le fil du 19 avril

Rappel, c’est aujourd’hui

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Le pari des six hologrammes est gagné, la technique a été sans faille, les sept salles étaient pleines, et haut étaient les cœurs pour un dernier meeting de premier tour empreint comme à l’accoutumée d’humanisme et de solidarité.

Au passage de nouveaux témoignages d’appuis, on apprenait cet exemple d’un citoyen expatrié au pays des startups…

Entrepreneur dans la Silicon Valley, je rentre en France si Jean-Luc Mélenchon est élu.

Je m’appelle Mehdi Medjaoui, j’ai 31 ans, je suis entrepreneur, j’aime mon pays la France et je ne fais partie d’aucun parti politique ni d’aucune équipe de campagne. Je suis basé à San Francisco, l’écosystème le plus fertile pour la création de startups, avec ses investisseurs, ses ingénieurs venus du monde entier, sa philosophie de conquête sans limites et de changement de paradigme via l’innovation technologique. J’ai co-fondé avec 2 associés une société en 2012, Webshell SAS, qui fait un outil d’intégration de protocoles de sécurité (oauth.io) dans les applications web et mobile. En 2014, nous avons eu des investisseurs privés et l’appui de la Banque Publique d’Investissement pour un total d’environ 500,000$ pour aller conquérir la Silicon Valley. Ma société se développe, avec des hauts, des bas, des débats, et jusqu’ici tout va bien. Aussi, j’organise des conférences sur la transformation digitale des entreprises dans 8 pays chaque année depuis 2012, dont la principale est à Paris, par choix il faut l’avouer, pour contribuer à faire de la France le pays du numérique. Je suis aussi consultant sur les stratégies d’automatisation et d’organisation algorithmique du travail grâce aux APIs…Pour pouvoir entreprendre tout cela j’ai conscience que je m’appuie sur les femmes et les hommes qui font tourner la société, dont les métiers sont plus durs et répétitifs et sans qui le système ne fonctionnerait pas. À mon modeste niveau, nous avons gardé le siège social de la société en France, dans l’Essonne et je continue à payer des impôts sur le revenu en France.

La France, je l’aime et je l’acquitte !

Ce qui aurait pu être déprimant aussi c’est la période électorale française … et pourtant !

Et pourtant je suis enthousiaste à l’idée de voter Jean-Luc Mélenchon et de soutenir le mouvement de la France Insoumise qu’il représente. Je pensais être minoritaire dans mon milieu, mais étonnamment, plus j’en parle, plus j’apprends que mes connaissances entrepreneurs votent aussi Mélenchon. Il est vrai que beaucoup sont encore étonnés, sur comment peut-on être entrepreneur et voter pour le représentant de la France Insoumise. Alors que les médias le dépeignent en Bolchevik anti-patrons et anti-entrepreneurs et encensent d’autres candidats qui nous seraient plus favorables… je veux démontrer par cet article point par point pourquoi c’est faux et que c’est tout le contraire. Et comme dirait Blaise Pascal, je vous ai écrit un long texte pour expliquer cela car je n’ai pas eu le temps de vous en écrire un court.

Ndlr : le témoignage de Mehdi est en effet assez long, les intéressés trouveront la suite ici : https://medium.com/@medjawii/entrepreneur-dans-la-silicon-valley-je-reviens-si-jean-luc-m%C3%A9lenchon-est-%C3%A9lu-91e654defe18

cité également au cours du meeting, l’article de Michaël Foessel

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Autre témoignage dont bien des maires pourraient s’inspirer,

  Une lettre du maire de Gennevilliers aux habitants : « le vote Mélenchon pour vous faire gagner ! »
de : Patrice leclerc, Maire de Gennevilliers

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18 avr. 2017 Par Frédéric lutaud Blog : Le blog de Frédéric Lutaud

Nous sommes fiers de la campagne menée par le candidat socialiste, il n’a pas démérité malgré les défections, mais force est de constater que la dynamique électorale est du côté de Jean-Luc Mélenchon.

