le fil du 26 au 28 mai

mise à jour dimanche 28 à 14 h

En votant pour la France Insoumise les 11 et 18 juin, il est possible de dégager le nouveau gouvernement Macron.

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Les bacchanales de la vertu : retour sur l’entre-deux tours de la présidentielle

par Mathias Reymond, jeudi 25 mai 2017

Si la campagne pour le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 nous a offert une belle illustration des tares et autres dérèglements de l’information politique [1], la période de l’entre-deux-tours a fourni une somme de matériaux plus complète et instructive encore pour la critique des médias [2].

Alignement éditorial général en faveur du vote Macron, culpabilisation unanime des abstentionnistes et acharnement démesuré contre Jean-Luc Mélenchon : voilà l’unique et simpliste mélodie qui fut jouée pendant deux semaines dans toutes les « grandes » rédactions de France par des éditocrates de tout poil et de tout grade. Face à la candidate du Front national, le choix de l’abstention ou du vote blanc, comme la décision de Jean-Luc Mélenchon de ne donner d’autre consigne de vote que celle de ne pas offrir une seule voix à Marine Le Pen étaient évidemment discutables. Mais de discussion il n’y eu point, les grandes consciences médiatiques préférant au débat démocratique qu’ils chérissent tant – et qu’ils piétinent si allègrement –, asséner à tour de bras des leçons de bienséance républicaine, de morale civique et de tactique électorale aux électeurs déviants. Un journalisme de prescription des choix électoraux légitimes et d’écrasement des opinions dissidentes.

Il faudrait la minutie d’un chirurgien et la patience d’un archéologue pour rendre compte de cette période courte mais riche en enseignements. Ce travail titanesque – et indigeste – mériterait du temps et du recul, et peut-être même un autre format que celui d’un simple article. Tentons toutefois d’en faire une ébauche.

À lire sur Acrimed : http://www.acrimed.org/Les-bacchanales-de-la-vertu-retour-sur-l-entre

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Mélenchon : « Qu’allons-nous faire de nos communes amours… »

Extraits d’un entretien donné en Tunisie (Nessma TV) en février 2013 dans le cadre de la présentation de la première version du livre L’ère du peuple et des travaux sur l’humanisme écologiste… Entretien intégral à voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=B2GNe…

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Marie Noëlle Lienemann : veut refonder le PS et dialoguer avec Mélenchon

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Le renouvellement, c’est maintenant !

Une partie des citoyens qui, au premier tour, ont voté pour Macron pensaient voter pour un renouvellement des pratiques politiques. Ils n’ont pas eu à attendre longtemps pour être ramenés à la réalité par l’affaire Ferrand.

  • Quand le camp Macron répond qu’il s’agit d’argent privé et non public, ils cherchent à noyer le poisson, à déplacer le débat sur un autre plan. Il n’en reste pas moins que la mutuelle a servi de caution au prêt, et c’est elle qui rembourse les échéances. Si c’est la mutuelle qui paye tout, elle devrait être propriétaire de son local. Puisque ce n’est pas le cas, il y a un soupçon de délit d’initié et d’abus de biens sociaux : pourquoi la justice n’enquête pas ?Pourtant, si Ferrand est innocent, il a besoin d’être blanchi pour rester légitime. Parce que pour l’instant, tout porte à croire qu’il a utilisé sa femme comme prête-nom pour s’enrichir personnellement, ce qui n’est pas cohérent avec l’image “mains propres” que le gouvernement veut donner. Cette incohérence entre l’image projetée et les actions concrètes, c’est ce qui a coûté la présidence à Fillon. S’il n’est pas blanchi par une enquête, Ferrand peut-il rester dans un gouvernement qui veut moraliser la vie politique ?Par ailleurs, en se retrouvant sur le grill à cause de cette affaire, le camp Macron a une fois de plus laissé transparaître son mépris pour le peuple :« Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur Internet »Cette citation vient du cabinet de Ferrand, qui est ministre de la Cohésion des territoires, pour justifier l’emploi du fils de Ferrand comme assistant parlementaire. Si le ministère chargé des territoires méprise la France périphérique, ça en dit long sur leur compréhension de nos problèmes. Ça en dit long sur leur volonté à les résoudre.

    Ça semble une constante dans le camp Macron, ce dernier ayant déjà déclaré que beaucoup d’ouvriers sont illettrés. Ce n’est pas sa langue qui a fourché, ce mépris est bien le fond de sa pensée : lors du mouvement contre la loi travail, il persiste et signe en nous révélant que « le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler ». Alors que la France périphérique rame dans le chômage de longue durée.

