Ça va mal finir

  Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE) tenait une conférence de presse au siège de l’institution à Francfort lorsqu’une manifestante s’est ruée sur lui : «Arrêtez la dictature de la BCE !» Un slogan qu’elle arborait aussi sur son t-shirt, tout en lançant des confettis.

Pour une fois qu’une femme se jette sur lui…

Cette activiste s’appelle Josephine Witt. Elle a 21 ans, de nationalité allemande, se présente comme féministe, ex Femen même si elle entend prendre ses distances avec ce mouvement et se présente aujourd’hui comme « une activiste free-lance ».

On aime aussi beaucoup le discours de Sahra Wagenknecht (Vive-présidente de Die Linke) au Bundestag. C’était le 19 mars 2015.


Une députée allemande Die Linke démonte la… par lepartidegauche

On n’a pas beaucoup aimé les paroles de François Hollande assimilant le comportement du FN à celui des communistes de 1970, mais on aime bien les réponses…

Ce que ne peut se permettre de dire Pierre Laurent c’est que François Hollande parle comme un tract du MEDEF : capitalisme, globish bruxellois, ordo-libéralisme, PIB, productivisme, dividendes, évasion fiscale, oligarchie, autoritarisme, choc des civilisations, paternalisme, surveillance, divisions, inégalités, répression syndicale, médias verrouillés, colonialisme, guerre, anti-républicanisme… demandez le programme !

Hollande a bien plus de vocabulaire en commun avec Le Pen que le PC n’en n’a jamais eu.

Enfin, s’il valait mieux en rire… on choisirait au moins Didier Porte


MediaPorte : « Je ne suis pas le pom-pom boy de… par Mediapart

 

Pour résister à l’obsolescence programmée

De la nécessite productiviste

Dans les années 20 aux États-Unis, une idée qui deviendra le socle de la société de consommation émerge : pour stimuler la production, il faut inciter les ménages à consommer. Cette volonté qui émerge d’un compromis entre travailleurs et producteurs s’explique aisément : la consommation favorise la production, fait tourner les usines, créée des emplois, favorise donc le pouvoir d’achat et de facto la consommation qui fait tourner les usines, et ainsi de suite. La boucle est bouclée, le mythe de la croissance perpétuelle est né.

Les ingénieurs qui s’affairaient alors à fabriquer des appareils toujours plus fiables sur le plan qualitatif durent revoir leurs plans de production. Du moins pour certains. Car c’est là où le bât blesse, la trop grande fiabilité des appareils ralentit la consommation et donc la production. Une hérésie pour les cartels industriels qui auraient la capacité de s’entendre sur des normes. Exit donc la fiabilité des appareils, sacrifiée sur l’autel de l’avidité croissante, le nouveau mot d’ordre est l’obsolescence ou en d’autres termes, la réduction du cycle de vie d’un produit ou tout simplement la « faible qualité » afin de favoriser un achat ultérieur plus rapidement.

Pas qu’une question de matériel

À en croire Gull et ses sources, les exemples d’obsolescences programmées sont multiples : télévisions dont les condensateurs sensibles à la chaleur sont placés près d’un radiateur, imprimantes implémentées d’une puce pour bloquer l’appareil après un certain nombre d’impressions, batterie de portable soudée à la coque pour empêcher tout remplacement, Internet grouille de cas en tout genre pour qui se donne le temps de fouiller.

Mais l’obsolescence, nous explique Gull, n’est pas que matérielle, elle connait également une dimension psychologique puissante et nous la subissons tous à des degrés différents. Nous n’attendons par exemple pas systématiquement qu’un vêtement soit usager avant de faire une nouvelle acquisition. La société de consommation nous inflige des désirs qui nous affligent et pour se faire plaisir ou être à la mode, nous renouvelons notre garde-robe en dépit, souvent, de nos besoins véritables. De fait, nous jouons parfois le jeu de la productivité à tout crin malgré nous, même si cela impliqué des conséquences pour l’environnement.

Cette fuite en avant productiviste est à l’origine de problèmes écologiques et éthiques complexes : sans compter que les matières premières s’épuisent de manière inexorable, la production de déchets atteint des seuils dépassant l’entendement. Difficile également de démontrer l’utilisation de l’obsolescence, tellement celle-ci est discrète. En matière d’électroménager, le recyclage connait des limites et dès lors, les fabricants n’hésitent pas à considérer certaines régions d’Afrique comme des décharges à ciel ouvert où s’entassent cartons et débris en tout genre.

Loin de céder à la fatalité, les solutions pour se prémunir de cette obsolescence existent, fait valoir Gull. Internet fourmille de solutions et constitue une belle arme contre cette pratique. Le libre échange d’informations concernant les produits ménagers permet de se faire une idée concrète de l’achat que nous voudrions effectuer. Des documents, des tutoriels existent pour passer de bricoleur gaucher à bricoleur adroit, des hackers mettent à disposition des programmes pour reprogrammer l’obsolescence de certains appareils comme l’imprimante d’Epson.

Mais ce n’est pas tout, le marché de l’occasion, les cafés de réparation, l’entraide entre voisins, sonnent comme autant de solutions pacifistes qui constituent des poches de micro-résistance utiles et bénéfiques. En réprouvant certains désirs matérialistes et en nous organisant pour partager l’information à l’ensemble de la communauté, nous combattons déjà d’une certaine manière l’objectif même de l’obsolescence programmée

Source : https://mrmondialisation.org/gull-nous-explique-lobsolescence-organisee/

 

Un attentat aux libertés (Big Brother, volet 4)

« Un Président-parvenu qui joue au souverain, un premier ministre sournoisement brutal qui essaye d’adapter à sa lourde main la poignée du glaive de la raison d’État, un Parlement où tout est représenté, sauf la conscience et l’âme de la France. », 1899, Francis de Pressensé, fondateur de la Ligue des droits de l’homme.

18 avril 2015 |  Par Edwy Plenel

Le projet de loi relatif au renseignement, dont le vote final est prévu le 5 mai, instaure une surveillance généralisée de la population, sans contrôles efficaces ni contre-pouvoirs forts. Comme l’ensemble des défenseurs des libertés, des associations et professions concernées, des autorités administratives impliquées, des acteurs de la révolution numérique, Mediapart dit non à cette loi scélérate. Et vous donne rendez-vous en ligne lundi 4 mai pour une journée de mobilisation.

