Avec le peuple grec

OXI, NON, NO, NEIN, NIET, NIB, WALOU

Oxi-dayCIve2JWUwAACncF

*=*=*=*=*=*=*

Grèce : la presse française a des trous de mémoire

30 juin 2015 | Par Hubert Huertas

On retrouve en 2015 le clivage passionnel engendré par le référendum de 2005 sur le traité européen. D’un côté les experts, ceux qui sont sûrs de leur savoir, et de l’autre les « menteurs », les « imbéciles », ou les « irresponsables », qui soutiennent Alexis Tsipras et son appel au peuple. Pourtant, à lire la presse de cette semaine particulière, les procureurs ont des problèmes de mémoire.
Sur France Inter, ce mardi matin, Bruno Le Maire était catégorique : « Alexis Tsipras a menti au peuple grec. » Il faut dire que la tonalité de la presse pouvait lui donner des ailes.
Dans Le Monde, le référendum était qualifié de « défausse », de « faiblesse » et de « chantage » : « La seule voie est que M. Tsipras donne enfin aux créanciers européens les gages d’une volonté réelle d’engager la modernisation de l’État. » Dans Les Échos, on pouvait lire que « si les Grecs répondent non, ce sera comme un refus à l’offre de la zone euro ». Dans L’Opinion, Nicolas Beytout, ulcéré, souhaite que « les Grecs votent « non » et qu’ils donnent le moyen aux Européens de se débarrasser de ce fardeau impossible ». Pour L’Alsace, le premier ministre grec « a confondu une demande d’aide avec une extorsion de fonds ». Dans Le Figaro, « l’appel au peuple » est analysé comme « un leurre, un mouvement d’esquive qui cache le vide sidéral de son projet politique ».
Bigre ! Diantre ! Fichtre ! Tous les jurons chantés par Brassens pourraient y passer. Alexis Tsipras serait un menteur, un crétin, un lâche, un voleur…

Ce qui frappe, si l’on s’en tient à cette rafale d’après l’annonce du référendum, c’est sa vigueur définitive. La certitude absolue dans la distribution des rôles. D’un côté les instances européennes, jointes aux fameux « créanciers », qui laisseraient la porte ouverte et seraient chagrins que leurs offres généreuses soient méprisées, et de l’autre un aventurier, quasiment un braqueur, qui claque la porte au nez de ses interlocuteurs.
Et ce qui frappe encore plus, c’est de consulter la presse de la semaine dernière. Sept jours ce n’est pas long, mais c’est assez pour changer du tout au tout.

Ainsi, lundi 23 juin, sous la plume de Jean Quatremer, Tsipras était un homme sérieux. Humilié, politiquement ridicule sur les bords, mais finalement raisonnable : « Athènes a rempli 90 % des demandes », titrait Libération, en notant que la Grèce « a dû se résoudre à proposer de tailler dans ses dépenses et d’augmenter ses impôts ». « L’accord devrait être conclu », annonçait le journal, en soulignant que les dix-neuf chefs d’État parlaient de « bonne base ». Les Échos confirmaient l’analyse : « Tsipras s’est résigné à faire des propositions plus réalistes portant sur huit milliards d’économie en deux ans. »
Donc Athènes n’était pas dans la surenchère…

Le jeudi 26, changement de ton. Soudain, le ministre finlandais Alexander Stubb ne voyait plus rien à l’horizon : « Nous n’avons pas vu de propositions concrètes. » Bigre… En trois jours Tsipras venait de passer de 90 % de chemin accompli à 0 % d’effort. Que s’était-il passé ? On achoppait d’une part sur la question de la dette, mais, comme le pointaient Les Échos en sous-titre et en gros caractère, dans un article du jeudi 25 juin intitulé « La tension jusqu’au bout » : « Les nouvelles demandes du FMI ont compliqué l’obtention d’un accord. »
Il s’avérait le vendredi qu’en dépit de cinq mois de négociations et de multiples concessions de la part de la Grèce de Syriza, concessions enregistrées et reconnues par les instances européennes, le débat n’avançait pas et s’enferrait dans une dimension non plus économique mais purement politique. Il s’agissait de « corneriser » le mauvais exemple grec, en faisant manger son chapeau au premier ministre élu en janvier.

La réponse de Tsipras, plus habile que ne l’imaginaient sans doute ses « partenaires » européens, a été encore plus politique. Son référendum a rebattu les cartes. Il était assiégé, c’était à prendre ou à laisser, il devait rendre les armes et signer un accord comme un bourgeois de Calais, la corde au cou, et voilà qu’il a demandé à son peuple s’il voulait avaler la couleuvre.

Sur quoi sa relance débouchera-t-elle ? Nul ne le sait, mais cette manière de renverser la table pour tenter d’y siéger à nouveau ramène la politique au cœur d’une Europe qui se prétendait technique. Il y a du Jules César dans cette façon de franchir le Rubicon (Alea jacta est) ou du De Gaulle, si minuscule face aux puissances en 1940.

*=*=*=*=*=*=*

Lire ci-après les communiqués de Syriza Paris et de Podemos Lire la suite

Grèce_le suivi

 Quoi ? Un référendum en Grèce ?

CIgw9ImWsAEkhrkCIgw9S_WcAAKV78CIgw9fqWwAAs7tl
Mais plus sérieusement, voici une petite revue des articles que vous avez peut-être manqués ce lundi 29 juin 2015.

Le spectre de la démocratie dans les couloirs de Bruxelles

Blog de Jacques Sapir dans Marianne

« On ne peut, et on ne doit, préjuger du résultat de ce référendum. Il est même possible que, devenu sans objet, il ne se tienne pas. Mais on doit souligner qu’il représente le retour de la démocratie dans un espace européen dont elle était absente. De ce point de vue, l’initiative prise par Alexis Tsipras représentait la dernière chance d’introduire de la démocratie dans le système européen.