    Une partie des gens qui, au premier tour, ont voté Macron ont voulu croire qu’il incarnait un renouvellement de la vie politique. J’insiste sur le « voulu croire ». Il faut vouloir être trompé pour s’imaginer qu’un haut fonctionnaire passé par une banque d’affaire incarne autre chose que le système. Ça pouvait se voir avec ce que Macron a fait dans l’ombre en temps que conseiller d’Hollande, puis dans la lumière en temps que ministre de l’économie. Ça pouvait se voir à son discours creux. Il fallait avoir envie de se bercer d’illusions pour s’attendre à autre chose qu’une politique de droite.

Oui, parce que si vous avez voté Macron au premier tour, réveillez-vous. Regardez votre premier ministre, regardez votre ministre de l’économie, regardez ce qu’a fait votre président quand il était à Bercy. Réveillez-vous : vous avez voté à droite.

Vous avez voté pour continuer une violence sociale qui fait le lit du FN.

J’invite tous les citoyens qui ont voté Macron au premier tour à s’intéresser aux travaux de Christophe Guilluy (dont je reparlerai sur ce blog). Vous pouvez commencer par cette interview par exemple :

https://www.youtube.com/watch?v=EL7FnVyqLuY

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Natacha Polony – Le dîner du Siècle – Le Groupe Bilderberg

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«LES PUISSANTS N’ONT QU’UNE IDÉE : QUE VOUS N’ALLIEZ PAS VOTER»

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Et alors, monsieur Juppé ?

C’est une scène surréaliste qui s’est déroulée dans les rues de Bordeaux le 17 Mai dernier. Des bénévoles d’un collectif à but caritatif se sont vu administrer une «magistrale » leçon de morale par le maire de la ville, alors qu’ils distribuaient des repas aux plus démunis. La mairie parle d’un malentendu regrettable, l’opposition d’une politique assumée. Décryptage.

Mais que s’est-il passé, ce mercredi 17 Mai ? Sophia raconte : « Nous nous trouvions à proximité de la mairie de Bordeaux, place Saint Christoly, quand nous avons aperçu M. Alain Juppé. A notre grande surprise, il est venu vers nous pour nous parler. ». Si les bénévoles pensaient qu’elles seraient félicitées par le maire de la ville pour leur engagement citoyen, elles se trompaient lourdement. « Il nous a dit que nous étions des « inconscientes », que nous favorisions l’assistanat » témoigne Sarah, une jeune lycéenne. « J’ai tenté très calmement d’engager un dialogue, de comprendre pourquoi il nous interpellait de la sorte, mais la discussion était impossible, il était très énervé. ». Accompagné de deux de ses adjoints, il reproche notamment aux jeunes filles de créer des « troubles à l’ordre public ». Sanaa reconnaît que des attroupements se forment occasionnellement autour des bénévoles lors de leur distribution. « Il arrive parfois qu’entre cinq et six personnes viennent à nous, l’espace d’une poignée de secondes. Mais nous sommes itinérantes, nous ne restons jamais plus de cinq minutes au même endroit, je ne comprends vraiment pas ce que l’on nous reproche.» commente-t-elle.

La maire de Bordeaux reprend alors sa route. Les bénévoles sont sous le choc, et ont du mal à réaliser ce qui vient de leur arriver. Elles sont accompagnées par des supporters du club de football des Girondins de Bordeaux, venus ce jour-là leur prêter main forte. Eux aussi sont très surpris. Quelques minutes plus tard, la quinzaine de jeunes bordelais tombe à nouveau sur le maire de Bordeaux, au croisement de la rue Ste-Catherine et de la rue des Augustins. Cette fois-ci, les jeunes femmes prennent l’initiative du dialogue. « Nous voulions arrondir les angles, pour ne pas rester sur une telle incompréhension ». Le dialogue s’avère une nouvelle fois infructueux, et la situation se tend. Le maire de Bordeaux les accuse alors de « fidéliser » des sans-abris coupables, selon lui, d’abuser de la boisson et de causer d’inacceptables nuisances sonores.

À lire ici : https://blogs.mediapart.fr/laurent-perpigna-iban/blog/240517/la-ville-de-bordeaux-cherche-t-elle-cacher-sa-misere

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ÉLECTIONS LÉGISLATIVES : À QUOI ÇA SERT ? COMMENT ÇA MARCHE ? (Ft. Accropolis) – Le Bon Sens

Le 11 juin a lieu le premier tour des élections législatives. Mais comment marchent ses élections ? À quoi servent-elles ? Quels sont les pouvoirs des députés une fois élus à l’Assemblée nationale. Nous répondons à toutes ces questions avec Jean Massiet de la chaîne Accropolis ! Bon visionnage ! Partagez 😉 !

