le fil du 26 avril

Communiqué de presse des insoumis concernant leur vote au 2ème tour de l’élection présidentielle 2017

« Aucun d’entre nous ne votera pour l’extrême droite. Pour autant, doit-on donner une consigne de vote ? Nous étions convenus depuis le début de notre campagne que les votes du premier tour ne seraient pas récupérés pour quelqu’un d’autre au second tour. Notre candidat, Jean-Luc Mélenchon, a loyalement respecté son engagement à ce sujet. Donc, comme cela avait été indiqué depuis le lancement de la campagne présidentielle du mouvement de la France insoumise, nous organisons ce jour la prise de parole des insoumis à propos de la position qu’ils adoptent personnellement sur le second tour de l’élection présidentielle. Il ne s’agit pas de donner une consigne de vote mais de faire connaître la position des insoumis. Nous vous invitons donc à nous faire part de votre choix à ce sujet parmi les différentes possibilités ci-dessous. Cette consultation sera close ce mardi 2 mai à 12 h 00 et est réservée aux signataires de la France insoumise enregistrés avant le dimanche 23 avril à 22 h. Ce choix est secret. Nous n’en publierons que le résultat et la liste des participants sera détruite. Comme chacun le sait, le mouvement de la France insoumise est, par définition, lié aux principes de notre devise républicaine “Liberté, égalité, fraternité”. Le vote pour la candidate d’extrême droite ne saurait donc représenter une option.

Je dis mon choix :
Choix 1 : Je vote blanc ou nul
Choix 2 : Je vote Emmanuel Macron
Choix 3 : Je m’abstiens.

Note : Seules les personnes inscrites avant le 23 avril à 22h ont le droit de participer.

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Deux positions pour aider certains à réfléchir, la troisième voie étant celle d’un vote blanc de combat…

Face au FN : lettre aux Insoumis tentés par l’abstention

  • 25 avr. 2017
  • Par Olivier Tonneau  Enseignant-chercheur à l’Université de Cambridge, UK
    Cambridge – Royaume Uni Chers Insoumis,

J’ai été surpris par la vitesse à laquelle mon précédent billet a circulé sur les réseaux sociaux. Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’il soit compris comme une justification de l’abstention. Je l’ai écrit avec l’intention de lui donner une suite, dans quelques jours, mais devant ces réactions je le fais dès maintenant. Beaucoup m’ont remercié d’avoir mis des mots sur leur colère. J’en suis heureux : cette colère est réelle, légitime, il fallait qu’elle s’exprime. Mais après avoir dit leur fait aux arrogants vainqueurs du jour, c’est entre nous que nous devons parler.

Lors du Brexit, j’ai déjà vécu la frustration terrible que nous ressentons aujourd’hui. Jamais Jeremy Corbyn, dont les positions étaient proches de celles de Mélenchon, n’a pu se faire entendre et la campagne s’est réduite, dans les médias, à un face-à-face : il y avait d’un côté les libéraux pervers maniant savamment moralisme et cynisme, affirmant tantôt que « l’Europe c’est la paix », tantôt que les marchés sauraient punir les récalcitrants ; de l’autre, les racistes les plus vils. Cette représentation binaire excluait une très large part de l’électorat anglais : les partisans du « lexit », c’est-à-dire la « sortie de gauche ». Contrairement à ce qu’on croit, tous les Anglais qui ont voté pour sortir de l’Europe n’étaient pas d’extrême-droite : l’année précédente UKIP avait obtenu quatre millions de voix aux élections générales, mais treize millions de personnes ont voté pour quitter l’UE. L’occultation du « lexit » eut pour conséquence que le brexit fut vécu par les racistes comme un triomphe. Ils se sont cru la majorité ; grâce aux médias, ils étaient hégémoniques ; ils se sont sentis tout permis. La suite fut atroce.

Dans la ville de Peterborough, à quelques dizaines de kilomètres de Cambridge, des tracts où l’on lisait « go home, Polish vermin » furent glissés dans toutes les boites aux lettres. Des Indiens et des Pakistanais furent tabassés ; il y eut des morts. Encore aujourd’hui, et qui sait pour combien de temps, les racailles se pavanent et les minorités rasent les murs. Vous me comprenez. Je déteste les muscadins qui paradent avec leurs mines sucrées de premiers de la classe, mais ils ne me font pas peur. Par contre, les skinheads font très peur – non pas pour l’avenir mais pour demain. C’est-à-dire pour aujourd’hui. Si j’étais convaincu que Macron allait battre Le Pen, je n’irais pas voter. Je me contrefiche d’envoyer je ne sais quel message d’unité républicaine : un fort taux d’abstention reflèterait parfaitement ma position. Mais, je l’ai écrit ailleurs, je ne suis pas du tout certain que Macron l’emporte et je ne prendrai pas le risque, pour des enjeux symboliques, d’une victoire de Le Pen.

Je disais dans mon billet d’hier soir que le Front National puise à deux sources : l’une, c’est la politique antisociale menée par Macron et ses avatars. Mais l’autre, c’est le racisme bien réel, qui n’est rien d’autre que la pulsion de haine qui existe en tout homme et donc en toute société, pulsion dont les effets doivent être inlassablement refoulés. J’irai voter contre Marine Le Pen comme j’en ai fait la promesse à une amie juive que la perspective de skinheads déboutonnés mettant les pieds sur la table terrifie. Cette amie, qui appartient à la classe moyenne et aurait payé plus d’impôts si nous avions gagné, a voté pour Jean-Luc Mélenchon. La campagne a été, pour elle comme pour moi, un moment merveilleux, un éveil collectif à la possibilité – je ne me lasserai jamais d’écrire ces mots – d’un avenir en commun. Rien ne doit mettre en péril cette complicité, cette intimité qui s’est nouée.

La campagne qui s’achève fut pour moi un moment d’une formidable intensité. Un moment d’espoir et de joie entre nous, d’exaspération envers les muscadins, mais aussi de haine franche et sans mélange envers les gardiens du temple. Quand Le Monde a publié, à quelques heures de la clôture de la campagne, la chronique infamante de Joann Sfar et m’a refusé un droit de réponse ; quand, après que Gérard Miller eût réfuté les accusation d’antisémitisme portées contre Mélenchon par le sinistre professeur Heilbronn, Laurent Joffrin a offert un droit de réponse à ce dernier, étalant ainsi dans son journal, à quelques heures du vote, un article diffamant Mélenchon de la plus basse des manières ; quand mon compte facebook a été bloqué parce que je postais ma réponse à Joann Sfar ; j’ai eu, pour reprendre une expression lumineuse de Todd, un flash totalitaire. C’est clair : entre ces salauds-là et nous, c’est la guerre.

Mais justement parce que c’est la guerre, nous devons rompre avec eux toute communication. Ce qu’ils disent ne nous concerne pas. Ce que nous faisons ne les regarde pas. J’irai voter Macron contre Le Pen et les éditorialistes écriront : « Nous les avons convaincus. Grâce au ciel, nous avons su leur faire entendre raison. » Grand bien leur fasse. Depuis dimanche soir, je n’ai écouté aucune radio, aucune télé, parcouru la Une d’aucun journal. Je ne les entends pas et ne leur réponds pas, sinon pour leur dire : nous nous retrouverons. Ceci posé, je reviens à nos affaires et je commence par faire ce que nous avons toujours fait : entre deux campagnes, on remet la maison en ordre en commençant par sortir les poubelles, c’est-à-dire virer les fachos. Parce que c’est dans nos rangs que sont ceux qui auront à souffrir de leur victoire ; parce que nous n’aimons pas que les nôtres se fassent tabasser au coin des rues ; parce que nous ne voulons voir fleurir les croix gammées ni sur les synagogues, ni sur les mosquées. Protégeons les nôtres ; nous aurons besoin d’eux. La lutte commence à peine et nous ne serons jamais trop nombreux.

Insoumis, cette lettre n’est adressée qu’à vous. Aux autres, je n’ai qu’une chose à dire : en aucun cas les Insoumis n’endosseront la culpabilité de l’arrivée des fascistes au pouvoir, et ce quoi qu’ils votent. Elle n’incombe qu’aux libéraux qui sèment le désespoir et bien sûr aux fascistes eux-mêmes. Que nous nous trouvions face à un choix très difficile ne change rien au fait que les seuls responsables sont ceux qui nous ont mis face à ce choix.

Dans Andromaque, Pyrrhus menace Andromaque de tuer son enfant si elle refuse de l’épouser. Celle-ci tient bon et Pyrrhus l’accuse : comment pouvez-vous condamner votre enfant à mort ? Andromaque décide d’épouser Pyrrhus pour sauver son enfant mais de se suicider aussitôt après. Fort heureusement, alors qu’ils marchent à l’autel, la foule se jette sur Pyrrhus, le massacre, et Andromaque est couronnée reine. Puisse la littérature éclairer le réel.

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Voter Macron: impossible! Voter Le Pen: impensable

25 avr. 2017 Par RAOUL MARC JENNAR (https://blogs.mediapart.fr/raoul-marc-jennar/blog/250417/voter-macron-impossible-voter-le-pen-impensable)

20140408PM ; Luxembourg ; conf. Raoul Marc Jennar

 Je ne peux renier 20 ans de combats, sans doute près de 500 conférences pour combattre ce que Macron défend et propose, et ensuite voter pour lui. Je ne peux renier l’engagement d’une vie contre le racisme et la xénophobie et voter Le Pen.

Les deux sont porteurs de maux d’une intensité égale. Je m’abstiendrai.

Petit rappel à ceux qui ont combattu, au nom de la démocratie, de la justice sociale et de la protection de notre cadre de vie,

– les accords de l’OMC organisateurs de la mondialisation néo-libérale la plus débridée et en particulier l’AGCS (qui privatise à terme les services publics) et les accords sur la propriété intellectuelle (qui limitent la possibilité de fabriquer des médicaments génériques et permettent les OGM),
– le traité constitutionnel européen de 2005
– le traité de Lisbonne
– les accords de partenariat de l’UE avec l’Afrique qui la mettent sous la tutelle des multinationales européennes
– le traité budgétaire Merkel-Sarkozy-Hollande (TSCG)
– le MES (mécanisme européen de stabilité)
– la fausse loi de séparation bancaire de Moscovici-Hollande
– les cadeaux de Hollande au MEDEF
– la loi Macron
– la loi EL Komri
– le TAFTA
– le CETA
– l’ACS (aggravation de l’AGCS).
comment donner sa voix à Macron qui a défendu et défend tout cela,  qui creuse les inégalités, accroît l’injustice sociale, n’enrichit que les riches et met la planète en danger  ?

Pour moi, cela reviendrait à renier 20 ans d’engagement militant. Impossible.

Même si la rigueur intellectuelle interdit de qualifier de « fasciste » le programme nationaliste et xénophobe de Mme Le Pen, le FN plonge ses racines dans Vichy et l’OAS. Et  je suis, depuis toujours, un adversaire des régimes fascistes que ma génération a connus puisque, après la Deuxième guerre mondiale, nous avons eu trois régimes fascistes en Europe (Espagne, Portugal, Grèce), tous protégés par l’OTAN (au nom de la démocratie) contre lesquels j’ai milité (interdit de séjour par la Grèce des Colonels). Toute ma vie j’ai combattu le racisme et la xénophobie. Voter Le Pen est donc impensable.

Macron et Le Pen sont tous deux porteurs de politiques profondément néfastes et extrêmement dangereuses pour nos libertés, pour le bien être du plus grand nombre, pour la préservation de la planète.

Je n’invite personne à partager mon point de vue. Je me contente de l’exposer.  Car j’ai toujours combattu le principe du mot d’ordre électoral que je considère comme une insulte à l’intelligence des gens et une arrogance insupportable des partis qui s’arrogent la propriété des votes dont ils ont bénéficié. Il y a d’ailleurs de mon point de vue une contradiction fondamentale entre prôner la révocabilité de l’élu et le fait de lancer des mots d’ordre de vote. C’est opposer un acte de liberté citoyenne à un acte de servitude citoyenne.

Alors que chacun fasse en conscience ce qu’il estime devoir faire, mais le faire en conscience cela suppose de bien s’informer.

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Au premier tour de la Présidentielle, les électeurs de Montpellier ont placé Jean-Luc Mélenchon en tête avec plus de 30 % des suffrages. 31,56 %. Emmanuel Macron obtient 24,61 % . L’effet Saurel n’a pas permis de porter la dynamique nationale d’Emmanuel Macron.

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RUFFIN – « MÉLENCHON À 19,5 %, UN TREMPLIN POUR DEMAIN ! »

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«Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?»

Difficile de mieux résumer l’impression délétère de cette soirée du 23 avril qu’en citant ce vers de Racine (Andromaque, acte V, scène 5), qui est une réplique d’Oreste à Pylade alors qu’Hermione vient de se suicider sur le corps de Pyrrhus. L’allitération est belle mais aussi menaçante…

En effet, que nous réserve l’avenir avec ce passage obligé entre Charybde et Scylla ? Entre un libéralisme à tous crins qui va encore accentuer la fracture inégalitaire de la société française et un imbécile repliement à la vichyssoise ?

Car il s’agit bien de cela puisque l’offre finale de la compétition présidentielle se résume à un duel entre un « Lancelot des beaux quartiers » et une Walkyrie qui se prend pour Jeanne d’Arc !

Un « Similing Cobra » opposé à une vipère …

Je comprends parfaitement la réaction de Jean-Luc Mélenchon qui, sommé d’apporter la caution morale de la « France insoumise », a refusé de prendre immédiatement position en ajoutant son propre hurlement aux grognements de tous les loups frustrés afin de jouer le jeu des règles de cette république bourgeoise qui a cru bon de mettre à l’index les moutons noirs de sa famille…

En effet, je partage tout à fait le point de vue de Michel Onfray qui s’étonne que l’on continue à prétendre diaboliser le FN alors que l’on a rien fait pour le combattre réellement, tant sur le plan économique qu’avec la réfutation pédagogique de son nationalisme obsolète.*

Dans cette finale faussement démocratique – dont vont être exclus des millions de Françaises et de Français – le peuple va assister, médusé et impuissant, à des joutes meurtrières pour ses acquis sociaux, son pouvoir d’achat et ses libertés, même si le pancrace politicien est en mesure de l’amuser et de le séduire, au moins quelques secondes.

Ainsi, après les quinquennats calamiteux et désolants de Chirac, Sarkozy et Hollande, ce qui reste de la « République française » va poursuivre sa marche cahoteuse en s’aidant de la canne d’un jeune gandin technocrate et branché, adoubé par les « honnêtes gens ».

Mais ce parcours risque d’être contrôlé voire contrarié par un vent puissant (et vivifiant) qui vient de se lever…

Ne nous soumettons plus !

* « le parti de Marine Le Pen est moins combattu qu’utilisé comme épouvantail pour que rien ne change ».

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Extrait du dernier livre en direct de Tarnac, Maintenant.

Ne plus attendre.

Ne plus espérer.

Ne plus se laisser distraire, désarçonner.

Faire effraction.

Renvoyer le mensonge dans les cordes.

Croire à ce que nous sentons.

Agir en conséquence.

Forcer la porte du présent.

Essayer. Rater. Essayer encore. Rater mieux.

S’acharner. Attaquer. Bâtir.

Vaincre peut-être.

En tous cas, surmonter.

Aller son chemin.

Vivre, donc.

Maintenant.

 

Petit bonus sémaphorien, en direct de nos amis grecs qui ont quelque idée de ce que Résistance veut dire

 

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C’est toujours bon à savoir…

Axel Loustau, trésorier du microparti de Marine Le Pen et conseiller régional FN, poursuivait en diffamation le directeur de Mediapart, Edwy Plenel, à propos de violences de proches du Front national à l’encontre de notre journaliste Marine Turchi. La Cour d’appel de Paris lui a donné tort, confirmant le jugement de première instance. M. Loustau se pourvoit en cassation.

 

[LÀ-BAS SI J’Y SUIS] Macron vu par son ancien directeur à la banque Rothschild © Là-bas si j’y suis

Mélenchon joue t il avec le feu ? C à vous

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« La désobéissance est pour celui qui connait l’Histoire, la véritable vertu de l’être humain. C’est de la désobéissance et l’insoumission que nait le progrès »   Oscar Wilde

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mardi 25 avril

Nous sommes 456.387 insoumis

Soit 10.000 de plus depuis dimanche.

Pourquoi pas vous ?

https://jlm2017.fr/

ndlr : Pas de vidéos aujourd’hui sur Sémaphores, seulement deux articles mais faut voir, ça ne sort pas de n’importe quel Tonneau. A lire en intégralité et ne pas hésiter à partager.

Face au Front National : réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron

Vous avez voté pour Macron et vous nous exhortez à faire barrage au Front National. Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui sont responsables de son ascension.

Vous avez voté pour Macron et vous venez nous faire la leçon : il faut faire barrage au Front National. « Faire barrage » : les mots vous évoquent des corps tendus contre l’assaut. Vous vous imaginez en héros de la lutte pour la République. A moi, ils n’évoquent qu’un bête mur de béton qui retient l’eau qui monte. Elle n’en finit pas de monter depuis cinq ans. C’est un fait objectif : jusqu’en 2012, le vote Front National était encore flottant, versatile, contestataire. C’est le quinquennat Hollande, qui est aussi le quinquennat Macron, qui l’a vu s’enraciner. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. L’extrême-droite monte partout dans le monde ; or il n’y a qu’une cause qui s’exerce à l’échelle de la planète et c’est la dictature de la finance dont vous venez de porter au pouvoir le zélé serviteur.

Peut-être n’êtes-vous pas convaincus ? La corrélation entre néolibéralisme et fascisme vous échappe ? C’est parce que vous vivez dans un monde imaginaire, au sens propre : un monde d’images. Vous n’êtes pas marxistes et vous ne pensez pas que les conditions matérielles d’existence déterminent la conscience. Tout est discours pour vous, comme pour le gouvernement le plus impopulaire de l’histoire de la cinquième république qui, pendant cinq ans, à chaque résistance à ses « réformes », n’a rien su comprendre sinon qu’il avait manqué de « pédagogie ». Manuel Valls s’écriait « J’aime l’entreprise » et vous avez élu l’homme qui promet de la faire aimer aux Français. Il vous a dit que les jeunes seraient heureux de travailler pour Uber pourvu qu’ils puissent rêver d’être milliardaires et vous l’avez cru. Il vous a dit que les chômeurs seraient contraints d’accepter des emplois moins bien payés et loin de chez eux, et vous vous êtes dit : voilà qui est sérieux. Vous vous êtes si bien retrouvés dans cette caricature de cadre supérieur que vous avez pensé qu’il saurait « rassembler les Français » – les rassembler dans l’amour d’un homme qui vous ressemble. Vous n’avez même pas conscience que ce faisant, vous avez fait monter le Front National.

Combattre le Front National, c’est aussi pour vous une affaire de mots. Quand Malek Boutih crie que le fascisme est à nos portes, vous vous dites : « Il a combattu le Front National ». Vous ne savez pas que le Front National puise à deux sources : la haine de l’étranger bien sûr, ce vieux fond de xénophobie raciste qui depuis toujours est la lie de la France, mais aussi la haine qu’inspire votre modèle de société haï de tous excepté vous, ce que vous sauriez si vous rencontriez qui que ce soit d’autre que vous. Vous n’avez pas voulu mettre en question votre attachement béat à une Europe qui n’existe que dans vos rêves. Vous avez dit « la dette » et « la dépense publique » et vous avez conclu : c’est impossible.

L’eau finira par déborder. Ce jour-là, que ferez-vous ? Vous n’en avez aucune idée. Vous devriez nous demander conseil. Car nous que vous accusez de ne pas faire barrage au Front National, nous faisons tout autre chose : nous le combattons – nous l’avons même en partie vaincu. Pourquoi croyez-vous que Marine Le Pen n’est pas arrivée en tête du premier tour ? Parce qu’un grand nombre d’ouvriers et d’employés qui s’étaient résolus à voter pour elle ou s’abstenir ont voté pour Jean-Luc Mélenchon. Parce que les jeunes, prétendument acquis au Front National, ont massivement voté pour Jean-Luc Mélenchon. Et pourquoi l’ont-ils fait ? Pourquoi nous ont-ils rejoint nous, et non pas vous qui avez pourtant seriné de si belles fables sur le rassemblement des Français ? Parce que nous leur avons fait espérer ce que vous n’osez plus imaginer : nous allions changer le monde.

Vous n’en avez évidemment pas conscience mais si nous avons lutté contre vous, c’est encore pour combattre le Front National. Pour faire naître l’espoir, il fallait en finir avec votre suffisance, votre incapacité à rien penser au-delà de vous-mêmes, et votre certitude que vous pouvez tirer sur la corde indéfiniment sans qu’elle se rompe jamais. Nous avons tâché d’échapper à la violence que vous répandez partout. La violence ? Vous êtes outrés – car chacun sait, n’est-ce pas, que la violence est de notre côté : dans notre hostilité aux riches et dans les mauvaises manières de Jean-Luc Mélenchon. Vous ne comprenez pas que la violence, c’est quand un être humain pensant, sensible, est nié dans son humanité par un vulgaire Macron qui croit qu’il est acceptable de parler aux gens pour ne rien dire. Il est mille fois plus insultant de s’entendre dire « penser printemps » que de s’entendre appeler « les gens ». Il est mille fois plus violent de dire « je suis pour la France qui ose » que de répondre « si vous élisez cet homme, vous allez cracher du sang ». Il n’y a pas de violence plus grande que de prendre les gens pour des imbéciles.

