le fil du 6 mai

Deux jours avant de régler son compte à Le Pen

vendredi 5 mai 2017, par Jean-Luc Mélenchon

Comme un piano mécanique, la présidentielle déroule sa partition écrite de longue main. Le deuxième tour où tout électeur est pris en otage pour faire élire n’importe qui d’autre ou sinon c’est Le Pen, prouve son efficacité. Nous allons en effet tous refuser notre voix à Marine le Pen, quelle qu’en soit la forme et le prix. (…)

Cette fois-ci, le final de la comédie a été en apothéose, avec l’explosion finale des unes hebdomadaires et parfois quotidiennes : Macron à l’endroit, Macron à l’envers, Macron bébé, Macron enfant, Macron au ski, à la plage, certes creux et parlant beaucoup pour ne rien dire mais tellement… tellement Maacronnn quoua !

Tout ce dressage rustaud avait pourtant failli dérailler quand il est devenu évident qu’en dépit de tous les barrages de calomnies, citations truquées, sondages en accordéon, je parvenais à me glisser dans le mouchoir de poche des éligibles au deuxième tour. Aussitôt, les orgues de Staline du parti médiatique se sont mis en place. Pendant quinze jours, les indignés de circonstances ont mitraillé sans pause et se sont mobilisés pour « faire barrage à Mélenchon ». Cuba mais pas Qatar, Poutine mais pas Erdogan, Alba mais pas Raka et Lafarge. Sans un mot contre Le Pen, les médiacrates qui n’ont jamais rien fait d’autres que de lui servir la soupe et la dédiaboliser au fil des mois et lui donner jusqu’au double de mon temps de parole, se sont dressés sur leurs ergots tout en haut du tas de fumier de la ferme des animaux.(…)

Tout tient dans une réalité simple : les élections législatives ont commencé. Ce n’est pas pour rien qu’un premier sondage annonce déjà la majorité pour les candidats de « En Marche ». Bien sûr, nous sommes sondés en tant que « Front de gauche » quoi que celui-ci n’existe plus depuis deux ans et soit devenu le cache sexe usuel du PCF. Cette nouvelle manipulation est un aveu elle aussi. Elle signifie que les législatives sont pour la première fois depuis bien longtemps incertaines comme l’a été l’élection présidentielle elle-même. Mais elles concentrent l’enjeu politique du pouvoir depuis que le deuxième tour est une formalité, une partition écrite d’avance. Dès lors, le vieux monde veut surtout se débarrasser du risque qui l’a tant effrayé à l’élection présidentielle. Tous les partis de la tambouille se sont donné le mot pour dénigrer et tenter de faire chanter les récalcitrants. (…)

Comme je connais le nombre de plumes éthiques et indépendantes qui gardent la chiourme, je me fais un devoir de répéter ici : pas une voix pour le Front national bien sur. Mais notre souffrance pour les gens et pour le pays ne cessera pas de sitôt. Elle durera aussi longtemps que la chaîne ne sera pas rompue quelque part en Europe. Le devoir de résistance commence dès le résultat de l’élection présidentielle. Notre devoir est de saisir toutes les opportunités pour en finir le plus vite possible. Et l’élection législative est la première et la plus formidable de ces occasions ! Car c’est elle qui nous permet de refuser de donner les pleins pouvoirs au gouvernement Macron.

Billet intégral : http://melenchon.fr/2017/05/05/deux-jours-de-regler-compte-a-pen/

AUX DONNEURS DE LEÇONS ANTI-FN (qui se réveillent tard)

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La France insoumise engage des poursuites judiciaires contre le PCF

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon veut porter plainte contre les candidats communistes qui, sans être investis par la France insoumise, utilisent la photo de son candidat. Un coup de semonce dans la guerre froide qui oppose les deux formations de gauche.

Le communiqué de presse vient de tomber. Cinglant. La France insoumise a décidé « d’engager des poursuites judiciaires » contre son « allié » de la présidentielle, le Parti communiste. La raison ? « Le PCF cherche à semer la confusion chez les électeurs qui ont voté pour le candidat de la France Insoumise en faisant croire que les candidats du PCF aux législatives ont le soutien de Jean-Luc Mélenchon », explique le mouvement qui dénonce une « usurpation ».

Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, évoque des tracts portant la photo du candidat à la présidentielle alors même que la France insoumise présente un ou des candidats sur le même territoire, comme celui-ci dans l’Oise :

« Cela fait plusieurs fois qu’on demande au PCF de faire quelque chose pour que ses candidats stoppent ces pratiques, mais rien n’est fait ! », s’insurge-t-il, précisant que si le PCF sévissait contre ces candidats, alors, aucune plainte ne serait déposée. « On a fait tout un travail de terrain pour Mélenchon, c’est normal qu’on revendique une partie du score, rétorque un militant communiste. Quand on collait des affiches partout à l’effigie de Mélenchon, là, la France insoumise ne nous disait rien ! »

Si le torchon brûle désormais entre le mouvement de Jean-Luc Mélenchon et le parti de Pierre Laurent, cela fait suite à des mois de guerre froide entre les deux formations. Cette nouvelle pomme de discorde autour de l’image du candidat a pour toile de fond de vieilles rancœurs autour du soutien, tardif et pour le moins distant, du PCF à la présidentielle. Mais aussi les inextricables discussions autour des législatives.

Les deux mouvements n’arrivent pas à s’accorder en vue des élections du mois de juin, pourtant déterminantes pour s’opposer à Emmanuel Macron – s’il est élu. Avec d’un côté, le PCF qui refuse de signer la charte de la France insoumise, et de l’autre, la France insoumise qui refuse de changer la stratégie qui a porté Jean-Luc Mélenchon à près de 20 % au premier tour de la présidentielle. « Il ne faut surtout pas qu’on retombe dans des discussions d’accords d’appareils, sinon, on n’aura plus du tout de dynamique », avance Manuel Bompard.

Pour le moment, les discussions sont au point mort. Le PCF a fait plusieurs appels du pied par voie de presse. La France insoumise a adressé aujourd’hui un courrier pour proposer soit un accord national sous la bannière de la France insoumise, soit un accord de désistement réciproque sur 52 circonscriptions. Il fait écho à une lettre envoyée hier, par Pierre Laurent à Jean-Luc Mélenchon, où le leader communiste réitérait sa proposition de faire campagne ensemble, non dans le cadre de la France insoumise, mais un autre dénommé « La force du peuple à l’Assemblée nationale ». « Cette proposition respecte la place centrale tenue par notre candidat et peut être acceptée par tous », écrivait-il, avant d’ajouter, visiblement soucieux d’apaiser la brouille :

Ne voulant toutefois fermer aucune porte, nous avons noté qu’en cas de refus d’un accord national sur ces bases, vous proposez un retrait réciproque de candidats dans un nombre limité de circonscriptions. Vous avez cité le chiffre de 30 circonscriptions pour chaque force. Bien que beaucoup trop limitée à nos yeux, nous vous proposons, si vous maintenez votre refus à la proposition qui a notre faveur, d’examiner dès demain dans le détail cette proposition de repli.

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui a refusé la rencontre de ce matin, se donne jusqu’à mardi prochain pour trouver une solution. Après cette deadline, les deux formations concurrentes se retrouveront sur le terrain pour en découdre lors d’une campagne législative qui s’annonce plus que jamais fratricide à gauche.

Source : https://www.politis.fr/articles/2017/05/la-france-insoumise-engage-des-poursuites-judiciaires-contre-le-pcf-36868/

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Les élites françaises se dressent contre le fascisme !

Chez LIP, debout sur la table, BHL s’écrie « NO PASARAN » !

Le 5 mai 2017

4,4 millions d’électeurs en 1988, 7,7 millions en 2017. Trente-trois ans d’indignation morale sans le moindre effet. Mais chaque fois, les personnes importantes prennent la pose contre la bête immonde devant les caméras. À chaque fois, les pompiers pyromanes dénoncent ce peuple de beaufs racistes, ces ouvriers passés du rouge au brun. À chaque fois, une question passe sous le tapis, qui a fabriqué ce F.N. ?

21 avril 2002, c’est le choc. Jean-Marie Le Pen (16,86%) arrive second devant Lionel Jospin (16,16%). La gauche est balayée. Le Pen sera face à Chirac au deuxième tour, le 05 mai. Quatre jours avant, le premier mai, deux millions de personnes manifestent contre le FN.

Quinze ans plus tard, Marine a compris comment faire cuire les grenouilles. Elle arrive en finale avec 21,53%, son record historique avec 7,6 millions de voix, bien mieux que son père et sans faire de vagues. Si vous jetez la grenouille dans l’eau bouillante, elle réagit et saute hors de la casserole, mais si vous la mettez dans l’eau froide et que vous chauffez peu à peu, elle s’endort gentiment.