Un attentat à nos libertés fondamentales est en cours. Ses auteurs sont ceux qui nous gouvernent, tous embarqués aux côtés de l’auteur principal, le premier ministre, jusqu’à celle qui devrait protéger nos droits et nos libertés, la garde des Sceaux, dont le profond silence vaut approbation. Leurs complices sont ceux qui nous représentent, droite et gauche confondues, empressés, à quelques rares et courageuses exceptions, d’approuver ce crime officiel, au point de l’aggraver par leur zèle législatif.

Des amendements cosmétiques n’y changeront rien : cette loi instaure une société de surveillance généralisée. Profitant des potentialités techniques de la révolution numérique et des opportunités politiques de l’émotion sécuritaire, elle autorise l’État profond, cette part d’ombre du pouvoir exécutif qui, à l’abri du secret-défense, n’a pas de visage et ne rend jamais de compte, à espionner tout un chacun, n’importe qui, n’importe quand, n’importe où.

L’avènement de cette loi signifiera qu’en France, désormais, de façon légale, l’État de police l’emportera sur l’État de droit. Que le pouvoir en place pourra faire surveiller des citoyens et leurs entourages sans restrictions solides, sans contrôles indépendants, sans autorisations judiciaires. Que le soupçon remplacera la preuve. Que des opinions deviendront des délits. Que des fréquentations s’avéreront coupables. Que des curiosités se révéleront dangereuses. Que des différences ou des dissidences à l’égard des pensées dominantes ou des politiques officielles seront potentiellement criminelles. Lire la suite

Israël-Palestine_le suivi

Une heure pour faire le point sur la situation Israël/Palestine, avec ceux qui savent de quoi ils parlent. Une rencontre passionnante animée par René Backmann et Edwy Plenel. Invités :

Leïla Shahid. Elle vient de quitter le poste d’ambassadrice de la Palestine à Bruxelles auprès de l’Union européenne, fonction occupée durant dix années. Elle avait été auparavant ambassadrice de la Palestine en France.
Charles Enderlin. Il est le correspondant de France 2 à Jérusalem depuis 1981 et l’auteur de nombreux ouvrages sur le conflit israélo-palestinien.

Israël-Palestine, la guerre comme seul horizon

 

Thon : l’Union Européenne nage à contre-courant

Alors que depuis plusieurs années, les dispositifs de concentration de poisson (DCP) sont accusés de servir une pêche meurtrière, l’Union européenne vient de présenter en amont de la prochaine session de la Commission des thons de l’océan Indien (CTOI) une proposition pour le moins déconcertante. Au lieu de mieux protéger les stocks de thon et l’écosystème marin, l’Union européenne propose au contraire d’ouvrir la porte à l ‘augmentation de ces néfastes engins de pêche.

On ignore combien de DCP sont déployés en mer

Jusqu’à présent, le nombre de DCP sur chaque bateau était laissé à la libre appréciation des opérateurs thoniers. A l’échelle mondiale, la gestion de la capacité des flottes de thoniers senneurs est si lamentable qu’on ignore la quantité exacte de DCP présents dans nos océans…

D’après une étude publiée par le Parlement européen en 2014, il y aurait environ 91 000 DCP déployés dans le monde. Il s’agit seulement d’une estimation (certainement basse…), les plans de gestion récemment approuvés par les organismes régionaux de gestion des pêcheries comportant souvent des clauses de confidentialité qui empêchent la publication de certaines données et préservent ainsi les intérêts de certains acteurs industriels.

L’UE propose de « limiter » le nombre de DCP à 550 par navire…C’est quatre fois plus que les estimations actuelles !

L’UE a-t-elle fait une erreur de calcul ? Si les quelque 678 gros thoniers senneurs pêchant à plein temps le thon tropical décidaient de s’équiper de 550 DCP chacun, on compterait alors plus de 370 000 de ces engins dans nos océans – soit un chiffre quatre fois supérieur aux estimations du Parlement européen ! De plus, autoriser 550 DCP par navire dans l’océan Indien, d’où provient la plupart du thon en boîte vendu en France, pourrait créer un précédent susceptible d’être reproduit ailleurs… Ce serait alors la porte ouverte à toujours plus de surpêche !

Cette proposition est d’autant plus absurde et incompréhensible que lors de la dernière session de la CTOI l’an dernier, l’UE a rejeté une proposition de l’île Maurice de limiter le nombre de DCP par navire à 200 (une quantité que Greenpeace trouve déjà bien trop élevée !), au motif qu’aucune donnée scientifique ne justifiait ce chiffre.

Nous serions curieux de savoir où l’UE a trouvé des données scientifiques attestant qu’une quantité de 550 DCP par navire est sans danger pour la ressource !

Au cas où certains États membres l’auraient oublié, ils sont tenus par de nombreux instruments internationaux (dont l’Accord des Nations unies sur les stocks de poissons) d’appliquer le principe de précaution, à plus forte raison quand les données sont « incertaines, peu fiables ou inadéquates ».

Les capacités de pêche au thon ne cessent d’augmenter

En 2009, les pays industrialisés pêcheurs de thon (largement responsables de la surexploitation de la ressource) avaient préconisé de geler les capacités de leur flotte thonière. L’UE était à l’époque l’un des plus fervents défenseurs de cette proposition.
Mais depuis, environ 110 gros navires sont venus gonfler la flotte mondiale depuis 2009, ce qui signifie que 678 thoniers senneurs pêchent actuellement le thon tropical à plein temps.

Non seulement ces nouveaux bateaux sont plus puissants que les anciens, mais leurs filets sont en outre beaucoup plus grands et ils utilisent des DCP. D’après de récentes études, le nombre de DCP dans les océans tropicaux a été multiplié par 2, voire 4, au cours des 10 dernières années. Parallèlement à cette prolifération, la Commission des pêches pour le Pacifique occidental et central a constaté une diminution des bancs de poissons.

À qui va profiter le crime ?

Aujourd’hui, les thoniers senneurs français affirment se limiter à 200 DCP par an.
En proposant de limiter ce nombre à 550, l’UE cherche-t-elle à inciter la flotte française à multiplier par plus de deux le nombre de ses DCP ? Ainsi, cette dernière donne l’impression de vouloir inciter les opérateurs qui utilisent moins de DCP à en utiliser plus pour rester compétitifs, alors que leur prolifération cause déjà des ravages. En effet, l’augmentation du nombre de DCP aura un impact sur ceux qui n’en utilisent pas ! Des données récentes démontrent qu’il est de plus en plus difficile de pêcher du thon listao sans DCP dans l’océan Atlantique et l’océan Indien occidental.

