François Maspero nous a quitté

Pourquoi se battre pour un monde meilleur si ce monde-là ne doit pas être plus beau, c’est-à-dire plus juste, plus fraternel mais aussi esthétiquement plus harmonieux ?

François Maspero est mort samedi chez lui, à Paris. Né le 19 janvier 1932, il avait 83 ans.

« Libraire, puis éditeur, enfin écrivain et traducteur, François Maspero, grande figure de la gauche intellectuelle de la seconde moitié du XXe siècle, a été toute sa vie un passeur de livres et de mots, menant tous les combats nécessaires, de la lutte contre la guerre d’Algérie à la recherche d’alternatives au capitalisme, en passant par le tiers-mondisme, l’anti-stalinisme ou le féminisme. »

C’est ainsi que commence l’hommage de Politis sous le titre « François Maspero : l’homme du partage ». Un hommage à un de plus qui s’en va, un de ceux dont la disparition ne laisse à mesurer que le vide qu’elle met en avant. Sémaphores ne peut qu’inviter ceux qui ne connaîtraient pas François Maspero à lire l’article de Politis (lien ci-après). On y découvre aussi que lors de l’exposition lui était consacrée en 2009 « François Maspero et les paysages humains », les intitulés des différents panneaux étaient éloquents : « Algérie », « Cuba si », « La solidarité des peuples colonisés (1955-1967) », « La longue marche des Noirs américains vers l’égalité », « Vietnam », « Palestine », « Les années 68 », et même « Amiante, 1977. Le collectif de Jussieu »…

Oui, c’était un homme de tous les combats et de tous les partages, sa part à l’élévation de la conscience politique aura été énorme.

L’article de Politis  lire ici  : http://www.politis.fr/Francois-Maspero-l-homme-du,8174.html

Bonus sémaphoriens :

François Maspero interviewé par Chris Marker. En 1970

En septembre dernier (2014) François Maspero était l’invité de Mediapart

 

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