Le fil du 20 juin 2017 et dernier

Comme annoncé, ce fil d’actu du mardi 20 juin 2017 est le dernier. Sémaphores.info se remet en veilleuse et cesse ses mises à jour. Merci à toutes celles et ceux qui tout au long de cette longue campagne des présidentielles et des législatives nous ont signalé des articles et des vidéos. Ce blog sera encore accessible pendant une cinquantaine de jours pour que les intéressé-es puissent profiter des archives.

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Dernièrement reçu au courrier, cette info qui ne va pas manquer d’intéresser les amoureux d’histoire (celle avec un grand H), surtout quand elle se lie à notre région de Camargue.

Par ailleurs, ça continue de valser chez les journalistes dignes de ce nom. Si on ne regrettera pas trop l’ineffable Pujadas, on espère que Natacha Polony saura rebondir, ce qu’elle a d’ailleurs bien amorcé sur les réseaux, et pour notre grand plaisir, même si on n’a pas toujours été d’accord avec ses analyses. Mais avec une ère Macron qui s’ouvre sur le tri des journalistes, nous devons rester vigilants quant au pluralisme de la presse.

Natacha Polony virée des médias ! On comprend pourquoi…

À l’attention des ceusses qui n’ont toujours pas entendu parler du groupe Bilderberg.

 

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Conférence de Presse de la France insoumise pour les résultats du 2nd tour.

« Le peuple français dispose à l’Assemblée nationale d’un groupe France Insoumise cohérent, discipliné, offensif. C’est notre groupe qui appellera le pays, le moment venu, à une résistance sociale. J’informe le nouveau pouvoir qu’aucun mètre de droits sociaux ne sera cédé sans lutte. »  Jean-Luc Mélenchon

Plus de détail sur chaque député : https://bellaciao.org/fr/spip.php?article154857

 

Insoumis? Mais à quoi?

 

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Avoir faim au Sahel à cause de la fonte du Groenland

19 juin 2017 Par Jade Lindgaard

C’est une réaction en chaîne infernale : le changement climatique fait fondre les glaces des pôles, qui font à leur tour s’élever le niveau de la mer. Des chercheurs viennent d’établir que cela va aggraver la sécheresse au Sahel, avec des conséquences dramatiques pour des centaines de millions de personnes d’ici la fin du siècle.

Émettre du CO2 tue. Rejeter des gaz à effet de serre aujourd’hui tuera beaucoup de gens demain. Des personnes qui habitent à des milliers de kilomètres de chez vous, mais dont les conditions d’existence sont bouleversées par votre chauffage, vos voitures et camions, vos usines et votre consommation d’Internet.

C’est le plus grand défi de l’ère des changements du climat : casser la distance entre nos actions et leur impact sur le reste du monde. Comprendre que les forages d’hydrocarbures aujourd’hui dans l’océan Pacifique ou en mer du Nord font inexorablement fondre les glaces des pôles, s’élever le niveau de la mer et disparaître des lieux de vie.

Des chercheurs viennent d’établir un lien direct de causalité entre la fonte des glaces du Pôle nord et l’aggravation de la sécheresse au Sahel. Leur article vient d’être publié dans l’une des plus influentes revues scientifiques internationales, Proceedings of the National Academy of Science (PNAS) (à lire ici, en anglais ; synthèse ici en français). Ils y exposent une démonstration en plusieurs points. La fonte de la calotte glaciaire s’accélère avec l’augmentation de la température moyenne. En se diluant, la glace fait monter le niveau de la mer, sans doute plus que ce qui avait été envisagé jusqu’ici. Selon les scénarios les plus pessimistes du GIEC sur l’augmentation de la température moyenne – malheureusement réalistes, compte tenu de la trop faible et trop lente réduction des émissions de CO2 : le mois de mai 2017 a été le deuxième plus chaud depuis les premiers relevés de températures –, le niveau des océans pourrait s’élever jusqu’à 3 mètres d’ici la fin du siècle. Soit dans 80 ans, le temps de vie d’une personne en bonne santé dans les pays riches comme le nôtre.