Ainsi, ce sont les bateaux les plus gros et équipés du matériel le plus sophistiqué qui vont tirer leur épingle du jeu. Une poignée d’entreprises de pêche thonière industrielle capables de prendre en charge toujours plus de DCP et d’investir dans des technologies toujours plus redoutables.

Cette proposition de l’Union européenne a pour réelle intention de mettre hors-jeu les petits opérateurs. Elle devrait être combattue par de nombreux acteurs de l’industrie thonière, par les pays qui ne possèdent pas ces bateaux-usines équipés de DCP, mais aussi par les négociants, les revendeurs et les consommateurs responsables.

Source : http://oceans.greenpeace.fr/thon-lunion-europeenne-nage-a-contre-courant

Big Brother is déjà watching you_3

C’est confirmé, la France adopte la surveillance de masse

« Pendant que vous dormiez hier soir, discrètement, 30 députés ont décidé pour nous, que ce serait bien que TOUT ce qu’on fait sur le net soit surveillé. (25 ont voté pour / 5 ont voté contre)

Je vous passe toutes les subtilités, mais en gros, on va avoir le droit aux boites noires. Cazeneuve a utilisé tout ce qu’il connait de la langue de bois pour dire que « non ce n’est pas de la surveillance de masse » mais faut pas être un génie pour comprendre que si on fait passer TOUT le trafic Internet des Français dans des boites noires, c’est de la surveillance de masse. (…) scoop relevé par Numérama, la vie privée n’est pas une liberté. Donc, les Français ne verront pas d’objection à ce qu’on la retire ? N’est-ce pas ? »

« Bref, sur ces 30 gus dans l’Assemblée, seuls 5 courageux ont voté contre. BRAVO ET MERCI à eux !

Pour info : les copains de la Quadrature s’étaient rassemblés devant l’Assemblée Nationale lundi midi et ils ont eu le bonheur de voir que leurs téléphones étaient surveillés par au moins 2 IMSI Catcher, vous savez, ces valises qui permettent de capter tout ce qui entre et sort de votre téléphone portable. J’imagine que ça leur était destiné comme une démonstration de force, un cadeau de bienvenue dans ce nouveau monde Orwellien. À moins que ce soit les députés proches de là qui étaient surveillés… »

Note de Sémaphore : L’article intégral est à lire (et à faire tourner) en suivant le lien ci-après. Mais attention, ce site s’adresse plus particulièrement aux internautes aguerris à l’informatique, bien évidemment pas les derniers à s’inquiéter de la loi renseignement. Le site est bourré de conseils pour se protéger. Et si on n’est pas des plus à l’aise avec certains logiciels, on peut toujours se faire aider par quelqu’un de son entourage qui s’y entend. Ça aussi c’est de la résistance.

http://korben.info/cest-confirme-la-france-adopte-la-surveillance-de-masse.html?utm_content=buffer73ef0&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

 

À savoir par ailleurs :

Le FDN, French Data Network, dépose une question prioritaire de constitutionnalité sur l’article 20 de la Loi de Programmation Militaire.

Par Benjamin Bayart le mercredi 15 avril 2015, 22:28 – Lien permanent

Pendant les discussions parlementaires sur la loi de programmation militaire (LPM) quelques trop rares députés indiquaient que l’accès aux données de connexion organisé par l’article 20 était trop large, mal construit, mal formulé, et probablement anti-constitutionnel. Mais il ne s’est pas trouvé 60 braves parmi nos parlementaires (députés ou sénateurs) pour poser le texte sur le bureau du Conseil Constitutionnel.

Nous avions annoncé que ça ne nous allait pas. Nous étant FDN, bien sur, mais plus largement les défenseurs des libertés numériques et de la vie privée sur Internet. Nous, FDN, la Quadrature du Net et la Fédération FDN, avons déjà déposé un recours contre le décret d’application de cet article 20 de la LPM. Dans le cadre de cette procédure contre le décret, nous déposons une QPC contre la loi elle-même. C’est le texte de cette QPC que nous publions ici, avec le mémoire complémentaire déposé en même temps devant le Conseil d’État.

Si les parlementaires et le gouvernement refusent de faire le contrôle de constitutionnalité de leur texte, les citoyens le feront.

http://blog.fdn.fr/?post/2015/04/15/Depot-d-une-QPC-sur-l-article-20-de-la-LPM

 

Le cercle des poètes retrouvé_n°29

Serge Utgé-Royo, auteur-compositeur-interprète, fils d’un exilé anarchiste catalan qui a fui le régime franquiste, n’est pas sans rappeler un autre exilé, un certain Leny Escudéro dans les accents de révolte et des voix qui écorchent nos bonnes consciences.

Il n’a jamais caché pas ses opinions anarchistes et n’hésite pas à fustiger le Front National dans « Amis, dessous la cendre », à dénoncer les horreurs, les injustices et l’absurdité. Et pour ne rien gâcher, une grande sensibilité et une écriture finement ciselée.

Amis, dessous la cendre
Le feu va tout brûler

La nuit pourrait descendre
Dessus nos amitiés

Voilà que d’autres bras tendus
S’en vont strier nos aubes claires
Voilà que de jeunes cerveaux
Refont le lit de la charogne

Nous allons compter les pendus
Au couchant d’une autre après-guerre
Et vous saluerez des drapeaux
En priant debout
Sans vergogne

Amis, dessous la cendre…

La nouvelle chasse est ouverte
Cachons nos rires basanés
Les mots s’effacent sous les poings
Et les chansons sous les discours

Si vos lèvres sont entrouvertes
Un ordre viendra les souder
Des gamins lâcheront les chiens
Sur les aveugles et sur les sourds

Je crie pour me défendre
A moi, les étrangers
La vie est bonne à prendre
Et belle à partager

Si les massacres s’accumulent
Votre mémoire s’atrophie
Et la sinistre marée noire
Couvre à nouveau notre avenir

Vous cherchez dans le crépuscule
L’espérance de la survie
Les bruits de bottes de l’Histoire
N’éveillent pas vos souvenirs

Amis, dessous la cendre…

Bonus pour celles et ceux qui découvriraient Utgé-Royo :

 

Filoche ne respecte pas les milliardaires

Quand 1% détiennent 48% du patrimoine mondial,
Quand les dividendes versés aux actionnaires augmentent de 30% soit 56 milliards d’euros en 2014,
Quand 12 millions de Français-es sont en dessous du seuil de pauvreté et 17 millions sont les « inaudibles »,
Quand la fraude et l’évasion fiscale entraînent un trou de 80 milliards dans les caisses de l’État…
On finirait par se poser des questions.