***LA CHAÎNE ACCROPOLIS***
https://www.youtube.com/channel/UCqv_…

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L’union de la gauche c’est l’union pour faire quoi et avec qui …

Que cachent en réalité les appels à l’union qui viennent du PS, du PCF, ou d’ailleurs.

La Gauche, mais c’est quoi la gauche ?

Au départ, l’appellation de « gauche » venait simplement d’une position géographique au sein de l’hémicycle. Puis un clivage politique s’est imposé entre conservateurs d’une part –la droite- et progressistes de l’autre –la gauche- attachés à une vision du progrès social, de l’amélioration de vie des travailleurs, avec toutes les nuances que cela comporte. Comme nous l’avons expliqué sur le site « la sociale » depuis maintenant plusieurs années, comme nous l’avions à l’époque indiqué à Jean Luc Mélenchon et à Marc Dolez lors de leur rupture avec le parti socialiste, comme nous l’avons dessiné Denis Collin et moi-même dans « l’illusion plurielle, pourquoi la gauche n’est plus la gauche » ( « L’illusion plurielle, Pourquoi la gauche n’est plus la gauche », Denis Collin et Jacques Cotta – éditions Jean Claude Lattès – 2001) , comme j’ai tenté de l’actualiser dans « l’imposteur »  (« L’imposteur », Jacques Cotta – éditions Balland – 2014) , le terme de gauche n’a plus aucun sens politique, sinon de brouiller toute compréhension des politiques mises en oeuvre. Et comme le dit fort justement Jean Luc Mélenchon aux accusateurs de la « France Insoumise », ce sont les programmes qui comptent. Force est de constater qu’entre celui des gouvernements successifs du parti socialiste ou des gouvernements de l’UMP, les divergences sur le fond n’occupent pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. Les politiques dites de gauche et de droite divergent parfois sur la méthode, le rythme, mais nullement sur le fond. Le capital a toujours été servi au détriment du travail par les uns et par les autres, et c’est dans la continuité que les pouvoirs successifs –dits de gauche ou de droite- ont permis que le capital précisément capte plus de 10% de la valeur créée au détriment des ouvriers, des retraités, des salariés en quelques années.

(…) Ce que change la France Insoumise

La campagne des présidentielles et des législatives marque une modification sur trois questions fondamentales, exprimée régulièrement par Jean Luc Mélenchon. Trois questions qui précisément sont l’enjeu de cette fumeuse « union de la gauche » qui n’aurait d’autre but que de faire reculer la « France Insoumise ».

  • La question de la gauche d’abord.

Elle n’est plus le point de repère à partir duquel se situer. Le point de départ n’est pas l’étiquette, mais le programme. L’union oui, mais il faut alors rompre avec les attaches qui sont contradictoires avec les intentions affichées. Le repère doit être la cohérence du programme. La démocratie, la république, la sociale, la république sociale… Et l’attitude qui en découle, le respect de la parole donnée, du mandat, du peuple, des militants.

  • La question nationale ensuite.

La tenue des rassemblements de la France Insoumise a permis de se réapproprier les symboles de la république laissés jusque-là dans les mains du Front National. Le drapeau de la révolution française, l’hymne national, qui n’ont rien de contradictoire –contrairement aux accusations lancées par certains gauchistes qui ne comprennent rien à la nation- avec l’Internationale et le poing levé. Le rappel d’une exigence absolue de souveraineté nationale, qui détermine une position claire sur les instances supranationales, l’union européenne par exemple avec la sortie des traités, ou la rupture, en en appelant aux peuples d’Europe dont les intérêts sont liés. La souveraineté qui dicte le refus du Tafta, ou encore la sortie de l’OTAN…

  • La question des clivages enfin.

Le clivage n’est pas celui qui opposerait gauche et droite, clivage purement idéologique dans le meilleur des cas, coupé des réalités matérielles. Celui qui nous occupe concerne le peuple d’une part, l’oligarchie ou les élites d’autre part, le travail d’une part, le capital et la finance d’autre part, qu’on trouve tout autant parmi ceux qui se définissent de droite, comme ceux qui se définissent de gauche.