Il est aussi probable que les partis d’opposition, que ce soit Nouvelle Démocratie ainsi que le Parti de centre-gauche La Rivière (To Potami) protestent et cherchent à empêcher par divers recours légaux ce référendum d’avoir lieu. On ne peut plus exclure le fait que ces partis, avec l’aide des nervis fascistes d’Aube Dorée, ne tentent de déstabiliser le gouvernement grec. Ces réactions sont exemplaires des comportements antidémocratiques qui s’épanouissent aujourd’hui en Europe. Ils apportent de l’eau au moulin d’Alexis Tsipras. On sent comment les acteurs européistes de ce drame sont aujourd’hui terrorisés par le spectre de la démocratie.
(…)
Tsipras ne doit ainsi pas s’attendre à un quelconque soutien de la part de François Hollande, renvoyé sans ménagement à sa propre médiocrité et à ses basses compromissions, ni de celle d’Angela Merkel dont la politique est la véritable cause de cette crise. Mais il peut s’attendre au soutien de tous ceux qui, en Europe, se battent pour la démocratie et la souveraineté. »
Lire la suite sur le blog de Jacques Sapir

*=*=*=*=*=*=*

Politis a choisi la bonne photo, accompagnée d’une aussi bonne question :

Voulez-vous vraiment être gouverné par ces gens ?

59575894-600x393-97aac_by Politis
« Il aura suffi d’une pichenette grecque, d’un simple bon vieux croche-patte à l’ancienne sous forme de référendum, pour que l’Europe laisse tomber ses derniers oripeaux de bienséance démocratique.
En témoigne cette réunion tragi-comique des ministres des Finances réunis en catastrophe le samedi 27 juin à Bruxelles, et qui vit la meute perdre totalement les pédales, désemparée et déchirée, ne sachant plus à quel saint financier se vouer, et allant jusqu’à exclure stupidement et par dépit, en toute illégalité, le mouton noir Varoufakis de sa très glauque cour de récré. »

« Une bande de petits dictateurs amateurs »

La suite sur Politis : http://www.politis.fr/Grece-quand-l-UE-perd-les-pedales,31726.html

*=*=*=*=*=*=*

o-EUROPE-facebook

Du côté de Mediapart, c’est le philosophe Étienne Balibar qui a initié un appel de solidarité. Il n’est pas en concurrence avec ceux déjà existants mais vise prioritairement le champ « culturel ».
« Le peuple grec n’a pas un problème avec l’Europe. Lui et nous avons un problème avec ce pouvoir « européen » qui asservit et détruit l’Europe !
Nous ne croyons pas que le peuple grec soit coupable du doublement de sa dette publique en moins de dix ans (1). Ni qu’il doive payer cette dette artificiellement gonflée du saccage de ses droits sociaux, du naufrage de sa démocratie.

Depuis des années les pouvoirs nationaux et supranationaux qui contrôlent l’Union Européenne lui infligent une austérité assortie de « réformes structurelles » qui ruinent son économie et l’enfoncent dans une misère croissante.
Aujourd’hui, le peuple grec dans un sursaut de dignité et de lucidité a donné une majorité électorale à une gauche radicale étrangère aux corruptions et aux compromissions d’hier, qui a formé un gouvernement dont le mandat est de repousser les diktats de la « Troïka » (FMI, BCE, Commission européenne) et d’appliquer une politique de rupture avec cette austérité criminelle.

L’objectif des classes dirigeantes européennes est, non pas d’obliger à rembourser une dette dont tout le monde sait qu’elle ne peut l’être, qui n’a pour fonction que de drainer les fonds publics vers les banques, mais de contraindre le gouvernement d’Alexis Tsipras et de Syriza à la capitulation. Cela afin de pouvoir continuer à étrangler le peuple grec, condamné à mendier indéfiniment des prêts de plus en plus onéreux, et de faire la démonstration aux yeux de toute l’Europe qu’il est impossible de s’attaquer aux banques, de contester le pouvoir absolu des classes dirigeantes, d’ouvrir une alternative à l’austérité…

Lire ici : http://blogs.mediapart.fr/edition/que-vive-la-grece/article/290615/la-grece-au-coeur-de-l-europe

232659Tsirpas2015Finalw

Alexis Tsipras

Quand l’ordinateur commence à rêver…

De Rue89 au Monde, en passant par Arrêt sur Image, bon nombre de sites français en ont parlé depuis une quinzaine de jours, et ce sera un coup-de-cœur visuel comme on les aime bien à Sémaphores.
Il s’agit des recherches de Google à propos de la reconnaissance de formes dans les images. C’est ainsi que les machines apprennent à reconnaître des objets… qui n’existent pas !

Le moteur de recherche d’images inversé de Google est capable de reconnaître des formes simples telles que la Tour Eiffel ou des visages de célébrités. Mais les ingénieurs de Google ne s’arrêtent pas là, ils entraînent leurs machines à repérer des formes beaucoup plus complexes et pour l’instant, cela donne lieu à des résultats pour le moins étranges.
Prenons le cas d’une photo de nuages, soumise à une intelligence artificielle spécialisée dans la reconnaissance d’animaux. Voici l’image de départ, de simples nuages :

nuagesEt voici une des interprétations que peut en faire la machine :

nuages2Si l’on zoome sur les détails… commence tout un monde étrangement fantastique…

poissonloupescargotSur des images de départ différentes, le résultat peut aboutir à de bien surprenants effets… à tel point qu’on pourrait les croire issus de l’imagination débridée d’illustrateurs… humains.

vehiculechiengoogle_5Pour en voir plus et comprendre comment ça fonctionne, rendez-vous sur Rue89
http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2015/06/22/voit-ordinateur-quand-reve-259888

 

Tafta, RoundUp, même combat

André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale appelle à cesser les négociations sur le traité transatlantique. « Les nouvelles révélations d’espionnage à grande échelle des États-Unis sont un élément supplémentaire prouvant que ces négociations sont de fait antidémocratiques, et excluent toute relation de confiance. A l’image de l’économie libérale qu’ils souhaitent nous imposer, les négociateurs font régner la loi du plus fort entre eux-mêmes ».
________________________________________

La semaine dernière, Madame Royal, ministre de l’écologie a décidé d’interdire à la vente en libre-service l’herbicide Roundup commercialisé par Monsanto ainsi que tous les « génériques » du glyphosate. Cette interdiction ne sera pas possible demain si le traité transatlantique aboutit sous peine de voir la France assignée en justice.