Le Sahel est une région particulièrement vulnérable aux variations climatiques. Elle a connu de graves épisodes de sécheresse au XXe siècle. Des travaux révèlent la forte influence de la montée des eaux sur l’affaiblissement de la mousson en Afrique de l’Ouest. Pourquoi ? Le Groenland fond plus vite que l’Antarctique. L’introduction de cette eau douce et froide en grande quantité dans l’Atlantique ralentit le Gulf Stream, ce qui refroidit l’hémisphère Nord jusqu’au Sahara, explique Dimitri Defrance, l’un des auteurs, au site de l’Institut de recherche pour le développement. Au sud, le golfe de Guinée est plus chaud. Cette différence des températures crée une pression qui empêche la mousson de remonter vers le Sahel.

Le bouleversement que la hausse des océans cause dans le système climatique va ainsi fortement réduire la quantité de pluie sur le Sahel, phénomène qui pourrait se manifester dès 2030. Les habitant.e.s du Sahel dépendent pour se nourrir de l’élevage et de l’agriculture, deux activités fortement tributaires de la pluie. S’il ne pleut pas assez, la terre s’assèche, la production des champs de sorgho et de mil s’effondre. Les conditions d’une famine se mettent en place.

Que se passera-t-il alors ? Selon les auteurs de l’article, jusqu’à 60 millions de personnes pourraient être directement touchées par le manque de pluie au Sahel entre 2045 et 2060. C’est autant que l’ensemble des habitant.e.s de la France aujourd’hui. Si la fonte des glaces polaires se poursuit, que le niveau de la mer continue d’augmenter et que la sécheresse s’accroît dans cette région de l’Afrique, ce sont près de 360 millions de personnes qui se retrouveraient à vivre sans accès à suffisamment d’eau pour survivre.

Quel recours s’offrirait à ces enfants, femmes et hommes ? Pour ces paysans, migrer pourrait devenir nécessaire car ils n’auraient pas forcément les ressources et le temps pour adapter leurs techniques agricoles à ces nouvelles conditions météorologiques. Ils pourraient tenter de trouver refuge dans les métropoles environnantes, et de se construire des logements précaires dans les bidonvilles. Mais les côtes seraient des zones en danger du fait de la montée des eaux. Aujourd’hui, la plupart des migrations provoquées par des désastres environnementaux restent contenues aux frontières nationales. Mais si les flux de déplacés augmentent fortement, ils pourraient être obligés de partir plus loin, et rejoindre la cohorte des migrants fuyant les guerres, la violence et la misère à travers le continent africain. Un destin qui conduit des milliers de personnes à périr noyées en Méditerranée, alors qu’elles essaient de rejoindre l’Europe.

L’article de ces chercheurs contient des enseignements importants alors que les États-Unis viennent d’annoncer leur sortie de l’accord de Paris sur le climat. Manifestation agressive de nationalisme, cette décision aura des effets majeurs sur le reste du monde. Moins les États réduiront leurs rejets de gaz à effet de serre, plus les phénomènes décrits ici se déploieront. Si la France veut relever le gant du défi de l’action contre les bouleversements climatiques, il ne suffit pas d’inventer des slogans qui sonnent bien (« make our planet great again ») et de monter des sites Internet pour améliorer l’attractivité hexagonale. Il faut des politiques radicales et de long terme pour apporter une réponse à la hauteur de ces enjeux, dramatiques et inexorables.

source Mediapart (suivre le lien Jade Lindgaard)

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On va aller loin avec ça…

Merci à la Luciole Mélenchantée pour la compil.