À quelques jours du premier tour, la candidature de Benoit Hamon s’est effondrée dans les sondages. Critiquer leur fiabilité semble inutile tant l’écart qui sépare les deux candidats est important. Une éventuelle remontée surprise ne changerait rien à la perspective qui nous est tendue. Car bien pire que la défaite de Benoît Hamon, l’élimination de la gauche au premier tour serait un désastre. L’accession au pouvoir de la droite ultralibérale de Macron ou de Fillon, ou bien encore de l’extrême droite, ouvrirait une crise sans précédent pour notre modèle social et nos institutions. Les souffrances qui s’ensuivraient, pour des millions de citoyens déjà frappés par la crise, nous obligent à prendre nos responsabilités.

Le seul vote utile

Comme 78 % des électeurs de gauche, nous regrettons amèrement que l’unité n’ait eu lieu entre les deux candidats de la gauche sociale et écologiste. Une candidature unique nous aurait assuré la victoire. Benoît Hamon et Thomas Piketty ont déclaré qu’ils voteraient Jean-Luc Mélenchon si celui-ci était au second tour. Nous sommes nombreux à penser qu’il faut voter pour lui dès le premier tour si nous voulons avoir une chance de voter pour la gauche au second. Le vote utile, c’est aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon.

Par conséquent, les socialistes doivent voter massivement pour la seule candidature qui pourra faire gagner la gauche : celle de Mélenchon. En espérant, qu’après la victoire, nous réalisions enfin l’unité aux législatives. La gauche rassemblée et fraternelle doit l’emporter pour que cessent le pillage et le saccage des richesses. Pour un futur désirable, pour que viennent les jours heureux et le goût du bonheur !

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Un article de blog remarquable

Présidentielles 2017 : Revue des études de 20 ONG et experts, les avis sont unanimes

Nous sommes un petit groupe de chercheurs et de créatifs, de sensibilités politiques variées.

Lassés de voir fuser les propos aberrants de certains médias qui versent dans la propagande, fatigués que ceux qui sont censés nous donner accès à l’information multiplient les prises de position personnelles et irrationnelles, enferment les débats politiques dans des jeux superficiels sur des questions anecdotiques, et refusent d’aborder les sujets cruciaux de notre époque qui requièrent certains changements d’urgence, nous avons cherché tous les avis d’ONG et d’experts non-partisans, que nous présentons en intégralité dans cet article.

Étant donnée la charge de travail que cet inventaire représente, nous avons malheureusement dû nous restreindre à l’étude des 5 candidats qui recueillent le plus d’intentions de vote, nous nous en excusons.

Nous vous fournissons les liens vers chacune des études que nous citons, pour que vous puissiez aller consulter les avis sur les autres candidats.

https://blogs.mediapart.fr/georges-ledoux-lanvin/blog/160417/presidentielles-2017-revue-des-etudes-de-20-ong-et-experts-les-avis-sont-unanimes

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Attention, dangers !

Le résultat du second tour dépendra beaucoup de la volonté de Benoît Hamon et de Jean- Luc Mélenchon de tenir compte de cette échéance, dès maintenant, dans leurs comportements, dans leurs discours et dans leurs actes…

  • Le verdict des « primaires » réelles, celles du premier tour des élections présidentielles, sera rendu le dimanche 23 avril à 20 h. Après une folle campagne, marquée par l’élimination sans appel des figures marquantes des deux partis de gouvernement, en particulier celle des deux derniers présidents de la République, Sarkozy et Hollande, de deux premiers ministres, Valls et Juppé, voilà que nous arrivons à l’heure de vérité.

Contrairement à ce que l’on a pu dire, y compris dans ces colonnes, cette campagne n’a pas été aussi négative qu’on le répète à longueur d’antenne dans les médias. Si les affaires l’ont minée de bout en bout, elles auront mis en évidence le besoin d’en finir avec un système politique obsolète, verticaliste, où les citoyens doivent se contenter de regarder en spectateurs les turpitudes de ceux qu’ils ont désigné comme leurs représentants.