 

Le scandaleux hold-up du PS sur l’écosocialisme

N’hésitant devant aucune provocation, le PS – favorable à Notre-Dame-des-Landes, soutenant l’agriculture industrielle, exportateur d’EPR – essaye de s’approprier le concept d’écosocialisme. Les leaders du Parti de gauche réagissent avec indignation.

« Messieurs Valls et Cambadelis, vous en avez suffisamment fait. Ne touchez pas aux belles idées. La politique que mène aujourd’hui le PS au gouvernement n’est ni écologiste, ni socialiste. Elle est tout l’inverse de l’écosocialisme. Choisissez les mots qui vont avec votre politique : austérité, libéralisme, oligarchie, et laissez-nous faire fleurir l’alternative en paix. », ainsi s’achève la mise au point que Jean-Luc Mélenchon, Corinne Morel Darleux, Martine Billard, Eric Coquerel, Mathieu Agostini adressent aux responsables du PS et que publie Reporterre.

Dans éco-socialisme, il y a « éco » et « socialisme ». Quelle ne fut donc pas notre surprise de voir ce terme apparaitre dans la motion dite « mastodonte » du PS, soutenue par M. Cambadélis et ses amis. Car certes, si les jeunes socialistes utilisent ce terme depuis 2012, le parti du même nom s’applique lui à le détruire depuis la même date, celle de son arrivée au pouvoir.

Tout affairés à la préparation de leurs enjeux internes de Congrès et à la nécessité d’appâter quelques écologistes aventuriers, les solfériniens ont décidément oublié jusqu’au sens des mots. Car sinon comment diable MM. Cambadelis et Valls pourraient-ils se réclamer de l’écosocialisme ?

Ceux-là même qui au gouvernement mènent de manière systématique une politique de l’offre, prônent la croissance du PIB pour seule issue, exportent EPR et nucléaire, défendent le barrage de Sivens, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et la ligne à grande vitesse Lyon-Turin.

Ceux-là même qui ont tôt fait d’abandonner toute réforme fiscale une fois arrivés au pouvoir et ont remplacé la limitation des très hauts revenus par la soumission aux lobbies et à la finance.

Ceux-là même qui proclament à la FNSEA qu’ils feront assouplir la directive européenne sur les nitrates, qui criminalisent les lanceurs d’alerte, promeuvent l’agriculture industrielle synonyme de mal bouffe et de disparition de la paysannerie, offrent des milliards de crédit impôt compétitivité sans aucune contrepartie ni sociale ni environnementale !

La liste est longue, interminable, des renoncements de ces « socialistes » sur les plans social, environnemental et démocratique, les trois piliers de l’écosocialisme.

En somme, M. Cambadelis qui proclame avec force trémolos…

Lire la suite sur Reporterre : http://www.reporterre.net/Le-scandaleux-hold-up-du-PS-sur-l

Compañero Eduardo Galeano, presente !

« Somos lo que hacemos para cambiar lo que somos » / « Nous sommes ce que nous faisons pour changer ce que nous sommes. »

Galeano nous quitte. Son nom ne parlera peut-être pas à beaucoup d’entre nous, sans doute moins que celui de François Maspero qui vient de nous quitter aussi, et dont le nom ne chantait déjà pas à toutes les oreilles. Problème de générations ? Peut-être pour une part. Mais plus sûrement peut-on y mesurer la dépolitisation du peuple ces dernières décennies, au profit d’un gavage d’oies télévisuelles pour qui prendre un moment de réflexion revient à « se prendre la tête ». Or Galeano n’encombrait pas les écrans. Pour partager ses visions lucides et parfois décapantes, il fallait être lecteur du Monde Diplomatique, ou de ses livres (et là, même les enfants avaient leur chance), ou garder un œil sur cette Amérique Latine qui l’avait vu naître et dont il percevait en visionnaire les secousses qui l’agitaient.

Sur son blog du Club Mediapart, Raymond Macherel a choisi de nous rappeler un livre de Galeano. C’est aussi celui que nous aurions choisi pour les lecteurs de Sémaphores qui ne le connaîtraient pas et voudraient combler cette lacune.

Eduardo Galeano (Montevideo 1940 – Montevideo 2015) © TeleSUR

par Raymond Macherel

Eduardo Galeano, le grand écrivain et essayiste uruguayen, né à Montevideo le 3 septembre 1940, est mort à Montevideo le 13 avril 2015. De toutes les phrases lues et relues, depuis Les Veines ouvertes de l’Amérique Latine (1971) jusqu’à El Futbol a sol y sombra (1995) en passant par ses livres pour les enfants comme Les Boîtes à mots ou Papagayo, il y a celle-ci qui peut guider toute une vie : « Somos lo que hacemos para cambiar lo que somos » / « Nous sommes ce que nous faisons pour changer ce que nous sommes. »

Je garde près de moi un livre magistral L’École du monde à l’envers (1998), fait pour percer les cauchemars d’enfants et hanter les rêves d’adultes, où Galeano dresse le portrait d’un monde renversé où « le vrai est un moment du faux ».

Voici un des textes de ce livre, que j’ai plaisir à partager en ces temps où le monde va tellement à l’envers qu’on se met à espérer qu’il finisse par retomber sur ses pieds :

« Il y a 130 ans, après avoir visité le Pays des Merveilles, Alice traversa le miroir pour y découvrir le monde à l’envers. Si Alice renaissait de nos jours, elle n’aurait nul besoin de traverser le miroir : il lui suffirait de se pencher à la fenêtre. »

« Le monde à l’envers nous apprend à subir la réalité au lieu de la changer, à oublier le passé au lieu de l’écouter et à accepter l’avenir au lieu de l’imaginer : ainsi se pratique le crime, et ainsi est-il encouragé. Dans son école, l’école du crime, les cours d’impuissance, d’amnésie et de résignation sont obligatoires. Mais il y a toujours une grâce cachée dans cette disgrâce, et tôt ou tard, chaque voix trouve sa contre-voix et chaque école sa contre-école. »

Pour changer le monde, changer l’école, changer la télécommande, changer les mots, commençons par changer ce que nous sommes… Compañero Eduardo Galeano, presente !