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Seulement 3 ouvriers sur les 1155 députés qualifiés pour le second tour des législatives

A lire sur mediapart.fr

A quelques jours du second tour des législatives, la prochaine Assemblée nationale se dessine et promet peu de changements sur les profils des futurs députés qualifiés : si les femmes et les jeunes seront plus présents, les ouvriers sont les grands absents de ce second tour…

Il n’y en a que trois sur les 1155 candidats qualifiés, selon une analyse de Mediapart, qui a décortiqué les profils de tous les candidats qualifiés. Même si les trois ouvriers sont élus dimanche, une chose est sûre : la prochaine Assemblée sera loin d’être représentative de la population française. Les ouvriers représentent en effet une bonne partie des actifs : 20,3% en France selon l’Insee…

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Construire une opposition militante à Macron, maintenant

Pour contrer la majorité présidentielle, les porte-paroles du NPA, Olivier Besancenot, Christine Poupin et Philippe Poutou appellent à un grand rassemblement : «Ensemble, syndicalistes, militantEs politiques, défenseurEs des droits démocratiques, opposantEs aux grands projets destructeurs, antiracistes et féministes… nous devons débattre des moyens de reprendre l’offensive, dans les mobilisations…»

  • Les élections législatives donneront manifestement une solide majorité à E. Macron et E. Philippe à l’Assemblée pour faire passer leur politique. Avec moins de 17% des inscrit.e.s au premier tour, Macron peut cumuler les pouvoir essentiels !Les institutions et le système électoral de la Ve République, montrent une nouvelle fois leur caractère antidémocratique !

Mais la démocratie Macron s’en fout, il lui suffit d’avoir le pouvoir !

Il a prévu de gouverner par ordonnances. On comprend pourquoi quand on lit ce qu’il prévoit: aucunE salariéE ne peut accepter un tel tissu d’horreurs ! Dans leur projet, il n’existerait plus aucune garantie collective concernant le travail, tout se réglerait au niveau de l’entreprise, là où le rapport de forces est le plus défavorable aux salarié.e.s : le contrat et la durée de travail, la santé et la sécurité, les salaires et l’emploi, les motifs de licenciement, le recours aux CDD… avec y compris avec la possibilité des référendums d’entreprise à l’initiative de l’employeur. La fusion des institutions représentatives du personnel réduirait encore les moyens de défense des salariéEs, surtout en matière de santé et de sécurité du travail. Sans parler de la « sécurisation » des patrons hors la loi avec le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciements illégaux, ou de la réduction des délais de recours.

A cela s’ajoutent les suppressions de postes, la hausse de la CSG, l’attaque contre la Sécu, l’assurance chômage puis les retraites, le projet de sélection à l’entrée des universités.

Ce bulldozer ultralibéral a un pendant, la répression et le racisme. Macron s’était présenté comme peu favorable à l’état d’urgence, mais l’a prolongé aussitôt élu et, pire, en intégrant des mesures d’exception dans la loi ordinaire, il crée un état d’urgence permanent. Son élection a d’ailleurs été suivie, dès le lendemain, d’interdictions de manifester pour plusieurs dizaines de militantEs.
Macron s’est présenté comme moins raciste que la droite… et enrobe les politiques anti-immigrés de plaisanteries racistes contre les migrants qui meurent en Méditerranée et avec les mouvements sociaux et les classes populaires, les musulmanNEs ou supposéEs l’être, les minorités… seront les premières cibles de cet état d’urgence à perpétuité.

Il y a une urgence absolue à construire une contre-offensive et une opposition au gouvernement

Macron organise et alimente la division entre les organisations syndicales qu’il veut neutraliser dans ses pseudo-négociations et touTEs celles et ceux qui voudraient empêcher sa politique qu’il réprimera violemment.

