Les lecteurs informent

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L’AGEPT vous invite à une

réunion d’information

Mardi 31 mars 18h

Espace Nicolas Lasserre

Quel avenir pour la salle du cinéma Marcel Pagnol ? 

Où en sommes-nous avec Culturespaces ? 

Des engagements ont été pris, seront-ils tenus ?

Depuis mars dernier le combat a pris une toute autre forme, celle plus discrète des négociations autour des conditions d’un départ de Culturespaces.  Les questions juridiques et financières sont complexes et ne se traitent pas sur la place publique. L’AGEPT n’est pas partie prenante de ces discussions.

Néanmoins, pour les adhérents et militants qui ont tant donné pour récupérer leur cinéma, pour tous ceux qui ont occupé la salle jour et nuit et s’en sont fait expulser un petit matin par une escouade de gendarmes, des questions se posent et le temps paraît long.

Un an, jour pour jour, après l’élection de la nouvelle municipalité nous proposons à tous les Aigues-Mortais(e)s intéressé(e)s de faire le point sur la situation et d’échanger sur les perspectives d’avenir.

Merci de votre présence.

Didier Caire

Président de l’AGEPT

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MERCREDI 1er AVRIL 19H00 A NIMES
GRAND AUDITORIUM PABLO NERUDA
Avec RENE REVOL, Président Délégué de la Commission Service public de l’Eau et de l’Assainissement (Agglo de Montpellier)
Maire de Grabels.
THIERRY USO, Association EAU SECOURS!

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INVITATION CITOYENNE

             Samedi 11 avril  5 RENCONTRES des  CHANTIERS D’ESPOIR dans le Gard

                     – Nimes : Salle des cheminots rue Benoit Malon 10H – 13H

                     – Alès    : au Prolé rue Beauteville  10H – 13H

                     – Aimargues : salle des sociétés     10H – 13H

                     – Le Vigan : salle Jeanne d’arc        10H – 13H

                     – Bagnols : Centre culturel Léo Lagrange Salle A 9H – 12H

Des réunions des signataires Chantiers d’espoir auront lieu partout en France, samedi 11 avril après-midi, pour réfléchir, imaginer, espérer et agir ensemble. L’objectif : travailler à la construction de l’alternative que nous appelons de nos vœux dans le texte que nous avons signé. Ces réunions, participatives, ouvertes à toutes et tous, permettront à la fois de tracer des perspectives politiques communes et d’inventer de nouvelles façons de faire de la politique ensemble.

« Mettre un coup d’arrêt à l’avancée de la droite et de l’extrême droite », revivifier les « valeurs d’égalité et de liberté » et « faire émerger une alternative à gauche porteuse d’une politique, citoyenne, féministe, écologiste et solidaire »: c’est le projet porté par l’appel « Chantiers d’espoir », construit par des animateurs du mouvement social, militants syndicaux, associatifs, altermondialistes, féministes, des représentants nationaux d’Europe EELV, du Front de Gauche…

Parmi les 500 premiers signataires de l’appel, Annie Ernaux (écrivaine) et Robert Guédiguian (cinéaste), Jean Auroux, ancien ministre du travail, Annick Coupé, syndicaliste, Jean-Pierre Dubois, militant des Droits de l’Homme; Caroline De Haas, militante féministe; les socialistes Frédéric Hocquard et Liem Hoang Ngoc ; Françoise Castex et Isabelle Attard (Nouvelle Donne); Emmanuelle Cosse et Cécile Duflot (EELV); Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Mélenchon (PG) et Clémentine Autain (Ensemble); les économistes Jean-Marie Harribey et Henri Sterdyniak; Roland Gori, psychanalyste, Susan Georges, essayiste, Laurent Pinatel, de la confédération paysanne…

TEXTE DE L’APPEL à signer et faire signer 

« Chantiers » parce que nous voulons construire une alternative. « Espoirs » parce que nous sommes convaincus, chacune et chacun, forts de la diversité de nos engagements et points de vue, que cette alternative est possible. 

Cet appel et le processus qu’il initie sont nés de l’urgence de reconstruire une perspective commune face aux inégalités qui explosent, à la stigmatisation, au déclassement et à l’abandon organisé de franges entières de la population…

Comment un Président élu avec la force de 17 millions de voix a-t-il pu mettre en œuvre une politique qu’il dénonçait hier ? Comment une partie de la gauche, qui affirmait pourtant un idéal de changement, de progrès social et de justice, a-t-elle pu à ce point tourner le dos aux exigences qui l’ont portée au pouvoir ?

Pour nous, cette sidération s’est transformée en colère. Une colère qui s’est exprimée par de multiples mobilisations sociales portées par des associations, des syndicats, des partis ou des collectifs. Pour d’autres, cette sidération s’est traduite par un désintérêt de la politique et l’abstention, ou pire encore par un vote de repli et de haine.