Il est insupportable aux représentants du PS comme du PCF de voir enfin érigé comme principe premier celui du mandat et par voie de conséquence la possibilité de voir tout représentant être révoqué dès lors qu’il a failli à sa parole et à ses engagements. C’est cela aussi que menaçait ouvertement cette fumeuse « union de la gauche » réclamée indépendamment du programme sur lequel se retrouver. La période électorale va s’achever et viendra alors la réflexion nécessaire sur la forme d’organisation plaçant au centre la démocratie et le programme qui permettra d’affronter les combats futurs. C’est pour préserver l’avenir qu’il est fondamental de demeurer fidèle à ses valeurs à tout moment et en toute circonstance.

Jacques Cotta
Le 23 mai 2017

Article intégral ici : http://la-sociale.viabloga.com/news/l-union-de-la-gauche-c-est-l-union-pour-faire-quoi-et-avec-qui

 

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selon un sondage BVA pour « l’Obs »

les Français semblent vouloir respecter la logiques des institutions aux législatives. 67% d’entre eux voteront d’ailleurs en priorité en fonction d’enjeux nationaux,

La République en marche semble profiter de l’effet de souffle provoqué par la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle. Selon notre sondage exclusif réalisé par BVA, 43% des Français souhaitent que le président de la République dispose d’une majorité parlementaire à l’Assemblée, à l’issue des élections législatives des 11 et 18 juin.

Dans le détail, outre les macronistes de la première heure, la proportion est très forte chez les sympathisants du Parti socialiste (59%), mais bien plus faible chez les sympathisants Les Républicains (29%) ou chez ceux du FN (15%) et quasi-nul chez ceux de La France insoumise (3%).

La France insoumise première force d’opposition

Autre enseignement de cette étude BVA : si les Français sont nombreux à souhaiter une cohabitation à la tête du pays, ils ne sont pas du tout d’accord sur la couleur politique que devrait avoir le gouvernement.

Dans l’opposition, c’est la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon qui semble tirer son épingle du jeu : 19% des sondés souhaite une cohabitation et un gouvernement dirigé par La France insoumise.

Un chiffre plus faible pour les Républicains (15%) et le Front national (15% également). Sans surprise, dépecé par En Marche !, le Parti socialiste continue de couler : seuls 4% des sondés souhaitent une cohabitation avec un gouvernement dirigé par le Parti socialiste.

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Pour info…

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 Hulot sans commentaire

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Lu sur Le Vaillant Petit Économiste…

Un faux-monnayeur fabriqua un jour 10 000€ de fausse monnaie.

Avec cet argent, il acheta un bijou.

Le bijoutier utilisa cet argent pour acheter une voiture puis le vendeur de voiture acheta des meubles et ainsi de suite jusqu’à ce que la fausse monnaie soit découverte et détruite.

L’argent avait été échangé 10 fois avec un profit moyen de 20%.

Finalement, le faux monnayeur avait gagné un beau bijou, Les 9 premières personnes se partageaient un profit cumulé de 18 000€ et seule la 10e personne perdait, elle, 10 000€.

Cette escroquerie avait permis de « créer » 8 000€ d’échanges nets + un bijou. Ces échanges créèrent eux-mêmes du travail, des emplois, des impôts…[1]

Cette anecdote veut montrer le rôle déterminant que peut avoir la monnaie dans les échanges.

C’est un mécanisme comparable que les banquiers centraux espéraient mettre en place à la suite de la crise de 2008 : injecter massivement des liquidités dans l’économie afin de la réamorcer.

Loin de moi l’idée de comparer un banquier à un faux monnayeur, ce dernier aurait sans doute été bien plus efficace à la même tâche.

En effet, plutôt que d’acheter directement des biens comme le faux monnayeur, les banquiers centraux ont injecté l’argent via les banques commerciales pour les inciter à le prêter —à faire crédit— de 2 manières :

  • En baissant les taux jusqu’à les rendre négatifs afin de faire baisser au maximum le coût du crédit.
  • En rachetant directement les créances des banques afin de leur permettre d’en émettre de nouvelles. C’est ce que l’on appelle « le quantitative easing ».

Or ces injections des banques centrales par l’intermédiaire des banques commerciales se trouvent ne pas quitter les coffres des banques centrales pas plus en 2008 qu’en 2016 : faute de demandes solvables et pour satisfaire à des règles plus restrictives —règles dites de « Bâle III »—, les banques n’ont pas trouvé à distribuer de prêts et ont « préféré » garder l’argent dans les coffres des banques centrales.

L’argent reste sous le matelas, comme un billet de 100€ stocké dans un bas de laine. Il ne participe à aucune liquidité alors qu’un billet de 5€ échangé une fois par semaine aura permis 260€ d’échanges au bout d’une année.

C’est une crise des liquidités et c’est le mal dont notre économie mondialisée se meurt.

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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