Au fil des 30 et 31 mai

Médias: plus lâche, tu meurs…

En complément à cette vidéo et pour tout comprendre il peut être bon de lire l’article d’Antoine Léaument : https://antoineleaument.fr/2017/05/28/magazine-monde-vomit-melenchon/

 

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Loi travail 2.

« Fais gaffe au micro là »

C’est sur les images diffusées par Le Quotidien que l’on a pu voir Emmanuel Macron, accompagné de son premier ministre, de Jean-Yves Le Drian, et de Marielle de Sarnez (ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes) en direction de l’ambassade de Grande Bretagne.
Emmanuel Macron relate sa matinée : « Bon, ce matin j’ai fait les premières concertations. Elles se sont bien passées ! », puis à une question (inaudible au micro) de Le Drian, le président répond : « Oui ! Ben c’est normal, parce que je ne leur ai rien dit ! »

C’est une illustration de plus des manœuvres politiques du nouveau gouvernement qui, à l’approche des législatives, préfère temporiser l’annonce des mesures concrètes de la nouvelle loi. En effet, avec cette nouvelle loi Travail, le gouvernement avance en terrain miné comme l’illustre notamment le dernier sondage Odoxa qui affirme que près de 66% de la population comprendrait un vaste mouvement de grève

La réponse du ministre de l’intérieur ne s’est pas faite attendre. « Fais gaffe au micro là », en bon politicard qui a l’habitude de ne pas commettre ce genre « d’erreur ». On n’entend d’ailleurs pas ses propres propos sur cette vidéo.

Quel que soit l’état de l’art de cette loi Travail, il est déjà clair qu’elle constituera une offensive majeure contre le les travailleurs et la jeunesse, en approfondissant les attaques de la loi El Khomery, jusqu’à la remise en cause du code du travail lui-même. Pourtant la réaction des syndicats a laissé pantois plus d’un travailleur.->http://www.revolutionpermanente.fr/Macron-et-les-centrales-syndicales-tour-de-chauffe-avant-le-bras-de-fer]. Même Martinez avait jugé sont rendez-vous satisfaisant car : ‘’le calendrier a l’air d’avoir bougé (…) J’ai cru comprendre que l’agenda rapide qui était prévu n’est pas aussi rapide que ce que j’avais cru comprendre » a-t-il déclaré, il parle d’un ‘’flou dans les échéances’’.

On ne peut que confirmer aujourd’hui dans quel état d’esprit est le gouvernement : il s’agit d’éviter toute étincelle qui pourrait effrayer avant les législatives. Vital pour obtenir la majorité parlementaire. Face à ce gouvernement qui n’a qu’une hâte, c’est d’avoir les coudées franches pour imposer par ordonnance les contre-réformes du patronat, ce sera uniquement sur nos propres forces qu’il faudra compter, par la mobilisation dans les lieux de travail, les lieux d’études, et dans la rue. C’est la seule façon de construire le rapport de force à même de mettre un coup d’arrêt à ceux qui veulent notre peau.

Source : http://www.revolutionpermanente.fr/Macron-Les-consultations-avec-les-syndicats-se-sont-bien-passees-je-ne-leur-ai-rien-dit?utm_content=buffer9ce02&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

 

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Pour les ceusses qu’avaient pas tout compris…

Le scénario de la fabuleuse affaire Ferrand

 Richard Ferrand, directeur général, donc patron salarié, des Mutuelles de Bretagne, a eu la main sur toute l’opération, a tout organisé pour faire lui-même la fabuleuse affaire.

Directeur général de la mutuelle, il a mis en évidence le besoin de nouveaux locaux.? Il a cherché, ou fait chercher, les locaux appropriés.? On lui a signalé plusieurs locaux possibles, dont ceux-ci qui sont à vendre un prix « très raisonnable ».? Considérant que les circonstances permettent de réaliser une excellente affaire, il décide de la faire pour lui même.??

Il fait constituer une SCI (Société Civile Immobilière) par sa compagne, qui s’octroie 99 des 100 parts du capital, et met la 100eme part au nom d’un ami (un prête-nom) car la société doit avoir au moins deux associés lors de sa constitution.? Cette centième part sera ensuite rétrocédée à la fille du couple Ferrand.?? Le projet de statuts en main (société non encore immatriculée), il fait établir une promesse de vente au bénéfice de cette société « en formation » au prix de 402.000 euros.??

Cette promesse de vente (établie sous diverses conditions « suspensives ») en main, il expose au président du conseil d’administration de la mutuelle les différentes options possibles, en expliquant bien pourquoi la meilleure est précisément l’immeuble pour lequel la SCI bénéficie d’une promesse de vente. ??Le conseil d’administration approuve ce choix et décide, toujours sur la suggestion de son directeur général Ferrand (précisément dans son rôle) de prendre cet immeuble en location moyennant un loyer de 42.000 euros par an ( soit une rentabilité supérieure à 10 % !) et de prendre à sa charge tous les travaux nécessaires de remise en état, pour un montant de 184.000 euros.??

Ayant en main la promesse de vente au prix de 402.000 euros + la promesse de bail à la Mutuelle de Bretagne moyennant le loyer de 42.000 euros (plus, peut-être, la charge de la taxe foncière et tout l’entretien) + tous les travaux pour un montant de 184.000 euros, il se rend alors chez son banquier préféré, lequel, bien entendu, accepte de consentir à la SCI un crédit qui couvre l’intégralité du prix et des « frais de notaire » puisque le montant du loyer payé par le locataire en or massif (les Mutuelles de Bretagne) couvre en totalité les échéances du crédit et autres frais.??

L’affaire étant ainsi bouclée dans les meilleures conditions qu’on puisse imaginer, le couple Ferrand fait immatriculer la SCI et remet tout le dossier à son notaire préféré pour formaliser l’opération.?? C’est donc une fabuleuse affaire pour le couple Ferrand, qui n’a rien déboursé, pris aucun risque, et se retrouve propriétaire d’un bien d’une valeur (prix + travaux) de 586.000 euros, remis à neuf, avec un locataire en or et une rentabilité exceptionnelle de plus de 10 % (et loyer indexé sur l’indice du coût de la construction).??

Un rêve, réalisé par Ferrand parce qu’en qualité de directeur général des Mutuelles de Bretagne, il a managé toute l’opération et orienté (dicté) les décisions du conseil d’administration.?? Le conflit d’intérêt qui caractérise cette opération est tout aussi fabuleux, et disqualifie clairement son auteur pour participer, dans le gouvernement auquel il appartient, à la lutte impitoyable contre la corruption sous toute ses formes promise par le président de la République.?? Depuis ce matin, le discours tenu par Monsieur Ferrand et ses amis ministres et porte-paroles du gouvernement (« il n’y a rien d’illégal ») est en tout point semblable à celui que nous servaient, il n’y a pas si longtemps, Fillon et ses proches, dont on sait comment ça s’est terminé.??

Il est donc plus qu’urgent que le président de la République se fasse entendre, et siffle la fin de la partie en sortant immédiatement Ferrand du gouvernement.?? A défaut, c’est son quinquennat et tous ses engagements (notamment de lutter contre la corruption) qui s’effondrent, pour laisser la place aux populistes d’extrême droite et d’extrême gauche.??Avec cette affaire Ferrand, que d’aucuns s’évertuent à minimiser, c’est le sort de notre démocratie qui est en jeu.??Il y a urgence !

Source : http://www.economiematin.fr/news-richard-ferrand-conflit-interet-gouvernement-macron

 

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Pas de soumission à «l’Uberisation» de la société!

Stéphane Peu et Eric Coquerel, candidats dans la 2ème et 1ère circonscription du 93, investis par France Insoumise et soutenus par Jean-Luc Mélenchon appellent à une réunion commune le 1er juin à la Bourse du Travail de Saint-Denis avec des travailleurs ubérisés.

«Allez à Stains [Seine-Saint-Denis] expliquer aux jeunes qui font chauffeur Uber qu’il vaut mieux aller tenir les murs ou dealer. Les quartiers où UBER embauche, ce sont des quartiers où nous, on ne sait rien leur offrir. En effet, ils travaillent 60 ou 70 heures pour toucher le SMIC […] Qu’est-ce qu’on leur a offert de mieux depuis 30 ans?»

Ces propos d’Emmanuel Macron tenus sur une vidéo publiée sur Mediapart en Novembre 2016 nous restent en travers de la gorge. La vision est caricaturale et humiliante : non seulement tous les jeunes des quartiers populaires ne travaillent pas 70 heures par semaine pour toucher le SMIC (ce qu’il reste du droit social malgré vos lois et celles de vos amis s’applique aussi dans nos villes M. Macron !),  mais surtout tous ceux qui ne travaillent pas ne « tiennent pas les murs ou dealent » !  Imaginer que leur choix doit se limiter à « Uber ou Dealer » exprime un cruel manque d’ambition et un profond mépris du nouveau Président de la République pour les questions de l’emploi et de la jeunesse dans ce pays.

En tant qu’acteurs politiques engagés lors de cette campagne pour les élections législatives sur plusieurs villes de Seine-Saint-Denis (Epinay, L’Ile-Saint-Denis, Saint-Ouen, Saint-Denis, Pierrefitte et Villetaneuse) nous constatons au quotidien les dégâts que produit l’Uberisation de l’économie sur nos populations.

Ce terme construit à partir du nom de la plate-forme numérique de mise en contact entre utilisateurs et chauffeurs VTC Uber est devenu le symbole d’un bouleversement sans précédent de notre manière de concevoir et de vivre le travail.

Ce nouveau modèle économique consiste à créer une plateforme numérique pour la mettre à disposition des professionnels indépendants dans des domaines aussi divers que ceux des transports, de la logistique, du déménagement, des commerces, de l’hôtellerie ou de l’éducation, etc…

Prenant appui sur le mouvement actuel de dérèglementation des professions, il se caractérise par un recours massif à l’auto-entrepreneuriat. Ce statut, créé en 2008, puis sans cesse promu par Emmanuel Macron lors du quinquennat Hollande et de sa campagne électorale de 2017 permet en réalité de mettre en place un système de sous-salariat déguisé grâce auquel les entreprises gérant ces plateformes numériques contournent la fiscalité et le droit social français.

En effet, qui dit statut d’auto-entrepreneur, dit également absence de salaire minimum, de protection en cas d’arrêt maladie, de congés payés et dépendance totale à la politique tarifaire de la plateforme puisque celle-ci est, dans la majorité des cas, le client unique de ces professionnels indépendants.

Leurrés par ces entreprises qui leur promettaient, il y a encore quelques mois, un salaire confortable en devenant leur propre patron, des milliers de jeunes de nos quartiers populaires qui ont cru pouvoir s’en sortir grâce à l’auto-entreprenariat se retrouvent aujourd’hui pris au piège.

Endettés et sans perspective, près de 25 000 chauffeurs VTC (dont près de 2000 vivent sur le territoire de Plaine Commune) travaillent aujourd’hui en moyenne 70h par semaine pour à peine plus de 1000 euros par mois, soit un salaire net horaire approchant les 3,50€ / heure !

Loin de créer de l’emploi, l’Uberisation de la société provoque donc une disparition rapide des droits des travailleurs et, de fait, une nouvelle forme d’esclavage moderne et de précarité qui fragilise des professions règlementées victimes de ce véritable dumping social.

Face à cette situation, la résistance s’organise. Après les taxis en 2013, ceux-sont les chauffeurs VTC qui depuis l’hiver dernier manifestent contre la casse des prix pratiquée par les plateformes et la surexploitation dont ils sont l’objet. L’Urssaf a également dénoncé juridiquement le non-paiement des cotisations patronales par Uber. Des collectifs de coursiers à vélo se sont formés après la fermeture brutale de plusieurs plateformes de la livraison de repas à domicile. Enfin, en Californie comme au Royaume-Uni, les chauffeurs VTC ont réussi à obtenir la requalification en salariat du contrat qui les liait aux plateformes numériques après avoir assigné celles-ci en justice.

La lutte des travailleurs indépendants est un combat pour tous les travailleurs du pays. Le système Uber est en effet un cheval de Troie pour faire revenir en arrière l’ensemble du monde du travail. Sous couvert de modernité, c’est le retour aux rapports d’exploitation du 19ème siècle et au travail à la tâche. Il est donc urgent que la puissance publique s’attache à réguler l’activitédes plateformes et à construire un cadre protecteur pour l’ensemble des travailleurs de ces secteurs.

Il faudrait pour cela commencer par abroger la loi El Khomri et revenir sur les lois Macron afin de rétablir la hiérarchie des normes sociales et le principe de faveur. Il faut ensuite permettre à tous les travailleurs affiliés au régime social des indépendants (RSI) de rejoindre le régime général de la sécurité sociale. De même, il est vital que ceux qui le souhaitent puissent accéder au salariat par la requalification de leur contrat auprès des plateformes numériques pour qu’ils puissent ainsi jouir des droits qui s’y rattachent.

Pour autant, parce que la révolution numérique n’est pas un mal en soit, le dépassement de l’Ubérisation peut aussi passer par l’encouragement et l’aide à la création de coopératives de travailleurs indépendants afin que ceux-ci puissent contrôler collectivement les plateformes qui les mettent en relation avec les clients.

Malheureusement, ces propositions de « bon sens » ne sont pas prêtes de voir le jour si nous laissons faire Emmanuel Macron et son gouvernement. Ces derniers sont les plus fervents partisans du l’Uberisation de la société et incarnent plus généralement toutes les vieilles recettes du libéralisme qui ont déjà tellement abimé la France. La majorité parlementaire que le Président réclame aux Français lors des élections législatives sera faite pour donner les mains libres au gouvernement et engager dès l’été le laminage du Code du travail et la poursuite des mêmes politiques d’austérité qui saccagent les services publics.

C’est pourquoi, les 11 et 18 juin, ne donnons pas les pleins pouvoirs à M. Macron et à son Premier Ministre ! Faisons élire un maximum de députés qui refuseront de se soumettre et proposeront des choix alternatifs à l’Assemblée Nationale. Il est plus que temps de stopper l’Uberisation de la société. Car non, on ne choisit pas entre le chômage et l’esclavage !

  • Le 1er juin à la Bourse du Travail de Saint-Denis (9-11 Rue Génin, 93200 Saint-Denis) de 14h à 15h30

 

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Le syndrome du larbin

Source : Jolemanique, 14-04-2017

  1. I) Définition

Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.

  1. II) Analyse des symptômes

L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire. Les arguments économiques qu’il invoque inlassablement n’ont pas servi à forger sa conviction, le syndrome du larbin est malheureusement une vocation qui se trimbale dès le plus jeune âge et contre laquelle il n’existe aucun remède. Le larbin n’a pas choisi d’aimer les riches, il aime les riches parce qu’il est un larbin. De tendance nettement libérale le larbin est celui qui vous vante les bienfaits du bouclier fiscal alors même qu’il ne paye pas d’impôts. C’est encore le même larbin qui voudrait réduire ou supprimer l’impôt sur la fortune même s’il sait qu’il ne sera jamais concerné par la question. Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique, il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance. Le larbin estime que l’argent qui lui fait défaut, est beaucoup plus utile dans le coffre d’un riche qui pourra ainsi le réinvestir beaucoup plus utilement qu’il ne l’aurait lui même dépensé. Le larbin cautionne tous les sacrifices et les plans d’austérité dont il pourrait être l’objet comme la baisse des salaires, ou encore l’augmentation de l’âge de la retraite même si son travail ne lui convient d’aucune façon et que ses maîtres ne lui offrent aucune perspective d’améliorer sa condition.

III) Hypothèses sur l’origine du syndrome

Deux théories principales s’affrontent pour expliquer l’origine du syndrome : la thèse génétique et la pathologie mentale.
Après des siècles d’esclavage et de féodalité, les larbins pourraient être le produit d’une sélection artificielle des soumis par leurs maitres. La transmission génétique des caractères aurait favorisée la sélection d’une souche vivace de larbins domestiques au profit d’une nouvelle espèce de primates : l’homo larbinus.
Selon cette hypothèse le mécanisme en œuvre serait similaire à la sélection des chiens et des chevaux mais directement appliqué à l’homme.
Pour les tenants de la pathologie mentale le caractère héréditaire n’est pas retenu, il s’agirait plutôt d’un trouble qui se développerait dès l’enfance. Le processus s’aggraverait au passage à l’âge adulte lorsque le sujet prend conscience de la médiocrité de sa condition, le larbin développerait des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif pour justifier l’acceptation de sa subordination. Le larbin finit ainsi par s’identifier à ses maîtres en s’imaginant appartenir au corps social qui l’exploite.

  1. IV) Quelques exemples

Le larbin réagit vivement à toute discussion qui ose remettre en cause les privilèges des plus fortunés, incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet. En réaction le larbin brandit instinctivement une succession de termes caractéristiques qu’il essaye de glisser dans son discours tels que : communisme, bolchévisme, tirage vers le bas, la Stasi, Corée du Nord, isolement, dictature socialiste, évasion fiscale, paupérisation, millions de morts…
Les quelques messages qui suivent portent la quasi-signature “littéraire” d’un larbin digne de ce nom :

  • Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs.
  • Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17…
  • Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ?
  • La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ?
  • Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe !
  • Ma patronne paye trop de charges !
  • Les parachutes dorés c’est une compensation pour dissuader de saboter davantage l’entreprise, divisé par le nombre de salariés ça fait beaucoup moins que dans une seule poche.
  1. V) Population affectée

Le syndrome du larbin ne prolifère pas seulement chez les plus démunis intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une large fourchette de la population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude (20% de la population pense faire parti des 1% les plus riches). Les larbins sévissent en masse sur les forums d’économie dont l’étude de cette discipline semble en aggraver les symptômes. Le paysage politique avec l’élection d’un président au service des ploutocrates révèle un seuil de contamination critique dans la patrie des droits de l’homme. La situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée et les symptômes ne cessent d’évoluer au fil de l’actualité, aussi aidez-nous à maintenir et à diffuser ce document pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes.

ndlr : Sémaphores avait publié un article sur le syndrome du larbin (archives juillet 2013). Une des deux vidéos proposée a été retirée, mais il doit être possible de la trouver à nouveau sur YouTube avec la recherche « Syndrome du larbin ».

l’article se trouve ici : http://semaphores.info/2013/07/le-venerable-professeur-mehlang-chang-et-le-syndrome-du-larbin/

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Le règne des idiots

Source : Chris Hedges, Truthdig, le 30/04/2017

Dans les derniers jours des civilisations qui s’écroulent, les idiots prennent la relève. Des généraux idiots mènent des guerres interminables et ingagnables qui mettent la nation en faillite. Des économistes idiots appellent à réduire les impôts des riches, et à couper  les programmes sociaux des pauvres, en prévoyant une croissance économique basée sur un mythe. Des industriels idiots empoisonnent l’eau, le sol et l’air, suppriment les emplois et réduisent les salaires. Des banquiers idiots jouent sur les bulles financières qu’ils ont eux-mêmes créées et réduisent les citoyens à l’esclavage en vertu d’une dette qui les écrase. Des journalistes et des intellectuels idiots prétendent que le despotisme est la démocratie. Des agents de renseignement idiots orchestrent le renversement de gouvernements étrangers pour créer des enclaves sans loi où prospèrent des fanatiques fous-furieux. Des professeurs, des «experts» et des «spécialistes» idiots s’occupent, avec un jargon inintelligible et des théories obscures, à soutenir la politique des dirigeants. Des animateurs et des producteurs idiots créent des spectacles scabreux, pleins de sexe, de sang et de fantasmes.

Dans la checklist bien connue de l’extinction, nous sommes en train de cocher toutes les cases.

Les idiots ne connaissent qu’un seul mot : « plus ». Ils ne s’encombrent pas de bon sens. Ils accumulent richesse et ressources jusqu’à ce que les travailleurs ne puissent plus gagner leur vie et que l’infrastructure s’effondre. Ils vivent dans des enceintes privilégiées où ils commandent des tirs de missiles en mangeant du gâteau au chocolat. Ils voient l’Etat comme la projection de leur vanité. Les dynasties romaine, maya, française, habsbourgeoise, ottomane, romaine, wilhelminienne, pahlavi et soviétique se sont effondrées parce que les caprices et les obsessions des idiots au pouvoir faisaient la loi.

Donald Trump est le visage de notre idiotie collective.

Lire la suite (en anglais) et source : Chris Hedges, Truthdig, le 30/04/2017

Lire en français ici : http://www.les-crises.fr/le-regne-des-idiots-par-chris-hedges/#.WSz9Ei_yZJY.facebook

 

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Un système bancaire et de crédit socialisé. Frédéric Lordon

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le fil du 26 au 28 mai

mise à jour dimanche 28 à 14 h

En votant pour la France Insoumise les 11 et 18 juin, il est possible de dégager le nouveau gouvernement Macron.

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Les bacchanales de la vertu : retour sur l’entre-deux tours de la présidentielle

par Mathias Reymond, jeudi 25 mai 2017

Si la campagne pour le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 nous a offert une belle illustration des tares et autres dérèglements de l’information politique [1], la période de l’entre-deux-tours a fourni une somme de matériaux plus complète et instructive encore pour la critique des médias [2].

Alignement éditorial général en faveur du vote Macron, culpabilisation unanime des abstentionnistes et acharnement démesuré contre Jean-Luc Mélenchon : voilà l’unique et simpliste mélodie qui fut jouée pendant deux semaines dans toutes les « grandes » rédactions de France par des éditocrates de tout poil et de tout grade. Face à la candidate du Front national, le choix de l’abstention ou du vote blanc, comme la décision de Jean-Luc Mélenchon de ne donner d’autre consigne de vote que celle de ne pas offrir une seule voix à Marine Le Pen étaient évidemment discutables. Mais de discussion il n’y eu point, les grandes consciences médiatiques préférant au débat démocratique qu’ils chérissent tant – et qu’ils piétinent si allègrement –, asséner à tour de bras des leçons de bienséance républicaine, de morale civique et de tactique électorale aux électeurs déviants. Un journalisme de prescription des choix électoraux légitimes et d’écrasement des opinions dissidentes.

Il faudrait la minutie d’un chirurgien et la patience d’un archéologue pour rendre compte de cette période courte mais riche en enseignements. Ce travail titanesque – et indigeste – mériterait du temps et du recul, et peut-être même un autre format que celui d’un simple article. Tentons toutefois d’en faire une ébauche.

À lire sur Acrimed : http://www.acrimed.org/Les-bacchanales-de-la-vertu-retour-sur-l-entre

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Mélenchon : « Qu’allons-nous faire de nos communes amours… »

Extraits d’un entretien donné en Tunisie (Nessma TV) en février 2013 dans le cadre de la présentation de la première version du livre L’ère du peuple et des travaux sur l’humanisme écologiste… Entretien intégral à voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=B2GNe…

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Marie Noëlle Lienemann : veut refonder le PS et dialoguer avec Mélenchon

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Le renouvellement, c’est maintenant !

Une partie des citoyens qui, au premier tour, ont voté pour Macron pensaient voter pour un renouvellement des pratiques politiques. Ils n’ont pas eu à attendre longtemps pour être ramenés à la réalité par l’affaire Ferrand.

  • Quand le camp Macron répond qu’il s’agit d’argent privé et non public, ils cherchent à noyer le poisson, à déplacer le débat sur un autre plan. Il n’en reste pas moins que la mutuelle a servi de caution au prêt, et c’est elle qui rembourse les échéances. Si c’est la mutuelle qui paye tout, elle devrait être propriétaire de son local. Puisque ce n’est pas le cas, il y a un soupçon de délit d’initié et d’abus de biens sociaux : pourquoi la justice n’enquête pas ?Pourtant, si Ferrand est innocent, il a besoin d’être blanchi pour rester légitime. Parce que pour l’instant, tout porte à croire qu’il a utilisé sa femme comme prête-nom pour s’enrichir personnellement, ce qui n’est pas cohérent avec l’image “mains propres” que le gouvernement veut donner. Cette incohérence entre l’image projetée et les actions concrètes, c’est ce qui a coûté la présidence à Fillon. S’il n’est pas blanchi par une enquête, Ferrand peut-il rester dans un gouvernement qui veut moraliser la vie politique ?Par ailleurs, en se retrouvant sur le grill à cause de cette affaire, le camp Macron a une fois de plus laissé transparaître son mépris pour le peuple :« Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur Internet »Cette citation vient du cabinet de Ferrand, qui est ministre de la Cohésion des territoires, pour justifier l’emploi du fils de Ferrand comme assistant parlementaire. Si le ministère chargé des territoires méprise la France périphérique, ça en dit long sur leur compréhension de nos problèmes. Ça en dit long sur leur volonté à les résoudre.

    Ça semble une constante dans le camp Macron, ce dernier ayant déjà déclaré que beaucoup d’ouvriers sont illettrés. Ce n’est pas sa langue qui a fourché, ce mépris est bien le fond de sa pensée : lors du mouvement contre la loi travail, il persiste et signe en nous révélant que « le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler ». Alors que la France périphérique rame dans le chômage de longue durée.

    Une partie des gens qui, au premier tour, ont voté Macron ont voulu croire qu’il incarnait un renouvellement de la vie politique. J’insiste sur le « voulu croire ». Il faut vouloir être trompé pour s’imaginer qu’un haut fonctionnaire passé par une banque d’affaire incarne autre chose que le système. Ça pouvait se voir avec ce que Macron a fait dans l’ombre en temps que conseiller d’Hollande, puis dans la lumière en temps que ministre de l’économie. Ça pouvait se voir à son discours creux. Il fallait avoir envie de se bercer d’illusions pour s’attendre à autre chose qu’une politique de droite.

Oui, parce que si vous avez voté Macron au premier tour, réveillez-vous. Regardez votre premier ministre, regardez votre ministre de l’économie, regardez ce qu’a fait votre président quand il était à Bercy. Réveillez-vous : vous avez voté à droite.

Vous avez voté pour continuer une violence sociale qui fait le lit du FN.

J’invite tous les citoyens qui ont voté Macron au premier tour à s’intéresser aux travaux de Christophe Guilluy (dont je reparlerai sur ce blog). Vous pouvez commencer par cette interview par exemple :

https://www.youtube.com/watch?v=EL7FnVyqLuY

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Natacha Polony – Le dîner du Siècle – Le Groupe Bilderberg

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«LES PUISSANTS N’ONT QU’UNE IDÉE : QUE VOUS N’ALLIEZ PAS VOTER»

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Et alors, monsieur Juppé ?