Nous refusons de laisser les responsables politiques au pouvoir mener notre pays dans le mur. Nous refusons le « il n’y a pas d’autre solution possible » qui sert de prétexte à tous les renoncements. Cette impasse de la soumission renforce le poids des idées de régression, galvanise le Medef, accélère le retour d’une droite revancharde et place l’extrême droite au cœur du débat de société. Nous refusons la logique libérale et productiviste qui détruit nos vies, enferme des millions de gens dans le chômage et la précarité et menace l’avenir de la planète.

Nous croyons aux valeurs d’égalité, de justice et de solidarité dont la gauche a été porteuse historiquement. Nous voulons agir pour redonner goût à la citoyenneté, à la fabrication de la politique et de la démocratie, et inventer les contours d’un projet émancipateur du XXIe siècle.

Nous pensons que le temps est venu que les hommes et femmes de bonne volonté, convaincus qu’il est possible et nécessaire de changer le réel, prennent la parole. Membres ou pas d’une association, d’un syndicat ou d’un parti politique, nous pouvons, nous allons faire renaître l’espoir. Un autre partage des richesses et des ressources est possible. Une transition écologique est urgente. L’égalité entre les individus, quels que soient leur sexe, couleur de peau, origine, religion, sexualité, handicap est une condition de la démocratie. Des réponses au chômage peuvent et doivent être apportées sans attendre un hypothétique retour de la croissance. La vie politique peut s’écrire autrement que par une succession d’affaires financières et juridiques qui détériorent toujours plus l’action publique. Il est temps de construire une démocratie « vraie » dépassant la monarchie élective de la Ve république pour se réapproprier la souveraineté populaire, lui offrir de nouvelles formes d’expression, et créer des institutions qui permettent la participation effective de toutes et tous aux affaires qui les concernent.

Nous voulons dépasser la résignation et proposons d’échanger pour construire ensemble un autre chemin collectif. Un chemin dans lequel le progrès humain sera possible pour nous, pour les générations futures.

Nous mobiliser, ensemble, pour élaborer une alternative politique, sociale et écologiste : c’est l’objet des chantiers d’espoir que nous vous proposons de construire. À travers ce rassemblement inédit, l’objectif est de mettre en mouvement nos concitoyens et bâtir ainsi une majorité d’idées dans le pays, de montrer qu’il est possible de faire autrement en dessinant les mesures urgentes de transformation sociale et écologique que mettrait en œuvre un gouvernement qui ne renonce pas face à la finance.

Dans cette perspective, nous proposons de susciter des rencontres, partout en France, pour tracer un nouveau chemin. Des rencontres, connectées, pour échanger et inventer ensemble le projet et la stratégie à mettre en œuvre pour mettre un coup d’arrêt à l’avancée de la droite et de l’extrême droite. Et de redonner des couleurs, de la saveur et du tranchant aux valeurs d’égalité et de liberté, de faire émerger une alternative à gauche porteuse d’une politique, citoyenne, féministe, écologiste et solidaire.

Pour signer l’appel: www.chantiersdespoir.fr

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« Poussée » du FN : 32 ans déjà !

La chronique de Daniel Schneidermann du 30 mars. « Je constate un effet, et je tente un bilan d’étape. » dit-il.

 Bilan ? Une bonne grosse alternance départementale gauche-droite, en attendant la future alternance droite-gauche, toutes deux typiques des « élections intermédiaires », dans toutes les démocraties du monde. Et le FN, le fameux FN ? Aucun conseil départemental conquis, donc, mais une « poussée », une « consolidation », une « implantation » : le FN a remporté entre 43 et 47 cantons. Après que toute la campagne électorale a tourné autour du FN, le résultat -abstention massive, et « poussée » du FN- est grosso modo identique à celui de la plupart des élections, depuis…depuis combien de temps, au fait ?

Quand ai-je commencé à entendre parler de « poussée » du FN ? En 1983, lors de la Municipale partielle de Dreux. Je m’en souviens : l’événement coïncide avec mon embauche en CDI au Monde. Coup de tonnerre : la mairie est emportée par une liste d’union entre la droite et le FN. Yves Montand, Simone Signoret et Simone de Beauvoir s’indignent. Jacques Chirac, lui, n’est pas spécialement choqué. Depuis, rien n’a changé. 32 ans qu’ils poussent, la fille après le père, en attendant demain la nièce et petite fille. Ils ont conquis des villes, les ont perdues, en ont conquis d’autres. Ils ont dérapé, de point de détail en Durafour crématoire, ont été condamnés, ont redérapé.

La presse écrite a multiplié les scoops sur le passé de tortionnaire du père, les conditions d’acquisition du château de Saint Cloud, les finances du parti, tandis que la télé multiplie depuis 32 ans les invitations, génératrices de bonnes audiences. Mille reportages ont tenté de distinguer au scalpel les électeurs (sauvables) des dirigeants. La « poussée » du FN structure depuis une bonne grosse génération la vie politique et le journalisme politique français. Un électeur de moins de cinquante ans aura passé toute sa vie de citoyen à redouter (ou espérer, pour quelques uns) le grand soir du FN. Et 32 ans plus tard, le FN reste désespérément pauvre en cadres locaux, au point de devoir recruter des candidats nonagénaires à l’insu de leur plein gré, et des débiles qui se lâchent sur Facebook, pour prétendre ensuite que leur compte a été piraté.