Dès lors, l’ambition affichée de s’attaquer à la multinationale très controversée Monsanto, notamment pour ses cultures OGM, apparaît totalement incohérente lorsque l’on sait que le gouvernement est favorable au traité transatlantique. En effet, nul n’ignore que Monsanto est très présente dans le lobbying et pèse donc dans les négociations du TAFTA, dans l’espoir d’inonder le marché européen avec ses produits OGM qui mèneront nos petits exploitants à leur perte.

La suite ici : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/260615/tafta-roundup-meme-combat

stop-tafta-europe-oui-non

Épreuve des peuples sur le climat

Une large coordination internationale de mouvements sociaux, d’ONG écologistes, d’associations d’aide au développement, de syndicats et de groupes religieux s’associent dans un texte commun sur le climat.

« Tout indique que les résultats du sommet sur le climat de Paris ne seront pas à la hauteur des enjeux. Au contraire, il risque de légitimer les rapports de force actuels en faveur des élites, en ne proposant que des changements marginaux », s’inquiètent-ils.

Reuters, Mediapart et The Guardian publient conjointement ce texte.

Epreuve des peuples pour le climat

 

à nos amis Ricains

Un peu de géopolitique ne saurait nuire

À l’heure où les écoutes de la NSA et autres de nos “alliés” ne semblent pas inquiéter le gouvernement, il nous a semblé bon de ressortir cette vidéo de 2014, qui pose clairement en 30 mn la question de la souveraineté de la France en matière de défense. Jean-Luc Mélenchon y développait les principaux éléments préconisés par le parti de gauche. C’était à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)
Thèmes abordés : La place de la France dans le monde, L’armée et les citoyens, Objectifs stratégiques et moyens.

Plus d’un an après, on entend encore parler de ce qui serait une « communauté de valeurs » entre les États-Unis et la France. S’il ne s’agit pas de nier que nombre de valeurs humaines sont partagées par les américains comme elles le sont par tous les peuples, il ne peut en être de même avec celles du gouvernement de l’oncle Sam.

Nous ne saurions reconnaître une communauté de valeurs avec un pays qui se refuse à l’abolition de la torture officielle (Guantanamo)
Qui refuse de fermer ses prisons secrètes (en Pologne et en Roumanie pour ce qui est de l’Europe, mais aussi en Afghanistan, en Irak, en Thaïlande…)
Qui retient 1% de sa population adulte en prison selon des accusations dont les caractères ethniques et communautaires ne sont plus à démontrer (2,3 millions de prisonniers !)
Qui refuse de signer la Convention sur les mines antipersonnel
Qui ne ratifie pas la Convention sur la Cour Pénale Internationale
Qui ne ratifie pas la Convention sur les droits de l’enfant, ni celle sur les handicapés
Qui ne ratifie pas la Convention de l’ONU sur la biodiversité
Qui ne ratifie pas le Protocole de Kyoto (entre autres les gaz à effet de serre)
Et qui n’a pas ratifié six des huit conventions de l’Organisation Internationale du Travail, dont
Liberté syndicale et protection du droit syndical
Droit d’organisation et de négociations collectives
Égalité de rémunération des hommes et des femmes
Refus d’abolir les discriminations
Refus de la Convention sur l’âge minimal au travail…

Oui, n’en déplaise aux tenants de l’OTAN et du TAFTA, l’idée d’une communauté de valeurs avec les États-Unis est bien une vue de l’esprit.

Jean-Luc Mélenchon : Introduction à la « Journée Défense du parti de gauche »


Jean-Luc Melenchon : Introduction à la…

 

Le cercle des poètes retrouvé_n°32

«La Liberté n’est pas une guenille à vendre,
Jetée au tas, pendue au clou chez un fripier.
Quand un peuple se laisse au piège estropier,
Le droit sacré, toujours à soi-même fidèle,
Dans chaque citoyen trouve une citadelle ;
On s’illustre en bravant un lâche conquérant,
Et le moindre du peuple en devient le plus grand.
Donc, trouvez du bonheur, ô plates créatures,
À vivre dans la fange et dans les pourritures,
Adorez ce fumier sous ce dais de brocart,
L’honnête homme recule et s’accoude à l’écart.
Dans la chute d’autrui je ne veux pas descendre.
L’honneur n’abdique point. Nul n’a droit de me prendre
Ma liberté, mon bien, mon ciel bleu, mon amour. »

 

Victor Hugo Jersey, le 4 mai 1853

 

L’info du moment :

poesieHumaLa poésie sauvera-t-elle le monde ?
• La poésie, une arme de transformation sociale par Jean-Pierre Siméon, Poète, dramaturge et directeur du Printemps des poètes

À lire ici : http://www.humanite.fr/la-poesie-sauvera-t-elle-le-monde-577525?IdTis=XTC-FT08-AYAZO9-DD-DMCLQ-FFLI

Humour… ou pas_ les derniers glanes

valls_pain

Estrosi n’a pas trouvé ça cool…

estroconAh… quand ces foutus micros n’ont ni la bonne taille ni ne sont au bon endroit…

a_49_3_demokrate_DSLR change encore de logo…

CGooPIwWQAAjM6dLeur chef se convertit à l’humour « noir »…

sarkochiottesLa guerre des taxis se renforce non sans raison…

saalpicnik loupseglisecoloet la Grèce comprend sa douleur…

plantu-59d78

Les lecteurs informent…

*=*=*=*=*=*=*

Le Théâtre ARTEMIA SALINA propose des lectures de nouvelles d’auteurs du monde entier.
lectrice2Première séance : Texte de Marie ROUANET

lu par Catherine Caire-Mézy
jeudi 25 juin – 15h

Librairie CATYGOR
Rue de la République (Aigues-Mortes)

 

Séances mensuelles – durée 30 à 40 mn

entrée : 4€

*=*=*=*=*=*=*

Rassemblement, lundi 29 juin, à 17 heures, au collège de Vergèze

COMMUNIQUE DE PRESSE
Jeudi 25 juin, une réunion d’information s’est tenue au théâtre de Vergèze, dont l’objet était d’alerter la population sur la présence d’élus Front National au Conseil d’Administration du collège de Vergèze, élus qui ont été mandatés par l’actuelle présidence de gauche du Conseil Départemental.
Une cinquantaine de personnes se sont donc réunies, venant d’organisations politiques ou associatives diverses, ainsi que des personnes non affiliées à une quelconque organisation.