C’est une scène surréaliste qui s’est déroulée dans les rues de Bordeaux le 17 Mai dernier. Des bénévoles d’un collectif à but caritatif se sont vu administrer une «magistrale » leçon de morale par le maire de la ville, alors qu’ils distribuaient des repas aux plus démunis. La mairie parle d’un malentendu regrettable, l’opposition d’une politique assumée. Décryptage.

Mais que s’est-il passé, ce mercredi 17 Mai ? Sophia raconte : « Nous nous trouvions à proximité de la mairie de Bordeaux, place Saint Christoly, quand nous avons aperçu M. Alain Juppé. A notre grande surprise, il est venu vers nous pour nous parler. ». Si les bénévoles pensaient qu’elles seraient félicitées par le maire de la ville pour leur engagement citoyen, elles se trompaient lourdement. « Il nous a dit que nous étions des « inconscientes », que nous favorisions l’assistanat » témoigne Sarah, une jeune lycéenne. « J’ai tenté très calmement d’engager un dialogue, de comprendre pourquoi il nous interpellait de la sorte, mais la discussion était impossible, il était très énervé. ». Accompagné de deux de ses adjoints, il reproche notamment aux jeunes filles de créer des « troubles à l’ordre public ». Sanaa reconnaît que des attroupements se forment occasionnellement autour des bénévoles lors de leur distribution. « Il arrive parfois qu’entre cinq et six personnes viennent à nous, l’espace d’une poignée de secondes. Mais nous sommes itinérantes, nous ne restons jamais plus de cinq minutes au même endroit, je ne comprends vraiment pas ce que l’on nous reproche.» commente-t-elle.

La maire de Bordeaux reprend alors sa route. Les bénévoles sont sous le choc, et ont du mal à réaliser ce qui vient de leur arriver. Elles sont accompagnées par des supporters du club de football des Girondins de Bordeaux, venus ce jour-là leur prêter main forte. Eux aussi sont très surpris. Quelques minutes plus tard, la quinzaine de jeunes bordelais tombe à nouveau sur le maire de Bordeaux, au croisement de la rue Ste-Catherine et de la rue des Augustins. Cette fois-ci, les jeunes femmes prennent l’initiative du dialogue. « Nous voulions arrondir les angles, pour ne pas rester sur une telle incompréhension ». Le dialogue s’avère une nouvelle fois infructueux, et la situation se tend. Le maire de Bordeaux les accuse alors de « fidéliser » des sans-abris coupables, selon lui, d’abuser de la boisson et de causer d’inacceptables nuisances sonores.

À lire ici : https://blogs.mediapart.fr/laurent-perpigna-iban/blog/240517/la-ville-de-bordeaux-cherche-t-elle-cacher-sa-misere

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ÉLECTIONS LÉGISLATIVES : À QUOI ÇA SERT ? COMMENT ÇA MARCHE ? (Ft. Accropolis) – Le Bon Sens

Le 11 juin a lieu le premier tour des élections législatives. Mais comment marchent ses élections ? À quoi servent-elles ? Quels sont les pouvoirs des députés une fois élus à l’Assemblée nationale. Nous répondons à toutes ces questions avec Jean Massiet de la chaîne Accropolis ! Bon visionnage ! Partagez 😉 !

***LA CHAÎNE ACCROPOLIS***
https://www.youtube.com/channel/UCqv_…

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L’union de la gauche c’est l’union pour faire quoi et avec qui …

Que cachent en réalité les appels à l’union qui viennent du PS, du PCF, ou d’ailleurs.

La Gauche, mais c’est quoi la gauche ?

Au départ, l’appellation de « gauche » venait simplement d’une position géographique au sein de l’hémicycle. Puis un clivage politique s’est imposé entre conservateurs d’une part –la droite- et progressistes de l’autre –la gauche- attachés à une vision du progrès social, de l’amélioration de vie des travailleurs, avec toutes les nuances que cela comporte. Comme nous l’avons expliqué sur le site « la sociale » depuis maintenant plusieurs années, comme nous l’avions à l’époque indiqué à Jean Luc Mélenchon et à Marc Dolez lors de leur rupture avec le parti socialiste, comme nous l’avons dessiné Denis Collin et moi-même dans « l’illusion plurielle, pourquoi la gauche n’est plus la gauche » ( « L’illusion plurielle, Pourquoi la gauche n’est plus la gauche », Denis Collin et Jacques Cotta – éditions Jean Claude Lattès – 2001) , comme j’ai tenté de l’actualiser dans « l’imposteur »  (« L’imposteur », Jacques Cotta – éditions Balland – 2014) , le terme de gauche n’a plus aucun sens politique, sinon de brouiller toute compréhension des politiques mises en oeuvre. Et comme le dit fort justement Jean Luc Mélenchon aux accusateurs de la « France Insoumise », ce sont les programmes qui comptent. Force est de constater qu’entre celui des gouvernements successifs du parti socialiste ou des gouvernements de l’UMP, les divergences sur le fond n’occupent pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. Les politiques dites de gauche et de droite divergent parfois sur la méthode, le rythme, mais nullement sur le fond. Le capital a toujours été servi au détriment du travail par les uns et par les autres, et c’est dans la continuité que les pouvoirs successifs –dits de gauche ou de droite- ont permis que le capital précisément capte plus de 10% de la valeur créée au détriment des ouvriers, des retraités, des salariés en quelques années.

(…) Ce que change la France Insoumise

La campagne des présidentielles et des législatives marque une modification sur trois questions fondamentales, exprimée régulièrement par Jean Luc Mélenchon. Trois questions qui précisément sont l’enjeu de cette fumeuse « union de la gauche » qui n’aurait d’autre but que de faire reculer la « France Insoumise ».

  • La question de la gauche d’abord.

Elle n’est plus le point de repère à partir duquel se situer. Le point de départ n’est pas l’étiquette, mais le programme. L’union oui, mais il faut alors rompre avec les attaches qui sont contradictoires avec les intentions affichées. Le repère doit être la cohérence du programme. La démocratie, la république, la sociale, la république sociale… Et l’attitude qui en découle, le respect de la parole donnée, du mandat, du peuple, des militants.

  • La question nationale ensuite.

La tenue des rassemblements de la France Insoumise a permis de se réapproprier les symboles de la république laissés jusque-là dans les mains du Front National. Le drapeau de la révolution française, l’hymne national, qui n’ont rien de contradictoire –contrairement aux accusations lancées par certains gauchistes qui ne comprennent rien à la nation- avec l’Internationale et le poing levé. Le rappel d’une exigence absolue de souveraineté nationale, qui détermine une position claire sur les instances supranationales, l’union européenne par exemple avec la sortie des traités, ou la rupture, en en appelant aux peuples d’Europe dont les intérêts sont liés. La souveraineté qui dicte le refus du Tafta, ou encore la sortie de l’OTAN…

  • La question des clivages enfin.

Le clivage n’est pas celui qui opposerait gauche et droite, clivage purement idéologique dans le meilleur des cas, coupé des réalités matérielles. Celui qui nous occupe concerne le peuple d’une part, l’oligarchie ou les élites d’autre part, le travail d’une part, le capital et la finance d’autre part, qu’on trouve tout autant parmi ceux qui se définissent de droite, comme ceux qui se définissent de gauche.

Il est insupportable aux représentants du PS comme du PCF de voir enfin érigé comme principe premier celui du mandat et par voie de conséquence la possibilité de voir tout représentant être révoqué dès lors qu’il a failli à sa parole et à ses engagements. C’est cela aussi que menaçait ouvertement cette fumeuse « union de la gauche » réclamée indépendamment du programme sur lequel se retrouver. La période électorale va s’achever et viendra alors la réflexion nécessaire sur la forme d’organisation plaçant au centre la démocratie et le programme qui permettra d’affronter les combats futurs. C’est pour préserver l’avenir qu’il est fondamental de demeurer fidèle à ses valeurs à tout moment et en toute circonstance.

Jacques Cotta
Le 23 mai 2017

Article intégral ici : http://la-sociale.viabloga.com/news/l-union-de-la-gauche-c-est-l-union-pour-faire-quoi-et-avec-qui

 

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selon un sondage BVA pour « l’Obs »

les Français semblent vouloir respecter la logiques des institutions aux législatives. 67% d’entre eux voteront d’ailleurs en priorité en fonction d’enjeux nationaux,

La République en marche semble profiter de l’effet de souffle provoqué par la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle. Selon notre sondage exclusif réalisé par BVA, 43% des Français souhaitent que le président de la République dispose d’une majorité parlementaire à l’Assemblée, à l’issue des élections législatives des 11 et 18 juin.

Dans le détail, outre les macronistes de la première heure, la proportion est très forte chez les sympathisants du Parti socialiste (59%), mais bien plus faible chez les sympathisants Les Républicains (29%) ou chez ceux du FN (15%) et quasi-nul chez ceux de La France insoumise (3%).

La France insoumise première force d’opposition

Autre enseignement de cette étude BVA : si les Français sont nombreux à souhaiter une cohabitation à la tête du pays, ils ne sont pas du tout d’accord sur la couleur politique que devrait avoir le gouvernement.

Dans l’opposition, c’est la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon qui semble tirer son épingle du jeu : 19% des sondés souhaite une cohabitation et un gouvernement dirigé par La France insoumise.

Un chiffre plus faible pour les Républicains (15%) et le Front national (15% également). Sans surprise, dépecé par En Marche !, le Parti socialiste continue de couler : seuls 4% des sondés souhaitent une cohabitation avec un gouvernement dirigé par le Parti socialiste.

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Pour info…

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 Hulot sans commentaire

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Lu sur Le Vaillant Petit Économiste…

Un faux-monnayeur fabriqua un jour 10 000€ de fausse monnaie.

Avec cet argent, il acheta un bijou.

Le bijoutier utilisa cet argent pour acheter une voiture puis le vendeur de voiture acheta des meubles et ainsi de suite jusqu’à ce que la fausse monnaie soit découverte et détruite.

L’argent avait été échangé 10 fois avec un profit moyen de 20%.

Finalement, le faux monnayeur avait gagné un beau bijou, Les 9 premières personnes se partageaient un profit cumulé de 18 000€ et seule la 10e personne perdait, elle, 10 000€.

Cette escroquerie avait permis de « créer » 8 000€ d’échanges nets + un bijou. Ces échanges créèrent eux-mêmes du travail, des emplois, des impôts…[1]

Cette anecdote veut montrer le rôle déterminant que peut avoir la monnaie dans les échanges.

C’est un mécanisme comparable que les banquiers centraux espéraient mettre en place à la suite de la crise de 2008 : injecter massivement des liquidités dans l’économie afin de la réamorcer.

Loin de moi l’idée de comparer un banquier à un faux monnayeur, ce dernier aurait sans doute été bien plus efficace à la même tâche.

En effet, plutôt que d’acheter directement des biens comme le faux monnayeur, les banquiers centraux ont injecté l’argent via les banques commerciales pour les inciter à le prêter —à faire crédit— de 2 manières :

  • En baissant les taux jusqu’à les rendre négatifs afin de faire baisser au maximum le coût du crédit.
  • En rachetant directement les créances des banques afin de leur permettre d’en émettre de nouvelles. C’est ce que l’on appelle « le quantitative easing ».

Or ces injections des banques centrales par l’intermédiaire des banques commerciales se trouvent ne pas quitter les coffres des banques centrales pas plus en 2008 qu’en 2016 : faute de demandes solvables et pour satisfaire à des règles plus restrictives —règles dites de « Bâle III »—, les banques n’ont pas trouvé à distribuer de prêts et ont « préféré » garder l’argent dans les coffres des banques centrales.

L’argent reste sous le matelas, comme un billet de 100€ stocké dans un bas de laine. Il ne participe à aucune liquidité alors qu’un billet de 5€ échangé une fois par semaine aura permis 260€ d’échanges au bout d’une année.

C’est une crise des liquidités et c’est le mal dont notre économie mondialisée se meurt.

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Le fil du 24 mai

Société générale : la finance me traque

24 mai 2017

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon publié sur son blog.

En pleine campagne pour les élections législatives, je reçois une convocation d’un juge faisant suite à une plainte déposée contre moi par la banque Société générale.

La banque Société générale me poursuit en diffamation pour avoir pointé sa responsabilité dans le scandale d’évasion fiscale des Panama Papers il y a un an. J’avais alors qualifié ses dirigeants de menteurs et demandé qu’ils soient châtiés pour avoir menti devant une commission d’enquête parlementaire.

La finance sait que nous sommes ses ennemis irréductibles. Ceux qui mentent devant une commission d’enquête parlementaire et agissent depuis les paradis fiscaux se croient tout permis. Ils veulent instrumentaliser la justice pour intimider ceux qui leur résistent et parlent clair à leur sujet. La finance pense que la présidence Macron crée un environnement favorable pour organiser la chasse à ses opposants. Je me place donc sous la protection des électeurs.

Je me rendrai à la convocation du juge le 26 juin comme n’importe quel citoyen le fait en pareil cas sauf madame Le Pen.

En votant le 11 juin pour les candidats de la France insoumise, les Français voteront pour mettre au pas la finance et éradiquer la fraude et l’évasion fiscales. Ce ne sont pas les lanceurs d’alertes qui doivent être poursuivis mais les fraudeurs et leurs amis banquiers.

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«NOUS AVONS UN PROGRAMME POUR GOUVERNER LE PAYS»

Le mardi 23 mai 2017, Jean-Luc Mélenchon était à Lille pour soutenir les candidats de la France insoumise du Nord aux élections législatives. Il a expliqué que, face aux attaques d’Emmanuel Macron contre le code du travail, notre mouvement se donnait pour objectif de protéger les salariés en emportant une majorité aux élections législatives.

«NOUS DÉFENDONS UNE MANIÈRE DE VIVRE»

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Une pétition qu’on partage volontiers

NON A LA SURPOLLUTION ATMOSPHERIQUE D’AREVA MALVESI SUR LA NARBONNAISE

Nous, habitants du Grand Narbonne, touristes, citoyens soucieux de la protection de l’environnement, amoureux de la Narbonnaise, refusons catégoriquement le projet de Traitement Des Nitrates (TDN) par le procédé « THOR » sur le site AREVA de Malvési pour les raisons suivantes :

-surpollution atmosphérique mettant en danger la santé publique avec des rejets hautement nocifs : oxydes d’azote (NOx), particules fines, oxyde de soufre, ammoniac, Composés Organiques Volatils (COV), benzène, DEHP bis-phtalate, métaux lourds, interrogation sur les dioxines…. Certains ont pour effet d’agresser le système respiratoire et cardio-vasculaire, d’autres sont des perturbateurs endocriniens et/ou des éléments cancérogènes. Selon les chiffres donnés par AREVA lors de l’enquête publique, ces rejets seraient bien supérieurs à ceux d’un incinérateur d’ordures ménagères traitant les déchets d’une agglomération de plus de 200 000 habitants.

-surconsommation des ressources (eau, charbon, gaz, électricité…) en contradiction complète avec les objectifs d’un développement durable (COP 21 , COP 22, Grenelle 1 et 2).

-dégradation de l’image de la Narbonnaise et de ses sites classés par des impacts paysagers majeurs (cheminée de 30m, panache de fumées) risquant d’ affecter la fréquentation touristique de notre territoire.

-répercussions négatives sur le secteur agricole en général et sur la viticulture en particulier.

Nous exigeons que les autorités rejettent la demande d’autorisation d’exploitation de l’installation ICPE TDN à Malvési selon le procédé THOR.

Pour signer c’est ici : https://www.petitions24.net/non_a_la_surpollution_atmospherique_dareva_malvesi

 

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J-F Julliard : « La politique énergétique de la France ne doit plus être dans les mains d’EDF »

Directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard nous parle des procédures-bâillons des multinationales, de la nomination de Nicolas Hulot à l’Écologie et des grands dossiers – nucléaire, NDDL… – qui l’attendent.

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Proposé par l’Humanité :

Élections législatives, mode d’emploi à l’attention des citoyen(ne)s et des candidat(e)s

Quand auront lieu les élections législatives ?

Qui est électeur (trice) ?

Comment s’assurer qu’on est bien inscrit(e) sur les listes électorales ?

Qui peut encore s’inscrire sur une liste électorale ?

Est-il encore possible de voter par procuration ?

Qui peut-être candidat(e) « député(e) » ?

Les candidat(e)s salariés bénéficient-ils d’un congé spécial pour faire campagne ?

Quel est le mode de scrutin de ces élections ?

Les députés peuvent-ils cumuler plusieurs mandats ?

Combien sont rémunérés les députés ?

La parité Femmes/Hommes s’applique-t-elle à l’Assemblée Nationale ?

Toutes les réponses et divers liens ici : http://www.humanite.fr/elections-legislatives-mode-demploi-lattention-des-citoyennes-et-des-candidates-636360

 

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Quant Areva arrive à Matignon

C’est donc un ancien VRP d’Areva que Macron a choisi de mettre à la tête de l’Exécutif. Directeur des relations publiques du géant du nucléaire entre 2007 et 2010, Edouard Philippe aurait également joué un rôle important dans le pillage de l’uranium au Niger. En effet, début 2008, un accord a été signé entre le pouvoir au Niger et Areva concernant l’extraction du minerai. Immédiatement contesté par les touareg du Mouvement des Nigériens, cet accord a accentué les conditions de travail épouvantables des locaux au seul profit des lobbystes de l’atome. Et d’après l’Observatoire du nucléaire, on peut considérer « que les manœuvres en coulisses de M. Philippe ne sont pas étrangères aux graves troubles qui ont eu lieu par la suite dans la zone sahélienne et dans le fait que, poussés par la misère, des groupes Touaregs aient fini par s’allier à des mouvements djihadistes ».

Mais si Philippe ne travaille plus, officiellement, pour le groupe, il n’en demeure pas moins que les conflits d’intérêts en soient écartés pour autant. Ainsi, ce proche d’Alain Juppé s’était attelé à l’installation d’usines d’éoliennes off-shore au Havre, ville dont il était jusqu’alors maire. Ces usines appartiendront donc au groupe Adwen, qui n’est autre que le résultat de l’alliance de l’espagnol Gamesa et d’Areva, à l’origine du projet. Philippe aurait donc bien consciemment favorisé son ancien employeur pour cet immense projet, comme le souligne l’Observatoire. Bien qu’il s’agisse d’éoliennes et donc d’énergie renouvelable, il ne faut pas y voir là de la part du Premier ministre un quelconque intérêt pour les questions écologiques mais bien de l’opportunisme.

Car en effet, on ne peut dire que Philippe ait fait de l’environnement une de ses batailles, bien au contraire puisqu’en 2016 il a voté contre la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages mais surtout s’est opposé à celle de 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte.

Quelle marge de manœuvre pour Hulot ?

Mais cette fameuse loi sur la transition énergétique, Macron déclare souhaiter la mener à bout, avec la présence de Nicolas Hulot au sein du gouvernement. Sauf que la nomination de Philippe montre surtout que les questions écologiques ne préoccupent guère Macron, et que la transition vers des énergies plus « vertes » avec la figure de Hulot tient surtout de la démagogie. Hulot était même vu comme une « prise de guerre » qui n’aura d’autre choix que de quitter ce gouvernent ou de céder à la pression et retourner sa veste. Il semble qu’il ait finalement opté pour cette dernière possibilité. En effet, ses déclarations concernant le nucléaire laisse peu de place au doute. Si Hulot faisait du nucléaire il y encore peu, une industrie du « monde d’hier », depuis sa nomination au gouvernement les choses changent. Ainsi, le ministre a déclaré jeudi sur France 2 : « le nucléaire, que l’on soit pour ou contre, de toute façon on ne peut pas s’en passer demain matin ». Il s’agit donc de minimiser les divergences pour se faire le plus Macron-compatible, et la visite conjointe de Hulot et Philippe ce vendredi d’une usine de traitement des eaux usées de Valenton, dans le Val-de-Marne, en atteste. Hulot déclarant à cette occasion qu’il est certain qu’à un moment un point de rencontre va être trouvé, mais qu’il est aussi entré dans « l’ère de la concertation » et « que les divergences que l’on voit ne sont pas si importantes que ça, en tous cas à ce stade ».

Ainsi donc, faire partie d’un gouvernement où le Premier ministre est pro-nucléaire, fricotte avec les conflits d’intérêts et magouille au Niger, maintient une usine de charbon et se déclare favorable à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne constitue pas des « divergences importantes ». Difficile de penser qu’Hulot, à 60 ans passés, soit empreint d’une telle naïveté qu’il puisse penser encore pouvoir influer sur la ligne politique du nouveau gouvernement. Si Hulot dissimule ses reculades sous « l’ère de la concertation » il faudrait plutôt la rebaptiser « ère de la collaboration ». Le couple Hulot-Philippe n’a en définitive plus rien de si impossible que cela…

Source : http://www.revolutionpermanente.fr/Entre-nucleaire-et-Notre-Dame-des-Landes-Hulot-plus-si-vert-que-cela?utm_content=bufferf27c1&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

 

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Ça fait plaisir de le savoir…

La justice européenne invalide la taxe française sur les dividendes des grandes entreprises

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé le 17 mai que la taxe de 3 % sur les dividendes des grandes entreprises instaurée en France était contraire au droit bruxellois.

La timide taxe rapportait chaque année deux milliards d’euros à l’État. L’Afep et les grands groupes français ne comptent pas se contenter de son annulation, ils veulent contraindre le ministère des Finances à rembourser aux entreprises concernées quatre milliards d’euros « indûment » perçus.

Avec Emmanuel Macron à l’Élysée, Édouard Philippe à Matignon et Bruno Le Maire à Bercy, il semble très peu probable que l’État s’oppose aux injonctions de la justice européenne. Par conséquent, on peut s’attendre à une confirmation française de l’illégalité du prélèvement. Il reviendra au gouvernement de soigner sa « com’ » pour faire passer la pilule auprès des Français. Peut-être plus compliqué : il s’agira aussi de se montrer inventif pour combler le manque à gagner fiscal…

À lire chez Olivier Berruyer, qu’on ne présente plus : http://www.les-crises.fr/la-justice-europeenne-invalide-la-taxe-francaise-sur-les-dividendes-des-grandes-entreprises-par-ruptures/#.WSUOLxHzm7c.facebook

Article source : https://ruptures-presse.fr/actu/justice-europeenne-cjue-invalide-taxe-dividendes-grandes-entreprises-afep/

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Le fil du 23 mai

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Interview de Danielle Floutier, candidate de la France Insoumise aux législatives 2017 dans la 2e circonscription du Gard contre Gilbert Collard, Marie Sara et Pascale Mourrut, dans le journal télévisé de 20h sur France2, le 22 mai 2017. #Circo3002 #Floutier2017

Raquel GARRIDO, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, apporte dans cette vidéo son soutien aux candidats de la France Insoumise dans la 2e circonscription du Gard, Danielle FLOUTIER et Benoît ODE, et expliquer pourquoi il faut voter pour eux afin de barrage au FN Collard et à la candidature médiatique godillote de la torera Marie Sara (En Marche).

Vidéo réalisée par Jonathan Devaux à l’occasion de la convention législatives de la France Insoumise à Villejuif, samedi 13 mai.

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Vidéo pour présenter brièvement le rôle d’un député et une journée à l’assemblée nationale.

Les missions d’un député

Un survol des propositions du programme de la France Insoumise au sujet du député, avec quelques exemples de travers à combattre.

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Le programme Macron

Affaiblir l’État.

Nier la Nation.

Traiter par la dérision ce que représente la culture française.

Glorifier le modèle anglo-saxon.

Agir par les voies les moins démocratiques au nom de la démocratie.

Transférer un maximum de pouvoirs à des institutions européennes soumises aux lobbies de la finance et des affaires.

Achever l’évolution entamée en 1983 (tournant de la rigueur) pour la France et en 1986 pour l’Europe (Acte unique européen, la bible du néo-libéralisme) vers une société où il n’y a plus que des individus face aux firmes privées.

Réduire la France à une annexe des États-Unis, conformément à ce qu’exige l’OTAN et ce que réalisera le TAFTA.

Rétablir dans toute l’Europe les inégalités du XIXe siècle sur le modèle de ce qui a été entrepris en Grèce.

Poursuivre l’exploitation de la planète soumise à la logique du profit.

Tel est le véritable programme qui va être mis en œuvre avec pour résultat la disparition d’un modèle où l’ambition d’une vie ne se réduisait pas à l’argent.
Aux incrédules et à ceux qui, consciemment ou pas, sont tombés dans le piège poussant à voter pour Macron, je rappelle que celui qui a obtenu 65% des suffrages exprimés n’a pas cessé de répéter qu’il « ne cèdera rien ».

7 mai 2017, un triste jour pour le peuple de France ; un grand jour pour les banquiers et les hommes d’affaires.

L’heure de la résistance a sonné.

Raoul Marc Jennar

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Gilles Poux (maire PCF de La Courneuve): « S’il n’y a pas d’accord aux législatives, c’est la faute aux communistes »

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Comment « Le Monde » a inventé la « répression » au Venezuela

Par Thierry Deronne — 20 mai 2017

Il n’y a pas de révolte populaire au Venezuela. Malgré la guerre économique la grande majorité de la population vaque à ses occupations, travaille, étudie, survit. C’est pourquoi la droite organise ses marches au départ des quartiers riches. C’est pourquoi elle recourt à la violence et au terrorisme, dont les foyers sont localisés dans les municipalités de droite. ll y a 90 pour cent de quartiers populaires au Venezuela. On comprend l’énorme hiatus : les médias transforment les îles sociologiques des couches aisées (quelques % du territoire) en « Venezuela ». Et 2% de la population en « population ».

