La course zéro pesticide

headerGreenPeace_zero pesticideAu sein du secteur de la grande distribution, la concurrence fait rage. Sur les prix bas, sur l’origine locale des produits, sur la proximité avec les Français…

Mais qu’en est-il de la mise en œuvre des pratiques agroécologiques et du recours aux pesticides ? Les grandes enseignes ne souhaitent pas se faire concurrence sur ce terrain ? Nous allons le faire pour elles. Nous lançons la Course Zéro Pesticide !

SUIVRE LA COURSE

En lice, les six principales enseignes de la grande distribution française : Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc et les Magasins U. À elles seules, elles représentent 85% des parts de marché du secteur alimentaire. Elles ont donc une influence très importante sur les fournisseurs.

Les pommes et les pommes de terre sont le fruit et le légume les plus consommés en France, les plus produits… et parmi les plus traités !

Nous demandons aux distributeurs de supprimer les pesticides les plus dangereux de la production des pommes et des pommes de terre, tout en accompagnant les agriculteurs dans cette démarche et en faisant preuve de transparence.

Laquelle de ces enseignes sera la première à éliminer les pesticides de notre alimentation ?

À suivre…
L’Équipe Agriculture de Greenpeace

http://greenpeace.fr/course-zeropesticide/

Hollande pollue la COP21

Hollande pollue la COP21 et le climat des négociations

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28 mai 2015 | Par Maxime Combes

En proposant à des champions de la pollution de financer la conférence de l’ONU sur le changement climatique, le gouvernement offre sur un plateau, et à très bon prix, la possibilité à ces multinationales climaticides d’opérer de véritables opérations de greenwashing : aucune entreprise ne débloque des financements sans obtenir un retour sur investissement, notamment en termes d’image. Contre quelques euros, et avec l’onction de François Hollande et du gouvernement, voilà quelques champions de la pollution en mesure de faire croire qu’ils agissent pour le climat alors que tout montre le contraire. Pourtant, cela ne viendrait à l’idée de personne de sensé de faire financer une conférence internationale sur le tabagisme à des cigarettiers, pas plus que de confier le respect du code de la route à des chauffard.

Pas besoin de fonds privés !

Le gouvernement justifie ce choix en affirmant qu’il fallait « réduire le plus possible l’addition pour le contribuable ». Les données montrent le contraire : l’organisation de la COP21 doit coûter 170 millions d’euros. Le gouvernement veut que 20 % de ce budget, soit 34 millions d’euros proviennent d’entreprises privées. A titre de comparaison, le budget du prochain Euro2016 de football en France est de 1,7 milliard d’euros, dont environ 700 millions d’euros – 40 % du budget – proviennent de fonds publics. Pour l’Euro2016, le contribuable paiera donc 4 fois le budget de la COP21, et près de 20 fois le montant que le gouvernement voudrait récupérer pour la COP21 via les champions de la pollution.

Article intégral à lire ici (accès gratuit) : http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/280515/hollande-pollue-la-cop21-et-le-climat-des-negociations

3031Mai

Le cercle des poètes retrouvé_n°31

PlumeCe dernier numéro de notre cercle des poètes est à rapprocher du précédent n°29 qui était consacré à Serge Utgé-Royo.

Ce poème présenté aujourd’hui (Le drapeau, de Jean Zay) a été écrit en 1924 par un étudiant de 19 ans et n’était pas destiné à la publication. « S’il parut huit ans plus tard dans un journal conservateur du Loiret, c’était dans l’évidente intention de nuire à son auteur devenu candidat à la députation. Celui-ci finit d’ailleurs par le renier, en parlant comme d’un « pastiche » -preuve s’il en est qu’aujourd’hui comme hier, certaines évidences ne sont pas bonnes à dire », peut-on lire sur le site auquel nous renvoyons en fin de page.

jpg_Jean_Zay_et_ses_filles_m-400x224Un dernier détail avant de laisser s’exprimer le poète qu’était ce jeune révolté de 19 ans : rappelons qu’en 2003, un amendement à la « loi pour la sécurité intérieure » présentée par Nicolas Sarkozy a créé le délit « d’outrage au drapeau ou à l’hymne national ». Avons-nous inventé une sorte de blasphème républicain ? La révolte contre l’esprit de la guerre est-elle encore soluble dans la poésie ? Oui, la poésie est bien une arme ! Chargée de futur, ajoutent certains avec raison.

On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans, disait Rimbaud, sans doute un jour où il n’avait pas de miroir. Pas plus que Jean Zay ne devait avoir besoin de se regarder dans la glace pour voir son vrai visage. Les cris viennent toujours de l’intérieur. Ce qui n’est pas sérieux, à dix-sept comme à dix-neuf ans, c’est de ne pas être révolté quand ceux qui se targuent le plus de patriotisme, tous pays confondus, sont ceux qui soutiennent ou apportent des guerres. S’il est des mots qui se sont chargés de sens, patrie est bien de ceux-là. Quant à savoir s’il est chargé de futur… on peut laisser chacun répondre. Mais on peut aussi crier quand on se sent trahi, quand tout ce qu’on voulait défendre n’avait ni drapeau ni patrie, quand tout ce qu’on voulait partager était un peu plus de fraternité, d’égalité, de liberté. Puisse ce drapeau claquer encore au vent des esprits libres.

Le drapeau

Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là.
Quinze cent mille dans mon pays,
Quinze millions dans tous les pays.
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille hommes morts pour cette saloperie tricolore…
Quinze cent mille dont chacun avait une mère, une maîtresse,
Des enfants, une maison, une vie un espoir, un cœur…
Qu’est ce que c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ?
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille morts pour cette saloperie.
Quinze cent mille éventrés, déchiquetés,
Anéantis dans le fumier d’un champ de bataille,
Quinze cent mille qui n’entendront plus JAMAIS,
Que leurs amours ne reverront plus JAMAIS.
Quinze cent mille pourris dans quelques cimetières
Sans planches et sans prières…
Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux
De vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ?
Ils ne sont plus que des pourritures…
Pour cette immonde petite guenille !
Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement,
Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes
Pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicle sous tes plis
Je te hais au nom des squelettes…
Ils étaient Quinze cent mille
Je te hais pour tous ceux qui te saluent,
Je te hais à cause des peigne-culs, des couillons, des putains,
Qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre,
Je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial,
Le défi aux hommes que nous ne savons pas être.
Je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le sang bleu que tu voles au ciel,
Le blanc livide de tes remords.
Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grand coup
Les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts.
Et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires,
Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs.