Nous, militants, parents d’élèves, enseignants, habitants de Vergèze et du Gard, considérons que la présence d’élus FN au conseil d’administration d’un collège est un événement grave. Ces dernières années ont été marquées par des discours visant à banaliser l’idéologie du Front National, et ont donné lieu à une percée électorale conséquente, même s’il faut également la modérer au regard des taux d’abstentions.
Laisser un parti d’extrême droite distiller ses idées et proposer ses propres priorités au sein d’établissements scolaires, au contact direct de nos enfants, présente un réel danger. Voici quelques exemples des politiques appliquées par des élus FN et qui vont dans le sens de l’exclusion sociale et du racisme (source : la presse):

Dans le 13-14e arrondissement de Marseille, les élus frontistes précédemment dans l’opposition municipale avaient votés contre les subventions qui devaient permettre à l’école de la Busserine de déménager dans de nouveaux locaux, et contre les subventions destinées aux centres sociaux.

A Mantes la ville, il n’y a pas eu de recrutements d’animateurs pour les activités périscolaires.

A Fréjus, le budget consacré aux élèves de la ville a baissé de 16%, les subventions pour les classes transplantées ont été supprimées, le budget pour les transports scolaires a été baissé de 20%, des terrains servant aux activités physiques des scolaires ont été vendus par la mairie.

A Villers-Cotterêts, augmentation de la cantine scolaire des familles les plus modestes (+152 €), suppression des subventions à la FCPE locale.

A Béziers, outre la tentative qui fit long feu d’imposer des blouses aux enfants, Ménard a supprimé l’étude surveillée du matin pour 320 élèves en primaire et l’a remplacé par un simple accueil et encore celui-ci n’est réservé qu’aux familles dont les deux parents travaillent. Annulation des travaux pour le groupe scolaire Mandela, des budgets prévus pour les activités périscolaires, de la subvention municipale du CCAS de la ville.

Au Pontet, dans le Vaucluse, le maire Hébrard a supprimé la cantine gratuite pour les plus pauvres, ce qui représentait 0,6% du budget global.

A Beaucaire, le maire FN Sanchez a supprimé lui aussi la gratuité de la cantine pour des enfants défavorisés. Le centre socioculturel « La maison du vivre ensemble » qui assurait le soutien scolaire d’une centaine d’enfants, a fermé il y a quelques jours, parce que la mairie FN ne veut plus le cofinancer. Il y a eu aussi la suppression de la subvention qui permettait aux élèves du primaire d’assister au Festival du film scolaire de la ville voisine, Tarascon.

Les actions des élus frontistes vont donc dans le même sens : il s’agit, au nom des économies d’impôts, de supprimer des dispositifs sociaux, scolaires et pédagogiques, donc de porter atteinte à l’avenir des enfants, et de remettre en cause le lien social et la solidarité avec les plus touchés par la crise.
Dans le secondaire, les collèges et les lycées, il y a donc à parier que les élus frontistes gardois vont se manifester avec le même zèle et le même caractère impitoyable pour tenter de supprimer l’accès pour des élèves à des mécanismes financés jusqu’alors par le Conseil Départemental.

C’est pourquoi nous appelons à une présence de toutes et de tous :
Rassemblement, lundi 29 juin, à 17 heures, au collège de Vergèze,
où se réunit le Conseil d’Administration, en présence d’un élu F. N.
Mais au-delà, pour faire entendre notre protestation et témoigner de notre vigilance pour que le FN sorte de nos écoles !

COMMUNIQUE DE PRESSE

La Présidence “de gauche” du Conseil Départemental du Gard nouvellement élue, vient de donner mandat aux élus du Front National pour intervenir dans les collèges du département, donnant ainsi officiellement procuration à un parti d’extrême droite pour diffuser son idéologie réactionnaire, antidémocratique, fondée sur la haine de l’autre, auprès des jeunes élèves et ceci en toute légalité.

Nous dénonçons cette décision de la Présidence du Conseil Départemental, et nous ferons tout pour empêcher cette opération politicienne qui contribue à ce qu’un parti fasciste soit « dé-diabolisé », et que ses élus soient « respectabilisés ».

Le FN reste un parti qui répand des idées dangereuses, et celles-ci n’ont
pas leur place dans les écoles. Faisons-le sortir !

Le Réseau Anticapitaliste AutoGEstionnaire 30 appelle :

– Le jeudi 25 juin 2015 : à participer à une réunion publique d’informations et d’échanges, de 18h00 à 21h00 au Théâtre municipal de Vergèze (place de l’hôtel de ville).

– Le lundi 29 juin 2015 : à se rassembler devant le collège de Vergèze à 17h00, pour protester contre la présence d’élu-es du FN au Conseil d’Administration de l’établissement, qui se déroulera au même moment.

Contact : raage.gard@gmail.com

Déclaration des enseignants au C. A. (Présence d'un élu F. N.)*=*=*=*=*=*=*

LézanLézan2*=*=*=*=*=*=*

Sur l’agenda d’Ensemble 34

Mercredi 24 juin

Montpellier- Collectif de solidarité avec le peuple grec rassemblement à partir de 17h place de la Comédie .18h : action sous forme d’une « déambulation » – animation de rue qui rebaptisera des noms évocateurs de rues de l’Ecusson

Conférence-forum Oasis mouvement Colibris A 19 heures 30 Grabels à la source de l’Avy. Soirée ouverte à tous. Merci de confirmer votre présence auprès de montpellier@colibris-lemouvement.org

Jeudi 25 Juin

Montpellier- Comment sortir la recherche et l’industrie pharmaceutiques de la logique du profit ( Sanofi) ? Conférence-débat avec Frédéric Boccara, “économiste atterré » à Guillaume de Nogaret-Pitot à 19h (accueil dès 18h) par Comité Sanofi-Recherche publique.