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Info de dernière minute par Là-bas si j’y suis

La joie de lire, c’était la librairie tenue par François Maspero à Saint-Michel. François Maspero, libraire, éditeur, voyageur, écrivain, disparu samedi dernier, quelques jours avant la mort d’Eduardo Galeano, l’auteur du fameux livre Les Veines ouvertes de l’Amérique latine. Il fallait bien une émission spéciale pour revenir sur les luttes et les combats de ces deux figures d’engagement.

Venez assister à l’enregistrement de la prochaine émission mercredi 15 avril à 18h à la Rotonde, place de la Bataille de Stalingrad Paris XIXème (entrée libre dans la limite des places disponibles).

Avec, entre autres, autour de Daniel MERMET : Ignacio RAMONET, Ramón CHAO, Éric HAZAN, Julien HAGE, Didier PORTE, Hervé KEMPF, Gérard MORDILLAT, Nicolas BACCHUS

humour… ou pas_les derniers glanes

Parait qu’il y a eu barouf dans le clan des Montretout. On peut vous dire que ça s’est calmé, les protagonistes ont rejoint chacun leur siège.

On a quand même appris que ça ne s’est pas passé sans mal…

Le dénuement est à suivre prochainement sur les écrans

Toute la vérité explosera enfin…

 

Big Brother is toujours watching you_2

Une rumeur sondagière voudrait que 70 % des français voient d’un bon œil la nouvelle loi sur le renseignement. Des veaux, disait De Gaulle ? Faut croire qu’en vieillissant ils sont devenus des bœufs. Ça aime bien la surveillance, les bœufs. Brouter tranquille sous l’œil bienveillant du berger. Ça protège des loups. Pendant ce temps l’équarrisseur aiguise ses couteaux. Mais, ça, le bœuf ne l’entend pas. Et à force de baisser la tête pour brouter son petit brin, il oublie qu’existe aussi un ciel bleu qui s’appelle Liberté. Paraît même qu’il existe un pays qui a fait de ce mot le premier des trois qui composent sa devise. On se demande vraiment quel peut bien être ce pays. Mais décidément, il fait bien noir au pays des Lumières.

L’occasion de retrouver dans les archives de Sémaphores deux précédents articles qui rapportaient des alertes. Le premier lien mène vers une flopée d’infos et de conseils sur la protection des données personnelles, le second va à une interview de Jérémy Zimmermann (Quadrature du Net). Mais là il faut disposer de 45 mn, c’est pour celles et ceux qui souhaitent comprendre pourquoi nul ne peut dire : « Je n’ai rien à cacher ».

Pour les plus pressés, on remet juste la vidéo « Rien à cacher ».


♫ Rien à cacher – Jérémie Zimmermann et la… par Mediapart
Articles précédents : http://semaphores.info/2014/02/big-brother-is-toujours-watching-you/  et  http://semaphores.info/2014/02/de-la-neutralite-du-net/

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« Ils n’étaient qu’une trentaine de députés dans à l’Assemblée nationale, lundi 13 avril, pour écouter Manuel Valls défendre le controversé projet de loi sur le renseignement à l’occasion de l’ouverture des débats. » dit Mediapart. «  Une indifférence qui contraste avec la vivacité du débat que le texte a déclenché dans la société civile. »

Une fois de plus, la preuve est faite que les députés ne comprennent pas l’importance, le changement de civilisation apporté par les réseaux et les technologies numériques. Ils font l’impasse sur un projet de loi qui va séparer définitivement la classe politique du peuple. La 5eme république ne fonctionne plus, le peuple veut participer, donner son avis sans passer par des représentants peu scrupuleux. C’est la liberté qui est menacé et ceux qui sont censé la défendre sont absents. L’heure est grave.

Loi sur le renseignement : un projet liberticide et grave pour la démocratie

14 avril 2015 |  Par Club Droits, Justice et Sécurités

Le club Droit, Justice et Sécurités a pris connaissance avec une grande inquiétude du projet de loi adopté par le Gouvernement sur le renseignement.

L’argument selon lequel il convient d’encadrer des pratiques policières occultes serait acceptable si leur caractère indispensable était démontré, leur contrôle renforcé et des sanctions prévues, ce qui n’est pas le cas. Au contraire, le projet de loi étend massivement le champ d’intervention des atteintes administratives à l’intimité de la vie privée et au domicile des particuliers.

La très vive émotion provoquée en janvier dernier par les attentats contre Charlie Hebdo et le commerce Hyper Cacher de Paris ne saurait, par ailleurs, être mise à profit pour porter des atteintes inutiles aux libertés publiques ni perpétuer la pratique détestable héritée du quinquennat précédent, qui consiste à faire voter une loi à chaque nouveau drame qu’offre l’actualité, alors qu’une loi contre le terrorisme vient tout juste d’être promulguée, en novembre 2014.

Au demeurant, l’attentat contre Charlie Hebdo traduisait moins un échec du renseignement, comme il a été inexactement affirmé par le Premier ministre, qu’un échec de son exploitation et un échec de la protection d’une cible désignée publiquement et de longue date par des extrémistes musulmans. Aucune conséquence n’en a été tirée en termes de responsabilité. D’autre part, comme dans le précédent de Mohamed Merah, les frères Kouachi et Amedy Coulibaly avaient été clairement identifiés par des services de renseignement français efficaces, comme ayant basculé dans une dérive intégriste. Lire la suite

François Maspero nous a quitté

Pourquoi se battre pour un monde meilleur si ce monde-là ne doit pas être plus beau, c’est-à-dire plus juste, plus fraternel mais aussi esthétiquement plus harmonieux ?

François Maspero est mort samedi chez lui, à Paris. Né le 19 janvier 1932, il avait 83 ans.