Il y a donc urgence à ce que les organisations de toute la gauche, que toutes celles et tous ceux qui sont prêtEs à empêcher le gouvernement de mettre en place sa politique, fasse converger leurs forces, se rencontrent et agissent ensemble. Dès le 19 juin, avec les manifestations du Front social dans plusieurs villes. Dans les jours suivants, divers secteurs seront mobilisés, au Ministère du travail, dans l’énergie, chez GM&S, Tatti, etc. La CGT Ile-de-France appelle à se mobiliser le 27 juin. Mais ce qui manque, c’est une journée interprofessionnelle et unitaire, des grèves et des manifestations massives avant la fin du mois de juin, qui montrent que le monde du travail ne se laissera pas faire Et au-delà, un plan de mobilisation pour arrêter le gouvernement et imposer nos revendications.

Après le score de Marine Le Pen à la présidentielle, celui du FN aux élections législatives, même s’il est plus faible, montre le danger de l’enracinement de l’extrême-droite. Cela sonne comme un avertissement : si le mouvement social, si nous ne prenons pas nos affaires en main, l’étape d’après risque d’être une nouvelle accélération désastreuse des reculs démocratiques et sociaux. Déjà, le poids de l’extrême droite se fait sentir dans la répression, l’offensive raciste et antisociale. La crise climatique, les guerres, tout cela montre un monde pourrissant, qu’il y a urgence à renverser. Il faut rapidement et impérativement ôter l’initiative aux capitalistes, et empêcher l’extrême-droite d’usurper l’opposition aux politiques antisociales.

Ensemble, syndicalistes, militantEs politiques, défenseurEs des droits démocratiques, opposantEs aux grands projets destructeurs, antiracistes et féministes… nous devons débattre des moyens de reprendre l’offensive, dans les mobilisations, mais aussi en proposant, à partir de nos luttes le projet d’une société débarrassée du capitalisme, du productivisme, de l’exploitation et de toutes les oppressions. C’est ce que nous proposons de débattre ensemble au plus vite, notamment par des rencontres et réunions unitaires entre les organisations.

 

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Europacity : une lettre ouverte à Nicolas Hulot

Il s’agit d’un projet pharaonique de parc d’attraction destiné à attirer 30 millions de visiteurs par an – autant que l’ensemble des parcs français, associé à ’un centre commercial taille XXL qui s’ajoutera à l’offre déjà existante en Ile de France. Construit sur les meilleures terres agricoles de la région, il sera situé dans un couloir aérien – là même où le Concorde s’est écrasé en 2000

Lire ici : Le blog de PIERRE SASSIER

 

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Manuel Valls annonce sa victoire sous les huées

À 22 h 26, Manuel Valls annonce sa victoire avec 50,3 % des suffrages, soit un écart de 139 voix, dans un vote encore plus fortement marqué par l’abstention (63,45 %) qu’au premier tour. Un résultat que contestent immédiatement les candidats insoumis sur Twitter, évoquant « plusieurs soupçons sur le comptage des voix à Évry ». « Nous n’accepterons pas un 49-3 électoral », ajoutent-ils. Ils se rendent alors à l’hôtel de ville d’Évry pour exiger un recomptage. Dans un climat de tension manifeste, certains soutiens de Farida Amrani sont chahutés par les forces de l’ordre dépêchées sur place. Militants et journalistes sont tenus à l’écart du bâtiment. Dans la foulée, l’insoumise annonce qu’elle déposera un recours dès le lendemain.

(…) En plus des accusations de bourrage d’urnes à Évry, les insoumis affirment avoir photographié une collaboratrice de Carlos Da Silva, suppléant de Manuel Valls à l’Assemblée nationale au cours de la législature qui s’achève, en train de recouvrir leurs affiches avec celles du député sortant, samedi matin aux aurores. Après la fin de la campagne officielle, donc. Une preuve qui sera également versée au dossier que les candidats ont encore dix jours pour constituer.

(…) Trois scénarios sont désormais envisageables : soit le Conseil constitutionnel valide l’élection malgré la contestation, soit il annule l’élection (ce qu’il a fait à 63 reprises depuis 1958, précise son site) et une législative partielle s’ensuivra, soit il proclame l’élection d’un autre candidat, en l’occurrence, Farida Armani. Ce qui ne s’est jamais produit.