La Vème République est nue. Le moment est propice pour la transformer. L’heure du choix est donc arrivée et, même si les candidatures de témoignage ne doivent pas être méprisées, elles seront encore une fois marginales face à l’affrontement entre les principaux candidats.

La règle, telle qu’on a pu la vérifier à huit reprises sous la Ve République, est que le premier tour donne aux électeurs la possibilité de faire un choix. Ils le font à partir de leurs préférences politiques, mais aussi en se laissant convaincre par les images que donnent d’eux-mêmes les candidats. Au contraire, le second tour est une confrontation brutale, où le gagnant est celui qui rassemble non seulement ses partisans, mais aussi ceux qui, ne retrouvant pas leur choix du premier tour, rejettent son concurrent.

Pour que la gauche l’emporte au deuxième tour, comme je le souhaite, il paraît essentiel que ses principaux candidats se conforment à cette règle. Le résultat du second tour dépendra beaucoup de la volonté de Benoît Hamon et de Jean- Luc Mélenchon de tenir compte de cette échéance, dès maintenant, dans leurs comportements, dans leurs discours et dans leurs actes… Et donc de respecter entre eux le code de bonne conduite qu’ils ont conclu dans un restaurant du XXème arrondissement, il y a plusieurs semaines, et qu’ils ont déjà oublié.  Comme Benoit Hamon et Thomas Piketty l’ont dit, pour le deuxième tour, ils feront la distinction entre Jean-Luc Mélenchon et tous les autres. Ils ont raison. Le premier tour ne doit pas exacerber les différences. Je sais que tous les candidats qui se trouvent en concurrence, y compris dans leur propre camp, s’efforcent naturellement de faire le maximum de voix. Mais il faut éviter les crispations dangereuses et inutiles, sauf à prendre le risque de déconsidérer celui qui serait susceptible de rassembler.

Le report des voix de gauche au second tour sera d’autant plus facile que les deux principaux candidats de la gauche et du salariat montreront que, malgré leurs différences, ils sont « compatibles ». Parce que, quelle que soit l’option que l’on choisisse, lorsque l’on est à gauche et écologiste, deux dangers essentiels et un risque sont à écarter:

– Le premier et le plus évident des dangers potentiels est celui qu’incarne  Marine Le Pen, candidate de la xénophobie et de tous les racismes. Écarter ce risque majeur n’est pas un jugement moral, mais refuser de s’engager dans une guerre civile larvée. Le FN, fidèle à la ligne nationale et sociale, d’aucuns diraient nationale socialiste, veut imposer la préférence nationale comme principe d’exclusion d’une partie de la population. En trente ans le FN a gagné la bataille des idées et a imposé son agenda politique à la France. Il est peut-être le seul parti de masse organisé, un peu à la manière du PCF des années cinquante, qui s’est implanté dans les classes populaires. Allons-nous le laisser prospérer jusqu’aux portes du pouvoir ?

– Le second danger est François Fillon, le candidat de la réaction et des intégristes catholiques. On connait bien maintenant la rapacité naturelle de l’homme. Mais cela a permis d’occulter son programme de purge sociale qui nous promet « du sang et des larmes » pour des lustres : 500.000 fonctionnaires en moins, retraite à 65 ans, abolition de l’ISF, démantèlement programmé de la sécurité sociale et du Code du travail, etc. Quant à l’écologie, pour se débarrasser des « contraintes » qu’elle suppose, Fillon supprimera jusqu’au principe de précaution, pour lui substituer le principe « d’innovation » ! La droite qui croyait la victoire acquise est peut-être en train de se réunifier derrière un candidat qu’elle n’aime pas, mais qui exprime son besoin de revanche sociale et politique. François Fillon dit dès maintenant qu’il intègrerait Sens Commun, c’est-à-dire l’expression de la Manif pour tous, dans son gouvernement. Au point où il en est arrivé, il risque de nous faire regretter les frasques de Sarkozy ! Fillon, c’est Pasqua et De Villiers transfigurés en Madame Thatcher.