« Libraire, puis éditeur, enfin écrivain et traducteur, François Maspero, grande figure de la gauche intellectuelle de la seconde moitié du XXe siècle, a été toute sa vie un passeur de livres et de mots, menant tous les combats nécessaires, de la lutte contre la guerre d’Algérie à la recherche d’alternatives au capitalisme, en passant par le tiers-mondisme, l’anti-stalinisme ou le féminisme. »

C’est ainsi que commence l’hommage de Politis sous le titre « François Maspero : l’homme du partage ». Un hommage à un de plus qui s’en va, un de ceux dont la disparition ne laisse à mesurer que le vide qu’elle met en avant. Sémaphores ne peut qu’inviter ceux qui ne connaîtraient pas François Maspero à lire l’article de Politis (lien ci-après). On y découvre aussi que lors de l’exposition lui était consacrée en 2009 « François Maspero et les paysages humains », les intitulés des différents panneaux étaient éloquents : « Algérie », « Cuba si », « La solidarité des peuples colonisés (1955-1967) », « La longue marche des Noirs américains vers l’égalité », « Vietnam », « Palestine », « Les années 68 », et même « Amiante, 1977. Le collectif de Jussieu »…

Oui, c’était un homme de tous les combats et de tous les partages, sa part à l’élévation de la conscience politique aura été énorme.

L’article de Politis  lire ici  : http://www.politis.fr/Francois-Maspero-l-homme-du,8174.html

Bonus sémaphoriens :

François Maspero interviewé par Chris Marker. En 1970

En septembre dernier (2014) François Maspero était l’invité de Mediapart

 

Le chat qui monte ou descend

Quand l’humour s’allie à une féroce mais saine critique des médias… ce n’est pas souvent dans le Figaro mais on peut compter sur le Gorafi.

Buzz : Nous avons demandé à un réfugié syrien si le chat montait ou descendait l’escalier

Turquie – Depuis quelques heures, la photo de ce chat montant ou descendant les marches d’un escalier agite l’Internet. Pour enfin savoir si le chat monte ou descend, nous avons demandé à Ali, jeune réfugié syrien, qui vit avec les membres survivants de sa famille dans un grand camp de réfugiés, à la frontière turque.

Quand on lui montre la photo, il a une première réaction, très humaine. « Il me rappelle Pepe, mon petit chat, mort dans un bombardement il y a un an ». Puis il pleure et nous rend la photo, affirmant qu’il n’a pas vraiment le cœur de répondre à nos questions. Nous la lui reposons, lui promettant en échange quelques bonbons en chocolat et 5 dollars. Il accepte alors de regarder à nouveau la photo et indique l’escalier, peut-être va-t-il nous indiquer un élément essentiel à la résolution de l’énigme ? Nous retenons notre souffle. « Cet escalier me rappelle celui de chez ma grand-mère, il y avait un très joli escalier en marbre. Mais les miliciens l’ont détruit. Ils sont arrivés une nuit et ont tout brûlé. Ma grand-mère et ma petite sœur n’ont pas pu sortir à temps ».

Nous l’interrompons brièvement, par une petite tape amicale sur la tête, soulignant que ceci n’a rien à voir avec le sujet de l’article, et que cette anecdote, bien que touchante au demeurant, n’explique en rien si le chat descend ou monte les escaliers. Il pleure à nouveau, nous lui demandons avec plus d’insistance de répondre précisément. Nous lui promettons, à lui et au reste de sa famille, une bouteille d’eau minérale neuve.

Il se remet au travail, et regarde la photo. « Pepe jouait souvent avec mes frères, surtout Mohammed. Il est mort de dysenterie le mois dernier » lâche-t-il avant de se reprendre après qu’on a vidé la bouteille d’eau promise. « Le chat descend, le chat descend !!! » affirme-t-il, tendant les bras vers la bouteille d’eau aux deux tiers vide. Une analyse qui vient donc conforter certains qui affirment que le chat descend bien les escaliers et qui devrait enfin clarifier cette passionnante énigme !

Et dès que Ali se sera remis de son infection liée à un éclat d’obus, il devrait aussi donner son avis sur la couleur blanche ou bleue de la fameuse robe rouge.

La rédaction

http://www.legorafi.fr/2015/04/10/buzz-nous-avons-demande-a-un-refugie-syrien-si-le-chat-montait-ou-descendait-lescalier/

Quelle idée !

par Jean-Paul Jouary 11 Avril 2015

La démocratie en ballottage défavorable

L’idée actuelle de « majorité » politique repose ainsi sur le présupposé que le peuple est « mineur ». On lui concède donc le droit d’aller tous les cinq ans trancher entre deux bergers prétendant à la conduite du troupeau.

Les peuples s’habituent malheureusement à tout et les absurdités les plus nocives finissent parfois par apparaître à la plupart des citoyens comme le seul monde possible. Le seul, donc le meilleur. Un peu comme si les maroquineries devenaient l’idéal pour les crocodiles et l’industrie de la fourrure le rêve des bébés phoques. On voit ainsi des millions de citoyens, sensés en apparence, se passionner entre deux élections présidentielles pour les manœuvres qui visent à construire de futures « majorités présidentielles » susceptibles de « prendre le pouvoir ».

« Prendre » : à qui donc, sinon au peuple qui en sera donc dépossédé ? « Prendre », « avoir », « conserver » le pouvoir : ces expressions courantes, du seul fait d’exister, racontent à leur façon la décadence de l’idée même de démocratie. On appelle ainsi « majorité présidentielle » ceux qui, forts du « suffrage majoritaire », se prétendent investis non pas d’un devoir d’appliquer les décisions populaires, mais d’un pouvoir de décider au nom du peuple, sans lui voire contre lui. On l’ignore le plus souvent, mais le mot « majorité » n’avait nullement ce sens politique jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. « Majorité » signifiait alors n’être plus « mineur », c’est-à-dire inapte à exercer avec raison et responsabilité la conduite de sa vie. Autrement dit, par la magie de la langue et de l’histoire, on parle aujourd’hui de « majorité » pour désigner ceux qui dirigent une nation à la place du peuple, celui-ci étant considéré comme « mineur » donc condamné à être représenté comme un jeune enfant ou un vieillard sénile, par des parents ou des « tuteurs », faute d’avoir les capacités d’exercer ses droits citoyens d’un peuple souverain. Il aurait donc besoin de « tuteurs », comme les plantes tordues incapables de pousser droit.