Pour Le Pen, le « séisme » d’avril 2002 n’était pas une victoire. Avec 11,8% des inscrits, son score était le même qu’en 1988 (11,7%) et qu’en 1995 (11,6%). C’est l’abstention qui explique ce résultat, et d’abord le rejet des politiques néo-libérales et leur cortège de galères et de chômage. Arrivé troisième, Lionel Jospin, alors Premier ministre socialiste et serviteur convaincu du néo-libéralisme, détient le record des privatisations. En matière sociale, on lui doit la dénonciation de « l’excuse sociologique », mais c’est lors de l’annonce de 7 500 licenciements chez Michelin, le 16 septembre 1999, qu’il lance son fameux : « Il ne faut pas tout attendre de l’État », en ajoutant : « je ne crois pas qu’on puisse administrer désormais l’économie (…) Tout le monde admet le marché. »

C’est dans ce social-libéralisme qu’on peut trouver les causes profondes du vote Front National. Dans le mépris social, les trahisons et les souffrances imposées depuis plus de 30 ans par les politiques néo-libérales de gauche et de droite contre la classe populaire et la petite classe moyenne. Emploi, insécurité économique et sociale, réduction des services publics… Dans la sidérurgie, les trahisons emblématiques successives de Mitterrand, de Sarkozy puis de Hollande ont assuré le développement et l’enracinement du FN à travers tout le pays. C’est avec Hollande, Valls et Macron que le F.N. est parvenu à une hauteur inégalée.

Le FN a fait l’objet d’innombrables études et d’articles, mais la lutte contre le FN se limite à l’indignation morale, au rejet radical, à la dénonciation de propos racistes. On s’intéresse beaucoup moins aux causes sociales du vote frontiste. Journalistes et artistes prennent la pose du résistant face à la bête immonde dont le ventre est encore chaud. L’électeur du FN est un beauf raciste, un prolo communiste passé du rouge au brun. Ce racisme anti-raciste répond parfaitement à la stratégie du Front National. Avec un art consommé de la provocation, Jean-Marie Le Pen a fait le bonheur des médias qui lui ont rendu la politesse en faisant de lui le grand Satan le plus exécré. C’était son but. Car Satan, c’est un hors-la-loi, c’est le rebelle. Bien avant Donald Trump, il a montré que le vengeur des opprimés n’est pas forcément Robin des bois ou Che Guevara. Un milliardaire raciste peut tenir le rôle pour peu qu’il s’en prenne à l’« establishment » et à l’immigré, musulman de préférence. Les riches et les oligarques du CAC 40 ont toujours apprécié et soutenu ce FN qui les protège en canalisant la colère populaire contre l’immigré et l’étranger. La guerre des pauvres contre les pauvres a toujours fait la joie des riches.

Dans son discours, le FN fustige « le système » et la finance et promet le protectionnisme face à la mondialisation. Mais ce déguisement ne tient pas lorsque le FN parle aux grands patrons. Ainsi le 28 mars 2017, Bernard Monot, brillant économiste du FN, rassurait le MEDEF : «  Le FN est l’ami de toutes les entreprises et je rappelle que nous sommes de vrais libéraux, partisans sans ambiguïté de l’économie de marché et de la libre entreprise. »

Depuis plus de trente ans, le Front National est aussi bien utile pour la classe politique. C’est un épouvantail très recherché. Chacun sait aujourd’hui, grâce à Roland Dumas, comment François Mitterrand a aidé le Front National à sortir de la marginalité pour s’en faire un moyen de diviser la droite et remporter sa réélection en 1988. De même, au nom de la lutte contre le FN, SOS Racisme fut, comme le raconte Jacques Attali, une instrumentalisation politique de l’antiracisme créé de toute pièces directement par l’Élysée.

Aujourd’hui, la carte du vote Front National correspond exactement à la carte de la France abandonnée. Le FN se nourrit des inégalités et de l’exclusion. Marine Le Pen fait ses meilleurs scores là où les problèmes économiques et sociaux sont les plus graves. Taux de chômage élevé, jeunes sans diplôme, population sous le seuil de pauvreté, ménages monoparentaux, inégalités sociales. La mondialisation a créé des fractures profondes entre ceux qui en jouissent agréablement et ceux qui glissent et sentent que les parois sont lisses.

Ces perdants n’ont sans doute pas grand chose à attendre de la droite, mais que répond la gauche, disons la gauche de gouvernement, celle qui avait la finance comme ennemi public numéro un ? Elle ne répond pas.

