Au fil des 30 et 31 mai

Médias: plus lâche, tu meurs…

En complément à cette vidéo et pour tout comprendre il peut être bon de lire l’article d’Antoine Léaument : https://antoineleaument.fr/2017/05/28/magazine-monde-vomit-melenchon/

 

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Loi travail 2.

« Fais gaffe au micro là »

C’est sur les images diffusées par Le Quotidien que l’on a pu voir Emmanuel Macron, accompagné de son premier ministre, de Jean-Yves Le Drian, et de Marielle de Sarnez (ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes) en direction de l’ambassade de Grande Bretagne.
Emmanuel Macron relate sa matinée : « Bon, ce matin j’ai fait les premières concertations. Elles se sont bien passées ! », puis à une question (inaudible au micro) de Le Drian, le président répond : « Oui ! Ben c’est normal, parce que je ne leur ai rien dit ! »

C’est une illustration de plus des manœuvres politiques du nouveau gouvernement qui, à l’approche des législatives, préfère temporiser l’annonce des mesures concrètes de la nouvelle loi. En effet, avec cette nouvelle loi Travail, le gouvernement avance en terrain miné comme l’illustre notamment le dernier sondage Odoxa qui affirme que près de 66% de la population comprendrait un vaste mouvement de grève

La réponse du ministre de l’intérieur ne s’est pas faite attendre. « Fais gaffe au micro là », en bon politicard qui a l’habitude de ne pas commettre ce genre « d’erreur ». On n’entend d’ailleurs pas ses propres propos sur cette vidéo.

Quel que soit l’état de l’art de cette loi Travail, il est déjà clair qu’elle constituera une offensive majeure contre le les travailleurs et la jeunesse, en approfondissant les attaques de la loi El Khomery, jusqu’à la remise en cause du code du travail lui-même. Pourtant la réaction des syndicats a laissé pantois plus d’un travailleur.->http://www.revolutionpermanente.fr/Macron-et-les-centrales-syndicales-tour-de-chauffe-avant-le-bras-de-fer]. Même Martinez avait jugé sont rendez-vous satisfaisant car : ‘’le calendrier a l’air d’avoir bougé (…) J’ai cru comprendre que l’agenda rapide qui était prévu n’est pas aussi rapide que ce que j’avais cru comprendre » a-t-il déclaré, il parle d’un ‘’flou dans les échéances’’.

On ne peut que confirmer aujourd’hui dans quel état d’esprit est le gouvernement : il s’agit d’éviter toute étincelle qui pourrait effrayer avant les législatives. Vital pour obtenir la majorité parlementaire. Face à ce gouvernement qui n’a qu’une hâte, c’est d’avoir les coudées franches pour imposer par ordonnance les contre-réformes du patronat, ce sera uniquement sur nos propres forces qu’il faudra compter, par la mobilisation dans les lieux de travail, les lieux d’études, et dans la rue. C’est la seule façon de construire le rapport de force à même de mettre un coup d’arrêt à ceux qui veulent notre peau.

Source : http://www.revolutionpermanente.fr/Macron-Les-consultations-avec-les-syndicats-se-sont-bien-passees-je-ne-leur-ai-rien-dit?utm_content=buffer9ce02&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

 

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Pour les ceusses qu’avaient pas tout compris…

Le scénario de la fabuleuse affaire Ferrand

 Richard Ferrand, directeur général, donc patron salarié, des Mutuelles de Bretagne, a eu la main sur toute l’opération, a tout organisé pour faire lui-même la fabuleuse affaire.

Directeur général de la mutuelle, il a mis en évidence le besoin de nouveaux locaux.? Il a cherché, ou fait chercher, les locaux appropriés.? On lui a signalé plusieurs locaux possibles, dont ceux-ci qui sont à vendre un prix « très raisonnable ».? Considérant que les circonstances permettent de réaliser une excellente affaire, il décide de la faire pour lui même.??

Il fait constituer une SCI (Société Civile Immobilière) par sa compagne, qui s’octroie 99 des 100 parts du capital, et met la 100eme part au nom d’un ami (un prête-nom) car la société doit avoir au moins deux associés lors de sa constitution.? Cette centième part sera ensuite rétrocédée à la fille du couple Ferrand.?? Le projet de statuts en main (société non encore immatriculée), il fait établir une promesse de vente au bénéfice de cette société « en formation » au prix de 402.000 euros.??