Article intégral sur Mediapart (payant) : https://www.mediapart.fr/journal/france/190617/evry-les-insoumis-denoncent-le-49-3-electoral-de-valls

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

Pour le second tour de les élections législatives, Guillaume Meurice s’est rendu au QG de La République en marche pour rencontrer les militants qui fêtaient la victoire.

 

Collision de navires au large du Japon, Jean Luc Mélenchon jugé responsable

   Vendredi, un bâtiment de la marine américaine est entré en collision avec un navire marchand au large de la ville japonaise de Yokohama, Jean-Luc Mélenchon, candidat aux législatives à Marseille aurait sa part de responsabilité.

Après la vague de chaleur caniculaire de ce week end, l’agression de Nathalie Kosciusko-Morizet par un homme corpulent l’ayant traitée de « sale bobo ! » (vocabulaire typique des « insoumis » selon une source fiable), la mort de Rémi Fraisse et l’incendie de la Tour de Londres, les casseroles du porte parole de la France Insoumise s’accumulent !

Rappelons les faits :
Sept marins américains portés disparus sont recherchés ce samedi matin par les garde-côtes japonais, après une collision entre un destroyer de la marine américaine et un navire marchand philippin tôt dans la matinée.
L’accident nocturne impliquant l’américain USS Fitzgerald et le philippin ACX Crystal est survenu vers 02 h 30 locales (17H30 GMT vendredi), alors que le destroyer opérait à environ 56 miles nautiques au sud-ouest de la ville japonaise de Yokosuka.

Le lien entre l’ex-candidat à la présidentielle et la collision n’a pas encore été établi, mais il est certain qu’il sera rapidement trouvé !

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Attention à la canicule

et soyez vigilants avec le système Bayrou

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au fil du 17 au 19 juin

ndlr : ce fil d’actu est l’avant dernier avant (re) mise en sommeil de Sémaphores. Le dernier sera mardi 20 juin. Techniquement le site sera encore accessible pendant une soixantaine de jours, fin du contrat avec OVH. on en reparle mardi.

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« Pas un mètre du droit social ne sera cédé sans lutte »

Le dimanche 18 juin 2017, Jean-Luc Mélenchon prenait la parole au soir du second tour des élections législatives. Il a expliqué que l’abstention avait « une signification politique offensive » et qu’elle était un véritable « grève générale civique ». Jean-Luc Mélenchon a appelé à transformer cette « énergie disponible » pour faire la révolution citoyenne. Il a dit que le gouvernement Macron n’avait pas la légitimité pour faire le « coup d’État social » qu’il prépare ni pour introduire l’état d’urgence dans le droit commun et a appelé à la tenue de référendums pour trancher sur ces questions. Il a également affirmé que « pas un mètre du droit social ne serait cédé sans lutte ». Jean-Luc Mélenchon a appelé enfin à la formation d’un « nouveau front populaire politique, social et culturel » et a annoncé son élection dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône.

« Déclaration du PCF

Ce soir, les français peuvent compter sur 11 député-e-s communistes qui ont été élu-e-s, Jean-Paul Dufrègne (03), Pierre Dharréville (13), André Chassaigne (63), Fabien Roussel (59) et Alain Bruneel (59), Jean-Paul Lecoq (76), Sébastien Jumel (76) et Hubert Wulfranc (76), Elsa Faucillon (92), Marie-George Buffet (93), Stéphane Peu (93) et sur les député-e-s qui formeront, avec eux, un groupe parlementaire d’opposition au gouvernement pour permettre à cette voix libre et combative de servir les intérêts populaires. Les députés communistes travailleront dès cette semaine à constituer ce groupe et agiront sans attendre en faveur des propositions alternatives qu’ils ont élaborées durant leurs campagnes.