Jean Zay, 1924.
Plus d’informations sur le site http://dormirajamais.org/drapeau/

 

Quand Filoche s’effiloche

Dans un billet précédent à propos des motions PS (Solferino delenda est), nous nous demandions « Mais que dit Filoche ?». Lui habituellement si prompt à réagir comme tout frondeur qui se respecte, voilà qu’il a pris son temps et se fend d’un long billet oiseux et vaseux sur son blog Mediapart du 25 mai. Ce ne peut plus être que par honnêteté intellectuelle qui nous mettons ci-après le lien pour aller lire cette non-reconnaissance d’une débandade pourtant annoncée.

http://blogs.mediapart.fr/blog/gerardfiloche/250515/25-000-socialistes-de-gauche-nous-prendrons-nos-decisions-ensemble#comment-6470071

Pour le reste, nous pensons à Sémaphores comme la très grande majorité des internautes qui ont posté des commentaires sur votre blog, M. Filoche. Ce congrès était votre dernière chance et vous l’avez ratée.
De quelle gauche vous revendiquez-vous M. Filoche ? « Où est passé l’héritage du CNR que votre parti détricote avec parfois plus d’efficacité que la droite elle-même ? Parti qui privatise à tout rompre, qui vote l’espionnage des citoyens, qui passe à coups de 49.3, qui place un Valls et un Macron aux commandes après avoir clamé par la voix de celui qui est à l’Élysée qu’il n’avait qu’un ennemi qui se voit aujourd’hui confier les clés de nos finances, qui entourloupe sur les retraites, qui se rend complice après le traité européen de l’ignominie du TAFTA, TIPP et la liste est longue.»

La « vraie » gauche, M. Filoche, vous savez parfaitement où elle se trouve. Et il se trouve qu’elle vous accueillerait à bras ouverts pour peu que vous vous décidiez à ouvrir les yeux. Cette gauche se nomme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, Die Linke en Allemagne et, ne vous en déplaise, Front de Gauche en France. Rien ne vous empêche d’y rallier votre propre formation. Mais penser rallier des mouvements citoyens tout en restant au sein d’un parti qui les méprise… ne nous prenez pas pour des truffes. Désormais, ce sera aussi sans nous, M. Filoche.

Humour… ou pas_les derniers glanes

Ménard a-t-il bien réfléchi ?
beziarerieParait qu’Internet a libéré la parole…

commentairesLe clan de Montretout… cache le reste

le_penPendant ce temps… des questions se posent à propos du suicide assisté

dignitéNo comment… Tout est écrit

palais de.Écologie : soyez responsables, pensez à laisser la galaxie aussi propre que vous l’avez trouvée en naissant

save the galaxysans autre commentaire, cet échange d’économie solidaire :

vends guitareEt finir sur une petite réflexion à l’usage de ceux qui attendent pour bouger

limites

Génération Y

UsulUsul, ce youtuber désormais bien connu, se questionne en vidéo sur cette génération d’un entre deux mondes. Que peut-on attendre de cette génération plus « transition » que « sacrifiée » ?

Des jeunes politisés qui refusent l’autorité sans pour autant articuler leur lutte de manière partisane. Ces jeunes qui comprennent que l’Utopie est l’irréalisé, pas l’irréalisable. Ces anonymes dont beaucoup portent avec eux le vent du changement : économie collaborative, entrepreneuriat éthique, intelligence transversale, open-source, luttes locales, conscience globale, utilisation stratégique des réseaux,…

Source : https://mrmondialisation.org/et-si-la-generation-y-des-18-35-ans-changeait-le-monde/

Les Jeunes (la génération Y) par zulmastr

Bats-toi comme une fille

Par Manal Drissi, mai 2015, depuis le Canada
Mon fils,

Tu aurais pu naître avec un vagin. Je t’entends déjà dire ar-keuuuh mamaaann, mais si je t’écris tout ça aujourd’hui, c’est que j’ai peur que Harper ne mette quelque chose dans l’eau des villes pour nous faire boire son Kool-Aid. D’un coup que je me mette à voter conservateur avant que tu n’aies l’âge pour que je te dise des affaires de grands.

Je veux que tu saches que tu es né sous le lys, mais que tu aurais pu naître sous les bombes. J’ai peur que de t’avoir mis au monde avec un pénis et des droits ne te rende indifférent à l’injustice. Ouvre-toi aux autres, quitte à réaliser comme Sartre qu’ils sont l’enfer.

On t’apprendra fièrement que chez nous, la femme est égale* à l’homme. Gare à l’astérisque, mon garçon ; c’est le même qui vient après le mot « garanti » sur un produit. Il présage plus de clauses d’exclusion qu’une police d’assurance.

L’inégalité des sexes, c’est comme un nid de poule. S’il est là depuis assez longtemps, on l’oublie. Jusqu’au jour où on scrape notre char dedans. Et qu’à la place de patcher le trou, on se dit qu’au moins on n’est pas en Arabie Saoudite, où les femmes n’ont même pas le droit de conduire. On se dit qu’un petit écart de salaire de rien pour un travail égal, des lois qui légifèrent nos corps et autres contraintes insignifiantes, c’est peu cher payé la liberté québécoise.