Mais il faut bien constater que le FN est utile. 32 ans, que cette « poussée » sert à la gauche classique à disqualifier à la fois la droite classique et, aujourd’hui, la gauche radicale, renvoyée dans l’enfer des « extrêmes ». 32 ans, que cette « poussée » sert aux deux grands partis à entonner le couplet du « vote utile », pour écraser les petits. 32 ans, que cette « poussée » étouffe / hystérise les débats sur la sécurité, la laïcité, ou l’identité nationale. Et s’il n’y avait que ceux-là !  Une bonne dizaine d’années déjà, depuis le référendum de 2005, que cette « poussée » sert aussi à interdire, sur le mode Quatremer, tout débat sur l’UE, ou même sur le libre-échange et la mondialisation (on ne va quand même pas « faire le jeu du FN »).

Je ne dis pas que c’est fait pour, c’est évidemment plus compliqué -même s’il a été établi que Mitterrand, dans les années 80, a fait pression sur la télé pour qu’on y invite Le Pen père plus souvent. Je ne dis pas non plus que le danger n’est pas réel. Ce n’est pas parce qu’on crie au loup depuis 32 ans, que le loup ne finira pas un jour par arriver. Je constate un effet, et je tente un bilan d’étape.

 

 Bonus sémaphorien : une des vidéos contenues dans l’article de Slate (lien dans l’article précédent), mais on conseille plutôt de lire l’article entier à ceux qui n’ont pas connu cette époque.

En mars 1983, pour la première fois, une liste commune RPR-FN est donc constituée.

 Plus une belle photo glanée sur Internet.
Il nous a semblé qu’elle parlait toute seule de ce qu’est la famille Le Pen…

le fil d’infos d’Ensemble

ACTUALITÉS LOCALES ET RÉGIONALES

Faire face à l’ascension du FN !

(mercredi, mars 25 2015 – 18:42 par Ensemble! (MAGes) membre du Front De Gauche, 34)

Par David Hermet L’importance de l’abstention ne doit pas amener à relativiser la montée du FN. Dans notre région, comme à l’échelle nationale, il a réussi à élargir son audience bien au delà de son implantation traditionnelle, capable de séduire des électorats divers, jusqu’aux vieilles terres de gauche de l’arrière pays.  …

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Départementales, second tour. Faire barrage au FN !

(mercredi, mars 25 2015 – 14:48 par Ensemble! (MAGes) membre du Front De Gauche, 34)

Le FN sera présent au second tour dans la majorité des cantons de l’Hérault. Ci-dessous, la déclaration du collectif d’animation de Ensemble ! 34.   …

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Mtp. Diagonal. Cine-solidaire avec le peuple grec le 26 mars

(mardi, mars 24 2015 – 09:46 par Ensemble! (MAGes) membre du Front De Gauche, 34)

Ciné-solidaire avec le peuple grec Jeudi 26 mars à 19h50 Cinéma Diagonal Montpellier. Le collectif de solidarité avec le peuple Grec organise une soirée projection-débat de 4 courts-métrages grecs extraits du programme « Voyage en cinéma grec par temps de crise ». La recette de la soirée sera intégralement reversée aux artistes et techniciens grecs. …

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Départementales en Languedoc Rousillon, nos résultats

(dimanche, mars 22 2015 – 23:12 par Ensemble! (MAGes) membre du Front De Gauche, 34)

Ci-dessous, les résultats des cantons de la gauche radicale dans l’Hérault, l’Aude, le Gard et la Lozère, notamment où Ensemble ! se présentait, et  a mené campagne avec le Front de Gauche, associé parfois à EELV, ou des militant-es  écologistes et citoyens… …

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Dans la rue, le 19 mars 2015 à Béziers

(samedi, mars 21 2015 – 18:28 par Ensemble 34 (membre du FDG ))

Nous avions choisi d’être présents devant le Monument aux Morts de Béziers ce jeudi 19 mars 2015, pour la cérémonie du souvenir marquant l’anniversaire du cessez-le-feu en Algérie. Nous y étions avec des affichettes rappelant notre opposition au changement de nom de la rue du 19 mars 1962. Il y avait aussi quelques drapeaux du Mouvement de la Paix. …

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Oxylane : mobilisons nous le samedi 28 mars

(mardi, mars 17 2015 – 11:56 par Ensemble 34 (membre du FDG ))

Sur la commune de Saint Clément de rivière, en bordure de la route de Ganges, Décathlon veut installer  un lotissement commercial multi activités : Oxylane. 23 hectares d’espaces naturels, de terres encore cultivées vont disparaitre.  Le collectif Oxygène composé de 11 associations environnementales (1)  appelle à un grand pique nique festif le samedi 28 mars à partir de 11h30 sur le terrain même. Voir tract d’appel et vidéo.. …

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Merci patron !

