement de l’Internet et des réseaux dits sociaux. (Ce qui est faux, puisqu’on verra que ça se cumule)

Pour commencer à élever un peu la réflexion, voici un extrait qui va ravir les cinéphiles qui ont encore en mémoire ce Network, réalisé en 1976 par Sydney Lumet, et qui avait pour sous-titre « Main basse sur la télévision ». Peut-être pas tout, mais l’essentiel était déjà dit dans cette séquence, ce qui amène à penser qu’une quarantaine d’années (depuis 1976) n’est pas suffisante pour transformer des ânes en chevaux de course, mais ça on le savait déjà.

 

Fin des préliminaires, il est temps d’entrer plus en détail dans ces mécanismes dont la télé use et abuse avec un cynisme sans pareil, des mécanismes qui altèrent notre conscience à notre insu et nous formatent pour un consumérisme de plus en plus délirant dans lequel le monde réel (oui, ça existe encore) est exclu. Il nous a semblé que les neurosciences étaient les plus à même de mettre ces mécanismes en évidence. Note : cette première vidéo est proposée par TV-Lobotomie et dure 1h30, à visionner en plusieurs fois si le cœur vous en dit, c’est une mine d’informations d’où nous avons d’ailleurs tirés les graphiques précédents.

Pour aller plus loin et comprendre le danger d’asseoir des enfants de moins de cinq ans devant la télé (parfois au saut du lit, avant d’aller à l’école), nous avons choisi cette conférence de Bernard Stiegler  « Les écrans et la jeunesse ».

L’occasion de signaler que de nombreuses interviews et conférences de Bernard Stiegler se trouvent sur la toile et que nous recommandons celle intitulée « Veux-tu être mon ami ? », une conférence donnée à l’invitation de SOS-Amitié, particulièrement dédiée à ce monde « d’ami-e-s » qu’est Facebook.

Enfin, pour aller encore plus loin, à cheval entre philosophie, sociologie et politique, nous ne pouvions que conclure avec cette analyse aussi lucide que décapante de Pierre Bourdieu sur la télévision.

Fin de notre dossier Spécial TV. Au-delà, c’est bien évidemment le choix de chacun de passer un temps X devant son téléviseur ou de le mettre à la poubelle (le donner à quelqu’un d’autre serait un cadeau empoisonné). Mais à l’heure où la numérisation de l’école devient un projet national, il nous paraît important que le débat soit ouvert en connaissance de cause, priorité donnée aux dangers concernant la petite enfance et donc l’avenir de la planète. Pas d’écran(s) avant un certain âge, c’est la première des questions à se poser en conscience.

 

Paul Watson lance un SOS à la France

Paul Watson, l’ardent défenseur des baleines, lance un SOS à la France

L’un des navires du fondateur de l’ONG Sea Shepherd est pris en chasse dans l’océan Austral par quatre navires braconniers.

Le capitaine Paul Watson est comme un lion (de mer, forcément…) en cage. Visé depuis deux ans par une notice rouge émise par Interpol à la demande du Japon et du Costa Rica, il a trouvé refuge en France, qu’il ne peut quitter sous peine d’arrestation. Or, ses hommes, qui poursuivent le combat à bord d’un des navires de son organisation Sea Shepherd, sont menacés. Des navires braconniers convergent vers le Bob Barker en plein océan Austral et ne sont pas animés des meilleures intentions, selon lui. « Je lance un appel à la marine française pour venir en aide à mon équipage qui comprend plusieurs Français », déclare-t-il au Point.fr.


Sea Shepherd : Le Capitaine Paul Watson lance… par LePoint

Président fondateur de l’organisation écologique Sea Shepherd, le capitaine Paul Watson, 64 ans, est surtout connu pour les rudes batailles qu’il livre depuis une bonne dizaine d’années aux baleiniers japonais en Antarctique. Une guerre sans pitié qu’il a provisoirement remportée en 2014 puisque, cet hiver, la flotte baleinière japonaise est restée à quai. Les baleines peuvent donc dormir, entre deux eaux, sur leurs deux oreilles.

La traque des braconniers d' »or blanc »

Faute de gibier japonais, Paul Watson a donc envoyé deux navires de sa flotte, le Bob Barker et le Sam Simon, écumer l’océan Austral à la recherche des navires braconnant la légine. Ce poisson est peu consommé chez nous, mais les Japonais et les Américains en raffolent. Sa chair serait aussi délicate que celle du colin. Il se vend à prix d’or, environ 15 euros le kilo débarqué, ce qui lui vaut le surnom d’or blanc. Après avoir été pillée là où elle abonde dans l’océan Austral, l’espèce est désormais protégée par des quotas : environ 18 000 tonnes à partager entre trois pays, dont la France, grâce à son immense zone économique qu’elle doit à l’archipel des Kerguelen.

