le fil du 14 juin

AUCUNE VOIX NE DOIT ALLER AU FN

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Conférence de presse – résultats du premier tour – 11 juin

 

«IL N’Y A PAS DE MAJORITÉ POPULAIRE POUR DÉTRUIRE LE CODE DU TRAVAIL»

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De la difficulté d’avoir en France une véritable liberté de penser, de s’exprimer et d’informer…
Il est clair que ne s’étant pas affichée Macroniste et ne pratiquant pas la langue de bois, la voix de Natacha Polony aura bien du mal à se faire entendre sur les médias mainstream !

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Le nouvel exécutif a-t-il un problème avec la liberté de la presse ?

Le 18 mai, nous nous étions inquiétés de la façon dont l’Elysée organisait le voyage au Mali du président de la République, en sélectionnant les journalistes chargés de couvrir ce déplacement. Pas question d’«imposer» des choix aux rédactions, fut-il alors répondu. Or la semaine dernière, ce sont cette fois deux ministres qui ont envoyé des signaux extrêmement préoccupants, quant à la manière dont ils conçoivent l’indépendance des médias et la protection des sources, ou plutôt leurs limites.

Mercredi 7 juin, quelques heures avant la diffusion par France Inter de révélations sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires européens au Modem, François Bayrou, président de ce parti et surtout garde des Sceaux, a appelé en personne le directeur de la cellule investigation de Radio France pour se plaindre de prétendues «méthodes inquisitrices», ajoutant qu’il étudiait, avec ses avocats, la possibilité d’une qualification de «harcèlement»… Interrogé à ce sujet par Mediapart, il a eu cette réponse qui laisse pantois : «Ce n’est pas le ministre de la Justice ni le président du Modem qui a appelé, c’est le citoyen.»

Vendredi 9 juin, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé que son administration avait porté plainte contre X pour «vol, violation du secret professionnel et recel» après la publication, deux jours auparavant dans Libération, de documents listant les pistes étudiées par son ministère pour préparer la future réforme du code du travail. Une procédure qui permet d’attaquer aussi bien les sources de Libération que le quotidien lui-même.

Ces deux événements, particulièrement inquiétants, ne sont pas les seuls motifs de préoccupation. Le 11 mai, En marche, le mouvement d’Emmanuel Macron, a porté plainte contre la lettre d’information spécialisée la Lettre A pour «recel d’atteinte à un système de traitement automatisé de données», après un article s’appuyant sur des éléments tirés des «MacronLeaks». Et ce dimanche 11 juin au soir, Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires et candidat d’En marche aux élections législatives dans le Finistère, a relégué au rang d’«efforts méritoires» des journalistes contre sa personne les investigations sur l’attribution d’un marché de location à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne, lorsqu’il en était le directeur général.

Face à la liberté d’informer, le nouvel exécutif fait le choix de la tentative de pression, de la répression judiciaire et du procès d’intention. «Continuez à nous irriter, car elle est là, la liberté», lançait le même Richard Ferrand le 3 mai à la Maison des journalistes à Paris, lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Nous continuerons, à n’en pas douter. Parce qu’informer le public est un devoir autant qu’un droit, et parce qu’une presse libre et indépendante est essentielle à la démocratie.

Les premiers signataires :

Les sociétés des journalistes de l’AFP, Alternatives économiques, BFM TV, les Echos, Europe 1, l’Express, France 2, Rédaction nationale de France 3, Libération, les JT de M6, Mediapartle Mondel’Obsle Point, Premières Lignes Télévision, Radio France, RFI, RMC, RTL, Téléramala Vie et les rédactions de Dream Way Production et LaTeleLibre.

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866 arrestations à Moscou

Le 12 juin, fête nationale en Russie. C’est le jour de l’indépendance, mais sûrement pas le jour de la Liberté. Des centaines de personnes ont été arrêtées hier dans tout le pays, dont 866 à Moscou, 548 à Saint-Pétersbourg. Alexey Navalny est un des premiers condamnés. Il a écopé de 30 jours de prison.

Tout cela a commencé il y a quelques mois avec un documentaire vidéo intitulé « Il n’est pas votre Dimon » diffusé par Alexey Navalny et son « Fond de lutte contre la corruption ». Ce film publié sur YouTube a eu 30 millions de visionnages. Il met en évidence les origines frauduleuses de la vaste fortune de l’ex-président et actuel Premier ministre Dmitry Medvedev. Le surnom intime de Dmitry est « Dimon ». Dans le parc d’une de ses résidences provinciales, il y a un étang doté d’une île. Sur celle-ci, il y a un abri pour canards. Voilà pourquoi un petit palmipède est devenu le symbole de cette révélation qui émeut tant de monde, sauf le mis en cause. Ses réponses sont des plus laconiques. Il a qualifié ce filme de « compote ». « Dimon », « caneton », « compote », voilà des symboles que le talentueux publiciste Alexey Navalny saura utiliser pour populariser ses divulgations. Poutine a verrouillé la totalité des médias russes, mais il ne contrôle pas internet. Par l’intermédiaire de la toile, Alexey Navalny a su s’adresser à la nouvelle génération, celle qui ne regarde pas la télévision et qui ne connaît que la réalité du régime de Poutine. Elle veut s’en débarrasser : par l’immigration ou la révolte. 350.000 Russes fuient la Russie chaque année. Mais une jeunesse a décidé de rester et de se battre. Je l’ai vue hier manifester sur la Place Pouchkine à Moscou.

À lire ici : https://blogs.mediapart.fr/pierre-haffner/blog/130617/866-arrestations-moscou

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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