+ 169% de rémunération pour le PDG de Renault ! Vite un salaire maximum !

 En moyenne, le PDG de Renault a touché 600 000 euros par mois en 2014, pour un total annuel de 7,2 millions d’euros en 2014 contre 2,67 millions d’euros l’année précédente.

Chaque mois, Carlos Ghosn touche donc 412 SMIC, alors qu’il supprime chaque année de nombreux emplois et que les salariés de Renault voient leurs conditions de travail se détériorer chaque jour ainsi que leur rémunération gelée depuis l’accord de compétitivité signé en 2013.

Le nouveau PDG de Sanofi a quant à lui reçu 4 millions d’euro comme cadeau de bienvenue et bénéficiera d’une retraite chapeau de 10 millions d’euros. Ces gens-là n’en ont jamais assez et se rient de notre indignation. Combien de temps encore les laissera-t-on s’empiffrer en méprisant les salariés de leur entreprise ?

La solution pour arrêter immédiatement par la loi ce genre de délire est pourtant simple à mettre en place. C’est celle proposée par Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche : un salaire maximum fixé à 20 fois le salaire minimum dans l’entreprise.

 

Que cache le débat sur l’intégration ?

 Un demi-siècle de névroses
« Il faut quand même le dire, ils ont un problème d’intégration ! » Et tout le monde de saisir de qui on parle, de ces individus au statut étrange, français sur le papier, mais à la « francitude », si l’on nous permet l’expression, pas très nette. Et pour cause : ils n’ont pas su s’intégrer. Quittons ces clichés. Et refaisons l’histoire de ce mot-valise. Fabriquée pendant la guerre d’Algérie, brandie par les pouvoirs publics de droite comme de gauche pendant le demi-siècle qui a suivi, l’« intégration », que La Documentation française définit comme une adhésion « aux règles de fonctionnement et aux valeurs de la société d’accueil », nous parvient aussi griffée et bosselée qu’une malle coloniale.
L’historien Benjamin Stora nous met en garde contre les mésusages d’un mot que les assassinats de Charlie et de l’Hyper Cacher font remonter à la surface. Un problème ? On dégaine l’intégration, platitudes à l’appui… Que la société française soit en crise est un fait. Qu’elle soit une figure mouvante, multiple et prometteuse, comme la vie d’Abel Jafri, acteur français de Timbuktu, en est un autre, tout aussi vrai. Et faire de l’intégration le problème et la solution de tous les maux est injuste et archaïque – un mauvais pansement sur les névroses françaises.
Olivier Pascal-Moussellard

 

En 2015, on demande encore à des Français de troisième ou quatrième génération de s’intégrer… L’historien Benjamin Stora dénonce le discours dépassé de nos élites et ses relents colonialistes.

A partir de quand parle-t-on d’intégration en France ?

Jusque dans les années 50, la République pratique l’« assimilation ». On ne demandait pas aux Corses ou aux Bretons d’abandonner leurs origines, mais de respecter les mœurs de vie française, notamment la langue. Logiquement, la France a adopté cette approche avec l’Algérie, puisque celle-ci était considérée comme française. Dans les années 30, des personnages comme le leader nationaliste Ferhat Abbas étaient d’ailleurs qualifiés d’« assimilationnistes », de façon non péjorative. Ils disaient : « Oui à l’assimilation culturelle, car la France nous apporte la République, la modernité, la culture. Mais nous voulons rester musulmans. » A la question « peut-on être français et musulman à part entière ? », Abbas répondait donc par l’affirmative. Mais la montée des nationalismes et la décolonisation vont tout bouleverser.

D’où le nouveau terme d’intégration ?

Oui, et c’est Jacques Soustelle (1912-1990), nommé gouverneur général d’Algérie par la gauche en 1955, qui parle le premier d’intégration. Cet ethnologue de formation cherchait un terme qui permette de préserver les traditions culturelles des populations locales tout en avançant la carte de l’égalité politique : « Instruire et construire, explique-t-il, aider à vivre mieux, accélérer le mouvement de progrès déjà imprimé par la France à cette province qui lui est si chère, tels sont nos objectifs. » Intégration devient son mot-clé, puis ­celui des socialistes quand ils arrivent au pouvoir en janvier 1956.

Pour le général de Gaulle, ensuite, trois solutions s’offrent à la France face au problème algérien (comme il le souligne dans son célèbre discours du 16 septembre 1959) : la « sécession » de l’Algérie, éventualité qu’il a d’abord rejetée ; la « francisation », qui aurait permis aux Algériens d’accéder aux fonctions politiques, administratives, judiciaires – mais le terme était trop outrancier pour être adopté. Et une troisième voie, qui avait sa préférence, l’« association », qui impliquait une forme d’égalité entre deux entités distinctes. L’indépendance de l’Algérie, en 1962, a momentanément évacué cette notion d’intégration qui n’avait plus lieu d’être.