Je veux que tu saches que je suis née dans un pays musulman. Les femmes peuvent y conduire les cheveux au vent, aller à l’université, faire carrière, divorcer, voter et se pavaner sur les plages en bikini (tu remarqueras qu’on en parle moins, de ceux-là. Ils ont peut-être moins de pétrole ?). Mais qu’aux yeux de leurs semblables comme de la loi, les femmes ont moins de valeur que les hommes et qu’il s’en ressent. Et surtout, que ces femmes-là aussi, elles se disent qu’au moins, elles ne sont pas ailleurs-où-c’est-pire.

L’inégalité est d’autant plus sournoise quand elle ne lapide personne. Le Québec est tellement fier d’avoir une longueur d’avance sur le tiers monde qu’à la place de persévérer, il prend des selfies dans les toilettes depuis la fin de la Révolution tranquille. Mais tu es l’héritier de ses acquis et sache que l’inégalité n’est pas quelque chose qu’on tough parce que c’est pire ailleurs. Ne consent pas par ton silence pendant que les nids de poule deviennent des piscines olympiques.

Crédit : Marie-Pier Valiquette Photographe

Crédit : Marie-Pier Valiquette Photographe

Lève-toi si une de tes camarades de classe se fait montrer la porte parce qu’elle a les épaules nues ou des shorts trop courtes. Ce qu’on lui dit, c’est que son corps est un obstacle à ton éducation, et que ça lui en coutera la sienne. Ce qu’on te dit à toi, c’est que c’est à elle d’apprendre à se cacher et pas à toi d’apprendre la civilité. Ce qu’on dit sans jamais le dire, c’est que c’est de sa faute.

On te dira qu’il n’est jamais, au grand jamais acceptable d’abuser d’une fille. Mais que sacrament, ça serait peut-être pas arrivé si elle avait été moins paquetée ou plus habillée.

Exiger d’une femme qu’elle se couvre ou qu’elle se dévoile, ici ou ailleurs, c’est du pareil au même ; on lui arrache le choix parce qu’elle est née avec des ovaires. Souviens-toi que l’équité se construit par le tissu social, pas vestimentaire. Que l’éducation est la meilleure des armes contre l’inégalité.

On te dira qu’un gars, c’est un gars. Qu’une fille, c’est différent. Méfie-toi des discours simplistes ; ils peuvent tout justifier : du fractionnement des jouets à l’excision, en passant par le renvoi d’une fillette d’une pataugeoire de Montréal à cause de son torse nu.

Mon fils, tu es né du bon côté de l’égalité et tu devrais t’en insurger. Bats-toi comme une fille parce que tu aurais pu naître l’une d’elles. Et ne dis jamais « comme une fille » de façon péjorative. Je t’ai mis au monde « comme une fille » et je peux te jurer que c’est fait solide en ta’, une fille.

 

1 million de signatures à la poubelle

1 million de signatures contre TAFTA à la poubelle

Non, ce n’est pas Le Gorafi. La Commission Européenne a invalidé l’initiative citoyenne de « Stop TTIP » contre TAFTA qui vient de dépasser le million de signatures. Plus de 320 organisations de la société civile européenne se sont regroupées afin de s’opposer avec fermeté aux traités entre l’UE et les États-Unis (TAFTA / TTIP) mais aussi entre l’UE et le Canada (CETA). Ces millions de voix ne seront malheureusement pas entendues…

CorpocracySlider-e14179226659172 mois, 1 million d’engagements

C’est du jamais vu. Il n’aura fallu que 60 jours pour rassembler le million de signatures nécessaire pour qu’une initiative citoyenne européenne soit prise en compte par la Commission Européenne.
En effet, selon les règles européennes, une « ICE » (initiative citoyenne européenne) doit recueillir un million de soutiens pour orienter la politique de la Commission sur un sujet déterminé. En théorie, une audition publique devrait être organisée au Parlement Européen. C’était sans compter sur la décision de la Commission aux relents antidémocratiques.

Refus catégorique de la Commission

Les négociations commerciales sont devenues une priorité pour l’exécutif européen qui vient d’opposer une fin de non-recevoir envers la pétition. Pour le million de personnes impliquées, le statut d’initiative citoyenne européenne s’est vu refusé d’une manière unilatérale. Le pouvoir estime que ces initiatives citoyennes sont prévues pour instaurer de nouvelles lois, pas pour contester un texte en cours de législation. En d’autres termes, la contestation n’est pas autorisée. L’association Stop TTIP a immédiatement saisi la Cour de justice européenne.

Article intégral ici : https://mrmondialisation.org/1-million-de-signatures-contre-tafta-a-la-poubelle/

petit rappel…

Taftassiette

Solferino delenda est

Nous venons d’apprendre une triste nouvelle : la rose du PS va être remplacée par le muguet…, la seule tige capable de supporter autant de cloches. Un autre internaute a fait remarquer que la rose pourrait aussi bien être remplacée par le radis : moitié rose, moitié blanc, et la plupart du temps creux à l’intérieur !

Bon… après tout, ferons ce qu’ils voudront, à Solférino. Mais dans la maison France, les habitants feraient bien de considérer qu’ils ne sont plus que 45 000 Solfériniens dans un pays de 66 millions d’habitants. La légitimité pour conserver l’appellation « socialiste » ne va plus vraiment de soi. Quant à celle pour conserver le pouvoir… C’est bien sûr à chacun d’en juger. Mais franchement, jusqu’à quand va durer cette triste comédie des frondeurs ? Qu’en dit Filoche, aujourd’hui ? Et Hamon ? Et Filipetti ? Et Christian Paul ? Et tous nos petits barons et marquis régionaux ou locaux ? On attend le corbillard ?
En attendant de notables réaction, le choix du jour est pour un blogueur qu’on ne présente plus :
22 mai 2015 | Par Vingtras
Le 24 juin 1859, les soldats franco-sardes battaient l’armée autrichienne en Lombardie, dans la province de Mantoue à proximité du village de Solférino, implanté au sud du lac de Garde. Le nom de cette victoire française (une effroyable boucherie qui a fait un peu plus de 40 000 morts) a été attribué à une rue de Paris où se trouve le siège du Parti socialiste.
Napoléon III s’était lancé dans cette aventure par gloriole et par intérêt. En effet, promettant au roi d’Italie Victor-Emmanuel II son aide militaire pour chasser l’occupant autrichien, il espérait en retour faire acquisition de la Savoie et de Nice.