 Vendredi 26 juin

Clermont-l’Hérault- Après la loi sur le renseignement, comment écrire le mot liberté… 20H Salle Georges BRASSENS. Avec Jean Louis ROUMEGAS ,député de l’Hérault. Gilles SAINATI, magistrat, membre du syndicat de la magistrature. Réunion organisée par Soutien à la Vie Publique

Montpellier – projection de  » LA TOURMENTE GRECQUE « . 20h salle Guillaume de Nogaret .Dans le cadre de la semaine contre l’austérité et l’injustice sociale, en Grèce et en Europe, organisé par Attac et le collectif montpelliérain de solidarité Grèce. Version réactualisée en mai 2015 après les élections législatives en Grèce. En présence du réalisateur du film Philippe Menut.

Samedi 27 juin

Hauts cantons- Une balade-découverte : La Résistance à Vichy et aux nazis dans une partie des hauts cantons de l’Hérault. par Jacques Bonnet. Si vous êtes intéressé, donnez vos noms et coordonnées le plus tôt possible.  0682230685 jcjbonnet@wanadoo.fr

Dimanche 28 juin

Montpellier- Film : « La valeur de la terre » cinéma Utopia à 10h30. Avant première, séance unique autour du projet Oxylane de Saint Clément de Rivière. Au nord de Montpellier, la société Décathlon souhaite installer le complexe commercial «Oxylane » sur 23 hectares de terres agricoles et de milieux naturels. La légitimité de ce projet est remise en cause par un nombre croissant d’experts, d’élus, de commerçants et de citoyens. Quand il faut choisir la destinée d’une terre, entre agriculture et commerce que se passe-t-il ?

Projection suivie d’un débat avec – le réalisateur Geoffrey Couanon, – Robert Siegel, Géographe-urbaniste, directeur des études et de l’urbanisme commercial de la Chambre de Commerce et d’industrie de Montpellier 1981-2012

– Camille Clément (Enseignante-Chercheure en géographie, spécialiste de l’agriculture périurbaine, elle a effectué spécifiquement un travail sur le foncier agricole en périphérie montpelliéraine)

– Isabelle Touzard maire de Murviel les Mtp.  et le collectif Oxygène.

*=*=*=*=*=*=*

Pour info: 2ème réunion préparatoire du Rassemblement Citoyen et Politique pour les Régionales le MERCREDI 1er Juillet.
Vous pouvez continuer à signer et soutenir. Nous sommes tous à égalité: Une personne / Une voix.
invitation-RCP-1er-juillet

La première réunion du Rassemblement Citoyen et Politique du 19 juin 2015 a réuni une quarantaine de personnes d’horizons et d’expériences, citoyennes et politiques diverses. C’est cette alchimie qui est précieuse pour la construction du rassemblement. www.mplr.rassemblementcitoyen.fr

Aujourd’hui ce sont 1600 signataires qui adhérent à la démarche bâtie autour d’objectifs communs : démocratie, solidarité, écologie. Dans tous les départements de la grande Région les rencontres se poursuivent.

Nous proposons aux signataires gardois, une deuxième rencontre le 1er Juillet à 18h30 à Saint Génies-de-Malgoirès. Comme précédemment, le travail de co-élaboration se déroulera en petits groupes sur des sujets qu’il est  apparu nécessaire d’approfondir.

– 1ère séquence d’une demi-heure. Pour le Rassemblement, définissons le fonctionnement démocratique que nous proposons de mettre en œuvre dans la Région et élaborons une charte éthique ;

– 2ème séquence d’une demi-heure. Quelles sont les orientations prioritaires du projet régional à proposer pour répondre aux urgences économiques, sociales et écologiques ? Quelles améliorations se proposent-elles d’apporter à la vie quotidienne des habitants et des entreprises ?

Après  une pause pour un repas partagé (chacun apporte quelque chose), la séance plénière mettra en évidence les sujets consensuels à stabiliser et ceux qui restent à construire ultérieurement.

Contact mail : orga30@listes.rassemblementcitoyen.fr

*=*=*=*=*=*=*

Le Monde du silence, un film naïvement dégueulasse

Dans Le Consac de Gagne-Petit (commis par votre serviteur et aux éditions Au Diable Vauvert) on peut lire cet extrait en page 65 : « … l’équipe du commandant Cousteau pêchait tranquillement à la dynamite dans les lagons des mers du Sud, massacrait sans raison des requins au harpon, ou pillait des falaises de langoustes troglodytes. L’esprit n’était pas toujours de la partie dans ce monde qu’on disait être celui du silence. Un silence d’hier qui ferait trop de bruit aujourd’hui. »

Ces lignes, nous les avions écrites pour la première fois en 1993 dans Peau Neuve, qui faisait suite à notre édition papier du Sémaphore de l’époque. Le lecteur sémaphorien d’aujourd’hui pardonnera notre petite auto-congratulation de n’avoir pas été les derniers à tirer la sonnette d’alarme quant aux déprédations de la nature par ceux-là mêmes qui s’en prétendaient les défenseurs. Si nous y revenons aujourd’hui c’est parce que Gérard Mordillat s’est ému, lors d’une récente émission de Là-bas si j’y suis, de l’aveuglement qui régnait à l’époque sur la question écologique. Mais la vraie question serait plutôt de savoir sur quoi nous restons encore aveugles, ou pour le moins inertes en sachant tout ce que nous savons à présent.

