Le fil du 20 juin 2017 et dernier

Comme annoncé, ce fil d’actu du mardi 20 juin 2017 est le dernier. Sémaphores.info se remet en veilleuse et cesse ses mises à jour. Merci à toutes celles et ceux qui tout au long de cette longue campagne des présidentielles et des législatives nous ont signalé des articles et des vidéos. Ce blog sera encore accessible pendant une cinquantaine de jours pour que les intéressé-es puissent profiter des archives.

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Dernièrement reçu au courrier, cette info qui ne va pas manquer d’intéresser les amoureux d’histoire (celle avec un grand H), surtout quand elle se lie à notre région de Camargue.

Par ailleurs, ça continue de valser chez les journalistes dignes de ce nom. Si on ne regrettera pas trop l’ineffable Pujadas, on espère que Natacha Polony saura rebondir, ce qu’elle a d’ailleurs bien amorcé sur les réseaux, et pour notre grand plaisir, même si on n’a pas toujours été d’accord avec ses analyses. Mais avec une ère Macron qui s’ouvre sur le tri des journalistes, nous devons rester vigilants quant au pluralisme de la presse.

Natacha Polony virée des médias ! On comprend pourquoi…

À l’attention des ceusses qui n’ont toujours pas entendu parler du groupe Bilderberg.

 

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Conférence de Presse de la France insoumise pour les résultats du 2nd tour.

« Le peuple français dispose à l’Assemblée nationale d’un groupe France Insoumise cohérent, discipliné, offensif. C’est notre groupe qui appellera le pays, le moment venu, à une résistance sociale. J’informe le nouveau pouvoir qu’aucun mètre de droits sociaux ne sera cédé sans lutte. »  Jean-Luc Mélenchon

Plus de détail sur chaque député : https://bellaciao.org/fr/spip.php?article154857

 

Insoumis? Mais à quoi?

 

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Avoir faim au Sahel à cause de la fonte du Groenland

19 juin 2017 Par Jade Lindgaard

C’est une réaction en chaîne infernale : le changement climatique fait fondre les glaces des pôles, qui font à leur tour s’élever le niveau de la mer. Des chercheurs viennent d’établir que cela va aggraver la sécheresse au Sahel, avec des conséquences dramatiques pour des centaines de millions de personnes d’ici la fin du siècle.

Émettre du CO2 tue. Rejeter des gaz à effet de serre aujourd’hui tuera beaucoup de gens demain. Des personnes qui habitent à des milliers de kilomètres de chez vous, mais dont les conditions d’existence sont bouleversées par votre chauffage, vos voitures et camions, vos usines et votre consommation d’Internet.

C’est le plus grand défi de l’ère des changements du climat : casser la distance entre nos actions et leur impact sur le reste du monde. Comprendre que les forages d’hydrocarbures aujourd’hui dans l’océan Pacifique ou en mer du Nord font inexorablement fondre les glaces des pôles, s’élever le niveau de la mer et disparaître des lieux de vie.

Des chercheurs viennent d’établir un lien direct de causalité entre la fonte des glaces du Pôle nord et l’aggravation de la sécheresse au Sahel. Leur article vient d’être publié dans l’une des plus influentes revues scientifiques internationales, Proceedings of the National Academy of Science (PNAS) (à lire ici, en anglais ; synthèse ici en français). Ils y exposent une démonstration en plusieurs points. La fonte de la calotte glaciaire s’accélère avec l’augmentation de la température moyenne. En se diluant, la glace fait monter le niveau de la mer, sans doute plus que ce qui avait été envisagé jusqu’ici. Selon les scénarios les plus pessimistes du GIEC sur l’augmentation de la température moyenne – malheureusement réalistes, compte tenu de la trop faible et trop lente réduction des émissions de CO2 : le mois de mai 2017 a été le deuxième plus chaud depuis les premiers relevés de températures –, le niveau des océans pourrait s’élever jusqu’à 3 mètres d’ici la fin du siècle. Soit dans 80 ans, le temps de vie d’une personne en bonne santé dans les pays riches comme le nôtre.

Le Sahel est une région particulièrement vulnérable aux variations climatiques. Elle a connu de graves épisodes de sécheresse au XXe siècle. Des travaux révèlent la forte influence de la montée des eaux sur l’affaiblissement de la mousson en Afrique de l’Ouest. Pourquoi ? Le Groenland fond plus vite que l’Antarctique. L’introduction de cette eau douce et froide en grande quantité dans l’Atlantique ralentit le Gulf Stream, ce qui refroidit l’hémisphère Nord jusqu’au Sahara, explique Dimitri Defrance, l’un des auteurs, au site de l’Institut de recherche pour le développement. Au sud, le golfe de Guinée est plus chaud. Cette différence des températures crée une pression qui empêche la mousson de remonter vers le Sahel.

Le bouleversement que la hausse des océans cause dans le système climatique va ainsi fortement réduire la quantité de pluie sur le Sahel, phénomène qui pourrait se manifester dès 2030. Les habitant.e.s du Sahel dépendent pour se nourrir de l’élevage et de l’agriculture, deux activités fortement tributaires de la pluie. S’il ne pleut pas assez, la terre s’assèche, la production des champs de sorgho et de mil s’effondre. Les conditions d’une famine se mettent en place.

Que se passera-t-il alors ? Selon les auteurs de l’article, jusqu’à 60 millions de personnes pourraient être directement touchées par le manque de pluie au Sahel entre 2045 et 2060. C’est autant que l’ensemble des habitant.e.s de la France aujourd’hui. Si la fonte des glaces polaires se poursuit, que le niveau de la mer continue d’augmenter et que la sécheresse s’accroît dans cette région de l’Afrique, ce sont près de 360 millions de personnes qui se retrouveraient à vivre sans accès à suffisamment d’eau pour survivre.

Quel recours s’offrirait à ces enfants, femmes et hommes ? Pour ces paysans, migrer pourrait devenir nécessaire car ils n’auraient pas forcément les ressources et le temps pour adapter leurs techniques agricoles à ces nouvelles conditions météorologiques. Ils pourraient tenter de trouver refuge dans les métropoles environnantes, et de se construire des logements précaires dans les bidonvilles. Mais les côtes seraient des zones en danger du fait de la montée des eaux. Aujourd’hui, la plupart des migrations provoquées par des désastres environnementaux restent contenues aux frontières nationales. Mais si les flux de déplacés augmentent fortement, ils pourraient être obligés de partir plus loin, et rejoindre la cohorte des migrants fuyant les guerres, la violence et la misère à travers le continent africain. Un destin qui conduit des milliers de personnes à périr noyées en Méditerranée, alors qu’elles essaient de rejoindre l’Europe.

L’article de ces chercheurs contient des enseignements importants alors que les États-Unis viennent d’annoncer leur sortie de l’accord de Paris sur le climat. Manifestation agressive de nationalisme, cette décision aura des effets majeurs sur le reste du monde. Moins les États réduiront leurs rejets de gaz à effet de serre, plus les phénomènes décrits ici se déploieront. Si la France veut relever le gant du défi de l’action contre les bouleversements climatiques, il ne suffit pas d’inventer des slogans qui sonnent bien (« make our planet great again ») et de monter des sites Internet pour améliorer l’attractivité hexagonale. Il faut des politiques radicales et de long terme pour apporter une réponse à la hauteur de ces enjeux, dramatiques et inexorables.

source Mediapart (suivre le lien Jade Lindgaard)

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On va aller loin avec ça…

Merci à la Luciole Mélenchantée pour la compil.

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Seulement 3 ouvriers sur les 1155 députés qualifiés pour le second tour des législatives

A lire sur mediapart.fr

A quelques jours du second tour des législatives, la prochaine Assemblée nationale se dessine et promet peu de changements sur les profils des futurs députés qualifiés : si les femmes et les jeunes seront plus présents, les ouvriers sont les grands absents de ce second tour…

Il n’y en a que trois sur les 1155 candidats qualifiés, selon une analyse de Mediapart, qui a décortiqué les profils de tous les candidats qualifiés. Même si les trois ouvriers sont élus dimanche, une chose est sûre : la prochaine Assemblée sera loin d’être représentative de la population française. Les ouvriers représentent en effet une bonne partie des actifs : 20,3% en France selon l’Insee…

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Construire une opposition militante à Macron, maintenant

Pour contrer la majorité présidentielle, les porte-paroles du NPA, Olivier Besancenot, Christine Poupin et Philippe Poutou appellent à un grand rassemblement : «Ensemble, syndicalistes, militantEs politiques, défenseurEs des droits démocratiques, opposantEs aux grands projets destructeurs, antiracistes et féministes… nous devons débattre des moyens de reprendre l’offensive, dans les mobilisations…»

  • Les élections législatives donneront manifestement une solide majorité à E. Macron et E. Philippe à l’Assemblée pour faire passer leur politique. Avec moins de 17% des inscrit.e.s au premier tour, Macron peut cumuler les pouvoir essentiels !Les institutions et le système électoral de la Ve République, montrent une nouvelle fois leur caractère antidémocratique !

Mais la démocratie Macron s’en fout, il lui suffit d’avoir le pouvoir !

Il a prévu de gouverner par ordonnances. On comprend pourquoi quand on lit ce qu’il prévoit: aucunE salariéE ne peut accepter un tel tissu d’horreurs ! Dans leur projet, il n’existerait plus aucune garantie collective concernant le travail, tout se réglerait au niveau de l’entreprise, là où le rapport de forces est le plus défavorable aux salarié.e.s : le contrat et la durée de travail, la santé et la sécurité, les salaires et l’emploi, les motifs de licenciement, le recours aux CDD… avec y compris avec la possibilité des référendums d’entreprise à l’initiative de l’employeur. La fusion des institutions représentatives du personnel réduirait encore les moyens de défense des salariéEs, surtout en matière de santé et de sécurité du travail. Sans parler de la « sécurisation » des patrons hors la loi avec le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciements illégaux, ou de la réduction des délais de recours.

A cela s’ajoutent les suppressions de postes, la hausse de la CSG, l’attaque contre la Sécu, l’assurance chômage puis les retraites, le projet de sélection à l’entrée des universités.

Ce bulldozer ultralibéral a un pendant, la répression et le racisme. Macron s’était présenté comme peu favorable à l’état d’urgence, mais l’a prolongé aussitôt élu et, pire, en intégrant des mesures d’exception dans la loi ordinaire, il crée un état d’urgence permanent. Son élection a d’ailleurs été suivie, dès le lendemain, d’interdictions de manifester pour plusieurs dizaines de militantEs.
Macron s’est présenté comme moins raciste que la droite… et enrobe les politiques anti-immigrés de plaisanteries racistes contre les migrants qui meurent en Méditerranée et avec les mouvements sociaux et les classes populaires, les musulmanNEs ou supposéEs l’être, les minorités… seront les premières cibles de cet état d’urgence à perpétuité.

Il y a une urgence absolue à construire une contre-offensive et une opposition au gouvernement

Macron organise et alimente la division entre les organisations syndicales qu’il veut neutraliser dans ses pseudo-négociations et touTEs celles et ceux qui voudraient empêcher sa politique qu’il réprimera violemment.

Il y a donc urgence à ce que les organisations de toute la gauche, que toutes celles et tous ceux qui sont prêtEs à empêcher le gouvernement de mettre en place sa politique, fasse converger leurs forces, se rencontrent et agissent ensemble. Dès le 19 juin, avec les manifestations du Front social dans plusieurs villes. Dans les jours suivants, divers secteurs seront mobilisés, au Ministère du travail, dans l’énergie, chez GM&S, Tatti, etc. La CGT Ile-de-France appelle à se mobiliser le 27 juin. Mais ce qui manque, c’est une journée interprofessionnelle et unitaire, des grèves et des manifestations massives avant la fin du mois de juin, qui montrent que le monde du travail ne se laissera pas faire Et au-delà, un plan de mobilisation pour arrêter le gouvernement et imposer nos revendications.

Après le score de Marine Le Pen à la présidentielle, celui du FN aux élections législatives, même s’il est plus faible, montre le danger de l’enracinement de l’extrême-droite. Cela sonne comme un avertissement : si le mouvement social, si nous ne prenons pas nos affaires en main, l’étape d’après risque d’être une nouvelle accélération désastreuse des reculs démocratiques et sociaux. Déjà, le poids de l’extrême droite se fait sentir dans la répression, l’offensive raciste et antisociale. La crise climatique, les guerres, tout cela montre un monde pourrissant, qu’il y a urgence à renverser. Il faut rapidement et impérativement ôter l’initiative aux capitalistes, et empêcher l’extrême-droite d’usurper l’opposition aux politiques antisociales.

Ensemble, syndicalistes, militantEs politiques, défenseurEs des droits démocratiques, opposantEs aux grands projets destructeurs, antiracistes et féministes… nous devons débattre des moyens de reprendre l’offensive, dans les mobilisations, mais aussi en proposant, à partir de nos luttes le projet d’une société débarrassée du capitalisme, du productivisme, de l’exploitation et de toutes les oppressions. C’est ce que nous proposons de débattre ensemble au plus vite, notamment par des rencontres et réunions unitaires entre les organisations.