Le souci est toujours le même : quand il y a de l’argent à se faire en mer, il y a forcément des braconniers. D’autant que la mer australe est un désert glacé s’étendant sur des millions de kilomètres carrés. Autant dire que prendre sur le fait un navire pêchant illégalement revient à rechercher un glaçon en Antarctique. Mais ce n’est pas ça qui arrête le capitaine Watson. « Nous avons identifié six navires braconniers dont certains font l’objet d’une fiche violette d’Interpol. »

Paul Watson inquiet pour son équipage

Le 17 décembre dernier, le Bob Barker tombe sur l’un d’eux, le Thunder, en train de pêcher illégalement dans le sanctuaire antarctique. Le braconnier s’empresse de lever l’ancre, abandonnant ses filets. Une course-poursuite s’engage dans une mer grosse encombrée de glaçons à la dérive. Le capitaine du Bob Barker appelle à l’aide les marines australienne et néo-zélandaise pour lui prêter main-forte. En vain.

Depuis le 19 décembre, la situation s’est corsée. Selon Paul Watson, le Thunder aurait alerté trois autres navires braconniers, le Yunnan, le Jianfeng et le Taishan, tous trois « listés par Interpol pour leurs activités illégales en mer ». Ils feraient désormais route vers le Bob Barker avec des intentions qui pourraient être belliqueuses. Le vieux guerrier des mers s’inquiète du sort de son navire et de son équipage. « Les quatre navires braconniers sont probablement armés », lâche-t-il. D’où son appel à la France. Le président français en visite à Saint-Pierre-et-Miquelon l’entendra-t-il ?

Source : http://mobile.lepoint.fr/sciences-nature/paul-watson-l-ardent-defenseur-des-baleines-lance-un-sos-a-la-france-23-12-2014-1892003_1924.php

Cette peur qui rassemble

Le terrorisme et cette peur qui rassemble autour des chefs

Le billet du 24 décembre 2014 de Hubert Huertas

Ce n’est pas alarmant mais c’est très alarmant, tel est le diagnostic au sujet des trois drames de Joué-lès-Tours, Dijon et Nantes, si l’on s’en tient aux messages du gouvernement. Une étrange communication : elle dément toute dimension terroriste tout en mettant en marche la machine à faire peur.

Trois faits divers et la machine s’est mise en route. Une machine à faire peur, et qui fonctionne aux raccourcis, comme si tout était relié, de l’islam de France à l’islamisme de « Daech » (organisation de l’État islamique), de la Syrie au commissariat de Joué-lès-Tours, de Joué à Dijon, de Dijon à Glasgow, où un camion-poubelle s’est encastré dans un magasin parce que son chauffeur a eu une crise cardiaque, et de Glasgow en Bretagne. La menace globale. La « guerre », a même diagnostiqué le délicieux Jean d’Ormesson.

Quant à Manuel Valls, il a carrément devancé la série noire en lançant une alerte rouge, quelques heures avant qu’un automobiliste ne fonce sur des passants à Nantes. « Jamais nous n’avons connu un aussi grand danger en matière de terrorisme », s’est-il écrié lundi après-midi, au cours d’un déplacement à Montpellier.

Bigre ! Jamais ? Mohammed Merah, c’était donc moins radical ? Le 11 Septembre était une petite bière ? La rue Copernic en 1980, et ses quatre morts, une anecdote ? La rue des Rosiers et ses 6 morts et 22 blessés en 1982, une simple contrariété ? Le train le Capitole, ses 5 morts de mars 1982, une tracasserie ? La station de métro Saint-Michel en 1995, ses 8 morts et 117 blessés un mauvais souvenir ? Les bombes des Champs-Élysées, du Pub Renault, de la rue de Rennes, et la liste n’est pas close, cette permanence du terrorisme pour des motifs les plus divers, ne serait donc qu’une musique douce par rapport à ce que nous vivons aujourd’hui, sous l’œil des télés tout info ?

New York, le 11 septembre 2001. © Reuters

Ce type qui attaque un commissariat avec un couteau serait dangereux comme un Boeing fonçant sur le World Trade Center ? Cet homme répertorié comme dérangé mental à Dijon serait affilié à un complot mondial parce qu’il aurait crié Allah Akbar en jetant sa voiture sur des passants ? Et cet autre marginal, marqué par le malheur et l’alcoolisme, et qui ne s’appelle pas Mohammed mais Sébastien, renforcerait la certitude d’un péril absolu parce qu’il a foncé sur une foule avant de s’auto-poignarder de plusieurs coups de couteaux ?

A priori, aucun rapport entre ces faits tragiques mais une angoisse collective, qui les relie comme une toile d’araignée, et que le monde médiatique et politique amplifie en voulant la balayer, à moins qu’il ne l’entretienne pour se protéger lui-même, ou s’en nourrir.

Ainsi le Front national décide-t-il en tapant du pied que ces malheurs sont le fruit du terrorisme et de rien d’autre, comme jadis Jean-Marie Le Pen soutenait que le sida se transmettait par les larmes ou les moustiques. Le gouvernement tient un conseil de crise, tout en précisant que la crise n’a pas frappé. Ainsi Manuel Valls finit-il par rassurer la France en annonçant que ces violences n’ont rien à voir entre elles, mais en annonçant un durcissement du plan Vigipirate.