Il a fallu 60 ans pour que Gérard Mordillat trouve un moment pour voir le chef-d’œuvre du commandant Cousteau. Académicien, couvert d’honneur, communicant avisé, défenseur de la planète, le commandant Cousteau fut longtemps la personnalité préférée des Français. En 1956, son premier film (réalisé avec Louis Malle) obtenait la Palme d’or à Cannes. Des millions de spectateurs ravis allaient découvrir la mer et ses mystères. Certes la conscience écologique s’est développée dans les années soixante, mais en voyant ce film personne n’avait rien vu ?

 

Grèce_le suivi

manip greceCONTRE-INFORMATION SUR LA SITUATION EN GRÈCE (22 JUIN 2015)
L’ANALYSE DE YANNIS (EN 28 MINUTES) SUR LES DESSOUS DU BATTAGE MÉDIATIQUE SUR LA GRÈCE, CETTE SEMAINE.
En particulier :
– Situation réelle et enjeux.
– Pourquoi les négociations vont aboutir.
– Pourquoi la dette finira par être annulée.
– Pourquoi le Grexit pourrait intervenir en octobre.

RADIO ALBIGÈS : MAGAZINE SUR LA SITUATION EN GRÈCE
AVEC YANNIS YOULOUNTAS DE RETOUR D’ATHÈNES

« Tant de mensonges sont diffusés ces jours-ci par les médias dominants, c’est insupportable. On a beau savoir comment sont fabriqués l’opinion conformiste et les préjugés aveugles, ça reste un crève-cœur pour celles et ceux qui connaissent le dessous des cartes, la situation réelle en Grèce, la précarité sociale et le risque d’une catastrophe humanitaire. D’où l’importance de contre-informer.

Sincèrement et solidairement !
Yannis Youlountas »

*=*=*=*=*=*

Nous avons un plan B : désobéir sans limite !

Dans un entretien au Monde, Jean-Luc Mélenchon, député européen du Parti de gauche, estime que « les créanciers de la Grèce céderont ». « Nous allons nécessairement gagner sur l’essentiel », déclare le candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012.

jean-luc-melenchonEstimez-vous qu’Alexis Tsipras, le premier ministre grec, puisse encore imposer ses vues face aux créanciers de son pays sans se renier ?
Jean-Luc Mélenchon : J’ai confiance en lui ! Je connais aussi la dureté de ce qu’il affronte. La dette grecque a cessé depuis longtemps d’être une question financière : elle est exclusivement politique. Il s’agit de prouver qu’on ne peut désobéir aux libéraux. Mais si, par les violences de la Banque centrale, le système bancaire grec s’effondre, si la Grèce est mise en banqueroute, les Français devront payer 40 milliards d’euros et les Allemands 60 milliards. C’est inenvisageable. Si on trouve l’accord technique qui permet d’effacer la dette grecque par des mécanismes de rééchelonnement, tout le monde s’épargnera cette épreuve absurde. La responsabilité intégrale du danger repose sur Merkel et Schäuble [la chancelière et le ministre des finances allemands], qui ont parié sur la tension et l’inertie de Hollande.

M. Tsipras pourrait cependant avoir du mal à faire valider un possible accord par sa majorité…
En effet. Pour ma part, je m’en remettrais au vote du peuple. Dans une telle bataille, on ne doit pas se laisser enfermer. L’ouverture et la force, c’est d’avoir son peuple avec soi.

Quelle conséquence aurait un échec de Tsipras pour la gauche radicale européenne ?
L’Eurogroupe transigera, c’est certain ! Qui veut payer à la place des Grecs ? Donc les créanciers céderont. C’est un jeu d’écritures. Nous allons nécessairement gagner sur l’essentiel. Tout le reste se discute.

Vous ne croyez pas à la possibilité d’un « Grexit » ?.
Si, c’est possible. En 2011, le directeur de cabinet de M. Schäuble s’est exprimé publiquement en faveur de deux zones euro. C’est irresponsable dans le contexte. La géographie de l’euro ne peut pas changer sans qu’il y ait des conséquences mondiales. Il y a un point à partir duquel c’est la panique qui l’emporte. L’Europe de l’Est et du Nord est déjà profondément contaminée par l’extrême droite et le nationalisme qui sont caractéristiques de ces périodes. Si on ajoutait une énorme crise financière, il faudrait s’attendre à des explosions que personne ne pourrait maîtriser.

Vous êtes donc contre une sortie de l’euro.
J’ai refusé de fétichiser la monnaie. Les Anglais ne sont pas dans la monnaie unique et ce n’est pas le socialisme pour autant chez eux. L’Europe a été annexée par le gouvernement allemand au profit de ses retraités les plus aisés. Je mise sur la puissance de la France, si nous la dirigeons, pour changer le cours des choses. La monnaie unique, accompagnée d’un protectionnisme solidaire et d’une harmonisation sociale et fiscale progressive, peut aussi être un bon outil de travail pour une Europe des conquêtes sociales. Mais ce qui se fait à présent lui tourne le dos. Nous avons un plan B : désobéir sans limite !

Pourquoi n’y a-t-il pas de Syriza ou de Podemos à la française ?
Nulle part en Europe, y compris dans des pays qui subissent un sort beaucoup plus dur que le nôtre, il n’y a eu de répliques. Il faut relever le défi ! Mais pas d’impatience ! Le peuple grec a tout essayé avant d’en venir à Syriza ! Y compris une coalition aussi étrange qu’un gouvernement commun de la droite, du parti socialiste et de l’extrême droite. Podemos s’est imposé après une puissante activité populaire et une rupture avec les structures politiques traditionnelles y compris celles de « l’autre gauche ». Dans les deux cas, la crédibilité est venue de l’autonomie face au système politique et au PS. Cette question n’est toujours pas tranchée chez nous. L’ambiguïté nous cloue au sol. Et puis le Front de gauche doit se dépasser. Je suis satisfait d’avoir convaincu tout le monde que la suite sera un mouvement citoyen dépassant les partis. Mais alors chacun est au pied du mur. Les régionales sont l’occasion de faire du neuf !