 

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Europacity : une lettre ouverte à Nicolas Hulot

Il s’agit d’un projet pharaonique de parc d’attraction destiné à attirer 30 millions de visiteurs par an – autant que l’ensemble des parcs français, associé à ’un centre commercial taille XXL qui s’ajoutera à l’offre déjà existante en Ile de France. Construit sur les meilleures terres agricoles de la région, il sera situé dans un couloir aérien – là même où le Concorde s’est écrasé en 2000

Lire ici : Le blog de PIERRE SASSIER

 

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Manuel Valls annonce sa victoire sous les huées

À 22 h 26, Manuel Valls annonce sa victoire avec 50,3 % des suffrages, soit un écart de 139 voix, dans un vote encore plus fortement marqué par l’abstention (63,45 %) qu’au premier tour. Un résultat que contestent immédiatement les candidats insoumis sur Twitter, évoquant « plusieurs soupçons sur le comptage des voix à Évry ». « Nous n’accepterons pas un 49-3 électoral », ajoutent-ils. Ils se rendent alors à l’hôtel de ville d’Évry pour exiger un recomptage. Dans un climat de tension manifeste, certains soutiens de Farida Amrani sont chahutés par les forces de l’ordre dépêchées sur place. Militants et journalistes sont tenus à l’écart du bâtiment. Dans la foulée, l’insoumise annonce qu’elle déposera un recours dès le lendemain.

(…) En plus des accusations de bourrage d’urnes à Évry, les insoumis affirment avoir photographié une collaboratrice de Carlos Da Silva, suppléant de Manuel Valls à l’Assemblée nationale au cours de la législature qui s’achève, en train de recouvrir leurs affiches avec celles du député sortant, samedi matin aux aurores. Après la fin de la campagne officielle, donc. Une preuve qui sera également versée au dossier que les candidats ont encore dix jours pour constituer.

(…) Trois scénarios sont désormais envisageables : soit le Conseil constitutionnel valide l’élection malgré la contestation, soit il annule l’élection (ce qu’il a fait à 63 reprises depuis 1958, précise son site) et une législative partielle s’ensuivra, soit il proclame l’élection d’un autre candidat, en l’occurrence, Farida Armani. Ce qui ne s’est jamais produit.

Article intégral sur Mediapart (payant) : https://www.mediapart.fr/journal/france/190617/evry-les-insoumis-denoncent-le-49-3-electoral-de-valls

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

Pour le second tour de les élections législatives, Guillaume Meurice s’est rendu au QG de La République en marche pour rencontrer les militants qui fêtaient la victoire.

 

Collision de navires au large du Japon, Jean Luc Mélenchon jugé responsable

   Vendredi, un bâtiment de la marine américaine est entré en collision avec un navire marchand au large de la ville japonaise de Yokohama, Jean-Luc Mélenchon, candidat aux législatives à Marseille aurait sa part de responsabilité.

Après la vague de chaleur caniculaire de ce week end, l’agression de Nathalie Kosciusko-Morizet par un homme corpulent l’ayant traitée de « sale bobo ! » (vocabulaire typique des « insoumis » selon une source fiable), la mort de Rémi Fraisse et l’incendie de la Tour de Londres, les casseroles du porte parole de la France Insoumise s’accumulent !

Rappelons les faits :
Sept marins américains portés disparus sont recherchés ce samedi matin par les garde-côtes japonais, après une collision entre un destroyer de la marine américaine et un navire marchand philippin tôt dans la matinée.
L’accident nocturne impliquant l’américain USS Fitzgerald et le philippin ACX Crystal est survenu vers 02 h 30 locales (17H30 GMT vendredi), alors que le destroyer opérait à environ 56 miles nautiques au sud-ouest de la ville japonaise de Yokosuka.

Le lien entre l’ex-candidat à la présidentielle et la collision n’a pas encore été établi, mais il est certain qu’il sera rapidement trouvé !

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Attention à la canicule

et soyez vigilants avec le système Bayrou

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au fil du 17 au 19 juin

ndlr : ce fil d’actu est l’avant dernier avant (re) mise en sommeil de Sémaphores. Le dernier sera mardi 20 juin. Techniquement le site sera encore accessible pendant une soixantaine de jours, fin du contrat avec OVH. on en reparle mardi.

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« Pas un mètre du droit social ne sera cédé sans lutte »

Le dimanche 18 juin 2017, Jean-Luc Mélenchon prenait la parole au soir du second tour des élections législatives. Il a expliqué que l’abstention avait « une signification politique offensive » et qu’elle était un véritable « grève générale civique ». Jean-Luc Mélenchon a appelé à transformer cette « énergie disponible » pour faire la révolution citoyenne. Il a dit que le gouvernement Macron n’avait pas la légitimité pour faire le « coup d’État social » qu’il prépare ni pour introduire l’état d’urgence dans le droit commun et a appelé à la tenue de référendums pour trancher sur ces questions. Il a également affirmé que « pas un mètre du droit social ne serait cédé sans lutte ». Jean-Luc Mélenchon a appelé enfin à la formation d’un « nouveau front populaire politique, social et culturel » et a annoncé son élection dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône.

« Déclaration du PCF

Ce soir, les français peuvent compter sur 11 député-e-s communistes qui ont été élu-e-s, Jean-Paul Dufrègne (03), Pierre Dharréville (13), André Chassaigne (63), Fabien Roussel (59) et Alain Bruneel (59), Jean-Paul Lecoq (76), Sébastien Jumel (76) et Hubert Wulfranc (76), Elsa Faucillon (92), Marie-George Buffet (93), Stéphane Peu (93) et sur les député-e-s qui formeront, avec eux, un groupe parlementaire d’opposition au gouvernement pour permettre à cette voix libre et combative de servir les intérêts populaires. Les députés communistes travailleront dès cette semaine à constituer ce groupe et agiront sans attendre en faveur des propositions alternatives qu’ils ont élaborées durant leurs campagnes.

Le groupe PCF – Front de Gauche (GDR) est le seul groupe parlementaire qui progresse. La cote d’alarme démocratique est une fois encore dépassée, avec une nouvelle baisse de la participation.

Le Parti communiste français demande d’urgence l’ouverture d’un débat national sur le changement de nos institutions, à commencer par l’instauration de la proportionnelle. Tout doit être repensé pour sortir progressivement de la présidentialisation à outrance et pour mieux représenter nos citoyens dans leur diversité.

Les résultats confirment par ailleurs que le Président de la République va disposer d’une majorité écrasante de députés. Le paradoxe est qu’elle ne correspond à aucune majorité dans le pays, ni chez les salariés, ni chez les jeunes et les privés d’emplois qui aspirent à une sécurité d’emploi et de formation pour une vie digne.

C’est inquiétant. Nous appelons à une riposte immédiate la plus large possible pour empêcher que l’été soit celui des mauvais coups. »

En effet, dès cet été, les députés d’En Marche ! vont être sommés d’obéir au doigt et à l’œil au Président et au 1er ministre pour leur donner les pleins pouvoirs, au service des milieux financiers et du MEDEF, pour casser le Code du Travail par ordonnances et liquider des acquis que le mouvement progressiste et populaire a gagnés dans notre pays de haute lutte.

Au-delà, les résultats appellent les forces de transformation sociale à ouvrir un immense chantier de reconstruction politique.

Le Parti communiste français prendra pour sa part des décisions dès son Conseil national des 23 et 24 juin. »

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Comme  dans toutes les villes de France, on  se  rassemble  ce soir  à  Nîmes, contre  Macron !

Rendez-vous  : lundi  19  juin    à  18 heures, au  Carré  d’Art ( Maison Carrée )

.Ce sera une première riposte, à la politique ultralibérale du nouveau Président.

N’attendons pas les « Ordonnances » de   juillet. De très mauvais coups se préparent contre les travailleurs. Ne le laissons pas faire !

*=*=*=*= fil du 17 juin

 

Le mouvement appelle « à voter pour toutes celles et ceux qui s’opposent à la loi travail, à l’état d’urgence et au projet austéritaire et productiviste d’Emmanuel Macron. C’est-à-dire, en premier lieu, les 74 candidats investis par La France insoumise présents au second tour mais aussi celles et ceux présentés par le PCF ainsi que les frondeurs socialistes ayant signé la motion de censure contre la loi El Khomri ».

 Les candidats macronistes ont fui le débat avec leurs concurrents

Dans le pays entier, des candidats de tous bords se sont plaints du refus des candidats En marche ! de débattre avec eux. Un phénomène si général qu’il semble dicté par une consigne nationale

Jeudi 15 juin, Jet FM, une radio locale du pays nantais bien connue de Politis, avait programmé un débat en direct, animé par Pascal Massiot, entre les deux candidates encore en lice sur la 3e circonscription de Loire-Atlantique : Martine Gourdon de la France insoumise (FI) et Anne-France Brunet de La République en marche (LREM). Avant le premier tour, Jet FM avait interviewé les 18 prétendants à la députation sur cette circonscription, où sont installés les locaux de la radio. Et son animateur avait eu l’accord oral préalable des deux candidates citées de participer à un débat au cas où elles seraient qualifiées. Mais lundi soir à 22h39, Pascal Massiot a reçu le texto suivant de la part de l’équipe de la candidate LREM :

Bonsoir, nous accepterions de débattre avec tout parti démocratique, cela ne peut être le cas avec notre adversaire de deuxième tour. Vous nous voyez désolés de ne pas pouvoir confirmer notre rendez-vous. Vous souhaitant une bonne soirée, Maryon Boisnard, chargée de presse d’Anne-France Brunet

À lire sur Politis : https://www.politis.fr/articles/2017/06/les-candidats-macronistes-ont-fui-le-debat-avec-leurs-concurrents-37163/

 

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O. Besancenot « École, loi travail, législatives ! De la poudre de perlinpinpin »

 

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Les pantoufleurs à l’assaut des ministères

Emmanuel Macron n’a cessé de le marteler tout au long de sa campagne : il faut ouvrir à la fameuse « société civile » le gouvernement et les cabinets ministériels.

Un engagement d’autant plus facile à respecter que, à l’instar de l’inspecteur des Finances Macron parti s’enrichir chez Rothschild, les énarques sont de plus en plus nombreux à passer du service de l’Etat à celui d’intérêts privés. Et vice versa.

Pratique jadis réservée aux hauts fonctionnaires soucieux d’améliorer leurs fins de mois en milieu ou en fin de carrière, le pantouflage s’est généralisé, et les risques de conflit d’intérêts n’ont jamais été aussi nombreux. Pour s’en convaincre, il suffit de retracer les carrières des énarques peuplant le nouveau gouvernement et les ministères. Presque toutes les grandes entreprises françaises y comptent d’anciens dirigeants ou salariés, lesquels sont d’ores et déjà assurés d’y trouver, si besoin, une oreille attentive. (31/05/17, Canard Enchainé)

Areva

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a passé trois années heureuses (2007- 2010) au service des « affaires publiques » du groupe nucléaire, alors dirigé par Anne Lauvergeon. 2007, c’est l’année où « Atomic Anne » a eu la mauvaise idée de s’emparer d’UraMin, ce qui lui a valu d’être mise en examen et a conduit le groupe à la quasi-faillite. A l’époque, Charles Hufnagel, 43 ans, était directeur adjoint de la communication d’Areva. Après avoir travaillé aux côtés d’Alain Juppé à la Défense et aux Affaires étrangères, le voilà communicant… à Matignon. Une équipe qui irradie.

Thales

Camarade de promotion du Premier ministre à l’ENA et ancien élève de l’École polytechnique, Benoît Ribadeau-Dumas, 44 ans, a opté pour un parcours plus militaire. Après avoir effectué un petit détour par le cabinet de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, ce conseiller d’Etat a occupé diverses fonctions chez Thales (2004-2015) avant de se voir bombardé directeur général de l’équipementier aéronautique Zodiac Aerospace. Un groupe engagé dans de délicates négociations de fusion avec Safran, dont l’Etat possède encore 14 % du capital. Une seule solution : fermer les écoutilles…

Citigroup-HSBC

Nommés respectivement directeur et directeur adjoint de cabinet, Emmanuel Moulin, 48 ans, et Bertrand Dumont, 43 ans, les deux principaux collaborateurs du ministre de l’Économie, passés par l’ENA, ont fait leurs classes privées au sein de banques américaines. Depuis 2015, Dumont était directeur de la gestion prudentielle de HSBC France. Moulin, lui, est passé par Citigroup avant de diriger les activités françaises de la banque d’affaires italienne Mediobanca. Bercy devient une succursale ?

