le fil du 22 avril

«FRANÇAIS, CHOISISSEZ»

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Avant de voter : la liste des conflits d’intérêts des candidats à lire absolument

Avant de voter : la liste des conflits d’intérêts des candidats à lire absolument

à lire ici : https://mrmondialisation.org/la-liste-des-conflits-dinterets-des-candidats/

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Voter, et voter pour

22 avril 2017 Par François Bonnet

Il n’est pas l’heure des votes tactiques. C’est le moment d’un vote d’adhésion.

Les votes des 23 avril et 7 mai ne feront pas que clore six mois d’une inédite campagne présidentielle. Ils sont un début. Ils amorcent un processus qui sera, selon toute vraisemblance, sans précédent depuis 1958 et l’avènement de la Ve République. (…)

Voter pour dessiner les champs des possibles pour ce qui sera, dans les mois et les années qui viennent, l’inévitable mise en place d’une nouvelle République.

Il est sur ce chemin deux obstacles de taille. Notre vote peut aider à les surmonter. Le premier s’appelle Marine Le Pen. Mediapart a suffisamment tiré la sonnette d’alarme ces dernières années pour ne pas détailler à nouveau les terribles dangers d’une accession au pouvoir de l’extrême droite. L’élection de Marine Le Pen, candidate armée d’un projet politique xénophobe, discriminatoire et nationaliste, demeure une possibilité malgré une médiocre campagne et l’impact des multiples affaires judiciaires qui la menacent (lire et voir ci-dessous notre décryptage de son programme).

(…) Le deuxième obstacle s’appelle François Fillon. Lâché par une large partie de son camp, empêtré dans ses affaires d’enrichissement familial et sa mise en examen pour détournement de fonds publics, il n’aura cessé de radicaliser son programme, apparaissant désormais comme le candidat d’une droite pas seulement ultralibérale mais aussi profondément réactionnaire. Son éventuelle élection n’empêchera pas une recomposition en profondeur de la droite de gouvernement, tant les positions sont désormais irréconciliables.

Ouvrir un nouvel horizon démocratique, c’est donc voter pour éliminer l’extrême droite xénophobe et la droite mise en examen. C’est aussi voter pour encourager et accélérer le processus de décomposition-recomposition du centre (Macron) et des gauches (Hamon, Mélenchon, Poutou, Arthaud) qui doit nous mener vers une démocratie renouvelée en profondeur.

(…) Dès lors, à la différence de nombreux précédents scrutins, où le « vote utile » pouvait présenter une utilité immédiate voire de moyen terme, l’élection 2017 est une des très rares à inciter à un vote d’adhésion, peut-être même de conviction. À l’incertitude sondagière, à l’indispensable nécessité de se projeter dans l’après, s’ajoute un troisième paramètre : la vraie diversité des programmes présentés par les trois principaux candidats du centre et des gauches. Social-libéral campant désormais au centre-droit avec le soutien de notables socialistes et chiraquiens, Emmanuel Macron promet le « renouvellement ». Benoît Hamon, lui, revendique de refonder la social-démocratie pro-européenne quitte à refuser d’en voir les impasses. Jean-Luc Mélenchon demande « au peuple » de reconstruire la République en la rendant indépendante de l’OTAN comme de l’UE. (…)

D’où l’enjeu particulier de ce premier tour : donner notre avis non sur de supposés possibles vainqueurs dans les radars des sondages, mais choisir des projets, assumer des clivages, amorcer des recompositions. Bref, ne pas jouer au chamboule-tout, mais faire de la politique.

Source (réservé abonnés) : https://www.mediapart.fr/journal/france/220417/voter-et-voter-pour?page_article=2

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À CEUX QUI HÉSITENT ENTRE MÉLENCHON ET HAMON

Parmi nos ami.e.s, certain.e.s hésitent encore entre Mélenchon et Hamon. Dans cette vidéo, on explique pourquoi d’après nous le vote qui a le plus de sens pour dimanche est Mélenchon. C’est notre avis, à prendre comme un simple avis 🙂 des bises à tous et toutes et bon dimanche !