Vous, si fiers d’aller dans quinze jours faire barrage au Front National, ne vous rendez pas compte que vous êtes son fidèle allié. Vous n’avez aucun reproche à nous faire, aucune consigne à nous donner. Nous ne sommes pas votre voiture-balai, nous n’avons pas à ramasser les débris de la société à mesure que vous la détruisez.

Que ferons-nous dans quinze jours ? Pour moi, ma décision est prise. Ceux à qui il m’importe qu’ils la connaissent, la connaissent. Quant à vous, je n’ai rien à vous dire et je remercie Jean-Luc Mélenchon de n’avoir pas sauté dans le cerceau comme une bête de foire. Nous trancherons à notre heure et si vous vivez quelques jours d’inquiétude, tant mieux : voyez en face le désastre dont vous êtes responsables. Se pourrait-il qu’une prise de conscience se fasse ? Je n’y crois pas. Je vous connais trop bien pour ça. Eh bien tant pis : nous aurons au moins jeté une ombre sur votre irresponsabilité confite en ses certitudes et votre mouvement qui marche si bêtement à contre-temps de l’Histoire.

Pendant les cinq prochaines années, l’histrion que vous avez porté au pouvoir continuera l’œuvre de dissolution sociale de ses prédécesseurs. Mais qu’on se rassure : le Front National n’aura pas le dernier mot. Non grâce à vous mais grâce à nous qui en cinq ans avons réduit des deux tiers la distance qui nous séparait de lui. Détenteurs de l’avenir en commun, nous assumerons nos responsabilités face au Front National et malgré vous.

 

 

Honneur à l’insoumission

À l’heure où les éditocrates, les chiens de garde et les tartuffes de tout bord nous refont le coup du front républicain, tout en vendant la peau de l’ours, comme si la menace était pipée, à l’heure où les Insoumis hésitants sont quasiment criminalisés comme crypto-partisans du FN, rappelons quelques vérités sur la sociologie d’une gauche de combat et non de posture.

Il est tout à l’honneur de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, de ne pas chercher à suggestionner et assujettir par la peur les électeurs dont les voix se sont portées sur lui. L’infantilisation et l’épouvantement ne prennent plus sur une fraction conscientisée de l’électorat, conscientisée par lui. Dans un louable effort de pédagogie, il a rehaussé le niveau de cette campagne présidentielle et fait obstacle aux facilités thématiques de la xénophobie utilitaire. Il a su flatter aussi bien l’intelligence du cœur que l’affect de l’indignation constructive, la combinaison des deux étant le carburant d’une citoyenneté pleinement engagée, non pas réduite à un bulletin tombant dans une urne.

Il est également tout à l’honneur de Jean-Luc Mélenchon de ne pas avoir appelé automatiquement les Insoumis à voter contre leurs convictions, car la concorde à coups de rabot est antidémocratique, la démocratie étant une discipline du dissensus, un frottement rugueux d’argumentaires solidement charpentés et éloquemment défendus. Un argumentaire peut prendre ou ne pas prendre, fût-il très cohérent. C’est le jeu. Son rejet par une majorité d’électeurs ne l’invalide pas pour autant au point d’obliger ses porteurs à soutenir l’argumentaire qu’ils ont combattu. Le vote utile ne favorise que les anguilles et les requins, et leur jette en pâture le peuple qu’il a pris dans son filet faussement lâche. Nul ne doit jeter la pierre aux Insoumis qui, la mort dans l’âme, voteront Macron au second tour, par détestation légitime, viscérale du FN. La victoire de Macron n’est nullement acquise et l’extrême droite a montré par le passé qu’elle était en mesure de se jouer des marionnettistes. Mais le choix du vote blanc ne fera pas des Insoumis qui s’y résolvent des complices du FN. Ils marqueront par là qu’ils ont compris que le néolibéralisme macronien et le racisme lepéniste sont les deux visages d’un même Janus qui œuvre à la désertification des consciences et à l’épuisement du génie social humain, le premier par la marchandisation béate des individus, le second par la naturalisation vindicative de leur identité. Résister sur cette ligne de l’insoumission à l’injonction majoritaire de voter pour le pied qui vous broie plus lentement, c’est faire barrage, véritablement, sur le terrain des valeurs de gauche, au FN. Le vote utile fait bon marché de ces valeurs, qu’il livre à la spéculation des opportunistes en les édulcorant, voire en les fondant dans les valeurs adverses. Songeons qu’il y a bien plus d’atomes crochus entre la droite fillonniste appelant à voter Macron et le FN qu’entre le FN et la France insoumise tenant bon sur son exigence de penser au-delà de soi, de sa classe, de sa caste.

Il est tout à l’honneur de la France insoumise d’avoir su réconcilier, par ses méthodes de délibération ouverte et interactive, une majorité de jeunes avec la politique de conviction au service du bien commun, selon l’un des principes fondateurs de la démocratie. C’est cela, se soucier de l’avenir : former les générations qui viennent à l’activité démocratique, leur fournir des outils complexes de décryptage de la démagogie et leur apprendre à se passer de maîtres, selon la définition que donnait Quintilien de l’instruction.

Il est tout à l’honneur de la France insoumise d’avoir pris conseil du corps associatif de notre pays, dont elle a reçu le soutien massif, faut-il le rappeler, non seulement pour avoir placé très haut le gabarit de ses ambitions en la matière, mais encore pour avoir fourni avec constance l’appoint aux dernières luttes sociales. Tous les candidats se disent proches du peuple qui souffre, tous prétendent, s’ils sont élus, le protéger, veiller sur son bien-être et sur son horizon, mais combien d’entre eux et combien parmi leurs partisans s’investissent dans l’éducation populaire, combien ont participé à la défense du code du travail, à l’occupation des ZAD, au combat contre le détricotage des services publics ? Dans la ville de Rouen où j’habite, ville dirigée par un maire socialiste, seuls le PCF-Front de gauche et une association, la Boise de Saint-Nicaise, se sont démenés, en pleine crise de présidentiellite, pour empêcher la fermeture des bureaux de poste de quartiers. Pas de frontistes amis du peuple en vue, pas de socialistes au grand cœur, pas de chrétiens charitables LR, pas de zébulons En Marche ! ou de magnétiseurs Debout la France ! Ce sont toujours les mêmes qui montent au créneau, qui s’épuisent à amortir, avec des moyens dérisoires, les effets du « doux commerce », qui prennent la relève d’un État et de collectivités impécunieuses ou mauvaises gestionnaires ; ce sont ceux-là qui font encore tampon entre la misère et la révolte ; ce sont ceux-là qui, sans tambours ni trompettes, font vivre l’ersatz de démocratie qu’on nous présente comme le summum du désirable ; ce sont ceux-là qui lancent les alertes et en assument les risques. Ils ne le font pas en mots, ils le font en actes, quotidiennement. Leur susceptibilité est à la mesure de ce qu’ils jettent de forces dans la bataille. Ils ont droit au respect pour cela, sauf débordement fanatique.

Avant de courir au front républicain et de couvrir du même opprobre l’électorat chamboule-tout du FN et celles et ceux qui, à gauche et essentiellement là, encartés ou pas, syndiqués ou pas, permettent encore à l’État de se gargariser de quelques réussites, l’intelligentsia de gauche ferait bien de courir au front proprement démocratique de l’engagement associatif, où l’on manque de bras, où l’on manque de hérauts, et où se pressent les gueules cassées de la boucherie du darwinisme social. C’est là que s’invente l’économie sociale et solidaire, la vraie, celle qui ne cherche pas à se tailler des parts de marché mais empêche que ce qu’il nous reste d’humanité ne soit taillé en pièces. Le combat pour les valeurs de gauche se joue là aussi et surtout là, puisque le cadre politique actuel, de l’aveu de ceux-là même qui s’y sont longtemps mus comme poissons dans l’eau et poisons dans l’os, empêche les citoyens de se mêler de ce qui les regarde.

Les Macrognons en marche

Le fil du 24 avril

« Ce sont vos beaux sourires, vos yeux qui brillent, vos chansons, votre amour pour demain. Le voilà, le matin neuf qui se lève. À vous, jeunes gens, de reprendre la tâche et le flambeau à l’endroit où je vous l’aurais donné et tendu d’une main à l’autre. Allez, on est la France insoumise, maintenant et pour toujours ! »

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Quelques déclarations

Danielle Simonnet : « Pas une voix ne doit aller à Marine Le Pen ! »


Déclaration de Pierre Laurent – 23 avril 2017

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Lu sur le fil Facebook d’Arnaud Cuidet

Nous avons le droit d’être déçu, ou même accablés. Pour autant, la déception ne doit pas se transformer en désespoir :

1) On a fait 19% ! On a presque doublé le nombre de voix de 2012. En 5 ans, avec le système contre nous, ca n’est pas rien !

2) Le FN est devant nous d’à peine 600 000 voix. C’est rien ! C’est d’autant plus rageant, mais ca veut aussi dire que nous sommes en train de lui rependre du terrain. Ils travaillent depuis les années 80, nous avons du retard à rattraper, mais ne le rattrapons vitesse grand V !

3) il faudra attendre encore l’été ou la rentrée pour en être sur, mais nous sommes en passe d’accomplir un objectif politique majeur : l’implosion du PS, sont le simple nom est un obstacle au combat idéologique de gauche. Si cela s’avère, même les médias seront obligés de reconnaître que la FI est la principale force de gauche !

4) la force que nous avons construite ne doit rien au fait d’être fan d’un candidat. Elle s’est construite sur de l’éducation politique, de la conscientisation politique et une profonde émancipation qui a transformé chacun-e d’entre nous. Cette force ne disparaîtra pas, elle ne fera que grandir.

Il est de notre responsabilité de veiller à ce que la FI grandisse et se structure. De rudes combats nous attendent, mais cette campagne aura été la démonstration que nous savons les mener.

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Mélenchon: une défaite aux airs de victoire

24 avril 2017 Par christophe Gueugneau

Le candidat de La France insoumise a échoué à créer la surprise lors du premier tour de la présidentielle, en finissant à la quatrième place. Il a réservé son appel au vote pour le second tour. En arrivant très largement devant le PS, il se place comme incontournable à gauche pour la reconstruction à venir.

Évidemment, la déception est palpable. Mais le cœur y est malgré tout. À 20 heures, dimanche soir, lors de l’apparition des premiers résultats à la télévision, donnant Emmanuel Macron et Marine Le Pen qualifiés pour le second tour, les militants de La France insoumise réunis devant le Belushi’s, le QG choisi, non loin de la gare de Nord, par Jean-Luc Mélenchon pour sa soirée de premier tour, crient « Dégagez, dégagez ! ». Plus de 300 journalistes ont été accrédités, et dans le QG, les militants se font rares, qui restent dans la rue. Jean-Luc Mélenchon est annoncé à la troisième place, avec environ 19 % des voix. C’est peu et c’est beaucoup.

C’est peu, parce que la dynamique de ces dernières semaines pouvait faire espérer une « qualification » pour le second tour. Vendredi soir, à l’occasion des « apéritifs insoumis » organisés un peu partout en France, Jean-Luc Mélenchon s’était rendu dans le XIXe arrondissement, à proximité du parc de Belleville, en compagnie de Pablo Iglesias, du parti espagnol Podemos, et de Marisa Matias, du Bloco de esquerda (Portugal). Sur place, la ferveur militante semblait dire que tout était possible. En résonance avec cette fin de campagne, où les meetings faisaient le plein, la présence des Insoumis sur les marchés était patente, tout comme sur les réseaux sociaux.

C’est beaucoup, parce que c’est une hausse spectaculaire par rapport au score de Jean-Luc Mélenchon en 2012. Le candidat du Front de gauche avait recueilli 11,11 % des voix, il fait cette fois-ci, avec La France insoumise, autour de 19 %. C’est beaucoup, aussi, car au sortir d’un quinquennat de François Hollande, élu par la gauche, le résultat de La France insoumise fait figure d’ovni. « Je suis très fière de ce qu’on a fait », dit Corinne Morel Darleux, du Parti de gauche, l’une des composantes de La France insoumise. « Je souhaite bon courage à celui ou celle qui dirigera la France après le second tour », ajoute-t-elle.

L’irruption du mouvement de La France insoumise dans le paysage de la gauche française constitue une victoire malgré la défaite pour Jean-Luc Mélenchon. Reste cependant à la concrétiser à l’occasion des législatives. « Ce sera la belle », dit Corinne Morel Darleux, avant de compléter : « la belle colère ».

(…)

Au-delà même du fait d’être passé devant le PS, La France insoumise estime s’être constituée en vrai mouvement social durant cette campagne. « Quel que soit celui qui l’emporte dans deux semaines, il ou elle aura en face une marée d’insoumis », estime Corinne Morel Darleux. (…)

Intervenant vers 22 heures, Jean-Luc Mélenchon le redit : « Je n’ai reçu aucun mandat des 450 000 personnes qui ont appuyé ma candidature », celles-ci seront « amenées à s’exprimer sur la plateforme ». Le candidat de La France insoumise a regretté qu’il n’y ait eu aucune « prise de conscience écologique » de la part des deux candidats qualifiés qui, en outre, « comptent s’en prendre une fois de plus aux acquis sociaux ». « Je vous appelle à rester groupés et en mouvement. Car les défis que nous avons nommés, ces défis restent à relever. Ceux qui prétendent aujourd’hui à l’honneur de nous représenter tous ont déjà montré qu’ils étaient incapables de les relever », a encore dit Jean-Luc Mélenchon.

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Autre article intéressant à signaler

http://www.francetvinfo.fr/politique/melenchon/recit-franceinfo-presidentielle-comment-jean-luc-melenchon-a-presque-reussi-son-pari_2152721.html

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Humour du jour

 

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spécial jour J

Pas de Sémaphores aujourd’hui (nous allons être bien occupés), mais le fil d’actu d’hier 22 avril a été mis à jour pour intégrer des extraits de l’article de François Bonnet sur Mediapart, ainsi que notre habituel Dossier Macron. Au menu une courte vidéo proposée par Fakir, et des extraits d’un long article très édifiant sur ce candidat arnaque de l’oligarchie, signé Aude Lancelin (journaliste et rédactrice en chef virée de l’Obs avec pertes et fracas).

Mais c’est dimanche, journée on ne peut plus populaire et souvent familiale, alors place à la chanson, populaire aussi, à travers quelques vidéos qui témoignent de la diversité d’une France que nous aimons, même quand elle déroge à la langue de Molière…

Bella Ciao

Bella Ciao interprété par l’orchestre debout le 15 mai 2016 sur la place de la République à Paris. Extrait de la Captation Debout.

Una mattina mi sono svegliato,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
Una mattina mi sono svegliato,
e ho trovato l’invasor.

O partigiano, portami via,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
O partigiano, portami via,
ché mi sento di morir.

E se io muoio da partigiano,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
E se io muoio da partigiano,
tu mi devi seppellir.

E seppellire lassù in montagna,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
E seppellire lassù in montagna,
sotto l’ombra di un bel fior.

Tutte le genti che passeranno,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
Tutte le genti che passeranno,
Mi diranno «Che bel fior!»
«È questo il fiore del partigiano»,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
«È questo il fiore del partigiano, morto per la libertà!»

L’encantada Nadau

Bayonne 2013 : « Vino griego »

Pénélope

Jean Ferrat – Ma France

Bonne journée à toutezétous !

le fil du 22 avril

«FRANÇAIS, CHOISISSEZ»

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Avant de voter : la liste des conflits d’intérêts des candidats à lire absolument

Avant de voter : la liste des conflits d’intérêts des candidats à lire absolument

à lire ici : https://mrmondialisation.org/la-liste-des-conflits-dinterets-des-candidats/

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Voter, et voter pour

22 avril 2017 Par François Bonnet

Il n’est pas l’heure des votes tactiques. C’est le moment d’un vote d’adhésion.

Les votes des 23 avril et 7 mai ne feront pas que clore six mois d’une inédite campagne présidentielle. Ils sont un début. Ils amorcent un processus qui sera, selon toute vraisemblance, sans précédent depuis 1958 et l’avènement de la Ve République. (…)

Voter pour dessiner les champs des possibles pour ce qui sera, dans les mois et les années qui viennent, l’inévitable mise en place d’une nouvelle République.

Il est sur ce chemin deux obstacles de taille. Notre vote peut aider à les surmonter. Le premier s’appelle Marine Le Pen. Mediapart a suffisamment tiré la sonnette d’alarme ces dernières années pour ne pas détailler à nouveau les terribles dangers d’une accession au pouvoir de l’extrême droite. L’élection de Marine Le Pen, candidate armée d’un projet politique xénophobe, discriminatoire et nationaliste, demeure une possibilité malgré une médiocre campagne et l’impact des multiples affaires judiciaires qui la menacent (lire et voir ci-dessous notre décryptage de son programme).

(…) Le deuxième obstacle s’appelle François Fillon. Lâché par une large partie de son camp, empêtré dans ses affaires d’enrichissement familial et sa mise en examen pour détournement de fonds publics, il n’aura cessé de radicaliser son programme, apparaissant désormais comme le candidat d’une droite pas seulement ultralibérale mais aussi profondément réactionnaire. Son éventuelle élection n’empêchera pas une recomposition en profondeur de la droite de gouvernement, tant les positions sont désormais irréconciliables.

Ouvrir un nouvel horizon démocratique, c’est donc voter pour éliminer l’extrême droite xénophobe et la droite mise en examen. C’est aussi voter pour encourager et accélérer le processus de décomposition-recomposition du centre (Macron) et des gauches (Hamon, Mélenchon, Poutou, Arthaud) qui doit nous mener vers une démocratie renouvelée en profondeur.

(…) Dès lors, à la différence de nombreux précédents scrutins, où le « vote utile » pouvait présenter une utilité immédiate voire de moyen terme, l’élection 2017 est une des très rares à inciter à un vote d’adhésion, peut-être même de conviction. À l’incertitude sondagière, à l’indispensable nécessité de se projeter dans l’après, s’ajoute un troisième paramètre : la vraie diversité des programmes présentés par les trois principaux candidats du centre et des gauches. Social-libéral campant désormais au centre-droit avec le soutien de notables socialistes et chiraquiens, Emmanuel Macron promet le « renouvellement ». Benoît Hamon, lui, revendique de refonder la social-démocratie pro-européenne quitte à refuser d’en voir les impasses. Jean-Luc Mélenchon demande « au peuple » de reconstruire la République en la rendant indépendante de l’OTAN comme de l’UE. (…)

D’où l’enjeu particulier de ce premier tour : donner notre avis non sur de supposés possibles vainqueurs dans les radars des sondages, mais choisir des projets, assumer des clivages, amorcer des recompositions. Bref, ne pas jouer au chamboule-tout, mais faire de la politique.

Source (réservé abonnés) : https://www.mediapart.fr/journal/france/220417/voter-et-voter-pour?page_article=2

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À CEUX QUI HÉSITENT ENTRE MÉLENCHON ET HAMON

Parmi nos ami.e.s, certain.e.s hésitent encore entre Mélenchon et Hamon. Dans cette vidéo, on explique pourquoi d’après nous le vote qui a le plus de sens pour dimanche est Mélenchon. C’est notre avis, à prendre comme un simple avis 🙂 des bises à tous et toutes et bon dimanche !

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À deux jours du premier tour, la vitrine médiatique de Jean-Luc Mélenchon est largement inférieure à celle des « chouchous » des grands médias. Comprenez, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et François Fillon. Le candidat de la France insoumise, ses porte-parole ainsi que ses soutiens du PCF et d’Ensemble ! ont cumulé 160 heures de temps de parole (TV – radio) depuis le 1er février, selon un relevé du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Le candidat de la droite et son entourage sont, quant à eux, en tête de peloton avec 301 heures, suivis par Benoît Hamon (256 ) et Emmanuel Macron (234), talonné par Marine Le Pen (229 ).

46 heures de temps de parole, contre 170 pour François Fillon

C’est sans compter les « petits » candidats qui se partagent les miettes : Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a été médiatisé seulement 44 heures, 20 pour Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste).

http://www.humanite.fr/le-temps-de-parole-bafoue-de-melenchon-635102

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 DOSSIER MACRON

Merci Macron !

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Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40

  • 22 avr. 2017
  • Article d’Aude Lancelin qui fut journaliste à l’Obs daté du 21 avril 2017, publié sur Agoravox.

extraits

« Comment le candidat d’« En marche ! » a été entièrement fabriqué par des médias entre les mains du capital, et pourquoi il est encore temps de résister à ce coup de force.

C’était à la fin de l’été dernier, je venais de rendre le manuscrit du « Monde libre ». Mon regard errait devant les images de BFM TV, dans les vestiges d’une canicule parisienne achevée il y a peu. C’est alors que je compris brutalement que l’année 2017 serait terrible, et que la présidentielle à venir ne ressemblerait à rien de ce que ce pays avait connu jusqu’ici. La première chaîne d’informations en continu du pays, fleuron du groupe Altice-SFR détenu par Patrick Drahi, n’avait pas lésiné sur les moyens en ce 30 août 2016. Le tout pour couvrir un événement considérable, imaginez du peu : la démission du ministère de l’économie d’un jeune baron du hollandisme encore quasi inconnu du public deux ans auparavant. Un scoop d’importance planétaire, on voit ça, qui valait bien la mobilisation générale de toute les équipes de la chaîne détenue par ce milliardaire français issu des télécoms.