Ainsi François Hollande déclare-t-il depuis Saint-Pierre-et-Miquelon : « Même si tous les événements de ces derniers jours ne peuvent pas se rapporter à cette seule cause, il n’y a qu’un événement qui peut être regardé clairement comme un acte terroriste, c’est celui de Joué-lès-Tours, mais nous sommes pleinement dans l’action et en même temps nous voulons montrer que la vie continue. »

Quel cadeau font au pays ces pères noël ? Est-ce le réconfort de se sentir à l’abri pour profiter de la trêve des confiseurs, ou la peur qui rassemble autour des chefs en leur donnant de l’importance, et de l’audimat ?
À vous de choisir, et joyeuses fêtes à vous tous…

Noël au goût amer

Noël au goût amer pour les catégories populaires

Noël est l’occasion d’un immense déballage. Les plus aisés ne connaissent pas la crise, alors qu’une partie de la population décroche. Un contraste de plus en plus saisissant. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait d’Alterecoplus


Y aura-t-il de la neige à Noël ? Les fêtes sont l’occasion d’un immense déballage. Téléphones et tablettes sont des invités de marque. Dès novembre les catalogues de jouet ouvrent le bal. Début décembre, les rues s’illuminent, les « marchés » de Noël s’installent et la chasse aux cadeaux commence. Comment une telle frénésie de consommation est-elle possible, dans un pays frappé de plein fouet par une crise d’une ampleur inégalée, où le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de deux millions depuis 2008 selon Pôle Emploi ?

Le poids des marchands

Pour deux raisons. La première, est liée au poids des marchands. L’injonction à consommer est immense. Ils déversent des tonnes de papier tous les mercredis dans nos boites aux lettres, envahissent les murs des villes, Internet, la presse, la radio et la télé pour nous pousser à passer à l’acte. Leur lobbying pèse lourd. Ils sont si bien outillés qu’ils ont réussi à pousser une majorité sensée défendre d’autres valeurs à engager une extension de l’espace de la consommation le dimanche. Extraordinaire. Ceux qui s’en offusquent sont présentés comme des « archéos ».

La deuxième raison est liée aux écarts qui augmentent entre les ménages. Non entre une poignée de riches dont les revenus s’envoleraient et tous les autres, comme on se rassure dans les classes « moyennes supérieures » (traduisez : catégories aisées). Notre orgie a lieu parce qu’un gros tiers du pays continue à s’enrichir, abrité du chômage. Ce gros tiers a comme un « haut le cœur fiscal » selon le Premier ministre. Haut le cœur de payer pour le tiers qui s’enfonce, qui « bénéficie » de minima sociaux. La crise du « pouvoir d’achat » est un leurre qui masque la progression des revenus des uns et la baisse de celui des autres. Une partie de ceux dont les moyens sont limités mais qui tentent de rester dans la course, d’en montrer autant que les autres – notamment que leurs enfants ne sont pas moins bien lotis – aura rendez-vous avec le surendettement en janvier.

Goût amer

Notre orgie aura lieu, mais ces jours laisseront un goût amer pour une partie de la population. Un I phone 6 représente à lui seul un mois d’indemnisation pour la moitié des chômeurs. Un bon nombre de soirées de Noël des foyers favorisés équivaudra à l’équivalent de six mois à un an de chômage. On peut continuer à ne pas voir ce qui joue aujourd’hui. A s’empiffrer en réclamant moins d’impôt. A faire semblant de croire à des plans de « lutte contre la pauvreté » sans moyens, tout en réduisant les charges des entreprises et des ménages de 46 milliards d’euros. A découvrir les inégalités au bout de deux ans et demi de pouvoir, il faut en accepter les conséquences. Si la gauche est anéantie d’élection en élection, c’est qu’elle a arrêté de défendre les intérêts des catégories populaires.

Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités

Coup d’arrêt au Center Parcs de Roybon

mise à jour mercredi 24 décembre

Le tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé, a décidé la suspension d’un des arrêtés qui autorisaient la construction, à Roybon dans l’Isère, d’un Center Parcs. Le défrichement de la zone est suspendu. Selon le juge des référés, l’arrêté qui a été suspendu contrevenait avec la loi sur l’eau. Le juge a par ailleurs souligné qu’il ne donnait pas de garanties suffisantes pour « compenser la destruction des zones humides ».

Le juge devait se prononcer sur deux arrêtés, des 3 et 16 octobre 2014, qui permettaient le démarrage des travaux. Trois recours, qui visaient le second arrêté, ont en revanche été rejetés.

Dans un communiqué, « EELV se réjouit de cette décision qui met fin au « fait accompli » que constituait le défrichage préalable aux travaux et qui permettra que se tienne un véritable débat serein sur le sujet ». Le parti rappelle « son opposition à ce projet destructeur pour l’environnement, menaçant la biodiversité locale comme l’approvisionnement en eau potable de la région via la destruction des zones humides. Ce projet est de surcroît extrêmement coûteux puisqu’il mobiliserait au bas mot un budget 300 millions d’euros dont plus d’un tiers de dépenses publiques. Les emplois promis sont précaires et surtout incertains puisque le fragile modèle économique repose sur une niche fiscale contestée et des hypothèses particulièrement optimistes ».

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Pourquoi cette pétition ?

Le groupe Pierre & Vacances projette de construire un Center Parcs situé au milieu de la forêt de Chambaran, sur la commune de Roybon.