– Le risque est incontestablement celui que fait courir Emmanuel Macron, le candidat de l’ubérisation de la société. Sous ses aspects de jeune premier à la Kennedy, l’ex énarque et banquier  n’est pas un OVNI politique. Il est le produit de l’osmose entre l’oligarchie financière et la technocratie d’Etat. Sa prétendue modernité est celle des marchés. Son programme pourrait être plus dangereux, de fait, que celui de François Fillon car il a les moyens de l’appliquer effectivement par le consensus qu’il entend faire régner autour de lui.  Sa vision de la politique est celle d’un exécutif qui ressemble au bras armé d’une Cour des Comptes décomplexée. Dans les premiers mois il démantèlera le Code du travail par ordonnances et imposera la retraite par points, qui équivaut à une baisse de 20 % des pensions. L’écologie en prendra elle aussi pour son grade : Le nucléaire restera l’énergie de référence et l’agriculture industrielle sera préservée. Pouvons-nous faire confiance à ce faux nez des multinationales, monté en puissance grâce aux « unes » des magazines people, aux mains de grands groupes de presse contrôlés par les marchands d’armes, les grandes sociétés du BTP et des Télécoms ?

Si nous en sommes là, c’est en raison du bilan du quinquennat de François Hollande, qui est aussi celui du Parti Socialiste, lequel a cautionné et soutenu pendant cinq ans tous les errements de la ligne désormais incarnée par le leader d’En Marche, d’ailleurs rejoint de manière indécente par François Hollande, Manuel Valls, Jean Yves Le Drian ou encore Bernard Poignant.

C’est ce bilan qui divise de manière tragique la gauche. Et lorsque l’on voit le président de la République attaquer l’un des deux candidats de gauche parce qu’il aurait des chances d’être au deuxième tour, on comprend mieux pourquoi et comment la « Firme » socialiste, nous a embarqués dans cette galère. C’est cette même « Firme » qui a savonné la planche de Benoit Hamon, malgré le retrait en sa faveur de notre candidat écologiste qui a induit l’absence de ma famille politique au premier tour des élections présidentielles, pour la première fois depuis 1974.

Le PS est peut-être un cadavre à la renverse, mais tant qu’il bouge encore il fait un maximum de dégâts.

Si tant de Français sont indécis ou prêts à s’abstenir, c’est que les derniers quinquennats n’ont été que reniements, non respect de la parole donnée, succession d’affaires. Ils ont décrédibilisé la politique et ses représentants comme jamais. C’est eux, et eux seuls, qui ont forgé ce sentiment de rejet, de «dégagisme» comme on dit, au point de brouiller les lignes. Être conscient de cette situation, n’est pas continuer à entretenir les divisons de notre camp. Il faut voter en fonction de ce qui nous semble nécessaire et utile pour barrer la route à ceux qui veulent détruire notre modèle social et à tout espoir de transformation écologique. C’est la seule position responsable. J’ai toujours voulu le rassemblement.

Dans la séquence dangereuse qui va s’ouvrir dimanche prochain et s’étalera jusqu’à la mi-juin avec les élections législatives, il faut tout faire pour construire les conditions de ce rassemblement…Et donc bien choisir, dès le premier tour, pour éliminer les risques !

Noël Mamère

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Montpellier

Le Corum, Opéra Berlioz

Avr 25–26, 2017

L’expérience du divin

Un don du Ciel

Dans l’antiquité, la Chine était appelée Terre du Divin. Tous, des empereurs aux paysans, croyaient que leur culture était un don du Ciel. Ils vivaient en harmonie avec l’Univers et croyaient à l’existence d’un lien entre toutes choses. L’authentique culture chinoise a véhiculé ces principes pendant des milliers d’années – jusqu’à ce qu’ils se perdent.

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Et pour le fun quotidien…

L’avocate du peuple est de retour…

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