L’étrange spectacle qui s’étalait sur les écrans du pays ce jour-là, c’était un chérubin en costume-cravate s’échappant du ministère de Bercy en navette fluviale pour remettre sa démission à l’Elysée, poursuivi par les caméras de BFM TV, le tout dans le style flouté et distant caractéristique de la paparazzade, de l’image arrachée à l’intimité d’une personnalité livrée bien malgré elle à la convoitise des foules. Comme l’Hyppolite de Racine, le futur ex-ministre en question, qui n’était autre qu’Emmanuel Macron, semblait ainsi être saisi par surprise en train de « traîner tous les cœurs après lui  » sur la Seine, dans une étrange séance de ski nautique géant national.

Ce que le téléspectateur ignorait à ce stade, c’est que ce sont les cœurs des patrons du CAC 40 qui battait la chamade pour lui depuis déjà un petit moment, et que tous avaient un plan pour la France : porter à la Présidence de la République le chérubin si compréhensif aux doléances du capital. A ce stade il n’était rien, mais ça n’était pas un problème. Ses Geppetto, les poches pleines de billets et les rédactions pleines de journalistes, étaient prêts à en faire tout.

(…)

Partout l’argent rode autour de cette candidature, tout le monde le sait. Lorsque les conditions concrètes qui ont présidé à cette mise sur orbite sortiront enfin dans la presse, post festum, car elles finiront par sortir, ces choses là finissent toujours par sortir, les Français n’auront alors plus que leurs yeux pour pleurer. Entre temps, l’ISF sur les grands patrimoines financiers aura été supprimé, le code du travail ravagé à coups d’ordonnances, les services publics sévèrement amputés, les dividendes toujours mieux reversés. Un véritable continent oligarchique est là encore à demi-englouti, prêt à surgir sous nos yeux le 8 mai prochain, et personne n’a jugé bon jusqu’ici de le dévoiler aux citoyens. Surtout pas ceux dont c’est en théorie le métier, à savoir les journalistes. Au moment où ces lignes s’écrivent j’aperçois la pétition d’absurdité que celles-ci recèlent : comment la presse entre les mains de ces messieurs pourrait-elle enquêter sur sa propre nocivité et a fortiori sur la leur ?(…)

Tant que le mal n’est pas fait, tout peut encore être défait. Français, ne vous laissez pas voler cette élection. »

Aude Lancelin

Article intégral ici (accès gratuit) : Blog : Le blog de Jean Claude MEYER du 18

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le fil du 21 avril

Nous sommes 421 800 insoumis

Ce soir

15 MINUTES POUR CONVAINCRE

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21/04/2017 par Daniel Schneidermann

Champs Elysées, l’attentat qu’on attendait

Pour tout avouer, on avait coupé le son. On surveillait l’émission du coin de l’œil en dinant, Mélenchon était déjà passé, Le Pen aussi, on attendait Poutou, et Fillon, quand apparut sur l’écran l’image orange d’une rue barrée, et des silhouettes de policiers à la lumière bleutée des gyrophares. Immédiatement on sait que c’est lui, c’est arrivé, l’attentat-de-quelques-jours-avant-la-présidentielle, celui qui va rebattre les cartes, relancer Fillon et Le Pen, c’est maintenant, on y est, le timing est trop parfait pour que ce soit autre chose. Mais où on a mis la télécommande ? Voilà, un policier tué, l’assaillant aussi, le quartier bouclé, c’est parti.

C’est mieux et pire que tout ce qu’on pouvait craindre, du travail de pro, les Champs Élysées, plus-belle-avenue-du-monde, cœur du sanctuaire, répercussion maximum immédiate, d’ailleurs Trump tweete dans la foulée, tout colle. Le timing aurait été encore plus parfait si c’était tombé pendant Mélenchon, ou pendant Le Pen, mais sans doute Daesch n’avait pas l’ordre de passage des postulants. Dès lors, il y a deux sortes de candidats. Non plus les petits et les gros, mais ceux qui sont passés avant, et ceux qui passent après, dans le nouveau paysage que dessine l’attentat, dans les interstices du live que Pujadas improvise en pointillés, cherchant l’impossible équilibre entre casser l’antenne et continuer comme si de rien n’était, lisant ses dépêches, puisqu’il n’a pas de prompteur. Ce serait les suites d’une attaque à main armée, avance-t-il. Et puis non. Un deuxième policier est mort. Et puis non. Il est dans son élément.

Le premier à enchainer derrière la nouvelle, donc, c’est Poutou. On parle Guyane, cultures maraîchères, puis Salamé :  » question d’actualité, avec ce qui se passe ce soir sur les Champs Élysées, vous voulez le désarmement des policiers ? » Poutou, imperturbable :oui, on veut désarmer les policiers, car ils agressent et gazent dans les manifs, et font chier les jeunes dans les quartiers populaires. Aie aie aie camarade ! Où sont passés tes conseillers ? (Poutou se déclarera « attristé » lors de son speech de conclusion, en rappelant que « la lutte contre le terrorisme, c’est d’abord la lutte contre la politique française à l’international » mais c’est trop tard, la fachosphère et la bienpensance journalistique l’avaient déjà éparpillé contre les murs).

Arrive ensuite Macron. Il a eu un quart d’heure de plus pour se préparer. Avec la gravité de rigueur, il explique qu’il a laissé dans sa loge l’objet transitionnel que Pujadas-Salamé ont demandé à chacun d’apporter sur le plateau, l’objet qu’ils poseraient sur le bureau de l’Élysée, au cas où. Macron, c’est le livre de grammaire de sa grand mère. Mais avec ce qui vient de se passer, l’heure n’est pas aux enfantillages, pas question, le livre de grammaire est resté consigné dans la loge, regardez comme je suis ferme dans la tempête, admirez l’homme d’État.

Fillon passe en dernier. Tapis rouge. Il a eu tout le temps de fourbir, de polir. Pour la première fois depuis trois mois, l’événement lui sourit. Mais il trébuche sur la panique, en glissant « on nous laisse entendre qu’il y a d’autres violences ailleurs dans Paris » (rien ni personne ne laisse entendre ça). D’ailleurs, Fillon va interrompre sa campagne, ce qui accessoirement lui évitera de devoir répondre à Closer, dont le scoop du jour couronne la campagne.Bref, pas certain que le coup soit réussi, les dés roulent encore.

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La force des people ! Avec Mélenchon les 23 avril et 7 mai 2017 ! Votons !

 

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Sergio Rossi, professeur d’économie à l’Université de Fribourg, fait partie d’un collectif d’une centaine d’économistes à défendre le programme économique de Jean-Luc Mélenchon. Quelles sont ses motivations? Interview.

Avec des confrères du monde entier vous appelez les citoyens français à voter pour le candidat de la France insoumise. Pourquoi?

Il est le seul à proposer un programme qui puisse relancer l’économie française. Une économie qui stagne depuis plusieurs années. Appliquer l’austérité, comme le proposent de différentes manières les autres candidats, à un pays qui souffre sur le plan économique ne fera qu’aggraver la situation. Cela d’autant plus qu’ils envisagent de continuer à privilégier au niveau fiscal les hauts revenus et les grosses fortunes. Jean-Luc Mélenchon a en revanche compris que la solution passait notamment par une augmentation des dépenses publiques (qui devrait créer des emplois et augmenter le pouvoir d’achat de la classe moyenne, ndlr).

Pourtant, le Mouvement des entreprises de France (Medef) fustige la politique économique de Mélenchon, comme celle de la candidate de l’autre extrême, Marine Le Pen.

Il faut nuancer les propos du Medef, mais, d’une manière générale, le mouvement craint pour ses membres. Il a un regard tourné vers les profits de court terme. Or augmenter les dépenses publiques revient à augmenter les recettes fiscales. Toutefois, cette relance budgétaire profitera aussi aux entreprises tournées vers le marché domestique. Le Medef a par contre raison quant au nationalisme et au protectionnisme prônés par Marine Le Pen: la fermeture fera davantage de mal à la France qu’autre chose.

Pensez-vous que le programme de Mélenchon puisse réellement inciter les Français à voter pour lui?

Il est évidemment très difficile de le dire. On aura un premier signal dimanche. Mais je crains que l’électorat ne se laisse séduire par le plus modéré des candidats. Il pourrait se tourner vers Macron, qui représente le centre. Mais c’est un centre vide de contenu, sans un vrai programme économique. Lui et les autres candidats, mis à part Mélenchon, ne proposent d’ailleurs aucune ligne claire sur le plan économique: ils suggèrent implicitement d’avancer par simple inertie. En effet, depuis Sarkozy, la France fonctionne ainsi, sans ligne directrice en ce qui concerne sa politique économique.

 

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Programme économique et social: Marine Le Pen est tout sauf la candidate du peuple!

Le programme économique et social de la candidate du FN ne peut prétendre être le programme du peuple. Il est défavorable aux salariés et est ouvertement discriminatoire.

Élaborés dans la perspective d’un second tour opposant la candidate FN à un candidat de droite (François Fillon ou aujourd’hui Emmanuel Macron), les « 144 engagements présidentiels » de Marine Le Pen cherchent à séduire les classes populaires qui ont vu leur situation se dégrader après plus de 30 ans de politiques néolibérales. On y trouve bien des annonces sociales, comme la retraite à 60 ans, destinées à faire apparaître la candidate comme celle du peuple. Une analyse détaillée[1] montre qu’il n’en est rien.

Un programme au service du patronat et des riches

Le programme 2017 de Marine Le Pen est d’abord au service du patronat. Il promet notamment aux PME et TPE de nouvelles baisses de cotisations et un « protectionnisme patriote » au service de leur compétitivité. Le souci de ne pas déplaire au patronat réduit d’ailleurs à presque rien ses ambitions écologiques, qui s’arrêtent là où elles pourraient contraindre les entreprises à produire autrement pour polluer moins.

Ce programme est aussi au service des plus riches. Il entend par exemple permettre « à chaque parent de transmettre sans taxation 100 000 euros tous les cinq ans (au lieu de quinze actuellement) » et d’augmenter « le plafond des donations sans taxation aux petits-enfants à 50 000 euros, également tous les cinq ans ». Qui peut donner tous les cinq ans 100 000 euros à ses enfants et 50 000 euros à ses petits-enfants ? Pas grand monde.

Des propositions défavorables aux salariés, qui s’en prennent aux syndicats

Le Medef et la CGPME en rêvent, le FN le promet ! D’abord, la suppression du compte pénibilité. Ce dernier prévoit des mesures de formation, de prévention et d’aménagement de l’emploi sur la base de critères objectivables de pénibilité. Trop beau pour les salariés ! Le FN propose de remplacer ces droits par une « majoration des annuités de retraite », et les critères de pénibilité par une « évaluation personnalisée » du médecin du travail… qui ne constatera les pathologies que trop tard. Finie la politique de prévention.

Surtout, les syndicats sont dans la ligne de mire. Au nom d’une prétendue « véritable liberté syndicale » et sous couvert de supprimer un « monopole de représentativité » qui n’existe plus, le FN entend affaiblir la représentation des salariés et favoriser le retour des syndicats maison. Souvenons-nous de ces syndicats qui se prétendaient « libres », et qui, loin de défendre les intérêts des salariés, étaient aux ordres des patrons et proches de l’extrême droite. Le FN n’a pas oublié !

Emploi : une politique ouvertement discriminatoire

La « priorité nationale » dans la politique d’emploi du FN s’appuie sur un mythe selon lequel les étrangers prendraient le travail des français ou feraient baisser les salaires… ce qui est démenti par les études empiriques.

La proposition phare est « une taxe additionnelle sur l’embauche de salariés étrangers ». Marine Le Pen affirme qu’elle existe déjà. Pas vraiment : les employeurs ont à s’acquitter d’une taxe forfaitaire (Ofii) lors de la première entrée en France d’un salarié étranger hors Union européenne, ce qui traduit une priorité aux travailleurs présents sur le sol français. La taxe voulue par le FN instaurerait une discrimination directe et permanente contre l’ensemble des travailleurs étrangers. Fixée à 10 % de leur salaire brut mensuel (près de 150 euros par mois pour un Smicard) elle exercerait un effet dissuasif sur les employeurs. Les 1,7 million d’étrangers actifs présents sur le territoire national seraient concernés, dès lors qu’ils passeraient par le chômage ou changeraient d’emploi. En 2012, Marine Le Pen voulait obliger les chômeurs étrangers à « quitter le territoire » après un an de chômage. En 2017, elle entend les empêcher de retrouver un emploi.

Protection sociale : l’exclusion d’un nombre toujours plus grand d’étrangers

Le mythe FN des « pompes aspirantes de l’immigration » fait des immigrés des touristes de la protection sociale. Pourtant, toutes les études montrent qu’ils contribuent davantage au financement de la protection sociale qu’ils ne coûtent en prestations, car ils sont majoritairement d’âge actif.

Les familles étrangères sont les premières visées : le programme 2017 du FN suggère de réserver les allocations familiales aux familles françaises. Cela renvoie aux racines du parti à l’époque où il était dirigé par Le Pen père : familialisme et xénophobie. Les immigrés vieillissants sont une deuxième cible. Le FN prévoit de réserver le minimum vieillesse (Aspa) aux personnes âgées de nationalité française, exigeant des étrangers qu’ils démontrent qu’ils ont résidé légalement vingt ans en France – contre dix ans actuellement. Un durcissement considérable au vu de la précarisation du séjour des étrangers.

En mettant une touche sociale dans son programme, Marie Le Pen voudrait détourner contre les étrangers et les immigrés les difficultés des victimes du capitalisme mondialisé. Elle est tout sauf la candidate du peuple. Ne la laissons pas faire !

Anne Eydoux, Eric Berr, Frédéric Boccara, Mireille Bruyère, Benjamin Coriat, Nathalie Coutinet, Ali Douai, Jean-Marie Harribey, Sabina Issehnane, Esther Jeffers, Dany Lang, Philippe Légé, Jonathan Marie, Dominique Plihon, Thomas Porcher, membres du collectif d’animation des Economistes atterrés.

[1] Voir A. Eydoux et S. Issehnane, « Front national, un programme économique et social incohérent et xénophobe », Note des économistes atterrés, 30 mars 2017.

Té ! un petit cadeau pour Marine…

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Olivier Besancenot : « Si Mélenchon est élu, c’est un changement radical de situation »

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Avec les soutiens de La France insoumise

L’émission « En direct de Mediapart » recevait ce 19 avril trois soutiens de Jean-Luc Mélenchon pour parler de cette fin de campagne présidentielle.

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L’épidémiologie choisit rationnellement le vote Mélenchon

Face aux urnes, une analyse statistique invisible dans les médias nous donne une clef d’analyse rationnelle qui conduit à choisir Jean-Luc Mélenchon. En oubliant un instant les émotions et autres hystéries collectives, il est possible de réfléchir sur une base empirique avant de voter pour un candidat au premier tour. Deux épidémiologistes anglais nous en donnent les moyens.

Extraits

Wilkinson et Pickett ont en effet comparé 40 états les plus riches de l’OCDE, puis les 50 états des USA. Ils ont mis en évidence une relation statistique extrêmement forte entre les inégalités de revenus (en comparant les 10% les plus riches et les plus pauvres de chaque état) et une longue liste de problèmes offrant un gradient social.

Ce que démontrent empiriquement les deux chercheurs, c’est qu’il existe par exemple un lien statistique fort entre le chiffre de l’obésité et celui de l’inégalité des revenus, non seulement chez les plus pauvres mais aussi chez les plus riches ! Plus l’inégalité de revenus est importante (Etats-Unis) et plus le nombre relatif d’obèses sera élevé, même chez les plus fortunés. Et cette analyse se vérifie avec une longue liste de problèmes sanitaires (espérance de vie, mortalité infantile, problèmes cardiaques…), les taux d’homicides, celui des adolescentes enceintes, la performance du système éducatif,  la violence et l’incarcération, la santé mentale et les consommations de drogue, la mobilité sociale et même de les actions en faveur de l’environnement et le soutien au développement.

Ce que démontrent Wilkinson et Pickett, c’est que, même pour les riches, il vaut mieux vivre dans une société plus égalitaire en termes de revenus et que toute variation de ce seul paramètre met en mouvement une mécanique sociale invisible qui modifie les niveaux de nombreuses problématiques qu’il est inutile de traiter indépendamment.

L’amélioration de la santé ou de l’éducation est mesurable pour tous, dès que l’on réduit les inégalités de revenus.

Ce qu’il faut, cette semaine, retenir de ces analyses statistiques, c’est qu’elles vont empiriquement exactement à l’encontre de la théorie du ruissellement prônée par les libéraux.

Plus vous permettez au plus riches de s’enrichir (en supprimant l’ISF par ex) plus vous aggravez les problèmes sociaux, sanitaires, environnementaux, judiciaires même dans les cas où il est extrêmement difficile de l’expliquer. En revanche, plus vous réduisez les inégalités de revenus, même de façon arbitraire, plus vous réduisez toutes les problématiques dont la liste est trop longue pour être ici mentionnées.

Article intégral : https://blogs.mediapart.fr/patricjean/blog/190417/lepidemiologie-choisit-rationnellement-le-vote-melenchon?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

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Calendrier de la Constituante – Présentation par Raquel Garrido

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le fil du 20 avril

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«Dictateur»? Hollande attaque mais oublie ses actes – #JLMDésintox

19 avril 2017 dans Actus, Pas de question sans réponse ! – #JLMDesintox

Aujourd’hui, Le Canard Enchaîné rapporte des accusations inouïes, d’une grave violence, de la part du chef de l’État en exercice contre un candidat pour le remplacer et ce à quelques jours même de l’élection. François Hollande est aux abois, face à la chute sondagière de son héritier désigné, Emmanuel Macron. Il tente de cacher son bilan catastrophique et d’enrayer l’accès de Jean-Luc Mélenchon au second tour de l’élection présidentielle en le traitant de « dictateur ». Quelle blague !

En monarchie présidentielle, le roi est nu

Qui est ce président sortant pour qualifier de « dictateur » le porte-parole d’une 6e République démocratique ? Cette fin de mandat crépusculaire n’en finit plus.

Est-il effrayé à l’idée que l’on puisse révoquer les élus, résolu qu’il est à violer systématiquement toutes ses promesses ? Craint-il un pays sans 49.3, sans possibilité d’obliger le parlement à voter ce qu’il refuse ? A-t-il peur d’un pays où les élus corrompus seraient inéligibles ?

Effectivement, en 6e République, le mandat de François Hollande n’aurait pas duré cinq ans avant que les citoyens n’y mettent un terme !

Hollande et ses fréquentations dictatoriales

Mais d’ailleurs, d’où parle-t-il ce président qui a pactisé avec les tyrans du monde entier ?

Qui a reçu en catimini, le roi Al-Khalifa du Bahreïn, dès août 2012, c’est-à-dire tout juste sorti de la répression violente du printemps arabe place de la Perle ?

Qui est parti trinquer avec Joseph Kabila au Congo, l’homme qui reporte les élections éternellement et brutalise ses opposants ?

Qui a visité Paul Biya au Cameroun, dirigeant d’une main de fer le pays depuis 35 ans ?

Qui a rencontré sans aucune critique José Eduardo dos Santos en Angola, record de longévité avec 37 années de présidence sans partage ?

Qui a accueilli en secret le président d’Azerbaïdjan Ilham Aliev, successeur de son père, et qui a investi son épouse vice-présidente ?

Qui a félicité Idriss Déby au Tchad pour une énième réélection sans autre candidat ?

Qui a déroulé le tapis rouge à l’émir Al Thani du Qatar en 2014, fermant les yeux sur l’esclavage moderne des chantiers de la coupe du monde de football 2022 ?

Juste avant de poser à côté du maréchal égyptien Abdel Fattah al-Sissi la même année, dont les opposants ont tendance à disparaître par centaines ?

Qui a validé les trucages électoraux du président Sassou-Nguesso au Congo Brazzaville ?

Qui a salué Mahamadou Issoufou au Niger, tortionnaire de ses opposants ?

Qui a protégé le bourreau du Burkina-Faso Blaise Compaoré, exfiltré en Côte d’Ivoire pour le sauver des manifestants ?

Qui a osé décorer en 2016 le prince héritier d’Arabie Saoudite Mohammed ben Nayef, ministre de l’intérieur qui fait fouetter les blogueurs dissidents ?

Qui a signé un accord de renvoi des migrants avec la Turquie de Recep Tayyip Erdogan ?

Qui a vendu, le mois dernier, pour 500 millions d’euros de matériel militaire à l’Arabie Saoudite afin de l’aider à écraser le Yémen ?

Oui, c’est bien cet homme, François Hollande, ce monarque en fin de règne qui va chercher auprès des bourreaux de toute espèce une reconnaissance que le peuple français a vite cessé de lui accorder !

Un règne hollandais liberticide

Et c’est bien lui calomnie Jean-Luc Mélenchon quand la campagne de la France insoumise sans précédent.

Non seulement il s’est couvert de honte, mais il a abaissé la France en participant comme premier chef d’État occidental en mai 2015 à un sommet du Conseil de coopération des États arabes du Golfe, alors que les pétromonarchies qui le dirigent écrasaient le Yémen sous les bombes.
Manifestement, le monarque François Hollande a appris de tous ces dirigeants autoritaires.

Lui aussi a mis en place un état d’urgence permanent et la répression violente des mouvements sociaux et écologiques.

Lui aussi a vu un manifestant mourir sous son régime, au barrage de Sivens, et des jeunes être torturés par les forces de l’ordre, notamment à Aulnay-sous-Bois.

Lui aussi a organisé la liquidation de journalistes hostiles, comme Aude Lancelin débarquée de l’Obs à son instigation.