Autour d’une « bulle tropicale » aquatique chauffée à 29°C toute l’année, ce complexe touristique pharaonique prévoit de faire sortir de terre un millier de « bungalows » : soit l’équivalent d’une ville moyenne de 6000 habitants !

http://center-parcs.agirpourlenvironnement.org/

Migrants : les chiffres d’Amnesty

Migrants. 7 choses que vous ne saviez probablement pas

18 décembre 2014 |  Par Amnesty International

Y a-t-il une différence entre un migrant et un immigrant ? L’immigration est-elle bonne ou mauvaise pour l’économie ? Pouvez-vous citer des migrants célèbres ?

Trouvez les réponses à ces questions aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale des migrants.

1.    Quelle est la différence entre un immigrant et un migrant ?
Tous les immigrants sont des migrants, mais l’inverse n’est pas vrai. Pour compliquer encore les choses, il y a aussi des « émigrants ». Voici comment cela fonctionne : un migrant se déplace dans son propre pays, ou d’un pays à un autre, souvent pour trouver du travail ou rejoindre des membres de sa famille, à cause de la pauvreté ou d’une situation de crise. Si vous êtes originaire d’Italie et partez vivre en Espagne, alors vous devenez un émigrant en Italie et un immigrant en Espagne. Vous pouvez être qualifié de « migrant international » si vous êtes de nationalité étrangère ou né dans un autre pays. Les termes « immigrant » et « migrant » sont souvent employés de façon interchangeable et parfois confondus avec celui de « demandeur d’asile » (voir question 5).

2.    Combien de migrants y a-t-il dans le monde ?
En 2013, 232 millions de personnes vivaient en dehors de leur pays de naissance, et 700 millions avaient migré à l’intérieur de leur pays. Les principales routes migratoires sont les suivantes : du Mexique aux États-Unis (12,2 millions jusqu’à présent), de l’Ukraine à la Fédération de Russie (3,7 millions) et inversement (3,5 millions), et de l’Allemagne aux États-Unis (1,3 million). Dans le monde, 36 % des migrants se déplacent entre des pays du Sud, et 35 % de pays du Sud à des pays du Nord. Les migrants originaires de pays du Nord sont les plus heureux, selon un récent sondage mondial.

3.    Et combien y en a-t-il là où je vis ?
La plupart des migrants internationaux vivent en Europe (72 millions), suivie par l’Asie (71 millions) et l’Amérique du Nord (53 millions). Il y a de grandes chances que vous surestimiez le nombre de migrants dans votre pays : un sondage mené dans 14 pays a montré que beaucoup de personnes pensent que les immigrants constituent une part bien plus importante de la population qu’en réalité. En Italie, par exemple, certaines personnes interrogées estimaient que 30 % des habitants étaient des immigrants, alors que le vrai chiffre est de 7 %.

4.    L’immigration est-elle bonne ou mauvaise pour l’économie mondiale ?
Selon la Banque mondiale, les migrations internationales sont favorables car les travailleurs peuvent se rendre dans des lieux où ils sont plus productifs. Le montant total de l’argent envoyé par les migrants dans les pays en développement dont ils sont originaires (les fameux « transferts de fonds ») équivaut à trois fois celui que les États dépensent en aide au développement – il s’élevait à environ 404 milliards de dollars américains en 2013. Si l’on prend en compte l’argent que les migrants envoient chez eux dans des pays riches, ce chiffre monte à 542 milliards.

5.    Quelle est la différence entre un migrant et un réfugié ou un demandeur d’asile ?
Un réfugié a reçu l’autorisation de vivre dans un pays étranger car les autorités du sien ne peuvent ou ne veulent pas le protéger d’atteintes aux droits humains. Un demandeur d’asile a déposé une demande en vue de séjourner dans un pays étranger pour les mêmes raisons, mais n’a pas encore obtenu le statut de réfugié.

6.    Qu’est-ce qu’Amnesty International a à dire au sujet des migrants ?
Les migrants sont souvent pris comme boucs émissaires par des responsables politiques ou certains médias qui les désignent comme des « clandestins », des « resquilleurs » – voire des « envahisseurs » – exploitant la générosité des pays d’accueil. Cela donne l’impression que les migrants n’ont aucun droit et conduit au racisme et à la discrimination. Nous voulons chasser ces mythes en mettant l’accent sur les choses positives que les migrants apportent avec eux, notamment les compétences, les ressources et la diversité. Nous œuvrons aussi pour protéger les migrants les plus vulnérables de l’exploitation et des abus commis par leurs employeurs, les trafiquants et les passeurs. En savoir plus.

7.    Pouvez-vous citer des migrants célèbres ?
Il y en a des millions, mais en voici quelques-uns : le footballeur de Premier League britannique Didier Drogba (originaire de Côte d’Ivoire), l’actrice américaine Mila Kunis (d’origine ukrainienne), ou encore la première femme ministre de l’Éducation en France, Najat Vallaud-Belkacem (née au Maroc).
Sans oublier le migrant qui est probablement le plus célèbre du monde actuellement : le pape François (de nationalité argentine).