Lire la suite sur Télérama : http://www.telerama.fr/idees/qu-est-ce-que-cache-le-debat-sur-l-integration-benjamin-stora,124278.php

 

Le vrai résultat du Front de gauche

Les élections départementales sont marquées par un profond rejet de la politique gouvernementale. Cela se traduit par une forte abstention qui favorise la progression de la droite et de l’extrême droite.

Pour réduire la portée de ce rejet dans l’électorat populaire et l’exigence d’une alternative à gauche, le ministère de intérieur s’est livré à un véritable tripatouillage des étiquettes pour réduire le score du Front de gauche et effacer les rassemblements opérés notamment avec EELV et/ou des citoyens.

Ainsi sont classés en «divers gauche» des candidatures FDG/EELV et FDG/Citoyens. Loin des chiffres annoncés par le ministère (6%) la totalisation des candidatures soutenus par le Front de gauche s’élève à 9,4 % sur la métropole.

Sur les 448 cantons où le Front de gauche et EELV étaient présents ensemble la moyenne s’élève à 13,6 %.

« Kaput le FN ! »

Résultats du premier tour des départementales 2015, les chiffres officiels de la France des binômes. (source : http://elections.interieur.gouv.fr/departementales-2015/FE.html )

Pour les non abonnés à Médiapart, voici une des analyses de la progression du vote FN.

Entretien avec Nonna Mayer, 26 mn   – Nonna Mayer, directrice de recherche émérite au CNRS, rattachée au Centre d’études européennes de Sciences Po, présidente de l’Association française de science politique, spécialiste du Front national.


Nonna Mayer sur l’électorat FN par Mediapart

Mais le FN monte-t-il vraiment ? Ou sait-il simplement mieux mobiliser son électorat ? La réalité est tout autre dès lors qu’on rapporte les pourcentages obtenus au nombre d’inscrits. La progression est loin d’être fulgurante. Petit récapitulatif :

Ainsi le premier parti reste celui de l’abstention, ce qui n’élimine pas tout danger pour des présidentielles à venir si la gauche (la vraie, c’est-à-dire hors PS) ne parvient pas à mieux mobiliser ses troupes. N’empêche que Didier porte, à qui nous empruntons le titre de l’article, a raison de pointer combien il en faut peu pour que le FN demeure à jamais le Poulidor des élections. Il suffit que la droite dite classique vienne chasser sur ses plates-bandes pour lui siphonner des voix. De quoi mieux comprendre le sourire forcé de Marine Le Pen avant de faire sa déclaration face à la gamelle.


Didier Porte : « Kaput le FN ! » par Mediapart

Les lecteurs informent

 *=*=*=*=*=*=*mise à jour 24 mars

Un carton rouge pour Midi Libre du mardi 24 mars, suite au communiqué de presse envoyé par Olivier Douard au nom du Front de Gauche et de Nouvelle Donne (extraits)

Objet : Position du FdG et ND

Je tiens à vous faire part au nom des militants du Front de gauche et de Nouvelle donne de notre mécontentement à la lecture du Midi Libre de ce matin.

Vous avez eu hier à 19h15 de notre communiqué de presse, comme convenu.

Notre position y est clairement exprimée. Il n’est absolument pas dit que nous soutenons la candidature de Jean Denat et le dernier paragraphe précise même les conditions de la mobilisation de nos militants et électeurs. Comme je vous l’avais dit dès dimanche soir, nous appelons à faire barrage au Front National et nous nous en expliquons, ce qui n’équivaut en aucun cas à un blanc-seing aux candidats du PS et la formulation ne relève pas de la simple nuance.

Nous espérons que vous rectifierez ce titrage erroné en publiant notre communiqué dont tous les mots ont été pesés et débattus.

Voici le communiqué envoyé

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communiqué de Patrick BONTON, conseiller général sortant précisant les raisons de sa non présentation comme candidat et sa réaction au sujet de l’utilisation de son nom et de son bilan par Jean DENAT dans son matériel de campagne.

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Ces monstres qui nous gouvernent

par Nolwenn Neveu

4 500 000 000 000 euros. C’est le montant déboursé par les États européens après la crise de 2008 pour éviter l’effondrement du système bancaire (1). Sur la seule année 2008, la France a mobilisé 360 milliards d’euros pour aider ses banques, un montant supérieur à son budget annuel.

Plus visible que d’autres, la crise de 2008 n’est pourtant que l’une des nombreuses crises bancaires et financières qui ont secoué l’économie mondiale depuis 1970. Outre les coûts directs du refinancement des banques dont les montants sont stratosphériques, ces crises à répétition ont des coûts indirects en raison de leurs répercussions sur l’économie réelle. Le FMI évalue les pertes à hauteur de 23% du PIB pour la zone euro depuis 1970, sur la même période les dettes publiques ont augmenté de 20%. Les contribuables d’hier ont payé, ceux d’aujourd’hui payent et, sans réforme, ceux de demain paieront eux aussi pour les banques.