Le groupe PCF – Front de Gauche (GDR) est le seul groupe parlementaire qui progresse. La cote d’alarme démocratique est une fois encore dépassée, avec une nouvelle baisse de la participation.

Le Parti communiste français demande d’urgence l’ouverture d’un débat national sur le changement de nos institutions, à commencer par l’instauration de la proportionnelle. Tout doit être repensé pour sortir progressivement de la présidentialisation à outrance et pour mieux représenter nos citoyens dans leur diversité.

Les résultats confirment par ailleurs que le Président de la République va disposer d’une majorité écrasante de députés. Le paradoxe est qu’elle ne correspond à aucune majorité dans le pays, ni chez les salariés, ni chez les jeunes et les privés d’emplois qui aspirent à une sécurité d’emploi et de formation pour une vie digne.

C’est inquiétant. Nous appelons à une riposte immédiate la plus large possible pour empêcher que l’été soit celui des mauvais coups. »

En effet, dès cet été, les députés d’En Marche ! vont être sommés d’obéir au doigt et à l’œil au Président et au 1er ministre pour leur donner les pleins pouvoirs, au service des milieux financiers et du MEDEF, pour casser le Code du Travail par ordonnances et liquider des acquis que le mouvement progressiste et populaire a gagnés dans notre pays de haute lutte.

Au-delà, les résultats appellent les forces de transformation sociale à ouvrir un immense chantier de reconstruction politique.

Le Parti communiste français prendra pour sa part des décisions dès son Conseil national des 23 et 24 juin. »

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Comme  dans toutes les villes de France, on  se  rassemble  ce soir  à  Nîmes, contre  Macron !

Rendez-vous  : lundi  19  juin    à  18 heures, au  Carré  d’Art ( Maison Carrée )

.Ce sera une première riposte, à la politique ultralibérale du nouveau Président.

N’attendons pas les « Ordonnances » de   juillet. De très mauvais coups se préparent contre les travailleurs. Ne le laissons pas faire !

*=*=*=*= fil du 17 juin

 

Le mouvement appelle « à voter pour toutes celles et ceux qui s’opposent à la loi travail, à l’état d’urgence et au projet austéritaire et productiviste d’Emmanuel Macron. C’est-à-dire, en premier lieu, les 74 candidats investis par La France insoumise présents au second tour mais aussi celles et ceux présentés par le PCF ainsi que les frondeurs socialistes ayant signé la motion de censure contre la loi El Khomri ».

 Les candidats macronistes ont fui le débat avec leurs concurrents

Dans le pays entier, des candidats de tous bords se sont plaints du refus des candidats En marche ! de débattre avec eux. Un phénomène si général qu’il semble dicté par une consigne nationale

Jeudi 15 juin, Jet FM, une radio locale du pays nantais bien connue de Politis, avait programmé un débat en direct, animé par Pascal Massiot, entre les deux candidates encore en lice sur la 3e circonscription de Loire-Atlantique : Martine Gourdon de la France insoumise (FI) et Anne-France Brunet de La République en marche (LREM). Avant le premier tour, Jet FM avait interviewé les 18 prétendants à la députation sur cette circonscription, où sont installés les locaux de la radio. Et son animateur avait eu l’accord oral préalable des deux candidates citées de participer à un débat au cas où elles seraient qualifiées. Mais lundi soir à 22h39, Pascal Massiot a reçu le texto suivant de la part de l’équipe de la candidate LREM :

Bonsoir, nous accepterions de débattre avec tout parti démocratique, cela ne peut être le cas avec notre adversaire de deuxième tour. Vous nous voyez désolés de ne pas pouvoir confirmer notre rendez-vous. Vous souhaitant une bonne soirée, Maryon Boisnard, chargée de presse d’Anne-France Brunet

À lire sur Politis : https://www.politis.fr/articles/2017/06/les-candidats-macronistes-ont-fui-le-debat-avec-leurs-concurrents-37163/

 

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O. Besancenot « École, loi travail, législatives ! De la poudre de perlinpinpin »

 

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Les pantoufleurs à l’assaut des ministères

Emmanuel Macron n’a cessé de le marteler tout au long de sa campagne : il faut ouvrir à la fameuse « société civile » le gouvernement et les cabinets ministériels.