Et en complément, plus d’informations sur notre campagne SOS Europe : http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/SOS-Europe/Videos/Refugies-et-migrants-la-verite-sur-les-naufrages-en-Mediterranee-12764

Photo : Les affaires d’un migrant dans un foyer au Mexique, en 2010. © Marc Silver

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quelques liens intéressants sur le sujet (pour les anglicistes) :

http://migrationsmap.net/#/FRA/departures

https://www.detective.io/detective/the-migrants-files/

http://owni.eu/2011/03/04/app-fortress-europe-a-deadly-exodus/

Le travail en miettes

La loi Macron, les 35 heures, l’ANI, le taux écrasant de CDD, le travail intérimaire, le taux de chômage très élevé, le code du travail raboté de toute part, la justice prud’homale attaquée, la faiblesse des syndicats… Mediapart a fait le point avec ses invités, chercheurs comme acteurs de ces luttes.

Pour ceux qui n’ont pu suivre la soirée, Sémaphores en reprend deux parties. La première est une interview de Pierre Joxe. D’une grande clarté et d’une sincérité dont on aimerait qu’elle soit celle de tous les élus socialistes, l’ancien ministre dresse un état des lieux accablant.


Pierre Joxe : « La gauche n’a pas été élue pour… par Mediapart

Une autre partie de la soirée laissait la parole à des citoyens (si, si, ça change des « experts »). On pouvait y entendre :
Frédéric Dippah
, ancien chef d’entreprise prestataire de Chronopost qui s’est fait laminer par cette sous-traitance.
Christian Lahargue, ancien secrétaire CGT du CE de l’usine Continental de Clairoix.
Isabelle Maurer, au chômage, membre du Mouvement national des précaires et des chômeurs. En octobre 2013, sur France 2, elle avait renvoyé dans les cordes Jean-François Copé.
Karl Ghazi, responsable de CGT-commerce et du Clic-P, l’intersyndicale (CGT, CFDT, Sud, CGC et Unsa) qui lutte contre toute extension du travail dominical et du travail de nuit.


Le travail en miettes : état des luttes par Mediapart

 

Barrage de Sivens_le suivi

Barrage de Sivens : la concertation est dans l’impasse

La concertation sur le projet de barrage de Sivens (Tarn) lancée par Ségolène Royal le 4 novembre, quelques jours après la mort de Rémi Fraisse, ne débouche toujours pas sur un compromis. Les experts nommés par le ministère de l’écologie pour faciliter la discussion entre monde agricole et associations de défense de l’environnement devaient restituer jeudi 18 décembre une synthèse des débats menés depuis un mois et demi, en vue d’un texte d’accord vendredi. Mais les différends restent trop substantiels pour que ce calendrier d’apaisement se déroule comme prévu. Le ministère de l’écologie a annulé la réunion de restitution, et convoqué séparément professions agricoles et écologistes à une rencontre avec Ségolène Royal vendredi 19 décembre au ministère.

Lors de la dernière réunion, le 5 décembre, la création d’une réserve latérale sur la rivière Tescou, afin de compléter les volumes d’eau utilisés pour les cultures, a été proposée, en sus d’un meilleur usage des réserves existantes. Les opposants au barrage de Sivens y semblaient favorables, tandis que les représentants des agriculteurs ne paraissaient pas s’y opposer. Mais depuis, la FNSEA a appelé à manifester vendredi en défense du barrage de Sivens. Et la tension a continué de monter dans le contexte de la campagne pour les élections départementales. La maison de Ben Lefetey, porte-parole du collectif pour la défense de la zone humide du Testet, a été taguée. Dans ses conditions, difficile de trouver un consensus. D’où la nouvelle intervention de Ségolène Royal. Aucune décision ne devrait être annoncée vendredi 20 décembre. La concertation devrait se prolonger en janvier. Alors que l’Union européenne a ouvert une procédure d’infraction contre la France pour violation présumée de la directive sur l’eau, la crise de Sivens reste sans solution à ce stade.

Petite histoire de la crèche

Petit article historico-pédagogique dû à l’érudition picturale d’Alain Korkos, manière d’approfondir où se logeraient des racines dites chrétiennes de la France et de savoir où chacun a envie de crécher.

Pas de crèche de Noël sans l’histoire de la Nativité telle qu’elle est racontée dans les Évangiles. Ce fut saint Luc qui le premier (vers l’an 60) nous raconte la naissance de l’Enfant Jésus dans une étable. À cette époque, une crèche désigne une mangeoire. Pour l’instant, à part le trio familial Jésus-Marie-Joseph, ne se trouvent que quelques bergers et leur troupeau, ainsi qu’une poignée d’anges qui volettent par-dessus le tout. Mais tout ça ne sort pas encore de la littérature, et les premières crèches en image attendront le XIIe siècle pour se répandre

Nativité, fresque de Giotto di Bondone à Padoue, 1304

Mais après saint Luc, pour que des Rois mages viennent déposer l’or, la myrrhe et l’encens, il faudra attendre entre vingt et trente ans de plus, puisqu’ils apparaissent seulement vers les années 80-95, date probable de l’Évangile selon saint Matthieu. N’étant pas de cette première randonnée, l’âne et le bœuf ne débarqueront pas avant le VIe ou VIIe siècle ( c’est connu que les bourricots n’avancent pas très vite), ceci dans l’Évangile décrété apocryphe du Pseudo-Matthieu.