Il n’y a certes aucun parallèle historique à imaginer entre « Badinguet » et « Pépère », mais lorsqu’on sait que l’affrontement meurtrier de Solférino a déterminé la création de la Croix rouge, on pourrait sans doute estimer qu’un parti de gouvernement dont seulement 45 000 militants ont voté en sa faveur, est bien mal en point et nécessiterait une admission aux urgences.

Car en fait, il s’agit bien de cela, n’en déplaise à l’autosatisfaction de Cambadélis…
La majorité absolue obtenue par la motion A est un arbre qui cache la forêt : elle n’est que l’expression d’un petit noyau de Français, probablement désabusés mais qui souhaitent que le quinquennat ne se termine pas trop mal, au bénéfice du doute.
Ils font partie des cadres et des professions libérales que le discours social-libéral de l’équipe Hollande/Valls a enfumés avec ce phénomène bien connu de la persistance rétinienne de ce concept de « gauche » qui n’a plus en réalité aujourd’hui, de signification politique.
Solférino 2015 est une victoire à la Pyrrhus.

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Faux tract et faux culs

Marine Le Pen a été relaxée mardi par la cour d’appel de Douai (Nord) dans l’affaire du « faux tract » de la législative de 2012 qui l’a opposé à Jean-Luc Mélenchon dans le Pas-de-Calais.
Pour la cour d’appel de Douai (Nord), aucun élément ne permet de démontrer que la présidente du Front national est à l’origine de la création ou de la distribution de faux tracts visant Jean-Luc Mélenchon, lors de la campagne des législatives de 2012 les opposant dans le Pas-de-Calais. Mardi 19 mai, Marine Le Pen a en effet été relaxée dans l’affaire du « faux tract ».

Le tract diffusé par le Front national en mai 2012.

Le tract diffusé par le Front national en mai 2012.

Dans de telles conditions, dorénavant, chacun peut éditer de faux tracts sous le sigle de l’UMP du PS et du FN sans craindre d’ennui en utilisant le cas échéant pour sa défense la jurisprudence Le Pen Hénin-Beaumont.

A lire Raquel Garrido, son avocate : « Il faut savoir que dans cette affaire Jean-Luc Mélenchon a dû – seul – établir la preuve de la culpabilité de Marine Le Pen et des autres cadres du FN. En effet, il existe une grande zone d’ombre sur ce qui a été diligenté ou non par les services de police. Pire encore, lorsque le Procureur de la République a pris ses réquisitions à l’audience de première instance, il a affirmé avoir contacté le Ministère de l’Intérieur afin de récupérer le dossier d’enquête, et que celui-ci lui a répondu avoir PERDU le dossier ! »

« Au final, Marine Le Pen est relaxée. Visiblement personne n’avait envie que justice soit faite parce que cela revenait à aider Jean-Luc Mélenchon. Visiblement le système préfère Marine Le Pen et ses méthodes politiques pourries à Jean-Luc Mélenchon. »


Faux-tracts à Hénin-Beaumont – Les aveux de… par lepartidegauche

Pour Politis : La principale jurisprudence instituée par le jugement de la cour d’appel de Douai consiste à ne pas reconnaître pour preuve des aveux télévisés. Dès lors, quel crédit accorder aux propos que pourraient y tenir la présidente du Front national ? Il faudrait suggérer d’urgence aux chaînes de télé d’avertir les téléspectateurs, au moyen d’un bandeau défilant à chacun des passages de Marine Le Pen, que ses propos ne l’engagent pas et ne prouvent rien, bref qu’elle est au sens propre irresponsable.

Exemple de tract à venir …

tract_marine_le_pen_m

Dossier Kerviel_ le suivi

mise à jour 25 mai 2015

« Affaire Kerviel ». Un scandale d’État

Dominique Sicot Vendredi, 22 Mai, 2015 Humanité Dimanche

kerviel-societe-generale-plainteQui peut encore croire que Jérôme Kerviel est un trader fou qui a engagé 50 milliards d’euros sur les marchés – soit l’équivalent des fonds propres de la Société générale – à l’insu de ses supérieurs hiérarchiques ? Le témoignage de la commandante de police de la brigade financière chargée de l’affaire, en 2008 puis en 2012, révélé par Mediapart, dynamite le récit servi par la banque et complaisamment gobé tant par la justice que par les gouvernements qui se sont succédé depuis sept ans.

Cette commission avait constaté par exemple qu’en 2007 les « appels de marge » (sorte de dépôts de garantie) payés par la banque en contrepartie des paris pris par Jérôme Kerviel avaient engendré 25 milliards d’euros de flux de trésorerie – des sommes colossales qui ne pouvaient passer inaperçues. Ou encore qu’entre 2005 et 2007, l’activité de Jérôme Kerviel avait suscité 74 alertes internes, sans compter celles de partenaires extérieurs. À l’évidence, beaucoup « savaient » mais se taisaient, car jusqu’à la fin 2007 Jérôme Kerviel a fait gagner beaucoup d’argent à son employeur.

À lire sur l’Huma : http://www.humanite.fr/affaire-kerviel-un-scandale-detat-574812

mise à jour 20 mai 2015

D’abord quelques mots du principal intéressé…


Interview exclusive de Jérôme Kerviel: « Ce… par LEXPRESS

Ensuite cet entretien d’Eva Joly sur Mediapart, où l’on est bien obligé de noter ces mots qui font froid dans le dos :

« La justice est totalement démunie face aux banques. (…) Et ce n’est qu’un début. Avec le secret des affaires, il ne sera peut-être même plus possible de parler des banques du tout. »

L’ancienne juge d’instruction et ancienne candidate EELV à la présidentielle, Eva Joly, qui a dénoncé depuis longtemps les dysfonctionnements intervenus dans l’affaire Kerviel, revient sur les révélations de Mediapart. Tout comme l’avocat de l’ancien trader, elle demande elle aussi une révision du procès. Selon Eva Joly, la justice devrait prendre elle-même l’initiative de cette demande, afin de restaurer son honneur.