Crédit agricole

Directeur de cabinet de la ministre des Solidarités et de la Santé, Gilles de Margerie, 61 ans – ancien conseiller de Roger Fauroux et de Michel Rocard -, a passé une décennie à la direction de la Banque verte, tandis que Marc Schwartz, 53 ans, dircab de la ministre de la Culture, y a fait un bref passage, au détour d’un parcours tourné vers la télévision et l’audit. La banque, ça mène à tout, à condition de savoir en sortir…

Aéroports de Paris

Nommé conseiller pour les Affaires européennes au Château, l’énarque Clément Beaune, 35 ans, occupait les mêmes fonctions auprès d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie. Il s’était garé chez Aéroports de Paris en tant que directeur général adjoint de sa filiale ADP Management, tout en continuant d’écrire les discours sur l’Europe du candidat Macron…

L’inspectrice des Finances Justine Coutard, 31 ans, qui avait très rapidement quitté la haute fonction publique pour la direction d’ADP, d’abord comme secrétaire générale puis aux finances, devient directrice adjointe du cabinet de Gérald Darmanin à l’Action et aux Comptes publics. Nul doute qu’Augustin de Romanet, le pédégé d’ADP, sera récompensé d’avoir si gentiment dorloté les bébés Macron.

Danone-Nestlé

Spécialiste des allers-retours entre le public et le privé, Muriel Pénicaud, encore elle, a officié aux côtés de Martine Aubry, ministre du Travail, comme conseillère à la formation professionnelle, avant de basculer dans le monde du CAC 40 ! Pendant neuf ans, elle est DRH de Danone, puis, donc, de Dassault Systèmes.

De son passage chez Nestlé France, Bertrand Sirven, 37 ans, conseiller de Bruno Le Maire à l’Agriculture et désormais à Bercy, garde le souvenir du limogeage brutal de la dircom du groupe à la suite de la diffusion, dans l’émission « Cash Investigation », d’un reportage sur le jambon. Espérons que ces deux-là ne pédaleront pas trop dans le yaourt…

Schneider Electric

Le milieu patronal confirme sa présence au ministère du Travail avec la nomination d’Antoine Foucher, 37 ans, comme directeur de cabinet. Collaborateur de Xavier Bertrand au sein de ce même ministère sous l’ère Sarkozy, cet ancien directeur général adjoint des relations sociales du Medef était considéré comme un « réformiste ». Après l’échec des négociations sur l’assurance-chômage, il avait quitté l’organisation patronale et rejoint Schneider Electric, où il a officié comme directeur des relations sociales. Sans états d’âme, la boîte a fermé nombre de sites en Haute- Savoie et en Moselle.

Esso-Total

Bien avant de s’engager aux côtés des associations de parents d’enfants handicapés, ce qui lui vaut aujourd’hui d’être promue secrétaire d’État, Sophie Cluzel, 56 ans, diplômée de l’école supérieure de commerce de Marseille, était contrôleuse de gestion chez Esso. Dans la famille des pétroliers, on trouve également le directeur de cabinet de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Docteur en informatique, Philippe Baptiste, 45 ans, avait fait une première incursion dans les services de l’Enseignement supérieur en 2013-2014, avant de quitter le CNRS pour devenir directeur scientifique chez Total, en février 2016. Le gouvernement fait le plein.

Dassault Systèmes

Ancienne cheffe de cabinet d’Emmanuel Macron à Bercy, Sophie Ferracci, 40 ans, épouse de l’économiste Marc Ferracci (un intime du Président), a aussi travaillé pour la pépite technologique du groupe Dassault. Initialement recrutée comme conseillère juridique, l’avocate y a été directrice corporate de 2009 à 2013 ; elle est aujourd’hui cheffe de cabinet de la ministre de la Santé. Avant elle, la nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, 62 ans, avait occupé le poste de directrice générale adjointe des ressources humaines de l’éditeur de logiciels (2002-2008). Les Dassault ont toujours su se placer au cœur de l’État.

Havas

Ancien assistant manageur chez L’Oréal, Mounir Mahjoubi, 33 ans, secrétaire d’État au numérique, a fait une partie de sa carrière chez BETC Digital, une entité du groupe Havas, contrôlé par Vincent Bolloré, d’abord comme new business director, puis comme directeur général adjoint. Or Havas est la boîte qui noue le plus grand nombre de contrats avec les ministères, soit pour fournir des communicants, soit pour les campagnes. Un côté plus pieuvre que start-up…

MSC Croisières

En quittant Bercy, où il officiait comme dircab d’Emmanuel Macron, Alexis Kohler, promu, à 44 ans, secrétaire général de l’Élysée, avait choisi de pantoufler chez l’armateur MSC comme directeur financier. Cela lui aura permis de suivre d’un œil attentif le dossier de reprise des chantiers navals de Saint-Nazaire (STX) par le constructeur naval italien Fincantieri. La vente n’est pas encore complètement bouclée, l’État français peut encore faire jouer son droit de préemption. MSC, qui fait le forcing pour entrer au capital de STX, trouvera au Château une oreille compréhensive.

Source : https://www.pantouflewatch.org/2017/06/15/les-pantoufleurs-a-lassaut-des-ministeres/

 

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On rigole, on rigole…

What’s news du côté d’en marche arrière 2e circo du Gard

On ne boira pas le pot de l’amitié (ou alors en groupes, en sous-groupes ou en entre-soi), la fiesta est annulée parce qu’un taureau furieux serait susceptible de débouler dans l’arène. C’est vrai que dans l’état actuel du pays, celui dit « d’urgence », il vaut mieux se méfier de tout. Et bientôt de chacune et chacun. Faire reculer le FN ? Euh, oui… on va y réfléchir. Mais d’abord on rentre à la maison, faut pas déconner. La seule urgence est d’achever de mettre Jupiter sur le trône. Et son chien saint Uber.

Reçu au courrier sémaphores, avec ce titre très aficionado : Et le taureau qui rentre en piste s’appelle Collard, il est doté de deux oreilles et d’une queue…

C’était l’invitation :

 Bien chers tous,

Nous voici au dernier jour de campagne.

Et ce soir, pour le dernier apéro-rencontre, qui se déroule à 19h devant le bar des Halles à Vauvert, nous vous invitons à venir le plus nombreux possible.

Ce sera notre veillée d’armes avant dimanche. Venez avec les tee-shirts pour celles et ceux qui en ont. Pour les autres vous pourrez en récupérer ce soir auprès de Manu.

Il faut faire nombre sur cette place des Halles et à Vauvert, où le FN est si fort en gueule et en votants.

Il faut montrer que nous sommes déterminés à gagner !

Attention toutefois aux provocations.

Nous pensons que Gilbert Collard va tenter quelque chose d’ici dimanche pour se victimiser comme il en a l’habitude. Alors il est impératif, que chacun soit digne et responsable.

Que chacun garde son calme. C’est impératif !

Nous comptons sur vous.

Amtiés, merci de votre soutien qui nous porte.

 

Mais hélas, le soir même… contretemps et désinvitation ! C’est comme la guerre de Troie, la corrida n’aura pas lieu parce que le taureau a pris la place du cheval. Reportée aux calendes jupitériennes ?  On sait pas, qu’on vous dit ! Là on n’a pas le temps, voyez bien qu’on est en marche !

Justement, on aimerait bien savoir vers quoi?

Chers amis,

Nous vous annoncions ce matin un dernier apéro-rencontre à Vauvert ce soir au bar des Halles.

Or, en raison des tensions que le FN fait peser, nous ne voulons pas prendre le risque d’une provocation.

C’est la raison pour laquelle nous avons pris la décision d’annuler cet apéro-rencontre.

Nous vous donnons rendez-vous dimanche soir, à Aigues-Mortes, pour fêter la fin de la campagne, et souhaitons-le, la victoire.

En attendant, si la campagne se termine ce soir à minuit, continuez à veiller à ce tous vos parents, amis, connaissances, viennent voter dimanche.

Merci à toutes celles et tous ceux qui tiennent un bureau de vote ce dimanche.

Encore un effort !

Et à dimanche soir.

Amitiés à tous

Le dessin est du Canard Enchaîné

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LE DÉGAGISME EST À L’OEUVRE ET ATTEINDRA BIENTÔT M. MACRON»

 

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Non à une République qui marche «au pas»!

En République, c’est le Parlement qui contrôle le Gouvernement, et non l’inverse. En République, c’est aux citoyens qu’il appartient de décider si les représentants sont dignes de confiance. En République, un député élu par des citoyens libres doit être une voix libre – et non pas la voix du Président. En somme, une République qui « marche », ce n’est pas une République qui marche « au pas ».

Les candidats « en marche », qui s’apprêtent à entrer en nombre à l’Assemblée nationale, se sont liés à la personne du Président de la République, auquel ils doivent leur succès, par une charte dans laquelle ils s’engagent à voter comme un seul homme, comme une seule femme, les réformes proposées par le Gouvernement.

Ils se sont engagés, dès leur entrée en fonction, à habiliter le Gouvernement à légiférer par ordonnances pour affaiblir la protection des salariés. Autrement dit, ils sont prêts à se dessaisir du pouvoir qu’ils tiennent du peuple, à renoncer à examiner chaque mesure et à juger librement des conséquences de telle ou telle disposition, à donner un blanc-seing à l’exécutif sur ce sujet, alors même qu’on ne connaît pas le contenu précis de la réforme. Toutes les organisations syndicales se sont inquiétées de cette procédure.

Lire ici : https://blogs.mediapart.fr/barbara-romagnan/blog/150617/non-une-republique-qui-marche-au-pas

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

à suivre…

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le fil du 15 juin

La vérité des petites mains : libérer la parole

Oui des assistant.e.s parlementaires payé.e.s par le Parlement européen travaillaient pour le parti de l’UDF. Je le sais car j’ai été l’une d’entre elles. Payée d’abord à mi-temps, puis à temps plein, j’étais trop heureuse de servir à 27 ans, ce que je pensais être l’intérêt général. Je n’avais évidemment aucunement conscience que ça n’était pas dans les clous.

Sans jamais compter mes heures, journées, soirées, week-end, bosser, bosser, bosser. Corvéable à merci. Comme toutes les autres petites mains. Emplois fictifs pas vraiment ;-)… J’ai commencé par travailler sur la campagne du traité constitutionnel en 2005, donc sur l’Europe. Et puis, j’ai contribué à la pré-campagne, puis à la campagne présidentielle de 2007. Je faisais de la mobilisation, de l’animation, de la préparation de colloques. J’ai adoré faire cela. Passionnément. Avec des salarié.e.s, des militant.e.s. Je n’avais pas encore conscience de la grande violence de ce milieu.

Est-ce que c’est très grave ?
Il y a une échelle. A chacun de juger et d’ailleurs, il y a des gens dont c’est le métier de juger s’il y a préjudice, de quelle nature et d’en fixer la réparation éventuelle. Je ne suis pas compétente.
Je sais simplement que notre époque crève de la corruption. La corruption de notre État, des compromissions, des pots de vin, des marchés publics, des détournements, des distributions d’argent public clientéliste, de l’achat de voix, de Bygmalion, de Karachi, des frégates, de Clearstream 1 et 2, des industriels qui nous empoisonnent sciemment, des corruptions des laboratoires pharmaceutiques, des industriels qui se foutent qu’une usine s’effondre en écrasant 1138 ouvrières et ouvriers, du désastre du nucléaire, du financement du terrorisme par des entreprises françaises, de la surveillance de masse, des menaces des annonceurs pour ne pas publier telle ou telle révélation, les conflits d’intérêt, les lobbies installés dans les lieux de pouvoir…

Le grand jeu de l’époque : planquer ses errements, ses fautes, ses responsabilités, son argent, ses adjuvants, ses polluants, ses déchets toxiques, ses pesticides. Nier toujours. Ne demander pardon jamais.
L’ère du mensonge. Un système entier basé sur la fraude, la dissimulation.
On ne peut pas continuer à avancer comme ça.

Le corollaire de ces innombrables arrangements avec la vérité est le complotisme, tant décrié par les élites, tout étant attisé par elles quand ça les arrange. Mais comment se forger un avis éclairé dans cette boue du mensonge ? Comment arriver à construire une société alors que les paroles impeccables sont rares ? A quoi nous fier ? Quelle donnée ? La parole d’untel ou d’untel ? Quels sont les repères pour éclairer nos routes ?
Dans le champ politique, en tous les cas, c’est le néant. Ses acteurs tous bouffés par le fameux la fin justifie les moyens. Ca ne veut pas dire tous pourris. Ca veut dire, toutes et tous témoins silencieux de pratiques qui ne devraient plus exister depuis un bon moment. Et donc un peu complices.

Revenons au sujet. Qu’est-ce qui est grave dans cette histoire d’assistants parlementaires de l’UDF comparée à ces milliards, et ces millions, ces impacts sur la planète à 100 000 ans, sur les gens ?
Ce qui est grave, c’est de nier. D’essayer de décrédibiliser la parole de celles et ceux qui parlent. Et d’essayer d’empêcher cette parole en faisant pression sur la presse.

J’ai quitté il y a 8 ans la politique partisane. Je ne supportais pas sa violence, ses faux semblants, ses trahisons, ses luttes de pouvoir, ces salles fermées, ces histoires de fichiers, de cartes d’adhérents, ces chuchotements, ces règles par claires, la souffrance de celles et ceux qui font en bas de l’échelle, leur humiliation trop fréquente, la violence de celles et ceux qui bénéficient toujours de ces mêmes règles, cette ambiance mortifère une fois les spotlights éteints. Est-ce que l’UDF ou le Modem étaient pires que les autres partis, je ne crois pas. Mais est-ce que c’était mieux, je ne sais pas.