En résumé, il aura fallu 500 ans pour que se constitue la légende réunissant Jésus-Marie-Joseph, les bergers guidés par l’étoile, les Rois mages avec l’or, la myrrhe et l’encens, et enfin le bœuf et l’âne. La peinture va dès lors nous gratifier de quelques chef d’œuvre comme ci-après, mais ne râlez pas si on vous en montre juste deux ici car, d’après Alain Korkos qui sait de quoi qu’il cause, on ne compterait pas moins de 827 642 peintures ou illustrations célèbres de ce saint sujet.

Nativité extraite des Très Riches Heures du duc de Berry par les frères de Limbourg, vers 1410-1416

Certes, les pointus et très à cheval sur la vérité historique ne manqueront pas de nous faire remarquer que les artistes n’avaient pas attendu le faux Matthieu pour représenter l’âne et le bœuf, témoin cette gravure du Sarcophage des Saints Innocents de la crypte de la basilique de Saint-Maximin, dans le Var, qui date du IVe siècle.

Bon, maintenant qu’on a réuni tous les principaux personnages, passons à leurs représentations en 3D. La plus ancienne crèche de pierre date de 1288, elle se trouve dans la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome, et c’était une commande que le pape Nicolas IV passa au sculpteur Arnolfo di Cambio.

Mais c’est surtout au XIVe siècle et en particulier à Naples que vont naître des crèches de plus en plus somptueuses, bien sûr dans les églises, mais aussi chez des particuliers pétés de thune. L’une de ces vieilleries (datée XVIIIe) est exposée depuis 1957 et encore aujourd’hui au pied d’un sapin installé dans le Metropolitan Museum de New York.

Il ne faut cependant pas voir que le côté artistique et populaire des crèches, du moins ne pas oublier qu’elles n’étaient pas là que pour faire joli dans un coin de l’église mais utilisées comme arme contre la Réforme protestante. (On l’a déjà dit dans l’article sur le rouge et le bleu, c’était ici, le culte protestant n’a jamais aimé les images ni tout ce qui est un peu trop haut en couleur à son goût).

Toujours à Naples, la crèche du palais royal de Caserte

Ainsi les crèches deviennent de plus en plus élaborées et réalistes, mettent en scène des personnages typiques et bientôt les petits métiers. Bien sûr, les pauvres n’ont pas encore fini de bader, devant se contenter d’aller les admirer dans les appartements des riches qui, généreux du moment qu’ils sont aussi admirés au passage, n’hésitent pas à ouvrir leur porte à l’époque de Noël.

La crèche napolitaine du musée des Beaux-Arts de Rouen

…où l’on peut voir le réalisme grandissant.

En France, fin du XVIIIe, la Révolution interdit la messe de minuit. Oh les sagouins ! Mais ça ne fait que booster la créativité, et les crèches investissent alors plus que jamais les demeures particulières. C’est à cette faste époque que vont naître à Marseille les fameux santons de Provence. « Boudioù ! comme disait le papet : manquave qué lou ravi e lou tambourinaïre ! ». Et la première foire aux santons se tiendra à Marseille en 1803, un an après que fut prononcé le Concordat régissant les rapports entre l’Église et l’État.

Santons fabriqués par celui dont le nom deviendra une référence : Marcel Carbonel

Et dans notre époque moderne, alors ?

Ben… Pas grand-chose de bien nouveau. Les Parigots se souviendront peut-être que de 1980 à 1997 d’immenses crèches mécaniques se dressaient sur le parvis de l’Hôtel de Ville (18m de large et 4m de haut.  Environ 220 personnages dont une cinquantaine étaient animés !)

Pourquoi y a plus ? Eh ben parce qu’en 1998 Jean Tibéri, maire de Paris, l’a faite interdire. Bon, en même temps, comme on peut pas se fâcher avec tout le monde, il en autorisa une autre sur le parvis de Notre-Dame de Paris, celle-là créée à l’initiative de l’archevêché. On va pas reprendre toute l’histoire mais on peut savoir deux choses : que l’archevêché de Paris trouvait les crèches de l’Hôtel de Ville très vulgaires, et que l’entrée payante, à l’époque 30 F devant l’Hôtel passa à 35 F devant notre Notre-Dame. Ah, ces histoires de gros sous…

N’empêche qu’aujourd’hui et ce depuis plus d’un siècle, il existe un article n°28 de la loi du 9 décembre 1905 qui est sans équivoque : « Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. »

Et tant pis s’il y en a qui trouvent que c’est pas suffisant !

Fin de notre dossier pédagogique « Ce soir je me couche moins con », mais que nous ne saurions conclure sans un bonus bien sémaphorien que nous devons à la plume de Jean-Claude Carcenac, qui voudra bien nous pardonner cet emprunt sans avis. Et en ces temps où la « causette » va bon train, nous le dédions bien sûr à tous les Ménardiers.

«  » » A Monsieur Robert Ménard, Maire de Béziers

Monsieur le Maire, vous avez fait un choix qui nous étonne agréablement, en accueillant dans la maison commune, en l’occurrence, la Mairie, des symboles qui parlent d’eux-mêmes.

