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 Quoi ? Un référendum en Grèce ?

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Mais plus sérieusement, voici une petite revue des articles que vous avez peut-être manqués ce lundi 29 juin 2015.

Le spectre de la démocratie dans les couloirs de Bruxelles

Blog de Jacques Sapir dans Marianne

« On ne peut, et on ne doit, préjuger du résultat de ce référendum. Il est même possible que, devenu sans objet, il ne se tienne pas. Mais on doit souligner qu’il représente le retour de la démocratie dans un espace européen dont elle était absente. De ce point de vue, l’initiative prise par Alexis Tsipras représentait la dernière chance d’introduire de la démocratie dans le système européen.

Il est aussi probable que les partis d’opposition, que ce soit Nouvelle Démocratie ainsi que le Parti de centre-gauche La Rivière (To Potami) protestent et cherchent à empêcher par divers recours légaux ce référendum d’avoir lieu. On ne peut plus exclure le fait que ces partis, avec l’aide des nervis fascistes d’Aube Dorée, ne tentent de déstabiliser le gouvernement grec. Ces réactions sont exemplaires des comportements antidémocratiques qui s’épanouissent aujourd’hui en Europe. Ils apportent de l’eau au moulin d’Alexis Tsipras. On sent comment les acteurs européistes de ce drame sont aujourd’hui terrorisés par le spectre de la démocratie.
(…)
Tsipras ne doit ainsi pas s’attendre à un quelconque soutien de la part de François Hollande, renvoyé sans ménagement à sa propre médiocrité et à ses basses compromissions, ni de celle d’Angela Merkel dont la politique est la véritable cause de cette crise. Mais il peut s’attendre au soutien de tous ceux qui, en Europe, se battent pour la démocratie et la souveraineté. »
Lire la suite sur le blog de Jacques Sapir

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Politis a choisi la bonne photo, accompagnée d’une aussi bonne question :

Voulez-vous vraiment être gouverné par ces gens ?

59575894-600x393-97aac_by Politis
« Il aura suffi d’une pichenette grecque, d’un simple bon vieux croche-patte à l’ancienne sous forme de référendum, pour que l’Europe laisse tomber ses derniers oripeaux de bienséance démocratique.
En témoigne cette réunion tragi-comique des ministres des Finances réunis en catastrophe le samedi 27 juin à Bruxelles, et qui vit la meute perdre totalement les pédales, désemparée et déchirée, ne sachant plus à quel saint financier se vouer, et allant jusqu’à exclure stupidement et par dépit, en toute illégalité, le mouton noir Varoufakis de sa très glauque cour de récré. »

« Une bande de petits dictateurs amateurs »

La suite sur Politis : http://www.politis.fr/Grece-quand-l-UE-perd-les-pedales,31726.html

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Du côté de Mediapart, c’est le philosophe Étienne Balibar qui a initié un appel de solidarité. Il n’est pas en concurrence avec ceux déjà existants mais vise prioritairement le champ « culturel ».
« Le peuple grec n’a pas un problème avec l’Europe. Lui et nous avons un problème avec ce pouvoir « européen » qui asservit et détruit l’Europe !
Nous ne croyons pas que le peuple grec soit coupable du doublement de sa dette publique en moins de dix ans (1). Ni qu’il doive payer cette dette artificiellement gonflée du saccage de ses droits sociaux, du naufrage de sa démocratie.

Depuis des années les pouvoirs nationaux et supranationaux qui contrôlent l’Union Européenne lui infligent une austérité assortie de « réformes structurelles » qui ruinent son économie et l’enfoncent dans une misère croissante.
Aujourd’hui, le peuple grec dans un sursaut de dignité et de lucidité a donné une majorité électorale à une gauche radicale étrangère aux corruptions et aux compromissions d’hier, qui a formé un gouvernement dont le mandat est de repousser les diktats de la « Troïka » (FMI, BCE, Commission européenne) et d’appliquer une politique de rupture avec cette austérité criminelle.

L’objectif des classes dirigeantes européennes est, non pas d’obliger à rembourser une dette dont tout le monde sait qu’elle ne peut l’être, qui n’a pour fonction que de drainer les fonds publics vers les banques, mais de contraindre le gouvernement d’Alexis Tsipras et de Syriza à la capitulation. Cela afin de pouvoir continuer à étrangler le peuple grec, condamné à mendier indéfiniment des prêts de plus en plus onéreux, et de faire la démonstration aux yeux de toute l’Europe qu’il est impossible de s’attaquer aux banques, de contester le pouvoir absolu des classes dirigeantes, d’ouvrir une alternative à l’austérité…

Lire ici : http://blogs.mediapart.fr/edition/que-vive-la-grece/article/290615/la-grece-au-coeur-de-l-europe

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Alexis Tsipras

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