Lire la suite sur l’Huma : http://www.humanite.fr/blogs/la-democratie-en-ballottage-defavorable-570971

 

Clovis Trouille

Ça aurait pu être un pseudonyme ou le nom d’un personnage de roman, mais non. Camille Clovis Trouille était né en 1889 à La Fère (Aisne), il est mort en 1975 à Neuilly-sur-Marne, et il ne faut pas compter sur sa fiche Wiki, très succincte, pour découvrir ce peintre français quasi inclassable.

Tout de même y apprend-on que « Clovis Trouille est peu connu car il ne recherchait pas la gloire, et ne voulait pas vendre ses toiles. Lorsqu’il consentait à s’en séparer, il souhaitait parfois les récupérer afin d’y ajouter des détails : un personnage, des objets, ou simplement un grain de beauté »… Voilà qui donne une idée du bonhomme.

En ces temps agités par des religieux de tous poils, il nous a semblé opportun, à Sémaphores, de mettre au partage quelques unes de ces toiles où les thèmes de l’anticléricalisme et de l’antimilitarisme se parent d’un humour macabre de circonstance. À ne pas mettre sous les yeux des grenouilles et des crapauds de bénitier, un vrai régal pour les autres.

 

Les lecteurs informent…

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ça y est, le CD Cercaires d’Oc/Chercheurs d’or est au tirage pour une sortie le 25 mai, distribué par l’Autre Distribution.

Et pour fêter ça, nous organisons une soirée de présentation de l’album,
JEUDI 30 AVRIL (veille du 1er mai) à SOMMIERES (Espace Lawrence Durrell).

La soirée sera filmée par France3-Viure Al Pais (diffusion Aquitaine – Midi Pyrénées – Languedoc Roussillon le 24 mai) et par TéVéOc.

Attention, démarrage à 21h précises !!!

Soirée et album sont produits par l’association Coriandre. N’hésitez pas à venir découvrir le Groupe et l’Album. A bientôt en vrai.

 Retrouvez nous près de chez vous. Et si on n’a rien dans votre coin, faîtes nous venir …

30 avril à Sommières (30) : Concert de présentation du CD filmé par FR 3 Grand Sud (diffusion le 24 mai)

3 juin à Pompignan (30) : Concert balèti dans le cadre de Total Festum/ Recampament dels Cafés Òc

27 juin à Aumessas (30) : Balèti dans le cadre de Total Festum

17 juillet à St Laurent de Trèves (48) : Balèti dans le cadre des Bals du Mois en Lozère

23 juillet à Gent (Belgique) : Boombal parc Bodelocque dans le cadre des fêtes de Gent

26 juillet à Loon Plage (59) : Concert – Balèti pour le festival Het Lindeboom

21 août à Villeneuve /Lot (47) :  Concert – Balèti pour l’Ecole Occitane d’Eté

17 octobre (lieu à déterminer) : Concert – Balèti avec les Ministrings (ensemble des jeunes cordes du Conservatoire de Lausanne)

13 et 14 novembre à Winterthur et Zurich (Suisse) : Concerts – Balètis

D’autres dates sont en cours de validation : à suivre sur www.garric.org et sur www.facebook.com/garric.org

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L’action au-delà de l’indignation !

L’avant-première aura lieu le 24 avril à Bruxelles, au cinéma Flagey-Studio 5. Espérons que le film tournera après suffisamment pour être programmé près de chez nous.

Nous vivons sans doute la crise globale la plus importante de l’histoire de l’humanité : à la fois écologique, financière, sociale, sanitaire, humaine et démographique.

« UNE DOUCE REVOLTE » va tenter de décrire, de comprendre et de questionner les démarches qui se développent sous différentes formes et qui visent à une transformation de la société dans ses fondamentaux : l’économie, le politique, la finance et l’action citoyenne. Des démarches qui n’en restent pas à l’indignation mais qui passent à l’action… 

http://www.unedoucerevolte.com/

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Le Mouvement Énergie Partagée accueille 5 nouvelles structures :

La commune de Saint-Georges-Sur-Arnon, représentée par son Maire, Jacques Pallas. Située dans l’Indre (Région Centre), cette commune est connue et reconnue pour sa stratégie globale de transition énergétique en milieu rural et plus particulièrement par son implication dans l’éolien à travers, notamment, le Parc des tilleuls porté par la SEM Energies Renouvelables dans laquelle Energie Partagée Investissement vient d’investir. Jacques Pallas est également porte parole du groupe CLEO d’Amorce.
Contact >> Jacques PALLAS : jacques.pallas@orange.fr

Les Survoltés d’Aubais. Un collectif d’habitants qui s’investit dans un projet PV dans le Gard. Ils sont accompagnés par Enercoop Languedoc-Roussillon. Vous pouvez retrouver leur article sur le site d’EP : http://energie-partagee.org/projets/les-survoltes-daubais/
Contact >> Christian Mercier – Sylvie Anoï : contact@survoltes.fr

La ferme d’Escoums. Un porteur de projet : La ferme d’escoums. Première SCIC SAS que nous avons. C’est un projet qui allie exploitation agricole en cours de transformation bio avec la production d’électricité via l’installation PV sur 1800 m2 de toitures.
Contact >> Jean Quilleret : jean.quilleret@wanadoo.fr

EcSolar. Installeur PV partout en France. Ils sont situés dans le Gard. La SAS travaille avec ENERCOOP Languedoc-Roussillon sur des projets.
Contact >>   Philippe Guistinati : ecsolar@yahoo.fr

Vesti Finances conseil développe une activité de conseil auprès des collectivités locales pour leur proposer de mettre en œuvre une activité de tiers-financement, notamment sous forme de Service Public de l’Efficacité Énergétique dédié à l’habitat privé, puis vise à développer dans un deuxième temps des prestations de service pour permettre aux collectivités de monter puis gérer cette activité localement. Ils ont travaillé à la création de la SEM Energies Posit’if et de la Régie  Régionale du Service Public de l’Efficacité Énergétique en Picardie.
Contact >> Françoise Refabert : francoise.refabert@vestaconseilfinance.fr

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Le fil d’ACTUALITéS LOCALES et RÉGIONALES d’ENSEMBLE

 

Saurel : le vernis d’un « homme polique nouveau » a disparu !