En ce mois de décembre, en ces temps de froid et de pluie, merci d’avoir accueilli, un jeune couple SDF juif de Palestine dont la femme, enceinte et quasiment à terme, porte le voile traditionnel. Nombre de bons patriotes leur ont fermé la porte et les rejettent parfois violemment.
Merci donc à vous de les avoir installés dans le hall de la Mairie où ils ont pu trouver refuge. Ils ne sont pas seuls. Autour de la future Mère, des voisins, pauvres paysans, des Justes, sont venus partager quelques nourritures et apporter leur solidarité à cette famille dans le besoin.
Trois étrangers sont venus de beaucoup plus loin sans doute d’Arabie, d’Égypte et d’Afrique noire. Curieusement, un âne, dans un coin savoure la scène, mais on ne sait pas d’où il sort.

Monsieur le Maire, merci pour cette hospitalité sans frontière digne de la patrie des droits de l’Homme, merci de refuser racisme et discrimination.

Mais alors comment comprendre, que dans la salle du Conseil voisine, par vos déclarations et décisions vous fassiez exactement le contraire ?
Seriez-vous le Judas qui a trahi ?

JC Carcenac «  » »

Oxylane : la pression monte

Par Ensemble 34 (membre du FDG ). mardi, décembre_16_2014

Mardi 16 janvier, le collectif Oxygène composé d’une dizaine d’associations a tenu une réunion d’information à Montferrier. 180 personnes se sont déplacées, ont écouté et visionné le diaporama qui aborde tous les aspects de ce projet.

180 personnes un soir de pré Noël, 1500 signatures de la pétition, c’est un bon début .

Reste que le commissaire enquêteur et la Commission départementale de l’aménagement commercial ( CDAC) ont  rendu un avis favorable et que Mairie de St Clément  tient beaucoup à cette opération commercialo-financière.

Un recours sera déposé auprès de la Commission Nationale ( coût 3000 à 4000 euros et oui..)

Au cours du débat bien des idées ont été avancées :

intensifier l’information et  la pétition , avoir un contre – projet,  acheter les terrains,  faire une chaîne humaine sur les lieux, empêcher le défrichage qui se prépare, aller au prochain Conseil Municipal de St Clément, déployer une banderole sur le pont de la Valsière, organiser un pique-nique festif…

Bref, à la rentrée de janvier , après la trêve de Noêl, il  faudra passer à une phase supérieure de mobilisation…

Signer ici la pétition

tract__collectif_Oxygene.pdf

 Voir ici le remarquable diaporama présenté à la réunion publique du 16 décembre

Se renseigner davantage

 « ENSEMBLE ! – Mouvement pour une Alternative à Gauche, écologiste et solidaire » rassemble au sein du Front de Gauche : les Alternatifs, la FASE, la Gauche Anticapitaliste, les Communistes Unitaires, une partie de la Gauche Unitaire et des militant-e-s sans appartenance partidaire

Le peuple grec ne cèdera pas

La commission de Bruxelles tente de bafouer la souveraineté et le libre choix du peuple grec

Le Parlement européen doit se saisir de son droit de contrôle et protester contre cette immixtion de la Commission européenne dans la vie intérieure d’un pays européen quelques jours avant une importante élection.

Alexis Tsipras : Le peuple grec ne cèdera pas au chantage et ne se laissera pas intimider

« Nous savons qu’une victoire de SYRIZA transformera la Grèce.

Ce sera aussi le début du changement en Europe.

Elle fera de notre pays un interlocuteur crédible.

Elle posera comme condition préalable à toute négociation à toute confrontation, à tout accord, la survie du pays et du peuple.

Que les milieux conservateurs de l’Europe, qui ont recommencé à mettre la main sur notre pays et notre démocratie ne se fassent pas d’illusions.

Nous, nous sommes des durs à cuire.
Mais le peuple grec non plus ne cède pas facilement au chantage et ne se laisse pas intimider.
Au contraire. Il s’obstine.

Qu’ils n’essaient plus, donc, de nous faire des chantages ou de nous intimider. Cela aurait l’effet contraire.
Ils pensent qu’ainsi ils vont limiter la victoire de SYRIZA.
C’est prendre leurs rêves pour des réalités.

Si les directoires européens continuent ainsi, loin de briser notre élan, ils vont accroître le mouvement de soutien populaire à notre faveur.
Qu’ils disent encore une fois qu’ils préfèrent les gens qui leur sont dociles et utiles plutôt que SYRIZA et ils déclencheront un véritable raz de marée pour notre parti.

Parce que les gens ne voteront pas simplement pour SYRIZA.
Ils voteront pour la Grèce
Ils voteront pour leur dignité.
Ils voteront pour l’espoir et l’avenir !

Et d’ici, depuis la Crète je veux faire une fois de plus faire passer le message à nos partenaires européens que la Grèce n’est pas un simple locataire dans notre grande maison commune qu’est l’Union européenne.
Non! Ils ne sont pas, eux, les propriétaires et nous les locataires.
Les gouvernements grecs ne joueront plus le rôle de sbires qui collectent pour eux des redevances.
Qu’ils se gardent de provoquer un peuple fier.

[…]

Car nous ne sommes pas seuls et nous ne serons pas seuls non plus quand il s’agira de négocier la dette ni quand il s’agira des démarches pour redresser le pays.