Le témoignage de la principale enquêtrice de l’affaire Kerviel est sans précédent dans l’histoire judiciaire. Que pensez-vous de ces révélations ?

Eva Joly. Entendre un enquêteur n’est pas exceptionnel. Il arrive même que ceux-ci soient appelés à témoigner à l’audience. Mais ce témoignage, il est vrai, est hors norme. Il faut le prendre très au sérieux. Nathalie Le Roy est une personne très professionnelle, très respectée. Elle ne comptait pas son temps quand je l’ai connue à la brigade financière. Elle incarne l’intégrité, l’honnêteté, le sens du service public. Il faut faire en sorte que cette parole soit entendue.
Il n’y a pas eu de procès équitable dans cette affaire. Ce n’est pas la faute des juges. Mais l’instruction a été orientée. Les enquêteurs ne peuvent pas tout connaître dans tous les domaines. Consciente qu’elle n’avait pas les moyens et les effectifs nécessaires, Nathalie Le Roy a choisi de faire confiance à une partie civile [la Société générale – ndlr] qui lui semblait coopérante. Ce n’est que plus tard, quand elle s’est rendu compte qu’elle n’obtenait pas les éléments qu’elle demandait, qu’elle a commencé à avoir des doutes.
L’enjeu était énorme pour la Société générale : il y avait 1,7 milliard d’euros d’avoir fiscal. Mais celui-ci n’existe plus, car il est probablement prescrit. Auparavant, il était possible de revenir pendant dix ans sur un crédit fiscal, si des faits délictueux étaient découverts. Mais cette procédure a été modifiée du temps de Nicolas Sarkozy. Maintenant, il y a prescription au bout de quatre ans, quelles que soient les circonstances. Lire la suite

Le cercle des poètes retrouvé_ n°30

Les gens de la moyenne

colette magny

 

Le nom de Colette Magny ne dira peut-être pas grand chose à qui n’a pas connu Mai 68 et les années 70. Ceux ou celles-là pourront toujours combler leur lacune et découvrir sa voix si particulière en surfant sur la toile, ses chansons, comme ses cris, y sont nombreux. Mais plutôt qu’une fiche Wikipédia, voici l’hommage que lui rendit Jean Ferrat lorsqu’elle nous quitta.

« J’aim’rais être du pays où ce n’est pas le drapeau que l’on aime porter haut… J’aim’rais être du pays où c’est la pensée que l’on préfère comme drapeau… »
Si Colette Magny n’avait pas fait don de sa voix aux opprimés elle aurait fait une éblouissante carrière comme chanteuse de blues et du reste. Mais voilà, la Colette, elle ne transigeait pas et sur les barricades de la chanson elle jetait ses pavés.
Ce n’était plus une chanteuse engagée mais une chanteuse citoyenne. Comme un hippopotame en colère elle fonçait sur les préjugés. Elle était plus gauchiste qu’anarchiste et elle a eu ce mot merveilleux : « Que faire ? Comme disait Lénine avant de déraper sur le verglas. » (Colette Magny). Car Colette Magny c’était aussi un rire énorme, donc disproportionné.
Énorme elle devenait l’image de la déesse Terre qui parlait de ses entrailles par sa voix, elle se nommait elle-même le pachyderme et disait qu’elle en avait ras la trompe de toutes ces saloperies. Sa voix était bouleversante, une des voix du siècle. Elle s’en foutait. Elle n’était pas contestataire, elle était révoltée.
« Je rêve d’une grève générale mondiale qui empêcherait de sévir les quelques monstrueux crétins ».
Elle devra se taire. Intègre jusqu’au fanatisme elle mettra sa vie en harmonie avec son chant.
« Si on ne me laisse pas chanter ce que je veux, je préfère me taire».
Elle se tut et ses colères mémorables restaient à mijoter en elle.
Elle était tout entière dans sa soif de justice, de solidarité, de fraternité. Sa vie est peu connue. Née à Paris, elle travaille pendant 17 ans en tant que secrétaire dans un organisme international, l’Unesco, puis elle décide de se consacrer à la chanson. Elle se produit dans les cabarets en 1962, et en 1963 elle fait l’Olympia avec Claude François et Sylvie Vartan.
Mais ce n’était ni sa route ni sa vérité, et elle s’engage corps et voix pour la révolution, le tiers-mondisme, les mouvements ouvriers. Puissante était sa voix, puissante ses convictions, et il ne fallait pas oser la contredire, on prenait un coup de trompe.
Colette s’est barrée un 12 juin 1997. A nous de nous souvenir de cette folle énergie, de cette aventure vibrante qui a fait d’une secrétaire sans aucune formation musicale, la chanteuse la plus lyrique, la plus musicale de son temps. Tous les grands musiciens ont voulu l’accompagner. Et pourtant qui se souvient encore qu’elle était interdite de diffusion à la radio, et de sa fin misérable dans un hospice.
Elle aura inventé le blues blanc, sorte de Bessie Smith enragée. Elle était une montagne en marche.
« Colette Magny, c’était une grande. Elle aurait pu avoir une renommée plus importante, elle avait une grande aura, mais elle avait de grandes exigences, dans ses textes comme dans les musiques. Ce n’était pas de la chansonnette. Elle a choisi une voie originale, à elle, un peu en dehors de la chanson française. »
Jean Ferrat

Colette Magny – Les gens de la moyenne

Refrain
Comment ça va les gens de la moyenne ?
Vous savez sans vous, on n’ peut rien du tout
Comment ça va les gens de la moyenne ?
Savez-vous que sans vous, on n’ peut rien du tout.