Des aides publiques qui servent la spéculation

Après le cataclysme financier de 2008, le bon sens démocratique aurait exigé que l’on sonne la fin de la récréation pour les banques. D’aucuns se déclaraient d’ailleurs ennemis de la finance, d’autres exigeaient une ferme supervision des activités bancaires. Pourtant, le sauvetage des banques s’est fait sans conditions et les Etats européens n’ont pas saisi l’occasion qui leur était donnée de reprendre le contrôle sur l’oligarchie bancaire. Comble : l’État français via sa société de prise de participation, a englouti des milliards d’euros pour soutenir les banques en souscrivant des actions dites « de préférence », c’est-à-dire… sans droit de vote ! Pour seule contrepartie aux aides colossales apportées, les États ont timidement demandé aux banques de bien vouloir continuer à assurer leur fonction traditionnelle de financement de l’économie en accordant des prêts aux ménages et aux entreprises. Mais dans un contexte de crise économique, les ménages ne consommaient pas et les banques ont préféré durcir les conditions d’accès aux prêts pour les PME. Les milliards concédés aux banques ont alors servi à la spéculation sur les titres de dettes publiques dont on connait les conséquences dramatiques pour les populations.
Les accords de Bâle III, ou la loi bancaire de 2013 en France n’ont en rien modifié les structures, le fonctionnement ou la supervision des banques, toujours libres d’utiliser à leur guise l’argent des déposants pour leurs activités de financement à haut risque et de se débarrasser des créances douteuses via des produits dérivés ou la titrisation.

Dérégulation organisée par les pouvoirs publics Lire la suite

Demain sera pire

Hollande a prévenu. « Je ne changerai ni de Premier ministre ni de politique », a-t-il dit dans Challenges le 12 mars. Quelle violence ! Avec Hollande c’est « vote toujours, tu m’intéresses ». Les électeurs socialistes sont prévenus. Le gouvernement n’a pas besoin de leur soutien pour continuer.

Mais nous, ne nous laissons pas leurrer. Hollande va changer de politique. C’est-à-dire qu’il va durcir sa pratique et son programme de réformes structurelles. La Commission européenne le lui a ordonné. Demain sera donc pire qu’aujourd’hui ! Il ne peut en être autrement.

Le gouvernement prépare un plan caché pour après les départementales. Pour le dire crûment, « ça va saigner ». En effet, la Commission européenne exige de la France de nouveaux « efforts ». Les 28 ministres des Finances de l’Union européenne ont validé le 10 mars la proposition de la Commission concernant la France. Quelle est cette proposition ? Accorder un délai supplémentaire de deux ans pour ramener le déficit public sous la barre des 3% de la richesse du pays en 2017 au lieu de 2015. Comme toujours avec l’Union européenne, il ne faut pas croire aux bonnes nouvelles. Cette décision s’accompagne d’un chantage toujours plus odieux. D’autant que les maîtres allemands ont beaucoup froncé les sourcils. Et ça, ça ne pardonne pas dans l’Europe actuelle.

La Commission exige un nouveau plan d’austérité pour la France. Elle exige 30 milliards d’euros de coupes budgétaires de plus que les 50 milliards d’euros déjà prévus par le gouvernement Valls d’ici 2017. Et pour commencer, la Commission exige 4 milliards d’euros de coupes supplémentaires dès cette année 2015. Dans son interview au Parisien, mercredi 4 mars, François Hollande a déjà accepté le nouveau diktat de la Commission. Il a déclaré que « si Bruxelles demande 4 milliards de plus pour respecter nos engagements en matière de réduction des déficits publics, ils seront trouvés par des économies nouvelles ».

Ce n’est pas tout. Lire la suite

Ce sang impur qui ne passe pas

C’est aussi une pétition qui tourne

Pour une plus grande cohérence entre notre hymne national et les valeurs humanistes de la République, lançons un grand concours d’écriture d’un nouvel hymne pour la France.
Impliquons-nous en tant que citoyens. Impliquons aussi les jeunes et les enfants dans nos écoles.

Donnons de nouvelles paroles à la Marseillaise.

Le 7 janvier 2015, une grande partie de nos concitoyens a été touchée au cœur par les attentats qui ont coûté la vie à une partie de l’équipe de Charlie Hebdo et à d’autres otages les jours qui ont suivi. Par-delà la tristesse et la stupeur, c’est une onde formidable qui s’est soulevée, un tsunami de solidarité nationale et internationale, une prise de conscience citoyenne de grande ampleur. Dans un contexte socio-économique morose, cet événement a permis d’éclairer ce qui constitue les fondements du contrat social de la République française.