(…) Depuis la disparition d’Hugo Chavez en 2013, le Venezuela est victime d’une guerre économique qui vise à priver la population des biens essentiels, principalement les aliments et les médicaments. La droite locale renoue avec certains éléments de la stratégie mise en place jadis au Chili par le tandem Nixon-Pinochet, en clair provoquer l’exaspération des secteurs populaires jusqu’au débordement de rage et légitimer la violence. Selon le rapport budgétaire 2017 mis en ligne sur le site du Département d’Etat (6), 5,5 millions de dollars ont été versés aux “sociétés civiles” du Venezuela. Le journaliste vénézuélien Eleazar Diaz Rangel, directeur du quotidien Ultimas Noticias (centre-droit) a révélé des extraits du rapport que l’amiral Kurt Tidd, chef du Southern Command, a envoyé au Sénat US : « avec les facteurs politiques de la MUD (coalition vénézuélienne de l’opposition) nous avons mis au point un agenda commun qui comprend un scénario abrupt combinant des actions de rue et l’emploi dosifié de la violence armée sous l’angle de l’encerclement et de l’asphyxie« . (7)

La phase insurrectionnelle implique d’attaquer des services publics, des écoles, des maternités (El Valle, El Carrizal) et des établissements de santé, barrer les rues et les principales artères routières pour bloquer la distribution des aliments et paralyser l’économie. A travers les médias privés, majoritaires au Venezuela, la droite appelle ouvertement les militaires a mener un coup d’État contre le président élu (8). Plus récemment les bandes paramilitaires colombiennes passent du rôle de formatrices a un rôle plus actif : le corps sans vie de Pedro Josué Carrillo, militant chaviste, vient d’être retrouvé dans l’État de Lara, portant les marques de torture typiques au pays d’Uribe (9).

Lire l’article intégral : http://arretsurinfo.ch/comment-le-monde-a-invente-la-repression-au-venezuela/

Micro-manuel d’auto-défense face à la déferlante médiatique.

« Le Venezuela est un « régime dictatorial». Faux. Depuis 1999, le Venezuela bolivarien a organisé un nombre record de scrutins (25), reconnus comme transparents par les observateurs internationaux. Selon l’ex-président du Brésil Lula da Silva, il s’agit d’un “excès de démocratie”. Pour Jimmy Carter qui a observé 98 élections dans le monde, le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde. En mai 2011 le rapport de la canadienne Fondation pour l’Avancée de la Démocratie(FDA) a placé le système électoral du Venezuela à la première place mondiale pour le respect des normes fondamentales de démocratie. L’ONG chilienne LatinoBarometro a établi dans son rapport 2013 que le Venezuela bat les records de confiance citoyenne dans la démocratie en Amérique Latine (87 %) suivi de l’Équateur (62 %) et du Mexique (21 %). Le président Nicolás Maduro vient de lancer un processus constituant participatif qui permet à tous les secteurs sociaux de faire leurs propositions, ce qui donnera un nouveau scrutin, et a réaffirmé que des élections présidentielles auront lieu en 2008 comme le stipule la loi.

« Il n’y pas de liberté d’expression au Venezuela ». Faux. Sur les plus de 1000 stations de radio et chaînes de télévision auxquelles l’État a accordé l’autorisation d’émettre, 67% sont privées (la grande majorité opposées à la révolution bolivarienne), 28% sont aux mains des communautés mais ne transmettant que sur une échelle strictement locale et 5% sont propriété de l’État. Sur les 108 journaux qui existent, 97 sont privés et 11 publics. 67% de la population vénézuélienne a accès à internet. Cette plate-forme dominante des médias privés renforcée par le réseau des transnationales joue un rôle crucial dans la désinformation au service de la déstabilisation. Pour un dossier détaillé et chiffré de ce paysage médiatique, voir « François Cluzel ou l’interdiction d’informer sur France-Culture » (17)

« Il y a des prisonniers politiques au Venezuela ». Faux. A moins de considérer comme « prisonniers politiques » les assassins du parti d’extrême droite Aube Dorée emprisonnés en Grèce. Dans un État de Droit, qu’il s’appelle France ou Venezuela, être de droite ne signifie pas être au-dessus des lois ni pouvoir commettre impunément des délits tels qu’assassinats, attentats à la bombe ou corruption. Ce n’est pas pour leurs opinions politiques mais pour ce type de délits que des personnes ont été jugées et emprisonnées (18). Dans la pratique on observe d’ailleurs un certain laxisme de la justice. Selon la firme privée de sondages Hinterlaces, 61 % des vénézuéliens considèrent que les promoteurs des violences et des actes de terrorisme devraient répondre de leurs actes devant un tribunal (19).

Rappelons que les leaders actuels de la droite n’ont jamais respecté les institutions démocratiques : ce sont les mêmes qui en avril 2002 avaient mené un coup d’État sanglant contre le président Chavez, avec l’aide du MEDEF local et de militaires formés à la School of Americas. Ce sont les mêmes qui ont organisé les violences de 2013 à 2016. Notons l’identité d’un de leurs mentors : Alvaro Uribe, un des plus grands criminels contre l’humanité de l’Amérique Latine, ex-président d’un pays gouverné par le paramilitarisme et les cartels de la drogue, qui possède les plus grandes fosses communes du monde, qui compte 9500 prisonniers politiques, 60.630 personnes disparues au cours des 45 dernières années et qui depuis la signature des accords de paix a repris une politique sélective d’assassinat de leaders sociaux et de défenseurs des droits de l’homme. Pour une information complète et en photos sur ces liens des héros du « Monde » avec le paramilitarisme colombien, lire « Venezuela : la presse française lâchée par sa source ? »,https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/08/04/venezuela-la-presse-francaise-lachee-par-sa-source/

 

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Dans sa série de conférences télévisées sur le thème « L’autre avant guerre – 1871-1914 », l’historien Henri Guillemin évoque le libéralisme économique.


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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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le fil des 16 et 17 mai 2017

SOUTIEN AUX SALARIÉS DE GM&S

Mardi 16 mai 2017, Jean-Luc Mélenchon était à La Souterraine, dans la Creuse, pour soutenir les salariés en lutte de GM&S. L’entreprise, qui compte plus de 280 salariés, est le deuxième employeur privé du département.

GMS doit vivre © laurence pache candidate LA FRANCE INSOUMISE dans la CREUSE

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Extrait de l’article de Laurent Mauduit (Mediapart_16 mai_réservé aux abonnés)

Il suffit de se replonger dans le rapport de la commission Attali – dont Emmanuel Macron était le rapporteur – remis à Nicolas Sarkozy en janvier 2008. Brûlot néolibéral, ce document proposait 316 réformes visant à démanteler le code du travail et à déréguler l’économie – autant de réformes qui sont depuis des lustres dans les cartons des grandes directions de Bercy.

En introduction de ce document, Jacques Attali et Emmanuel Macron avaient consigné cette préconisation : « [La réforme] ne peut aboutir que si le président de la République et le premier ministre approuvent pleinement les conclusions de ce rapport, le soutiennent publiquement, dès maintenant, personnellement et durablement, en fixant à chaque ministre des missions précises. Pour l’essentiel, ces réformes devront être engagées, selon le calendrier proposé à la fin de ce rapport, entre avril 2008 et juin 2009. Elles devront ensuite être poursuivies avec ténacité, pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités. »

« Pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités »… Nous y voilà : toute la victoire de la « pensée unique » est dans cette formule ; c’est le diktat « Tina » qui est résumé par ces quelques lignes. Voilà ce que sécrète le système de l’oligarchie française, dont Jacques Attali et Emmanuel Macron sont des représentants : une idéologie qui tient la démocratie pour quantité négligeable – car les élites sont supposées mieux savoir que le peuple ce qui est bon pour lui. Peu importent les alternances démocratiques, peu importe le suffrage universel : il faut que « pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités », la même politique économique se poursuive. Perpétuellement la même (lire Emmanuel Macron, le candidat de l’oligarchie).

(…) Et comme tant d’autres oligarques, Emmanuel Macron a lui-même joué les essuie-glaces : il a commencé à faire carrière sous Sarkozy ; et a continué sous Hollande, en défendant exactement les mêmes idées, ce qui lui a permis de prendre son envol. Et voici que devenu président de la République, il envisage d’aller encore plus vite et plus loin, en poursuivant le démantèlement par ordonnances du code du travail.

(…) Vu de la gauche, on comprend bien pourquoi. Car pendant des lustres, les socialistes n’ont jamais réellement voulu tirer les enseignements de leurs échecs, ni refonder leur doctrine. Et du même coup, on a assisté depuis trois décennies à un pitoyable ballet, toujours le même : dans l’opposition, le PS a souvent pris des accents de gauche avant, revenu au pouvoir, de mettre en œuvre la même politique économique néolibérale.

Du fait de la triangulation Macron, cette triste comédie va désormais devenir impossible. En miettes, réduite à néant, la gauche socialiste, ou ce qu’il en reste, ne peut espérer survivre que si elle reprend tout à zéro. Jusqu’à sa vision du monde, jusqu’à sa doctrine économique et sociale.

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Le mouvement la France Insoumise fut lancé en février 2016. Trois mois plus tard il comptait 100 000 adhésions, puis 200 000 au début de l’année 2017. Le 20 mars, les insoumis étaient 300 000 et se comptaient 440 000 au 23 avril.

Le 16 mai 2017 à 12h, les insoumis étaient 536 638  !

Autrement dit, malgré la non qualification pour le deuxième tour des présidentielles, ce sont 96 600 nouvelles et nouveaux insoumis qui ont rejoint le mouvement. Et vous, c’est pour quand ?

ÉDOUARD PHILIPPE PREMIER MINISTRE : «LE VIEUX MONDE EST DE RETOUR»

Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon le 15 mai 2017 après la désignation d’Édouard Philippe comme Premier ministre par Emmanuel Macron. Voici la retranscription de cette intervention :

« Mesdames, messieurs,

Le nouveau président de la République vient de prendre le commandement de toute la classe politique traditionnelle de notre pays.

Le vieux monde est de retour sous des habits tout neufs et bien jeunes. La droite vient d’être annexée avec un Premier ministre issu de ses rangs : Les Républicains. Le Parti socialiste a été déjà absorbé puisque ses élus et ses candidats, par dizaines, ont demandé l’investiture de monsieur Macron. Et nombre d’entre eux attendent d’être élus pour le rejoindre. Enfin, les électeurs du Front national, après que ce parti ait rempli le rôle d’épouvantail qui était attendu de lui, les électeurs du Front national sont abandonnés, leurs chefs ont tous déserté.

En sorte que, dorénavant, en face de monsieur Macron, et pour le bien de notre démocratie, il ne reste qu’une force cohérente, unie autour d’un programme de gouvernement, «L’Avenir en commun» : c’est la France insoumise, dont je suis le porte-parole.

Et c’est elle qui dit aux Français : ne donnez pas les pleins pouvoirs à monsieur Macron et à son Premier ministre. Une cohabitation est nécessaire. C’est à dire qu’il faut former une majorité différente de celle du président de la République, de son bric à brac, pour pouvoir avoir une action politique cohérente qui réponde aux attentes sociales, écologiques et démocratiques de notre peuple.

Cet attelage hasardeux qui vient d’être constitué ne fonctionnera qu’au prix d’un césarisme et d’une autorité de la monarchie présidentielle toujours plus grande. Il est donc, en ce sens, dangereux pour l’avenir de notre pays.

Ne donnez pas les pleins pouvoirs à monsieur Macron. Permettez qu’une alternative vive dans notre pays. Regroupez-vous, à notre appel, autour de nous.

Que chacun de vos bulletins de vote soit un balai pour les dégager tous. »

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Edouard Phillipe nommé par E. Macron : « C’est une clarification » – Alexis Corbière

 

Olivier Tonneau

Ah les Insoumis, ces mauvais perdants, ces grincheux sectaires qui ne voulaient pas croire aux vertus du renouvellement et refusaient de se réjouir de l’arrivée au pouvoir d’une gauche enfin moderne puisqu’enfin de droite ! Maintenant qu’est nommé un premier ministre qui a voté contre les lois sur la transparence de la vie politique, contre le compte pénibilité, contre le tiers payant, contre la loi sur la transition énergétique et contre les textes sur l’égalité homme/femme, auront-ils enfin l’honnêteté de manger leur chapeau?

Pas sûr.

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Résistance! Viennent les jours heureux et le goût du bonheur (Convention France Insoumise)

petit film amateur souvenir réalisé par Jonathan Devaux, en charge de la campagne numérique des législatives de la France Insoumise dans la 2e circonscription du Gard, à l’occasion de la convention législatives de la FI, à Villejuif, le samedi 13 mai 2017.

– Facebook : https://www.facebook.com/franceinsoum…
– Twitter : https://twitter.com/fi2ecircoduGard
– Mail : jlm2017glm30660@gmail.com

RUFFIN : « NOTRE ADVERSAIRE, C’EST L’INDIFFÉRENCE »

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MÉLENCHON : UN POPULISTE ?

  • 14 mai 2017
  • Par guyonst (un insoumis parmi d’autres)

Sur toutes les chaînes de télévision, les éditorialistes nous précisent que JL Mélenchon est un populiste, nous allons essayer de comprendre :

Plus de 200 universitaires, chercheurs, enseignants soutiennent le programme de l’avenir en commun :

C’est donc avant tout sur des enjeux de politique publique, sur les programmes des candidat·e·s et sur leur capacité à les porter réellement qu’il convient de se déterminer. Notre engagement ne résulte nullement d’une adhésion inconditionnelle à la personne d’un·e candidat·e : il est avant tout raisonné et fondé sur des critères que nous jugeons décisifs.

Voir la liste : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/190417/un-autre-monde-est-possible-avec-jean-luc-melenchon

Les principales ONG :

«  Le programme de Jean-Luc Mélenchon propose de nombreuses mesures pertinentes, notamment sur le partage des richesses, la lutte contre la pauvreté et les inégalités, la promotion de la justice climatique et de la souveraineté alimentaire ainsi que le respect des droits humains en France et dans les pays du sud »

rapport complet : https://blogs.mediapart.fr/georges-ledoux-lanvin/blog/160417/presidentielles-2017-revue-des-etudes-de-20-ong-et-experts-les-avis-sont-unanimes

 

134 économistes issus de 17 pays qui signent une tribune pour afficher leur soutien au candidat de la France insoumise.

Dans leur texte, ces économistes dénoncent « les politiques de coupes dans les dépenses publiques, de démantèlement de l’État social et du droit du travail, menées sans relâche par les gouvernements précédents » et poursuivies, selon eux, par Emmanuel Macron et François Fillon. « Elles ne conduisent qu’à plonger le pays dans le cercle vicieux du chômage et de la précarité, terreau de la montée du FN », ajoutent-ils.
Puisque sur BFM TV on vous dit qu’il est populiste et d’extrême Gauche , cela signifie qu’on serait près de 7 millions à être tombés dans le piège du populisme, que ces chercheurs, universitaires, ONG et économistes n’ont aucune capacité d’analyse.

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Le mot de Benoît Hamon

Benoît Hamon

Emmanuel Macron a clarifié l’orientation de son projet politique. Il a donné les clés du gouvernement à un homme issu de la droite, Édouard Philippe. Je souhaite à celui-ci, en dépit de nos désaccords passés et sans nul doute à venir, bonne chance et bon courage.

La place de la gauche n’est ni dans son gouvernement ni dans la majorité qui pourrait le soutenir. La démocratie française est malade. Elle a besoin de débats et d’options politiques claires et cohérentes. Il faut sortir de l’indifférenciation droite-gauche et de la confusion politique car elles font le lit de toutes les radicalités. Qui peut croire que la gauche se reconstruira dans une coalition dirigée par un membre des Républicains. Ce n’est ni sérieux, ni crédible.

Sans sectarisme ni dogmatisme mais conscient de l’importance de défendre la justice sociale, de promouvoir de nouvelles solidarités, d’engager la transition écologique, de consolider la décentralisation, de répandre la démocratie, j’invite les français à élire le plus grand nombre de députés de gauche lors des élections législatives des 11 et 18 juin.

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Proposé par Télérama et développé par Amnesty International…

13’41 – Dans une vidéo d’une dizaine de minutes commentée par le youtubeur Léo Grasset (Dirty Biology), l’ONG décrypte le commerce des armes, et propose des pistes pour agir en faveur d’un meilleur encadrement du marché de l’armement. Instructif et salutaire.

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Au fil du 15 mai

Législatives. Jean-Luc Mélenchon « Nous sommes candidats partout avec un objectif : gouverner le pays »

La France insoumise (FI) a réuni samedi à Villejuif plus de 1000 de ses candidats, titulaires et suppléants, et directeurs de campagne, selon les organisateurs, pour la deuxième convention nationale du mouvement consacrée au lancement de la campagne des législatives. Après les prises de parole de personnalités investies par FI pour le scrutin de juin, comme l’humoriste Gérald Dahan, la championne du monde de kick-boxing Sarah Soilihi ou encore le réalisateur de Merci patron ! François Ruffin, le fondateur du mouvement, Jean-Luc Mélenchon a prononcé un discours d’une heure, entre bilan de la présidentielle et entrée en campagne.

Balayant les critiques à propos des « parachutages », alors que lui-même se présente à Marseille (Bouches-du-Rhône), Jean-Luc Mélenchon a estimé que « nous sommes continuellement des parachutés : personne ne choisit où il est mis au monde ». Il a également tenté d’évacuer les « polémiques » à propos de la signature de la charte que FI exige de ses candidats, en partie source du désaccord pour les législatives avec le PCF qui refuse de se présenter sous l’unique étiquette de ce mouvement. C’est « la garantie pour nos électeurs que ce pour quoi ils votent sera respecté par ceux qu’ils ont élus », a plaidé Jean-Luc Mélenchon envoyant au passage une pique au député Front de gauche qui a voté contre le mariage pour tous. « La condition numéro un que nous posons, à quelques exceptions près, à ceux qui veulent faire équipe avec nous c’est qu’ils déposent leur candidature en tant que France insoumise », a-t-il également insisté. Ces « exceptions », qui n’ont pas eu à signer la charte exigée  des autres candidats FI, concernent la député communiste sortante Marie-George Buffet, la porte-parole d’Ensemble !, Clémentine Autain, le député écologiste Sergio Coronado, la députée réunionnaise Huguette Bello et le journaliste François Ruffin, a listé l’animatrice du comité électoral de FI, Martine Billard. Une liste auxquels s’ajoutent les députés communistes sortant ayant parrainé Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, a annoncé son directeur de campagne, Manuel Bompard.

A lire sur l’Huma : http://www.humanite.fr/legislatives-jean-luc-melenchon-nous-sommes-candidats-partout-avec-un-objectif-gouverner-le-pays

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Dossier Macron

Extrait de l’interview de Pinçon-Charlot :  « Emmanuel Macron est un extraordinaire porte-parole de l’oligarchie et de la pensée unique »

Comment situez-vous Emmanuel Macron ? Vous dites qu’il a réussi un tour de passe-passe pour parvenir à faire croire qu’il n’est pas membre de cette oligarchie, malgré sa « parenthèse Rothschild » et ses liens avec le monde de la finance ?

  1. P.-C. : Emmanuel Macron, il est parfait. C’est l’oligarque parfait. Qui convient parfaitement aux familles sur lesquelles nous avons mené nos études sociologiques. Il n’est « ni de droite ni de gauche »…
  2. P. : … Donc « ni de gauche ni de gauche » !
  3. P.-C. : Voilà… Il représente la pensée unique. Nous sommes dans un monde orwellien, mais il n’y a plus besoin de parti unique : nous avons la pensée unique ! Emmanuel Macron en est un porte-parole absolument extraordinaire. Il connaît des gens dans tous les recoins de l’oligarchie. Il se fait financer par des banquiers anglo-saxons, américains, dont il refuse de donner les noms. Il veut supprimer l’ISF et affirme que c’est une mesure de gauche… Quand on analyse ses discours, on se rend compte que c’est un vide absolument abyssal. C’est pour nous la caricature du conformisme qui se transforme en une espèce de « progressisme radieux » et fallacieux.
  4. P. : Il peut faire illusion. L’illusion de la capacité, de l’expérience. Il apparaît comme un changement serein. Mais il propose une régression sociale sans précédent.

D’où vient son succès ? De l’attrait du « neuf » ?

  1. P.-C. : C’est plus grave que cela. Il peut être le levier pour l’oligarchie mondialisée, celle qui se cache derrière l’idée de mondialisation pour mieux faire passer la marchandisation généralisée de la planète. Macron serait du bon côté du manche. Et un élément décisif. Nous sommes passés à une étape de plus vers un totalitarisme qui ne dit pas son nom. Nicolas Sarkozy et François Hollande n’ont pas tenu leurs promesses : les responsables politiques mentent. Mais là, avec Macron, on est passé au foutage de gueule : « Je ne prends même pas la peine de faire un programme parce que de toute façon je ne le tiendrai pas ». Cela montre à quel point on méprise le peuple. C’est une violence de plus à l’égard des classes populaires et moyennes.

Article à lire sur Bastamag : https://www.bastamag.net/Pincon-Charlot-Emmanuel-Macron-est-un-extraordinaire-porte-parole-de-l

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Tous dans la rue le 19 juin à l’appel du «Front social»

La situation sociale bouge plus vite que Macron ! Avant juillet, ça va chauffer !

La CGT a lancé un appel national à un rassemblement, mardi 16 mai à 15 heures,devant l’usine GM&S Industry de La Souterraine, deuxième employeur privé de la Creuse. Le syndicat veut ainsi soutenir les salariés de l’équipementier automobile placé en redressement judiciaire depuis décembre dernier. Certains des 279 salariés ont par ailleurs affirmé avoir « piégé » à l’aide de bonbonnes de gaz et de bidons d’essence.

SI UN APPEL NATIONAL EST POSSIBLE DANS CE CAS, ALORS IL L’EST AUSSI CONTRE L’ORDONNANCE MACRON PRÉVUE POUR JUILLET.

Caroline de Haas (celle de la pétition à plus d’un million contre la loi Travail) et François Ruffin (Merci Patron) lancent une pétition « Ordonnances non merci ». « Plus rapide qu’un débat à l’Assemblée, plus facile qu’une négociation avec les syndicats et plus pratique que le 49-3: les ordonnances », dénoncent les initiateurs de l’appel, qui savent comme nous, l’importance de la première ordonnance.

Le contenu de cette ordonnance de juillet ? L’extension de la priorité aux accords d’entreprise. La loi El Khomri (dite Travail) les réservait au temps de travail. Emploi, salaire et conditions de travail seront concernés. La fusion des institutions représentatives du personnel (CE, DP, CHSCT). Le plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif. Un coup mortel porté aux Prud’hommes, une garantie offerte aux employeurs de licencier vite.

VOILÀ POURQUOI IL NOUS FAUT PASSER PAR LA RUE POUR NOUS OPPOSER À CE COUP DE FORCE, DANS L’ABSOLUE CONTINUITÉ DU 49.3 DE LA LOI TRAVAIL.

Les médias soumis à Lagardère, Bolloré, Bergé-Pigasse-Niel, Drahi, s’opposent à cette réalité sociale pour fabriquer leur réalité, comme Trump, à coups de faits « alternatifs ». La toute-puissance médiatique tresse chaque seconde des couronnes à ce Kennedy français, tout neuf, tout beau, tout nouveau. La propagande médiatique fait campagne pour Macron à un point tel qu’elle ignore que l’élection au 2e tour l’a porté à l’Elysée par le refus de Le Pen. Sur son propre programme, au 1er tour, il ne représente qu’un quart des suffrages exprimés.

Nous savons quelle colère sociale couve dans le pays. A nous de lui offrir une expression sociale, unitaire, déterminée. Telle est bien la vocation du Front social.

https://www.facebook.com/FrontSocialUni/?hc_ref=PAGES_TIMELINE&fref=nf

Infos pour rejoindre le Front Social

Rassemblement de celles et ceux qui militent pour la convergence des luttes que l’on soit syndicaliste, militant associatif ou citoyen.

Le #FrontSocial émane de l’appel de syndicalistes pour un #1erTourSocial organisé le 22 avril 2017 dans les rues de Paris afin de nous rassembler et lutter pour affirmer la nécessité d’imposer notre programme par la force des mobilisations sociales et ce indépendamment des candidats ou partis qui se présentent aux élections.

A ce jour, le #FrontSocial émane de l’appel du 22 avril signé par près de 70 organisations dont vous pouvez retrouver la liste ici : http://infocomcgt.fr/france/item/le-22-avril-tous-dans-la-rue-pour-le-premier-tour-social

::: Nous contacter ou nous suivre
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Les organisations qui souhaitent rejoignent la coordination peuvent nous envoyer leur demande par courriel à PourUnFrontSocial@gmail.com. La liste des organisations membres est consultable ici : https://goo.gl/F7Dauu

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à lire sur Le Monde…

François Hollande : l’heure du bilan

Pendant cinq ans, le site Lui président, partenaire du Monde, a suivi pas à pas la réalisation – ou non – de ces engagements de campagne, et des grandes annonces présidentielles intervenues entre-temps. A l’heure où François Hollande laisse à Emmanuel Macron sa place à l’Elysée, ce travail permet d’en dresser le bilan factuel, loin des polémiques, des procès d’intention et discours flatteurs.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/visuel/2017/05/13/5-ans-apres-les-promesses-tenues-et-brisees-par-francois-hollande_5127359_4355770.html?xtor=RSS-3208

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Commentaire lu sur le site de Politis :

« Tout sauf Mélenchon:
Mélenchon se présente à Marseille, c’est un scandale ! Il veut faire éclater la gauche ! C’est son seul objectif !
Mélenchon ne se présente pas aux législatives, c’est un scandale ! Il refuse d’aller une nouvelle fois devant les électeurs et de prendre ses responsabilités !

Mélenchon refuse l’alliance avec le PC ! C’est un scandale, Il veut faire perdre la gauche !
Mélenchon accepte l’alliance avec le PC ! C’est un scandale, on vous l’avait bien dit ! Au fond, c’est un communiste!

Mélenchon, s’il est aux commandes, considérera les russes comme des partenaires ! C’est un scandale ! En plus, Il aime Poutine et Staline et qu’en Syrie, on gaze les mômes !
Mélenchon, s’il est aux commandes, refusera de négocier avec la Russie. C’est un scandale! Il prouve,encore une fois, qu’il n’a pas l’envergure pour gouverner !

Mélenchon ne veut pas faire alliance avec le PS ! C’est un scandale ! Il veut la mort du PS !
Mélenchon accepte des candidatures PS ! C’est un scandale ! Ou est la soi-disant « vertu » de son programme ?

Mélenchon a donné une consigne de vote ! C’est un scandale! C’est un autocrate, un tyran !
Mélenchon n’a pas donné de consigne de vote ! C’est un scandale! C’est un irresponsable !

Mélenchon communique surtout sur sa plate forme internet ! C’est un scandale. Il a peur des vrais médias qui ne sont pas à sa botte!
Mélenchon est allé à France2, chez Bourdin, à TF1. C’est un scandale, il sert le grand capital comme un bourgeois qu’il n’a jamais cessé d’être!