Durant son mandat, la France est passée de la 38e à la 45ème place dans le classement annuel de la liberté de la presse, basculant derrière l’Afrique du Sud, Trinité-et-Tobago, le Botswana ou le Suriname. Autant de pays où les médias sont plus libres qu’en France.

François Hollande n’est donc pas en situation de délivrer des certificats de libertés publiques.
Alors quand ce complice de toutes les dictatures les plus atroces, ce président sous lequel nos libertés ont diminué, accuse Jean-Luc Mélenchon d’être un dictateur, nous nous demandons s’il a perdu la tête. D’autant plus que L’Avenir en commun, le programme de Jean-Luc Mélenchon a obtenu les félicitations d’Amnesty international, référence en matière de libertés publiques.

Devant tant de confusion dans les mots, et tant d’atteintes au respect républicain entre candidats, il est urgent que le monarque sortant cesser ses ingérences douteuses dans la campagne électorale. Qu’il balaie devant sa porte et fasse le compte des bourreaux qu’il a blanchi à l’Élysée. Il en est de même pour les éditorialistes en panique, parlant de «coup d’État» ou affabulant sur l’Alba.

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Olivier Tonneau : a écrit : « Mélenchon, un dictateur? Qui croirez-vous: Libération ou Amnesty?
Sur l’écologie, croirez-vous Le Monde ou Greenpeace?
Sur le social: Le Figaro ou Oxfam?
Sur la santé: BFMTV ou Action Santé Mondiale?
Sur la solidarité: L’Express ou le Secours Catholique?
Sur la justice: Le Point ou les avocats au barreau de Paris?
Sur l’énergie: France 2 ou le National Geographic?
Sur la santé publique: Challenge ou sept experts indépendants?
Sur le développement international: Les Echos ou Action Contre la Faim?
Sur la culture: France Info ou Profession Spectacle?
Sur la condition animale: RTL ou Ethique Animaux?

Dans tous ces domaines, je dis bien tous, le programme L’Avenir en Commun est le mieux noté, confortablement. Se fier à l’expertise est louable; encore faut-il savoir qui la possède. »

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Pablo Iglesias, chef de Podemos, sera au côté de Mélenchon vendredi

Izquierda.

Le chef du parti espagnol Podemos, Pablo Iglesias, sera présent à Paris vendredi au côté de Jean-Luc Mélenchon avec lequel il se rendra à des «apéros insoumis» le soir, dernier jour de campagne avant le premier tour. Le leader de la troisième force politique espagnole apportera ainsi son soutien au candidat de La France insoumise, en pleine dynamique dans les intentions de vote pour la présidentielle.

près de deux-cents universitaires, chercheur·e·s et enseignant·e·s appellent à l’union autour de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise, pour «un vote de raison».

Un autre monde est possible avec Jean-Luc Mélenchon

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/190417/un-autre-monde-est-possible-avec-jean-luc-melenchon?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67

Des personnalités américaines appellent les Français à voter… Mélenchon

Ils ont fait leur choix, mais ne pourront pas lui donner leur voix. Jean-Luc Mélenchon ne séduit pas seulement en France, où les derniers sondages sont encourageants pour le candidat de la France insoumise, mais son discours convainc jusque de l’autre côté de l’Atlantique.

Dans une tribune postée sur le site moveon.org, quatre personnalités américaines mettent en garde : « S’il vous plaît, ne répétez pas la tragédie Clinton contre Trump. » Pour les acteurs Mark Ruffalo (Spotlight, Avengers, Foxcatcher) et  Danny Glover  (L’Arme fatale, Witness, La Couleur pourpre), l’intellectuel et linguiste  Noam Chomski et l’auteure féministe Eve Ensler (Les Monologues du vagin), les électeurs français doivent glisser dimanche dans l’urne un seul bulletin : celui portant le nom de Jean-Luc Mélenchon.

http://www.20minutes.fr/high-tech/2052703-20170419-personnalites-americaines-appellent-francais-voter-melenchon

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Les Pinçon-Charlot analysent le cas Emmanuel Macron

Le couple de sociologues de la grande bourgeoisie analyse pour Politis la trajectoire d’Emmanuel Macron, « mandaté par la classe dominante pour donner un grand coup de balai sur les divisions politiques, qui paralysent les intérêts de l’oligarchie ». Il dénonce également la « corruption de classe » que révèlent les « affaires » récentes.

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Vote de conviction ou tentation d’empêcher un scenario catastrophe similaire à celui de 2002 ? Le jeu des scénaristes de la recomposition politique a donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, journaliste de l’Humanité.

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Invité de RTL, jeudi 20 avril, François Fillon est revenu sur l’annulation d’une interview dans Le Monde, et son refus de se voir poser des questions sur les affaires qui lui valent d’être mis en examen, notamment pour détournement de fonds publics.

« C’est moi qui choisis comment j’organise ma campagne, c’est pas Le Monde », a-t-il affirmé, précisant ne pas avoir souhaité répondre « aux questions sur les affaires à huit jours de la fin de la campagne ».

Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde, a annoncé mercredi avoir annulé un entretien avec le candidat de droite et du centre. Ce dernier avait posé « comme condition de ne pas avoir à répondre à des questions portant sur les affaires pour lesquelles il a été mis en examen ». La rédaction du Monde, qui a interviewé tous les autres principaux candidats, considère que « les hommes et femmes politiques n’ont pas à décider des questions qui leur sont posées » et « regrette vivement cette attitude ».

Refus de se rendre sur BFM TV

Mais pour François Fillon, « il y a une chose qui est très importante pour moi, c’est que c’est pas les médias qui décident du tempo, qui décident des questions, qui décident de la campagne ». « Chacun pose les questions qu’il veut, mais moi, je réponds à qui j’ai envie de répondre », a-t-il poursuivi sur RTL, jeudi matin.

Le candidat Les Républicains avait également refusé de se rendre mardi sur BFM TV pour répondre aux questions de Jean-Jacques Bourdin.

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Le conseil sémaphorien du jour à celles et ceux qui ont des péquélets

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le fil du 19 avril

Rappel, c’est aujourd’hui

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Le pari des six hologrammes est gagné, la technique a été sans faille, les sept salles étaient pleines, et haut étaient les cœurs pour un dernier meeting de premier tour empreint comme à l’accoutumée d’humanisme et de solidarité.

Au passage de nouveaux témoignages d’appuis, on apprenait cet exemple d’un citoyen expatrié au pays des startups…

Entrepreneur dans la Silicon Valley, je rentre en France si Jean-Luc Mélenchon est élu.

Je m’appelle Mehdi Medjaoui, j’ai 31 ans, je suis entrepreneur, j’aime mon pays la France et je ne fais partie d’aucun parti politique ni d’aucune équipe de campagne. Je suis basé à San Francisco, l’écosystème le plus fertile pour la création de startups, avec ses investisseurs, ses ingénieurs venus du monde entier, sa philosophie de conquête sans limites et de changement de paradigme via l’innovation technologique. J’ai co-fondé avec 2 associés une société en 2012, Webshell SAS, qui fait un outil d’intégration de protocoles de sécurité (oauth.io) dans les applications web et mobile. En 2014, nous avons eu des investisseurs privés et l’appui de la Banque Publique d’Investissement pour un total d’environ 500,000$ pour aller conquérir la Silicon Valley. Ma société se développe, avec des hauts, des bas, des débats, et jusqu’ici tout va bien. Aussi, j’organise des conférences sur la transformation digitale des entreprises dans 8 pays chaque année depuis 2012, dont la principale est à Paris, par choix il faut l’avouer, pour contribuer à faire de la France le pays du numérique. Je suis aussi consultant sur les stratégies d’automatisation et d’organisation algorithmique du travail grâce aux APIs…Pour pouvoir entreprendre tout cela j’ai conscience que je m’appuie sur les femmes et les hommes qui font tourner la société, dont les métiers sont plus durs et répétitifs et sans qui le système ne fonctionnerait pas. À mon modeste niveau, nous avons gardé le siège social de la société en France, dans l’Essonne et je continue à payer des impôts sur le revenu en France.

La France, je l’aime et je l’acquitte !

Ce qui aurait pu être déprimant aussi c’est la période électorale française … et pourtant !

Et pourtant je suis enthousiaste à l’idée de voter Jean-Luc Mélenchon et de soutenir le mouvement de la France Insoumise qu’il représente. Je pensais être minoritaire dans mon milieu, mais étonnamment, plus j’en parle, plus j’apprends que mes connaissances entrepreneurs votent aussi Mélenchon. Il est vrai que beaucoup sont encore étonnés, sur comment peut-on être entrepreneur et voter pour le représentant de la France Insoumise. Alors que les médias le dépeignent en Bolchevik anti-patrons et anti-entrepreneurs et encensent d’autres candidats qui nous seraient plus favorables… je veux démontrer par cet article point par point pourquoi c’est faux et que c’est tout le contraire. Et comme dirait Blaise Pascal, je vous ai écrit un long texte pour expliquer cela car je n’ai pas eu le temps de vous en écrire un court.

Ndlr : le témoignage de Mehdi est en effet assez long, les intéressés trouveront la suite ici : https://medium.com/@medjawii/entrepreneur-dans-la-silicon-valley-je-reviens-si-jean-luc-m%C3%A9lenchon-est-%C3%A9lu-91e654defe18

cité également au cours du meeting, l’article de Michaël Foessel

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Autre témoignage dont bien des maires pourraient s’inspirer,

  Une lettre du maire de Gennevilliers aux habitants : « le vote Mélenchon pour vous faire gagner ! »
de : Patrice leclerc, Maire de Gennevilliers

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18 avr. 2017 Par Frédéric lutaud Blog : Le blog de Frédéric Lutaud

Nous sommes fiers de la campagne menée par le candidat socialiste, il n’a pas démérité malgré les défections, mais force est de constater que la dynamique électorale est du côté de Jean-Luc Mélenchon.

À quelques jours du premier tour, la candidature de Benoit Hamon s’est effondrée dans les sondages. Critiquer leur fiabilité semble inutile tant l’écart qui sépare les deux candidats est important. Une éventuelle remontée surprise ne changerait rien à la perspective qui nous est tendue. Car bien pire que la défaite de Benoît Hamon, l’élimination de la gauche au premier tour serait un désastre. L’accession au pouvoir de la droite ultralibérale de Macron ou de Fillon, ou bien encore de l’extrême droite, ouvrirait une crise sans précédent pour notre modèle social et nos institutions. Les souffrances qui s’ensuivraient, pour des millions de citoyens déjà frappés par la crise, nous obligent à prendre nos responsabilités.

Le seul vote utile

Comme 78 % des électeurs de gauche, nous regrettons amèrement que l’unité n’ait eu lieu entre les deux candidats de la gauche sociale et écologiste. Une candidature unique nous aurait assuré la victoire. Benoît Hamon et Thomas Piketty ont déclaré qu’ils voteraient Jean-Luc Mélenchon si celui-ci était au second tour. Nous sommes nombreux à penser qu’il faut voter pour lui dès le premier tour si nous voulons avoir une chance de voter pour la gauche au second. Le vote utile, c’est aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon.

Par conséquent, les socialistes doivent voter massivement pour la seule candidature qui pourra faire gagner la gauche : celle de Mélenchon. En espérant, qu’après la victoire, nous réalisions enfin l’unité aux législatives. La gauche rassemblée et fraternelle doit l’emporter pour que cessent le pillage et le saccage des richesses. Pour un futur désirable, pour que viennent les jours heureux et le goût du bonheur !

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Un article de blog remarquable

Présidentielles 2017 : Revue des études de 20 ONG et experts, les avis sont unanimes

Nous sommes un petit groupe de chercheurs et de créatifs, de sensibilités politiques variées.

Lassés de voir fuser les propos aberrants de certains médias qui versent dans la propagande, fatigués que ceux qui sont censés nous donner accès à l’information multiplient les prises de position personnelles et irrationnelles, enferment les débats politiques dans des jeux superficiels sur des questions anecdotiques, et refusent d’aborder les sujets cruciaux de notre époque qui requièrent certains changements d’urgence, nous avons cherché tous les avis d’ONG et d’experts non-partisans, que nous présentons en intégralité dans cet article.

Étant donnée la charge de travail que cet inventaire représente, nous avons malheureusement dû nous restreindre à l’étude des 5 candidats qui recueillent le plus d’intentions de vote, nous nous en excusons.

Nous vous fournissons les liens vers chacune des études que nous citons, pour que vous puissiez aller consulter les avis sur les autres candidats.

https://blogs.mediapart.fr/georges-ledoux-lanvin/blog/160417/presidentielles-2017-revue-des-etudes-de-20-ong-et-experts-les-avis-sont-unanimes

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Attention, dangers !

Le résultat du second tour dépendra beaucoup de la volonté de Benoît Hamon et de Jean- Luc Mélenchon de tenir compte de cette échéance, dès maintenant, dans leurs comportements, dans leurs discours et dans leurs actes…

  • Le verdict des « primaires » réelles, celles du premier tour des élections présidentielles, sera rendu le dimanche 23 avril à 20 h. Après une folle campagne, marquée par l’élimination sans appel des figures marquantes des deux partis de gouvernement, en particulier celle des deux derniers présidents de la République, Sarkozy et Hollande, de deux premiers ministres, Valls et Juppé, voilà que nous arrivons à l’heure de vérité.

Contrairement à ce que l’on a pu dire, y compris dans ces colonnes, cette campagne n’a pas été aussi négative qu’on le répète à longueur d’antenne dans les médias. Si les affaires l’ont minée de bout en bout, elles auront mis en évidence le besoin d’en finir avec un système politique obsolète, verticaliste, où les citoyens doivent se contenter de regarder en spectateurs les turpitudes de ceux qu’ils ont désigné comme leurs représentants.

La Vème République est nue. Le moment est propice pour la transformer. L’heure du choix est donc arrivée et, même si les candidatures de témoignage ne doivent pas être méprisées, elles seront encore une fois marginales face à l’affrontement entre les principaux candidats.

La règle, telle qu’on a pu la vérifier à huit reprises sous la Ve République, est que le premier tour donne aux électeurs la possibilité de faire un choix. Ils le font à partir de leurs préférences politiques, mais aussi en se laissant convaincre par les images que donnent d’eux-mêmes les candidats. Au contraire, le second tour est une confrontation brutale, où le gagnant est celui qui rassemble non seulement ses partisans, mais aussi ceux qui, ne retrouvant pas leur choix du premier tour, rejettent son concurrent.

Pour que la gauche l’emporte au deuxième tour, comme je le souhaite, il paraît essentiel que ses principaux candidats se conforment à cette règle. Le résultat du second tour dépendra beaucoup de la volonté de Benoît Hamon et de Jean- Luc Mélenchon de tenir compte de cette échéance, dès maintenant, dans leurs comportements, dans leurs discours et dans leurs actes… Et donc de respecter entre eux le code de bonne conduite qu’ils ont conclu dans un restaurant du XXème arrondissement, il y a plusieurs semaines, et qu’ils ont déjà oublié.  Comme Benoit Hamon et Thomas Piketty l’ont dit, pour le deuxième tour, ils feront la distinction entre Jean-Luc Mélenchon et tous les autres. Ils ont raison. Le premier tour ne doit pas exacerber les différences. Je sais que tous les candidats qui se trouvent en concurrence, y compris dans leur propre camp, s’efforcent naturellement de faire le maximum de voix. Mais il faut éviter les crispations dangereuses et inutiles, sauf à prendre le risque de déconsidérer celui qui serait susceptible de rassembler.

Le report des voix de gauche au second tour sera d’autant plus facile que les deux principaux candidats de la gauche et du salariat montreront que, malgré leurs différences, ils sont « compatibles ». Parce que, quelle que soit l’option que l’on choisisse, lorsque l’on est à gauche et écologiste, deux dangers essentiels et un risque sont à écarter:

– Le premier et le plus évident des dangers potentiels est celui qu’incarne  Marine Le Pen, candidate de la xénophobie et de tous les racismes. Écarter ce risque majeur n’est pas un jugement moral, mais refuser de s’engager dans une guerre civile larvée. Le FN, fidèle à la ligne nationale et sociale, d’aucuns diraient nationale socialiste, veut imposer la préférence nationale comme principe d’exclusion d’une partie de la population. En trente ans le FN a gagné la bataille des idées et a imposé son agenda politique à la France. Il est peut-être le seul parti de masse organisé, un peu à la manière du PCF des années cinquante, qui s’est implanté dans les classes populaires. Allons-nous le laisser prospérer jusqu’aux portes du pouvoir ?

– Le second danger est François Fillon, le candidat de la réaction et des intégristes catholiques. On connait bien maintenant la rapacité naturelle de l’homme. Mais cela a permis d’occulter son programme de purge sociale qui nous promet « du sang et des larmes » pour des lustres : 500.000 fonctionnaires en moins, retraite à 65 ans, abolition de l’ISF, démantèlement programmé de la sécurité sociale et du Code du travail, etc. Quant à l’écologie, pour se débarrasser des « contraintes » qu’elle suppose, Fillon supprimera jusqu’au principe de précaution, pour lui substituer le principe « d’innovation » ! La droite qui croyait la victoire acquise est peut-être en train de se réunifier derrière un candidat qu’elle n’aime pas, mais qui exprime son besoin de revanche sociale et politique. François Fillon dit dès maintenant qu’il intègrerait Sens Commun, c’est-à-dire l’expression de la Manif pour tous, dans son gouvernement. Au point où il en est arrivé, il risque de nous faire regretter les frasques de Sarkozy ! Fillon, c’est Pasqua et De Villiers transfigurés en Madame Thatcher.

– Le risque est incontestablement celui que fait courir Emmanuel Macron, le candidat de l’ubérisation de la société. Sous ses aspects de jeune premier à la Kennedy, l’ex énarque et banquier  n’est pas un OVNI politique. Il est le produit de l’osmose entre l’oligarchie financière et la technocratie d’Etat. Sa prétendue modernité est celle des marchés. Son programme pourrait être plus dangereux, de fait, que celui de François Fillon car il a les moyens de l’appliquer effectivement par le consensus qu’il entend faire régner autour de lui.  Sa vision de la politique est celle d’un exécutif qui ressemble au bras armé d’une Cour des Comptes décomplexée. Dans les premiers mois il démantèlera le Code du travail par ordonnances et imposera la retraite par points, qui équivaut à une baisse de 20 % des pensions. L’écologie en prendra elle aussi pour son grade : Le nucléaire restera l’énergie de référence et l’agriculture industrielle sera préservée. Pouvons-nous faire confiance à ce faux nez des multinationales, monté en puissance grâce aux « unes » des magazines people, aux mains de grands groupes de presse contrôlés par les marchands d’armes, les grandes sociétés du BTP et des Télécoms ?

Si nous en sommes là, c’est en raison du bilan du quinquennat de François Hollande, qui est aussi celui du Parti Socialiste, lequel a cautionné et soutenu pendant cinq ans tous les errements de la ligne désormais incarnée par le leader d’En Marche, d’ailleurs rejoint de manière indécente par François Hollande, Manuel Valls, Jean Yves Le Drian ou encore Bernard Poignant.

C’est ce bilan qui divise de manière tragique la gauche. Et lorsque l’on voit le président de la République attaquer l’un des deux candidats de gauche parce qu’il aurait des chances d’être au deuxième tour, on comprend mieux pourquoi et comment la « Firme » socialiste, nous a embarqués dans cette galère. C’est cette même « Firme » qui a savonné la planche de Benoit Hamon, malgré le retrait en sa faveur de notre candidat écologiste qui a induit l’absence de ma famille politique au premier tour des élections présidentielles, pour la première fois depuis 1974.

Le PS est peut-être un cadavre à la renverse, mais tant qu’il bouge encore il fait un maximum de dégâts.

Si tant de Français sont indécis ou prêts à s’abstenir, c’est que les derniers quinquennats n’ont été que reniements, non respect de la parole donnée, succession d’affaires. Ils ont décrédibilisé la politique et ses représentants comme jamais. C’est eux, et eux seuls, qui ont forgé ce sentiment de rejet, de «dégagisme» comme on dit, au point de brouiller les lignes. Être conscient de cette situation, n’est pas continuer à entretenir les divisons de notre camp. Il faut voter en fonction de ce qui nous semble nécessaire et utile pour barrer la route à ceux qui veulent détruire notre modèle social et à tout espoir de transformation écologique. C’est la seule position responsable. J’ai toujours voulu le rassemblement.

Dans la séquence dangereuse qui va s’ouvrir dimanche prochain et s’étalera jusqu’à la mi-juin avec les élections législatives, il faut tout faire pour construire les conditions de ce rassemblement…Et donc bien choisir, dès le premier tour, pour éliminer les risques !

Noël Mamère

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Montpellier

Le Corum, Opéra Berlioz

Avr 25–26, 2017

L’expérience du divin

Un don du Ciel

Dans l’antiquité, la Chine était appelée Terre du Divin. Tous, des empereurs aux paysans, croyaient que leur culture était un don du Ciel. Ils vivaient en harmonie avec l’Univers et croyaient à l’existence d’un lien entre toutes choses. L’authentique culture chinoise a véhiculé ces principes pendant des milliers d’années – jusqu’à ce qu’ils se perdent.

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Et pour le fun quotidien…

L’avocate du peuple est de retour…

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le fil d’actu du 18

mise à jour 17h40

Aujourd’hui c’est la journée des hologrammes, le plus proche de nous sera à l’Arena de Montpellier à 19h, le Jean-Luc Mélenchon en chair et en os sera à Dijon, et nous sommes plus de 420 000 insoumis.

Hier, c’était le Passage de la Péniche Insoumise à Pantin

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Vendredi 21 avril : organisons des apéros insoumis partout en France !
Le vendredi 21 avril, la France Insoumise organise une grande opération nationale le dernier soir de la campagne.