Les citoyens français sont descendus en masse dans la rue pour affirmer leur attachement aux valeurs de la République à savoir :
– la liberté d’opinion, d’expression et de culte
– l’égalité des chances, des sexes et des citoyens devant la loi
– la fraternité, l’entraide et la solidarité envers les plus démunis

Peut-on réellement se réclamer de ces valeurs et chanter sans état d’âme des paroles qui distinguent sang pur et sang impur, qui distillent la peur et la haine des ennemis, ces féroces soldats, ces barbares qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils, nos compagnes ?

Pétition à signer, c’est ici : https://www.change.org/p/donnons-de-nouvelles-paroles-%C3%A0-la-marseillaise

Retrouver l’article de Sémaphores sur La Marseillaise, c’est là : http://semaphores.info/2011/11/ne-vous-deplaise-en-chantant-la-marseillaise%E2%80%A6/

articles connexes : http://semaphores.info/2014/05/le-come-back-de-la-marseillaise/

http://semaphores.info/2014/03/ce-sang-impur-qui-abreuve-nos-sillons/

 

Quand le Gallet fait le paon

Et même mieux. Thierry Lepaon, qui avait refait son bureau pour la modique somme de 62 179,44 € a dû démissionner de son poste de secrétaire général de la CGT. Mathieu Gallet, le PDG de Radio France, a fait mieux : 105 000 euros selon le Canard enchaîné d’aujourd’hui. Un scandale qui tombe mal pour ce jeune manager plein d’avenir, les syndicats annoncent une grève illimitée jeudi contre un possible plan social. Une charrette de 300 emplois serait prévue suite à une réduction du budget. Mathieu Gallet, élu par le CSA à l’unanimité, gardera-t-il le siège qu’il vient de se faire livrer ? En attendant nous vous proposons un petit jeu. Calculez combien de fois cette info est donnée sur les antennes de Radio France. Puis recherchez dans les archives le nombre de fois où l’affaire du bureau de Thierry Lepaon a été évoquée à l’automne 2014.

Pour lire l’article de Christophe Nobili dans le Canard enchaîné suivez le pdf :canardenchaine18-03-2015

De plus, on peut se demander qui sont ces entreprises ou ces artisans qui facturent la réfection d’un simple bureau aussi cher qu’un studio à l’achat.

 

Les nouvelles cartes du FN

Pour celles et ceux qui l’auraient manquée, une des meilleures analyse du moment sur la montée du FN. C’était dans « Les matins de France Culture » – Départementales 2015 : les nouvelles cartes du FN

invités

Hervé Le Bras
Démographe,
Directeur d’études à l’INED, enseignant à l’EHESS
Spécialiste en histoire sociale et démographie
« La question de l’immigration, c’est terminé. Le FN est porté par les inégalités sociales » entretien avec par Eric Fottorino et Laurent Greilsamer va paraître dans le nouveau numéro du journal « Le un »

Nonna Mayer
Politologue
Directrice de recherche au CNRS, professeur à Sciences-Po
Son article « Quand les femmes s’y mettent » va paraître dans le nouveau numéro du journal « Le un ».


les matins – Départementales 2015 : les… par franceculture

Autre article intéressant sur le sujet, dans Politis, suivez le lien :

La mauvaise note de Le Guen , l’édito de Denis Sieffert du 12 mars

Également dans Politis, une lettre ouverte à Manuel Valls qui trouve que les intellectuels ne sont pas assez monté au créneau dans la lutte contre le FN.

http://www.politis.fr/Manuel-Valls-les-intellectuels-et,30345.html

FNsea, syndicat agricole ou bras armé du lobby agro industriel ?

Lettre ouverte : FNsea, syndicat agricole ou bras armé du lobby agro industriel ?

Nous appelons aujourd’hui et dans les jours suivants à des rassemblements pacifiques devant tous les sièges de la Fnsea en réaction aux évènements violents ayant eu lieu dans le Tarn, contre les opposants au barrage de Sivens mais aussi sur l’attitude et les méthodes de ce syndicat dans divers dossiers de politique  agricole et environnementale. L’impunité et le « deux poids, deux mesures » ont des limites dans ce qui est censé être un état de droit.

Nous demandons que la réalité des faits soit rétablie : s’il y a eu des actes assimilables à du terrorisme et des violences injustifiables elles ne sont en aucun cas le fait des zadistes qui, dans des conditions objectivement difficiles et sous une pression morale et physique constante tant de la part des forces de l’ordre que de véritables milices organisées, sont resté malgré tout lucides et résolument pacifiques. Il faut ici saluer leur courage.

Nous constatons que les violences réelles et concrètes ont été clairement commises sur des personnes et sur leurs biens avec la participation et le soutien actif des membres locaux de la Fnsea dans une intention délibérée d’intimidation et de tension, un mépris total affiché à l’encontre des militants écologistes et plus généralement de toutes personnes attachées à la démocratie et réclamant un débat contradictoire.