Cette promesse de vente (établie sous diverses conditions « suspensives ») en main, il expose au président du conseil d’administration de la mutuelle les différentes options possibles, en expliquant bien pourquoi la meilleure est précisément l’immeuble pour lequel la SCI bénéficie d’une promesse de vente. ??Le conseil d’administration approuve ce choix et décide, toujours sur la suggestion de son directeur général Ferrand (précisément dans son rôle) de prendre cet immeuble en location moyennant un loyer de 42.000 euros par an ( soit une rentabilité supérieure à 10 % !) et de prendre à sa charge tous les travaux nécessaires de remise en état, pour un montant de 184.000 euros.??

Ayant en main la promesse de vente au prix de 402.000 euros + la promesse de bail à la Mutuelle de Bretagne moyennant le loyer de 42.000 euros (plus, peut-être, la charge de la taxe foncière et tout l’entretien) + tous les travaux pour un montant de 184.000 euros, il se rend alors chez son banquier préféré, lequel, bien entendu, accepte de consentir à la SCI un crédit qui couvre l’intégralité du prix et des « frais de notaire » puisque le montant du loyer payé par le locataire en or massif (les Mutuelles de Bretagne) couvre en totalité les échéances du crédit et autres frais.??

L’affaire étant ainsi bouclée dans les meilleures conditions qu’on puisse imaginer, le couple Ferrand fait immatriculer la SCI et remet tout le dossier à son notaire préféré pour formaliser l’opération.?? C’est donc une fabuleuse affaire pour le couple Ferrand, qui n’a rien déboursé, pris aucun risque, et se retrouve propriétaire d’un bien d’une valeur (prix + travaux) de 586.000 euros, remis à neuf, avec un locataire en or et une rentabilité exceptionnelle de plus de 10 % (et loyer indexé sur l’indice du coût de la construction).??

Un rêve, réalisé par Ferrand parce qu’en qualité de directeur général des Mutuelles de Bretagne, il a managé toute l’opération et orienté (dicté) les décisions du conseil d’administration.?? Le conflit d’intérêt qui caractérise cette opération est tout aussi fabuleux, et disqualifie clairement son auteur pour participer, dans le gouvernement auquel il appartient, à la lutte impitoyable contre la corruption sous toute ses formes promise par le président de la République.?? Depuis ce matin, le discours tenu par Monsieur Ferrand et ses amis ministres et porte-paroles du gouvernement (« il n’y a rien d’illégal ») est en tout point semblable à celui que nous servaient, il n’y a pas si longtemps, Fillon et ses proches, dont on sait comment ça s’est terminé.??

Il est donc plus qu’urgent que le président de la République se fasse entendre, et siffle la fin de la partie en sortant immédiatement Ferrand du gouvernement.?? A défaut, c’est son quinquennat et tous ses engagements (notamment de lutter contre la corruption) qui s’effondrent, pour laisser la place aux populistes d’extrême droite et d’extrême gauche.??Avec cette affaire Ferrand, que d’aucuns s’évertuent à minimiser, c’est le sort de notre démocratie qui est en jeu.??Il y a urgence !

Source : http://www.economiematin.fr/news-richard-ferrand-conflit-interet-gouvernement-macron

 

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Pas de soumission à «l’Uberisation» de la société!

Stéphane Peu et Eric Coquerel, candidats dans la 2ème et 1ère circonscription du 93, investis par France Insoumise et soutenus par Jean-Luc Mélenchon appellent à une réunion commune le 1er juin à la Bourse du Travail de Saint-Denis avec des travailleurs ubérisés.

«Allez à Stains [Seine-Saint-Denis] expliquer aux jeunes qui font chauffeur Uber qu’il vaut mieux aller tenir les murs ou dealer. Les quartiers où UBER embauche, ce sont des quartiers où nous, on ne sait rien leur offrir. En effet, ils travaillent 60 ou 70 heures pour toucher le SMIC […] Qu’est-ce qu’on leur a offert de mieux depuis 30 ans?»