*=*=*=*=*=*=*

Grèce : la croisade d’Arnaud Leparmentier, vice-pape du Monde

Au moment où nous écrivons, les pressions s’accentuent sur la Grèce pour qu’elle accepte les mesures de rigueur imposées par ses créanciers. Depuis plusieurs mois, Le Monde y contribue à travers, notamment, les chroniques furieuses d’Arnaud Leparmentier contre le gouvernement d’Alexis Tsipras. Les réactions à l’activisme du directeur adjoint des rédactions du Le Monde n’ont pas manqué : dans un article exhaustif, Romaric Godin épingle les arguments fallacieux employés par Arnaud Leparmentier pour accabler les Grecs. Pierre Rimbert a quant à lui signé un petit rappel des précédents accès de fièvre libérale d’un éditocrate qui, depuis vingt ans, fait l’éloge des plans de licenciements et peste contre toutes les formes de protection sociale. Mais les partis pris de Leparmentier posent une autre question : au nom de qui parle-t-il ?

À lire sur Acrimed : http://www.acrimed.org/article4701.html

Secret des affaires

Enquêtes sur la corruption, sur l’usage de l’argent public, c’est le rôle de certains journalistes mais aussi celui de parlementaires et d’associations anti-corruption. Or, nombreux sont ceux qui souhaitent étouffer ces enquêtes. Pour préserver le secret des affaires…

« On ne veut plus des lanceurs d’alerte »

Pour en débattre, Daniel Schneidermann recevait cette semaine trois invités : Jean-Luc Touly, président de la FRICC ( Front républicain d’intervention contre la corruption) et par ailleurs lanceur d’alerte sur les marchés publics de l’eau, Fabrice Rizzoli, représentant d’Anticor, et Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice communiste des Hauts-de-Seine, rapporteure de la Commission d’enquête sur le crédit impôt recherche, rapport qui, comme Arrêt sur Image l’a raconté sur son site, ne sera jamais publié.

L’émission est en principe réservée aux abonné-e-s (vous pouvez essayer ce lien pour la voir en intégralité : http://www.arretsurimages.net/emissions/2015-06-19/Secret-des-affaires-On-ne-veut-plus-des-lanceurs-d-alerte-id7836) mais nous ne résistons pas à partager deux larges extraits édifiants.

Dans le premier, Jean-Luc Touly, président de Fricc, raconte pêle-mêle ses combats de lanceur d’alerte sur les marchés publics de l’eau accaparés par les grands groupes dont Veolia, dont il est salarié, les coupures de son Intranet par sa direction pour ne pas communiquer d’information aux salariés mais aussi l’argent des syndicats sur lequel on ne peut enquêter.


2015-06-19-ASI-corruption_2 par asi

Dans le second il est question de la directive sur le secret des affaires. Si elle est adoptée par le parlement européen, va-t-elle entraver la liberté d’informer voire d’enquêter comme l’affirme sur le plateau du Grand journal Edouard Perrin, journaliste qui a révélé l’affaire Luxleaks ? Les invités de Daniel Schneidermann, tout comme Elise Lucet, à l’origine d’une pétition qui a engrangé 310000 signatures, en sont convaincus.


2015-06-19-ASI-corruption_4 par asi

 

Quelle dette grecque ?

mise à jour 23 juin (ajout vidéo en fin d’article)

« Les milliards de la dette n’ont servi qu’à remplir les coffres des banques »

Dans le centre d'Athènes, en 4 février dernier. Photo : Louisa Gouliamaki/AFP

Dans le centre d’Athènes, en 4 février dernier.
Photo : Louisa Gouliamaki/AFP

La commission d’audit sur la vérité de la dette grecque, mise en place en mars par la présidente du Parlement grec, Zoé Konstantopoulou, a rendu publiques ses conclusions préliminaires à la mi-juin. Ce pré-rapport met en lumière les pernicieux mécanismes qui confirment dès lors l’illégitimité et l’insoutenabilité, de cette dette, affirme l’économiste Éric Toussaint, en charge de la coordination de ces travaux. Entretien.

toussaint_0 HD. Quels sont les points forts du rapport préliminaire qui décortique la généalogie de la dette de la Grèce ?
Éric Toussaint. Pour dresser ce rapport, nous nous sommes penchés sur les prêts consentis par les 14 États membres de la zone euro, qui s’élèvent à 53 milliards d’euros, le prêt débloqué par le Fonds européen de stabilité financière, de l’ordre de 130 milliards, les 27 milliards de titres détenus par la Banque centrale européenne (BCE) et les prêts octroyés par le FMI à hauteur de 27 ou 28 milliards. Nous avons analysé en priorité les dettes réclamées par les institutions que je viens de citer pour voir si l’on peut les considérer comme illégitimes, illégales ou insoutenables. Les résultats de nos investigations nous permettent de répondre clairement que c’est le cas.

HD. En quoi, précisément, ces dettes sont-elles illégitimes ?
E. T. La raison est simple: ces dettes n’ont absolument pas bénéficié à la Grèce. Elles ont été en réalité octroyées pour favoriser les grandes banques privées, notamment françaises et allemandes, lesquelles étaient les principales créancières jusqu’au début de 2010. Nous estimons qu’une dette est illégitime dans la mesure où elle est accumulée sans respecter l’intérêt général, mais pour favoriser une mino rité privilégiée. Les montants qui ont été octroyés par les 14 États membres de la zone euro, dont la France (10 milliards), ne sont pas arrivés dans les caisses de l’État grec, ils n’ont pas servi à payer des retraites ou des salaires de fonctionnaires, à faire fonctionner des hôpitaux ou à maintenir en état des infrastructures, mais à remplir les coffres des banques, lesquelles étaient par ailleurs à l’origine de la crise.
(…)
L’escroquerie dévoilée par une ex-« huile » de Bruxelles. Philippe Legrain a été, de février 2011 à février 2014, conseiller économique de José manuel Barroso alors président de la commission européenne. il a été auditionné le 11 juin dernier par la présidente du parlement grec et la commission pour la vérité sur la dette grecque. il a révélé qu’en 2010 le prêt octroyé à la Grèce était destiné au remboursement immédiat des banques françaises et allemandes qui étaient les principales créancières. Les dirigeants d’institutions, dont Jean-claude trichet (ex-directeur de la Bce), s’étaient alors opposés à toute restructuration de la dette grecque pourtant insoutenable pour défendre les intérêts des banques. De plus, en achetant à l’époque des titres grecs sur le marché secondaire, la Bce a permis aux grandes banques européennes de revendre leurs titres à bon prix. selon philippe Legrain, non seulement les grandes banques n’ont essuyé que peu de pertes mais certaines même ont réussi à dégager de beaux profits de cette opération. Depuis son arrivée au pouvoir, le nouveau gouvernement grec a remboursé 7 milliards d’euros à ses créanciers.