Nous constatons que cette stratégie injustifiable vise précisément à détourner l’attention de l’opinion publique des conditions dans lesquelles ont été prises les décisions de réaliser ce barrage, de son coût financier et environnemental, du très faible nombre des bénéficiaires réels. Elle vise aussi à cacher les responsabilités de la gendarmerie, des élus locaux et du gouvernement dans la mort de Rémi Fraisse et dans les nombreux cas de blessures infligées aux opposants au barrage.

Nous rappelons aux « agriculteurs » qu’il est vain de continuer à nier devant l’opinion les ravages d’une agriculture industrielle qui nuit autant à l’homme qu’à la nature. Au titre de consommateurs, de contribuables ou tout simplement d’habitants de la Planète nous sommes nombreux à ne plus vouloir  en supporter les coûts et les conséquences. Malgré une propagande incessante, de mieux en mieux informée, une part grandissante de la population refuse désormais d’être quotidiennement empoisonnée. Démocratiquement cela ne peut que conduire à des changements profonds auxquels le « monde agricole » devra bien se plier, en dépit de tous les conservatismes.

Mais le « monde agricole » tolère t-il encore le débat démocratique ? Est-il engagé pour le bien commun ou n’est-il que l’instrument clientéliste d’intérêts privés et particuliers, au service des lobbies et des multinationales ?

Nous demandons donc ici publiquement à la Fnsea du Gard de condamner clairement et fermement des méthodes qu’on ne peut que qualifier de brutales, voire fascistes et de venir répondre sans dérobades à de légitimes interrogations que nous ne sommes pas seuls à partager.

Les Indignés de Nîmes

 Voir l’appel sur Démospère : http://gard.demosphere.eu/rv/2107

LETTRE OUVERTE à Mr le Maire de LE GRAU DU ROI

Quand on fait le contraire de ce qu’on a dit. Ne pas respecter ses engagements surtout quand l’avenir urbanistique de notre commune est en jeu, quelle déception. A quand la révision du PLU tellement promise et 1 an après toujours pas mise en œuvre ? A quand une commission digne de ce nom de personnes compétentes qui connaissent bien le sujet et notre commune pour en discuter et proposer ? Alors Mr Le Maire, réveillez-vous ! Vous n’allez pas profiter de ne plus payer les avocats comme le faisait votre prédécesseur pour en abuser ? Une Bonne Gestion de Commune c’est en 1: son budget et en 2 : son Urbanisme par son Plan Local

M. JACQUES PELORCE  289, Voie Les Magnolias  30240 LE GRAU DU ROI
Monsieur Robert CRAUSTE  Maire du Grau du roi

Le Grau du Roi le 27 février 2015
Lettre ouverte
Objet : Programme des Orchidées

Monsieur le Maire,
Je tiens par la présente lettre ouverte à vous faire part de ma profonde déception suite aux derniers développements du programme des Orchidées au Boucanet et à vos explications lors de la réunion du Conseil de quartier de jeudi 26 février.
Vous vous étiez opposé à ce programme avant votre élection, expliquer votre changement à propos de ce projet par le seul fait du départ des jeunes de la commune est un motif inacceptable car ce phénomène existait avant votre élection, c’était même le motif mis en avant par l’ancien maire !
Depuis un an vous êtes au pouvoir et vous n’avez rien entrepris pour proposer des solutions à ce problème à l’exception du programme du Kalliste II à Port Camargue mais qui avait été initié par votre prédécesseur et à la reprise du programme des Orchidées sans en modifier une virgule. Lire la suite

Comment reconnaître un antisémite ?

Pas mal d’abonnés ont demandé à Daniel Mermet de mettre cette émission en libre accès, dont acte.

Le 17 février, l’invité de France Inter était Dominique Reynié. Un expert permanent dans tous les médias, professeur à Sciences Po, directeur de la fondation Fondapol, et qui était venu sur France Inter pour nous aider à démasquer les antisémites d’aujourd’hui, à savoir, selon les expertises de cet expert : les électeurs de Marine Le Pen, les « Français musulmans », les électeurs du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon.

Si certains auditeurs ont peut-être avalé leur café de travers, les journalistes de France Inter n’ont pas trouvé grand chose à redire et même Bernard Guetta a gratifié son public d’une définition définitive du sionisme. Malgré la léthargie ambiante, les propos entendus ont suscité quelques émois. Des poursuites en diffamation sont envisagées. Éric COQUEREL, coordinateur général du Parti de Gauche, a obtenu un droit de réponse dans l’émission du lendemain matin. Nous l’avons invité aujourd’hui avec Nonna MAYER, sociologue et politologue, Dominique VIDAL et Michèle SIBONY, vice-présidente de l’UJFP, l’Union Juive Française pour la Paix.

L’émission intégrale se trouve ici : http://la-bas.org/re-ecouter/les-emissions/2014-15/comment-reconnaitre-un-antisemite