Ces propos d’Emmanuel Macron tenus sur une vidéo publiée sur Mediapart en Novembre 2016 nous restent en travers de la gorge. La vision est caricaturale et humiliante : non seulement tous les jeunes des quartiers populaires ne travaillent pas 70 heures par semaine pour toucher le SMIC (ce qu’il reste du droit social malgré vos lois et celles de vos amis s’applique aussi dans nos villes M. Macron !),  mais surtout tous ceux qui ne travaillent pas ne « tiennent pas les murs ou dealent » !  Imaginer que leur choix doit se limiter à « Uber ou Dealer » exprime un cruel manque d’ambition et un profond mépris du nouveau Président de la République pour les questions de l’emploi et de la jeunesse dans ce pays.

En tant qu’acteurs politiques engagés lors de cette campagne pour les élections législatives sur plusieurs villes de Seine-Saint-Denis (Epinay, L’Ile-Saint-Denis, Saint-Ouen, Saint-Denis, Pierrefitte et Villetaneuse) nous constatons au quotidien les dégâts que produit l’Uberisation de l’économie sur nos populations.

Ce terme construit à partir du nom de la plate-forme numérique de mise en contact entre utilisateurs et chauffeurs VTC Uber est devenu le symbole d’un bouleversement sans précédent de notre manière de concevoir et de vivre le travail.

Ce nouveau modèle économique consiste à créer une plateforme numérique pour la mettre à disposition des professionnels indépendants dans des domaines aussi divers que ceux des transports, de la logistique, du déménagement, des commerces, de l’hôtellerie ou de l’éducation, etc…

Prenant appui sur le mouvement actuel de dérèglementation des professions, il se caractérise par un recours massif à l’auto-entrepreneuriat. Ce statut, créé en 2008, puis sans cesse promu par Emmanuel Macron lors du quinquennat Hollande et de sa campagne électorale de 2017 permet en réalité de mettre en place un système de sous-salariat déguisé grâce auquel les entreprises gérant ces plateformes numériques contournent la fiscalité et le droit social français.

En effet, qui dit statut d’auto-entrepreneur, dit également absence de salaire minimum, de protection en cas d’arrêt maladie, de congés payés et dépendance totale à la politique tarifaire de la plateforme puisque celle-ci est, dans la majorité des cas, le client unique de ces professionnels indépendants.

Leurrés par ces entreprises qui leur promettaient, il y a encore quelques mois, un salaire confortable en devenant leur propre patron, des milliers de jeunes de nos quartiers populaires qui ont cru pouvoir s’en sortir grâce à l’auto-entreprenariat se retrouvent aujourd’hui pris au piège.

Endettés et sans perspective, près de 25 000 chauffeurs VTC (dont près de 2000 vivent sur le territoire de Plaine Commune) travaillent aujourd’hui en moyenne 70h par semaine pour à peine plus de 1000 euros par mois, soit un salaire net horaire approchant les 3,50€ / heure !

Loin de créer de l’emploi, l’Uberisation de la société provoque donc une disparition rapide des droits des travailleurs et, de fait, une nouvelle forme d’esclavage moderne et de précarité qui fragilise des professions règlementées victimes de ce véritable dumping social.

Face à cette situation, la résistance s’organise. Après les taxis en 2013, ceux-sont les chauffeurs VTC qui depuis l’hiver dernier manifestent contre la casse des prix pratiquée par les plateformes et la surexploitation dont ils sont l’objet. L’Urssaf a également dénoncé juridiquement le non-paiement des cotisations patronales par Uber. Des collectifs de coursiers à vélo se sont formés après la fermeture brutale de plusieurs plateformes de la livraison de repas à domicile. Enfin, en Californie comme au Royaume-Uni, les chauffeurs VTC ont réussi à obtenir la requalification en salariat du contrat qui les liait aux plateformes numériques après avoir assigné celles-ci en justice.

La lutte des travailleurs indépendants est un combat pour tous les travailleurs du pays. Le système Uber est en effet un cheval de Troie pour faire revenir en arrière l’ensemble du monde du travail. Sous couvert de modernité, c’est le retour aux rapports d’exploitation du 19ème siècle et au travail à la tâche. Il est donc urgent que la puissance publique s’attache à réguler l’activitédes plateformes et à construire un cadre protecteur pour l’ensemble des travailleurs de ces secteurs.