Mélenchon consulte sa base ! C’est un scandale, une fumisterie ! Tout le monde sait qu’a la FI , les « mis sous un » obéissent aveuglément à leur chef !
Mélenchon ne consulte pas sa base ! C’est un scandale. Alors, c’est ça, sa vision de la démocratie ?

Mélenchon a fait une grande partie de sa carrière au PS ! C’est un scandale! Il n’a jamais cessé,au fond, d’être socialiste. Fumier de Méluche !
Mélenchon a quitté le PS il y a 12 ans ! C’est un scandale ! Il roule pour lui tout seul ! Salopard de Méluche !

Les Insoumis acclament Mélenchon pendant les meetings. C’est un scandale, ce sont des moutons qui, béats, bêlent devant leur chef !
Mélenchon ne veut pas qu’on l’acclame pendant les meetings. C’est un scandale, une fausse modestie qui ne trompe personne.

Mélenchon a répondu vertement aux attaques qui lui sont faites ! C’est un scandale, il ne supporte pas les critiques. Il a un égo démesuré !
Mélenchon n’a pas répondu aux attaques qui lui sont faites ! C’est un scandale ! Quand parlera-t-il enfin au lieu de se draper dans un silence indigné.

Mélenchon est un vieux roublard de la politique ! C’est un scandale qu’il soit encore là dans un mouvement aussi jeune !
Mélenchon est accompagné, au sein de la FI par énormément de jeunes inconnus ! C’est un scandale ! Ils n’ont aucune expérience de la politique!

Mélenchon n’a pas le permis de conduire! C’est un scandale. C’est de l’auto-bashing

Mélenchon a mangé une salade verte ! C’est un scandale, un insupportable appel du pied aux écolos, personne n’est dupe!
Mélenchon a mangé du piment. Rouge, comme par hasard.

Et pour finir, j’ai surtout l’impression que :

Mélenchon a fait 19.5 % avec 85% de votes d’adhésion, et ça, c’est insupportable pour tous ceux qui n’aiment pas Mélenchon.

« En Marche » donne exactement les mêmes consignes que la « France insoumise», mais là, je ne sais pas pourquoi, c’est à la fois « légitime » et « moderne »! Cela, du reste, ne me viendrait pas à l’idée de critiquer « en marche » sur ce point.
Personnellement, tout ce foin unanime et malodorant autour de sa personne et de son mouvement, en toisant souverainement ses soutiens, forcément aveugles et imbéciles, me donne, plus que jamais, envie de soutenir la France Insoumise. »

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Au fil du 13 mai

Danielle Floutier – Lancement de la campagne des législatives 2e circo du Gard

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Artistes, syndicalistes et lanceurs d’alerte : qui sont les Insoumis investis aux législatives

Les candidats de la France insoumise aux élections législatives ont été dévoilés mercredi.

Jean-Luc Mélenchon a publié, ce mercredi, les noms de celles et ceux qui porteront les couleurs de son parti pour les élections législatives de juin. Avocats, militants, artistes ou encore des employés du social, ils sont 63% des candidats à être issus de la société civile.

Parmi eux, Lionel Buriello, ancien salarié d’Arcelor Mittal à Florange et syndicaliste CGT, Rémi Garnier, lanceur d’alerte dans l’affaire Cahuzac mais aussi la championne du monde de kick-boxing, Sarah Soilihi, issue des quartiers nord de Marseille.

Le parti de Jean-Luc Mélenchon a aussi voulu une alliance politique large. Au moins 17 candidats viennent du PCF, six d’EELV, cinq du PS, 36 du mouvement Ensemble et 73 du Parti de Gauche.

Des avocats et des militants écologistes

Côté lutte, le parti de Jean-Luc Mélenchon a choisi des avocats engagés. Dans la 12e circonscription de la Seine-Saint-Denis, à Clichy-sous-Bois, c’est le jeune avocat de WikiLeaks, Juan Branco, 27 ans, qui se présentera sous les couleurs de la France insoumise.

En Haute-Garonne, Claire Dujardin, avocate du collectif contre le barrage de Sivens portera les couleurs de la France Insoumise. Le projet initial de ce barrage a été définitivement abandonné en décembre 2015. Sa construction avait suscité une vive controverse et a été à l’origine de manifestations avec des heurts lors desquels le militant écologiste Rémi Fraisse a été tué en octobre 2014. Un autre projet est aujourd’hui à l’étude.

Autre combat écologiste sur lequel Jean-Luc Mélenchon se positionne, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La militante Katell Andromaque sera candidate en Loire-Atlantique pour défendre ses convictions.

Quant à la question du nucléaire, le parti investi Jean-Marie Brom, chercheur en physique nucléaire, et militant ‘Sortir du nucléaire’, en Alsace.

Des syndicalistes et des lanceurs d’alerte

De nombreux syndicalistes de la CGT ont aussi été investis. A l’instar d’Aurélien Motte, ancien métallurgiste, leader de la CGT, à l’usine de Sambre et Meuse, de Karine Monségu et Mehdi Kemoune, syndicalistes CGT à Air France.

D’anciens de Nuit Debout, mouvement citoyen lancé par François Ruffin pendant les manifestations contre la loi Travail ont également été investis. Hélène Bourlard, ancienne syndicaliste de la société Ecce, et membre de l’équipe du film Merci Patron! de François Ruffin également candidat en Picardie sous la bannière Picardie Debout; mais aussi Leila Chaibi, membre du Parti de gauche, ancienne candidate aux municipales à Paris, qui se décrit comme une des initiatrices du mouvement Nuit Debout.

Enfin, au moins deux lanceurs d’alerte porteront les couleurs de la France Insoumise.  Rémi Garnier, lanceur d’alerte dans l’affaire Cahuzac et Céline Boussié. Cette lanceuse d’alerte avait dénoncé des mauvais traitements sur des enfants handicapés dans un établissement du Gers.

Des artistes et des employés du social

Côté culture, l’actrice Sophie de La Rochefoucault sera suppléante de Didier Le Reste, ancien patron de la CGT Cheminots dans le 15e arrondissement de Paris. Aussi annoncé, l’humoriste Gérard Dahan ou le musicien Philippe Virolle.

Enfin des enseignants, des chercheurs mais aussi des employés dans le secteur social ont été présentés. Dans l’Oise, par exemple, Marie-Laure Darrigade, 44 ans, éducatrice spécialisée et Laurent Grenier, 30 ans, employé dans l’aide à la personne seront candidats sous la bannière de la France Insoumise.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il envisage de se présenter dans la seconde ville de France. A Marseille, le leader de la France Insoumise est arrivé premier avec 24,82% des suffrages, devant Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Source : http://www.bfmtv.com/politique/artistes-syndicalistes-et-lanceurs-d-alerte-qui-sont-les-insoumis-investis-aux-legislatives-1161061.html

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Dans ce 27e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi les législatives peuvent être l’occasion d’appliquer le programme «L’Avenir en commun» avant de donner les raisons de sa candidature à Marseille. Il apporte son soutien aux salarié.e.s de GM&S, en lutte à La Souterraine dans le département de la Creuse. Jean-Luc Mélenchon revient également sur l’absence de l’écologie dans le débat du second tour de l’élection présidentielle et invite chacun.e à être vigilant.e sur les questions liées au nucléaire ainsi qu’à la propriété des outils de production.

SOMMAIRE:
01:25 : Les législatives et les chances de la France insoumise
04:17 : Pourquoi être candidat aux législatives ?
05:58 : Pourquoi avoir choisi Marseille ?
08:28 : Ce que les législatives peuvent apporter au pays.
10:16 : Industrie et écologie
13:20 : La lutte des salarié.e.s de GM&S à La Souterraine, dans la Creuse
18:49 : Les stratégies américaines de prise de contrôle des entreprises françaises
22:00 : Technip, nouvelle entreprise menacée
23:26 : Appel à la vigilance sur les questions de propriété des moyens de production
25:25 : L’écologie, grande absente du second tour de l’élection présidentielle
26:16 : Les dangers du nucléaire : l’effondrement de la «poubelle nucléaire» américaine.

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Dossier Macron

 

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En Marche… pour le cannabis !

Several hundred people gathered in Lyon (France) for the 15th edition of the global Cannabis March. They called an end cannabis prohibition and it’s regulation. The protesters marched from the Place Carnot to the place Terreraux. France/Lyon/May, 7, 2016.//KONRADK_170702/Credit:KONRAD K./SIPA/1605071711

Les cannabinophiles français sont à nouveau invités à marcher pour la régulation du marché du chanvre/cannabis thérapeutique et récréatif ce samedi 13 mai. Il s’agit d’un événement de portée internationale visant à poursuivre le mouvement entamé sur le continent américain depuis quelques années.

Le nouveau président de la République française et la nouvelle législature à venir, auront très prochainement et inévitablement à se prononcer sur la délicate question du statut de « la plus populaire des drogues illicites ». L’abandon progressif de la politique du « tout répressif » étant à présent acté jusque dans les plus hautes institutions internationales, la France ne pourra longtemps se cantonner à légitimer un dispositif ayant démontré sa totale inefficacité aussi bien à contenir l’explosion des trafics qu’en matière de réduction des risques et de prévention.

La « contraventionnalisation » prônée par la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), reprise par M. Emmanuel Macron, reposant sur une nouvelle forme d’injustice et de stigmatisation des populations déjà précarisées (jeunes des quartiers populaires issus des « minorités visibles »), le CIRC invite le nouveau président ainsi que son/sa futur(e) ministre de la Santé, à réfléchir plus avant à une régulation totale de la filière.

Accompagnée d’une amnistie de toutes les personnes impliquées dans ce type d’infraction (en dehors de celles ayant commis des crimes de sang), cette mesure permettrait à la fois de mécaniquement faire chuter la criminalité et ainsi de retirer des prisons des individus n’ayant rien à y faire, mais aussi de créer plusieurs milliers d’emplois dans une filière dors et déjà dynamique malgré une répression acharnée. Cela permettrait aussi sans doute d’offrir de nouveaux débouchés à une agriculture exclusivement biologique et de terroir en pleine expansion.

Les taxes ainsi obtenues sur la production et la vente pourraient servir aux financements de multiples programmes sociaux, éducatifs et sanitaires. La prescription médicale du chanvre/cannabis et de ses extraits permettrait de soulager de nombreux(euses) patient(e)s dont les traitements classiques ne parviennent pas à répondre à leurs pathologies.

Enfin la sortie de la prohibition, outre l’assèchement des profits réalisés par les réseaux criminels, mettrait en partie un terme aux violences policières que son application arbitraire génère et à la défiance d’une certaine jeunesse à l’égard d’une autorité méprisante.

C’est donc au bon sens du futur gouvernement que le CIRC fait appel, dans le cadre d’une consultation de tous les acteurs concernés par la politique des drogues, des associations d’usagers jusqu’aux institutions sanitaires.

#VotezMariJanne2017
Votez Mari(J)anne en 2017

Fédération des CIRCs

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Réflexions sur la notion de Peuple

  Voici un billet valant le détour, livré par notre toujours aussi bon Charles Gave qui revient sur cette notion de peuple.

Vous allez me dire quel est le rapport avec l’économie ? Directement ? Eh bien en fait on s’en fiche, je trouve même remarquable que celles et ceux qui pensent encore librement l’économie aujourd’hui la pensent aussi avec un prisme politique, social, sociétal, et ne la pensent pas du tout comme une technique ou une « science » froide.

Nous la pensons chacun avec nos sensibilités de façon humaniste.

Si l’économie est humaniste, alors elle est au service des peuples, et non les peuples au service de l’économie.

À un moment, si vous voulez penser l’économie, il faut penser le peuple. Macron, lui, préfère nous faire « penser printemps »… Eh oui, cela ne s’invente pas.

Charles SANNAT

Extrait :

En fait, nous sommes dans un pays où la gauche a trahi le peuple, le reléguant au rôle de plèbe, tandis que la droite a trahi la nation, ce qui laisse une grande partie de ceux qui ont besoin d’être aidés quelque peu désemparés.

Et c’est ce que constate le géographe Christophe Guilly dans tous ses livres.

La France aujourd’hui est géographiquement distribuée en trois zones concentriques :

  • Au centre, ceux qui sont adaptés à l’économie moderne que j’ai appelé l’économie de la connaissance dans mon livre C’est une révolte, non Sire c’est une Révolution.  Ils contrôlent l’économie et les médias. Il est d’usage de les appeler les « bobos » et ils constituent l’électorat de Macron.
  • En périphérie des bobos, on trouve les immigrés qui sont de fait les domestiques des bobos (chauffeurs Uber, taxis, gardes d’enfants, personnel soignant, etc.) et sur lesquels se déversent les subventions étatiques, ce qui permet aux bobos d’avoir des domestiques pas trop chers. Ce deuxième groupe vote Melenchon.
  • Et enfin, à une heure et demi ou deux heures du centre de la grande ville dans laquelle les bobos résident dans des appartements hors de prix, on trouve les perdants de la mondialisation, ceux qui naguère étaient employés dans le secteur industriel. Ils votaient communistes autrefois, ils votent FN aujourd’hui. Et il n’y a plus aucun contact entre les bobos et les habitants de la troisième zone.

Et ce que cela veut dire est assez simple : ce qui fait office d’élites de nos jours n’a que mépris pour ceux qui vivent dans la France de la périphérie. Ce qui implique que « la volonté de vivre ensemble », absolument constitutif d’une nation, n’existe plus. Les élites méprisent la plèbe et plus encore ses représentants encore plus que cela n’était le cas dans la Grèce ou la Rome antique.

Lire l’article intégral : https://www.insolentiae.com/reflexions-sur-la-notion-de-peuple/

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Le fil du 12 mai

Conférence presse : JL Mélenchon veut « renverser l’indigente caste politique à Marseille !

 

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 Pour tout savoir ou presque sur l’organisation de la France Insoumise pour les législatives

Conférence de presse hebdomadaire de la France insoumise du 10/05/2017. © La France insoumise.

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Qui sont les électeurs derrière le vote record en faveur du Front national au second tour de la présidentielle ? La carte des scores du parti de Marine Le Pen en recouvre une autre, qui n’est pas celle de l’immigration. En cinq minutes, Ludovic, Stéphane et Xavier délivrent quelques clés d’analyse et de compréhension. Car « diaboliser ce vote ne le fait pas baisser », expliquent les trois vidéastes

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Dossier Macron

Jérôme Pimot, ex-livreur à vélo : « ça fait déjà quatre ans que je vis sous Macron »

L’un des symboles du travail selon Macron, c’est ce que l’on a appelé l’Uberisation. Un système qui permet à des plateformes, souvent localisées hors de France de recruter leurs employés avec un statut d’auto entrepreneurs. Jérôme Pimot ex livreur à vélo a été l’une des victimes de ce sous-salariat déguisé qu’il combat aujourd’hui. Réalisation : Eugénie Barbezat

5 mn 30

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C’est dans une quasi indifférence médiatique que se tient jusqu’au 18 mai à Bonn, en Allemagne, la session annuelle des négociations climatiques. Or, tous les indicateurs concernant le réchauffement de la planète sont au rouge.

Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la température moyenne a excédé de 1,1 °C les niveaux de l’ère préindustrielle. Un troisième triste record après ceux de 2015 et de 2014. Alors que les surfaces de banquise en Arctique et Antarctique ont atteint des niveaux exceptionnellement bas en 2016, la montée des océans se révèle 25 à 30 % plus rapide entre 2004 et 2015 qu’entre 1993 et 2004.

A lire sur bastamag.net

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Pourquoi Mélenchon a gagné… sur Youtube

Bilan d’une campagne où l’on a vu les candidats faire un usage intensif d’internet, soit par nécessité, faute d’accès aux grands médias, soit pour se doter d’un canal supplémentaire de diffusion de leurs idées et discours.

28 minutes. Cette vidéo met l’accent sur Mélenchon, mais elle interroge tous les autres candidats, et surtout ceux à venir, particulièrement celles ou ceux qui n’ont toujours rien compris au rôle possible des réseaux sociaux, notamment Youtube (et un peu Daily Motion) et Facebook.

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

On était inquiet, on entendait moins parler de notre pompeux cornichon. Mais gloup, gloup, le revoilà à la une, il vient de se faire entarter pour la douzième fois !

Comme c’était court, on vous la remet sous un autre angle.

Au hasard des pérégrinations internautes, nous sommes tombés sur cette lettre…

Chère Marine,

Merci pour tout, c’était parfait, sans toi, jamais nous n’aurions réussi ce coup somptueux . Bien sûr, j’avais des atouts : tout le CAC 40, le Medef, la finance internationale, tous les politicards retourneurs de veste, tous les vieux cabots, de Kouchner à BHL, tous les grands médias, Le Monde, Libé, L’Express, L’Obs et les autres, bref, j’avais tout, mais sans toi, sans ton FN, ce merveilleux épouvantail, jamais je n’aurais réussi à ce point-là.

On peut tordre les chiffres dans tous les sens, mais on voit bien qu’au moins 75% des inscrits ne voulaient pas de moi, c’est contre toi qu’ils ont voté, contre le « fascisme », comme ils disent… La vieille ficelle mise au point par Mitterrand a encore marché à merveille, grâce à toi et à ton équipe, merci à toutes et à tous. Dans cinq ans, comme promis, ce sera ton tour, je te prépare le terrain, fais moi confiance, je vais mettre ce pays dans un tel état qu’ils te porteront en triomphe à 80%.

Merci encore, chère Marine, Brigitte t’embrasse, notre amitié à Jean-Marie, à Louis et à toute la famille. Venez-donc nous voir au Touquet, bientôt. On va être occupé mais on trouvera toujours un moment.

Bien affectueusement.

Emmanuel

le fil du 11 mai

LÉGISLATIVES : «NOUS SOMMES EN CAMPAGNE POUR GAGNER»

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Finalement, les électeurs de Mélenchon ont majoritairement voté Macron au second tour

Cet entre-deux-tours parfois hystérique en valait-il la peine ? L’examen attentif des résultats apporte un début de réponse. Emmanuel Macron s’est imposé très largement face à Marine Le Pen, avec 66,1% des suffrages exprimés du second tour, et plus de dix millions de voix d’avance. Parmi ses soutiens, plus de 3 millions et demi avaient voté Jean-Luc Mélenchon au premier tour. En effet, une étude Ipsos montre que 52% de ceux qui avaient porté leurs suffrages vers le candidat de la France insoumise au premier tour se sont rabattus sur Emmanuel Macron au suivant. 17% ont déposé un bulletin blanc ou nul dans l’urne, et un peu moins d’un quart ont refusé d’aller voter. Les 7% restants ont voté pour Marine Le Pen au second tour. Le bilan est beaucoup plus positif que ce que laissait présager le vote interne organisé par la France insoumise avant le second tour.

L’attitude du leader de la France insoumise, et l’insubordination revendiquée de ses partisans, ont provoqué des sursauts d’indignation dans le paysage politique. Jean-Luc Mélenchon s’est attiré des critiques quasi unanimes, notamment à gauche. Manuel Valls a déclaré « ne pas comprendre qu’il ne s’engage pas davantage » contre le FN, Pierre Moscovici a qualifié les indécis « d’inconscients« , tandis que Jean-Christophe Cambadélis a jugé que l’attitude de Mélenchon était « une faute« . Emmanuel Macron lui-même a jugé que les électeurs de la France insoumise « valaient mieux » que les hésitations de leur chef de file. Jean-Luc Mélenchon a lui insisté sur le fait que « pas une voix » ne devait aller vers le Front national, tout en refusant de dire pour qui il allait voter.

Source : https://www.marianne.net/politique/finalement-les-electeurs-de-melenchon-ont-majoritairement-vote-macron-au-second-tour

Bonus Sémaphores : Comme Marianne, pour étoffer son article, a cru bon de reproduire le dessin de Plantu sur le vote des insoumis (version à gauche), voici la version corrigée (à droite), histoire d’apprendre à Plantu à moins se planter.

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Lettre ouverte d’ONG à Macron pour réclamer un ministère de l’Environnement élargi

http://www.bfmtv.com/planete/lettre-ouverte-d-ong-a-macron-pour-reclamer-un-ministere-de-l-environnement-elargi-1160451.html

Huit organisations environnementales, dont le WWF et la Fondation Hulot, ont appelé mardi Emmanuel Macron à créer « un grand ministère de l’Environnement », au périmètre élargi et avec à sa tête un ministre d’État, numéro deux dans l’ordre protocolaire.

« La pertinence d’un grand ministère, avec à sa tête un ministre d’État, numéro deux dans l’ordre protocolaire, en charge du développement durable (écologie, biodiversité, climat et énergie, transport, logement et urbanisme, aménagement du territoire, pêche et mer)(…) a fait ses preuves et répondra à votre volonté d’un gouvernement resserré », écrivent-elles dans une lettre ouverte au président élu dimanche.

La transition écologique comme priorité

Outre le WWF et la Fondation Hulot, le texte est signé par France Nature Environnement, Les Amis de la Terre, le Réseau Action Climat, la LPO, Humanité et Biodiversité, et Surfrider.

« L’organisation de l’État et de son gouvernement reflète l’ambition que se donne un pays », écrivent les ONG. « Comme vous le souligniez dans votre programme, ‘la transition écologique est une priorité pour aujourd’hui qui affecte tous les secteurs de la vie économique et sociale' », ajoutent-elles.

Selon les ONG, « des synergies institutionnelles fortes » doivent être trouvées avec les ministères de la Santé, du Travail, de l’Agriculture, des Outremers et de l’Économie, « tant leurs rôles et impacts sont essentiels pour l’environnement ».

Intégrer « la transversalité de l’enjeu »

Les organisations indiquent vouloir rencontrer Emmanuel Macron « dans les meilleurs délais afin d’évoquer la feuille de route du quinquennat pour la transition écologique ».

Rappelant qu’il a souligné dans son programme l’importance d’une alimentation plus saine et annoncé des états généraux de l’agriculture et de l’alimentation, les signataires espèrent que le gouvernement « intégrera l’importance et la transversalité de cet enjeu, à la fois au niveau national et international ».

Ils demandent enfin que « les instances de concertation des secteurs économiques et sociaux » s’ouvrent aux « associations environnementalistes », comme le Conseil National de la Transition Écologique est ouvert aux acteurs économiques et sociaux.

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Un tournant éthique à ne pas rater

  Anticor se félicite du choix du nouveau Président de la République de faire de la moralisation de la vie politique le premier projet de loi qui sera soumis à la nouvelle législature.

L’association approuve les progrès indispensables qui ont déjà été annoncés dans le programme d’Emmanuel Macron :
– l’interdiction faite aux parlementaires d’exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat ;
– l’interdiction de toute embauche par un élu ou un ministre d’un membre de sa famille ;
– le contrôle de l’utilisation de l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) ;
– l’encadrement du lobbying (plus ambitieux que celui prévu dans la loi Sapin II) ;

Anticor se félicite plus particulièrement que le nouveau Président ait repris deux mesures figurant dans sa charte éthique pour la présidentielle :
– l’interdiction du cumul de plus de trois mandats identiques successifs ;
– l’interdiction pour tous les détenteurs d’un casier judiciaire (B2) de se présenter à une élection.

Cependant, certaines propositions du programme appellent des précisions. Il en va ainsi de l’engagement « d’alourdir les sanctions contre la fraude fiscale ». Ce serait un symbole fort en la matière de supprimer le « verrou de Bercy » qui donne à l’exécutif le monopole des poursuites en ce domaine.

Surtout, la lutte pour l’éthique dans la vie politique appelle d’autres mesures qui ne sont pas évoquées pour l’instant et dont le nouveau Président ne devrait pas faire l’économie. Il en va ainsi des propositions visant :
– à supprimer la réserve parlementaire, outil du clientélisme ;
– à confier la certification des comptes des partis politiques à la Cour des comptes ;
– à donner à la Cour de discipline budgétaire et financière le pouvoir de sanctionner les membres du Gouvernement et les élus locaux.

Ce serait également un signal fort de présenter un projet de loi constitutionnelle visant :
– à supprimer tout lien hiérarchique entre le ministre de la Justice et les procureurs ;
– à supprimer l’inviolabilité dont bénéficient le Président de la République et les parlementaires (qui les empêche de faire l’objet de mesures privatives ou restrictives de liberté pendant la durée de leur mandat, même pour des actes étrangers à l’exercice de leurs fonctions) ;
– à supprimer la Cour de justice de la République et mettre ainsi un terme au privilège de juridiction dont bénéficient les membres du Gouvernement.

Enfin, pour montrer l’exemple, le mouvement d’Emmanuel Macron serait bien inspiré de ne donner l’investiture qu’à des candidats qui anticiperaient la future loi de moralisation de la vie politique. Dans ce cadre, les candidats soutenus par lui devraient, d’une part, ne pas avoir de condamnation inscrite à leur casier judiciaire et, d’autre part, ne pas avoir déjà exercé trois mandats de député.

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On a beaucoup aimé…

 C’est toujours bon à savoir…

En savoir plus sur le 49.3 et les ordonnances : http://www.humanite.fr/gouverner-par-ordonnances-et-49-3-comment-ca-marche-et-quels-garde-fous-635902

 

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Vous avez dit dédiabolisation ?

Comme chaque 9 mai, le Groupe Union Défense, mouvement nationaliste révolutionnaire, défilait pour rendre hommage à l’un des siens.

Mort d’un militant natio’

C’était le 7 mai 1994. Avec les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR), les Gudarts organisaient un rassemblement pour dénoncer « l’impérialisme américain » à la veille des célébrations du cinquantenaire du débarquement. La manif est interdite et Sébastien Deyzieu, militant nationaliste de 22 ans, décède alors qu’il tente d’échapper à la police en grimpant sur un échafaudage.

Dans le livre « Marine est au courant de tout », Mathias Destal et Marine Turchi détaillent la suite des événements. Deux jours après le décès, le Gud dirigé par Frédéric Chatillon et le Front National de la Jeunesse dirigé par Samuel Maréchal fondent le « comité du 9 mai » pour dénoncer « la police de Pasqua ». Le 11 mai 1994, les militants des deux formations tentent ensemble d’envahir l’appartement du ministre de l’intérieur. Ils se font repousser et filent vers le conseil général des Hauts-de-Seine qu’ils occupent un moment.