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À deux jours du premier tour, la vitrine médiatique de Jean-Luc Mélenchon est largement inférieure à celle des « chouchous » des grands médias. Comprenez, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et François Fillon. Le candidat de la France insoumise, ses porte-parole ainsi que ses soutiens du PCF et d’Ensemble ! ont cumulé 160 heures de temps de parole (TV – radio) depuis le 1er février, selon un relevé du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Le candidat de la droite et son entourage sont, quant à eux, en tête de peloton avec 301 heures, suivis par Benoît Hamon (256 ) et Emmanuel Macron (234), talonné par Marine Le Pen (229 ).

46 heures de temps de parole, contre 170 pour François Fillon

C’est sans compter les « petits » candidats qui se partagent les miettes : Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a été médiatisé seulement 44 heures, 20 pour Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste).

http://www.humanite.fr/le-temps-de-parole-bafoue-de-melenchon-635102

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 DOSSIER MACRON

Merci Macron !

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Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40

  • 22 avr. 2017
  • Article d’Aude Lancelin qui fut journaliste à l’Obs daté du 21 avril 2017, publié sur Agoravox.

extraits

« Comment le candidat d’« En marche ! » a été entièrement fabriqué par des médias entre les mains du capital, et pourquoi il est encore temps de résister à ce coup de force.

C’était à la fin de l’été dernier, je venais de rendre le manuscrit du « Monde libre ». Mon regard errait devant les images de BFM TV, dans les vestiges d’une canicule parisienne achevée il y a peu. C’est alors que je compris brutalement que l’année 2017 serait terrible, et que la présidentielle à venir ne ressemblerait à rien de ce que ce pays avait connu jusqu’ici. La première chaîne d’informations en continu du pays, fleuron du groupe Altice-SFR détenu par Patrick Drahi, n’avait pas lésiné sur les moyens en ce 30 août 2016. Le tout pour couvrir un événement considérable, imaginez du peu : la démission du ministère de l’économie d’un jeune baron du hollandisme encore quasi inconnu du public deux ans auparavant. Un scoop d’importance planétaire, on voit ça, qui valait bien la mobilisation générale de toute les équipes de la chaîne détenue par ce milliardaire français issu des télécoms.

L’étrange spectacle qui s’étalait sur les écrans du pays ce jour-là, c’était un chérubin en costume-cravate s’échappant du ministère de Bercy en navette fluviale pour remettre sa démission à l’Elysée, poursuivi par les caméras de BFM TV, le tout dans le style flouté et distant caractéristique de la paparazzade, de l’image arrachée à l’intimité d’une personnalité livrée bien malgré elle à la convoitise des foules. Comme l’Hyppolite de Racine, le futur ex-ministre en question, qui n’était autre qu’Emmanuel Macron, semblait ainsi être saisi par surprise en train de « traîner tous les cœurs après lui  » sur la Seine, dans une étrange séance de ski nautique géant national.

Ce que le téléspectateur ignorait à ce stade, c’est que ce sont les cœurs des patrons du CAC 40 qui battait la chamade pour lui depuis déjà un petit moment, et que tous avaient un plan pour la France : porter à la Présidence de la République le chérubin si compréhensif aux doléances du capital. A ce stade il n’était rien, mais ça n’était pas un problème. Ses Geppetto, les poches pleines de billets et les rédactions pleines de journalistes, étaient prêts à en faire tout.

(…)

Partout l’argent rode autour de cette candidature, tout le monde le sait. Lorsque les conditions concrètes qui ont présidé à cette mise sur orbite sortiront enfin dans la presse, post festum, car elles finiront par sortir, ces choses là finissent toujours par sortir, les Français n’auront alors plus que leurs yeux pour pleurer. Entre temps, l’ISF sur les grands patrimoines financiers aura été supprimé, le code du travail ravagé à coups d’ordonnances, les services publics sévèrement amputés, les dividendes toujours mieux reversés. Un véritable continent oligarchique est là encore à demi-englouti, prêt à surgir sous nos yeux le 8 mai prochain, et personne n’a jugé bon jusqu’ici de le dévoiler aux citoyens. Surtout pas ceux dont c’est en théorie le métier, à savoir les journalistes. Au moment où ces lignes s’écrivent j’aperçois la pétition d’absurdité que celles-ci recèlent : comment la presse entre les mains de ces messieurs pourrait-elle enquêter sur sa propre nocivité et a fortiori sur la leur ?(…)

Tant que le mal n’est pas fait, tout peut encore être défait. Français, ne vous laissez pas voler cette élection. »

Aude Lancelin

Article intégral ici (accès gratuit) : Blog : Le blog de Jean Claude MEYER du 18

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