Il faudrait pour cela commencer par abroger la loi El Khomri et revenir sur les lois Macron afin de rétablir la hiérarchie des normes sociales et le principe de faveur. Il faut ensuite permettre à tous les travailleurs affiliés au régime social des indépendants (RSI) de rejoindre le régime général de la sécurité sociale. De même, il est vital que ceux qui le souhaitent puissent accéder au salariat par la requalification de leur contrat auprès des plateformes numériques pour qu’ils puissent ainsi jouir des droits qui s’y rattachent.

Pour autant, parce que la révolution numérique n’est pas un mal en soit, le dépassement de l’Ubérisation peut aussi passer par l’encouragement et l’aide à la création de coopératives de travailleurs indépendants afin que ceux-ci puissent contrôler collectivement les plateformes qui les mettent en relation avec les clients.

Malheureusement, ces propositions de « bon sens » ne sont pas prêtes de voir le jour si nous laissons faire Emmanuel Macron et son gouvernement. Ces derniers sont les plus fervents partisans du l’Uberisation de la société et incarnent plus généralement toutes les vieilles recettes du libéralisme qui ont déjà tellement abimé la France. La majorité parlementaire que le Président réclame aux Français lors des élections législatives sera faite pour donner les mains libres au gouvernement et engager dès l’été le laminage du Code du travail et la poursuite des mêmes politiques d’austérité qui saccagent les services publics.

C’est pourquoi, les 11 et 18 juin, ne donnons pas les pleins pouvoirs à M. Macron et à son Premier Ministre ! Faisons élire un maximum de députés qui refuseront de se soumettre et proposeront des choix alternatifs à l’Assemblée Nationale. Il est plus que temps de stopper l’Uberisation de la société. Car non, on ne choisit pas entre le chômage et l’esclavage !

  • Le 1er juin à la Bourse du Travail de Saint-Denis (9-11 Rue Génin, 93200 Saint-Denis) de 14h à 15h30

 

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Le syndrome du larbin

Source : Jolemanique, 14-04-2017

  1. I) Définition

Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.

  1. II) Analyse des symptômes

L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire. Les arguments économiques qu’il invoque inlassablement n’ont pas servi à forger sa conviction, le syndrome du larbin est malheureusement une vocation qui se trimbale dès le plus jeune âge et contre laquelle il n’existe aucun remède. Le larbin n’a pas choisi d’aimer les riches, il aime les riches parce qu’il est un larbin. De tendance nettement libérale le larbin est celui qui vous vante les bienfaits du bouclier fiscal alors même qu’il ne paye pas d’impôts. C’est encore le même larbin qui voudrait réduire ou supprimer l’impôt sur la fortune même s’il sait qu’il ne sera jamais concerné par la question. Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique, il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance. Le larbin estime que l’argent qui lui fait défaut, est beaucoup plus utile dans le coffre d’un riche qui pourra ainsi le réinvestir beaucoup plus utilement qu’il ne l’aurait lui même dépensé. Le larbin cautionne tous les sacrifices et les plans d’austérité dont il pourrait être l’objet comme la baisse des salaires, ou encore l’augmentation de l’âge de la retraite même si son travail ne lui convient d’aucune façon et que ses maîtres ne lui offrent aucune perspective d’améliorer sa condition.

III) Hypothèses sur l’origine du syndrome

Deux théories principales s’affrontent pour expliquer l’origine du syndrome : la thèse génétique et la pathologie mentale.
Après des siècles d’esclavage et de féodalité, les larbins pourraient être le produit d’une sélection artificielle des soumis par leurs maitres. La transmission génétique des caractères aurait favorisée la sélection d’une souche vivace de larbins domestiques au profit d’une nouvelle espèce de primates : l’homo larbinus.
Selon cette hypothèse le mécanisme en œuvre serait similaire à la sélection des chiens et des chevaux mais directement appliqué à l’homme.
Pour les tenants de la pathologie mentale le caractère héréditaire n’est pas retenu, il s’agirait plutôt d’un trouble qui se développerait dès l’enfance. Le processus s’aggraverait au passage à l’âge adulte lorsque le sujet prend conscience de la médiocrité de sa condition, le larbin développerait des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif pour justifier l’acceptation de sa subordination. Le larbin finit ainsi par s’identifier à ses maîtres en s’imaginant appartenir au corps social qui l’exploite.