Le principe ? Organiser partout en France, sur les places, dans la rue, en bas des immeubles ou partout où on veut, des apéros insoumis !

Pourquoi des apéros insoumis ?

Pour être visibles dans l’espace public avec un peu de déco =)
Pour inviter les ami-e-s, les voisins ou plus généralement les proches qui hésitent encore
Parce que nous avons mener une magnifique campagne et qu’on mérite bien un peu de convivialité !

Comment faire ?

Chacun ramène quelque-chose à boire et à manger à partager
Si vous pouvez, amener même de quoi jouer ou diffuser de la musique !
L’émission Esprit de campagne en direct sur Youtube parlera de quelques apéro un peu partout en France pour donner à voir notre diversité et l’esprit de bon humeur de notre campagne.

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Aujourd’hui on fait un tour dans les coulisses de la campagne insoumise

Le dimanche 16 avril 2017, Jean-Luc Mélenchon était en meeting à Toulouse. Dans cette vidéo sur les coulisses de l’évènement, Antoine Léaument met l’accent  sur deux éléments : le service d’ordre et l’organisation technique des évènements.

Merci à DanyCaligula pour sa participation à cette vidéo ! Retrouvez sa chaîne : https://www.youtube.com/user/DanyCali…, sa page Facebook : https://www.facebook.com/DanyCaligula/ et son compte Twitter : https://twitter.com/DanyCaligula.

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France 2 a confirmé, dans un communiqué mardi 18 avril, la diffusion d’une émission politique rassemblant les onze candidats à la présidentielle jeudi soir à partir de 20 heures. Selon ce communiqué diffusé à l’issue d’une ultime réunion avec les représentants des candidats, les onze prétendants se succéderont pour quinze minutes d’entretien individuel, à seulement trois jours du premier tour de l’élection.

Pendant chaque entretien, « deux thèmes déterminés par la rédaction seront abordés » par les journalistes David Pujadas et Léa Salamé, précise le communiqué. Les candidats disposeront ensuite d’une « carte blanche » pour aborder le sujet de leur choix, précise la chaîne.

La soirée s’achèvera par une intervention de chaque candidat de deux minutes et trente secondes pour « un éventuel droit de réponse et pour conclure ». 

L’ordre de passage a été tiré au sort pour les entretiens individuels :

  • Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) ;
  • Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) ;
  • Marine Le Pen (Front national) ;
  • François Asselineau (Union populaire républicaine) ;
  • Benoît Hamon (Parti socialiste) ;
  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France !) ;
  • Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) ;
  • Emmanuel Macron (En marche !) ;
  • Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) ;
  • Jean Lassalle (Résistons !) ;
  • François Fillon (Les Républicains).

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DOSSIER MACRON

Paraît que le candidat incarne la jeunesse et le renouveau. Ben… Faut le dire vite quand on voit ses principaux soutiens…

SI VOUS HÉSITEZ À VOTER MACRON, REGARDEZ ÇA

On a beau ne pas parler Lenglet, il ne dit pas que des conneries.

Smicards, Emmanuel Macron se fout de vous !

Emmanuel Macron a, dans ses discours, une certaine appétence pour les grandes envolées lyriques. Vendredi 14 avril en Isère, à l’occasion d’un discours sur l’Enseignement supérieur et la recherche, le candidat lit un passage du discours – qu’il n’a visiblement pas écrit – au sujet de la gouvernance des universités. «Mon équipe m’a préparé un texte dont la subtilité mériterait que je le lise comme un entomologiste pour ne froisser personne. Comme je n’arrive pas à être convaincant en ânonnant des textes lus, je suis obligé d’être sincère et de vous dire ce que je pense et donc ce que je vais faire si je suis élu», a d’abord prévenu l’ancien patron de Bercy, avant d’exposer sa vision de l’université de demain. Un discours déconcertant qui n’a pas échappé au jeune conseiller national LR Jens Villumsen, soutien de François Fillon, qui en a diffusé des extraits sur les réseaux sociaux.
«Je suis tout à fait favorable à ce qu’on construise de nouveaux modèles de gouvernance. Ces nouveaux modèles pourront être mis en place à l’initiative des acteurs eux-mêmes et assureront une plus grande souplesse», lance-t-il d’abord, sans grande conviction, avant de se livrer à un premier aveu. «Je vous lis ce qu’on a m’a mis», glisse-t-il avant d’essayer de reprendre le fil du propos: «…dans la composition des instances dirigeantes et dans les modalités d’organisation interne». «Initialement je n’ai pas compris cette phrase. Moi, la relation que je veux instaurer avec vous, c’est plutôt une relation de clarté pour qu’on puisse agir efficacement», ironise le candidat sous les rires de la salle.

Y a même des moments où ça vaut le coup d’écouter le Dupont teigneux

Petite couche supplémentaire, ça fait pas de mal quand c’est de l’humour.

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Et puisqu’on dit qu’en France tout finit par des chansons ou des canons, autant éviter ces derniers, à moins de trouver des amis pour chanter en canons…

Ça fait monter Mélenchon

̶C̶a̶ ̶f̶a̶i̶t̶ ̶r̶i̶r̶e̶ ̶l̶e̶s̶ ̶o̶i̶s̶e̶a̶u̶x̶ / Ça fait monter Mélenchon
Parodie de la Compagnie Créole pour la France Insoumise.
Texte : Barbara Goujon; Interprétation : G. THOMAS

le fil du 17 avril

à suivre aujourd’hui sur les réseaux sociaux…
Petit rappel d’une vidéo tournée par François Ruffin en 2012

Interview d’un financier de chez Chevreux (Crédit Agricole) réalisée par François Ruffin, en 2012 pour Là-bas si j’y suis et le journal Fakir.

A retrouver en intégralité ici : http://www.fakirpresse.info/la-prophe…

Pourquoi il faut voter Mélenchon. Texte écrit avec Edouard Louis

– Nous comprenons bien sûr les réticences à l’égard de Mélenchon, sa personnalité, sa rhétorique, et certains aspects de son programme. Mais voter pour Mélenchon ce n’est pas voter pour un individu, c’est voter pour une équipe, un collectif, et peut-être avant tout, c’est voter pour qu’une dynamique de gauche se mette en place dans l’espace politique. C’est l’une des rares occasions historiques pour que gagne un véritable candidat de gauche – et ce serait tellement dommage de passer à côté. C’est justement à condition qu’une telle dynamique s’installe que nous pourrons reposer d’un point de vue de gauche toutes les questions si importantes sur lesquelles nous pouvons avoir des désaccords.

– Il n’y a plus beaucoup de sens à voter Hamon aujourd’hui. C’est triste, mais désormais c’est un vote perdu pour la gauche (c’est la même chose en ce qui concerne le vote pour Philippe Poutou, ce qui est encore plus triste ). Il n’y a rien a gagner à voter pour lui. Personne à gauche ne gagne quoi que ce soit si Mélenchon perd, alors que si Mélenchon perd, toute la gauche perd. Évidemment, on peut préférer le programme d’Hamon qui est sur certains points plus novateur. Mais voter pour Mélenchon aux présidentielles n’est pas incompatible avec le fait de voter pour d’autres candidats aux législatives. D’ailleurs, si la gauche remporte les présidentielles, cela créera un mouvement qui sera favorable à toutes les gauches. (…)

– Un point essentiel nous a frappé : un nombre si impressionnant d’associations qui luttent pour les libertés, l’écologie, les droits des animaux, la justice, les migrants, les droits des prisonniers ( parmi lesquels : Amnesty International, Action contre la faim, le Barreau de Paris, Greenpeace, Acat, Politique et animaux ), montrent que Mélenchon est le candidat dont le programme est de loin le plus favorable à des avancées juridiques et politiques importantes. C’est aussi une preuve que Melenchon, en construisant son programme, a été le candidat le plus à l’écoute des exigences démocratiques. (…)

– Surtout, l’essentiel pour nous est peut-être ceci : Si Mélenchon gagne, l’atmosphère change. L’espace public change. L’humeur change. C’est exactement ce dont nous avons besoin aujourd’hui, contre l’humeur réactionnaire et nauséabonde qui règne en France, en Europe et à l’échelle internationale.

Edouard Louis et Geoffroy de Lagasnerie

Article intégral : https://blogs.mediapart.fr/geoffroy-de-lagasnerie/blog/160417/pourquoi-il-faut-voter-melenchon-texte-ecrit-avec-edouard-louis?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

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Les hyper réseaux d’influence dans la campagne présidentielle

L’information est connue, mais elle est peu commentée. François Fillon et Emmanuel Macron ont un point commun : leur participation au « groupe de Bilderberg ».

L’absence d’information nourrit parfois des théories du complot sur l’activité de ce groupe. A tort, car il s’agit avant tout d’un club très discret, qui a même un site officiel sur lequel peut connaître la liste des invités et des sujets traités.

En 2012, les journalistes Christophe Deloire et Christophe Dubois avaient consacré  à Bilderberg un chapitre de leur ouvrage « Circus politicus » consacré aux réseaux et aux mécanismes qui tendent à neutraliser le suffrage universel : « Sur le site Internet de la conférence de Bilderberg, le mot est souligné, comme s’il s’agissait d’un avertissement à ceux qui oublieraient la consigne : les discussions se déroulent off-the-record (sic). Huis clos total… Le caractère « privé » des conversations « n’a d’autre but que de permettre aux participants d’exprimer leurs opinions  librement ».

Bilderberg n’est pas un organe de décision ni de concertation, il n’y a donc pas lieu de publier une position commune : « Aucune résolution, pas de vote et aucune déclaration politique ». Mais l’influence est bien l’un de leurs objectifs : « La possibilité de soumettre, à la fin de la conférence, non pas des résolutions mais des conclusions et des suggestions, a été étudiée. De telles conclusions et suggestions ne lient personne ; les participants sont libres, s’ils le désirent, de les considérer comme la base de mesures qu’ils prendraient avec leurs gouvernements respectifs ou organisations ou groupes sur lesquels ils ont une influence, afin qu’elles puissent être adoptées et mises en vigueur. » Comparé à la conférence de Bilderberg, dont les militaires de l’OTAN assurent la sécurité, le forum économique mondial de Davos, dont les conférences sont enregistrées et accessibles sur Internet, est un lieu de démocratie transparente…

François Fillon a participé à une conférence Bilderberg en 2013,  Emmanuel Macron en 2014. Le groupe est dirigé depuis 2012 par Henri de Castries, par ailleurs PDG d’AXA, et généreux client de la société 2F Conseil, dont François Fillon est le gérant. M de Castries est aussi présenté comme premier ministrable de ce dernier.

Ce que peut rapporter l’assistance à une « messe basse entre maîtres du monde » est indicible. La participation à une réunion du ‘Gotha politico financier occidental, confrérie d’influence planétaire » n’est pas innocente. A juste titre les ONG se préoccupent des lobbies qui, au quotidien influent sur la décision démocratique pour la détourner de l’intérêt général. Ce n’est pourtant que peu de chose au regard d’une influence d’un petit club coopté entre spécialistes de la captation du pouvoir. Plutôt de droite et atlantiste, ce cénacle très sélect de l’oligarchie s’ouvre aussi à des hommes qui se disent de gauche, ce qui explique par exemple que Manuel Valls ait été adoubé en 2011 ;  tant que « socialiste ouvert », il avait été invité par le groupe Bilderberg, « afin de lui ouvrir les yeux sur certains points »…

Bilderberg n’est évidemment pas le seul lieu où se tissent des réseaux. Il est seulement le plus emblématique; Et il se trouve que, dans cette folle campagne, deux des onze candidats y ont participé.

La transparence est une vertu démocratique. Elle doit permettre de s’affranchir des influences. L’électeur éclairé doit choisir ses représentants, et ceux-ci ne doivent être responsables que devant lui. La volonté de résistance, la force du peuple souverain s’expriment aussi dans les urnes. En cela aussi, la présidentielle de 2017 pourrait être un moment historique.

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Un papa, une maman, une bombe et un gâteau

par Daniel Schneidermann

« On était au dessert. Et on avait le plus beau gâteau au chocolat que vous ayiez jamais vu. Le président Xi aimait beaucoup. Et les généraux m’ont annoncé qu’on était prêts à tirer. » Trump raconte à Fox News le bombardement de la Syrie, en représailles au bombardement chimique de Khan Cheikhoun. Il a choisi Maria Bartiromo, animatrice matinale de Fox News, « parce que vous m’avez si bien traité, depuis si longtemps ». Le scène se déroule donc au dessert, au soir d’une journée commune des deux chefs d’Etat, l’Américain et le Chinois, dans le golf Trump de Mar-A-Lago. « Et alors, j’ai dit au président Xi, nous venons d’envoyer cinquante neuf missiles sur l’Irak. » Bartiromo le coupe : « sur la Syrie ». « Oui, sur la Syrie ». S’il fallait se souvenir de tous les détails !

On ne sait pas si c’est Trump en personne qui vient, quelques jours plus tard, d’ordonner de larguer la plus grosse bombe non-nucléaire de l’arsenal américain sur des Talibans, en Afghanistan. « LaGBU-43/B Massive Ordnance Air Blast Bomb(en français, «Bombe à effet de souffle d’artillerie lourde»), abrégée par le  sigle  MOAB, est une bombe guidée thermobarique américaine de10,3tonnes, guidée parGPS » nous explique Wikipedia. Vous avez bien lu : 10 tonnes. Son rayon d’effet de souffle est de 150 mètres. Le panache de poussière et de fumée qu’elle dégage serait visible à 30 kilomètres. C’est un beau joujou. Il faut bien se consoler comme on peut : au cours du même repas avec le président chinois, Trump a appris avec dépit que la Corée du Nord était une question compliquée, et qu’il ne pourrait sans doute pas faire joujou tout de suite.

Voyez comme les militaires sont facétieux. Le sigle MOAB peut aussi se lire comme « Mother of All bombs », la mère de toutes les bombes. C’est d’ailleurs le titre choisi par toute la presse mondiale, et notamment la presse française, pour annoncer l’événement. « La mère de toutes les bombes » : ça sonne mieux que « la bombe MOAB », ou même que « la plus grosse bombe non-nucléaire américaine ». Comme c’est doux, une mère. Comme elle a dû être larguée avec tendresse. Aux dernières nouvelles, selon le gouvernement afghan, elle aurait maternellement tué 36 combattants. L’Etat major américain explique sérieusement avoir fait en sorte d’éviter les victimes civiles. Pour une maman, c’est bien le moins.

Et les Russes ? Ils ne sauraient être en reste. D’ailleurs, ils seraient, eux, les heureux détenteurs du « père de toutes les bombes » : deux fois plus fort que la mère, 300 mètres de rayon d’effet de souffle, explique Wikipedia (forcément, c’est le père). Un papa, une maman : rien à dire, le monde est en ordre. Les Russes ne l’ont pas encore tirée. Quand il donnera l’ordre, connaitra-t-on le parfum du pudding de Poutine ? Pas certain. Des barbares, ces Russes, des bourreaux de la liberté de la presse, qui ne valent pas mieux que les membres de « l’Alliance bolivarienne ».

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***TOUTES LES INFOS SUR LES PROCHAINS ÉVÈNEMENTS***
➡️ Agenda de Jean-Luc Mélenchon avec tous les RDV (dates, lieux) et les moyens de s’y rendre (bus) : http://f-i.jlm2017.fr/agenda_melenchon

Pour le fun (mais pas seulement)…

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Fillon, l’homme du Blitzkrieg ?

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Choisis ta pilule, camarade

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le fil du 14 avril

Nous sommes 408 550 insoumis

La chorale de la haine contre Mélenchon : laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes

Mélenchon « ami des dictateurs » ? Désintox en 9 minutes

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Le programme de Jean-Luc Mélenchon comporte une série d’engagements qui font écho à plusieurs de nos recommandations notamment dans le domaine de la protection de la vie privée et de la révision des lois adoptées dans le cadre de la lutte anti-terroriste.

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L’évasion fiscale a coûté à la France près de 80 milliards en 2016, soit environ 150 000 €* par minute, et les pays en voie de développement sont encore plus touchés. Ces montants qui disparaissent illégalement permettraient pourtant d’augmenter la qualité des services publics, de faire émerger une société plus juste et de lutter contre l’insécurité alimentaire – qui touche aujourd’hui 2 milliards de personnes dans le monde.

Attention, le panneau ci-dessus ne peut pas être exact, pour la bonne raison qu’il s’y ajoute 150 000 par minute. Le chiffre actualisé se trouve sur : https://www.monpari2017.org/defis/compteur-fiscal

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Du côté de Fillon…

Pas de réponse ? Pas grave, il y a les questions ! Le quotidien La Dépêche du Midi, propriété de l’ex-femme du ministre Jean-Michel Baylet, a publié, en marge d’un entretien avec François Fillon, un encadré contenant les quatre questions auxquelles le candidat LR n’a pas répondu.

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Dossier Macron

Apprenez à parler le Macron

Macron, le spasme du système

par Frédéric Lordon, 12 avril 2017

extraits

« Entre le flou et le rien, continuez de baigner », voilà ce qu’il faut entendre en fait à chacune de ses promesses de clarté. À sa décharge, on admettra que déférer à l’obligation de parler quand on a surtout l’intention de ne rien dire est l’un de ces fléaux de la « démocratie » contre lequel on n’a pas encore trouvé d’antidote satisfaisant.

Il est vrai qu’on est d’abord frappé par ce sentiment vertigineux de vide intérieur, que le candidat devrait d’ailleurs renoncer à pathétiquement combler, soit en s’affublant de postures christiques gênantes — jouer les habités quand on est déserté, ou bien les inspirés quand on sort de l’ENA, compte parmi ces spectacles terriblement embarrassants —, soit dans un registre davantage profane en récitant (de travers) du IAM pour faire jeune, en invoquant les Tontons flingueurs pour faire proche, ou en se faisant passer pour philosophe pour faire intellectuel. Mais quelle idée de se donner autant de mal et de s’imposer autant de ridicule quand sa vacuité souriante demeure, à tout prendre, la surface idéale de projection pour tous les fantasmes de ses suiveurs, start-upers en attente d’un manager pour la start-up France, avant de devenir à leur tour les Mark Zuckerberg de demain.

Macron est le spasme d’un système qui repousse son trépas, sa dernière solution, l’unique moyen de déguiser une continuité devenue intolérable au reste de la société

Macron est, par agrégation du pire, la personnification même du système, livrant par-là d’ailleurs sa vérité ultime : l’ensemble des différences coutumières dont les fausses alternances tiraient leur dernier argument et les éditorialistes leur fourrage — « gauche » et « droite », « PS » et « LR », « Hollande » et « Sarkozy » —, n’était qu’une comédie. Preuve en est la rapidité déconcertante avec laquelle le bloc réel en consent l’aveu au moment où, menacé pour de bon, l’urgence vitale lui commande de se fondre d’un seul tenant — et l’on se demande si le rassemblement, plutôt qu’« En marche », ne devrait pas s’appeler « En tas ».

Des milliardaires possèdent la presse et entreprennent de porter un banquier d’affaire à la présidence de la République. Voilà.

Accordons qu’au moment où Emmanuel Macron annonce ses intentions de transformer le code du travail par ordonnances, renvoyant incidemment Valls et son 49-3 à des pudeurs de rosière, c’est bien le plein qui fait inopinément résurgence au milieu du vide. La croix du candidat du vide, c’est que le devoir de reparler quand le reproche de vacuité se fait trop pressant ne lui laisse pas d’autre choix que de dire ce qui devrait être tu. Il est vrai qu’entre le mot de « pénibilité » qu’il « n’aime pas » (6), son désir de « ne plus entendre qu’il est plus intéressant de faire autre chose que travailler » (7), et son mouvement d’empathie comparée pour l’éleveur attristé de ses animaux malades et l’employeur obligé de licencier (8), le candidat, croyant pourtant rester dans le registre du vide, en avait déjà beaucoup dit.

La crise politique qui point rend cependant aléatoire l’issue de ce « putsch démocratique » de l’oligarchie. C’est qu’un peu partout le « gros animal » se réveille et, de l’Amérique de Trump à la Grande-Bretagne du Brexit, commence à avoir de sérieuses envies de tout envoyer paître. La société française s’est, depuis longtemps déjà, engagée sur cette même trajectoire, et n’est plus qu’en attente de la matérialisation de son propre accident. Seul l’aveuglement de la classe, dont Marx rappelait qu’elle n’a jamais été capable de voir au-delà de « ses intérêts malpropres et bornés (15», l’empêche de voir combien le candidat qu’elle est obsédée de porter au pouvoir accélère le désastre — il est vrai qu’elle s’entendrait probablement très bien à redéployer ses intérêts au sein du désastre…

D’opportuns sondages de second tour donnent Macron triomphant de Marine Le Pen à 60-40. Il n’y a pas spécialement lieu de s’en gargariser, plutôt de s’en inquiéter même, quand la simple comparaison avec les 80-20 du père Chirac donne une idée de la déperdition en quinze ans. Et permet d’anticiper ce qui ne manquera pas d’arriver le coup d’après, une fois élu le candidat-qui-fait barrage — mais accélère le remplissage du bassin.

Frédéric Lordon

Article intégral : http://blog.mondediplo.net/2017-04-12-Macron-le-spasme-du-systeme

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Qu’est ce que « l’alliance bolivarienne » que veut rejoindre Mélenchon ?

Pour comprendre, regarder du côté de la Guyane…

L’article de Manuel Vicuña (Arrêt sur Image) étant réservé aux abonnés, en voici quelques extraits.