Les études ne sont guère nécessaires
Pour les hommes qu’on dit ordinaires.
4 % de fils d’ouvrier à l’université
mais pour voter même par une croix
A signer on vous incitera
Et si jamais trop nombreux vous refusez d’y aller
Un jour si vous n’y prenez garde
On vous y conduira par aiguillon électrique
Un bétail pour aller plus vite comme en Amérique
Mais c’était à Selma Alabama
C’n’est pas notre chair, c’n’est pas notre sang
On s’en fout !

Refrain

Les étudiants ont manifesté
Par la police, ont subi des sévices
Mais c’était à Lisbonne, au Portugal
Mais cette fois, c’était leur chair, c’était leur sang.
Les bourgeois de la ville ont renié publiquement
40 années de gouvernement.

Comment ça va les gens de la moyenne ?
Vous savez sans vous, on n’ peut rien du tout
Comment ça va les gens de la moyenne ?
Savez-vous que sans nous, personne n’ peut rien du tout.

La mamie et le sac en plastique

Lue sur la Toile, cette histoire que nous aurions pu titrer « Confit de génération », rapport à ces petites haines recuites qu’on entend malheureusement de plus en plus ( le dernier clash était la chanson de JJ Goldman pour les Enfoirés), qui voudraient que les séniors en général soient responsables de l’état du monde qu’ils laisseraient à leurs enfants. Mais dès lors qu’on veut s’arroger le droit de juger et comparer, il faut tout mettre dans la balance. C’est ainsi que…

A la caisse d’un super marché une vieille femme choisit un sac en plastique pour ranger ses achats. La caissière lui reproche alors de ne pas se mettre à « l’écologie » et lui dit :
« Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources ! »
La vieille femme s’excusant auprès de la caissière expliqua :
« Je suis désolée, nous n’avions pas de mouvement écologique dans mon temps. »
Alors qu’elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta :
« Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à notre dépens.
C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l’environnement dans votre temps ! »
La vieille dame en se retournant admit qu’à l’époque on retournait les bouteilles de lait, les bouteilles de limonade et de bière au magasin, qui les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau ; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises.
À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées,
mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

De mon temps, on montait l’escalier à pied : on n’avait pas d’escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait jusqu’à l’épicerie du coin aussi. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues.
Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.

À l’époque, on lavait les couches de bébé avec du savon ; on ne connaissait pas les couches jetables ni les lingettes.
On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge ; pas dans un machine avalant 3000 watts à l’heure.
On utilisait l’énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements.
À l’époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d’un frère ou d’une sœur à l’autre.
C’est vrai ! On ne connaissait pas le mouvement écologique

À l’époque, on n’avait qu’une TV ou une radio dans la maison ; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d’une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l’État du Texas.

Dans la cuisine, on s’activait pour fouetter les préparations culinaires et pour préparer les repas ; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu’EDF en produit.

Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boites ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.
À l’époque, on utilisait l’huile de coude pour tondre le gazon ; on n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou auto portées.
À l’époque, on travaillait physiquement ; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité.
Mais, vous avez raison : on ne connaissait pas le mouvement écologique.

À l’époque, on buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif ; on n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter à chaque fois qu’on voulait prendre de l’eau.
On remplissait les stylos plumes dans une bouteille d’encre au lieu d’acheter un nouveau stylo ; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir après chaque rasage.
Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.

À l’époque, les gens prenaient le bus, le métro et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l’école au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures sur 24.
À l’époque, les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les crayons de couleurs, gommes, taille crayon et autres accessoires duraient tant qu’ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers à jeter fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée.
Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.

On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.
ALORS NE VIENS PAS ME FAIRE CHIER AVEC TON SAC PLASTIQUE ET TON MOUVEMENT ÉCOLOGIQUE !

La vieille dame avait raison : à son époque, on ne connaissait pas le mouvement écologique, mais on vivait chaque jour de la vie dans le respect de l’environnement.

Les lecteurs informent…

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Natura Vaunage à Caveirac les 30 et 31 mai

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PROGRAMME DES CONFERENCES

SAMEDI 30 MAI

10 h 30 Assemblée climat 21 pour la justice climatique par le Forum Social Gardois

Préparation de propositions citoyennes en vue de la COP 21 de décembre 2015. Cette conférence sera une des dernières chances, pour les dirigeants
de prendre des mesures concrètes pour contenir l’augmentation de la température de la Terre à +2°C d’ici 2050.
Plusieurs organisations ont décidé de présenter des contre-propositions issues de réflexions citoyennes et d’exemples concrets pour aboutir à des engagements forts.

15 h 00 Association R(d) Evolution

Uto et ses ami(e)s de la Ressourcerie du Vigan présentant leur projet participatif d’implantation d’un lieu de développement artistique, d’artisanat et de recyclerie dans une ancienne usine.

16 h 30 Rencontre-échange avec les élus de Saillans (26)

Cette municipalité, élue en 2013 est issue d’une liste citoyenne. Elle gère la commune avec la participation aux prises de décision des habitants et d’un conseil des Sages. Les élus nous feront part de leur expérience et de la dynamique engendrée dans la commune.

DIMANCHE 31 MAI

10h 30 Production d’EnR des Collectivités Locales et Energie citoyenne : ex des Survoltés d’Aubais

Débat animé par Jacques Pallas, maire de St Georges sur Arnon (Indre)
sur l’intérêt, pour une CL, de s’engager dans la production d’électricité à partir d’EnR, et avec Christian Mercier
des Survoltés d’Aubais sur l’opportunité d’inclure les citoyens dans cette démarche.

13 h 30 Défi famille à énergie positive

Eric Barlet du CAUE du Gard présentera ce concours qui apprend à maîtriser et réduire sa consommation électrique dans une famille.

15 h 30 La Transition des consciences

Eric Barnouin développera les conditions d’une démarche individuelle pour une autre approche de notre environnement.