La parole doit se libérer. Partout, tout le temps.
Sur les petites compromissions comme les grandes, sur le harcèlement, sexuel ou moral, sur les secrets des États, des collectivités et des entreprises. Sortir de cette ère de la dissimulation me semble nécessaire pour avancer, construire le monde qui vient sur des fondations solides.

Si chacune et chacun, où qu’il se trouve, dit ce qu’il voit, ce qu’il vit, sans peur, alors, peut être notre époque pourra se relever.

Les non-dits sont en nous. Les scandales à répétition ne sont que la résultante de nos renoncements à parler, et de notre laisser faire.
Alors un peu de courage.

Si quelques uns parlent seuls ils se feront massacrer. À plusieurs, dans tous les secteurs, la pression sur chacun.e diminue et nos vérités se confortent les unes les autres permettant d’espérer aboutir à la vérité.

En l’occurrence, c’est pas super marrant d’ouvrir sa bouche en ce qui concerne plusieurs ministres d’un gouvernement tout puissant. Rien à gagner. Tout à perdre. Mon confort était d’être partie en laissant un monde violent, en 2008 mon avenir politique était bien parti, mais je n’arrivais plus à m’accommoder des règles du jeu imposées. Je suis partie il y a 8 ans. J’ai changé de vie. Trouver le goût de la vie claire, simple. J’avais tourné la page. Je suis heureuse dans la vie. J’explore, j’expérimente, j’apprends. Et aujourd’hui, je sais que je dois parler.

Le déni d’aujourd’hui m’oblige à réouvrir cette page qui n’est pas un bon souvenir.

Je ne laisserai pas quelques un.e.s parler seul.e.s et se faire fracasser. Je ne sais pas dans quel état d’esprit ils et elles sont. Je ne sais pas ce qui les anime. Mais je sais que ce qu’ils et elles disent est vrai. Elles et ils se font traiter de traîtres. Traîtres à quoi ? A la vérité ? Pourquoi ne pas dire cette vérité ? Que l’UDF était exsangue. Que les financements des partis majoritaires ont tué les plus petits partis comme EELV, l’UDF ou d’autres. Dire ce qui est. Dire pardon.

Ma parole est libre. Elle est calme et sereine.

Aucune commune mesure avec les charges prises par Denis Robert, Assange, Snowden, Aaron Swaartz, Irène Frachon, la revue Prescrire, Reflets, Cash Investigation, Marie Maurice, Fabrice Arfi, Quentin Beaulier, Mediapart, les lanceurs et lanceuses d’alerte, mais si chacun fait un petit bout pour révéler les choses plus ou moins importantes dont il est témoin, alors le monde pourra avancer.
En cela, ces femmes et ces hommes, qui ont pris des risques vitaux parfois, étaient isolé.e.s, plié.e.s sous le poids des huissiers, qu’on a voulu faire taire par l’épuisement des procédures, nous appellent à faire notre part. Même infime. Même sur des sujets de moindre importance.

C’est simple. Ce n’est pas drôle. Il peut y avoir des conséquences. Mais je crois que c’est nécessaire.

Alors aujourd’hui, je fais ma part. Une petite part. Mais si je ne la fais pas, qui la fera ?

Demain, c’est à vous. Quel que soit le sujet. Libérons la parole.

 

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Ne pas aller voter, s’en désintéresser, c’est comme donner les clés de sa maison à un inconnu et lui donner tout pouvoir sur sa vie.

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ARRÊTEZ DE VOUS ABSTENIR …!

1°)-Brigitte Pascall : Aujourd’hui, je reposte un article du 2 mars 2017, reprenant ‘introduction de l’ouvrage de Jacques Généreux : « Les bonnes raisons de voter Mélenchon », édition « Les liens qui libèrent », 2017, que l’on pourrait intituler : « arrêtez de voter n’importe quoi !  » Mais je crois qu’après l’abstention record de dimanche dernier, il conviendrait d’intituler ce texte : « arrêtez de vous abstenir n’importe comment ! » L’élection de nos députés n’est pas un divertissement de bal populaire. Ni un concours de sous préfecture. Mais une chose bien trop grave, pour que la démotivation d’un jour nous oblige à supporter pendant 5 ans des dirigeants anti sociaux, pratiquant cyniquement le gel des intérêts populaires. Semant le dégout et la désespérance dans une société française paupérisée.

Comme écrit Dominique, « Il y a, dans ces élections, le premier tour des législatives de 2017, une étrange absence dont personne ne se soucie et qui devient une terrible présence accusatrice : LE PEUPLE …..! » En effet, les catégories populaires se sont largement abstenues au profit des classes moyennes urbanisées : c’est ce qui explique la vague macroniste en trompe l’œil à laquelle on a assisté dimanche soir. La France insoumise défend activement les intérêts des plus faibles, en promettant une vie décente à chacun, soit par un emploi correctement rémunéré, soit par un minima social qui ne sera pas inférieur à 1000 euros par mois.

Voilà pourquoi il faut construire un acteur collectif national de résistance contre l’ogre capitaliste : dans la rue avec le nouveau front social contre la casse du code du travail. Sur les réseaux sociaux, afin d’élaborer une contre hégémonie au macronisme, à parti notamment de notre programme « L’avenir en commun ». A l’Assemblée, grâce à un groupe parlementaire se battant avec pugnacité contre les ordonnances programmées. Encore un effort camarade, si nous voulons atteindre et gagner ces trois objectifs…!

2°)- Article : Aujourd’hui, je publie l’introduction de l’ouvrage de Jacques Généreux : « Les bonnes raisons de voter Mélenchon », édition « Les liens qui libèrent », 2017. Sur recommandation de Vincent Christophe Le Roux, que je remercie pour ce très bon conseil. En effet, les premières pages de l’ouvrage de J Généreux sont excellentes. On retrouve la verve de l’auteur de la Dissociété (2006). Qui nous demande d’ARRETER DE VOTER N’IMPORTE COMMENT…!

« Soyez sérieux cette fois : arrêtez de voter n’importe quoi ! Faites le choix qui vous plaira, mais pour de bonnes raisons. L’élection n’est pas un concours de beauté, et l’isoloir n’est pas un lieu d’aisance. Ce qui est en jeu est bien trop grave pour nous laisser aller à la paresse qui nous pousse souvent à voter comme d’habitude, au dégout qui nourrit l’abstention, ou encore au défoulement protestataire qui peut nous faire passer à côté d’une bifurcation progressiste et raisonnable.

C’est pourquoi je ne vais pas ici vous réciter un programme ni vous faire l’éloge d’un candidat, car il ne s’agit pas de valider un catalogue de mesures, décerner un prix d’excellence. En votant, vous allez décider du progrès ou de la régression. En votant, vous déterminerez la logique et les finalités essentielles qui guideront l’action publique, et c’est d’abord à l’essentiel que je veux vous inviter à réfléchir, quel que soit votre positionnement politique. Je crois que par delà la gauche, la droite et « le juste milieu », nous avons tous de bonnes raisons de déplorer la gouvernance de ce pays au cours des deux quinquennats précédents. Nous pouvons tous percevoir une crise protéiforme, économique, écologique, politique et morale, face à laquelle il est temps de reconsidérer notre avenir en commun.

Notre système économique et social est en pleine dégénérescence. Il épuise notre terre et les hommes, et nous a plongés dans une grande crise que les gouvernements Sarkozy-Fillon et Hollande se sont révélés incapables de combattre. En 10 ans, depuis 2007, rien n’aura été réellement entrepris pour nous mettre à l’abri de la prochaine crise financière qui s’annonce, pour engager une plus qu’urgente transition écologique, pour faire reculer les accidents au travail et le sous-emploi de masse. Durant ces mêmes dix années, la gauche et la droite au pouvoir se sont entendues pour soutenir le traitement absurde et criminel impose par l’Union européenne aux Etats les plus durement touchés par la crise. Elles ont bafoué le suffrage universel, en ratifiant sous un autre nom (le traite de Lisbonne) le projet de constitution européenne rejeté par le Peuple français en 2005, puis en signant le pacte budgétaire européen, que François Hollande, durant sa campagne, s’était pourtant engagé à renégocier.(…)

C’est de cela que vous décidez avec votre bulletin de vote ! Il ne s’agit pas d’arbitrer entre la jeunesse attrayante de celui-ci et la maturité rassurante de celui-là, entre un peu moins ou un peu plus de social, de baisse des charges, de hausse du smic…L’enjeu est d’une toute autre envergure, et c’est la première chose dont j’espère vous convaincre ici. Allons-nous poursuivre sur la voie d’une société de marché consumériste fondée sur le gaspillage, le saccage de nos écosystèmes, la rivalité, la performance individuelle, la concurrence des uns contre les autres, avec un filet de sécurité sociale minimal pour les perdants ? Une société où la maximisation de la rentabilité financière prime toutes les autres finalités économiques, sociales ou écologiques ? Ou bien voulons-nous le chemin d’un progrès partagé et repensé pour préserver une planète vivable pour nos enfants et nos petits enfants ? (Sic)

https://blogs.mediapart.fr/brigitte-pascall/blog/130617/arretez-de-vous-abstenir?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

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On rigole, on rigole…

Manuel Valls a le soutien du PCF local !!!???

Valls déclare sur la page Facebook : « Je remercie les élu.e.s communistes d’Évry pour leur soutien à ma candidature sur la 1ère circonscription de l’Essonne. »

ici : https://www.facebook.com/manuelvall…

confirmé par son communiqué presse ici https://www.facebook.com/manuelvall…

Source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article154791

Ailleurs, mais pas glop (comme dirait Pif le chien)

En difficulté dans sa circonscription, Najat Vallaud-Belkacem peut compter sur le soutien du Parti communiste. Pierre Laurent, secrétaire national du parti, a appelé mardi à voter pour la candidate PS dans la sixième circonscription du Rhône, face au « candidat de la finance » de La République en marche, Bruno Bonnell.

« Mon conseil aux électrices et électeurs de gauche est clair : utiliser plutôt le bulletin de vote Najat Vallaud-Belkacem pour écarter [le] candidat de la finance » Bruno Bonnell, a écrit Pierre Laurent dans un message publié mardi sur le site de la candidate PS. 

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Suffrage et enfumage, Michel Onfray commente le 1er tour des législatives

Suite au premier tour des élections législatives, les médias parlent d’un raz-de-marée, pour la République En Marche, mais qu’en est-il vraiment ? Michel Onfray revient sur ces résultats.

Certes c’est du Onfray, l’homme qui a une idée sur tout et chaque chose, qui fait partie du clan de ceux qui ne votent pas (depuis longtemps ou toujours, comme Yann Moix ou Emmanuel Todd), il n’empêche qu’il soulève quelque vérités. A vous de trier.

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Rappel

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le fil du 14 juin

AUCUNE VOIX NE DOIT ALLER AU FN

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Conférence de presse – résultats du premier tour – 11 juin

 

«IL N’Y A PAS DE MAJORITÉ POPULAIRE POUR DÉTRUIRE LE CODE DU TRAVAIL»

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De la difficulté d’avoir en France une véritable liberté de penser, de s’exprimer et d’informer…
Il est clair que ne s’étant pas affichée Macroniste et ne pratiquant pas la langue de bois, la voix de Natacha Polony aura bien du mal à se faire entendre sur les médias mainstream !

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Le nouvel exécutif a-t-il un problème avec la liberté de la presse ?

Le 18 mai, nous nous étions inquiétés de la façon dont l’Elysée organisait le voyage au Mali du président de la République, en sélectionnant les journalistes chargés de couvrir ce déplacement. Pas question d’«imposer» des choix aux rédactions, fut-il alors répondu. Or la semaine dernière, ce sont cette fois deux ministres qui ont envoyé des signaux extrêmement préoccupants, quant à la manière dont ils conçoivent l’indépendance des médias et la protection des sources, ou plutôt leurs limites.

Mercredi 7 juin, quelques heures avant la diffusion par France Inter de révélations sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires européens au Modem, François Bayrou, président de ce parti et surtout garde des Sceaux, a appelé en personne le directeur de la cellule investigation de Radio France pour se plaindre de prétendues «méthodes inquisitrices», ajoutant qu’il étudiait, avec ses avocats, la possibilité d’une qualification de «harcèlement»… Interrogé à ce sujet par Mediapart, il a eu cette réponse qui laisse pantois : «Ce n’est pas le ministre de la Justice ni le président du Modem qui a appelé, c’est le citoyen.»

Vendredi 9 juin, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé que son administration avait porté plainte contre X pour «vol, violation du secret professionnel et recel» après la publication, deux jours auparavant dans Libération, de documents listant les pistes étudiées par son ministère pour préparer la future réforme du code du travail. Une procédure qui permet d’attaquer aussi bien les sources de Libération que le quotidien lui-même.

Ces deux événements, particulièrement inquiétants, ne sont pas les seuls motifs de préoccupation. Le 11 mai, En marche, le mouvement d’Emmanuel Macron, a porté plainte contre la lettre d’information spécialisée la Lettre A pour «recel d’atteinte à un système de traitement automatisé de données», après un article s’appuyant sur des éléments tirés des «MacronLeaks». Et ce dimanche 11 juin au soir, Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires et candidat d’En marche aux élections législatives dans le Finistère, a relégué au rang d’«efforts méritoires» des journalistes contre sa personne les investigations sur l’attribution d’un marché de location à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne, lorsqu’il en était le directeur général.