« S’arrimer à l’Amérique latine ? C’est un point du programme de Jean-Luc Mélenchon qui suscite l’effroi de certains éditorialistes. Un point, jusque là passé inaperçu, désormais agité par ses adversaires comme un repoussoir depuis qu’il a été mis en lumière il y a quelques jours sur le plateau de C à Vous.

L’Alba, une réponse à la politique de washington

Mais qu’est-ce au juste que cette alliance ? L' »Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique », Alba selon son acronyme espagnol, est un groupement économique et géopolitique régional fondé au début des années 2000 dans le sillage de l’arrivée au pouvoir en Amérique latine des gauches radicales. Créé en 2004, à l’initiative d’Hugo Chavez et de Fidel Castro elle a été conçue comme une réponse alternative à la zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) que les Etats-Unis de Georges W. Bush cherchaient alors à instaurer sur l’ensemble du continent américain. (…)

L’Alba a pour ambition de promouvoir l’autonomie et la souveraineté des pays latino-américains et de contrecarrer la politique d’influence nord-américaine. Elle compte aujourd’hui parmi ses membres le Vénézuela, Cuba, l’Equateur, la Bolivie, le Nicaragua et plusieurs petits Etats insulaires dont Sainte Lucie, la Dominique, Antigua et Barbuda.

L’Alba compte également trois pays observateurs : l’Iran, la Syrie et Haïti. Quant à la Russie ? Elle fut invitée à titre d’observateur, lors du sommet de l’Alliance en 2009 en Bolivie. « Pour dissiper tout malentendu : ces pays dit «observateurs» sont en réalité des pays qui ont envoyé des représentants à des sommets pléniers de l’Alba, mais en aucun cas, ces pays ne siègent ou n’ont de représentation organique dans les instances de l’Alba », explique Christophe Ventura, membre de la France insoumise, chercheur spécialiste de la géopolitique de l’Amérique latine et auteur du livre L’éveil d’un continent (Armand Colin). il poursuit : « Vu de France ça choque. Mais, il faut savoir que pour des raisons géostratégiques, quels que soient les régimes politiques, les gouvernements latino-américains ont toujours entretenu des liens de coopération historiques avec l’Iran et la Syrie autour d’intérêts communs : leurs intérêts pétroliers et leur rejet d’une certaine politique américaine notamment ».

Une banque et une monnaie virtuelle

Anti-atlantiste, à rebours des préceptes de concurrence et de néolibéralisme, cette coalition régionale, vise à multiplier les projets de coopération en matière de commerce, de transfert de technologies, d’alphabétisation, de culture mais aussi de lutte contre la pauvreté et l’exclusion socialeC’est dans ce cadre que Cuba s’est par exemple engagé à envoyer plusieurs milliers de médecins au Venezuela. C’est aussi dans le cadre de l’Alba que, sous le nom d’ »opération miracle », ont été ouverts des centres de santé en Bolivie, ont été attribuées des bourses à des étudiants en médecine et que la Havane a pris en charge les soins ophtalmiques de milliers de Boliviens pauvres. « L’un des pays a besoin de quelque chose ? Un autre pays va lui fournir dans des conditions qui ne sont pas celles du marché », explique l’auteur de L’éveil d’un continent, géopolitique de l’Amérique latine et de la Caraïbe. Il précise : « C’est ainsi que le Venezuela a fourni en pétrole nombre de pays à des cours en-deça du marché. La Bolivie a fait de même avec son gaz. »

Mais outre les échanges énergétiques, les programmes de santé, d’alphabétisation et de lutte contre les inégalités, l’Alba s’est également dotée d’instruments visant à œuvrer au rapprochement économique des pays de l’Alliance. C’est ainsi qu’elle a lancé en 2008 sa propre banque de coopération pour financer ses projets de développement (une cinquantaine à ce jour) en matière d’infrastructures, d’environnement, d’industrie ou encore de communication. C’est notamment ainsi qu’a été lancée la chaîne de télévision panaméricaine Telesur qui vise à contrecarrer le soft power américain de CNN.

L’Alba dispose également depuis 2010 d’une monnaie commune virtuelle, le SUCRE. Une devise qui ne remplace pas les monnaies nationales, mais vise à renforcer les échanges entre les pays de l’Alba en s’affranchissant des transactions en dollars américains. S’opposer à l’impérialisme, défendre un socialisme de rupture, s’affranchir de l’atlantisme… voilà qui trouve un écho favorable depuis longtemps déjà auprès Mélenchon. Le candidat de la France insoumise n’a jamais caché sa sympathie pour les expériences de la gauche radicale sud américaine. Celles-ci lui ont d’ailleurs largement valu d’être taxé de complaisance vis-à-vis de l’autoritarisme du pouvoir vénézuélien, entre autre. (…)

« En réalité c’est un projet que nous portions déjà en 2012 », nous explique Jennifer Léonie Bellay, co-auteure du livret de la France insoumise sur l’Outre-mer. « L’idée d’intégrer la Guyane, mais aussi la Guadeloupe et la Martinique dans l’Alba, c’est d’encourager un développement endogène des Outre-mer françaises et de sortir ces territoires de l’économie de comptoir, et des logiques de mercantilisme héritées de l’époque coloniale » Concrètement ? « En Guyane la France dispose de technologies en matière d’aérospatial dont elle pourrait faire profiter les pays frontaliers, via des transferts de technologies ». En échange de quoi ? « Par exemple, on sait à quel point les Antilles paient un prix faramineux pour le carburant distribué par Total. Intégrer l’Alba leur permettrait de bénéficier du pétrole vénézuélien à moindre coût. Il ne faut pas non plus minimiser par exemple, ce que pourrait apporter dans les Outre-mer le programme cubain contre l’illetrisme. »

Note Sémaf de dernière minute

* ATTENTION : dans un souci de manipulation évidente, la fiche Wikipédia francophone de l’ALBA a été modifiée entre le 13 et le 14 avril 2017 : l’Iran, la Russie et la Syrie ont été ajoutés à la liste des pays observateurs, alors qu’ils n’y figuraient pas la veille (constat fait par moi-même pendant la rédaction de ce billet). Et qu’ils ne figurent, ni sur la fiche Wikipedia anglophone, ni sur le site officiel de l’ALBA.

la suite ici : http://yetiblog.org/index.php?post%2F2377

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Et le bonus sémaphorien, pour qui dispose de 45 minutes. (Z’avez qu’à zapper un JT et ses pubs). Très clair et édifiant.

Comprendre les phénomènes d’effondrement de sociétés. Quel avenir pour la nôtre ?

Avons nous à faire à une combinaison passagère de crises liée à une redistribution globale des cartes ou sommes nous face à des phénomènes encore plus profonds comme un effondrement de société ?

Par Emmanuel Prados, Chercheur à l’INRIA, Equipe STEEP (Soutenabilité, Territoires, Environnement, Économie et Politique).

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le fil du 13 avril

Nous sommes 398.612 Insoumis

Ce printemps, les bourgeons du 23 avril feront les fleurs du 7 mai.

Clip officiel de campagne présidentielle 2017 : Jean-Luc Mélenchon

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Certain de la défaite du candidat du PS, le philosophe Patrice Maniglier lui demande de retirer sa candidature dans une lettre ouverte.

Monsieur Hamon,

Je fais partie de ces gens qui ont souhaité votre victoire aux primaires de feu la «Belle alliance populaire», de ceux qui ont appelé à une candidature unique de cette dernière, des écologistes et de La France Insoumise, quand il semblait naturel que vous la représentiez, quand vous deviez la représenter, de ceux qui ont été agacés par l’attitude de M. Mélenchon lorsqu’il paraissait s’opposer à cette fusion pour des raisons que je croyais alors d’ambition personnelle.

C’est dans la continuité de ce mouvement d’adhésion que je m’adresse à vous pour vous prier d’envisager sérieusement l’hypothèse d’un retrait de votre candidature en faveur de M. Mélenchon.

Nous savons tous combien cette décision paraît invraisemblable, même a priori scandaleuse. Mais seuls les gestes qui trouent la vraisemblance ouvrent des espaces authentiquement politiques, car ils découvrent soudain une brèche dans laquelle s’engouffre l’enthousiasme collectif, celui qui nous donne la force d’inventer ensemble au lieu de nous condamner à gérer la nécessité.

Nous sommes devant une situation exceptionnelle. Aujourd’hui, la perspective d’une victoire de la réorientation de la gauche de gouvernement dans le sens d’une résistance plus décidée aux lois des puissants, que nous avons tant attendue, semble à portée de main. Cette orientation, vous la représentez. C’est elle qui vous a mis dans la position exacte où vous êtes actuellement. Ne pas tout faire pour lui permettre de s’accomplir est tout simplement trahir l’esprit même de votre candidature actuelle.

Or, dans la situation où nous sommes, il semble clair que votre campagne n’a pas su convaincre les électeurs. Certes, vous me direz que les sondages sont incertains, qu’on a toujours des surprises, etc. Mais vous savez bien que, si les sondages ne peuvent pas prédire l’avenir, ils donnent en revanche du présent une image assez exacte ; et surtout, ils ne se trompent jamais du point de vue des tendances. Or les tendances ne laissent aucun doute : votre candidature s’effondre, celle de Jean-Luc Mélenchon explose. A deux semaines de l’élection présidentielle, nous ne pouvons pas nous abuser nous-mêmes en nous faisant croire à un retournement. Vous perdrez, et vous perdrez durement.

Que se passera-t-il à l’issue de votre défaite ? Les cadres du Parti socialiste qui vous ont si honteusement trahi et ont à la fois vidé la primaire de son sens et rendu votre campagne impossible (car comment faire confiance à un homme en qui son propre parti ne fait pas confiance ?) vous attribueront la responsabilité de la défaite. Ils reprendront le Parti socialiste, qui leur appartient, et tout l’effort de rénovation dont vous êtes porteur s’évaporera. Ils auront pour eux la victoire de M. Macron. Vous connaissez votre appareil : c’est un parti d’élus, l’essentiel de ses forces ira vers les forts, ceux qui paraissent les plus susceptibles de les faire élire ou réélire, qui seront ceux qui se sont ralliés à la «majorité présidentielle». Vous serez balayé, vous et tout ce que vous représentez, à quoi, justement, nous tenons.

Il y a une autre hypothèse : vous renoncez maintenant à votre candidature en faveur de Jean-Luc Mélenchon ; la dynamique que ce dernier a acquise lors des dernières semaines sera confirmée à tel point qu’un certain nombre d’électeurs anticipés de M. Macron se diront qu’il n’y a plus lieu de céder à l’argument du vote utile en renonçant à leurs convictions profondes et que Jean-Luc Mélenchon peut, tout aussi bien que l’ancien ministre des Finances, nous éviter un second tour entre ces deux nuances de la droite extrême que sont M. Fillon et Mme Le Pen ; ce mouvement se nourrissant de lui-même, la confiance attirant la confiance, le candidat de La France Insoumise pourra alors très vraisemblablement gagner l’élection présidentielle. C’est vous, et non pas M. Valls et ses amis, qui serez alors en mesure de suggérer à votre parti de rejoindre une alliance autour de la «majorité présidentielle», une majorité de gauche avec des nuances et des couleurs variées. Ne craignez pas de céder tout à M. Mélenchon. L’élection présidentielle est une chose ; les législatives, une autre. Vous pourrez au contraire encourager les Français à doter l’exécutif présidentiel d’une force législative constructive et critique, portée par un Parti socialiste rénové.

Je conçois les objections de principe nombreuses qui vous viennent à l’esprit. Comment pourrais-je priver de candidat les millions de citoyens qui m’ont désigné pour les représenter ? Mais ceux qui ont voté pour vous l’ont fait justement parce qu’ils souhaitaient une authentique alternative au sein de la gauche de gouvernement dont les ont privés depuis des décennies les cadres du Parti socialiste contre lesquels vous avez vous-même lutté. C’est en ne vous retirant pas, et donc en empêchant la victoire de cette réorientation, que vous les trahissez. Et vous ne nous ferez pas croire que M. Mélenchon n’incarne pas cette réorientation : lorsque vous vous croyiez le favori, vous le disiez assez. Certes, il y a d’importantes nuances tant de fond que de forme entre vos deux propositions, mais elles ne sont pas du genre qui méritent de nous condamner à reconduire la situation politique que nous connaissons depuis si longtemps, coincés entre des politiques d’alignement néolibéral et une menace néofasciste toujours croissante, l’une alimentant l’autre.

Vous ne nous ferez pas croire non plus que le même parti qui s’est retiré à l’unisson du deuxième tour des élections régionales pour «faire barrage au Front national», parfois au profit de droites très dures, n’est pas capable d’envisager de se retirer pour des raisons qui ne sont pas, pour une fois, uniquement négatives, qui ne tiennent pas exclusivement à l’épouvantail frontiste, mais visent à construire véritablement quelque chose, porter une espérance et ouvrir une perspective. Brisons la malédiction qui semble mettre depuis tant d’années le Parti socialiste du mauvais côté de l’histoire, du côté qui la rend toujours plus désespérante.

J’entends d’ailleurs avec surprise beaucoup de fidèles électeurs socialistes parmi mes amis s’indigner soudain qu’on les appelle au vote utile. Mais votre candidature n’est pas comme celle de M. Poutou une candidature de témoignage ou d’agit-prop. Cela a des avantages (il vous arrive d’être élu), mais aussi des inconvénients : la cohérence (et donc l’honnêteté véritable) exigent de vous que vous cédiez à l’esprit de responsabilité dont la gauche de gouvernement se revendique depuis toujours, autrement dit que vous fassiez des compromis douloureux pour faire gagner dans les urnes les grandes orientations que vous défendez.

Certes, en prenant seul cette décision, vous court-circuitez les appareils qui ont organisé la primaire. Mais ce sont les têtes dirigeantes du Parti socialiste, et d’abord M. Valls, qui ont vidé la primaire de son sens. L’appareil n’a pas su se défendre, il est même en réalité complice, vous ne lui devez rien. D’ailleurs, vous lui rendrez service. Reste la question des frais de campagne. Mais vous pouvez lancer une souscription populaire et je crois sincèrement que vous verrez alors quel bel élan populaire vous accompagne dans ce geste.

Monsieur Hamon, j’en appelle à votre esprit de responsabilité, à votre rigueur et à votre courage. Je crois en toute bonne foi qu’à la réflexion, vous devez vous-même vous rendre compte qu’aucune des objections au retrait de votre candidature ne tient à l’examen. Ne privez pas ceux qui vous ont porté d’une opportunité historique.

Si vous n’avez pas le courage d’accomplir ce geste d’espoir, alors ce n’est plus à vous que nous devons nous adresser mais à tous vos électeurs, pour les inviter à prendre, eux, cette responsabilité que vous n’avez pas le courage de prendre, pour qu’ils vous abandonnent massivement à la défaite certaine qui vous attend et portent leur suffrage sur le seul candidat aujourd’hui en mesure de rouvrir l’espace politique, Jean-Luc Mélenchon.

Patrice Maniglier philosophe

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COMPRENDRE LA POSITION DE JL MELENCHON SUR L’EUROPE EN 5 MINUTES

Jean Ziegler soutient Jean-Luc Mélenchon

Invité de l’émission « L’épreuve de vérité », l’économiste Thomas Piketty, conseiller de Benoît Hamon, a déclaré qu’en cas de duel Mélenchon/ Macron au second tour, il voterait Jean-Luc Mélenchon.

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Pendant que la presse tente de relancer le feuilleton Fillon, c’est un tonnerre de silence qui a accueilli la révélation, le week-end dernier, du scandale Macron-Servier. Le laboratoire commercialisant le Mediator, et connu pour ses techniques occultes de lobbying, s’avère être l’inspirateur principal du volet « santé » du programme d’Emmanuel Macron, via un « expert » grassement rémunéré.

Hasard ou conséquence, le leader d’En Marche plaidait quelques jours plus tôt pour mieux rembourser les médicaments vendus par… les laboratoires Servier. Heureusement, aucun journaliste n’a eu l’indélicatesse de demander à Emmanuel Macron si Servier faisait partie de la fameuse liste gardée secrète de ses généreux donateurs. Un cas d’école de la collusion entre les lobo pharmaceuriques, les politiques et les médias.

Ce ne sont ni les valeureux enquêteurs du Canard, ni les fins limiers de Médiapart, ni même les expérimentés journalistes du Monde qui ont dévoilé le pot au rose, mais le docteur Irène Frachon. Connue du grand public pour avoir révélé le scandale du Mediator, et décorée par l’association Anticor du Prix éthique du Lanceur d’alerte citoyen, Irène Frachon a tiqué en relevant que le « représentant santé » (et principal inspirateur de son programme en la matière), Jean-Jacques Mourad, était en fait rémunéré par le laboratoire, pour des montants qui pourraient avoisiner le million d’euro pour la seule année 2016.

Ce conflit d’intérêt caractérisé avait déjà été signalé durant le week-end par Formindep (Association Pour une Information Médicale Indépendante), une association non partisane et reconnue. Mais la presse n’avait pas daigné relever les faits avant l’intervention d’Irène Frachon, qui a du elle-même aller vérifier les bases de données du Ministère de la santé, qui répertorient les versements effectués par les laboratoires.

Oui mais voilà, Jean-Jacques Mourad est aussi le frère de Bernard Mourad, l’un des piliers de la campagne d’Emmanuel Macron. C’est lui qui pilote pour Xavier Niel et Patrick Drahi les plus grands dossiers des médias qui appartiennent à ces patrons (soutiens eux aussi de Macron) : Le Monde, Libération, l’Express, BFM TV, RMC

https://blogs.mediapart.fr/jberman/blog/070317/macron-en-marche-vers-un-scandale-servier

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SUJET DE DISCORD

Jean-Luc Mélenchon n’apporte plus le bruit et la fureur ; en pépère rassurant, il suscite une certaine adhésion. Chaîne YouTube, hologramme, jeu vidéo, groupe Discord, Mélenphone… les nouvelles formes d’engagement et de coopération imaginées par ses militants, qui commencent à peine à être comprises, pourraient bien être au cœur du projet et de la stratégie de la France insoumise, y compris après l’élection présidentielle, pronostiquent le vidéaste Usul et le chercheur en sciences politiques Thibault Jeandemange.

Web Radio de la France Insoumise : https://jlm2017.fr/radio./

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Les bons articles que vous auriez pu rater…

Un long article d’Olivier Tonneau, finement détaillé pour ceux qui veulent aller plus loin dans l’analyse géopolitique de Mélenchon et la France Insoumise.

Mélenchon, Poutine, Castro, Chavez : la guerre froide pour les nuls

Poutine, Castro, Chavez, Poutine, Castro, Chavez: trois noms répétés en boucle pour nous mettre en garde contre Jean-Luc Mélenchon, dictateur en puissance. Tâchons donc de mieux cerner la géopolitique de Mélenchon, son rapport à Poutine et les leçons qu’il a tirées des révolutions d’Amérique Latine.

https://blogs.mediapart.fr/olivier-tonneau/blog/120417/melenchon-poutine-castro-chavez-la-guerre-froide-pour-les-nuls

Chaque jour, Fillon…

François Fillon c’est une sorte de Calendrier de l’Avent : chaque jour, vous tirez un tiroir, et vous y découvrez une casserole. Petites chroniques de la présidentielle, côté Fillon.

Jour après jour depuis le début des « affaires Fillon », une revue assez exhaustive des révélations faites par les médias.

https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/120417/chaque-jour-fillon

Plus les riches sont riches, moins la croissance est forte : c’est le FMI qui le dit

Une étude d’un groupe d’experts du FMI fait couler beaucoup d’encre. L’institution, qui défend une ligne libérale, relève que les inégalités sociales sont un frein à la croissance et augmentent le risque de crises financières.

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/plus-les-riches-sont-riches-moins-la-croissance-est-forte-c-est-le-fmi-qui-le-dit_1690009.html

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Études médicales selon Irène FRACHON

Selon Irène Frachon, lors de son entrevue avec Mélenchon pour l’organisation de son programme santé : « les étudiants en médecine veulent faire spécialistes pour une question de jackpot, voire super jackpot ». Les cardiologues coronaro-graphistes sont montrés du doigt, passant pour des médecins qui n’œuvreraient que par profit (au détriment de l’intérêt du patient ???) ce qui ne manque pas d’intéresser Mélenchon…
L’occasion pour notre consœur d’adopter une attitude incroyable envers toute la profession médicale.

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Un qui ne peut pas savoir combien ça nous ferait plaisir…

BHL : « Si Mélenchon est élu, je quitte la France »

L’un des derniers soutiens people d’Emmanuel Macron a expliqué à Laurent Ruquier qu’il ne pourrait pas supporter la taxation à 90% de ses revenus au delà d’un million d’euros et qu’il comptait bien devenir ministre des affaires étrangères sous Emmanuel Macron.

Bernard Henry Lévy n’a pas mentionné l’endroit où il irait se réfugier mais la Libye est probablement son choix le plus probable vu que grâce à lui le pays est en paix même si il a également beaucoup de bons contacts dans tout le Moyen-Orient.

Et pour continuer dans l’humour… ou pas

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le fil du 11 avril

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A l’initiative de la France Insoumise Vidourle Petite Camargue, une trentaine de citoyens du Cailar se sont rassemblés devant la poste, lundi matin, pour protester contre la fermeture des bureaux et le démantèlement des services publics. Encadrée par la gendarmerie, cette première manifestation dans le village, à la suite des occupations des bureaux de poste de Gallargues le montueux et de Saint Laurent d’Aigouze ces dernières semaines, s’est déroulée dans le plus grand calme devant un bureau de poste fermé par la direction « pour des raisons de sécurité des locaux et des personnels »… Le maire du Cailar, Joël Téna, et des citoyens ont pris la parole pour manifester leur mécontentement devant cette situation inacceptable et ce mépris persistant de la direction départementale de la poste. Une vidéo de 5 minutes est visible : ICI.