  1. IV) Quelques exemples

Le larbin réagit vivement à toute discussion qui ose remettre en cause les privilèges des plus fortunés, incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet. En réaction le larbin brandit instinctivement une succession de termes caractéristiques qu’il essaye de glisser dans son discours tels que : communisme, bolchévisme, tirage vers le bas, la Stasi, Corée du Nord, isolement, dictature socialiste, évasion fiscale, paupérisation, millions de morts…
Les quelques messages qui suivent portent la quasi-signature “littéraire” d’un larbin digne de ce nom :

  • Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs.
  • Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17…
  • Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ?
  • La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ?
  • Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe !
  • Ma patronne paye trop de charges !
  • Les parachutes dorés c’est une compensation pour dissuader de saboter davantage l’entreprise, divisé par le nombre de salariés ça fait beaucoup moins que dans une seule poche.
  1. V) Population affectée

Le syndrome du larbin ne prolifère pas seulement chez les plus démunis intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une large fourchette de la population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude (20% de la population pense faire parti des 1% les plus riches). Les larbins sévissent en masse sur les forums d’économie dont l’étude de cette discipline semble en aggraver les symptômes. Le paysage politique avec l’élection d’un président au service des ploutocrates révèle un seuil de contamination critique dans la patrie des droits de l’homme. La situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée et les symptômes ne cessent d’évoluer au fil de l’actualité, aussi aidez-nous à maintenir et à diffuser ce document pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes.

ndlr : Sémaphores avait publié un article sur le syndrome du larbin (archives juillet 2013). Une des deux vidéos proposée a été retirée, mais il doit être possible de la trouver à nouveau sur YouTube avec la recherche « Syndrome du larbin ».

l’article se trouve ici : http://semaphores.info/2013/07/le-venerable-professeur-mehlang-chang-et-le-syndrome-du-larbin/

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Le règne des idiots

Source : Chris Hedges, Truthdig, le 30/04/2017

Dans les derniers jours des civilisations qui s’écroulent, les idiots prennent la relève. Des généraux idiots mènent des guerres interminables et ingagnables qui mettent la nation en faillite. Des économistes idiots appellent à réduire les impôts des riches, et à couper  les programmes sociaux des pauvres, en prévoyant une croissance économique basée sur un mythe. Des industriels idiots empoisonnent l’eau, le sol et l’air, suppriment les emplois et réduisent les salaires. Des banquiers idiots jouent sur les bulles financières qu’ils ont eux-mêmes créées et réduisent les citoyens à l’esclavage en vertu d’une dette qui les écrase. Des journalistes et des intellectuels idiots prétendent que le despotisme est la démocratie. Des agents de renseignement idiots orchestrent le renversement de gouvernements étrangers pour créer des enclaves sans loi où prospèrent des fanatiques fous-furieux. Des professeurs, des «experts» et des «spécialistes» idiots s’occupent, avec un jargon inintelligible et des théories obscures, à soutenir la politique des dirigeants. Des animateurs et des producteurs idiots créent des spectacles scabreux, pleins de sexe, de sang et de fantasmes.

Dans la checklist bien connue de l’extinction, nous sommes en train de cocher toutes les cases.

Les idiots ne connaissent qu’un seul mot : « plus ». Ils ne s’encombrent pas de bon sens. Ils accumulent richesse et ressources jusqu’à ce que les travailleurs ne puissent plus gagner leur vie et que l’infrastructure s’effondre. Ils vivent dans des enceintes privilégiées où ils commandent des tirs de missiles en mangeant du gâteau au chocolat. Ils voient l’Etat comme la projection de leur vanité. Les dynasties romaine, maya, française, habsbourgeoise, ottomane, romaine, wilhelminienne, pahlavi et soviétique se sont effondrées parce que les caprices et les obsessions des idiots au pouvoir faisaient la loi.

Donald Trump est le visage de notre idiotie collective.

Lire la suite (en anglais) et source : Chris Hedges, Truthdig, le 30/04/2017

Lire en français ici : http://www.les-crises.fr/le-regne-des-idiots-par-chris-hedges/#.WSz9Ei_yZJY.facebook

 

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Un système bancaire et de crédit socialisé. Frédéric Lordon

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