Le vent tourne en Europe. Les peuples redressent la tête, et demain les équilibres seront différents et plus encore après la victoire de SYRIZA. »

Traduction: Vassiliki Papadaki

Pouvoir, argent et conférences

Pouvoir, argent et conférences : l’intenable mélange des genres de Nicolas Sarkozy

ndlr : cet article est paru le 14 décembre 2014, sous la plume d’Ellen Salvi (Mediapart). Nous rappelons que s’abonner à Mediapart ne constitue pas une dépense mais un investissement dans la presse libre et indépendante (http://www.mediapart.fr/).

Nicolas Sarkozy rentre tout juste du Qatar, où il a donné sa première conférence rémunérée depuis son élection à la tête de l’UMP. Bien décidé à conserver ses privilèges d’ancien président, le nouveau patron de l’opposition entend également garder ses bureaux de la rue de Miromesnil et les collaborateurs payés par l’État qui vont avec. Parmi eux, sa “conseillère affaires étrangères” qui gère en fait son agenda de conférencier de luxe. Entre mélange des genres et intérêts particuliers.

Est-ce que j’ai changé ? Non. J’aime toujours autant la politique. » En faisant son mea culpa le 2 décembre, face aux députés UMP, Nicolas Sarkozy n’est pas allé jusqu’au bout de sa pensée. Est-ce qu’il a changé ? Non. Il aime toujours autant la politique, le pouvoir… et l’argent. « Il ne peut pas s’en empêcher, comme écrivaient dès 2008 les journalistes Renaud Dély et Didier Hassoux dans Sarkozy et l’argent roi (éd. Calmann-Lévy). Le Président est un enfant. (…) Comme tous les enfants, il aime deux choses : le chocolat, dont il se régale dès qu’il le peut, et tout ce qui brille. Son rapport à l’argent est intime, étroit, permanent. »

Nicolas Sarkozy en conférence à Doha (Qatar), le 11 décembre 2012. © Reuters


Ses nouvelles fonctions de patron de l’opposition, la situation financière catastrophique de son parti – dont les seules dettes bancaires s’élèvent à 76,2 millions d’euros – et les nombreux obstacles qu’il doit contourner s’il veut assouvir ses ambitions pour 2017, n’y changeront rien. L’ex-chef de l’État entend bien continuer à « faire du fric », comme il le répète élégamment depuis plusieurs années. « Je fais ça (président – ndlr) pendant cinq ans, et ensuite, je pars faire du fric comme Clinton, 150 000 euros la conférence », confiait-il à ses proches dès 2008, quelques mois seulement après son entrée à l’Élysée.

Il ne leur avait pas menti. À peine l’épreuve du 6 mai 2012 passée, Nicolas Sarkozy a mis ses plans lucratifs à exécution. Pendant deux ans et demi, alors que sa famille politique sombrait dans l’indifférence générale – et dans la sienne en particulier –, l’ex-chef de l’État, devenu conférencier de luxe, a parcouru le monde pour discourir devant des salles acquises à sa cause. Un coup à Las Vegas, un autre à Brazzaville, un autre encore à Monaco. La plupart du temps pour le compte de ces banques qu’il aimait tant vilipender durant son mandat, mais qui ont l’avantage de payer rubis sur l’ongle. « Tu comprends, je ne veux pas que ma femme me voie comme un chômeur », se justifiait-il devant un convive, lors d’un dîner organisé à l’été 2012.

Si l’on en croit les journalistes Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel, auteurs de Ça reste entre nous, hein ? (éd. Flammarion), la vingtaine de prestations qu’il a effectuées en l’espace de dix saisons lui auraient permis d’engranger quelque 2 millions d’euros d’émoluments. À côté, les 363 615 euros de pénalités, dues aux irrégularités financières de sa campagne de 2012, qu’il vient de généreusement rembourser à l’UMP, pourraient presque passer pour une paille.

Bien avant qu’il ne l’officialise, Nicolas Sarkozy avait posé deux conditions à son retour : conserver ses privilèges d’ancien président – dont son bureau de la rue de Miromesnil et les collaborateurs payés aux frais de l’État qui vont avec – et poursuivre son cycle de conférences rémunérées. C’est donc tout naturellement que le nouveau patron de l’opposition s’était rendu à Séoul (Corée du Sud) le 14 octobre, en pleine campagne pour la présidence de l’UMP, pour prendre la parole au World Knowledge Forum. Et c’est avec autant de naturel qu’il s’est envolé le 6 décembre, soit une semaine seulement après son élection, pour Doha, où l’avait invité la Qatar National Bank. « Logé au Four Seasons non loin de Jean Todt ou de Salma Hayek, Sarkozy a profité de son séjour pour s’entretenir avec l’émir du Qatar Tamim Al Thani », a précisé Paris Match, qui a révélé l’information.

Nicolas Sarkozy et l’émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani, en 2008. Ce dernier a transmis le pouvoir à son fils en 2013. © Reuters

Cette escapade qatarie mérite que l’on y prête attention. D’abord, parce que ce n’est pas la première fois – loin s’en faut – que Nicolas Sarkozy prend un avion pour Doha. Lire la suite