Face à la liberté d’informer, le nouvel exécutif fait le choix de la tentative de pression, de la répression judiciaire et du procès d’intention. «Continuez à nous irriter, car elle est là, la liberté», lançait le même Richard Ferrand le 3 mai à la Maison des journalistes à Paris, lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Nous continuerons, à n’en pas douter. Parce qu’informer le public est un devoir autant qu’un droit, et parce qu’une presse libre et indépendante est essentielle à la démocratie.

Les premiers signataires :

Les sociétés des journalistes de l’AFP, Alternatives économiques, BFM TV, les Echos, Europe 1, l’Express, France 2, Rédaction nationale de France 3, Libération, les JT de M6, Mediapartle Mondel’Obsle Point, Premières Lignes Télévision, Radio France, RFI, RMC, RTL, Téléramala Vie et les rédactions de Dream Way Production et LaTeleLibre.

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866 arrestations à Moscou

Le 12 juin, fête nationale en Russie. C’est le jour de l’indépendance, mais sûrement pas le jour de la Liberté. Des centaines de personnes ont été arrêtées hier dans tout le pays, dont 866 à Moscou, 548 à Saint-Pétersbourg. Alexey Navalny est un des premiers condamnés. Il a écopé de 30 jours de prison.

Tout cela a commencé il y a quelques mois avec un documentaire vidéo intitulé « Il n’est pas votre Dimon » diffusé par Alexey Navalny et son « Fond de lutte contre la corruption ». Ce film publié sur YouTube a eu 30 millions de visionnages. Il met en évidence les origines frauduleuses de la vaste fortune de l’ex-président et actuel Premier ministre Dmitry Medvedev. Le surnom intime de Dmitry est « Dimon ». Dans le parc d’une de ses résidences provinciales, il y a un étang doté d’une île. Sur celle-ci, il y a un abri pour canards. Voilà pourquoi un petit palmipède est devenu le symbole de cette révélation qui émeut tant de monde, sauf le mis en cause. Ses réponses sont des plus laconiques. Il a qualifié ce filme de « compote ». « Dimon », « caneton », « compote », voilà des symboles que le talentueux publiciste Alexey Navalny saura utiliser pour populariser ses divulgations. Poutine a verrouillé la totalité des médias russes, mais il ne contrôle pas internet. Par l’intermédiaire de la toile, Alexey Navalny a su s’adresser à la nouvelle génération, celle qui ne regarde pas la télévision et qui ne connaît que la réalité du régime de Poutine. Elle veut s’en débarrasser : par l’immigration ou la révolte. 350.000 Russes fuient la Russie chaque année. Mais une jeunesse a décidé de rester et de se battre. Je l’ai vue hier manifester sur la Place Pouchkine à Moscou.

À lire ici : https://blogs.mediapart.fr/pierre-haffner/blog/130617/866-arrestations-moscou

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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le fil du 12 juin

LA FRANCE INSOUMISE EST AU 2ND TOUR DANS DES DIZAINES DE CIRCONSCRIPTIONS

 

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Droit de manifestation en danger : interpellez E.Macron

Les mesures de l’état d’urgence sont détournées pour restreindre notre droit de manifester pacifiquement. Agissez avec nous pour interpeller le nouveau Président de la république.

Le candidat Emmanuel Macron s’était engagé, lors des élections présidentielles, à « garantir et protéger activement le droit de réunion pacifique en France ».

De nombreuses solutions existent pour faire de cet engagement une réalité . En interpellant directement Monsieur Macron sur Twitter ou par courrier, manifestez votre attachement à ce droit fondamental.

Envoyer un mail ou un courrier à Emmanuel Macron

> Copier-coller ce message ci-dessous et rendez-vous sur cette page du site de l’Elysée

> Vous pouvez aussi imprimer ce message ci-dessous chez vous et l’envoyer à l’adresse suivante :

Présidence de la République

55 Rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 Paris

A savoir : les correspondances au Président de la République française sont dispensées d’affranchissement

Monsieur le Président,

J’ai pris connaissance du rapport d’Amnesty International sur les restrictions abusives au droit de manifester en France depuis l’instauration de l’état d’urgence. Intitulé Un droit, pas une menace. Restrictions disproportionnées à la liberté de réunion pacifique sous couvert de l’état d’urgence en France, il dresse un état des lieux inquiétant des atteintes portées à ce droit fondamental auquel notre pays est profondément attaché, par son histoire comme par ses engagements internationaux.

Ce rapport démontre en effet que des centaines de mesures restreignant de manière injustifiée le droit de circuler librement et le droit à la liberté de réunion pacifique ont été imposées sous prétexte de lutter contre le terrorisme. L’état d’urgence, conçu pour protéger la population française contre la menace de nouveaux attentats, a été utilisé abusivement pour restreindre son droit à manifester pacifiquement. Sous couvert de ce régime d’exception, des centaines de militants, défenseurs de l’environnement et militants pour les droits des travailleurs ont été privés de leur droit de manifester, lorsqu’il leur a été interdit, sans raison, de participer à des manifestations.

Par ailleurs, si je déplore profondément que de nombreux représentants des forces de l’ordre aient été blessés au cours de plusieurs manifestations, je déplore aussi que des milliers de manifestants pacifiques aient souvent été confrontés à un usage disproportionné de la violence par les forces de sécurité. Des matraques, des balles en caoutchouc, des grenades de désencerclement et du gaz lacrymogène ont été utilisés contre des manifestants pacifiques qui ne semblaient pas menacer l’ordre public, faisant un grand nombre de blessés. Les stratégies de maintien de l’ordre employées ont aussi dans certains cas semblé contribuer à attiser les violences et les tensions, plutôt que de les apaiser.

Monsieur le Président, le droit de manifester pacifiquement est un droit essentiel à l’exercice de la liberté d’expression, indispensable au bon fonctionnement de toute démocratie. Vous-même, lors de la campagne présidentielle, vous êtes publiquement engagé à protéger et garantir ce droit.

Le rapport d’Amnesty International porte de nombreuses recommandations. Parmi celles-ci, j’attire votre attention sur les demandes suivantes:

– l’état d’urgence doit être levé dans les plus brefs délais, à moins que les pouvoirs publics n’apportent la démonstration de sa nécessité ;

– tant que ce régime d’exception est en place, les mesures de l’état d’urgence ne doivent pas être détournées de leur objet, à savoir la prévention d’attaques terroristes, pour restreindre abusivement la liberté de manifester. Cela passe par une révision de la loi sur l’état d’urgence, si celui-ci devait être reconduit, ainsi que par des instructions claires données aux préfets ;

– les forces de l’ordre ne doivent utiliser la force qu’en dernier recours, de manière strictement nécessaire et proportionnée à la menace ;

– les violences excessives ou arbitraires commises par les forces de l’ordre à l’encontre des manifestants pacifiques doivent faire l’objet d’une vigilance active des autorités, et être sanctionnées par des enquêtes impartiales et indépendantes.

En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à ces recommandations, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération,

https://www.amnesty.fr/actions/emmanuel-macron-droit-de-manifester

 

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Neuf associations demandent le retrait du projet de loi antiterroriste

À peine installé, le gouvernement d’Édouard Philippe a déjà réussi à provoquer une mobilisation rarement vue des associations de défense des libertés publiques contre son projet de loi visant à pérenniser les principales mesures permises par l’état d’urgence. Vendredi 9 juin, un collectif de neuf organisations (ACAT, Amnesty international, Action droits des musulmans, LDH, Quadrature du Net, Observatoire international des prisons, GISTI, Credof, Human Rights Watch, Syndicat de la magistrature) ont organisé en urgence une conférence de presse pour demander « solennellement » au président de la République de « retirer ce projet de loi inacceptable ».

« L’heure est très grave, a asséné l’avocat William Bourdon. C’est la France, pays de tradition humaniste dont le destin manifeste historiquement serait de propager l’esprit des Lumières, qui, aujourd’hui, inaugure une cérémonie à l’échelon européen qui conduit à rendre éternel l’état d’urgence dans son droit commun. » « On justifiait l’état d’urgence par son caractère exceptionnel, a-t-il poursuivi. Avec ce projet de loi, la France inaugure quelque chose que seule la Turquie a tenté de faire. »

 

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Bonus (Merci Didier Porte)

 

L’argumentation ridicule de Sara Lambert (candidate En Marche du Gard)  dans l’Émission Politique

Pas mieux du côté de Colboc : malaise sur France 3 pendant l’intervention d’une candidate En marche. Pour sûr, du Macron dans le texte. Je ne sais pas de quoi je parle mais je le dis quand même…

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Quelques réactions des caciques du PS.

Pauvre Camba… « Nous nous reformulerons » ! Ah ? Le PS n’était donc qu’une formule ?

L’ami Lamy en a trouvé une : Merci pour ces moments, messieurs Hollande et Valls

Quant à Urvoas… rien à ajouter, il a si bien saisi la situation.

Au fil des 10 et 11 juin

Lettre de Jean-Luc Mélenchon aux insoumises

9 juin 2017 dans Actus, Notes JLM

Madame, Monsieur

Chers insoumis,

l’enjeu de l’élection législative a changé de nature ces dernières heures. Quatre jours avant le vote nous apprenons par le journal « Le Parisien » l’ampleur de la remise en cause du code du travail prévue par le gouvernement de monsieur Macron. Trois jours avant le vote, grâce au journal « Le Monde », nous découvrons un projet de transposition dans le droit commun des dispositions de l’Etat d’urgence. Ainsi tout le droit social et tout le système des libertés individuelles de notre pays sont désormais en cause.

Dans le premier cas il s’agit d’un coup d’état social puisque les parlementaires ne pourraient discuter ni amender une seule des décisions prévues par les ordonnances. Pourtant des milliers de questions très précises concernant la vie quotidienne des salariés sont en en cause : la durée du travail, les salaires, le droit d’alerte et celui de retrait en situation de danger, les motifs de licenciements, et ainsi de suite. Un siècle de luttes et de compromis sociaux vont être abrogés.

Dans le second cas toutes les protections qui garantissent les libertés individuelles vont être remises en cause. Par exemple les perquisitions à domicile et les mises en résidence surveillées pourront être ordonnées par le ministre de l’intérieur et les préfets sans aucune autorisation préalable d’un juge ! De même pour la surveillance des conversations privées téléphoniques. Et ainsi de suite.

Peut-être n’est-ce pas tout. Raison de plus pour refuser fermement de donner les pleins pouvoirs à Monsieur Macron comme il le réclame. Nos bulletins de vote prennent donc le sens précieux d’une mobilisation pour la défense de nos acquis sociaux et de nos libertés individuelles.

Si ceux qui ont voté pour le programme « L’avenir en commun » dont j’ai été le candidat à l’élection présidentielle confirment leur soutien à ce projet en votant pour les candidats de « La France Insoumise », nous serons le groupe de députés décisifs à l’Assemblée nationale. Les bulletins de vote marqués du logo « PHI » seront dans tous les bureaux de vote du pays. On ne peut se tromper.

Sur le terrain l’accueil qui est réservé à nos candidatures est bon. Parfois la présence au second tour se jouera à quelques voix comme à la présidentielles même si nous sommes en tête de toute l’opposition au système Macron. J’appelle donc a ne pas disperser les voix qui se sont rassemblées avec « La France insoumise » en avril dernier.

Enfin je remercie toutes les personnes qui ont manifesté leur solidarité en public comme en privé pendant l’interminable campagne de dénigrement qui s’est abattue sur moi sans limite de décence.

Je vous assure de mon engagement fidèle et constant au service de l’idéal humaniste écologique et social qui est le notre.

 

 

 

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Brève de Charlotte #6 : Avant le premier tour

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Pour tout savoir ou presque… Une petite formation en 30 minutes pour les nouveaux-elles en politique.

Le rôle des délégué·e·s et assesseurs – Présentation de Gabriel Amard

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Tsunami aux législatives… Il va sauver le monde… Poutine ? Même pas peur ! Il marche sur l’eau… Si vous ne vous sentez pas enfumés, on ne peut plus rien pour vous.

Comment Macron va signer la fin du CDI.

à suivre…

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le fil du 9 juin

Christophe Barbier trouve plus que normal que le gouvernement ne dévoile rien de sa « loi travail »!

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[Fil d’Actu #69] Ordonnances | Législatives | Emplois verts

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Le 7 juin 2017, Jean-Luc Mélenchon participait au débat des élections législatives de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône. Il était face à Solange Biaggi (Les Républicains), Jeanne Marti (FN), Patrick Mennucci (PS) et Corinne Versini (La République en Marche). Parmi les thèmes abordés : la destruction du code du travail par ordonnances de monsieur Macron, l’économie de la mer et ses potentialités en terme de créations d’emplois, l’éducation, la sécurité et en particulier la délinquance en col blanc.