Et ce n’est pas un hasard. En 2011, la fondation Terra Nova, une fondation proche du PS, dans une note intitulée « Gauche, quelle majorité électorale pour 2012 ? », conseillait clairement l’abandon de la classe populaire :

« Il n’est pas possible aujourd’hui pour la gauche de chercher à restaurer sa coalition historique de classe : la classe ouvrière n’est plus le cœur du vote de gauche, elle n’est plus en phase avec l’ensemble de ses valeurs, elle ne peut plus être comme elle l’a été le moteur entraînant la constitution de la majorité électorale de la gauche. La volonté pour la gauche de mettre en œuvre une stratégie de classe autour de la classe ouvrière, et plus globalement des classes populaires, nécessiterait de renoncer à ses valeurs culturelles, c’est-à-dire de rompre avec la social-démocratie. »

Un joli cadeau pour le Front National.

Depuis plus de trente ans, les politiques néo-libérales sont responsables de la lepénisation de la classe populaire. Le creusement des inégalités, les souffrances sociales, les humiliations et les trahisons ont produit ce profond ressentiment devenu adhésion à cette « illusion nationale » [1].

Emmanuel Macron et Marine Le Pen forment en réalité un couple inséparable, l’un n’existerait pas sans l’autre, Marine fustige la finance, la mondialisation, l’Europe, Emmanuel s’érige comme dernier rempart contre le populisme ambiant. Si Marine ne gagne pas cette fois, elle peut compter sur l’ami Macron pour amplifier le désastre et lui garantir un formidable succès en 2022.

Oui, il y a du boulot, camarades !

Daniel MERMET

Source : http://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/chez-lip-debout-sur-la-table-bhl-s-ecrie-no-pasaran

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Comment Le Pen présidente se prépare à confisquer les élections législatives

Le 03.05.2017 à 13h00

Si l’on en croit le programme du FN et les confidences d’un proche, Marine Le Pen a préparé un plan glaçant pour se donner une majorité à l’Assemblée nationale tout en étant minoritaire. De quoi inciter à réfléchir avant de voter blanc ou s’abstenir.

Dans le Canard Enchaîné, de ce mercredi 3 mai, Gilles Lebreton, eurodéputé FN et membre du conseil stratégique de Marine Le Pen, dévoile l’idée géniale retenue par les stratèges lepénistes pour contourner le suffrage universel, et c’est glaçant:  » Si la nouvelle Assemblée nous est hostile, nous changerons la loi électorale par un référendum organisé dès l’été prochain, puis la Présidente dissoudra l’Assemblée…  »

Ici réside le détournement potentiel, dans la mesure où avant de nouvelles élections législatives, qui auraient lieu à la fin de l’été, voire au début septembre, la présidente Le Pen aura soumis au peuple français, par référendum une nouvelle loi électorale instaurant la proportionnelle.

Mais attention ! Pas n’importe quelle forme de proportionnelle ! Cette dernière serait intégrale, mais en apparence seulement. L’engagement 3 du programme de la candidate Le Pen précise qu’une « une prime majoritaire de 30% des sièges pour la liste arrivée en tête et un seuil de 5% des suffrages pour obtenir des élus ». Précision qu’il convient de relier à l’engagement 4, qui prévoit de réduire le nombre de députés à 300. Autrement dit, la proportionnelle  » intégrale  » de Marine Le Pen ne s’appliquerait que sur 210 sièges, 90 d’entre eux étant affectés à la liste arrivée en tête eux élections législatives.

En clair, si le FN obtenait au moins 25% des voix et finissait comme le premier parti de France, il lui serait possible d’espérer la majorité des sièges à l’Assemblée nationale grâce à la prime de 90 sièges automatiquement alloués à la liste arrivée en tête. (…)

Le pire à redouter avec l’article 16

Ajoutons à cela qu’il est possible que, durant la période allant de son élection, le 7 mai, jusqu’au mois de septembre, Marine Le Pen ne se résigne pas à l’immobilisme politique. Elle dispose en effet d’une arme redoutable, l’article 16 de la constitution, qui permet au président de la République de s’emparer des pleins pouvoirs selon son bon plaisir:  » Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. Il en informe la nation par un message.  »

Source : https://www.challenges.fr/election-presidentielle-2017/comment-le-pen-presidente-se-prepare-a-confisquer-les-elections-legislatives_470951?google_editors_picks=true

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Déclaration de  Myriam Martin, conseillère régionale d’Occitanie et porte parole nationale de Ensemble !