Le soir même, ils font irruption dans les locaux de Fun Radio à Neuilly pendant une émission du Doc et Difool. Sept militants sont interpellés. Pour les défendre au tribunal, 3 avocats : Phillipe Péninque, ancien du Gud, connu pour avoir ouvert le compte en suisse de Cahuzac. Son associé, Jean-Pierre Emié. Et… Marine Le Pen.

https://www.streetpress.com/sujet/1494414045-le-gud-defile-dans-paris

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Au fil du 10 mai

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France Bleu Gard Lozère – 8 mai 2017 – Interview Jonathan Devaux – France Insoumise Gard

Les futur.e.s député.e.s de la France insoumise – JLM2017

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Législatives. La France insoumise annonce la fin des négociations avec le PCF

Julia Hamlaoui

Mardi, 9 Mai, 2017

Humanite.fr

La France insoumise a annoncé mardi soir par voie de communiqué de presse que les négociations étaient rompues avec le PCF pour les élections législatives, alors que depuis plusieurs jours des échanges avaient lieu pour trouver à défaut d’un accord national, un accord de désistements réciproques.

« Pierre Laurent a décidé de rompre les discussions sur les candidatures aux élections législatives », a écrit, mardi soir dans un communiqué, Manuel Bompard, directeur de campagnes de FI, affirmant « prendre acte » que «  la direction du PCF a  lancé la campagne de tous ses candidats sous le sigle du PCF, membre d’un « Front de Gauche » pourtant aujourd’hui inexistant ».

« C’est très surprenant et incompréhensible alors que les échanges se sont poursuivis par téléphone et après notre conférence de presse de cet après-midi », déplore-t-on dans l’entourage du secrétaire national du PCF.  Quelques heures plus tôt, celui-ci  a de nouveau appelé, devant la presse, « avec gravité et colère » , à un accord pour mener « non dans quelques circonscriptions, mais le plus largement et nationalement possible  la bataille (des législatives, NDLR) sous une bannière commune ».

Renvoyant la responsabilité de cette rupture au PCF, citant un numéro de janvier du supplément « Communistes » de l’Humanité, Manuel Bompard estime que de longue date la direction du PCF a rejeté un accord au niveau. La France insoumise indiquait alors qu’un tel accord devait se nouer sous le label FI et avec la signature de sa  charte pour l’ensemble des candidats. Des conditions refusées par le PCF. « Nous ne rejoindrons pas la France insoumise » a réaffirmé mardi Pierre Laurent sans exclure un accord. « La grande diversité de ses candidatures fait d’ores et déjà de la France insoumise un cadre de large rassemblement », ajoute en retour Manuel Bompard à son communiqué. Au-delà de cette question les tensions des derniers jours ont également porté sur le nombre de circonscriptions concernées et la répartition de celles-ci.

Pour l’heure, les deux formations ont prévu, chacune de leur côté, une initiative de lancement de campagne. Le PCF donne rendez-vous à Paris pour un meeting au Gymnase Japy jeudi soir, et la France insoumise organise une convention nationale samedi à Villejuif.

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Natacha Polony analyse à chaud l’élection d’Emmanuel Macron. En réalité, Macron n’a été élu que par 20 millions d’électeurs sur les 47…
Au-delà du matraquage contre Marine Le Pen, cette campagne aura eu le mérite d’aborder les sujets de fond : l’union européenne, le néolibéralisme, la globalisation et la désindustrialisation qui détruisent les structures sociales de notre pays.

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Vu par les voisins…

Thomas Wiesel – Présidentielle 2ème tour – Le Temps

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MERCI MACRON ! (2)

 

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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le fil du 9 mai

« Je suis là pour dire à Macron qu’il ne va pas avoir un jour de répit. »

Nous ne sommes condamnés ni au pouvoir des riches ni à celui des haineux.

MACRON, PRÉSIDENT PAR DÉFAUT – Le Bon Sens

Le dimanche 7 mai, Emmanuel Macron a été élu président de la République. Il l’a été par défaut, une minorité de gens ayant voté pour lui sur la base d’une adhésion à son programme.

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chronique du 08/05/2017 par Daniel Schneidermann

La France offre une idole aux Beautiful du monde

Et la bulle devint le Barrage, ce qui témoigne d’une belle plasticité. Et d’une belle Baraka. Il y aura fallu l’effondrement de Fillon, l’auto-démasquage de Le Pen, la neutralisation mutuelle de Hamon et Mélenchon, tout cela conjugué à la fascination auto-réalisatrice de la presse pour la success story. Et les bonnes fées Niel, Arnault, ou Lagardère, ont-elles actionné leurs baguettes ? Elles étaient là, cela suffisait.

Voyons-le s’avancer seul dans la Cour Napoléon du Louvre, produisant (enfin !) une image-symbole, solitude et clairs obscurs, façon Mitterrand au Panthéon : le Barrage est plutôt joli garçon. Il ne fait pas honte à regarder. On s’opposera, on combattra, mais on n’en aura pas honte. C’est déjà ça. Les scénographes ont travaillé, à la différence des paroliers : les deux discours du soir sonnent étonnamment creux. Il faut vite présenter des speech writers à ce littéraire qui parle pourtant à mots choisis. Ce serait dommage de devoir couper le son pour le regarder, et de se contenter de commenter les tenues de Brigitte, en cosmonaute seventie LVMH.

Il est joli garçon et il le sait, qui s’est embeddé une photographe, Soazig de la Moissonnière, avec l’arrière-pensée si transparente d’être son Pete Souza, photographe de l’épopée Obama. Regardez-le ici à l’arrêt, attendant le top départ de l’Hymne à la joie. Bons débuts, mais il faudra le décoincer encore un peu, Soazig, si vous durez…

La pyramide du Louvre est une bonne idée, très macronienne : Ancien Régime et Révolution fusionnés dans un même hommage. Rêve indicible d’une France où le joli Desmoulins fonderait une start up avec Marie-Antoinette, et où les sans-culottes s’embaucheraient chez Deliveroo. Seul problème : le triangle au-dessus de sa tête le range illico dans les Illuminati. On est parti pour cinq ans de rigolade dans la complosphère. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, regardez notre émission de l’été dernier.

Le Barrage est jeune, la télé le souligne toutes les trois secondes et demie. 39 ans, le chef d’Etat français le plus jeune depuis Bonaparte (encore), Seule question : le Barrage se sait-il Barrage ou bien, avec toute cette blondeur autour de lui, à force de fausses paparazzades, se prend-il pour un Grimaldi ? Autour de sa jeunesse, vont frétiller les Vieux : il faut les voir, sur les plateaux, les Bayrou, les Royal, les Copé, les Dray, les Baroin, préfigurer un quinquennat de magouilles et d’embrouilles, et co-produire en attendant la soirée électorale la plus emmerdante de toute la Ve République. Face à eux, quelques pâles macroniens (Castaner, Griveaux), s’efforcent d’exister. Et le vieux Collomb ! Cachez-le celui-là !

Le Barrage est surtout européen et mondialiste bien entendu, et son élection enterre pour longtemps l’idée de Frexit, que plus personne ne porte en France, après le dégonflage de la baudruche Le Pen (Marine j’entends. La nièce est à l’affût). Comment cette idée put séduire, avant de terrifier : Todd en livre une explication démographico-éducative. Elle reste à compléter. En attendant, pendant que les Beautiful de tout l’Occident s’offrent une nouvelle idole, onze millions de voix grondent dans la pénombre.

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Macron est un président « faible » et « minoritaire »

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On apprend que Vladimir Poutine a adressé ses félicitations à Emmanuel Macron pour son élection. Ça s’appelle la diplomatie. Même quand c’est complètement démago, mais quoi ? Faut rester dans la bien-pensance. Pourtant, en Russie et jusqu’à la semaine dernière, la presse d’État ou proche du Kremlin n’avait pas de mots assez durs pour qualifier le nouveau Bonaparte.

« Les docteurs pensent que le favori de l’élection française est un psychopathe standard« , écrivait par exemple le quotidien privé Komsomolskaya Pravda, un des grands quotidiens du pays. Macron « brille comme une fausse pièce de monnaie et déclare des choses stupides avec une apparence incroyablement convaincante« , attaquait le Komsomolskaya Pravda. Le ton était tout aussi direct dans les pages du quotidien Rossiyskaya Gazeta, qui appartient au gouvernement russe. Macron y était comparé à une « couleuvre à collier qui se réveille de son hibernation« , mais aussi décrit comme ayant « des yeux globuleux comme ceux d’un poisson« .

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A ajouter à notre dossier Censure…

Tous les médias ne sont pas les bienvenus à la soirée de la soirée électorale du FN. Comme l’explique le site Buzzfeed, qui s’est vu refuser son accréditation pour participer à cette soirée qui se tient au Chalet du Lac, à Vincennes, une bonne dizaine de médias ont été blacklistés. Parmi eux, outre Buzzfeed : Mediapart et Quotidien (TMC), tricards de longue date comme nous le racontions dans notre émission de la semaine, mais aussi Les Jours, Konbini, Brut, Politis, Explicit, Streetpress, Charlie Hebdo, Rue89, La Télé Libre et plusieurs médias étrangers. Selon Mediapart, on trouve parmi eux Politico, la chaîne britannique Sky News ou encore des confrères étrangers et/ou indépendants (le site d’information américain The Atlantic et la Rai 3). Même Le Figaro a eu des difficultés à obtenir une accréditation. De son côté, le Bondy blog assure n’avoir jamais eu de réponse.

Solidaires, Libération, Les Inrocks, Le Monde, l’agence Bloomberg et L’humanité, tous pourtant accrédités, ont annoncé boycotter la soirée. Le journaliste de Society, dont le photographe qui l’accompagnait pour la soirée a été exclu par le service d’ordre, annonce également ne pas rester couvrir l’événement. Pour ceux qui continuent de couvrir la soirée, les conditions n’ont pas l’air optimales. Sur Twitter, la journaliste de La nouvelle édition (C8) assure qu’« au QG de Marine le Pen, les journalistes ont interdiction d’interviewer les militants. « Sinon je vous présente la sortie » nous dit la sécu« .

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Les vœux de Benoît Hamon

Je félicite Emmanuel Macron pour son élection à la Présidence de la République. Le sens de l’intérêt général m’invite à souhaiter qu’il réussisse. Je félicite aussi les citoyens français venus nombreux lors des deux tours de cette élection faire vivre notre démocratie et choisir d’utiliser le bulletin de vote portant le nom d’Emmanuel Macron pour écarter un péril majeur pour la République : l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.

Je note cependant le score historique de Madame Le Pen. Cela m’invite à aller à l’essentiel. Si 63% des Français ont voté pour Emmanuel Macron, cette majorité n’existe pas pour démanteler le Code du travail par ordonnance. Elle n’existe pas pour augmenter la CSG et supprimer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune. Elle n’existe pas pour diminuer le nombre de fonctionnaires et laisser disparaître les services publics, dégrader l’hôpital et les écoles. Elle n’existe pas pour approuver les traités de libre-échange.

Parce que, ce soir, nous n’avons trouvé de majorité que pour dire non à l’extrême droite, c’est à l’occasion des élections législatives des 11 et 18 juin prochains que vous allez choisir la politique que vous souhaitez pour la France, pour la France en Europe, pour vous-mêmes et vos enfants.

Je veux porter, avec toutes les forces de gauche :
– L’urgence de solidarités nouvelles face aux mutations du travail (à l’ubérisation et la précarisation effrénée des emplois), mais aussi des existences, que nous soyons jeunes ou âgés.
– L’urgence d’améliorer le pouvoir d’achat des salariés, des retraités, des classes populaires et moyennes.
– L’urgence de la transition écologique, absente de manière irresponsable du débat et des projets de Madame Le Pen et Monsieur Macron, et qui représente un formidable gisement d’emplois. Cette urgence est aussi celle de la prise de conscience que nous devons et ne pouvons plus produire et consommer comme si les ressources naturelles étaient inépuisables et la planète invulnérable.
– L’urgence de sortir d’une démocratie intermittente se résumant à un scrutin majeur tous les 5 ans, où les projets s’effacent derrière le vote utile. Il faut passer à la 6ème République.
– L’urgence d’en finir avec l’austérité en Europe sans pour autant jeter l’Europe aux orties.

Ces cinq points, présents dans la plupart des projets des différentes sensibilités de la gauche et des écologistes en France et en Europe, peuvent constituer la base d’une plateforme commune à toute la gauche française pour gouverner dès le 18 juin.
Si la gauche se rassemble, elle peut être majoritaire à l’Assemblée nationale. Soyez en certains.

Nous, hommes et femmes de gauche par conviction, que nos cultures soient socialistes, écologistes, citoyennes, communistes, insoumises, hommes et femmes sincèrement désireux de faire gagner la gauche, il nous appartient de surmonter les antagonismes des partis, les vieilles rancunes, les sectarismes et les stratégies de démolition. Il faut un maximum de candidatures d’union à gauche pour les élections législatives. J’y suis prêt. Dès ce soir. Je soutiendrai par delà les étiquettes les femmes et les hommes sincèrement engagés dans cette démarche de rassemblement, première étape d’une renaissance et d’une reconstruction de la gauche française.

Nous avons fait barrage au pire. À nous de construire le meilleur.

Fidèlement,
Benoît Hamon

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Où t’es, Marianne, où t’es ?

NdM- Qui tétoi ?

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

En marche ! à petits pas – Le Moment Meurice

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Au fil du 8 mai 2017

Le nouveau président est élu. La courtoisie et l’amour de notre démocratie commandent d’en prendre acte sans barguigner et de lui présenter nos vœux. Puisse le sens du destin de notre patrie vous habiter, monsieur le président. Et la pensée des démunis, sans droits, sans toit, sans emploi, vous obséder. Puisse la France y trouver son compte.

Les gens, ne lâchez rien ! Ne renoncez à rien. Ce pays et les gens simples qui le peuplent ne sont condamnés ni au pouvoir des riches ni à celui des haineux.

Une nouvelle majorité parlementaire est possible autour de nous. Le goût du bonheur reste contagieux. À notre appel, le 18 juin, deuxième tour des législatives, notre résistance peut gagner la bataille. Et je vais m’y employer avec vous de toute mon énergie.

Vive la République. Vive la France.

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L’abstention est particulièrement élevée parmi les électeurs qui avaient voté Jean-Luc Mélenchon au premier tour : 24% d’entre-eux ne se sont pas déplacés ce 7 mai. Les 18-24 ans (34%) et les chômeurs (35%) sont les catégories qui se sont le plus abstenues.

Par ailleurs, 4,2 millions d’électeurs (soit 8,9% des électeurs inscrits) ont glissé un bulletin blanc ou nul dans l’urne lors de ce second tour. Il s’agit d’un record absolu sous la Ve République.

En définitive, Emmanuel Macron a donc été élu par seulement 43,3% des électeurs inscrits, alors que le total de l’abstention et des votes blancs et nuls atteint 32%.

Un choix par défaut

Source : http://mobile.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/quatre-chiffres-qui-montrent-que-l-election-d-emmanuel-macron-n-est-pas-si-ecrasante_2180067.html#xtref=acc_dir

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Maurice Ulrich : « A l’Assemblée nationale, la seule force d’opposition réelle sera la gauche »

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 Où que vous soyez, à partir de maintenant suivez le PHI, rejoignez la FI

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Un appel d’électeurs anonymes et insoumis

PCF, FI, pour que cessent nos divisions : un appel pour gagner les législatives !

Les législatives arrivent à grand pas. La réussite politique du mouvement porté par la France insoumise ne peut et ne doit pas s’arrêter. Il nous faut arriver unis en juin, pour battre la droite molle, la droite dure et l’extrême-droite. Nous lançons un appel aux dirigeants de la FI, du PG, du PCF et d’Ensemble pour l’union afin de porter le programme des Insoumis à l’Assemblée.

A Clémentine Autain, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon

Cher.es camarades,

Nous sommes des électeurs anonymes qui avons voté pour le programme de la France insoumise au 1er tour des présidentielles et pour son porte-parole, Jean-Luc Mélenchon.

Passée la déception de ne pas être au second tour, le résultat de la France insoumise nous rend profondément heureux et motivés. Le moment est historique : le mouvement rassemble 3 millions de voix en plus par rapport au Front de Gauche de 2012, il entame une reconquête des voix des classes populaires, des précaires et des jeunes. Il constitue l’une des grandes forces politiques du pays, à « seulement » 600 000 voix du FN. Et il s’affirme enfin comme première force de la gauche, une gauche de combat, qui ne cède pas aux sirènes du social-libéralisme, se tourne résolument vers l’écologie et entend rompre enfin avec une Union Européenne devenue un carcan libéral.

Désormais, tous nos efforts doivent être dirigés vers les législatives, qui arrivent à grand pas. A l’Assemblée, si nous y sommes en nombre, nous pourrons combattre toutes les politiques réactionnaires et libérales voire, qui sait, parvenir à convoquer une Constituante. Dans ce contexte, nous nous désolons de voir que les négociations entre les forces de notre gauche — et notamment entre la FI et le PCF — sont au point mort.

Que cela soit clair : si nous n’arrivons pas aux législatives en tant que force unique et unifiée, c’est la défaite assurée. Dans des dizaines et des dizaines de communes, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête des suffrages. Nous avons l’opportunité d’envoyer énormément de députés à l’Assemblée : de potentiels élu.es dont la plupart ne sont pas des professionnel.les de la politique et donc beaucoup ne sont pas des vieux hommes blancs aisés, cette catégorie de la population tant et tant sur-représentée à l’Assemblée. Nous avons l’occasion de renouveler l’Assemblée, tant d’un point de vue politique que sociologique. Cette occasion, nous ne pouvons pas nous permettre de la rater.

Nous demandons solennellement à Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Clémentine Autain et à tous les cadres des différents mouvements politiques qu’ils et elles représentent de s’accorder pour des candidatures communes et uniques aux législatives. Pour gagner :

  • Il faudra une candidature pour une circonscription. Cette candidature devra être supportée de façon commune par la FI, le PCF, Ensemble, le PG, et éventuellement avec le NPA s’il le souhaite.
  • Dans les circonscriptions où les candidats socialistes ou écologistes ne se résolvent pas à l’idée de devenir les supplétifs d’Emmanuel Macron au sein d’un grand groupe parlementaire du centre (ce qui est déjà prévu par les instances dirigeantes du PS : voir ici, notamment), tendons leur la main, quitte à se désister vis-à-vis d’eux s’ils décident de quitter le PS pour nous rejoindre.
  • La stratégie mise en œuvre par la France insoumise a fonctionné, en dépassant la structure de cartel de partis auquel le Front de Gauche s’était limité. Cette stratégie doit diriger notre action : qu’on le veuille ou non, les intérêts propres à chaque parti de notre gauche doivent être dépassés et les relations entre chacun se pacifier.
  • Dans ce contexte, on ne peut pas rejouer encore et encore la carte des identités partisanes, des alliances alambiquées et à géométrie variable. Nous comprenons notamment que le PCF tienne à son identité : ce grand parti a mené tant et tant de luttes pour les travailleurs et les travailleuses de ce pays, nous lui devons tant. Mais nous ne pouvons pas sacrifier l’émergence d’un mouvement large au nom de la préservation de cette identité là : le PG et Ensemble ont su se mettre en retrait pour favoriser ce mouvement, le PCF peut et devrait entrer dans l’espace politique de la FI, sans rien renier de sa singularité et de sa liberté de ton. Faisons tous et toutes partie d’un même mouvement, plus ouvert et moins rigide que le Front de Gauche, tout en gardant les spécificités propres à chacun : c’est ce qui nous a manqué ces dernières années !
  • Il est hors de question de proposer des accords qui seraient humiliants pour l’un ou l’autre des partis : absents de l’Assemblée sortante, la FI, le PG et Ensemble doivent avoir des députés. Mais dans le même temps, il est nécessaire de faire sa juste place au PCF, depuis longtemps investi dans les luttes et dont les militant.es ont toujours constitué une force précieuse pour notre gauche. Plutôt que de parachuter n’importe qui dans n’importe quelle circonscription, laissons les camarades locaux décider de qui est le ou la plus légitime.
  • La charte de la France insoumise doit être signée : elle permet d’arriver devant les électeurs et électrices avec clarté et transparence. Elle comporte des avancées majeures pour la transparence de la vie politique et le respect du mandat donné aux député.es. Amendons-la pour ne pas rebuter nos camarades : oui au respect du programme et des engagements électoraux, qui sont la racine même de la légitimité du mandat, tout en laissant une place à la possibilité de faire évoluer, dans une certaine limite, les positions futures au sein de l’Assemblée (positions qui devront être collectivement et démocratiquement élaborées).
  • La question du reversement des indemnités, et de l’association qui les recueille, ne peut pas continuer à crisper les relations entre la France insoumise et le PCF. Que soit trouvée au plus vite une solution, qui permette au PCF de continuer à alimenter son budget grâce à ses élus, puisqu’il semble que ce soit là le point de négociation.
  • La plainte déposée par la France insoumise contre le PCF doit être retirée. Cela crée encore plus de tensions, de frustrations, d’inimitiés entre les militants de nos organisations : ce n’est pas comme cela que nous gagnerons quoi que ce soit.
  • Enfin, la propagande doit être unifiée au niveau national : les affiches, tracts, argumentaires de campagne devront mettre en avant l’appartenance à la France insoumise (affiche blanche et bleue, photo de JLM…), même si ils pourront comporter, en format réduit, les logos des forces politiques en présence. Qu’on le veuille ou non, le résultat de la FI est fortement associé à la capacité qu’a eu Jean-Luc Mélenchon de mobiliser toute une partie de la population autour d’un programme, d’une image, d’un vocabulaire, d’un ensemble de symboles. Pour gagner aux législatives, nous ne pouvons pas mettre tout cela à la poubelle. Nous devons nous appuyer sur ce qui a fonctionné, sur ce qui a pu nous porter jusqu’aux 20%. Nous devons apparaître comme une force immédiatement reconnaissable et comme une force unie. Ce n’est qu’au prix d’une uniformisation du matériel de campagne que nous pourrons être identifiés et que nous pourrons remporter des suffrages.

Encore une fois, le moment est historique. Nous pouvons entrer en nombre à l’Assemblée : en fonction du taux de participation aux législatives, ce sont entre une et plusieurs centaines de circonscriptions dans lesquelles nous pouvons nous maintenir. Et 67 dans lesquelles Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête. Cette chance doit être saisie, et tous les moyens pour y parvenir doivent être mis en œuvre.

Dirigeant.es de la France insoumise, du PG, du PCF, d’Ensemble, cadres et militants de toutes les forces qui composaient le Front de Gauche : ne reproduisez pas les erreurs qui ont été commises ces 5 dernières années, qui ont fait retomber la dynamique lancée par les 11% de 2012. Nous, non-encartés, ne voulons plus des querelles partisanes, des affrontements stériles pour la répartition des postes, qui résonnent encore comme des échos de la vieille politique, et qui repoussent toujours plus loin notre objectif d’émancipation de toutes et tous.

Vous avez une responsabilité historique, 7 millions de Français vous font confiance et vous regardent. Camarades, soyez dignes de nos luttes, de nos espoirs et de nos volontés de rompre avec ce vieux monde !

 

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le fil du 6 mai

Deux jours avant de régler son compte à Le Pen

vendredi 5 mai 2017, par Jean-Luc Mélenchon

Comme un piano mécanique, la présidentielle déroule sa partition écrite de longue main. Le deuxième tour où tout électeur est pris en otage pour faire élire n’importe qui d’autre ou sinon c’est Le Pen, prouve son efficacité. Nous allons en effet tous refuser notre voix à Marine le Pen, quelle qu’en soit la forme et le prix. (…)

Cette fois-ci, le final de la comédie a été en apothéose, avec l’explosion finale des unes hebdomadaires et parfois quotidiennes : Macron à l’endroit, Macron à l’envers, Macron bébé, Macron enfant, Macron au ski, à la plage, certes creux et parlant beaucoup pour ne rien dire mais tellement… tellement Maacronnn quoua !

Tout ce dressage rustaud avait pourtant failli dérailler quand il est devenu évident qu’en dépit de tous les barrages de calomnies, citations truquées, sondages en accordéon, je parvenais à me glisser dans le mouchoir de poche des éligibles au deuxième tour. Aussitôt, les orgues de Staline du parti médiatique se sont mis en place. Pendant quinze jours, les indignés de circonstances ont mitraillé sans pause et se sont mobilisés pour « faire barrage à Mélenchon ». Cuba mais pas Qatar, Poutine mais pas Erdogan, Alba mais pas Raka et Lafarge. Sans un mot contre Le Pen, les médiacrates qui n’ont jamais rien fait d’autres que de lui servir la soupe et la dédiaboliser au fil des mois et lui donner jusqu’au double de mon temps de parole, se sont dressés sur leurs ergots tout en haut du tas de fumier de la ferme des animaux.(…)

Tout tient dans une réalité simple : les élections législatives ont commencé. Ce n’est pas pour rien qu’un premier sondage annonce déjà la majorité pour les candidats de « En Marche ». Bien sûr, nous sommes sondés en tant que « Front de gauche » quoi que celui-ci n’existe plus depuis deux ans et soit devenu le cache sexe usuel du PCF. Cette nouvelle manipulation est un aveu elle aussi. Elle signifie que les législatives sont pour la première fois depuis bien longtemps incertaines comme l’a été l’élection présidentielle elle-même. Mais elles concentrent l’enjeu politique du pouvoir depuis que le deuxième tour est une formalité, une partition écrite d’avance. Dès lors, le vieux monde veut surtout se débarrasser du risque qui l’a tant effrayé à l’élection présidentielle. Tous les partis de la tambouille se sont donné le mot pour dénigrer et tenter de faire chanter les récalcitrants. (…)

Comme je connais le nombre de plumes éthiques et indépendantes qui gardent la chiourme, je me fais un devoir de répéter ici : pas une voix pour le Front national bien sur. Mais notre souffrance pour les gens et pour le pays ne cessera pas de sitôt. Elle durera aussi longtemps que la chaîne ne sera pas rompue quelque part en Europe. Le devoir de résistance commence dès le résultat de l’élection présidentielle. Notre devoir est de saisir toutes les opportunités pour en finir le plus vite possible. Et l’élection législative est la première et la plus formidable de ces occasions ! Car c’est elle qui nous permet de refuser de donner les pleins pouvoirs au gouvernement Macron.

Billet intégral : http://melenchon.fr/2017/05/05/deux-jours-de-regler-compte-a-pen/

AUX DONNEURS DE LEÇONS ANTI-FN (qui se réveillent tard)

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La France insoumise engage des poursuites judiciaires contre le PCF

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon veut porter plainte contre les candidats communistes qui, sans être investis par la France insoumise, utilisent la photo de son candidat. Un coup de semonce dans la guerre froide qui oppose les deux formations de gauche.