Un engagement d’autant plus facile à respecter que, à l’instar de l’inspecteur des Finances Macron parti s’enrichir chez Rothschild, les énarques sont de plus en plus nombreux à passer du service de l’Etat à celui d’intérêts privés. Et vice versa.

Pratique jadis réservée aux hauts fonctionnaires soucieux d’améliorer leurs fins de mois en milieu ou en fin de carrière, le pantouflage s’est généralisé, et les risques de conflit d’intérêts n’ont jamais été aussi nombreux. Pour s’en convaincre, il suffit de retracer les carrières des énarques peuplant le nouveau gouvernement et les ministères. Presque toutes les grandes entreprises françaises y comptent d’anciens dirigeants ou salariés, lesquels sont d’ores et déjà assurés d’y trouver, si besoin, une oreille attentive. (31/05/17, Canard Enchainé)

Areva

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a passé trois années heureuses (2007- 2010) au service des « affaires publiques » du groupe nucléaire, alors dirigé par Anne Lauvergeon. 2007, c’est l’année où « Atomic Anne » a eu la mauvaise idée de s’emparer d’UraMin, ce qui lui a valu d’être mise en examen et a conduit le groupe à la quasi-faillite. A l’époque, Charles Hufnagel, 43 ans, était directeur adjoint de la communication d’Areva. Après avoir travaillé aux côtés d’Alain Juppé à la Défense et aux Affaires étrangères, le voilà communicant… à Matignon. Une équipe qui irradie.

Thales

Camarade de promotion du Premier ministre à l’ENA et ancien élève de l’École polytechnique, Benoît Ribadeau-Dumas, 44 ans, a opté pour un parcours plus militaire. Après avoir effectué un petit détour par le cabinet de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, ce conseiller d’Etat a occupé diverses fonctions chez Thales (2004-2015) avant de se voir bombardé directeur général de l’équipementier aéronautique Zodiac Aerospace. Un groupe engagé dans de délicates négociations de fusion avec Safran, dont l’Etat possède encore 14 % du capital. Une seule solution : fermer les écoutilles…

Citigroup-HSBC

Nommés respectivement directeur et directeur adjoint de cabinet, Emmanuel Moulin, 48 ans, et Bertrand Dumont, 43 ans, les deux principaux collaborateurs du ministre de l’Économie, passés par l’ENA, ont fait leurs classes privées au sein de banques américaines. Depuis 2015, Dumont était directeur de la gestion prudentielle de HSBC France. Moulin, lui, est passé par Citigroup avant de diriger les activités françaises de la banque d’affaires italienne Mediobanca. Bercy devient une succursale ?

Crédit agricole

Directeur de cabinet de la ministre des Solidarités et de la Santé, Gilles de Margerie, 61 ans – ancien conseiller de Roger Fauroux et de Michel Rocard -, a passé une décennie à la direction de la Banque verte, tandis que Marc Schwartz, 53 ans, dircab de la ministre de la Culture, y a fait un bref passage, au détour d’un parcours tourné vers la télévision et l’audit. La banque, ça mène à tout, à condition de savoir en sortir…

Aéroports de Paris

Nommé conseiller pour les Affaires européennes au Château, l’énarque Clément Beaune, 35 ans, occupait les mêmes fonctions auprès d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie. Il s’était garé chez Aéroports de Paris en tant que directeur général adjoint de sa filiale ADP Management, tout en continuant d’écrire les discours sur l’Europe du candidat Macron…

L’inspectrice des Finances Justine Coutard, 31 ans, qui avait très rapidement quitté la haute fonction publique pour la direction d’ADP, d’abord comme secrétaire générale puis aux finances, devient directrice adjointe du cabinet de Gérald Darmanin à l’Action et aux Comptes publics. Nul doute qu’Augustin de Romanet, le pédégé d’ADP, sera récompensé d’avoir si gentiment dorloté les bébés Macron.