Salle Dayan Forum ouvert sur les Groupements d’Achats en début d’après midi.

ATELIERS

Samedi 30 sur le stand Garrigues et Pierres sèches :
démonstration de construction d’une capitelle.

Dimanche 31 à 10 h :
créer son verger de façon autonome par Christian Sunt

Samedi et dimanche vers 16 h
comment fabriquer son détergent écolo par la Ressourcerie du Vigan

Samedi et dimanche
atelier couture de Violette qui crée, devant vous, des vêtements sur mesure à partir de tissus recyclés ; vous pouvez apporter vos vêtements et tissus à recycler pour une confection à la demande.

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rappel d’une annonce toute sémaphorienne…

 

En vente dans toutes les librairies, mais particulièrement chez Catygor, Rue de la République à Aigues Mortes.

 

Par votre serviteur, Éditions Au Diable Vauvert, 100p, 7 euros que vous n’allez pas regretter.

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Tant que les lapins n’avaient pas d’historiens, l’histoire était racontée par les chasseurs.

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Juste un petit détail avant de parler de l’affaire Kerviel/Société Générale…

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Pour entrer un peu dans les détails de l’affaire et entendre comment on peut être de gauche et prendre malgré tout la défense d’un ex-trader, nous renvoyons sur le dernier billet de Jean-Luc Mélenchon. C’est ici : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/06/20/kerviel-est-innocent/

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Daniel Bouton révélant les pertes de la Société générale, le 24 janvier 2008. © Reuters

A écouter Daniel Bouton, le PDG de la Société générale, le récit était presque parfait.
« C’est une histoire extraordinaire », a-t-il déclaré à la presse, allant même jusqu’à qualifier le coupable de « personnage de fiction« . « Ses motivations sont totalement incompréhensibles. Il ne semble pas avoir bénéficié à titre personnel de ces fraudes« , ajouta le patron de la banque française. Un génie du décodage donc, qui aurait créé une fiction d’entreprise, une banque dans la banque, d’où il passait ses ordres d’achat en les couvrant par des ordres fictifs, au nez et à la barbe de ses supérieurs, mais sans raison, pour la beauté du geste, une forme d’espièglerie numérique…
Billet intégral à lire sur le blog de Christian Salmon, qui analyse « la construction d’un coupable » : http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-salmon/170515/affaire-kerviel-construction-dun-coupable#comment-6437375

Et pour les toujours pas abonnés à Mediapart, cet appel, signé Edwy Plenel, à une nécessaire révision du procès, suite aux révélations et à l’excellent article de Martine Orange.

« Car nous voulons croire que l’argent n’a pas définitivement détrôné l’homme, et que la France n’est pas encore devenue une banque. »

Pour la révision du procès Kerviel

De mémoire de chroniqueur des affaires judiciaires et policières, c’est un événement sans précédent. Voici donc un officier de police judiciaire, toujours en fonction au sein de la police nationale, qui affirme avoir été manipulé, au détriment de la vérité, dans une enquête particulièrement sensible. Il ne s’agit pas d’une confidence volée mais d’une déposition sur procès-verbal, faite dans le cabinet d’un juge d’instruction. Et loin d’être vague et incertain, ce témoignage est ferme et précis, accompagné d’informations vérifiables.

Chargée de l’enquête au tout début de l’affaire, en 2008, la commandante de police Nathalie Le Roy donne aujourd’hui raison à la version de Jérôme Kerviel, dès sa garde à vue, dont il n’a pas varié depuis. En substance, il reconnaît avoir commis les actes qu’on lui reproche mais dans le cadre d’un système pousse-au-crime, celui de sa banque, et d’une culture incitant au risque, celle de la spéculation. Il n’a pas, il n’a pu engager seul, tel un desperado de la finance, cinquante milliards d’euros – soit plus que les fonds propres de la Société générale !

Ce qu’affirme la policière, ce n’est pas seulement qu’un coupable manque à l’appel – la banque elle-même. C’est aussi que son éventuelle culpabilité pourrait innocenter le seul coupable désigné depuis le premier jour à l’opinion et à la justice par la Société générale, Jérôme Kerviel, que le PDG d’alors n’avait pas hésité à qualifier de « terroriste ». La force de ce témoignage est qu’il émane précisément de celle qui, dans un premier temps, accabla le trader et qui, depuis 2012, s’est mise à douter, puis à revisiter et, enfin, à remettre en cause ses propres conclusions initiales. Lire la suite

Pour le devoir de neutralité à l’école (pétition)

Initiée par la revue La Décroissance, c’est une pétition qui tourne et que nous vous invitons à signer, particulièrement à l’heure où se profile une énième refonte du système scolaire.

tetiere-fontenoySous couvert d’écologie, des grandes entreprises (Bolloré, Euro RSCG, Havas, Carrefour, Hase, etc.) financent l’association de Madame Maud Fontenoy, la “Maud Fondenoy Foundation”. Les thèses de Madame Maud Fontenoy trouvent un large écho dans les grands médias : soutien du nucléaire, du gaz de schiste, des OGM ou de la croissance. Ces thèses vont directement à l’encontre de tout ce qui a été depuis toujours défendu par les écologistes. Madame Maud Fontenoy revendique elle-même « un message différent sur l’écologie » (France 2, 3-4-2015). L’un de ses livres, on ne peut plus clairement intitulé Ras-le-bol des écolos, a été qualifié de « manifeste éco-capitaliste » par l’association Action Critique Médias (Acrimed, 3-3-2014). Des personnalités médiatiques de sensibilités diverses telles que Natacha Polony, Aymeric Caron ou encore le journaliste écologiste Hervé Kempf, ont dénoncé publiquement ce qu’ils considèrent comme une imposture (France 2, 12-4-2014, Reporterre, 26-3-2015). En effet, le discours développé par Madame Maud Fontenoy vise à cautionner l’idée selon laquelle l’idéologie productiviste et consumériste et la protection de la nature seraient compatibles. On comprend tout l’intérêt de grandes entreprises à financer une telle vision de l’écologie.