Article intégral sur l’Huma : http://www.humanite.fr/les-milliards-de-la-dette-nont-servi-qua-remplir-les-coffres-des-banques-577461

*=*=*=*=*=*

Intervention d’Éric Toussaint à Athènes le 17 juin 2015

La Commission pour la vérité sur la dette publique grecque présente ses premières conclusions. C’est dans ce cadre qu’Éric Toussaint, qui coordonne les travaux est intervenu aujourd’hui au Parlement hellénique. Le rapport conclut que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.

Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées ; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.

 

La fuite d’eau

sarkogrimLe nabot de la République a encore frappé. Voilà qu’il se fait humoriste et raconte des blagues oiseuses à des affidés aussi dégénérés que lui. Les réactions dans la presse sont aussi nombreuses que variées, suffisamment pour que Sémaphores n’aie pas envie de se fendre d’un article supplémentaire à la gloire de ce malade mental qui prétend encore à des fonctions présidentielles. Aussi n’avons-nous sélectionné qu’une photo en pensant qu’elle aidera chacun à réfléchir sur le caractère odieux de ce que Sarkozy appelle une fuite d’eau dans la cuisine …

fuite d_eau

Les Grecs sont-ils des branleurs ?

Trois idées reçues sur la crise grecque

Publié le 16 juin 2015 par Collectif pour un audit citoyen

Les Grecs…
1) ne travaillent pas
2) ne payent pas d’impôt
3) se sont gavés avec les plans d’aide européens
Vraiment ? Ces trois idées reçues sur la Grèce sont passées au crible dans cette courte vidéo… à visionner et diffuser largement !

Plus d’information :
Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques
20-27 juin, semaine de mobilisation contre l’austérité et l’injustice sociale
Écrit par Thomas Coutrot et Frédéric Lemaire,
Animé par Philippe Massonnet,
Sonorisé par Bruno Guéraçague,
Raconté et réalisé par Joris Clerté,
Produit par Virginie Giachino / Doncvoilà Productions

Je signe avec les Grecs !

Appel au Président de la République

« La place de la France est aux côtés du peuple grec »

grece-carte-petition-hollandeMonsieur le Président de la République,

La crise grecque s’exacerbe de façon alarmante. Chaque jour qui passe peut, soit nous rapprocher d’un accord utile à toute l’Europe, soit d’une rupture dont personne ne peut prévoir les conséquences. L’intransigeance des principaux dirigeants européens peut nous conduire alors au bord de l’abîme. Il est aussi vital que pressant de sortir de ce piège. Le moment est crucial. La responsabilité de chaque acteur concerné est directement engagée. Il serait sordide -et au demeurant parfaitement vain- d’escompter une capitulation du gouvernement grec. La fidélité de celui-ci au mandat que lui a confié son peuple n’est pas un défaut mais un exemple à suivre. S’il refuse la compromission, il s’est, en revanche, montré prêt au compromis. Une solution à la fois digne et réaliste est donc à portée de la main. Le moment ultime est venu pour la concrétiser.

C’est dans ce contexte que nous vous lançons un appel solennel : la France ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants. Son message ne peut se réduire à un rappel docile des « règles » à respecter quand la maison brûle. D’autant que ces règles sont aujourd’hui massivement récusées par les peuples et reconnues contre-productives par nombre de leurs anciens protagonistes eux-mêmes.
Aujourd’hui, alors que la crise de confiance entre les citoyens et les institutions européennes est à son comble, c’est en se montrant capable d’entendre l’exigence de justice, de dignité et de souveraineté d’un peuple debout qu’un pays comme le nôtre sert la cause européenne bien comprise. A l’inverse, qui humilie la Grèce obère l’avenir de la construction européenne. Car le refus de l’austérité et l’aspiration démocratique sont aujourd’hui en Europe les attentes les plus partagées.

C’est pourquoi nous attendons de vous, que vous preniez une initiative politique de nature à débloquer les négociations entre l' »Eurogroup » et les autorités grecques. Nous n’évoquerons pas ici les transformations profondes à promouvoir en Europe qui font débat entre nous. L’acte urgent que nous vous demandons d’accomplir est de refuser de participer à la stratégie d’isolement de la Grèce, concernant en particulier le chantage financier et la nature des « réformes » exigées du gouvernement et du Parlement de ce pays. Apportez un soutien explicite aux mesures saines prises par les autorités grecques, telles que celles qui s’attaquent à la crise humanitaire en Grèce, ou qui permettent enfin de lutter contre l’évasion fiscale. Désolidarisez-vous en revanche nettement des exigences insoutenables de l' »Eurogroup » en matière de dérégulation du marché du travail, de révision du système des retraites ou de privatisations. Acceptez enfin le principe d’une renégociation de la dette grecque, dont une large part est notoirement illégitime.

Cette situation est sans précédent dans l’Union européenne. La France doit prendre la place qui est la sienne dans l’Histoire, celle-ci est aux côtés du peuple grec et de son gouvernement.

Monsieur le Président,
Le gouvernement Tsipras veut rompre avec l’austérité en Europe. Il tient ses promesses.
La France doit le soutenir !
Je signe !
Avec les grecs !

http://www.pcf.fr/72153

Liste des premiers signataires après la balise : Lire la suite