Dimanche prochain j’irai voter. Je glisserai dans l’urne le bulletin de vote Emmanuel Macron.
Ce choix n’est nullement guidé ou influencé par des pressions extérieures.
Bien au contraire.
Le déchaînement par médias interposés, de ceux et celles qui invectivent les électeurs et électrices susceptibles de s’abstenir ou de voter blanc, face au danger Le Pen, a quelque chose de particulièrement scandaleux. (…)

une partie de l’électorat de gauche hésite entre le vote pour Macron l’abstention ou le vote blanc.
Nul n’a le droit de le leur reprocher en disant qu’ils et elles font le jeu du FN, pas plus qu’il est juste d’accabler Jean Luc Mélenchon ou la France Insoumise.
Nous n’avons pas besoin de recevoir des leçons d’antifascisme, surtout de la part de ceux, comme François Hollande, qu’on n’entendait pas quand Marine Le Pen a été donnée pendant des mois en tête de tous les sondages, ou de la part de ceux qui établissaient des parallèles insupportables entre Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon!
Les antifascistes conséquents étaient dans la rue ce 1er mai lors de la journée internationale des travailleurs, je les ai vus, j’y étais. Ceux qui n’ont pas arrêté de comparer la manifestation du 1er mai 2002 à celle de mardi dernier, ou de se lamenter d’un « front républicain » en perdition, n’y étaient pas.
Le fascisme nous savons ce qu’il signifie.
Nous n’avons pas oublié, nous, les heures les plus sombres de notre propre histoire.
Nous savons ce qu’est un régime autoritaire. Les exemples malheureusement ne manquent pas. Nous savons aussi pourquoi il faut battre le FN le 7 mai prochain. (…)

Lire intégralement : http://www.resistons.net/index.php?post/2017/05/05/Battre-Le-Pen-le-07-mai.-Combattre-Le-Pen-d%C3%A8s-le-8-mai

Clémentine Autain « Nous reprocher de faire le jeu du FN, c’est indécent »

Soutien de Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain revient dans cette interview à Libération sur le non-choix du candidat de La France insoumise et appelle à « battre Marine Le Pen ».

Avez-vous compris le choix de Jean-Luc Mélenchon de ne pas donner de consigne de vote ?
C’est sa décision. Je respecte Jean-Luc Mélenchon qui a mené notre famille politique aux portes du second tour. Il a choisi une méthode, celle de la consultation de ses militants. Nous n’avons donc aucune leçon à recevoir en terme de lutte concrète contre le FN : si Marine Le Pen n’a pas atteint les 26 % que les intentions de vote lui promettaient il y a encore quelques mois, c’est parce que Jean-Luc Mélenchon a fait une campagne qui a ramené des électeurs sur la voie de l’émancipation humaine. Je n’oublie pas non plus que des leaders LR, PS et même le président de la République ont mis en garde, en fin de campagne, contre le «danger» Mélenchon et non celui du FN. Nous mettre aujourd’hui le pistolet sur la tempe est indécent.

(…)

En laissant le trouble s’installer, Mélenchon n’a-t-il pas laissé ouvert la porte à Le Pen pour s’adresser à vos électeurs…
Elle vise des personnes affectées par quarante ans de néolibéralisme. Ceux qui nous font de grandes leçons morales aujourd’hui sont responsables du désarroi des catégories populaires. Cet «abstentionnisme-bashing» de ceux qui ont contribué à faire monter le FN est insupportable. Vous parlez de «trouble»… Mais voter «Macron» crée aussi du trouble chez nos électeurs.

Pourquoi ne pas prononcer directement le mot « Macron » ?

Je souhaite que Le Pen soit battue. Tout le monde comprend… Nous ne voulons pas être mis dans le même sac qu’Estrosi et Valls. Ni de près ni de loin, nous ne souhaitons être associés au projet d’Emmanuel Macron. Sa vacuité m’inquiète et ce qu’il fait depuis dimanche est très préoccupant. Laisser Marine Le Pen seule contre tous, ce serait lui faire un cadeau : celui de l’antisystème. Or nous n’avons rien à voir avec ce système. Je dis à nos militants, à nos sympathisants : ne vous divisez pas. L’espérance déçue trouvera sa revanche aux législatives.

Lire intégralement : https://www.ensemble-fdg.org/content/clementine-autain-nous-reprocher-de-faire-le-jeu-du-fn-cest-indecent

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Comment on nous l’a amené…  (Pour rester poli)

Macron, le candidat des médias, non, vous croyez ?

Source : Là-bas si j’y suis

montage : Jonathan DUONG et Pauline BOULET
mixage : Alexandre LAMBERT

8 mn 47

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Un peu de littérature ne saurait nuire…

Michel Houellebecq, écrivain, vient témoigner sur la vie politique actuelle et nous délivrer sa vision de ces élections 2017 dans « L’Emission politique ». Spéciale présidentielle – 4 mai 2017 (France 2).

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

 

 

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