Derrière un discours présenté comme « non idéologique », « non partisan », Madame Maud Fontenoy professe son idéologie libérale. Elle est une proche de l’UMP dont elle a été candidate aux élections régionales en Île-de-France derrière Jean-François Copé. Elle fut ensuite un ardent soutien de la dernière campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui, avec ses « kits pédagogiques », c’est à l’intérieur même de l’éducation nationale que s’immisce insidieusement la “Maud Fondenoy Foundation”. Ces tentatives d’infiltration des établissement scolaires par des grandes entreprises, par l’intermédiaire de fondations, ne sont pas nouvelles. Des associations de protection de l’enfance ou de lutte contre la publicité les dénoncent depuis longtemps. Nous vous rappelons que dès 1936 l’Assemblée nationale a proclamé l’interdiction absolue de toute publicité à l’école. Ce principe protecteur de l’enfance a été sans cesse réaffirmé, témoignant ainsi de l’existence d’un véritable consensus national sur cette question. Nous vous rappelons le devoir de neutralité de l’école. La “Maud Fontenoy Foundation” et ses sponsors n’y font pas exception. Ils n’ont rien à faire dans les établissements scolaires. Nous vous demandons leur exclusion immédiate des écoles, collèges et lycées.

http://debarquonsmaudfontenoy.fr/

La fraude c’est pas bien

C’est dimanche et Sémaphores vous propose un petit jeu : saurez-vous trouver au moins un point commun à chaque nom de la liste ci-après ?

Louis Aliot, Gilbert Azibert, Patrick et Isabelle Balkany, Édouard Balladur, Nicolas Bazire, Boris Boillon, Joël Bourdin, Steeve Briois, Bernard Brochand, Patrick Buisson, Jérôme Cahuzac, Jean-Claude Carle, Éric Césari, Pierre Chassat, Frédéric Chatillon, Jacques Chirac, Arnaud Claude, Jean-François Copé, Stéphane Courbit, Nicolas Crochet, Gerhard Cromme, Lucien Degauchy, Gérard Dériot, Renaud Donnedieu de Vabres, Olivier Duguet, André Dulait, Philippe Dupont, Jean-François Étienne des Rosaies, Hubert Falco, Geneviève Fioraso, Jérôme Gallot, René Garrec, Thierry Gaubert, Jean-Claude Gaudin, Gisèle Gautier, Claude Guéant, Guérini, Laurent Guiniot, Meyer Habib, Thierry Herzog, Brice Hortefeux, Jean-François Jalkh, Jean-Pierre Jouyet, Christine Lagarde, Florence Lagarde, Pascal Lagarde, Gérard Larcher, François Léotard, Jean Lévy, François Lhoste, Fabienne Liadzé, Juan Llopart, Gérard Longuet, Axel Loustau, Roland du Luart, Jean-Charles Marchiani, Hervé Marseille, Alain Minc, Aymeri de Montesquiou, Hervé Morin, Luc de Nanteuil, Charles Pasqua, Philippe Péninque, François Pérol, Florian Philippot, Ladislas Poniatowski, Richard Prasquier, Jean-Pierre Raffarin, Henri de Raincourt, René Ricol, Benoît Rigolot, Simon Robertson, Augustin de Romanet, Wallerand de Saint-Just, Nicolas Sarkozy, Bernard Squarcini, Bruno Sido, Me François Sureau, Michèle Tabarot, Bernard Tapie, Ziad Takieddine, Michel Talgorn, Catherine Vautrin, Éric Woerth…

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Cuba. Le géant et «l’autre»

Sur le blog de Jean Ortiz. 13 Mai, 2015 – L’Humanité.fr

Qu’il est petit sur la photo à côté de ce géant du 20ième siècle, de cet irréductible révolutionnaire, de ce communiste qui a fait de sa petite île une « grande puissance », un pays qui « exporte » des milliers de médecins, d’enseignants, un pays aimé par des millions d’hommes dans le monde pour sa générosité, son internationalisme, son anti-impérialisme, toujours aux côtés des peuples, des plus faibles.

Un pays pauvre qui a aidé de son sang l’Afrique du Sud à en finir avec l’apartheid, le Nicaragua à s’alphabétiser, qui a opéré et opère gratuitement de la cataracte des dizaines de milliers de latino-américains. L’opération « Milagro », « Miracle », pas des opérations militaires néo-colonialistes à forte odeur de pétrole. et de « Françafrique ».
Le petit Poucet cubain a tenu tête, dans les pires conditions, les plus grands sacrifices, au « monstre » 50 ans durant, alors que « l’autre » a les genoux élimés de tant de génuflexions devant les Ricains, devant « l’empire ».

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Mais il est content « Normal ». Il l’a eu sa photo. Il a fait son coup. Vous voyez bien qu’il est de gauche ! En France, il assimile les cocos aux fascistes, il crache son anticommunisme, il oublie les plus de vingt millions de morts de l’Union Soviétique (pour nous libérer du fascisme) Ce faisant il insulte la mémoire de tous les antifascistes…Qu’importe ! Obama et Merkel ont donné la ligne. En toute indépendance, il ne lui reste plus qu’à obtempérer.

Alors non, Normal, tu ne me la fais pas !!!

Le géant n’a pas reçu le président apostat, proaméricain, néolibéral. Il a reçu la France des Communards, de Louise Michel, de la Révolution française, des Lumières, de Victor Hugo, de Jaurès , de De Gaulle, des Résistants, de Guy Moquet, d’Aragon, de Picasso, de « L’Humanité », depuis toujours solidaire, la France des amis de Cuba. Où étais-tu, Normal, lorsque les vents soufflaient fort ?

Merci à Fidel de ce geste envers « ma France », et merci d’avoir donné à beaucoup plus petit que lui cette leçon de dignité.