le fil du 13 avril

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Ce printemps, les bourgeons du 23 avril feront les fleurs du 7 mai.

Clip officiel de campagne présidentielle 2017 : Jean-Luc Mélenchon

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Certain de la défaite du candidat du PS, le philosophe Patrice Maniglier lui demande de retirer sa candidature dans une lettre ouverte.

Monsieur Hamon,

Je fais partie de ces gens qui ont souhaité votre victoire aux primaires de feu la «Belle alliance populaire», de ceux qui ont appelé à une candidature unique de cette dernière, des écologistes et de La France Insoumise, quand il semblait naturel que vous la représentiez, quand vous deviez la représenter, de ceux qui ont été agacés par l’attitude de M. Mélenchon lorsqu’il paraissait s’opposer à cette fusion pour des raisons que je croyais alors d’ambition personnelle.

C’est dans la continuité de ce mouvement d’adhésion que je m’adresse à vous pour vous prier d’envisager sérieusement l’hypothèse d’un retrait de votre candidature en faveur de M. Mélenchon.

Nous savons tous combien cette décision paraît invraisemblable, même a priori scandaleuse. Mais seuls les gestes qui trouent la vraisemblance ouvrent des espaces authentiquement politiques, car ils découvrent soudain une brèche dans laquelle s’engouffre l’enthousiasme collectif, celui qui nous donne la force d’inventer ensemble au lieu de nous condamner à gérer la nécessité.

Nous sommes devant une situation exceptionnelle. Aujourd’hui, la perspective d’une victoire de la réorientation de la gauche de gouvernement dans le sens d’une résistance plus décidée aux lois des puissants, que nous avons tant attendue, semble à portée de main. Cette orientation, vous la représentez. C’est elle qui vous a mis dans la position exacte où vous êtes actuellement. Ne pas tout faire pour lui permettre de s’accomplir est tout simplement trahir l’esprit même de votre candidature actuelle.

Or, dans la situation où nous sommes, il semble clair que votre campagne n’a pas su convaincre les électeurs. Certes, vous me direz que les sondages sont incertains, qu’on a toujours des surprises, etc. Mais vous savez bien que, si les sondages ne peuvent pas prédire l’avenir, ils donnent en revanche du présent une image assez exacte ; et surtout, ils ne se trompent jamais du point de vue des tendances. Or les tendances ne laissent aucun doute : votre candidature s’effondre, celle de Jean-Luc Mélenchon explose. A deux semaines de l’élection présidentielle, nous ne pouvons pas nous abuser nous-mêmes en nous faisant croire à un retournement. Vous perdrez, et vous perdrez durement.

Que se passera-t-il à l’issue de votre défaite ? Les cadres du Parti socialiste qui vous ont si honteusement trahi et ont à la fois vidé la primaire de son sens et rendu votre campagne impossible (car comment faire confiance à un homme en qui son propre parti ne fait pas confiance ?) vous attribueront la responsabilité de la défaite. Ils reprendront le Parti socialiste, qui leur appartient, et tout l’effort de rénovation dont vous êtes porteur s’évaporera. Ils auront pour eux la victoire de M. Macron. Vous connaissez votre appareil : c’est un parti d’élus, l’essentiel de ses forces ira vers les forts, ceux qui paraissent les plus susceptibles de les faire élire ou réélire, qui seront ceux qui se sont ralliés à la «majorité présidentielle». Vous serez balayé, vous et tout ce que vous représentez, à quoi, justement, nous tenons.

Il y a une autre hypothèse : vous renoncez maintenant à votre candidature en faveur de Jean-Luc Mélenchon ; la dynamique que ce dernier a acquise lors des dernières semaines sera confirmée à tel point qu’un certain nombre d’électeurs anticipés de M. Macron se diront qu’il n’y a plus lieu de céder à l’argument du vote utile en renonçant à leurs convictions profondes et que Jean-Luc Mélenchon peut, tout aussi bien que l’ancien ministre des Finances, nous éviter un second tour entre ces deux nuances de la droite extrême que sont M. Fillon et Mme Le Pen ; ce mouvement se nourrissant de lui-même, la confiance attirant la confiance, le candidat de La France Insoumise pourra alors très vraisemblablement gagner l’élection présidentielle. C’est vous, et non pas M. Valls et ses amis, qui serez alors en mesure de suggérer à votre parti de rejoindre une alliance autour de la «majorité présidentielle», une majorité de gauche avec des nuances et des couleurs variées. Ne craignez pas de céder tout à M. Mélenchon. L’élection présidentielle est une chose ; les législatives, une autre. Vous pourrez au contraire encourager les Français à doter l’exécutif présidentiel d’une force législative constructive et critique, portée par un Parti socialiste rénové.