(vendredi, avril 10 2015 – 10:30 par Ensemble! (MAGes) membre du Front De Gauche, 34)

Il y a un an, lors des Municipales, Saurel avait joué l’homme nouveau, indépendant des partis, insistant sur une nouvelle pratique démocratique , soucieux des questions écologiques. Douze mois plus tard, nous pouvons faire un premier bilan. …

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M ontpellier, 13 avril, rassemblement contre le projet de loi liberticide « renseignement »

(vendredi, avril 10 2015 – 09:49 par Ensemble! (MAGes) membre du Front De Gauche, 34)

Lundi 13 avril 18 h Comédie Montpellier. Défense des libertés : rassemblement, informations et tractage en opposition au projet de loi  » sécurité » discuté au parlement. A l’apppel de  CGA, CNT educ, Ensemble !,  LDH …

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09 avril. Montpellier. Plus de 2500 manifestant-e-s contre l’austérité

(jeudi, avril 9 2015 – 13:04 par Ensemble! (MAGes) membre du Front De Gauche, 34)

20150409_105440.jpgÀ l’appel notamment des syndicats CGT FO FSU SOLIDAIRES (ici) deux à trois mille personnes ont manifesté contre l’austérité à Montpellier jeudi 09 avril, autrement dit plus qu’attendu ! Photos ci-dessous …

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« En vie à Béziers » d’Avril 2015 est sorti

(jeudi, avril 9 2015 – 11:45 par Ensemble! (MAGes) membre du Front De Gauche, 34)

edito.jpgLe numéro d’avril 2015 du journal d’opposition à R. Ménard est sorti. Edito et sommaire ci-dessous …Read more – Lire la suite

Non à la criminalisation de BDS 34 et du mouvement de solidarité avec la Palestine.

(mercredi, avril 8 2015 – 19:46 par Ensemble! (MAGes) membre du Front De Gauche, 34)

Les comités BDS luttent pour les droits du peuple palestinien. L’idée, lancée par des organisations de la société civile palestinienne, est d’isoler politiquement et de frapper économiquement l’État israélien à travers le boycott, le désinvestissement et les sanctions. Par ces moyens pacifiques, il s’agît aussi de développer la solidarité internationale, en s’inspirant de ce qui avait été fait lors des campagnes contre l’apartheid en Afrique du sud.  …

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Quel avenir pour « Midi Libre » et « L’Hérault du Jour » ?

(vendredi, avril 3 2015 – 12:07 par Ensemble 34 (membre du FDG ))

trubuil.pngLes deux quotidiens locaux Midi Libre et l’Hérault du jour, sont en crise sérieuse. Les deux sont en situation de rachat et nous savons fort bien ce que cela signifie dans le monde capitaliste actuel. Il ne s’agit pas pour nous de manifester notre accord avec une ligne éditoriale mais plutôt de faire le point sur la situation de crise grave de la presse écrite aujourd’hui. Pour faire le point, nous avons interrogé : Guy Trubuil , journaliste au Midi libre, élu SNJ au Comité d’entreprise Remy Cougnenc journaliste à l’Hérault du Jour Propos recueillis par Francis Viguié   …

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 Le 21 avril, première réunion du comité local Hérault

Le Collectif Roosevelt va désormais s’enrichir d’un nouveau collectif local dans l’Hérault !
C’est pourquoi nous vous invitons à venir nombreux à la réunion de lancement du Collectif Roosevelt 34 :

Mardi 21 avril de 19h à 21h
Salle au Mas du Pont, 34920, Le Crès
N’hésitez pas à transférer l’invitation à d’autres sympathisants que vous pourriez connaître ! 

Le café attenant pourrait à la fin de la réunion nous proposer boissons et en-cas, mais cela vous sera confirmé dans un prochain courriel !

Vous trouverez ici l’ordre du jour ainsi qu’un plan pour venir au mas du pont.

Au plaisir de vous voir, donc !

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question, commentaire, etc..

Les référents,
Dominique Guy-Chevanne, Christian Faure, Fabienne Sartori.

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Si vous n’avez pas lu Madame Bovary… résumé

Une vidéo qui buzze bien, du moins à regarder le compteur qui affiche près de 1 800 000 vues en une quinzaine de jours. A l’heure d’un retour annoncé vers les fondamentaux et autres classiques tels que La princesse de Clèves ou La recherche du temps perdu, on appréciera ce petit coup de jeune que l’acteur Jean Rochefort s’autorise avec la Madame Bovary de Flaubert.

 

La guerre d’Espagne ne fait que commencer

Jeudi 9 avril : à 18h30 à Aigues Mortes

Conférence / Signature : «  La guerre d’Espagne ne fait que commencer »

Par Jean Pierre Barou à l’occasion de son ouvrage paru au Seuil. Pourquoi la guerre d’Espagne ne fait-elle que commencer ? Parce qu’on peut enfin comprendre qu’elle fut, comme l’affirma Thomas Mann,  «  Le scandale le plus immonde de l’humanité ». Sous forme d’enquête historique, La guerre d’Espagne ne fait que commencer relate les débuts de la guerre d’Espagne, ainsi que les terreurs franquistes, communistes et anarchistes. Cinéma Marcel Pagnol. Entrée Libre.

                        à 21h 

 Projection : en collaboration avec l’AGEPT : «  La guerre est finie » film français d’Alain Resnais (1966), avec Yves Montand, Ingrid Thulin.

Vingt ans après la fin de la guerre, Diego, un militant du parti Communiste espagnol vit en exil à Paris. Régulièrement il passe la frontière sous des identités d’emprunt assurant ainsi la liaison entre les militants exilés et ceux restés en Espagne. Le scénario de Jorge Semprùn, ancien dirigeant de la résistance antifranquiste en exil et romancier, traduit ses doutes sur un discours révolutionnaire hérité et les désillusions de l’engagement. Cinéma Marcel Pagnol. Prix spécial soirée thématique 5€.

 

Tous dans la rue

Rendez-vous jeudi 09 avril partout en France pour la journée de mobilisation contre l’austérité. TOUS EN GRÈVE, TOUS DANS LA RUE.

Quatre syndicats – CGT, FO, FSU, Solidaires – appellent à la grève et à une grande manifestation nationale, ce jeudi 9 avril à Paris, pour dénoncer « l’austérité » et pour se « faire entendre du gouvernement », après les élections départementales marquées par la défaite du PS et l’enracinement du FN.
La manifestation parisienne partira à 13 heures de la Place d’Italie en direction des Invalides, alors que soixante-cinq défilés sont également programmés en région.
Côté grève, près de 460 syndicats d’entreprises publiques et privées y appellent.