Nous restons donc mobilisés et appelons les citoyens à renforcer et généraliser le mouvement. Une pétition va circuler au Cailar, comme à Gallargues et Saint Laurent d’Aigouze, et un nouveau rassemblement est envisagé le mercredi 12 avril, à 11h, à MUS, en attendant les avancées des négociations à Gallargues et Saint Laurent pour lesquels des rendez-vous sont prévus avec les maires et la direction de la Poste.

– Pour information, nous tiendrons une grande réunion publique JEUDI 13 AVRIL, à la maison du peuple, à Gallargues le montueux, en présence de Danielle Floutier et Benoit Ode, pour donner la parole aux citoyens sur 4 grands thèmes du programme L’Avenir en Commun : le progrès humain, la planification écologique, la 6e République et l’Europe et la paix.

Nous serons ce vendredi 14 avril aux Mages. Vous êtes invités à venir vous exprimer sur l’avenir de l’eau !
Et pour rappel, le camion insoumis de Jean-Luc Mélenchon sera ce mardi à Alès.
Toutes les informations ici : www.pourquoipasnous.net

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HOMMAGE : Paix, Yannis Ritsos

Le rêve de l’enfant, c’est la paix.
Le rêve de la mère, c’est la paix.
Les paroles de l’amour sous les arbres
c’est la paix.

Quand les cicatrices des blessures se ferment sur le visage
du monde
et que nos morts peuvent se tourner sur le flanc et trouver
un sommeil sans grief
en sachant que leur sang n’a pas été répandu en vain,
c’est la paix.

La paix est l’odeur du repas, le soir,
lorsqu’on n’entend plus avec crainte la voiture faire halte
dans la rue,
lorsque le coup à la porte désigne l’ami
et qu’en l’ouvrant la fenêtre désigne à chaque heure le ciel
en fêtant nos yeux aux cloches lointaines des couleurs,
c’est la paix.

La paix est un verre de lait chaud et un livre posés devant
l’enfant qui s’éveille.

Lorsque les prisons sont réaménagées en bibliothèques,
lorsqu’un chant s’élève de seuil en seuil, la nuit,
à l’heure où la lune printanière sort du nuage
comme l’ouvrier rasé de frais sort de chez le coiffeur du quartier,
le samedi soir
c’est la paix.

Lorsque le jour qui est passé
n’est pas un jour qui est perdu
mais une racine qui hisse les feuilles de la joie dans le soir,
et qu’il s’agit d’un jour de gagné et d’un sommeil légitime,
c’est la paix.

Lorsque la mort tient peu de place dans le cœur
et que le poète et le prolétaire peuvent pareillement humer
le grand œillet du soir,
c’est la paix.

Sur les rails de mes vers,
le train qui s’en va vers l’avenir
chargé de blé et de roses,
c’est la paix.

Mes Frères,
au sein de la paix, le monde entier
avec tous ses rêves respire à pleins poumons.
Joignez vos mains, mes frères.
C’est cela, la paix.

Yannis Ritsos (1909 – 1990)
Texte traduit du grec par l’auteur,
Revue Europe, août-septembre 1983
in Guerre à la guerre – Éditions Bruno Doucey – octobre 2014

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Le vent de la Révolution souffle plus que jamais !

Benoît Hamon a pris sa décision et il la lâché l’affaire dans l’émission, « On n’est pas couché ». En déclarant vouloir voter pour Jean-Luc Mélenchon au second tour s’il ne passe pas (ce qui est plus qu’une probabilité) au premier tour, Benoît dit (sans le dire) qu’il faut reporter les votes sur Mélenchon dès le premier tour pour que lui et ses soutiens puissent voter la France insoumise au second tour.

El pueblo unido jamas sera vencido

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Le saviez-vous ?

C’est la Commission des sondages qui fixe les règles que doivent suivre les instituts pour réaliser leurs études. Le 1er février 2008, cette Commission conseillait de tester plusieurs hypothèses au second tour quand plusieurs candidats obtiennent des scores proches au premier tour. Une manière notamment de prendre en compte la marge d’erreur inhérente à chaque étude d’opinion:

« La commission recommande, lorsque les scores établis pour le premier tour sont suffisamment proches pour que, compte tenu des marges d’incertitude qui les affectent, l’identité des candidats ou des listes qualifiés pour le second tour soit incertaine, que soient testées et publiées plusieurs hypothèses de second tour ».

Un exercice encadré par la loi

« Tout sondage relatif au second tour d’une élection, publié ou diffusé avant le premier tour, doit être publié ou diffusé en même temps qu’un sondage de premier tour », précise aussi la loi sur les sondages, qui vise à « mieux garantir la sincérité du débat électoral ».

Sondage : désormais testé au second tour, Mélenchon est donné gagnant face à Le Pen

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DOSSIER MACRON

Patrimoine d’Emmanuel Macron : l’IREF demande une enquête

Par Eric Verhaghe.

L’IREF est un think tank libéral conservateur très en pointe sur les questions de protection sociale et de dépenses publiques. Sans entrer dans les détails, on pourrait même dire que l’IREF est attaché à l’étude de fond des dossiers au détriment d’une médiatisation extrême qui tourne régulièrement sur les mêmes rengaines.

Pourquoi l’IREF saisit le Parquet ?

On retrouvera ici l’intégralité de la lettre écrite par l’IREF au Parquet :

Déclaration de patrimoine d’Emmanuel MACRON des 24.10.2014 et 16.03.2017

Monsieur le Procureur de la République,

Vous trouverez ci-joint copie de la lettre que nous avons adressée le 31 mars dernier à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Il ressort des déclarations de patrimoine souscrites par Monsieur Macron auprès de la HATVP les 24.10.2014 et 16.03.2017 que celui-ci a déclaré une dette correspondant à l’intégralité d’un emprunt contracté pour réaliser des travaux dans la maison de son épouse. Et par ailleurs, il a déclaré avoir en effet réalisé des travaux pour environ 500 000 euros dans la maison de famille de son épouse au Touquet.

Conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi n° 2013-907 du 11.10.2013, les candidats à l’élection présidentielle doivent en particulier déclarer leurs parts dans la valeur des biens détenus en communauté avec leur conjoint pour la moitié de la valeur vénale ou globale des dits biens.

Il ne fait pas de doute que les dépenses réalisées par Monsieur Macron, avec l’argent de ses revenus d’activité, pour procéder à des travaux dans la maison de son épouse considérée comme un bien propre de cette dernière, constituent une créance de la communauté sur son épouse, à titre de récompense. Il ne s’agit pas d’une créance liquide, mais d’une créance certaine.

En effet, selon le JurisClasseur Notarial « … les créances de récompense sont justiciables, par autorité de la loi, d’un règlement principal par voie de compte. L’observation n’est pas neutre. Car cette technique, dérogatoire au droit commun du paiement des créances, met en œuvre des règles particulières similaires à celles qui régissent le compte courant commercial (A. Chavanne, Essai sur la notion de compte en droit civil : LGDJ 1947).

Les créances grevées d’affectation en compte sont juridiquement assujetties à cette saisine comptable dès qu’elles acquièrent leur caractère de certitude juridique : ce que la Cour de cassation exprime exactement en énonçant que les récompenses entrent en compte, de jure, “dès leur naissance”(Cass. 1re civ., 14 mars 1984 : Bull. civ. 1984, I, n° 96) » (Fasc. 55 : COMMUNAUTÉ LÉGALE. – Liquidation et partage. – Récompenses, Date du fascicule : 12 Juin 2009, Date de la dernière mise à jour :
15 Avril 2016, Didier R. Martin, Agrégé des facultés de droit).

Il aurait donc dû déclarer à son actif la moitié de cette créance de 500 000 €, soit 250 000 € qu’il a omis de sa déclaration.

Par ailleurs, il ne pouvait déduire de sa déclaration le passif correspondant au solde à rembourser au capital de l’emprunt souscrit pour réaliser ces travaux qu’à concurrence de la moitié de son montant, soit 147 500 € en 2014 au lieu de 295 000 € et 123 418 € au lieu de 246 837 € en 2017.

Le comportement de Monsieur Macron ne peut qu’interpeller puisqu’il conduit pour la même opération à déduire la totalité du capital emprunté sans nullement tenir compte des biens communs investis pour valoriser le bien propre de son épouse.

Aux termes de cette simple analyse juridique son patrimoine aurait donc dû être porté :

>  En 2014, à 553 660 € au lieu de 156 160 €,

>  Et à 683 072 € au lieu de 309 654 €, en 2017.

En tous les cas, ces montants sont tout à fait substantiels et ces erreurs importantes dans les déclarations de Monsieur Macron, qui ne peuvent a priori résulter d’une simple négligence mais au contraire d’un acte réfléchi et délibéré, seraient alors effectivement susceptibles de constituer l’infraction visée à l’article 26 de la loi susvisée du 11.10.2013 pour laquelle sont notamment prévus une peine de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende ainsi que, à titre complémentaire, l’interdiction des droits civiques et l’interdiction d’exercer une fonction publique.

Il paraît donc souhaitable que soit ouverte une enquête préliminaire afin d’examiner les faits susvisés.

Par souci d’équité dans la période électorale actuelle et eu égard au traitement réservé à d’autres candidats, il serait important que cette procédure soit déclenchée dans les meilleurs délais, ce qui aurait l’avantage de souligner l’objectivité de notre justice en France.

Je vous prie de croire, Monsieur le Procureur, à l’expression de mes salutations distinguées.

Le Président de l’IREF

Jean-Philippe DELSOL

Article intégral : https://www.contrepoints.org/2017/04/10/286522-patrimoine-demmanuel-macron-liref-demande-enquete

 

Macron: le mirage, jusqu’à quand?

Il est encore temps d’ouvrir les yeux

Gérard Blua , dans Causeur.fr, signe un des meilleurs articles du moment sur Emmanuel Macron

Une candidature marquée par la trahison

Emmanuel Macron maquillé sur le plateau de L’Emission politique de France 2, avril 2017. SIPA. 00801361_000004

Car il n’aura échappé à personne que ce qui marque profondément cette candidature tombée du décor céleste, c’est la trahison. De toutes parts. De gauche comme de droite. Sans oublier le centre. Chacun fourbissant les pires ruses, déloyautés et traîtrises. Comme si Emmanuel Macron représentait avant toute chose, un dernier espoir de recyclage pour les seconds couteaux vieillis et les oubliés chroniques de la politique, c’est-à-dire tous ces néo-Judas fabriqués depuis des décennies par un système qui n’arrive plus à maîtriser la médiocrité. Ceux-là même qui, dans les Républiques troisième et quatrième, eussent fait et défait tous les gouvernements. Mais sont réduits depuis de Gaulle à suivre pour survivre, à se fondre dans l’anonymat d’un parti pour exister. Girouettes à l’arrêt sur le bord du chemin du pouvoir, attendant, souvent vainement dans le désert de Buzzati, qu’un Eole présidentiel veuille bien passer par là et leur donner un peu de vie.

Mais à quel Molière adepte des petites combinaisons et des sordides agencements côté cour et côté jardin, doit-on cette tragique comédie qui ramène une élection présidentielle à la pantalonnade la plus mortelle et notre pays au rang des pouvoirs bananiers ? Car il ne faut pas être expert en logique pour déceler dans le déroulement d’horlogerie suisse des événements que nous vivons depuis trois mois, une construction de longue date. Qui peut encore croire que le chœur des « Il est né le divin Macron » ne battrait que d’un élan religieux reconnaissant un esprit supérieur qui, selon Raphaël Stainville dans Valeurs actuelles, « marcherait sur l’eau » ?

Serait alors supérieur celui qui jette son pays dans les mains du Tribunal international pour « crimes contre l’humanité » commis en Algérie. Oublieux du calvaire et du massacre des Pieds-Noirs et des Harkis.

Serait alors supérieur celui qui, récemment, voit la Guyane comme une île dérivant on ne sait où. Peut-être entre l’Atlantique et l’Oural.

Serait alors supérieur celui qui peuple le département de Guadeloupe d’expatriés. Et pourquoi pas de colonisateurs.

Serait alors supérieur celui qui affirme sans rire qu’il n’y a pas de culture française. Notre héros serait-il inculte ou bien aurait-il honte de ses fondations et de son éducation ?

Serait alors supérieur celui qui, dans un récent débat télévisé présidentiel, comme on chasse le papillon, ramasse avec aplomb, chez ses adversaires de droite comme de gauche, les idées les plus consensuelles pour en faire, d’un tour de passe-passe, son programme. S’empêtrant dans les 35 heures, supprimées sans qu’on les supprime, conservées sans qu’on les conserve. Et surtout, qu’on ne l’ennuie plus avec ces petits détails vulgaires ! L’acteur reprend sans cesse le dessus sur le penseur !

Une image virtuelle flottant dans le néant

Car c’est cela Emmanuel Macron : une image virtuelle flottant dans le néant. Certains parlent de télé-réalité. D’autres font référence à un télé-évangéliste. Mais ce qui a prévalu à mon sens dans la délivrance des rôles, c’est son aplomb et son ambition. Le vide ambiant importe peu puisque le texte lui est fourni. C’est uniquement pour cela qu’il fut choisi et choyé dans les langes élyséens. Puis envoyé dans l’urgence d’un délitement quinquennal sur les routes du pouvoir. Mais l’élocution – dont, comme Démosthène, il fut instruit – n’est pas l’éloquence, et le sophisme n’est pas la philosophie. Ce qui tend à démontrer que le théâtre n’est pas la vie. Enfin, la vie quotidienne de tous nos concitoyens. Pas celle qui illumine les magazines people où, il faut le reconnaître, notre candidat-comédien excelle. Comment s’étonner dès lors  du puzzle d’affirmations qui marque ses interventions agitées et criardes : « On se fout des programmes ! » « Je revendique l’immaturité en politique ! » « Il faut penser printemps ! » « Je ne suis pas socialiste ! », ce parti dont il fut, pour bien engager sa course à l’échalote. Le meilleur est pour la fin. Ecoutez-le dérouler son véritable programme à Marseille : « Je soutiens l’OM ! » Ah bon. Quid de son prochain meeting à Paris ?

(…) Mais il y a tous les autres, nos voisins de palier, de bureau, les anonymes de la rue, qui n’ont pas encore compris que derrière le spectacle brillant de l’artiste, il faudra gouverner un pays, le sixième mondial, avec une majorité qui devra prendre des décisions, laquelle ? Majorité qui aura  alors le doigt sur le bouton atomique. Grands dieux ! Donne-t-on des allumettes à un enfant si près d’un dépôt d’essence ? Le général de la gendarmerie Bertrand Soubelet, avec beaucoup de sagesse, vient de dire : « Sans moi » et quitte l’esquif d’Emmanuel Macron. Une décision qui rassure l’intelligence et remet un peu d’ordre dans l’incroyable foutoir qui guide nos pas depuis des mois. Mais les autres ? Ceux qui de droite à gauche tendent leur sébile pour recueillir l’onction du prophète, comment pourront-ils accepter de faire ce qu’ils refusaient dans leurs partis originels ? Et ceux qui se pressent sur les gradins pour se nourrir des mots du prédicateur, quelle sera leur réaction lorsqu’ils vérifieront qu’ils ne recouvrent rien ? Il reste deux semaines devant nous pour voir la réalité et non les sept voiles qui la vêtent. Il reste deux semaines devant nous pour ne pas donner le coup de pied de l’âne au lion France, bien malade il est vrai.

Texte intégral : http://www.causeur.fr/macron-presidentielle-sondages-baisse-premier-tour-43648.html

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Paroles macronesques (il a osé tout ça)

  1. « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »
  2. « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »
  3. « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »
  4. « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »
  5. « Les salariés français sont trop payés » « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »
  6. « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »
  7. « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. »

8 « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

9 Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

10 « La France est en deuil d’un roi »

11 « Je suis pour une société sans statuts »

12 « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

13 « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

14 : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa loi (308 articles réactionnaires dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux » ou de « fainéants ». « Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. »

15 : « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. » « Pas de frondeurs » ( l’article 27 de la loi fondamentale dispose que  »tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel »)

16 : Finie la protection sociale basée sur le salaire. Macron propose ainsi un transfert géant de 450 milliards de cotisations sociales du salaire brut payé par le capital (eux) sur celui de l’état payé par l’impôt (nous).

17 : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains »

18 : « Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »

19 : « Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité » (à Davos !)

20 : « 35 h pour un jeune, ce n’est pas assez »

Autres paroles, citées par les Inrocks, celles d’un clip musical de campagne du candidat En Marche.  On vous les laisse déguster :

“Comment ça marche ? Viens prendre le train en marche, car toi et moi, ensemble, ça marche pour nous ensemble on marche, ça marche car tous ensemble on rêve en marche. En marche pour la France. Oui ensemble, ça marche En marche”

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le fil du 10 avril

UN PRÉSIDENT POUR LA PAIX

Mardi 18 avril à 19h, nous tiendrons un meeting à Dijon et en même temps 6 meetings holographiques : à Clermont-Ferrand, Grenoble, Montpellier, Nancy, Nantes et à Le Port à La Réunion (21h heure locale).

Partagez ! Rejoignez les évènements :

➡️ A Dijon : http://f-i.jlm2017.fr/meeting_dijon
➡️ A Clermont-Ferrand : http://f-i.jlm2017.fr/meeting_holographique_clermont_ferrand
➡️ A Grenoble : http://f-i.jlm2017.fr/meeting_holographique_grenoble
➡️ A Montpellier : http://f-i.jlm2017.fr/meeting_holographique_montpellier
➡️ A Nancy : http://f-i.jlm2017.fr/meeting_holographique_nancy
➡️ A Nantes : http://f-i.jlm2017.fr/meeting_holographique_nantes
➡️ Au Port : http://f-i.jlm2017.fr/meeting_holographique_au_port

ATTENTION : Pour des raisons de sécurité liées à la technologie, merci de ne pas apporter de sacs, de bouteilles, de canettes ou d’objets métalliques.

QUAND ? le 18/04/2017 de 19:00 à 22:00

OÙ ? Aréna
Route de la Foire
Pérols 34470
France
Carte et itinéraires

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En attendant les combats locaux se poursuivent

D’autres initiatives du même ordre suivront prochainement à Mus, Le Cailar et Aubais. 

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Emmanuel Macron, un tigre de papier face au FN

Cédric Clérin  Samedi, 8 Avril, 2017  Humanité Dimanche

Les élus de gauche ralliés à Emmanuel Macron en font, plutôt que Jean-Luc Mélenchon, le meilleur rempart contre Madame Le Pen. Politiquement et électoralement, c’est, en fait, aller au désastre.

« Macron, c’est lui qui a très largement inspiré la politique de ce quinquennat, rappelle Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Il a conduit la non-renégociation du traité budgétaire européen ; inspiré très directement le pacte de responsabilité, le Cice… On a souvent dit que la ligne Hollande c’était la victoire de Macron. »

Sourd aux vœux des français

Là où des Français demandent de la protection, il répond dérégulation du marché du travail, qualifiant même la loi El Khomri « d’aménagement à la marge ». Là où les Français veulent plus d’égalité, Emmanuel Macron propose d’exclure de l’ISF les revenus financiers et d’exonérer ainsi une fois de plus le capital de sa participation au pot commun. Quand les citoyens rejettent les institutions moribondes, Macron répond « retour aux sources de la Ve République ». Là où les Français réfutent l’Europe libérale actuelle, le candidat d’En marche ! veut plus d’intégration européenne et un ministre de la zone euro.

Article intégral : http://www.humanite.fr/emmanuel-macron-un-tigre-de-papier-face-au-fn-634467

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L’apocalypse selon Saint Gattaz

Audrey Loussouarn  Dimanche, 9 Avril, 2017  Humanite.fr

Le patron des patrons (re)met Mélenchon et Le Pen dans le même sac.

« Voter Mélenchon, Le Pen, Hamon, c’est ruine, désespoir et désolation, pauvreté généralisée» mais aussi « des taux d’intérêt qui explosent, de l’inflation, une baisse de la croissance et l’appauvrissement des Français ».

L’apocalypse à nos portes, nous dit Pierre Gattaz, dans le Parisien de dimanche. Outre le grossier parallèle entre les trois candidats, le patron du Medef prend l’exemple de l’augmentation des dépenses publiques, que pointe, cite-t-il, l’institut Coe-Rexecode – qui a pour président Michel Didier, auteur d’un livre sur la « coûteuse singularité française » qu’est l’impôt sur le capital. « Qui va payer ? Soit on continue de s’endetter comme des fous (…), soit on augmente encore les impôts alors qu’on est déjà champion d’Europe des prélèvements obligatoires », s’interroge-t-il. Justement, le candidat de la France insoumise a une idée, qui dérange probablement le patron de Radiall : taxer davantage les hauts revenus et imposer les revenus du capital comme ceux du travail, pour plus de justice fiscale et sociale. « Pauvreté généralisée », vraiment ?

La fameuse émission retirée, sur ordre, des rediffusions du site internet de LCI.