Je conçois les objections de principe nombreuses qui vous viennent à l’esprit. Comment pourrais-je priver de candidat les millions de citoyens qui m’ont désigné pour les représenter ? Mais ceux qui ont voté pour vous l’ont fait justement parce qu’ils souhaitaient une authentique alternative au sein de la gauche de gouvernement dont les ont privés depuis des décennies les cadres du Parti socialiste contre lesquels vous avez vous-même lutté. C’est en ne vous retirant pas, et donc en empêchant la victoire de cette réorientation, que vous les trahissez. Et vous ne nous ferez pas croire que M. Mélenchon n’incarne pas cette réorientation : lorsque vous vous croyiez le favori, vous le disiez assez. Certes, il y a d’importantes nuances tant de fond que de forme entre vos deux propositions, mais elles ne sont pas du genre qui méritent de nous condamner à reconduire la situation politique que nous connaissons depuis si longtemps, coincés entre des politiques d’alignement néolibéral et une menace néofasciste toujours croissante, l’une alimentant l’autre.

Vous ne nous ferez pas croire non plus que le même parti qui s’est retiré à l’unisson du deuxième tour des élections régionales pour «faire barrage au Front national», parfois au profit de droites très dures, n’est pas capable d’envisager de se retirer pour des raisons qui ne sont pas, pour une fois, uniquement négatives, qui ne tiennent pas exclusivement à l’épouvantail frontiste, mais visent à construire véritablement quelque chose, porter une espérance et ouvrir une perspective. Brisons la malédiction qui semble mettre depuis tant d’années le Parti socialiste du mauvais côté de l’histoire, du côté qui la rend toujours plus désespérante.

J’entends d’ailleurs avec surprise beaucoup de fidèles électeurs socialistes parmi mes amis s’indigner soudain qu’on les appelle au vote utile. Mais votre candidature n’est pas comme celle de M. Poutou une candidature de témoignage ou d’agit-prop. Cela a des avantages (il vous arrive d’être élu), mais aussi des inconvénients : la cohérence (et donc l’honnêteté véritable) exigent de vous que vous cédiez à l’esprit de responsabilité dont la gauche de gouvernement se revendique depuis toujours, autrement dit que vous fassiez des compromis douloureux pour faire gagner dans les urnes les grandes orientations que vous défendez.

Certes, en prenant seul cette décision, vous court-circuitez les appareils qui ont organisé la primaire. Mais ce sont les têtes dirigeantes du Parti socialiste, et d’abord M. Valls, qui ont vidé la primaire de son sens. L’appareil n’a pas su se défendre, il est même en réalité complice, vous ne lui devez rien. D’ailleurs, vous lui rendrez service. Reste la question des frais de campagne. Mais vous pouvez lancer une souscription populaire et je crois sincèrement que vous verrez alors quel bel élan populaire vous accompagne dans ce geste.

Monsieur Hamon, j’en appelle à votre esprit de responsabilité, à votre rigueur et à votre courage. Je crois en toute bonne foi qu’à la réflexion, vous devez vous-même vous rendre compte qu’aucune des objections au retrait de votre candidature ne tient à l’examen. Ne privez pas ceux qui vous ont porté d’une opportunité historique.

Si vous n’avez pas le courage d’accomplir ce geste d’espoir, alors ce n’est plus à vous que nous devons nous adresser mais à tous vos électeurs, pour les inviter à prendre, eux, cette responsabilité que vous n’avez pas le courage de prendre, pour qu’ils vous abandonnent massivement à la défaite certaine qui vous attend et portent leur suffrage sur le seul candidat aujourd’hui en mesure de rouvrir l’espace politique, Jean-Luc Mélenchon.

Patrice Maniglier philosophe

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COMPRENDRE LA POSITION DE JL MELENCHON SUR L’EUROPE EN 5 MINUTES

Jean Ziegler soutient Jean-Luc Mélenchon

Invité de l’émission « L’épreuve de vérité », l’économiste Thomas Piketty, conseiller de Benoît Hamon, a déclaré qu’en cas de duel Mélenchon/ Macron au second tour, il voterait Jean-Luc Mélenchon.

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Pendant que la presse tente de relancer le feuilleton Fillon, c’est un tonnerre de silence qui a accueilli la révélation, le week-end dernier, du scandale Macron-Servier. Le laboratoire commercialisant le Mediator, et connu pour ses techniques occultes de lobbying, s’avère être l’inspirateur principal du volet « santé » du programme d’Emmanuel Macron, via un « expert » grassement rémunéré.

Hasard ou conséquence, le leader d’En Marche plaidait quelques jours plus tôt pour mieux rembourser les médicaments vendus par… les laboratoires Servier. Heureusement, aucun journaliste n’a eu l’indélicatesse de demander à Emmanuel Macron si Servier faisait partie de la fameuse liste gardée secrète de ses généreux donateurs. Un cas d’école de la collusion entre les lobo pharmaceuriques, les politiques et les médias.