Le communiqué de presse vient de tomber. Cinglant. La France insoumise a décidé « d’engager des poursuites judiciaires » contre son « allié » de la présidentielle, le Parti communiste. La raison ? « Le PCF cherche à semer la confusion chez les électeurs qui ont voté pour le candidat de la France Insoumise en faisant croire que les candidats du PCF aux législatives ont le soutien de Jean-Luc Mélenchon », explique le mouvement qui dénonce une « usurpation ».

Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, évoque des tracts portant la photo du candidat à la présidentielle alors même que la France insoumise présente un ou des candidats sur le même territoire, comme celui-ci dans l’Oise :

« Cela fait plusieurs fois qu’on demande au PCF de faire quelque chose pour que ses candidats stoppent ces pratiques, mais rien n’est fait ! », s’insurge-t-il, précisant que si le PCF sévissait contre ces candidats, alors, aucune plainte ne serait déposée. « On a fait tout un travail de terrain pour Mélenchon, c’est normal qu’on revendique une partie du score, rétorque un militant communiste. Quand on collait des affiches partout à l’effigie de Mélenchon, là, la France insoumise ne nous disait rien ! »

Si le torchon brûle désormais entre le mouvement de Jean-Luc Mélenchon et le parti de Pierre Laurent, cela fait suite à des mois de guerre froide entre les deux formations. Cette nouvelle pomme de discorde autour de l’image du candidat a pour toile de fond de vieilles rancœurs autour du soutien, tardif et pour le moins distant, du PCF à la présidentielle. Mais aussi les inextricables discussions autour des législatives.

Les deux mouvements n’arrivent pas à s’accorder en vue des élections du mois de juin, pourtant déterminantes pour s’opposer à Emmanuel Macron – s’il est élu. Avec d’un côté, le PCF qui refuse de signer la charte de la France insoumise, et de l’autre, la France insoumise qui refuse de changer la stratégie qui a porté Jean-Luc Mélenchon à près de 20 % au premier tour de la présidentielle. « Il ne faut surtout pas qu’on retombe dans des discussions d’accords d’appareils, sinon, on n’aura plus du tout de dynamique », avance Manuel Bompard.

Pour le moment, les discussions sont au point mort. Le PCF a fait plusieurs appels du pied par voie de presse. La France insoumise a adressé aujourd’hui un courrier pour proposer soit un accord national sous la bannière de la France insoumise, soit un accord de désistement réciproque sur 52 circonscriptions. Il fait écho à une lettre envoyée hier, par Pierre Laurent à Jean-Luc Mélenchon, où le leader communiste réitérait sa proposition de faire campagne ensemble, non dans le cadre de la France insoumise, mais un autre dénommé « La force du peuple à l’Assemblée nationale ». « Cette proposition respecte la place centrale tenue par notre candidat et peut être acceptée par tous », écrivait-il, avant d’ajouter, visiblement soucieux d’apaiser la brouille :

Ne voulant toutefois fermer aucune porte, nous avons noté qu’en cas de refus d’un accord national sur ces bases, vous proposez un retrait réciproque de candidats dans un nombre limité de circonscriptions. Vous avez cité le chiffre de 30 circonscriptions pour chaque force. Bien que beaucoup trop limitée à nos yeux, nous vous proposons, si vous maintenez votre refus à la proposition qui a notre faveur, d’examiner dès demain dans le détail cette proposition de repli.

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui a refusé la rencontre de ce matin, se donne jusqu’à mardi prochain pour trouver une solution. Après cette deadline, les deux formations concurrentes se retrouveront sur le terrain pour en découdre lors d’une campagne législative qui s’annonce plus que jamais fratricide à gauche.

Source : https://www.politis.fr/articles/2017/05/la-france-insoumise-engage-des-poursuites-judiciaires-contre-le-pcf-36868/

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Les élites françaises se dressent contre le fascisme !

Chez LIP, debout sur la table, BHL s’écrie « NO PASARAN » !

Le 5 mai 2017

4,4 millions d’électeurs en 1988, 7,7 millions en 2017. Trente-trois ans d’indignation morale sans le moindre effet. Mais chaque fois, les personnes importantes prennent la pose contre la bête immonde devant les caméras. À chaque fois, les pompiers pyromanes dénoncent ce peuple de beaufs racistes, ces ouvriers passés du rouge au brun. À chaque fois, une question passe sous le tapis, qui a fabriqué ce F.N. ?

21 avril 2002, c’est le choc. Jean-Marie Le Pen (16,86%) arrive second devant Lionel Jospin (16,16%). La gauche est balayée. Le Pen sera face à Chirac au deuxième tour, le 05 mai. Quatre jours avant, le premier mai, deux millions de personnes manifestent contre le FN.

Quinze ans plus tard, Marine a compris comment faire cuire les grenouilles. Elle arrive en finale avec 21,53%, son record historique avec 7,6 millions de voix, bien mieux que son père et sans faire de vagues. Si vous jetez la grenouille dans l’eau bouillante, elle réagit et saute hors de la casserole, mais si vous la mettez dans l’eau froide et que vous chauffez peu à peu, elle s’endort gentiment.

Pour Le Pen, le « séisme » d’avril 2002 n’était pas une victoire. Avec 11,8% des inscrits, son score était le même qu’en 1988 (11,7%) et qu’en 1995 (11,6%). C’est l’abstention qui explique ce résultat, et d’abord le rejet des politiques néo-libérales et leur cortège de galères et de chômage. Arrivé troisième, Lionel Jospin, alors Premier ministre socialiste et serviteur convaincu du néo-libéralisme, détient le record des privatisations. En matière sociale, on lui doit la dénonciation de « l’excuse sociologique », mais c’est lors de l’annonce de 7 500 licenciements chez Michelin, le 16 septembre 1999, qu’il lance son fameux : « Il ne faut pas tout attendre de l’État », en ajoutant : « je ne crois pas qu’on puisse administrer désormais l’économie (…) Tout le monde admet le marché. »

C’est dans ce social-libéralisme qu’on peut trouver les causes profondes du vote Front National. Dans le mépris social, les trahisons et les souffrances imposées depuis plus de 30 ans par les politiques néo-libérales de gauche et de droite contre la classe populaire et la petite classe moyenne. Emploi, insécurité économique et sociale, réduction des services publics… Dans la sidérurgie, les trahisons emblématiques successives de Mitterrand, de Sarkozy puis de Hollande ont assuré le développement et l’enracinement du FN à travers tout le pays. C’est avec Hollande, Valls et Macron que le F.N. est parvenu à une hauteur inégalée.

Le FN a fait l’objet d’innombrables études et d’articles, mais la lutte contre le FN se limite à l’indignation morale, au rejet radical, à la dénonciation de propos racistes. On s’intéresse beaucoup moins aux causes sociales du vote frontiste. Journalistes et artistes prennent la pose du résistant face à la bête immonde dont le ventre est encore chaud. L’électeur du FN est un beauf raciste, un prolo communiste passé du rouge au brun. Ce racisme anti-raciste répond parfaitement à la stratégie du Front National. Avec un art consommé de la provocation, Jean-Marie Le Pen a fait le bonheur des médias qui lui ont rendu la politesse en faisant de lui le grand Satan le plus exécré. C’était son but. Car Satan, c’est un hors-la-loi, c’est le rebelle. Bien avant Donald Trump, il a montré que le vengeur des opprimés n’est pas forcément Robin des bois ou Che Guevara. Un milliardaire raciste peut tenir le rôle pour peu qu’il s’en prenne à l’« establishment » et à l’immigré, musulman de préférence. Les riches et les oligarques du CAC 40 ont toujours apprécié et soutenu ce FN qui les protège en canalisant la colère populaire contre l’immigré et l’étranger. La guerre des pauvres contre les pauvres a toujours fait la joie des riches.

Dans son discours, le FN fustige « le système » et la finance et promet le protectionnisme face à la mondialisation. Mais ce déguisement ne tient pas lorsque le FN parle aux grands patrons. Ainsi le 28 mars 2017, Bernard Monot, brillant économiste du FN, rassurait le MEDEF : «  Le FN est l’ami de toutes les entreprises et je rappelle que nous sommes de vrais libéraux, partisans sans ambiguïté de l’économie de marché et de la libre entreprise. »

Depuis plus de trente ans, le Front National est aussi bien utile pour la classe politique. C’est un épouvantail très recherché. Chacun sait aujourd’hui, grâce à Roland Dumas, comment François Mitterrand a aidé le Front National à sortir de la marginalité pour s’en faire un moyen de diviser la droite et remporter sa réélection en 1988. De même, au nom de la lutte contre le FN, SOS Racisme fut, comme le raconte Jacques Attali, une instrumentalisation politique de l’antiracisme créé de toute pièces directement par l’Élysée.

Aujourd’hui, la carte du vote Front National correspond exactement à la carte de la France abandonnée. Le FN se nourrit des inégalités et de l’exclusion. Marine Le Pen fait ses meilleurs scores là où les problèmes économiques et sociaux sont les plus graves. Taux de chômage élevé, jeunes sans diplôme, population sous le seuil de pauvreté, ménages monoparentaux, inégalités sociales. La mondialisation a créé des fractures profondes entre ceux qui en jouissent agréablement et ceux qui glissent et sentent que les parois sont lisses.

Ces perdants n’ont sans doute pas grand chose à attendre de la droite, mais que répond la gauche, disons la gauche de gouvernement, celle qui avait la finance comme ennemi public numéro un ? Elle ne répond pas.

Et ce n’est pas un hasard. En 2011, la fondation Terra Nova, une fondation proche du PS, dans une note intitulée « Gauche, quelle majorité électorale pour 2012 ? », conseillait clairement l’abandon de la classe populaire :

« Il n’est pas possible aujourd’hui pour la gauche de chercher à restaurer sa coalition historique de classe : la classe ouvrière n’est plus le cœur du vote de gauche, elle n’est plus en phase avec l’ensemble de ses valeurs, elle ne peut plus être comme elle l’a été le moteur entraînant la constitution de la majorité électorale de la gauche. La volonté pour la gauche de mettre en œuvre une stratégie de classe autour de la classe ouvrière, et plus globalement des classes populaires, nécessiterait de renoncer à ses valeurs culturelles, c’est-à-dire de rompre avec la social-démocratie. »

Un joli cadeau pour le Front National.

Depuis plus de trente ans, les politiques néo-libérales sont responsables de la lepénisation de la classe populaire. Le creusement des inégalités, les souffrances sociales, les humiliations et les trahisons ont produit ce profond ressentiment devenu adhésion à cette « illusion nationale » [1].

Emmanuel Macron et Marine Le Pen forment en réalité un couple inséparable, l’un n’existerait pas sans l’autre, Marine fustige la finance, la mondialisation, l’Europe, Emmanuel s’érige comme dernier rempart contre le populisme ambiant. Si Marine ne gagne pas cette fois, elle peut compter sur l’ami Macron pour amplifier le désastre et lui garantir un formidable succès en 2022.

Oui, il y a du boulot, camarades !

Daniel MERMET

Source : http://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/chez-lip-debout-sur-la-table-bhl-s-ecrie-no-pasaran

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Comment Le Pen présidente se prépare à confisquer les élections législatives

Le 03.05.2017 à 13h00

Si l’on en croit le programme du FN et les confidences d’un proche, Marine Le Pen a préparé un plan glaçant pour se donner une majorité à l’Assemblée nationale tout en étant minoritaire. De quoi inciter à réfléchir avant de voter blanc ou s’abstenir.

Dans le Canard Enchaîné, de ce mercredi 3 mai, Gilles Lebreton, eurodéputé FN et membre du conseil stratégique de Marine Le Pen, dévoile l’idée géniale retenue par les stratèges lepénistes pour contourner le suffrage universel, et c’est glaçant:  » Si la nouvelle Assemblée nous est hostile, nous changerons la loi électorale par un référendum organisé dès l’été prochain, puis la Présidente dissoudra l’Assemblée…  »

Ici réside le détournement potentiel, dans la mesure où avant de nouvelles élections législatives, qui auraient lieu à la fin de l’été, voire au début septembre, la présidente Le Pen aura soumis au peuple français, par référendum une nouvelle loi électorale instaurant la proportionnelle.

Mais attention ! Pas n’importe quelle forme de proportionnelle ! Cette dernière serait intégrale, mais en apparence seulement. L’engagement 3 du programme de la candidate Le Pen précise qu’une « une prime majoritaire de 30% des sièges pour la liste arrivée en tête et un seuil de 5% des suffrages pour obtenir des élus ». Précision qu’il convient de relier à l’engagement 4, qui prévoit de réduire le nombre de députés à 300. Autrement dit, la proportionnelle  » intégrale  » de Marine Le Pen ne s’appliquerait que sur 210 sièges, 90 d’entre eux étant affectés à la liste arrivée en tête eux élections législatives.

En clair, si le FN obtenait au moins 25% des voix et finissait comme le premier parti de France, il lui serait possible d’espérer la majorité des sièges à l’Assemblée nationale grâce à la prime de 90 sièges automatiquement alloués à la liste arrivée en tête. (…)

Le pire à redouter avec l’article 16

Ajoutons à cela qu’il est possible que, durant la période allant de son élection, le 7 mai, jusqu’au mois de septembre, Marine Le Pen ne se résigne pas à l’immobilisme politique. Elle dispose en effet d’une arme redoutable, l’article 16 de la constitution, qui permet au président de la République de s’emparer des pleins pouvoirs selon son bon plaisir:  » Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. Il en informe la nation par un message.  »

Source : https://www.challenges.fr/election-presidentielle-2017/comment-le-pen-presidente-se-prepare-a-confisquer-les-elections-legislatives_470951?google_editors_picks=true

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Déclaration de  Myriam Martin, conseillère régionale d’Occitanie et porte parole nationale de Ensemble !

Dimanche prochain j’irai voter. Je glisserai dans l’urne le bulletin de vote Emmanuel Macron.
Ce choix n’est nullement guidé ou influencé par des pressions extérieures.
Bien au contraire.
Le déchaînement par médias interposés, de ceux et celles qui invectivent les électeurs et électrices susceptibles de s’abstenir ou de voter blanc, face au danger Le Pen, a quelque chose de particulièrement scandaleux. (…)

une partie de l’électorat de gauche hésite entre le vote pour Macron l’abstention ou le vote blanc.
Nul n’a le droit de le leur reprocher en disant qu’ils et elles font le jeu du FN, pas plus qu’il est juste d’accabler Jean Luc Mélenchon ou la France Insoumise.
Nous n’avons pas besoin de recevoir des leçons d’antifascisme, surtout de la part de ceux, comme François Hollande, qu’on n’entendait pas quand Marine Le Pen a été donnée pendant des mois en tête de tous les sondages, ou de la part de ceux qui établissaient des parallèles insupportables entre Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon!
Les antifascistes conséquents étaient dans la rue ce 1er mai lors de la journée internationale des travailleurs, je les ai vus, j’y étais. Ceux qui n’ont pas arrêté de comparer la manifestation du 1er mai 2002 à celle de mardi dernier, ou de se lamenter d’un « front républicain » en perdition, n’y étaient pas.
Le fascisme nous savons ce qu’il signifie.
Nous n’avons pas oublié, nous, les heures les plus sombres de notre propre histoire.
Nous savons ce qu’est un régime autoritaire. Les exemples malheureusement ne manquent pas. Nous savons aussi pourquoi il faut battre le FN le 7 mai prochain. (…)

Lire intégralement : http://www.resistons.net/index.php?post/2017/05/05/Battre-Le-Pen-le-07-mai.-Combattre-Le-Pen-d%C3%A8s-le-8-mai

Clémentine Autain « Nous reprocher de faire le jeu du FN, c’est indécent »

Soutien de Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain revient dans cette interview à Libération sur le non-choix du candidat de La France insoumise et appelle à « battre Marine Le Pen ».

Avez-vous compris le choix de Jean-Luc Mélenchon de ne pas donner de consigne de vote ?
C’est sa décision. Je respecte Jean-Luc Mélenchon qui a mené notre famille politique aux portes du second tour. Il a choisi une méthode, celle de la consultation de ses militants. Nous n’avons donc aucune leçon à recevoir en terme de lutte concrète contre le FN : si Marine Le Pen n’a pas atteint les 26 % que les intentions de vote lui promettaient il y a encore quelques mois, c’est parce que Jean-Luc Mélenchon a fait une campagne qui a ramené des électeurs sur la voie de l’émancipation humaine. Je n’oublie pas non plus que des leaders LR, PS et même le président de la République ont mis en garde, en fin de campagne, contre le «danger» Mélenchon et non celui du FN. Nous mettre aujourd’hui le pistolet sur la tempe est indécent.

(…)

En laissant le trouble s’installer, Mélenchon n’a-t-il pas laissé ouvert la porte à Le Pen pour s’adresser à vos électeurs…
Elle vise des personnes affectées par quarante ans de néolibéralisme. Ceux qui nous font de grandes leçons morales aujourd’hui sont responsables du désarroi des catégories populaires. Cet «abstentionnisme-bashing» de ceux qui ont contribué à faire monter le FN est insupportable. Vous parlez de «trouble»… Mais voter «Macron» crée aussi du trouble chez nos électeurs.

Pourquoi ne pas prononcer directement le mot « Macron » ?

Je souhaite que Le Pen soit battue. Tout le monde comprend… Nous ne voulons pas être mis dans le même sac qu’Estrosi et Valls. Ni de près ni de loin, nous ne souhaitons être associés au projet d’Emmanuel Macron. Sa vacuité m’inquiète et ce qu’il fait depuis dimanche est très préoccupant. Laisser Marine Le Pen seule contre tous, ce serait lui faire un cadeau : celui de l’antisystème. Or nous n’avons rien à voir avec ce système. Je dis à nos militants, à nos sympathisants : ne vous divisez pas. L’espérance déçue trouvera sa revanche aux législatives.

Lire intégralement : https://www.ensemble-fdg.org/content/clementine-autain-nous-reprocher-de-faire-le-jeu-du-fn-cest-indecent

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Comment on nous l’a amené…  (Pour rester poli)

Macron, le candidat des médias, non, vous croyez ?

Source : Là-bas si j’y suis

montage : Jonathan DUONG et Pauline BOULET
mixage : Alexandre LAMBERT

8 mn 47

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Un peu de littérature ne saurait nuire…

Michel Houellebecq, écrivain, vient témoigner sur la vie politique actuelle et nous délivrer sa vision de ces élections 2017 dans « L’Emission politique ». Spéciale présidentielle – 4 mai 2017 (France 2).

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

 

 

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le fil du 5 mai

Déclaration commune de Jonathan Devaux et Danielle Floutier de la France Insoumise Vidourle Petite Camargue – 2e circonscription du Gard – après le débat de l’entre-deux-tours entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Et que le vent se lève !

A quelques heures du deuxième tour de l’élection présidentielle, le débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen a donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, éditorialiste de l’Humanité.

« Marine Le Pen : coquille vide, xénophobie et démagogie populiste »

Réalisation : Abrahim Saravaki

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Députée communiste de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet fixe comme horizon de l’après-présidentielle la nécessité de prolonger la dynamique de la France insoumise aux législatives. Et de vraiment refonder la gauche.

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Régis Debray : « On peut ne pas être d’accord sur tous les points avec M. Mélenchon, c’est mon cas, mais montrer du doigt celui qui est allé hier défier Mme Le Pen dans son fief électoral, qui a enlevé au FN le monopole du vote populaire, et qui a su rallier, par une campagne modernissime, les 18-35 ans aux vieux idéaux d’égalité et de fraternité dont se gaussent nos modernisateurs patentés, cela me paraît cocasse, sinon obscène.
N’étant ni un leader politique ni un leader d’opinion, je n’ai pas à me joindre aux donneurs de consigne. Je peux distinguer, cela dit, entre un danger immédiat et un danger à moyen terme et je me contenterai donc d’aller dans l’isoloir, en citoyen content d’habiter une République où le vote est secret, et la vie privée, privée. »

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Ça circule sur les réseaux…

Citoyen(ne)s,

Si vous n’avez pas choisi dimanche dernier l’un des deux candidats présent au second tour,

Si vous choisissez d’aller voter dimanche 7 mai, Ne vous rendez pas dans les isoloirs avant 17h !

Pour exprimer votre colère vis à vis du choix qu’il reste pour faire barrage au FN, attendez la fin de la journée pour vous rendre dans les bureaux de vote.

Ainsi, les chiffres de la participation à 12h et à 17h seront historiquement bas et seront la manifestation d’un cri de colère de tous les citoyens qui ne veulent pas du FN mais n’adhèrent pas au projet de M. Macron.

Il restera alors 2 ou 3 heures pour aller voter.

Partagez cet appel autour de vous !

PS : selon le code électoral et pour répondre à certaines remarques sur les files d’attentes possibles, toute personne dans le bureau de vote avant l’heure de fermeture peut voter. 19h et 20h ce sont les heures de fermeture des portes des bureaux pas la fin des votes.

PPS : il y a une pétition sur Change qui reprend l’idée de cet appel : https://www.change.org/p/bloquer-le-pen-sans-soutenir-macron-c-est-possible

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Gilles Poux, Maire de La Courneuve : Lettre ouverte à Pierre Laurent

La Courneuve, le 27 avril 2017

Cher Pierre,

Les communistes sont face à un choix stratégique majeur :

Soit se mettre résolument au service de la dynamique populaire qui est née grâce à l’espoir qui se redessine dans notre peuple du fait de la formidable campagne que nous venons de vivre avec la France Insoumise.

Soit chercher à préserver des positions, une légitimité d’appareil, dans des postures de calculs à mille lieux des gens.

Pour moi, le choix est clair, c’est la première alternative qui s’impose.

Je ne me suis pas, en effet, reconnu dans les atermoiements de mon parti ces dernières années et particulièrement ces derniers mois, plus soucieux de son existence que d’être au cœur du mouvement populaire.

J’ai le terrible sentiment qu’une fois de plus, guidés par des crispations d’appareil, nous sommes en train de passer à côté de l’histoire.

Une fois de plus, car la liste des occasions manquées est longue dans notre histoire. Par exemple :

Il y a eu 1956 où nous avons préféré cacher aux communistes et aux peuples le rapport Khrouchtchev pensant ainsi préserver notre aura, nous rendant à notre corps défendant complices des crimes et déviations du régime de l’URSS

Ce fut le cas aussi au milieu des années 60 et 70 où ne voyant pas l’enthousiasmant mouvement d’émancipation populaire se dessiner avec une jeunesse en quête d’une nouvelle société, d’un monde nouveau, où ignorant la naissance de mouvements d’émancipation des femmes, nous nous sommes retrouvés à la remorque des luttes et des exigences nouvelles qui émergeaient au sein du peuple

Ce fut le cas au début des années 80 face aux mouvements des jeunes des cités populaires, filles et fils d’immigrés, quand nous les avons regardés se révolter sans vraiment en être alors que dans ces mêmes cités populaires nous avions une cellule communiste par cage d’escalier

Et que dire de l’après 2012 et de nos tergiversations avec le Front de Gauche

Lire la suite : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article154304

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DOSSIER MACRON

François Ruffin : « Lettre ouverte à un futur président déjà haï »

TRIBUNE. Monsieur Macron, je regarde votre débat, ce soir, devant ma télé, avec Marine Le Pen qui vous attaque bille en tête, vous, « le candidat de la mondialisation, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous », et vous hochez la tête avec un sourire. Ça vous glisse dessus. Je vais tenter de faire mieux.

D’habitude, je joue les petits rigolos, je débarque avec des cartes d’Amiens, des chèques géants, des autocollants, des tee-shirts, bref, mon personnage. Aujourd’hui, je voudrais vous parler avec gravité. Vraiment, car l’heure me semble grave : vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Élysée.

Lundi 1er mai, au matin, j’étais à la braderie du quartier Saint-Maurice, à Amiens, l’après-midi à celle de Longueau, distribuant mon tract de candidat, j’ai discuté avec des centaines de personnes, et ça se respire dans l’air : vous êtes haï. Ça m’a frappé, vraiment, impressionné, stupéfié : vous êtes haï. C’était pareil la veille au circuit moto-cross de Flixecourt, à l’intuition, comme ça, dans les discussions : vous êtes haï. Ça confirme mon sentiment, lors de mes échanges quotidiens chez les Whirlpool : vous êtes haï. Vous êtes haï par « les sans-droits, les oubliés, les sans-grade » que vous citez dans votre discours, singeant un peu Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes haï, tant ils ressentent en vous, et à raison, l’élite arrogante (je ne vais pas retracer votre CV ici).

Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. L’oligarchie vous appuie, parfait, les classes supérieures suivent.

Fulgurant paradoxe

Article intégral (payant. 2 euros. Désolé mais ainsi va Le Monde) : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.html?h=16

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

Didier Porte : « Jean-Luc, éclaire mon chemin vers l’isoloir ! »

Le patron du MEDEF a été admis ce matin à l’hôpital Necker de Paris dans un état grave. Selon plusieurs proches, Pierre Gattaz tentait depuis trois jours l’expérience de se mettre dans la peau d’un pauvre en vivant avec le RSA comme seul revenu. (source Le Gorafi)

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le fil du 4 mai

Les insoumis sont à présent 521 165

Soit près de 10 000 de plus par jour depuis le premier tour de la présidentielle !

Qu’attendez-vous pour rejoindre la France Insoumise ?

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Le débat ? Beaucoup de bas, très peu de haut…

Émission entière (58mn) : https://www.youtube.com/watch?v=C-KSIxuXMXs

 

Le billet du 04 mai de Daniel Schneidermann

Dans ma tâche ingrate d’animateur de plateaux, il m’est arrivé plusieurs fois de me trouver face à des invités, venus avec pour seul but de pourrir la discussion, de la noyer sous les clowneries, ayant décrété à l’avance son illégitimité. Dans cette situation, pas d’autre solution, comme mes confrères Nathalie Saint Cricq et Christophe Jakubyszyn, que de se croiser les bras, d’attendre que ça se termine, et de me répéter intérieurement « fallait pas l’inviter ». Eh oui. Fallait pas l’inviter. C’est à dire, fallait pas la qualifier pour le second tour. Fallait pas, chers confrères, la légitimer, la dédiaboliser, à grands coups de couvertures sur le péril islamo, et de reportages bidonnés, type PMU de Sevran (oui oui, Nathalie Saint Cricq, je parle pour votre chaîne. Vous l’avez voulue, vous l’avez eue. Deux heures trente d’humiliation au piquet, c’est une douce punition).