Cette vidéo est mise en ligne avec l’accord de la chaîne. Retrouvez le replay officiel sur : http://france3-regions.francetvinfo.f…

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Chronique de Didier Porte pour Mediapart du 5 juin 2017

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La cour d’appel de Lyon a confirmé la responsabilité de Monsanto dans l’intoxication aux pesticides de Paul François, céréalier de Bernac. C’est une première en France.

  Il a gagné. Huit ans de combat. « De souffrance et de pression. » Mais hier, la cour d’appel de Lyon a remis tout le monde à sa place: oui, Paul François, le petit gars de Bernac, céréalier du Ruffécois, est une victime. Et oui, Monsanto, le géant américain de l’agrochimie, producteur du Lasso et du Roundup notamment, est responsable.

Responsable de l’intoxication de Paul François, de ses pertes de connaissance, de ses crachats de sang, de ses troubles de la mémoire, de la parole, de l’équilibre. La cour d’appel a dit ce que le TGI de Lyon avait déjà dit.

Fin du combat? Paul François n’y croit pas: « Vu leur comportement depuis huit ans, je pense qu’ils vont aller en cassation. Ils vont faire durer le plaisir car vu ce qu’ils m’ont fait endurer, ça a l’air d’être un plaisir pour eux de faire souffrir et de mettre la pression sur un petit citoyen comme moi. »

À lire ici : http://srv497.fr.nf/paul-francois-le-cerealier-charentais-terrasse-monsanto/

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#RDLS31 : LÉGISLATIVES, CODE DU TRAVAIL, ÉTAT D’URGENCE, ORDONNANCES DE MACRON

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Ruquier cocufié par Mélenchon | CCATD #22

 

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le fil du 8 juin

Se débarrasser du FN OUI !

Donner les pleins pouvoirs à la Finance NON !

VOUS POUVEZ TOUT CHANGER, les 11 et 18 juin,

en votant pour les candidat.e.s de la France insoumise aux élections législatives.

Si les 7 millions de la présidentielle votent, une autre majorité est possible

Clip officiel de la France insoumise pour les législatives

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Conférence de presse du 7 juin

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Petit voyage dans le Front national «dédiabolisé» de Marine Le Pen.

«Lobby Juif», «Banania», «connards de Français»: on a scruté les comptes Facebook et Twitter des 573 candidats FN

Enquête BuzzFeed News – Sur les 573 candidats que présente le Front national aux législatives, une centaine poste, aime ou partage des contenus homophobes, antisémites, islamophobes ou racistes. Tour de France du FN «dédiabolisé» de Marine Le Pen.

En janvier 2016, Marine Le Pen a nommé Jean-Lin Lacapelle «secrétaire national aux fédérations et à l’implantation». Avec une mission: sillonner la France pour écarter des législatives les candidats dont le profil sulfureux et les propos outranciers donneraient une mauvaise image du parti. Dans chaque circonscription, le candidat «me fait parvenir un dossier», explique-t-il au Figaro. «Si le candidat est impeccable», la validation est enclenchée. «S’il y a des doutes, le dossier est étudié plus sérieusement. Ceux qui doivent être écartés le sont.» C’est raté.

Enquête à lire ici : https://www.buzzfeed.com/davidperrotin/enquete-fn-legislatives?utm_term=.yk9vpqk73#.kqgknYpvq

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l’Avenir (pas très en commun) selon Attali

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

El-Manchar, c’est le Gorafi Algérien… et on ne peut pas dire qu’ils y vont avec le dos de la cuillère !

Divorce Arabie Saoudite-Qatar : Le tribunal international tranchera jeudi sur la garde et le financement de Daech

Un divorce est toujours difficile et douloureux à vivre pour les enfants, d’autant plus si leurs parents continuent de se déchirer après leur séparation. Ce qui semble être le cas au Moyen-Orient où l’Arabie saoudite a annoncé ce lundi 5 juin qu’elle rompait sa relation avec le Qatar.

Une rupture qui achève une histoire d’amour de plus de 20 ans pendant lesquelles les deux tourteaux n’ont eu de cesse s’entre-enculer en détroussant leur djellabas immaculées entre deux prières tartuffardes. Le couple a cassé tous les tabous, se livrant à des partouzes avec les voisins émiratis, Bahreïniens, Turcs. Français et Américains étaient aussi parfois de la partie.

Mais l’Arabie Saoudite et le Qatar comme nous le savons tous ont un enfant nommé Daech, né en 2006 suite à des rapports non protégés. Cet enfants bâtard né suite à une partouze a grandi auprès de ses parents chéris qui ne lésinaient pas sur les moyens pour lui faire oublier ses origines adultérines. Mais voilà que la question de sa garde et de sa prise en charge est mise sur la table maintenant que le divorce a été prononcé ? Qui de l’Arabie ou du Qatar aura la garde et le financement de l’enfant ? Selon nos sources, c’est le tribunal international qui tranchera jeudi sur cette question. Selon certaines indiscrétions, les juges se prononceront pour une garde partagée, Daech étant un enfant adultérin (c’est-à-dire un fils de pute pour dire les choses clairement), il n’est pas possible pour eux de déterminer qui du Qatar ou de l’Arabie saoudite est la pute dans cette histoire.

Source : https://el-manchar.com/2017/06/05/rupture-arabie-saoudite-qatar-tribunal-international-tranchera-jeudi-garde-financement-de-daech/

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au fil du 6 juin

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Pas de trêve médiatique ? Motivation Insoumise maxi !

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Lettre à mes consoeurs et confrères journalistes…

… qui n’ont de cesse d’enjoliver Macron et de noircir Mélenchon.

Chers Collègues,                                                                                                                                                                                                                                                                              Notre profession a toujours été soumises à des effets de mode. Nous nous en sommes toujours défendus, préférant ramener notre production journalistique à notre talent personnel. Mais la mode existe et s’impose de fait au plus grand nombre, sous la pression d’une hiérarchie déterminée qui pousse à une surenchère dans laquelle l’information ne trouve pas son compte. J’ai décidé cette lettre après avoir pris connaissance d’une critique me concernant. Pour annoncer mon dernier documentaire « dans le secret de la violence sociale » (diffusé le 23 mai sur France 2) un confrère en explique l’intérêt et souligne « le côté militant du film, ce qui fait sa force et sa faiblesse. Jacques cotta a soutenu publiquement jean Luc Mélenchon ». Cela m’a d’abord fait sourire. Puis réflexion faite, je me suis demandé ce que ma position vis à vis de la « France Insoumise » et de Jean Luc Mélenchon venait faire au milieu. La mode actuelle, nous y voilà ! Dans la presse, tous supports confondus, il est de bon ton de diaboliser Mélenchon, et de n’épargner nul qui l’approche. Mode qui n’est pas innocente.

Avant de vous parler de ce que cela m’inspire précisément pour notre profession, je voudrais dans cette lettre aborder trois points pour tenter de bien me faire comprendre.

  • Quelques exemples illustratifs de ce que je nomme « la mode journalistique ».
  • La « mode » actuelle, un anti mélenchonisme d’une violence inouïe qui n’a d’égal que la promotion éhontée d’Emmanuel Macron.
  • Les conséquences qui risquent d’en découler.

Jacques Cotta
Le 1er juin 2017

 À lire ici : http://la-sociale.viabloga.com/news/lettre-a-mes-consoeurs-et-confreres-journalistes

 

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Lettre ouverte à Nicolas Hulot contre la poubelle nucléaire CIGEO à Bure

« Make our planet great again »… La formule de Macron en faveur de l’environnement, aussi fracassante soit-elle,ne doit pas nous faire oublier son attachement à la filière nucléaire qui continue de produire des milliers de tonnes de déchets radioactifs dont nous ne savons toujours pas quoi faire. Il est grand temps de sortir de ce modèle énergétique dépassé, dangereux et coûteux.

Vendredi 2 juin, le mouvement anti CIGEO (projet d’enfouissement des déchets nucléaires) a décidé d’interpeller Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire à travers une Lettre ouverte co-signée par des collectifs locaux d’habitants, des associations nationales, des syndicats de travailleurs et de paysans et de nombreux collectifs venus d’autres luttes.

Monsieur le ministre, vous avez déclaré suite à la catastrophe de Fukushima, le 12 novembre 2011*, que « Le propre d’un accident nucléaire c’est d’être inestimable dans le temps et dans l’espace. Et là s’arrête le risque acceptable dès lors que l’on ne maîtrise ni ne mesure plus ses conséquences. » Nous partageons totalement votre constat.

Vous êtes ministre à présent. Des spécialistes vous assureront que les déchets** produits par l’industrie nucléaire seront bien gérés. Si comme vos prédécesseurs, vous n’écoutez qu’une seule voix, celle des acteurs du nucléaire, la seule ayant accès à votre cabinet, qui affirme que le stockage nucléaire en grande profondeur est une solution, alors vous vous tromperez gravement. Vous pourriez apposer un blanc-seing sur un projet comportant lui aussi, comme l’accident nucléaire de Fukushima, des « risques non acceptables, parce que personne ne maîtrise ni ne mesure les conséquences » de l’énorme complexe CIGEO, projet d’enfouissement des déchets nucléaires, qui sacrifie non seulement un territoire, mais menace durablement le pays tout entier et les centaines de générations à venir.

Article intégral ici :  https://blogs.mediapart.fr/sauvonslaforet/blog/050617/lettre-ouverte-nicolas-hulot-contre-la-poubelle-nucleaire-cigeo-bure

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Chères électrices, chers électeurs

Installez-vous confortablement et prenez le temps de découvrir nos tambouilles politiciennes ! Le dernier monarque à la mode ne manquera pas de concocter de nouvelles recettes basées sur un même ingrédient : l’opportunisme !

À l’image de l’actualité politique, ce site sera mis à jour. Revenez prochainement afin de découvrir de nouvelles tambouilles si chères à notre Ve République.

https://tambouille-electorale.fr/

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Impliqué dans des scandales sanitaires à répétition, Monsanto est plus que jamais montré du doigt. Si vous souhaitez boycotter Monsanto, voici la liste des sociétés qui utilisent leurs produits si controversés. En boycottant ces marques, vous choisissez d’éviter de donner de l’argent à Monsanto pour protéger la santé de votre famille, de vos enfants et des générations futures.

La Liste des Marques à Éviter

Nous avons obtenu la liste des sociétés utilisant les produits Monsanto sur le blog américain Collective Evolution.

Comme ces sociétés sont peu connues en France, nous avons répertorié pour vous les marques qu’elles possèdent et qui sont vendues sur le marché français et européen.

Cliquez ici pour accéder à la version imprimable. Pratique quand on fait ses courses.

Comme vous pouvez le voir dans cette liste, un grand nombre de marques de notre quotidien et celui de nos enfants appartiennent à des sociétés utilisant les produits Monsanto.

Liste des Sociétés Utilisant des Produits Monsanto

  • Coca-Cola et ses sous-marques : Coca-cola, Coca-Cola Light , Cherry Coke, Minute Maid, Burn (boisson énergisante), Dr Pepper, Fanta.
  • Cadburyqui possède les bonbons Carambar, Malabar, Régal’ad, ainsi que les chewing-gum Hollywood, La Vosgienne et les chocolats Poulain.
  • Campbellavec ses soupes Royco et Liebig.
  • Capri-Sun et ses boissons pour enfants du même nom.
  • Carnation, sous marque de Nestlé, qui produit le lait déshydraté de marque Gloria.
  • General Mills avec les conserves Géant Vert, les glaces Haagen Dazs, et les fajitas Old el Paso et les yaourts Yoplait.
  • Heinz et son fameux Ketchup.
  • Kellogg’s avec les Céréal Kellogg’s Cornflakes, Special K, Treso, Miel Pops, Coco Pop’s, Frosties, Extra, All Bran.
  • Knorr avec leurs bouillons, leurs soupes et leurs sauces.
  • Kraft Philipp Morris avec un grand nombre de marques dont Côte d’Or, Carte Noir, Daim, le café Maxwell, la crème à tartiner Philadelphia, les gâteaux Lu, les chocolats Milka, Oreo, Suchard, Tang, Toblerone (vous trouverez la liste complète ici).
  • Lipton et les thés du même nom.
  • Ocean Spray et leurs boissons à la cranberry.
  • Les Cookies Pepperidge Farms.
  • Pepsico et ses marques Pepsi-Cola, Tropicana, Alvalle, Gatorade, Seven Up, Gatorade, Lipton Ice Tea, les chips Lay’s, Doritos, Ruffles, Tostitos, les gâteaux Quakers et les gateaux apéritifs Benenuts.
  • Les chips Pringles.
  • Procter et Gamble et ses 300 marques comme PampersDécouvrez la liste ici.
  • Schweppes et ses boissons gazeuses.
  • Uncle Ben’s et son riz.

Attention, les marques mentionnées dans cette liste ne contiennent pas forcément des produits Monsanto mais elles appartiennent à des sociétés qui, selon le blog américain Collective Evolution, utilisent des produits Monsanto pour certaines de leurs productions.