Ce ne sont ni les valeureux enquêteurs du Canard, ni les fins limiers de Médiapart, ni même les expérimentés journalistes du Monde qui ont dévoilé le pot au rose, mais le docteur Irène Frachon. Connue du grand public pour avoir révélé le scandale du Mediator, et décorée par l’association Anticor du Prix éthique du Lanceur d’alerte citoyen, Irène Frachon a tiqué en relevant que le « représentant santé » (et principal inspirateur de son programme en la matière), Jean-Jacques Mourad, était en fait rémunéré par le laboratoire, pour des montants qui pourraient avoisiner le million d’euro pour la seule année 2016.

Ce conflit d’intérêt caractérisé avait déjà été signalé durant le week-end par Formindep (Association Pour une Information Médicale Indépendante), une association non partisane et reconnue. Mais la presse n’avait pas daigné relever les faits avant l’intervention d’Irène Frachon, qui a du elle-même aller vérifier les bases de données du Ministère de la santé, qui répertorient les versements effectués par les laboratoires.

Oui mais voilà, Jean-Jacques Mourad est aussi le frère de Bernard Mourad, l’un des piliers de la campagne d’Emmanuel Macron. C’est lui qui pilote pour Xavier Niel et Patrick Drahi les plus grands dossiers des médias qui appartiennent à ces patrons (soutiens eux aussi de Macron) : Le Monde, Libération, l’Express, BFM TV, RMC

https://blogs.mediapart.fr/jberman/blog/070317/macron-en-marche-vers-un-scandale-servier

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SUJET DE DISCORD

Jean-Luc Mélenchon n’apporte plus le bruit et la fureur ; en pépère rassurant, il suscite une certaine adhésion. Chaîne YouTube, hologramme, jeu vidéo, groupe Discord, Mélenphone… les nouvelles formes d’engagement et de coopération imaginées par ses militants, qui commencent à peine à être comprises, pourraient bien être au cœur du projet et de la stratégie de la France insoumise, y compris après l’élection présidentielle, pronostiquent le vidéaste Usul et le chercheur en sciences politiques Thibault Jeandemange.

Web Radio de la France Insoumise : https://jlm2017.fr/radio./

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Les bons articles que vous auriez pu rater…

Un long article d’Olivier Tonneau, finement détaillé pour ceux qui veulent aller plus loin dans l’analyse géopolitique de Mélenchon et la France Insoumise.

Mélenchon, Poutine, Castro, Chavez : la guerre froide pour les nuls

Poutine, Castro, Chavez, Poutine, Castro, Chavez: trois noms répétés en boucle pour nous mettre en garde contre Jean-Luc Mélenchon, dictateur en puissance. Tâchons donc de mieux cerner la géopolitique de Mélenchon, son rapport à Poutine et les leçons qu’il a tirées des révolutions d’Amérique Latine.

https://blogs.mediapart.fr/olivier-tonneau/blog/120417/melenchon-poutine-castro-chavez-la-guerre-froide-pour-les-nuls

Chaque jour, Fillon…

François Fillon c’est une sorte de Calendrier de l’Avent : chaque jour, vous tirez un tiroir, et vous y découvrez une casserole. Petites chroniques de la présidentielle, côté Fillon.

Jour après jour depuis le début des « affaires Fillon », une revue assez exhaustive des révélations faites par les médias.

https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/120417/chaque-jour-fillon

Plus les riches sont riches, moins la croissance est forte : c’est le FMI qui le dit

Une étude d’un groupe d’experts du FMI fait couler beaucoup d’encre. L’institution, qui défend une ligne libérale, relève que les inégalités sociales sont un frein à la croissance et augmentent le risque de crises financières.

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/plus-les-riches-sont-riches-moins-la-croissance-est-forte-c-est-le-fmi-qui-le-dit_1690009.html

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Études médicales selon Irène FRACHON

Selon Irène Frachon, lors de son entrevue avec Mélenchon pour l’organisation de son programme santé : « les étudiants en médecine veulent faire spécialistes pour une question de jackpot, voire super jackpot ». Les cardiologues coronaro-graphistes sont montrés du doigt, passant pour des médecins qui n’œuvreraient que par profit (au détriment de l’intérêt du patient ???) ce qui ne manque pas d’intéresser Mélenchon…
L’occasion pour notre consœur d’adopter une attitude incroyable envers toute la profession médicale.

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Un qui ne peut pas savoir combien ça nous ferait plaisir…

BHL : « Si Mélenchon est élu, je quitte la France »

L’un des derniers soutiens people d’Emmanuel Macron a expliqué à Laurent Ruquier qu’il ne pourrait pas supporter la taxation à 90% de ses revenus au delà d’un million d’euros et qu’il comptait bien devenir ministre des affaires étrangères sous Emmanuel Macron.

Bernard Henry Lévy n’a pas mentionné l’endroit où il irait se réfugier mais la Libye est probablement son choix le plus probable vu que grâce à lui le pays est en paix même si il a également beaucoup de bons contacts dans tout le Moyen-Orient.

Et pour continuer dans l’humour… ou pas

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