Ils sont drôles, ce matin, à tous regretter Mélenchon. Le populiste Mélenchon. Le Mélenchon de « lézextrêmes ». Le même. Ah Mélenchon, tout de même ! C’aurait été autre chose ! C’est le journal de 7 heures 30 de France Culture, qui s’ouvre sur la réaction d’Eric Coquerel (« affligeant »). Et c’est surtout Dominique Seux, qui soupire : « au moins, avec Mélenchon face à Macron, le débat sur l’Europe aurait été purgé ». Tout arrive : je suis globalement d’accord avec Seux. Sans doute, oui, l’aurait-on « purgé » une fois pour toutes, ce débat sur le Frexit, père de tous les autres. Tandis qu’avec cette candidate empêtrée dans la contradiction entre le souverainisme de Philippot et les sondages Frexitosceptiques, et qui a noyé son incompétence dans les gesticulations de troll (voir le GIF vedette de la soirée) le débat a été évacué. Macron lui-même, du coup, n’a pas été poussé dans ses retranchements sur l’Europe. Avec l’avenir de la planète, ce sont les deux grands absents du spectacle. Excusez du peu. (…)

Sans vouloir me vanter, je n’ai jamais partagé les ricanements initiaux sur Trump. Dès le début, en 2015, la qualification de Trump, et même son élection, me sont toujours apparus comme plausibles -peut-être pour la seule raison, d’ailleurs, de ce ricanement universel des « belles personnes », boussole qui montre souvent le Sud. De même, je n’arrive pas, même après ce débat, à enterrer Le Pen. Oui, la médiacratie est unanime à dénoncer ses insuffisances, sa confusion de dossiers entre Alstom et SFR, son agressivité et à lister ses mensonges (tâche néanmoins toujours nécessaire, voir iciou ). Oui, même la fachosphère est dépitée. Mais excès de méfiance ne nuit pas.

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Autour des résultats de la consultation des Insoumis…

Face au FN, Jean-Luc Mélenchon (aussi) a raison

Publié le 02/05/2017 à 18:55

Thomas Vampouille Rédacteur en chef adjoint du site Marianne.net

La culpabilisation n’aura donc pas fonctionné. Les « fachos » qui fusent depuis huit jours, non plus. Au terme de leur consultation interne, les militants de la France insoumise (la moitié, en réalité) se sont prononcés à 65% pour le vote blanc, nul ou l’abstention au second tour de la présidentielle le 7 mai, à 34% pour un vote Macron. Et le coupable sera tout désigné ce dimanche soir en cas d’abstention forte, de gros score pour le FN, voire de victoire de Marine Le Pen : ce sera la faute à Jean-Luc.

Car c’est l’antienne répétée partout et par tous depuis le soir du 23 avril : le tribun a trébuché. Mélenchon s’est montré grincheux comme un perdant, voire mauvais joueur quand il espérait encore que les résultats officiels le placeraient in fine en troisième position devant François Fillon. Mais surtout, il n’EN a pas parlé. Pas de FN dans son discours, pas de « No Pasaran » brandi face à Marine Le Pen. Quoi, lui dont l’engagement anti-extrême droite n’a jamais fait défaut durant sa longue carrière politique, lui dont les talents lyriques sont loués même par ses adversaires, n’avait-il donc rien à déclamer gravement en ce soir de retour du péril FN ?

Qu’importe si dans le camp des vainqueurs, Emmanuel Macron n’a pas non plus, ce soir-là, affiché de gravité spéciale. Qu’importe aussi qu’il y a quinze ans, alors que l’arrivée du père Le Pen au second tour avait plongé le pays dans la stupéfaction, Lionel Jospin n’ait pas fait mieux (de fait, le Premier ministre de l’époque a fait pire, attendant le vendredi soir pour pondre un communiqué n’appelant pas à voter Chirac). Qu’importe si depuis, Mélenchon a clarifié sa position anti-FN. En n’étant pas plus prompt, ni plus explicite, il a commis le pire des péchés républicains. C’eût pourtant été une vision de court terme…

C’eût été en effet négliger un fait notable du premier tour de cette présidentielle, dont nous aurions dû nous féliciter : pour la première fois depuis le 21 avril 2002, un candidat a repris du terrain sur le FN, sans se perdre comme la droite Buisson dans ses thèses nauséabondes. Ayant redirigé une partie du vote des déclassés et, au-delà, du vote contestataire vers son nom, Mélenchon aurait-il dû aussitôt prendre le risque de le braquer ? S’il l’avait fait, la presse unanime aurait applaudi sa noblesse. Mais il aurait lâché la proie pour l’ombre. Car la seule progression du FN entre un fameux 21 avril et un certain 23 avril (quinze ans !) prouve bien une chose, dont personne ne semble tirer les conséquences depuis 2002 : le drapeau de l’antifascisme ne fait plus reculer le FN. Il ne convainc que les convaincus.

C’est un fait : dans une partie de la France déclassée, les valeurs républicaines ne sont plus l’alpha et l’omega du vote. Face à la perspective de perdre son emploi, les leçons d’histoire pèsent bien peu, qui plus est face à un FN largement dédiabolisé sous « Marine ». Alors, les partis de tradition républicaine ont raison de rappeler d’où vient le Front national, et surtout où il veut aller. De souligner qui compose l’entourage de sa candidate. De rappeler les mécanismes historiques qui peuvent mener à la catastrophe quand les populismes prennent les rênes du pouvoir. Mais pour que 2022 ne soit pas le troisième épisode de la menace Le Pen, Mélenchon a aussi raison de vouloir continuer à s’attaquer aux racines profondes du vote FN, d’essayer de détourner son électorat de cette chimère. De les conserver donc, précieusement, dans son sillon. Il suit d’ailleurs en cela un principe composant le succès d’Emmanuel Macron, qui le revendique sur le plan économique : regarder la France telle qu’elle est, et non telle qu’on voudrait qu’elle soit. C’est aussi valable au plan électoral.

 

L’avis d’un communiste parmi d’autres…

18 minutes (reposantes) avec Yvan Le Bolloc’h : « Grâce à Mélenchon, j’ai l’impression d’être moins con »

« Macron ? Il n’a jamais été élu. C’est un mec qui sort d’une équipe qui vient de descendre en deuxième division. »

 

Un quidam internaute sur Mediapart…

Sur 450 000 Insoumis des 7 millions d’électeurs de Mélenchon, le résultat de la consultation en ligne est : 36,12% = Blanc ou Nul, 34,83%= Macron, 29,05%= Abstention. Le vote Le Pen n’était pas proposé. Hors de question, ce qui est clair.
Face à ces résultats, que ne faut-il entendre une Virginie Le Guay, du service politique de Paris Match, déclarer :
 » Même si Jean-Luc Mélenchon a dit que les électeurs étaient adultes et responsables et sauraient quoi voter, on voit bien aujourd’hui qu’ils sont très partagés et on voit surtout qu’à présenter sur le même plan l’abstention, le vote nul et le vote Macron et bien finalement ils ne font pas la différence. Mécaniquement, l’abstention favorisera Marine Lepen, donc je trouve que la responsabilité de Mélenchon à cet égard est importante. La responsabilité des responsables (sic) politiques est importante pour éclairer leurs électeurs sur la différence entre un vote et un autre, c’est pas la même chose (re-sic). Après, ils font ce qu ils veulent bien sûr.  »
La dame les autorise donc à faire ce qu’ils veulent mais « après « . Après quoi, madame ? Après avoir été « éclairés  » par le chef ? Ils sont donc tellement abrutis dans le noir de leur cerveau ralenti que, sans les directives d’un chef pour les éclairer, ces opaques ne savent plus ce qu’ils vivent ni dans quel monde ils le vivent ?
Dire que c est ce genre de commérage grimé en analyse politique qui, durant toute sa campagne, a traité Mélenchon de « gourou », de « Staline », de « clone de Le Pen » (tiens, aujourd’hui, la différence leur apparaît ?), de « dictateur » narcissique téléguidant un peuple ignare et inculte de pauvres influençables pédalant dans l’obscurité de leur inculture.
Quand le dit « monstre rouge » choisit le refus d’influencer le vote de ses électeurs -recommandant quand même « aucune voix au fn »- voilà que ce Mélenchon passe de coupable car « trop directif » à irresponsable car « pas assez directif » pour la qualité démocratique dont il fait preuve mais à un moment ou ça n arrange pas …Macron ?
Dans tous les cas, à travers les coups bas sur Mélenchon, durant sa campagne et maintenant, c est le peuple et lui seul qui est toujours déconsidéré, insulté, méprisé.
Qui plus est, le résultat de ces intentions de vote est imputable à des responsables politiques, c est vrai : à ceux qui gouvernent depuis 40 ans avec mention particulière aggravante pour ceux qui gouvernent depuis 5 ans et promettent de continuer en empirant.
Je précise que mon intention de voter contre le FN via Macron, déjà exprimée ici et ailleurs, demeure, et que je n’ai eu besoin d’aucun gourou pour « m’éclairer ». Mais je suis parfaitement solidaire de l’attitude de Jean-Luc Mélenchon et de la considération qu’il témoigne envers les adultes qui ont voté pour lui.
Encore une insanité dans ce triste style, miss Le Guay et consorts, et le vote nul va considérablement enfler dans vos gencives de manière proportionnelle à votre mépris des électeurs et votre hypocrisie quant aux vrais responsables de ces résultats.
Lor Zevan

 

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Pour info…

Le Nouveau Parti Anticapitaliste

appelle à voter blanc 

pour le deuxième tour de l’élection présidentielle.

Contre le banquier MACRON.

Contre la fasciste LE PEN.

Car tous deux sont des ennemis des travailleurs !

En effet, Macron est un homme de la finance et du grand patronat.    

Ministre de Hollande, il est l’auteur de   la Loi  « Travail »,  qui ramène les   travailleurs  aux conditions du 19ème Siècle.

Il est l’ami du MEDEF, donc pas le nôtre.

LE PEN est une milliardaire, elle n’a rien à voir avec le camp des travailleurs, qu’elle combat depuis toujours.

Politicienne de métier, elle défend des idées nauséabondes fascistes, racistes, sexistes, qui n’ont pas leur place dans une démocratie.

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Quand Marine Le Pen plagie MOT POUR MOT un discours de Fillon !

Comment RidiculeTV a-t-il repéré le plagiat de Le Pen ? « La citation identique de Clémenceau nous a mis la puce à l’oreille. Ensuite on est allés chercher le script », expliquent les auteurs sur Twitter. Coup de chance : le script intégral du discours, et la vidéo, sont disponibles sur le site de François Fillon.

Mais ce n’était pas une première…

Le jeudi 10 avril 2014, Marine Le Pen était  l’invitée de « Des paroles et des actes », émission animée par David Pujadas. Mme LE PEN s’était approprié sans vergogne un dossier de l’UPR qui avait été mis en ligne le 9 octobre 2012.

En revanche, si le même Pujadas a cru bon de signaler au 20 H l’emprunt de Le Pen au discours de Fillon, on s’étonne de ces nouvelles pudeurs de gazelles au sujet des liens étroits entretenus par certains partisans du FN et Daesh.  (On peut aussi s’étonner que Macron n’ait pas mieux utilisé ces éléments dont il était pourtant informé).

Un candidat du FN a supervisé la collaboration de Lafarge avec Daech en Syrie

L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé le marchandage financier avec l’État islamique, permettant au géant du ciment de poursuivre son activité en Syrie en 2013 et 2014, est un fervent soutien de Marine Le Pen, dont il a défendu les couleurs lors des dernières municipales à Paris. Son nom : Jean-Claude Veillard. Il est l’actuel directeur de la sûreté du groupe franco-suisse Lafarge/Holcim.

  C’est aussi un militant d’extrême droite engagé : à l’occasion des élections municipales de mars 2014 à Paris, il fut cinquième sur la liste du candidat du Rassemblement Bleu Marine, Wallerand de Saint-Just, qui est actuellement le trésorier de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. C’est exactement à la même période que Lafarge négociait avec l’État islamique.

Source Médiapart : https://www.mediapart.fr/journal/international/030517/un-candidat-du-fn-supervise-la-collaboration-de-lafarge-avec-daech-en-syrie?page_article=1

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Et sans vouloir désigner personne… (c’est juste pour crever les abcès avant les législatives)

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Un peu de poésie ne saurait nuire…


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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

 

La nouvelle affiche de campagne de Dupont Teigneux

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le fil du 3 mai

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INSOUMIS.ES, NOTRE HEURE EST VENUE !

👉 Rejoignez la dynamique de la France insoumise : www.jlm2017.fr
insoumis et insoumises, imposez-vous à l’assemblée nationale les 11 et 18 juin 2017.

 

PRESIDENTIELLE : TOUS PERDANTS ?

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Ne nous soumettons pas !

Par Henri Pena-Ruiz, Philosophe, écrivain — 30 avril 2017 à 15:22

(http://www.liberation.fr/debats/2017/04/30/ne-nous-soumettons-pas_1566100)

Seule la France Insoumise a su proposer une véritable alternative face à la montée du lepénisme, mais il faut désormais compter sur le troisième tour: les législatives. Pour faire barrage contre l’extrême droite et éviter un score à la soviétique pour Monsieur Macron, adepte du 49-3 et des ordonnances.

Selon Montesquieu le propre du despotisme est de gouverner à la peur. Or qui veut nous faire peur aujourd’hui? Ceux qui prétendent que le FN est aux portes du pouvoir alors qu’il sera loin d’avoir la majorité à l’Assemblée Nationale, et par conséquent ne pourra pas gouverner. Les amis de M.Macron, avec sans doute l’appui d’un président qui a trahi ses promesses pour se faire élire, mettent en scène leur rêve, en forme de ruse machiavélique. Orchestrer la peur de voir Mme Le Pen gouverner afin de construire pour leur candidat une «majorité présidentielle» écrasante. Et disposer ainsi d’une majorité nette à l’Assemblée nationale pour continuer la politique d’un quinquennat sinistre.

C’est typiquement la logique de la cinquième République, hélas aggravée naguère lorsque Monsieur Jospin crut devoir inverser le calendrier électoral. La monarchie présidentielle prenait ainsi davantage encore le pas sur l’élection des représentants du peuple, ligotant celui-ci dans des alternatives mystifiantes. Quant à la lutte contre le FN, certains feraient bien de balayer devant leur porte. Qui donc a cyniquement joué sur un score élevé du FN pour substituer la peur à tout inventaire critique d’une politique de trahison fondée sur une tromperie initiale ?

Non au chantage à l’apocalypse

Sauver la démocratie? Allons donc! Monsieur Macron annonce son intention d’aggraver la Loi El Khomri par ordonnancespendant les vacances d’été, afin d’éviter toute contestation. Jolie façon de réaliser la «démocratie participative»! Naguère il proposait aux jeunes d’avoir pour seul idéal de devenir milliardaires. Sans doute en exaltant un système «Qui produit la richesse en créant la misère» (Victor Hugo). Belle profession de foi humaniste!

Ouvrons les yeux. Ras-le-bol de ce chantage à l’apocalypse pour désespérer encore une peu plus les laissés pour compte du néo-libéralisme et de la «concurrence libre et non faussée». Avant de pleurnicher sur la montée du lepénisme, il serait bon de s’interroger sur ses causes et de proposer une véritable alternative, comme le fait La France Insoumise. Qui vient de faire reculer le score de Marine Le Pen, sinon Jean Luc Mélenchon? Le score du FN est passé de 28 % à 21,5 % tandis que celui du candidat de la France Insoumise a atteint 19,6%.

Sa proposition de soumettre toute décision concernant le second tour à une réflexion collective des militants qui l’ont soutenu est toute à son honneur. Elle est en phase avec notre volonté de changer la politique par l’invention d’une sixième République. Elle répond à la complexité d’une situation qui mérite réflexion et délibération, à rebours de toute image d’Epinal. Ceux qui osent traiter Jean Luc Mélenchon de dictateur le calomnient, une fois de plus. Leur rage est d’ailleurs inconséquente. Tantôt ils lui reprochent son autoritarisme vertical, tantôt ils croient devoir s’indigner de sa refondation horizontale de la politique, soucieuse de faire parler le peuple. Il faudrait savoir !

Nous, fossoyeurs de l’Europe? Une Europe construite à rebours de tous les idéaux de justice qu’elle était censée incarner. Victor Hugo inventa l’expression «Etats-Unis d’Europe», sur le mode confédéral d’une union des nations. Des nations libres dans une union libre, tournées vers le progrès social et la culture délivrée des inégalités économiques. Il doit se retourner dans sa tombe au regard de la caricature de son idéal par l’Europe actuelle. Une Europe néolibérale voulue par Jean Monnet, attachée à corseter les peuples dans la négation quasi irréversible des conquêtes sociales qui forcèrent le capitalisme à s’humaniser. Qui refuse la régression de civilisation que représente le credo du moins-disant social imposé par l’Europe actuelle? Qui demande en Europe une harmonisation des droits sociaux par le haut? La France Insoumise, avec das Linke, Podemos et Syrisa. Bref c’est la construction actuelle de l’Europe qui en creuse la tombe.

Monsieur Hollande avait promis de renégocier un traité européen, le TSCG. Il ne l’a pas fait. Et il ose maintenant reprocher à Jean-Luc Mélenchon de vouloir le faire! Qu’a donné la litanie d’un changement intérieur de l’Europe? Rien, car elle a sous-estimé l’emprise d’une finance mondialisée et elle a finalement abdiqué devant elle. Le terrible sort réservé au peuple grec en est la preuve. Relisons la mise en garde prémonitoire de Pierre Mendès-France contre cette orientation mortifère pour l’Europe.

C’est notre acte d’insoumission qui réconciliera les peuples avec elle par une refondation politique, écologique et sociale.

De la souveraineté populaire

Par ailleurs, qui mène la bataille des idées contre le FN en expliquant le rôle des immigrés dans la reconstruction de la France, et en rappelant que les immigrés paient plus de cotisations qu’ils ne touchent de prestations? Qui rejette le nationalisme d’exclusion inspiré par l’opposition du «eux» et du «nous» chère à Carl Schmitt? Qui combat la thèse de Samuel Huntington selon laquelle les civilisations s’opposeraient et se hiérarchiseraient inéluctablement? Qui ouvre la réaffirmation de la souveraineté populaire au niveau national à l’internationalisme, avec la promotion du progrès social pour tous les peuples? La France Insoumise. Pour faire reculer les réflexes racistes ou xénophobes, ne nous contentons pas de condamnations moralisantes. Agissons sur les causes et déconstruisons les préjugés obscurantistes. Nous n’avons pas de leçons à recevoir des principaux responsables de la montée du FN!

«Populisme »! Allons bon, encore un mot magique pour disqualifier sans argumenter! Le propre du populisme de droite est de flatter le peuple et non de le servir. C’est d’ailleurs le sens littéral du mot démagogie, en grec ancien. Mais si défendre réellement les classes populaires c’est être populiste, alors soyons populistes. Par une telle défense, nous défendons également l’intérêt général. D’où la lutte contre la dévastation des droits sociaux et des acquis du programme du CNR, comme la Sécurité sociale et les services publics, et le refus de la déconstruction du code du travail à coup de 49-3 et bientôt d’ordonnances. Trêve de mots pièges et d’amalgames odieux entre les «deux extrêmes». Un amalgame qui soit dit en passant banalise le FN puisqu’il lui donne le même statut qu’à la France Insoumise !

Le barrage à l’extrême droite ? Les législatives

Ensemble, en 2012, nous avions chassé la droite. Et pendant cinq ans nous avons eu la droite déguisée en gauche, avec l’exception honorable du Mariage pour tous courageusement promue par Christiane Taubira, réforme sociétale juste, mais qui n’aurait pas dû dispenser de l’attention à la question sociale. Il faut comprendre la désespérance du monde du travail, sans justifier pour autant n’importe quel vote protestataire. Je comprends qu’en l’état actuel des choses on puisse se sentir écartelé entre un vote blanc, improprement appelé «nul», qui marque le dégoût d’une pratique politique désespérante, et un vote Macron, posé un peu vite comme seule alternative à l’extrême droite. Les deux votes sont respectables, et je dénie à quiconque le droit d’en disqualifier un. Mais c’est désormais un troisième tour, celui des Législatives, qui permettra de dresser un véritable barrage contre l’extrême droite, et non un score à la soviétique pour Monsieur Macron, adepte du 49-3 et des ordonnances.

Un dernier mot sur l’incroyable faute déontologique et le manque d’esprit laïque du président de la République. Comment Monsieur Hollande a-t-il considéré les devoirs de sa fonction lorsqu’il a violé la réserve qu’il avait annoncé vouloir respecter, n’étant pas candidat ni chef de parti mais Président de tous les Français? Ses accusations insensées, aux limites de la calomnie, sur la prétendue complicité de Jean-Luc Mélenchon avec Assad et Poutine, ou sa propension supposée dictatoriale, ont rompu l’égalité de traitement des candidats alors que la constitution lui faisait un devoir de la respecter. Décidément l’immunité présidentielle, elle aussi, devra être revue par la sixième République dans le cadre de la moralisation de la vie politique!

Dernier ouvrage paru: Dictionnaire amoureux de la laïcité, Editions Plon.

Henri Pena-Ruiz Philosophe, écrivain

 

En 1957 Mendès-France doutait déjà d’une Europe fondée sur un  » absolu économique »

https://blogs.mediapart.fr/didier-levreau/blog/050816/en-1957-mendes-france-doutait-deja-dune-europe-fondee-sur-un-absolu-economique

Appel de Pierre Laurent : être à la hauteur de nos responsabilités

Pour les élections législatives du 11 et 18 juin prochains, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, propose de créer une «bannière commune», « la force du peuple à l’Assemblée nationale », qui pourrait «rassembler toutes les forces dont nous avons besoin pour gagner, qu’elles soient ou non dans la France insoumise».

Dans cinq jours aura lieu le second tour de l’élection présidentielle. Tout doit être fait d’ici là pour barrer la route de l’Élysée à Marine Le Pen. Pour stopper sa progression, en voix et en pourcentages, en votant contre elle le 7 mai pour mettre son résultat le plus bas possible.

L’abstention ou le vote blanc ne suffisent pas pour atteindre cet objectif. Au-delà, le combat contre la banalisation des idées et du bulletin de vote Front national doit s’amplifier sans relâche. L’accession de l’extrême droite française aux immenses pouvoirs que confère la Vème République au Président de la République serait un trop grave danger pour nos libertés et la démocratie, pour les droits sociaux de tous et pour l’égalité, pour la paix. Viendront alors, cinq semaines plus tard, les 11 et 18 juin, les élections législatives. Elles seront décisives.

Fort du résultat de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, nous avons le devoir d’ouvrir de nouvelles perspectives de victoire aux sept millions d’électeurs qui ont voté ainsi, et à toutes celles et ceux qui, à gauche, peuvent se reconnaître dans une telle perspective. Nous ne voulons ni d’une Assemblée nationale aux mains de l’extrême droite et de la droite, ni d’une Assemblée nationale aux ordres d’Emmanuel Macron. Nous voulons une majorité pour changer. Utiliser le bulletin de vote Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen, ce n’est pas soutenir son programme. Bien au contraire, nous savons qu’il faudra faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de la finance pour ouvrir une perspective de transformation sociale, démocratique, écologique à notre pays. La future majorité de l’Assemblée nationale n’est acquise pour personne. Ce sont les élections législatives qui en décideront.

Les 11 et 18 juin, il faut poursuivre et amplifier dans chaque circonscription législative l’élan qui s’est levé le 23 avril avec le vote Mélenchon, pour porter plus loin nos combats, leur donner plus de force avec une représentation politique nationale et élire une majorité qui ne se soumettra pas  au futur Président de la République. Avec les communistes, je n’ai cessé de dire depuis un an que les élections législatives auraient autant d’importance que l’élection présidentielle. Nous le vérifions aujourd’hui. Je me réjouis que Jean-Luc Mélenchon ait annoncé dimanche qu’il entend s’engager à fond dans cette nouvelle bataille « avec la France insoumise et ses alliés » pour remporter une grande victoire législative.
Pour être à la hauteur de cette ambition, il est crucial que les forces qui ont permis le résultat du 23 avril, la France insoumise, le Parti communiste, Ensemble, les militants du Front de gauche, et toutes celles qui voudront se joindre à elles pour cet objectif, unissent leurs énergies et présentent dans chaque circonscription une candidature capable de porter le plus loin possible le résultat et, dans des centaines d’entre-elles, de se qualifier au second tour et de l’emporter.

Les premières propositions discutées vendredi entre nos forces politiques envisagent un accord limité à un petit nombre de circonscriptions. Ce n’est pas à la hauteur de la situation. Cela ne dessine aucune ambition véritable. Il faut un accord large et national qui permette de gagner.

Ensemble, nous pouvons nous donner l’objectif de porter « la force du peuple à l’Assemblée nationale ». C’est sous cette bannière commune, qui respecte tout à la fois la place singulière tenue par notre candidat à la présidentielle et chacune de nos forces, que je propose de rassembler tous nos candidats. Elle peut rassembler toutes les forces dont nous avons besoin pour gagner, qu’elles soient ou non dans la France insoumise. C’est le sens des nouvelles propositions unitaires et ambitieuses que nous porterons dès ce soir dans les prochaines discussions avec la France insoumise et Ensemble. Les communistes les porteront auprès de leurs partenaires dans tous les départements de France. Si chacun accepte ce principe respectueux de tous, une dynamique pour gagner est possible. Je le souhaite. Le temps presse.

J’appelle toutes celles et ceux qui souhaitent cette dynamique de rassemblement à relayer cet appel et à le faire vivre partout dans le pays. Ensemble, nous pouvons réussir.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

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Mélencheminons vers les législatives…

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Pour la 22e année consécutive, à l’appel de l’Association des Travailleurs Magrébins de France, du MRAP et de la Ligue des droits de l’Homme, un émouvant hommage a été rendu sur le pont du carrousel à Paris, à Brahim Bouarram, un jeune Marocain de 29 ans assassiné le 1er mai 1995 par des militants du Front national. Cette année, ce rassemblement auquel s’étaient invités Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, avait une résonance toute particulière.