Ces grands groupes agroalimentaires possèdent tellement de produits différents disponibles dans les supermarchés, qu’il est parfois difficile de toutes les répertoriées… C’est pour cette raison que nous avons ajouté des liens vers les listes complètes.

http://lesmoutonsrebelles.com/vous-souhaitez-eviter-les-produits-monsanto-voici-la-liste-des-marques-a-connaitre/

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Au fil du 3 au 5 juin

Brève de Charlotte #4 : Une constituante c’est encore possible

SI TU AS VOTÉ MÉLENCHON, REGARDE CETTE VIDÉO

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Clips de campagne : davantage de temps pour En marche !, le FN et La France insoumise

Saisi par La République en marche !, le Conseil d’Etat s’était tourné vers le Conseil constitutionnel, qui avait décidé d’abroger un article litigieux du code électoral et proposé au CSA de rééquilibrer les temps.

Soixante minutes de clips de campagne en plus pour La République en marche !, qui n’en avait que douze… Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a rééquilibré, jeudi 1er juin, les temps accordés aux partis pour la diffusion de spots officiels dans la campagne des législatives. Ce réajustement profite aux autres mouvements qui n’ont pas de groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, comme le Front national (qui bénéficiera de 65 minutes de clips) ou La France insoumise (54 minutes), mais aussi Europe Ecologie-Les Verts, Debout la France, Lutte ouvrière et l’Union populaire républicaine de François Asselineau (24 minutes chacun).

Les temps des partis disposant d’un groupe de députés restent eux inchangés : 120 minutes pour le Parti socialiste (PS), 103 pour Les Républicains (LR), 22 pour l’Union des démocrates indépendants (UDI), 15 pour le Parti radical de gauche (PRG) et 7 pour le Parti communiste français (PCF).

Recours de La République en marche !

Ce rattrapage du CSA fait suite à un recours du mouvement d’Emmanuel Macron, qui s’estimait lésé par la première répartition annoncée. Celle-ci appliquait à la lettre un article du code électoral selon lequel la majeure partie du temps est partagée entre la majorité et l’opposition de l’Assemblée nationale sortante, en fonction de la taille des groupes. Les partis non représentés avaient eux un forfait de douze minutes seulement. D’où un déséquilibre par rapport à la nouvelle donne politique qui met le PS et LR sur la défensive.

Saisi par La République en marche !, le Conseil d’Etat s’est tourné vers le Conseil constitutionnel, qui a décidé mercredi 31 mai d’abroger l’article litigieux du code électoral, au nom du respect du pluralisme. Et proposé au CSA de rééquilibrer les temps.

Source : http://www.lemonde.fr/elections-legislatives-2017/article/2017/06/02/clips-de-campagne-davantage-de-temps-pour-en-marche-le-fn-et-la-france-insoumise_5138074_5076653.html?xtor=RSS-3208

 

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Le Mouvement pour la démocratie en Europe DiEM25, lancé par l’ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, qui avait appelé à voter Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen «est en profond désaccord avec le projet pour l’Europe et la zone euro qui figure dans le programme du nouveau Président, notamment en ce qui concerne l’alignement sur les politiques d’austérité, nocives sur le plan économique et aux conséquences sociales catastrophiques, particulièrement pour les personnes les plus pauvres et les plus précarisées.»

L’élection présidentielle française et les élections législatives qui la suivent ce mois-ci auront de profondes répercussions sur l’avenir de l’Europe et de ses institutions. En choisissant Emmanuel Macron pour Président de la République, les électeurs français ont clairement écarté la candidate d’un parti xénophobe et anti-européen. Mais un grand nombre d’entre eux l’ont fait pour empêcher l’arrivée au pouvoir d’un parti fascisant. Ce choix ne signifie pas pour autant un soutien aux politiques envisagées par le nouveau président.

De fait, bien qu’ayant appelé à voter Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen, DiEM25 France est en profond désaccord avec le projet pour l’Europe et la zone euro qui figure dans le programme du nouveau Président, notamment en ce qui concerne l’alignement sur les politiques d’austérité, nocives sur le plan économique et aux conséquences sociales catastrophiques, particulièrement pour les personnes les plus pauvres et les plus précarisées. La non-remise en cause des dispositions et traités qui rendent la zone euro structurellement dysfonctionnelle aura pour seul effet de prolonger, en l’aggravant, la situation désastreuse de l’Union Européenne, et de conduire à terme à sa désintégration. Sur le plan des politiques sociales, les projets de loi envisagés par le nouveau gouvernement français vont entraîner une régression pour la plupart des salariés et l’affaiblissement d’un dialogue social déjà insuffisamment développé.

Avec le résultat de l’élection présidentielle, les élections législatives deviennent un enjeu crucial. Dans la mesure où il n’est pas certain qu’un groupe politique soit assuré de disposer d’une majorité absolue à l’Assemblée, la composition du parlement sera déterminante pour la définition des politiques qui seront mises enœuvre dans les prochaines années, ainsi que pour le rôle que la France jouera sur les scènes européenne et internationale. Dans cette perspective, il est indispensable que puisse se constituer un groupe parlementaire progressiste, écologiste, humaniste et anti-austérité porteur d’une autre vision de l’Europe, et suffisamment fort pour peser sur les politiques proposées dans le cadre d’éventuelles alliances, ou pour combattre efficacement les projets régressifs d’un président néo-libéral.

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/010617/appel-du-diem25-pour-les-elections-legislatives-francaises

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Communiqué de Danielle FLOUTIER Candidate de la France Insoumise dans la 2eme circonscription du Gard

Je suis surprise des arguments de Marie SARA pour justifier son refus de participer à l’émission de FR3 à laquelle devait participer les quatre principaux candidats. Comment peut-elle prétendre combattre le FN et refuser de l’affronter ? C’est un prétexte. Elle se sert de G. Collard comme d’un épouvantail pour masquer la politique anti sociale de Macron.

Dans la 2eme circonscription je suis la seule candidate qui combat de façon conséquente le candidat bleu marine et les candidats de la droite macro socialiste et de LR.

 

Communiqué envoyé au CSA

Monsieur le Directeur,

Vous nous avez informés du refus de madame Marie SARA candidate de la République en Marche de participer au débat que vous aviez prévu le 7 juin et pour lequel Madame Danielle FOUTIER candidate de la France Insoumise a donné son accord comme d’ailleurs les deux autres candidats.

Nous regrettons profondément cette décision, d’autant que madame SARA a bénéficié d’une couverture médiatique plus importante que notre candidate sur votre chaîne.

Aussi nous souhaitons que vous mainteniez cette émission avec les candidats de la deuxième circonscription qui ont accepté de débattre malgré le refus de Madame SARA.

Nous informons le CSA de cette situation.

Cordialement

René DAGAND Directeur de Campagne de Danielle FLOUTIER

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Réponse à Castaner sur l’adhésion des Français

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  L’Observatoire des inégalités publie le 1er juin son rapport 2017 sur les inégalités en France. À quelques jours des législatives, cet organisme indépendant dresse avec objectivité un état des lieux fort documenté sur le sujet. Il fournit les données indispensables pour mieux comprendre et mieux agir.

(…)  hypocrisie : prétendre que la crise touche tout le monde de la même façon. Les « flexibles », minoritaires, permettent « d’ajuster l’offre de travail« . Ce sont eux qui morflent le plus, et ils sont les moins rémunérés. Quand on se gargarise du « stress » du secteur tertiaire, c’est pour mieux cacher la pénibilité physique de ceux qui portent des charges lourdes, respirent des poussières : « une heure de travail à la chaîne ne vaut pas une heure de travail en réunion ou devant un écran d’ordinateur« .

(…) Pour les années qui viennent, ou on s’incline devant une société où le meilleur gagne (sous réserve, tout de même, qu’on assure « l’égalité des chances »), ou l’on met en œuvre de véritables politiques de lutte contre les inégalités (école, santé, logement, fiscalité, revenus), en cohérence avec la devise républicaine. Cela suppose une société fondée sur d’autres valeurs que la compétition.

(…)  En dix ans, un million de pauvres en plus, et la misère persiste : 2,3 millions de personnes vivent avec moins de 672 € par mois pour une personne seule, ce qui ne permet pas de se loger, et 6 millions de personnes vivent dans un foyer dont les seules ressources sont des minima sociaux.

(…) En contrepoint, on a droit aux revenus des super-riches :

2,7 millions d’adultes ont un revenu moyen de 111 000 euros par an (10 % de la population),

267 000 ont 360 000 €/an (1 % de la population),

26700 ont 1,3 million (0,1 %),

2673 ont 5,2 millions (0,01 %) et, enfin,

267 ont 19 millions par an (0,001 %).

(…)  Les plus hauts salaires des sportifs, des stars de cinéma et des PDG sont cités : entre 1,5 et 15,2 millions d’euros par an.

(…)  Outre les revenus, le rapport se penche sur les patrimoines (notons juste que le patrimoine moyen des 10 % les plus riches est 627 fois plus élevé que le patrimoine des 10 % les moins riches). Ainsi, les plus grosses fortunes de France, comme Bernard Arnault (avec 30,3 milliards d’euros), s’établissent à 1,7 million d’années de Smic !

(…) Le rapport montre jusqu’où s’incrustent les inégalités : dans la représentation publique, qui efface le monde ouvrier, pourtant toujours existant (12 % de la population). A la télévision, les cadres, professions libérales et chefs d’entreprise sont sur-représenté. Les cadres et professions intellectuelles représentent 81,5 % des députés et les ouvriers 1,9 % (soit 11 : ils étaient 98 en 1945 et encore 44 en 1978).

Lire l’article intégral (accès libre : https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/310517/les-inegalites-des-donnees-pour-agir

. Rapport sur les inégalités en France, édition 2017, sous la direction d’Anne Brunner et Louis Maurin (176 pages, 200 tableaux et infographies). Document didactique, belle présentation facilitant la lecture. Présenté à la presse le 30 mai, sortie publique le 1er juin. 8,50 € (hors frais de port), à commander  : ici.

Sigles et lutte contre la pauvreté :

. ONPES : Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale : http://onpes.gouv.fr/

. CNLE : Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale : http://www.cnle.gouv.fr/Le-CNLE.html

. ONPE : Observatoire national de la précarité énergétique : http://www.onpe.org/ (à ne pas confondre avec l’ONPE, l’Observatoire national de la protection de l’enfance, ex-ONED)

. ODAS : Observatoire national de l’action sociale : http://odas.net/

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Mélenchon peut-il espérer une revanche ?

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La confidentialité en ligne pour les journalistes

« De nombreux journalistes, toutes générations confondues, ont probablement remarqué que les allusions au Watergate pleuvent dans tous les sens ces derniers temps. Des livres comme 1984 de George Orwell sont de retour dans les vitrines des librairies, et une ambiance menaçante envers la liberté de parole et la liberté de la presse se répand doucement, comme un nuage noir sur l’hémisphère ouest, réveillant des peurs anciennes. »

Sémaphores n’a jamais accepté de faire de pub d’annonceurs mais de l’info d’intérêt général. Cet article auquel nous renvoyons s’y inscrit pleinement à l’attention de toutes celles et ceux qui attachent de l’importance à la confidentialité de leurs données numériques.

Quel logiciel de navigation adopter, comment choisir un mot de passe vraiment efficace, comment protéger ses sources et les infos qui peuvent s’avérer sensibles dans un monde où Big Brother développe un pouvoir grandissant ? Devenir anonyme en ligne, sécuriser les données… Bien des conseils se trouvent ici : https://fr.vpnmentor.com/blog/la-confidentialite-en-ligne-pour-les-journalistes/

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Les clips anti djihad, ça existe et ça fait du bien…

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Site à l’initiative de citoyens insoumis.

Analysons le projet du Front National

Les rapprochements et amalgames entre le programme de la France Insoumise et celui du Front National ont été très nombreux et très virulents. Pourtant, aucune analyse sérieuse et critique des propositions de Marine Le Pen n’a été vraiment réalisée pour tenter de les confronter à celles portées par Jean-Luc Mélenchon.

Le Discord Insoumis propose donc une analyse des propositions du Front National à travers plusieurs thèmes. Cette analyse est bien évidemment très critique car le projet de société de Marine Le Pen est non seulement à l’opposé de celui de la France Insoumise mais il présente de nombreuses incohérences.

Ce site a pour objectif d’être une source de réflexion pour favoriser l’esprit critique de la population autour du projet mortifère du Front National. C’est un espace en développement permanent qui sera enrichi au fil des prochaines semaines.

À découvrir ici : https://analysonslefn.fr/

 

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le fil du 1er juin 2017

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Stop au Mélenchon Bashing !

Mais que se passe-t-il donc ? Pourquoi cette nausée à la lecture de la presse, pourquoi une couverture médiatique si indigente ? La France Insoumise est-elle si dangereuse pour la Démocratie ? M. Mélenchon est-il un danger public ? A lire la presse, à regarder les émissions politiques, oui, à 90%, oui.

Comme un sentiment étrange, un sentiment de déjà vu : l’unanimité des médias contre une pensée alternative.