8 Avril 2017, publié par Thomas Joly      Source : https://oddr.ovh

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Marine le Pen : Meeting agité à Ajaccio

Ça ne mérite même pas un article, et on ne vous mettra même pas une vidéo du meeting à Ajaccio ( y en a plein la Toile). C’est juste pour montrer à quel point la France est loin d’être apaisée du côté de Marine. Barouf, coups de poing et gaz lacrymo lors d’un petit meeting, à comparer au rassemblement de la FI à Marseille, plus de 60 000 personnes, zéro incident. Elle est où, la France apaisée ?

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Spécial vidéos créatives d’une génération montante et insoumise.

Mélenchon a-t-il des idées « extrêmes » ?

Quelques arguments de campagne

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Fiscal combat

La vidéo de présentation : https://youtu.be/75lQwc-qR3k
Le jeu : http://fiscalkombat.fr

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BENOIT HAMON A L’ECOLE DES INSOUMIS #OKJLM

Beauty Is Dying ft. JLM ?

Can’t Stenchon The Melenchon !

Clip non-officiel de la campagne de la France Insoumise pour l’Avenir en Commun autour de Jean-Luc Mélenchon.

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On ne change jamais les choses en combattant la réalité existante. Pour changer quelque chose, construisez un nouveau modèle qui rendra inutile l’ancien.

Buckminster Fuller

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le fil du 7 avril

Nous sommes 370.104 Insoumis

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Meeting à Marseille

9 avril à 14h00

Le dimanche 9 avril à partir de 14h, Jean-Luc Mélenchon tiendra un meeting à Marseille sur la Canebière. Vous pourrez suivre ce discours en direct sur Facebook et Youtube. Partagez cette information en la diffusant sur les réseaux sociaux avec le hashtag #JLMMarseille

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Le Mélenzapchon !

En exclusivité sur facebook !
Les personnalités s’engagent avec Jean-Luc Mélenchon pour la France Insoumise !
Rappeurs, acteurs, réalisateurs célèbres, à chaque fois qu’un artiste se mobilise ou simplement parle du mouvement, cela nous enthousiasme, c’est pourquoi nous encourageons d’autres artistes et personnalités à franchir le pas de l’engagement.
On a besoin de VOUS les artistes !

Et vous qui aimerez vous voir devenir un Artiste Insoumis ?

Commentez, Aimez & Partagez !
Plus de timides le temps est compté !

https://www.facebook.com/avecJLMoncraintdegun/videos/1866065250349277/

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Décisions du Premier secrétaire lors du Bureau national du 6 avril 2017

06 avril 2017

Vous trouverez ci-dessous les décisions du Premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, lors du Bureau national du jeudi 6 avril 2017 :

« 1. J’appelle à l’unité des socialistes derrière le candidat issu de la Primaire et validé par la convention nationale : Benoît Hamon ;

  1. Je retire le statut de membre du Bureau national à tous ceux qui ont soutenu ou appellent à voter Emmanuel Macron. Ils seront remplacés ;
  2. J’interdis toute double appartenance conformément aux statuts. Aux élections législatives, une signature d’engagement d’affiliation au groupe socialiste sera requise. En cas de refus, un candidat socialiste sera désigné ;
  3. Je retire l’investiture à ceux qui ont adhéré à en « En Marche » ou parrainé un autre candidat que Benoît Hamon et, s’ils se maintenaient face aux candidats soutenus par le Parti socialiste, ils seraient exclus ;
  4. Je demande à la Commission Nationale des Conflits (CNC) de se saisir des cas de ceux qui appellent à voter pour un autre candidat que celui issu de la Primaire. »

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Reportage sur les ateliers constituants en Corse.. insoumise !

Le 5 avril 2017, Raquel Garrido était invitée à Lupino, quartier populaire de Bastia, pour lancer les ateliers constituants.
Reportage et interview par Corse Net Infos.

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Mélenchon devient la personnalité politique préférée des Français !

Dans la perspective de l’élection présidentielle, « La Tribune » s’est associée avec l’Institut BVA et Orange afin de publier un « Observatoire de la politique nationale ». La vague d’avril montre que, désormais, Jean-Luc Mélenchon est la personnalité politique préférée des Français, dépassant Emmanuel Macron en tête jusqu’ici. Incontestablement, le leader de la France Insoumise connaît actuellement une spectaculaire dynamique.

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Olivier dans un rap très politique

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Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, explique le principe du jeu. « Vous incarnerez notre candidat, vous organiserez le partage des richesses en récupérant l’argent de ceux qui l’ont confisqué ». L’objectif est de collecter 279 milliards d’euros, soit le budget total prévu par Jean-Luc Mélenchon une fois au pouvoir.

Cahuzac, Fillon et Sarkozy dans le jeu.

Une poignée d’amateurs de jeux vidéo – qui n’appartiennent pas à l’équipe de campagne du candidat – sont à l’initiative du projet. Des graphistes, des développeurs, dont certains travaillent dans des grandes entreprises du CAC 40, ont ainsi travaillé bénévolement pendant plusieurs mois pour élaborer ce logiciel. Ils ont dessiné le plus fidèlement les personnages du jeu comme Jérôme Cahuzac, Christine Lagarde, Nicolas Sarkozy, François Fillon et même Emmanuel Macron. Seule Marine Le Pen ne figure pas dans le jeu. Le graphiste n’a pas voulu la représenter.

Lancement ce vendredi 7 avril

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Le Conseil constitutionnel vient de publier la liste définitive  des 14 296 parrains des candidats à l’élection présidentielle.

La liste des 14 296 élus habilités à parrainer des candidats à l’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai 2017 vient d’être définitivement validée par décision du 6 avril 2017 du Conseil constitutionnel. Vous pouvez donc savoir qui a parrainé qui en cliquant sur http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/root/bank/download/2017168PDR2017168pdr_annexe.pdf

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Humour… ou pas. Choisis ton camp, camarade !

Cabinet noir ou pas…

en attendant le costume suivant…

Retrouvée dans nos archives… une photo de Macron

Hélas, le même équilibriste ne nous amuse pas toujours autant, surtout lorsqu’il va voir ses amis du Medef.

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Le fil du 6 avril

Nous sommes 367.175 insoumis

Le Mot Final de Jean-Luc Mélenchon dans le grand débat du 04/04/2017

LIBERTE EGALITE FRATERNITE,

c’est plus qu’une devise, c’est une feuille de route.

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Rendez-vous au Vieux-Port à Marseille ce dimanche 9 avril. De nombreux bus sont organisés pour vous permettre de venir !

➡️ Inscrivez-vous à l’évènement : https://www.facebook.com/events/1660256674278743/

➡️ Trouvez votre bus : https://materiel.jlm2017.fr/categorie-produit/meeting-marseille/cars-meeting-marseille/

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Publié le 06/04/17 à 11:57 par l’OBS

#Présidentielle2017 Sondage : Mélenchon fait un bond de popularité de 14 points et caracole loin devant les autres candidats à la présidentielle

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PARIS (Reuters) – L’honnêteté et la probité sont les qualités les plus importantes pour un président de la République, estiment une majorité de sondés selon une étude Ipsos-Sopra Steria publiée mercredi, au lendemain d’un débat présidentiel émaillé de piquants échanges sur le sujet.

Deux tiers des sondés (65%) placent en tête ces deux qualités comme nécessaires à l’exercice présidentiel, suivies de la détermination (privilégiée par les électeurs de droite) et de la capacité à bien s’entourer, selon cette enquête réalisée pour France Télévisions et Radio France.

Le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, se voit accorder le plus fort taux de confiance en matière de transparence et de moralisation de la vie politique parmi les cinq favoris des sondages.

Plus de la moitié des sondés (52%) se disent tout à fait confiants ou plutôt confiants à son égard, devant Benoît Hamon (42%), Emmanuel Macron (40%) et Marine Le Pen (29%).

Le candidat de la droite, François Fillon, prend la dernière place, 85% des sondés ne lui accordant pas leur confiance dans ce domaine (« plutôt pas confiance » ou « pas du tout confiance »).

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À l’étranger, on semble découvrir ou du moins redécouvrir Jean-Luc Mélenchon, homme politique de 65 ans candidat pour la seconde fois à l’élection présidentielle française. Depuis sa performance lors du premier débat opposant les cinq favoris de l’élection, le 20 mars, et sa récente percée dans les sondages, les médias internationaux se penchent de plus près sur celui qui crée une énième surprise dans cette campagne.

“En utilisant jeux vidéo et hologrammes, tout en saluant le pouvoir du quinoa, le leader d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon a mené l’une des campagnes les plus innovantes de cette présidentielle française – et il en récolte les bénéfices”, souligne le Financial Times ce mardi 4 avril.

Ainsi, The Wall Street Journal estime désormais que “Marine Le Pen n’est pas la seule outsider radicale qui menace l’establishment politique français en ce mois d’élection présidentielle”. Le quotidien libéral américain n’exclut d’ailleurs pas un scénario selon lequel, “si suffisamment de socialistes abandonnent le candidat de leur parti Benoît Hamon”, Jean-Luc Mélenchon atteindrait le second tour.

Podemos et Sanders comme références

Source : http://www.courrierinternational.com/article/vu-de-letranger-jean-luc-melenchon-lautre-menace-contre-lestablishment-politique-francais?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1491319131

Côté espagnol, El País évoque une “remontada” du candidat de La France insoumise et donne la recette de Jean-Luc Mélenchon pour parvenir à ses fins : “Il a appris des succès et des erreurs de ses deux références internationales, les Espagnols de Podemos et le candidat démocrate américain Bernie Sanders.”

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 Ça fait plaisir de le savoir…

Malgré sa mise en examen pour trafic d’influence au profit des laboratoires Servier dans le scandale du Mediator, l’ancienne sénatrice UMP de Paris, Marie-Thérèse Hermange, a été confirmée au comité d’éthique de l’Académie de médecine

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à rapprocher de Xavier Neel (patron de Free, entre autres bizness ) qui empocherait 200 000 euros de l’heure…

Sur la photo suivante, oui, c’est bien le type qui t’explique qu’il n’arrive pas à mettre de l’argent de côté avec 23 000€/mois… (Hors cadeaux, conseils et conférences, et autres ristournes)

Et pour aujourd’hui on fera court sur notre Dossier Macron…

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La censure encore et toujours,

cette chienne au front bas (dixit Hugo)

qui suit  tous les pouvoirs

LCI supprime le replay d’une émission critique envers Macron et Le Pen…

… et invite les communicants des candidats deux jours plus tard

Gare aux critiques. Le replay d’une émission La Médiasphère sur LCI, durant laquelle les invités ont critiqué avec virulence Emmanuel Macron et Marine Le Pen, a été supprimé du site de la chaîne le 4 avril. Comme le raconte Libération, la suppression fait suite à des plaintes venant des équipes des deux candidats. Le lendemain, l’émission recevait deux soutiens de Macron et Le Pen, pour revenir sur le débat à onze de la veille. (…)

Un meeting qui n’a pas du tout convaincu les invités du présentateur Christophe Moulin. Pendant plus de vingt minutes, les critiques ont plu, chacun y allant de son expression imagée. Macron, un « trou noir« , « un comédien de planche« , le « triangle des Bermudes« … « C’est du foutage de gueule« , assure le Ludovic Delaherche, chroniqueur de l’émission, qui compare le meeting à du « malaise tv en permanence« , faisant référence au compte Twitter qui diffuse des instants gênants de télévision. De son côté Stéphane Attal, fondateur de la société de communication « Les Influenceurs », le compare à un « gourou« , « évangéliste« .

le FN n’a pas non plus été épargné. En réaction à un extrait de Marine Le Pen critiquant les médias, Delaherche s’agace : « On parle quand même d’un parti qui a organisé une fraude fiscale à grande échelle avec des sociétés écran qui vendent des kits de campagne remboursés avec de l’argent public, donc c’est une escroquerie à grande échelle« . Delaherche fait référence à l’enquête visant le FN pour escroquerie et recel d’abus de biens sociaux via le microparti Jeanne et la société Riwal. Cette enquête vise les financements du parti lors des élections présidentielles et législatives de 2012. Une affaire que le chroniqueur évoque sans utiliser de conditionnel, alors qu’elle n’a pas encore été jugée (plusieurs cadres du parti ont été renvoyés en correctionnelle). Et Attal, quelques minutes plus tard, de renchérir : « Son père est un magouilleur, un grand enfumeur. Et sa fille, pareil. »

Source : observatoire du 05/04/2017 par Juliette Gramaglia   et Arrêt sur Im@ge  (article réservé aux abonnés)

Avant qu’elle ne soit à nouveau retirée des réseaux, voici le lien qui permet de revoir l’émission en intégralité : https://www.youtube.com/watch?v=3_dh9Ul1Xoo

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Quatre siècles en Guyane

5 avril 2017 Par Laurence De Cock et Mathilde Larrère

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Le lent cheminement vers le fascisme

À en croire les sondages, ce qui demeure aléatoire, plus de 40% des électeurs ne verraient aucun inconvénient à voter pour deux candidats qui refusent de se soumettre à la justice et vomissent, chaque jour, leur haine de la presse, très inquiétant…

A trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, il est une constatation qui s’avère désolante, déprimante et inquiétante. Il est bien évident qu’il faut considérer les sondages avec une grande circonspection, car ils tiennent parfois de la manipulation plus que de l’étude scientifique rigoureuse et fiable. Néanmoins dans l’hypothèse où ces mêmes enquêtes reflèteraient une réalité tangible, les chiffres qui sont jetés en pâture presque quotidiennement ont quelque chose de proprement ahurissant, non pas sur les perspectives de cette élection mais sur l’état d’esprit d’une partie de l’électorat. Ainsi, donc, entre 40% et 42% des électeurs potentiels, soit 18.880.000 sur les 44.834.000 recensés au 1er mars 2016, s’apprêteraient à accorder leurs suffrages aux deux délinquants de cette élection présidentielle. En d’autres termes à deux candidats qui ont des comptes à rendre devant la justice républicaine et qui, au lieu de s’y soumettre, comme doit le faire tout citoyen, et de se retirer d’une élection qu’ils salissent de leur présence, se sont lancés dans un frénétique repli qui consiste à dénigrer la justice et, lors de chaque meeting, à faire huer les journalistes, deux faits gravissimes dans une démocratie. Ces choix et ces comportements relèvent tout simplement du fascisme. Puisque les faits avérés ne peuvent être contestés, l’option qu’ils ont prise est de dénigrer le messager, en l’occurrence le journaliste, et de le menacer et, par la même occasion de nier toute autorité à la justice. Le candidat de la droite et du centre répète à l’envi que ce sont les électeurs qui décideront, en lieu et place des juges dans son esprit. Ce type de langage et d’attitude ne constitue pas une surprise et illustre ce que George Orwell disait du langage politique, “Political language is designed to make lies sound truthful and murder respectable, and to give an appearance of solidity to pure wind. ” , le langage politique est conçu pour que les mensonges paraissent vrais et le meurtre respectable, et pour donner une apparence de consistance à ce qui n’est que du simple vent.

Mais que près de la moitié d’un électorat ne voit aucun problème moral et éthique à voter pour un candidat mis en examen pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de biens sociaux, trafic d’influence, manquement aux obligations déclaratives, escroquerie aggravée, faux et usage de faux et pour une candidate soupçonnée d’avoir détourné des fonds publics nationaux, par le biais de ses micro-partis, et des fonds de l’Union Européenne, sur laquelle elle vomit quotidiennement, par le biais d’emplois fictifs non seulement sidère la presse des autres démocraties européennes, mais aussi interroge tragiquement sur la mentalité et la moralité de ce même électorat. Il convient de considérer une autre phrase de George Orwell  qui fait florès ces derniers temps sur les réseaux sociaux, people that elect corrupt politicians, imposters, thieves and traitors are not victims… but accomplices, les gens qui élisent des politiciens corrompus, des imposteurs, des voleurs et des traîtres ne sont pas des victimes…mais des complices.

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Institution plutôt méconnue, le conseil constitutionnel, composé de neuf membres, censure depuis des années quasiment toutes les lois qui luttent contre l’évasion fiscale ou cherchent à réguler et faire payer les multinationales, en prétextant qu’elles heurteraient « la liberté d’entreprendre ». Ludovic, Stéphane et Xavier, les trois vidéastes du collectif Osons Causer, expliquent quels candidats à la présidentielle proposent réellement de s’attaquer à ce verrou au service des puissants.

 

le fil du 05 avril

Nous sommes 360.004

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Le « Camion Insoumis » à Nîmes !
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Après Chalon-sur-Sâone et Montélimar le « Camion Insoumis » passe à Nîmes le jeudi 6 avril>

Jeudi 6 avril, le « Camion Insoumis » à Nîmes !
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Le camion arrivera vers 10h à Nîmes Est pour aller au Mas de Mingue, le Chemin Bas d’Avignon puis au CHU de Caremeau de 12h à 14h30. Ensuite à Valdegour et Pissevin. Pendant ce tour de la ville les habitants seront invités au meeting de Jean-Luc Mélenchon à Marseille.
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> À 16h00 le camion se posera sur l’Esplanade Charles de Gaulle un point d’information et d’animation (avec de la musique)

> À 18h00, Pascal Troadec, orateur national de la France Insoumise, prendra la parole sur le camion pour faire un point sur la campagne et présenter le programme l’Avenir en Commun autour d’un apéro-buffet.

ATTENTION : Pour que ce moment soit convivial nous invitons tou-te-s les participant-e-s, à venir avec quelque-chose à boire et à manger pour partager un apéro !

Venez nombreuses et nombreux !

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Après Gallargues…

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Dossier Macron (suite et non feint)

Meeting Macron Marseille : Fuite massive du public ! (FRANCE 5, 03/04/17, 19h)

Mensonges et Manipulation médiatique : Meetings de Macron et de Mélenchon !

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N’oublions pas les costumes

Et c’est pas mieux du côté de Solférino, des loups déguisés en agneaux, et autres champignons hallucinogènes…

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spécial Livrets thématiques de la France Insoumise

En compléments au programme L’avenir en commun : les livrets thématiques de la campagne.

Livrets thématiques (page officielle des livrets)

République et démocratie

Changer de république pour faire place au peuple

Charlotte Girard & Mathieu Dupas

Pour une République vraiment laïque

Mathieu Dupas & Catherine Sintes

Les Outre-mer, notre chance

Jennifer Léonie Bellay & Geoffroy Géraud-Legros

Sécurité : retour à la raison

Lise Maillard & François Pirenne

Pour l’émancipation de la jeunesse

David Guiraud & Anne Fraquet

Pour une justice au nom du peuple

Xavier Robert & Hélène Franco

Passer à la francophonie politique

Bernard Cassen & Claude Poliak

Contre le racisme et les discriminations, faire vivre l’égalité

Danièle Obono & Bruno Schneckenburger

Respecter les migrants, régler les causes des migrations

Bernard Pignerol & Élisa Senon

Une France indépendante au service de la paix

Djordje Kuzmanovic & France Paul

 

Social et économie

 

Pour un logement universel et  durable

Leïla Chaibi & Jean-Pierre Coulomb

Alternatives à l’Ubérisation

Danielle Simonnet & Karim Asnoun

Ruralité et aménagement du territoire

Christian Audouin & Laurence Pache

Transports écologiques et accessibles

Karine Monségu & Laurent Courtois

Éradiquer la pauvreté

Hélène Cros & Pascal Lafargue

Contre la loi El Khomry et son monde

Guillaume Etiévant & Amandine Langlois

Produire en France
Jean-Charles Hourcade, Antoine Pyra

 

Écologie

Pour une agriculture écologique et paysanne

Laurent Levard & Eve Saymard

Objectif zéro déchets

Tifen Ducharne & Damien Cesselin

Planification écologique et règle verte

David Pellicer & Martine Billard

⇒  La forêt, filière d’avenir

Antoine Léaument & Brigitte Blang

Pour une énergie 100% Renouvelable

Jean-Marie Brom & Anne Debrégeas

⇒  Eau, bien commun

Gabriel Amard & Nathalia Dejean

 

Progrès humain

La santé, notre bien commun

Riva Gherchanoc & Frédéric Pierru

Pour de nouveaux droits et libertés numériques

Matthieu Faure & Enora Naour

L’espace, notre horizon commun

Bastien Lachaud & Elisa Vernier

Culture, les arts insoumis

Danièle Atala & Roger Tropeano

Enseignement et Recherche

Hendrick Davi & Raphaëlle Temios

⇒  L’école de l’égalité et l’émancipation

Marianne Nedij & Paul Vannier

Égalité femmes-hommes

Delphine Beauvois & Pablo Seban

Liberté, égalité, droits nouveaux !

Jean-Charles Lallemand & Camille Barré

Et en vidéos, les grands thèmes du programme expliqués en Universités populaires en 6 séances : https://avenirencommun.fr/univpop_programme/
Puis le programme AEC of course: https://laec.fr/

le fil du 02 avril 2017

mise à jour 3 avril (dossier spécial Macron)
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Présentation collective de l’ensemble des candidats de la France Insoumise pour les législatives dans le Gard, jeudi dernier, au café de la Grande Bourse, à Nîmes, voici l’intégralité de la conférence en vidéo :

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Dossier MACRON (suite)
Explosons la baudruche En Marche !
par Bruno Bertez
Une vidéo à voir absolument (quitte à la voir en plusieurs fois et sans rater la fin), sans doute un des meilleurs argumentaires pour comprendre comment la caste politique et quelques oligarques sont en train de voler au peuple les élections présidentielles


Mais au fait… Qui est vraiment Emmanuel Macron ?
25 minutes pour savoir d’où il vient, son parcours, ses actions, ses faits et méfaits

Macron remplit les salles à la Réunion

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O surprise, même Jacques Chirac dit Can’t Stenchon The Melenchon !

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Pourquoi je vote MÉLENCHON ?

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