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DOSSIER MACRON

En matière de désinformation, donc en termes plus clairs de mensonges, Mr Macron n’a pas besoin d’un stage de formation ; quelques jolis exemples parmi d’autres :

Macron laisse entendre qu’il est issu de Normale Sup. Faux : Macron a échoué deux fois au concours d’entrée de l’École Normale Supérieure. Par contre, il était élève du lycée élitiste Henry-IV. Mais ce n’était pas un étudiant brillant. Un de ses anciens camarades a indiqué à Marianne que Macron “arrivait à utiliser suffisamment de mots savants pour donner le change” à l’oral.

Macron fait croire qu’il est docteur en philosophie. Le problème est que l’on n’a jamais retrouvé sa thèse. Il prétend alors qu’il n’a produit qu’un mémoire. Mais lorsque les journalistes de Challenges interrogent son supposé directeur de mémoire, le professeur de philosophie Etienne Balibar, celui-ci répond “ne pas avoir de souvenir ni de trace de cet épisode”.

Le 6 avril 2016, Macron lance son mouvement “En Marche” par un clip vidéo mettant en scène la diversité et les talents de la population française. Mais le lendemain, Yann Barthès, présentateur du Petit journal, révèle la supercherie : le clip de Macron n’est qu’un copier-coller de vidéos étrangères, notamment américaines. Par exemple, une supposée Française est en réalité une Américaine figurant dans un clip de campagne des primaires démocrates de Bernie Sanders.

Le 10 avril 2016, au JT de France 2, Macron affirme que son parti En Marche a dépassé les 13000 adhérents. Baliverne ! Le Canard Enchaîné révèlera le 12 avril qu’en réalité il ne s’agissait que de 13000 visites d’internautes sur le site de Macron.

En juin 2016, le ministre Macron ouvre le capital de l’aéroport de Toulouse. Macron affirme qu’il ne s’agit pas d’une privatisation car les investisseurs chinois n’acquerront que 49,9% du capital. L’État garde 10% et les collectivités locales possèdent le reste. Mais Mediapart révèlera l’existence d’un pacte secret d’actionnaires liant l’Etat, non pas aux collectivités publiques, mais aux Chinois et qui leur donne les pleins pouvoirs.

Le 11 août 2016, dans une interview à Paris Match, Macron prétend qu’il dialogue régulièrement avec l’intellectuel tunisien Abdelwahab Meddeb au sujet de la religion et de la place de l’islam en France. Les journalistes de Match (trop occupés à faire la promotion de Macron ?) ne vérifient pas. Heureusement pour la vérité, le rédacteur en chef de TV5, Xavier Marquet, éventera le mensonge : Meddebest décédé depuis deux ans !

Selon le livre Dans l’enfer de Bercy, Macron aurait utilisé 120000 euros d’argent public pour financer sa campagne électorale…

Sans parler des 300000E. prêtés à sa femme pour travaux dans sa maison du Touquet comptés en débit de sa déclaration de patrimoine alors qu’ils n’auraient pas dus l’être, des 1,6M (après impôts) évanouis dans la nature de même que le bonus pour sa gestion du deal à 9milliards Nestlé/Pfizer de 2012 également disparu….

Un modèle d’honnêteté, Mr Macron ; quasiment tous les médias de France et de Navarre vous le disent, donc c’est vrai, à l’évidence.

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« Le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire. » [Roland Barthes]

Commentaire d’Olivier Berruyer :

« Depuis plusieurs années, j’ai l’habitude de partager régulièrement avec vous ma vision, surtout dans les moments de « flashs totalitaires », comme les appelle Todd, afin d’aider à libérer la parole.

Celui que nous traversons depuis une semaine est vraiment intense, avec une pression sociale de nature quasi-totalitaire visant à influencer très fortement la population. On découvre de sombres commissaires politiques autoproclamés qui viennent donner des leçons à tout le monde, qui s’enquièrent de savoir quel sera le vote d’untel ou untel, et qui distribuent bons points et excommunications symboliques. Tout cela ayant bien entendu un arrière-gout de déjà vu, qui rappelle par exemple l’hystérie des élections américaines d’il y a quelques mois. Autant dire que la capacité d’apprentissage de tout ce beau monde est proche du néant.

« L’homme sage apprend de ses erreurs ; l’homme plus sage apprend des erreurs des autres » [Confucius]

Mais cette fois, de nombreuses voix s’élèvent, ce qui est assez réconfortant, dans un environnement, lui, de plus en plus inquiétant – où on voit qu’après avoir attenté à la Liberté d’expression, on s’attaque désormais à la Liberté d’information et, finalement, à la Liberté d’opinion.

Par conséquent, je ne vous dirai pas ce que je ferai le 7 mai – bien que ce ne soit pas très surprenant si vous êtes un fidèle du blog, tout simplement car il est capital à mon sens de rappeler que le vote est secret, et que ce point fondamental en Démocratie doit être protégé.

Ce « jappelisme » est une manifestation supplémentaire d’une hystérisation de la société qui, en plus d’être anti-républicaine au possible, inutile et consternante, empêche recul apaisé et débat rationnel.

Comme certains d’entre vous m’ont dit qu’ils avaient été obligés de mentir sur leur vote futur pour avoir la paix (sic.), je rappelle cette importante phrase de Roland Barthes :

« Le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire. » [Roland Barthes]

La fachoshère de gauche

Si notre pays a par le passé cruellement subi les méfaits de la « fachosphère » de droite, nous voyons un autre style de totalitarisme pointer son nez : celui de la « fachosphère de gauche » (FG). Elle a des caractéristiques assez paradoxales, ses actes étant en contradiction régulière avec les impératifs moraux qu’elle revendique.

Ainsi, drapée dans « les valeurs de la République » et « l’héritage de 1789 », la FG foule pourtant régulièrement aux pieds la devise de notre belle République :

La liberté, oh, la FG la vénère ! Mais pour elle, seulement. Il n’y a qu’à voir comment elle considère la liberté élémentaire en Démocratie de s’abstenir si aucun candidat ne convient, allant jusqu’à traiter en substance les abstentionnistes de fascistes qui s’ignorent. Et je ne parle même pas de la liberté de voter Marine Le Pen, bientôt passible chez ces « khmers roses » de quelques années de camps de rééducation idéologique. En témoigne la surabondance de point Godwin et autre insultes raffinées (dont j’ai proposé un petit échantillon sur mes réseaux sociaux). Les membres de la FG sont des personnes inquisitrices, qui sont toujours très très intéressées par ce que vous allez voter, et qui tentent toujours de vous imposer leur vision.

L’égalité, oh, la FG adore la citer dans ces discours ! Mais elle ne croit qu’en l‘égalité des membres de sa caste, une égalité de l’entre soi, voulant qu’ils puissent tous avoir le droit de mettre leurs enfants à Louis le Grand et Henri IV (j’imagine que c’est d’ailleurs pour ça qu’on a gardé le nom de rois pour le Graal de la fabrique des membres de la caste, histoire de les habituer à ne pas être trop républicains). Les « sans-dents » se contenteront de ces bahuts en ZEP à 10 nationalités par classe, où leurs enfants auront autant de chances d’intégrer une grande école que Cheminade d’atteindre l’Élysée. Bien sûr, cette inégalité sera justifiée sous couvert de “méritocratie”, car toute considération sociologique est pour eux un danger…

La fraternité ? Une belle valeur pour le coup, qui permettra qu’aucun membre de la caste ne connaisse trop de problèmes dans sa carrière. Une conception bien restrictive de cette notion qui à nouveau ne s’éloigne pas de l’entre soi qui leur est si cher. Pour les autres citoyens, ils auront droit au mépris dégoulinant ; la FG vomit le referendum, et on la sentirait même tentée de remettre en place le suffrage censitaire vu toute cette populace qui « vote mal » – car oui, la FG a inventé la notion de “mauvais vote” …en Démocratie.

Lire la suite : http://www.les-crises.fr/refuge-les-huiteuristes-du-7-mai-par-olivier-berruyer/

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« On a jusqu’à dimanche pour virer la bête immonde et à partir de lundi, on vire le banquier » Xavier Mathieu

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

Photo garantie sans trucage. 1er mai 2017, papy Le Pen rend hommage à Jeanne d’Arc.

Mais d’où vient l’argent du FN …?

Finalement, Marine hésite sur la sortie de l’euro

L’avocate donne sa consigne de vote (Episode 4)

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le fil du 2 mai 2017

Pour une majorité parlementaire insoumise aux législatives

vidéo mise en ligne avec l’accord de la chaîne. Retrouvez le replay officiel sur : www.tf1.fr/tf1/jt-we/videos/20-heures-30-avril-2017.html

Le 30 avril 2017, France 5 (C Polémique, puis C Politique) a diffusé un reportage sur la France Insoumise à Montreuil avec Alexis Corbière et a invité Raquel Garrido sur le plateau.

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Lu dans Marianne.net : Et si le temps de parole avait été le même pour tous les candidats avant le premier tour de la présidentielle ? Marianne a fait les calculs, rapportant les voix engrangées par chaque candidat à leur temps de parole relevé par le CSA entre le 1er février et le 21 avril. Résultat, Marine Le Pen aurait pu être exclue du second tour…

Il apparaît qu’à temps de parole égal, Jean-Luc Mélenchon aurait pu parvenir au second tour, en compagnie d’Emmanuel Macron. C’est en tout cas ce que disent les statistiques.

Fillon champion du temps de parole

Seulement, le député européen et ses soutiens ont eu beaucoup moins la parole que leurs rivaux. Du 1er février au 21 avril, soit les périodes d’équité puis d’égalité telles que définies par le CSA, ils ont parlé pendant 176 heures et 2 minutes à la télévision et à la radio, contre 245 heures et 13 minutes pour Emmanuel Macron et les siens (+56%), 247 heures et 22 minutes pour Marine Le Pen et le FN (+58%), 274 heures et 45 minutes pour Benoît Hamon et ses partisans (+72%) et même 318 heures et 47 minutes pour François Fillon et ses supporters (+90%), champions du temps de parole !

Article intégral ici : https://www.marianne.net/politique/presidentielle-temps-de-parole-egal-le-second-tour-aurait-pu-opposer-melenchon-macron?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Facebook#link_time=1493543885

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Souvenir, souvenir…

Par Pascal VIROT17 avril 1997

Sénateur (PS) de l’Essonne et animateur de la Gauche socialiste, Jean-Luc Mélenchon demande l’interdiction du Front national avant qu’il ne soit «trop tard». Entretien. Le gouvernement envisagerait de dissoudre le service d’ordre du Front national.

Vous demandez, comme Henri Emmanuelli, l’interdiction du FN. Pourquoi ?

L’arbre du service d’ordre ne doit pas cacher la forêt Front national. Pour demander sa dissolution, je m’appuie sur la loi. Celle de 1936 contre les ligues factieuses. Cette loi a été enrichie en 1972 et spécifie qu’en application de la Convention de New York de 1966 contre la discrimination raciale : «seront dissoutes toutes les associations qui, soit provoqueraient la discrimination, la haine ou la violence envers une personne ou un groupe de personnes, en raison de leur origine, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propageraient des idées ou théories tendant à justifier ou à encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence». C’est le cas du FN. La loi existe. Il ne s’agit donc pas de faire des lois nouvelles contre Le Pen.

Pourquoi n’est-elle pas appliquée?

C’est la responsabilité du président de la République puisque la décision de dissoudre, relève, selon la loi, de ses prérogatives. La République n’est pas un régime neutre, où toute les opinions se valent, mais au contraire, elle s’appuie sur un corps idéologique ­les droits de l’homme qui n’est pas neutre et sur des préambules constitutionnels qui ne le sont pas moins ! Chaque citoyen est en droit d’exiger que la République soit défendue et la loi appliquée. Ce principe ne doit pas être négociable. Comme l’a écrit Umberto Eco, «pour être tolérant, il faut tracer les limites de l’intolérable». Depuis l’élection de Vitrolles, on sait que le Front National peut avoir la majorité à lui tout seul localement. Accepterions-nous ses lois et ses ordres s’il en allait de même au niveau national ? La réponse est non. Alors cessons d’être hypocrites. (…)

http://www.liberation.fr/france/1997/04/17/jean-luc-melenchon-c-est-le-front-national-qu-il-faut-interdire_202444

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DOSSIER MACRON

Leur dire non. Une réponse au «votez Macron!»

(…)

Une bien vieille « nouveauté » : Macron ou l’ultra-compétition

La responsabilité – énorme, écrasante – est du côté des politiques menées depuis plus de trente années de rigueur, d’austérité, de concurrence acharnée, d’un « marche ou crève » permanent et, plus encore, institutionnalisé. De celles qu’a conduites Macron. Quel triste canular d’ailleurs, cette « nouveauté » qui lui est sans cesse associée. Certain(e)s n’ont pas d’autre mot à la bouche, pas d’autre terme pour le qualifier sinon le grand passe-partout de la « modernité », ce sésame ouvre-toi du grand creux politique, ce circulez-il-n’y-a-rien-à-voir de leur basse besogne – de leur basse politique.

Cette politique fera mal, très mal : aux ouvrières et ouvriers, aux employé(e)s, aux chômeur.euses, aux enseignant(e)s, aux fonctionnaires, aux infirmières, aux personnels hospitaliers… Mais au-delà encore, à tous les salariés, même les cadres supérieurs plutôt bien lotis en termes de revenus, sur qui s’abattra, toujours implacable, toujours impitoyable, la pression inouïe de la compétition. Ce fléau qui passe pour l’évidence : travaillez plus et écrasez le voisin. Les gouvernants ont fait de la lutte contre le terrorisme une cause nationale : une manière de gouverner par la peur, l’état d’urgence, la répression des manifestations et la guerre – qui est une spirale infernale, la pire façon d’alimenter le terrorisme. Mais quand fera-t-on une priorité de la lutte contre les suicides au travail, les burn out, les accidents de travail (500 morts par an) ?

Cette politique nous fera mal. Et elle conduira, inexorablement, à un FN renforcé. Tôt ou tard, il arrivera au pouvoir, peut-être aidé d’une partie de LR, assorti de Dupont-Aignan et consorts. En 2012, une majorité d’élus UMP se disaient prêts aux alliances avec le FN.

(…) Il faut lire la superbe analyse qu’a récemment proposée Christakis Georgiou sur ce que représente Emmanuel Macron, ce présumé novice, celui qu’Aude Lancelin nomme le « chérubin » – l’enfant de la finance et des marchés qui l’ont longuement dorloté pour le modeler comme il fallait : un « putsch du CAC 40 », a-t-elle pu subtilement titrer[2]. Du texte de Chr. Georgiou, il importe de citer un passage un peu long :

« La liste des soutiens de Macron se lit comme un extrait du Who’s who de la classe dirigeante française. Son principal soutien a été Henry Hermand, grand patron avec des intérêts dans la grande distribution, proche de Mendès-France puis de Rocard et du courant chrétien de gauche fondé par Emmanuel Mounier autour de la revue Esprit. Hermand a financé des think tanks proche de la droite du PS (La République des idées, Terranova). Un autre patron proche du PS, le co-propriétaire du Monde, Pierre Bergé, est aussi un soutien déclaré de Macron. Il y a aussi Alain Minc (lui aussi inspecteur des finances), passé chez Macron après avoir soutenu Juppé à la primaire de la droite, Jacques Attali (polytechnicien et membre du corps des Mines), le banquier Serge Weinberg (président de Sanofi par ailleurs), le banquier de gauche Jean Peyrelevade (conseiller économique du premier ministre Pierre Mauroy en 1981-1983 et qui s’est occupé du programme économique de Bayrou en 2007), le financier Henri Moulard, Pascal Lamy et d’autres. Dans l’organigramme de campagne de Macron, le responsable de la collecte des fonds est Christian Dargnat, ancien dirigeant exécutif de la branche gestion d’actifs de la BNP Paribas, et le chargé des relations avec les entreprises et des questions économiques est l’ancien banquier d’affaires (chez Morgan Stanley à Paris) et ex-directeur général d’Altice Media Group (le groupe de Patrick Drahi), Bernard Mourad. Selon un ‘‘habitué des dîners du pouvoir’’ cité dans une enquête du Monde sur Macron, ‘‘il est celui dont le Siècle a toujours rêvé : homme de gauche faisant une politique de droite’’ ».

On comprend à cette aune pourquoi certains médias s’acharnent à nous présenter le fringant jeune Macron comme ça, justement, et rien que ça : un « jeune » fringant, au sourire éclatant ; le petit nouveau ; le petit dernier. L’essentiel est sans doute dans la manière dont il nous est livré en spectacle et, au fond, vendu : dans cette mise en scène de la fraîcheur et de l’originalité, quand son programme est usé comme la corde avec laquelle on n’ira pas se faire pendre.

Article intégral (un peu long. Accès libre) : https://blogs.mediapart.fr/ludivine-bantigny/blog/300417/leur-dire-non-une-reponse-au-votez-macron

Parmi les commentaires sur le même blog :

OK, il faut prendre la parole…

Au Ma©ron ou au brun, oui, je préfère le blanc…

Oui, l’espace de quelques secondes dimanche 23 avril 2017, oui j’y ai cru… Oui j’ai fait un début de haka devant mon poste de TV convaincu que « mon » cheval, revenu du diable Vauvert, allait coiffer les favoris (ou au moins l’un d’entre eux) sur le fil et qu’il serait finaliste au nez  et à la barbe de tous ceux qui préfèrent le familier aux vertiges de l’inconnu…

Oui, j’ai espéré que la France ne rate pas son RV du jour avec son destin… Pour en finir (enfin) avec cette 5ème république « naphtalinée », cette monarchie présidentielle et son système nécrosé tout juste bon à produire du vote FN.

Et bien non… Place au sourire bien blanc du jeune « Mozart de la finance » et à la « double Pen » prête à jouer son rôle d’épouvantail de pacotille, une composition apprise depuis sa tendre et très chère enfance sur les genoux de son gentil papa J… Et à nous rejouer sa petite pièce de théâtre guignolesque.

Ok, certes il y eut ce petit moment de (re)jouissance de voir rapidement le triste sire Fillon se parer (waouhhh) d’un masque de circonstance sans pour autant avoir l’élégance de ses costumes et disparaître à jamais du paysage politique français qu’il a contribué à polluer avec un bel acharnement. Impossible de ne pas penser à ce moment-là avec un sourire sardonique à la tête de son épouse « Pénélope la galloise », seule dans le manoir familial face à son bol de soupe (bio) maugréant « tout ça pour ça » !

Allez, allez… Vous avez bien pourri la campagne ! A défaut, de rendre les bons costumes, rendez l’argent !

Et puis après, une fois les résultats consolidés, il a fallu assister au spectacle du champion qui se fait attendre et revivre le simulacre médiatique de circonstance (ah les motos et les feux rouges grillés plein pot), comme si c’était déjà la victoire Manu alors que tu as à peine 24% des votants et combien de votes utiles pour déjà faire rempart à l’épouvantail de pacotille. Ah mais ou mais c’est bien sûr Brigitte, la nouvelle Marianne et ses multiples couverture de magazine, notre première dame capable à elle seule de redonner le moral à toute la profession de chirurgiens esthétiques, déjà au téléphone pour reconstituer leur stock de botox (putain 5 ans !)…

Observons l’image de ce couple que certains osent comparer au « chicissime » couple Kennedy. Avec sa gueule de jeune communiant qui aurait déjà vendu pas mal de bagnoles, n’entendez-vous pas l’enfant intérieur de Manu crier à maman Brigitte « J’ai peur que tu ne m’aimes plus si je grandis » !

Et puis sur les plateaux TV, sans la moindre pudeur, déjà le bal des prétendants… L’ineffable et matois Bayrou (spécial dédicace au berger pyrénéen Jean Lassalle et sa belle utopie) qui a acheté de l’action Macron au bon moment et entend bien toucher les dividendes. Et Gérard Collomb, ex-premier signataire et animateur de la motion « L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes » au congrès de Reims qu’on ne risque pas de confondre avec Christophe tant son esprit d’aventure se résume à changer de champion au grès du vent des circonstances…

La veille garde est  de sortie… Non, nous ne prendrons pas en marche… ce train-train là… ! Stop au foutage de gueule ! On c’est déjà largement fait… euh… avoir…

Ah oui j’oubliais… Le dîner à La Rotonde… Ah oui, euh… attention symbole ! rive-gauche/rive droite…  clin d’œil appuyé, par cici les caméras…vous saisissez… Tiens amusons nous : comparons le prix de la sole 48 € vs 86 € du Fouquets… Une addition de (seulement) 7 000 €… on avance… c’est cool non ? Les forces progressistes sont en marche… Et le visqueux Jacques Attali, plus bernique que jamais qui cherche son nouveau rocher et se fera répudier ! Oups, loupé ! So sad…

Alors, alors…

Comme il avait fallu un temps être Charlie à tout prix, il faudrait maintenant se précipiter comme un seul homme, au nom du front républicain, pour voter M@cron, cette créature élevée sous la mère Hollande, pôvre benêt malfaisant qui avait désigné la finance comme ennemi et qui n’aurait pas compris ce qu’il enfantait… Il paraîtrait même qu’il n’aurait pas vu la traîtrise arriver. A moins que…

Alors, alors… Il faudrait perpétuer à nouveau l’histoire dominante… euh l’histoire des dominants…

Non, désolé ce sera sans moi… on m’a déjà fait le coup… Chirac qui nous a pris pour des pommes, tout ça… tout ça… vous vous souvenez… 2002 – 2017… Pas tout à fait la même situation non ?… Demandez un peu aux démographes, ils vous expliqueront…

Allez, allez, merci bien, à l’heure intime du choix (en avons-nous un, lequel ?), nous n’avons ni leçon ni consigne à recevoir…

Pour les insoumis, les options sont ouvertes : Macron, blanc, abstention… Une seule est exclue avec force « Pas une voix pour le Pen »… ET JLM a bien raison de ne pas céder à tous ceux qui veulent lui faire jouer le rôle qu’on lui assigne. Avec au premier rang, le « maître des horloges » qui se pense déjà comme le roi soleil. L’ancien banquier qui a déjà fait allégeance à Angela Reine d’Europe et nous prépare un « buiseness plan » d’enfer, comment pourrait-il comprendre que toute notre énergie de citoyen est déjà investie dans la création de nouvelles formes d’actions, hors partis et hors institutions.

Non, je ne voterai pas Ma©ron et son projet de « Start-up nation », cette nouvelle marque employeur dont il sera le manager idéal, capable de parer la servitude de belles et fortes valeurs humanistes.

Oui, j’assume. Mieux, je fais même l’éloge du risque…

Oui, je préfère le blanc…

Le blanc de la page sur laquelle nous pourrons co-écrire une autre histoire, celle où chacun deviendra acteur de sa vie, celle où l’on peut préférer attendre l’improbable plutôt que de se résigner à perpétuer morbidité et exclusion.

« Si tu ne crois pas à l’inespéré, il n’arrivera pas ! » nous dit Edgar Morin

J’ajoute : « L’acceptation de l’impuissance du moment nous ouvrira les portes de la vérité de demain ».

Non, je ne voterai pas Ma©ron

Un insoumis (parmi 7 millions d’autres, faut-il le rappeler)

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On en parle peu, et pourtant…

La nouvelle convention sur l’assurance chômage va s’imposer la semaine prochaine dans l’indifférence générale. Hélène Crouzillat, intermittente du spectacle, et Rose-Marie Pechallat, présidente de l’association de défense des chômeurs Recours radiation, tentent d’alerter sur les dangers de ce texte.

À l’heure où les consignes de vote pour le second tour des présidentielles fleurissent comme des coquelicots, une course de vitesse se joue dans les salons de la République pour l’agrément par la ministre du Travail de la nouvelle convention d’assurance chômage. Vous n’êtes pas au courant ? C’est normal. Personne n’a intérêt à vous informer de ce qui vous attend si, par malchance, le marché du travail ne voulait plus de vous.

Cette nouvelle convention d’assurance chômage fait suite à un protocole d’accord signé le 29 mars dernier, par les « partenaires sociaux » gestionnaires de l’Unédic, l’organisme qui gère et encadre les conditions d’indemnisation des chômeurs. Il prévoit l’économie de 900 millions par an sur les trois prochaines années pour pallier un déficit estimé à 4 milliards d’euros par an.

Article à lire sur Politis : https://www.politis.fr/articles/2017/04/assurance-chomage-la-grande-liquidation-36817/

On en parle encore moins et pourtant…

Jeudi après-midi, des gros bras du parti nationaliste se sont introduits dans le Parlement macédonien. Une centaine de personnes a été blessée, dont dix députés, avant que les unités spéciales de la police n’évacuent le bâtiment. Après des mois de crise politique, la Macédoine va-t-elle sombrer dans la guerre civile, au risque d’entraîner tous les Balkans ?

Le leader de SDSM Zoran Zaev à la sortie du Parlement à Skopje, le 27 avril 2017. © Reuters

(…) Les rares policiers présents sur place n’ont opposé presque aucune résistance, les systèmes de sécurité qui permettent de verrouiller tous les accès au Parlement n’ayant pas été activés, et les unités spéciales n’ont pu reprendre le contrôle du bâtiment qu’au bout de plusieurs heures, en tirant des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Les blessés ont été évacués vers les hôpitaux de la capitale, mais aucun assaillant n’a été arrêté.

Tee-shirts noirs et croix orthodoxes brandies à bout de bras, des groupes de « patriotes » manifestent quasi quotidiennement depuis le début du mois de mars, menaçant de faire basculer la Macédoine dans la guerre civile. Toutes ces organisations, récemment apparues, comme le Front national macédonien, sont liées aux conservateurs du VMRO-DPMNE, au pouvoir depuis 2006, et à leur chef, Nikola Gruevski, qui a renoncé à exercer la fonction de premier ministre en 2016 mais demeure l’homme fort du pays. (…)

Article intégral ici : https://www.mediapart.fr/journal/international/290417/qui-veut-la-guerre-en-macedoine

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Petit rappel…

L’éducation des enfants étrangers

 

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Un peu de poésie ne saurait nuire…

ce poète libertaire anormalement peu connu, meurt en 1961 dans des circonstances mal élucidées,
c’était un poète étrange et fort intéressant homme de génie qui parlait une bonne trentaine de langues, il fut un traducteur d’exception.

Une partie de ses écrits aurait disparu Ses poèmes survivants donneront lieu à diverses éditions

Le programme en quelques siècles
Armand Robin (1912-1961)

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

Didier Porte : « Et merde, votez Macron ! »