La Cible : JL Mélenchon, le pro-russe, le pro-répression au Vénézuela, le pro- Le Pen (quel crime de ne pas avoir appelé à voter Macron !), le sanguin, le vulgaire, le parachuté, le mauvais perdant… Ma recherche Google News m’offre environ 90% d’articles hostiles (aux titres faussement accrocheurs, trop souvent biaisés), pour 5% d’articles neutres, et guère plus de 5% d’articles positifs. Mais que se passe-t-il donc dans les rédactions françaises pour que l’on atteigne un tel niveau d’acharnement, une telle absence de réflexion sur les enjeux de cette élection ? Pourquoi sommes-nous tombés si bas… Plus bas peut être que lors du référendum de 2005, c’est dire ma sidération…

Mais qu’a donc fait JL Mélenchon pour mériter cela ? De quels crimes est donc coupable La France Insoumise ? Est-ce un parti néo-fasciste, un risque pour notre avenir, pour la France ? Je ne le crois pas, non. Enfin il me semble…  : un mouvement populaire regroupant en son sein la France dans toute sa diversité (intellectuels, cadres, profs, précaires, chômeurs, jeunes, vieux…), proposant un programme participatif donnant enfin espoir, un horizon souhaitable, salué par les grands acteurs sociaux et environnementaux. Une campagne présidentielle honnête, irréprochable  sur le plan financier. Près de 20% des français derrière lui à la présidentielle, bien davantage si les épouvantails Le Pen et FIllon n’avaient pas poussé certains au vote utile. Alors quoi ? Est-il honteux de l’écrire ? Dangereux peut être quand on est journaliste ?

Cet article est une demande sincère aux journalistes honnêtes, puisqu’ils existent (je pense au Huff Post par exemple, rare exemple de presse qui se veut grand public, et équilibrée) : cessez s’il vous plaît de caricaturer un homme, un mouvement, des idées, cessez ce mépris envers près d’un quart des français, cessez cette insulte quotidienne à notre intelligence, à nos attentes envers vous, médias, sensés nous éclairer objectivement. Pour le dire simplement : pour la Démocratie, pour l’honneur de votre métier, Mesdames et Messieurs les journalistes, stop au Mélenchon bashing…

 

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Le rapport de la Commission d’enquête de la LDH sur les conditions ayant conduit à la mort de Rémi Fraisse (Sivens, octobre 2014)

Suite aux événements qui ont provoqué la mort de Rémi Fraisse dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, la Ligue des droits de l’Homme a constitué en novembre 2014 une Commission d’enquête citoyenne visant à recenser systématiquement les faits liés à cet événement, à analyser son contexte et à porter ainsi un éclairage sur les conditions qui ont conduit à la mort de ce jeune militant écologiste sur le site de Sivens.

Cliquer sur le titre pour accéder à l’article et au rapport de la LDH

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Depuis 2015, l’état d’urgence grignote le droit de manifester

30 mai 2017 Par Louise Fessard

« Dans une France sous état d’urgence, le droit de manifester pacifiquement semble être de plus en plus perçu par les autorités comme une menace », indique un rapport d’Amnesty international. Depuis un an et demi, les autorités ont ainsi utilisé à 639 reprises les pouvoirs d’urgence.

quoi sert l’état d’urgence que le président de la République, Emmanuel Macron, veut prolonger jusqu’au 1er novembre 2017 ? Il permet notamment de faciliter la vie des autorités en matière de maintien de l’ordre, à en croire un rapport de l’ONG Amnesty international publié mardi 30 mai.

Instauré le 14 novembre 2015 après les attentats de Paris dans une visée antiterroriste, ce régime d’exception permet aux préfets d’interdire des rassemblements publics et de restreindre le droit à la circulation d’individus, les privant de fait de leur droit à manifester. Dans un rapport intitulé « “Un droit, pas une menace”. Restrictions disproportionnées à la liberté de réunion pacifique sous couvert de l’état d’urgence en France », Amnesty international documente ce détournement. « Dans une France sous état d’urgence, le droit de manifester pacifiquement semble être de plus en plus perçu par les autorités comme une menace », constatent les auteurs, au terme de près d’un an d’enquête.

Depuis un an et demi, les préfets français ont eu recours aux pouvoirs d’urgence pour signer 155 arrêtés interdisant des rassemblements publics. Ils ont également adopté 639 mesures individuelles afin d’empêcher des individus de participer à des rassemblements publics, dont 574 dans le cadre du mouvement social contre la réforme du code du travail. Ces chiffres ont été obtenus par l’ONG auprès du ministère de l’intérieur.

Les auteurs du rapport, basé sur des entretiens avec 82 personnes (syndicalistes, manifestants et journalistes), ont également rencontré des représentants du ministère, de la préfecture de police de Paris, de la préfecture d’Ille-et-Vilaine, ainsi que le préfet de Loire-Atlantique. « L’État français a indiqué aux Nations unies et au Conseil de l’Europe que le but de l’état d’urgence, qui implique quand même des dérogations au droit international, était la prévention d’attentats, explique Marco Perolini, le chercheur basé à Londres qui a coordonné le rapport. C’est un détournement, car la gestion de l’ordre public n’a rien à voir avec la prévention du terrorisme. »

  • Des interdictions de séjour « disproportionnées »

En droit ordinaire, les autorités ne peuvent restreindre la liberté de circulation de certains individus qu’à l’occasion de rassemblements sportifs. En mai 2015, la commission d’enquête parlementaire sur le maintien de l’ordre, mise sur pied après la mort de Rémi Fraisse, avait proposé de créer une interdiction administrative de manifester pour les personnes signalées par les services de renseignements. Devant la polémique, l’idée avait été abandonnée. Elle est revenue par la petite porte avec l’état d’urgence, qui offre aux préfets des pouvoirs bien plus étendus.

L’article 5 de la loi relative à l’état d’urgence autorise les préfets à « interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics ». L’article 6 permet, lui, au ministre de l’intérieur d’assigner à résidence une personne s’il « existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics ». En réalité, les autorités ont utilisé à 639 reprises ces pouvoirs d’urgence pour empêcher des militants de participer à des rassemblements publics.

La majorité de ces mesures individuelles  – 574 – ont été prises dans le cadre du mouvement du printemps 2016 contre la réforme du code du travail, les autres visant 21 militants écologistes lors de la COP 21 et 44 supporters lors de l’Euro de football. En novembre et décembre 2015, 26 militants écologistes ont également été assignés à résidence par le ministère de l’intérieur et ont dû pointer dans un commissariat plusieurs fois par jour. « Des individus sans aucun lien avec des actes ou intentions terroristes et souhaitant exercer légitimement leur droit à la liberté de réunion se sont trouvés pris dans les filets des mesures d’urgence », résume le rapport.

Ces restrictions ont d’abord visé des « militants qui avaient joué un rôle prépondérant dans les mouvements sociaux opposés à la loi travail, bien qu’ils n’aient commis aucune infraction pénale ». Puis, à la suite de plusieurs décisions de tribunaux administratifs annulant ces interdictions, les préfets ont « alors commencé à imposer ces mesures aux manifestants faisant l’objet de poursuites pour des infractions qui auraient été commises dans le cadre de rassemblements publics précédents ». Le rapport signale que plusieurs de ces manifestants ont été ultérieurement acquittés.

Le rapport cite le cas d’Hugo, étudiant à l’université Rennes-II et militant d’Ensemble-Front de gauche. À Rennes, la maison du peuple, occupée pendant dix jours, avait été évacuée à la mi-mai 2016 par des policiers du RAID. Dans la foulée, Hugo avait fait l’objet, le 16 mai, d’un arrêté du préfet d’Ille-et-Vilaine l’interdisant de séjour dans le centre-ville de Rennes au motif de son rôle prépondérant dans le mouvement étudiant et de sa participation à de précédentes manifestations. Sans qu’aucun acte de violence précis lui soit imputé. La mesure ayant été suspendue par le tribunal administratif de Rennes, le 23 mai, le préfet a repris des restrictions similaires uniquement pour les jours où des manifestations contre la loi travail étaient prévues.

« La préfecture ne pouvait pas me poursuivre pénalement, car je n’avais commis aucun délit, a déclaré Hugo à Amnesty. Alors ils ont recouru à une mesure administrative, liberticide et vexatoire. À mon avis, il y avait une volonté de me punir et de me mettre des bâtons dans les roues en tant que militant politique. »

Constantin, un jeune militant parisien également cité, estime qu’avec l’état d’urgence, les autorités « se sont déchaînées » contre « les mouvements autonomes et anarchistes ». « Aujourd’hui, il y a beaucoup de pression ressentie par tous ceux qui sont actifs dans un mouvement, comme celui contre la construction de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes », explique-t-il.

  • Les interdictions de rassemblement

Plus classiquement, les préfets ont aussi interdit des manifestations, comme ils pouvaient déjà le faire avant l’état d’urgence. Depuis novembre 2015, les préfets ont signé 155 arrêtés interdisant des rassemblements publics au nom de l’état d’urgence, sans compter les dizaines de manifestations interdites en vertu du droit commun français. Pour Amnesty, plusieurs de ces mesures semblent « ne pas être conformes au droit international » et ont « parfois exacerbé les tensions au lieu de les réduire ». « L’interdiction généralisée se justifiait uniquement quelques jours après les attentats à Paris », estime Marco Perolini.

Les autorités ont justifié ces interdictions « par une insuffisance d’effectifs de police pour assurer à la fois le maintien de l’ordre et la mission prioritaire d’assurer la sécurité du public face à la menace de nouveaux attentats ». Le rapport d’Amnesty met en doute ce manque d’effectifs au vu des « tactiques et stratégies mobilisant des ressources considérables utilisées pour maintenir l’ordre lors de rassemblements publics dans des cas où elles n’étaient apparemment pas nécessaires ».

« Les autorités ont fréquemment déployé des centaines de représentants des forces de l’ordre pour contenir des manifestants pacifiques qui ne présentaient aucune menace concrète à l’ordre public », estime l’ONG. Elle cite notamment le confinement « inutile » de centaines de manifestants pacifiques contre la loi sur le travail, le 5 juillet 2016,  à Paris, qui a les a empêchés « concrètement de jouir de leur droit à la liberté de réunion pacifique ». Sont aussi visées les stratégies offensives des préfets à Nantes et Rennes, « qui ont eu pour effet d’accroître les tensions entre manifestants et forces de police ».

À Rennes, les autorités ont choisi de boucler le centre-ville aux manifestants depuis la fin mars 2016, en arguant de violences commises lors d’une manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en février 2016. Là encore, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a allégué auprès d’Amnesty international le manque d’effectifs policiers. L’ONG remarque cependant que, pour faire respecter cette interdiction, les autorités ont « systématiquement déployé des effectifs de police considérables  (…) en bouclant un grand nombre des points d’accès au centre-ville ».

À Nantes, le préfet de Loire-Atlantique a interdit 7 manifestations en 2016. Il a justifié à Amnesty ces interdictions « en raison de la présomption qu’elles étaient susceptibles de troubler l’ordre public étant donné qu’elles n’étaient pas organisées par des syndicats » et des « liens ambigus » des organisateurs avec des groupes violents. « L’état d’urgence permet aux préfets d’interdire un rassemblement à titre préventif en raison d’une menace très diffuse et peu caractérisée d’atteinte à l’ordre public », constate l’ONG.

  • Un maintien de l’ordre « contraire aux normes internationales »

Amnesty international pointe aussi un « recours à une force non nécessaire ou excessive » pour réprimer les mobilisations contre la loi sur le travail. Selon le ministère de l’intérieur, 336 policiers et 45 gendarmes ont été blessés en maintien de l’ordre entre le 19 mars et le 4 octobre 2016. Côté manifestants n’existe toujours aucun système de collecte exhaustive de données. Mais, dans le cadre des manifestations contre la loi travail, 102 manifestants ont déposé plainte auprès de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et de son équivalent gendarmesque, l’IGGN. S’appuyant sur le témoignage de nombreux manifestants, l’ONG estime aussi que les autorités ont « attenté de manière illégale au droit à la liberté d’expression, en ayant recours à la force ou en faisant obstruction par d’autres moyens aux journalistes et autres membres des médias qui couvraient les manifestations ».

Le rapport revient fort à propos sur quelques principes de maintien de l’ordre tirés des conventions internationales. « Une manifestation doit être présumée comme étant pacifique à moins que les autorités ne puissent démontrer concrètement qu’elle constitue une menace à l’ordre public », rappellent les auteurs.

« S’il incombe aux États d’assurer l’ordre public, et que le maintien de l’ordre public constitue l’une des raisons autorisées pour imposer des restrictions manifestement nécessaires au droit à la liberté de réunion pacifique, il est important que les autorités fassent preuve d’un certain degré de tolérance vis-à-vis des perturbations inévitables engendrées par les manifestations », indique l’ONG.  Même en cas de violences dues à quelques manifestants, « cela ne transforme pas automatiquement un événement par ailleurs pacifique en un événement non pacifique. Par conséquent, toute intervention doit chercher à s’occuper des individus concernés plutôt qu’à disperser l’ensemble des participants ».

Il appartiendra aux nouveaux députés de décider début septembre de la prolongation pour la sixième fois de l’état d’urgence. « Nous ne nions pas la menace terroriste, mais l’état d’urgence est-il vraiment nécessaire pour y faire face ? », leur demande Marco Perolini.

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

 

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