Danone-Nestlé

Spécialiste des allers-retours entre le public et le privé, Muriel Pénicaud, encore elle, a officié aux côtés de Martine Aubry, ministre du Travail, comme conseillère à la formation professionnelle, avant de basculer dans le monde du CAC 40 ! Pendant neuf ans, elle est DRH de Danone, puis, donc, de Dassault Systèmes.

De son passage chez Nestlé France, Bertrand Sirven, 37 ans, conseiller de Bruno Le Maire à l’Agriculture et désormais à Bercy, garde le souvenir du limogeage brutal de la dircom du groupe à la suite de la diffusion, dans l’émission « Cash Investigation », d’un reportage sur le jambon. Espérons que ces deux-là ne pédaleront pas trop dans le yaourt…

Schneider Electric

Le milieu patronal confirme sa présence au ministère du Travail avec la nomination d’Antoine Foucher, 37 ans, comme directeur de cabinet. Collaborateur de Xavier Bertrand au sein de ce même ministère sous l’ère Sarkozy, cet ancien directeur général adjoint des relations sociales du Medef était considéré comme un « réformiste ». Après l’échec des négociations sur l’assurance-chômage, il avait quitté l’organisation patronale et rejoint Schneider Electric, où il a officié comme directeur des relations sociales. Sans états d’âme, la boîte a fermé nombre de sites en Haute- Savoie et en Moselle.

Esso-Total

Bien avant de s’engager aux côtés des associations de parents d’enfants handicapés, ce qui lui vaut aujourd’hui d’être promue secrétaire d’État, Sophie Cluzel, 56 ans, diplômée de l’école supérieure de commerce de Marseille, était contrôleuse de gestion chez Esso. Dans la famille des pétroliers, on trouve également le directeur de cabinet de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Docteur en informatique, Philippe Baptiste, 45 ans, avait fait une première incursion dans les services de l’Enseignement supérieur en 2013-2014, avant de quitter le CNRS pour devenir directeur scientifique chez Total, en février 2016. Le gouvernement fait le plein.

Dassault Systèmes

Ancienne cheffe de cabinet d’Emmanuel Macron à Bercy, Sophie Ferracci, 40 ans, épouse de l’économiste Marc Ferracci (un intime du Président), a aussi travaillé pour la pépite technologique du groupe Dassault. Initialement recrutée comme conseillère juridique, l’avocate y a été directrice corporate de 2009 à 2013 ; elle est aujourd’hui cheffe de cabinet de la ministre de la Santé. Avant elle, la nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, 62 ans, avait occupé le poste de directrice générale adjointe des ressources humaines de l’éditeur de logiciels (2002-2008). Les Dassault ont toujours su se placer au cœur de l’État.

Havas

Ancien assistant manageur chez L’Oréal, Mounir Mahjoubi, 33 ans, secrétaire d’État au numérique, a fait une partie de sa carrière chez BETC Digital, une entité du groupe Havas, contrôlé par Vincent Bolloré, d’abord comme new business director, puis comme directeur général adjoint. Or Havas est la boîte qui noue le plus grand nombre de contrats avec les ministères, soit pour fournir des communicants, soit pour les campagnes. Un côté plus pieuvre que start-up…

MSC Croisières

En quittant Bercy, où il officiait comme dircab d’Emmanuel Macron, Alexis Kohler, promu, à 44 ans, secrétaire général de l’Élysée, avait choisi de pantoufler chez l’armateur MSC comme directeur financier. Cela lui aura permis de suivre d’un œil attentif le dossier de reprise des chantiers navals de Saint-Nazaire (STX) par le constructeur naval italien Fincantieri. La vente n’est pas encore complètement bouclée, l’État français peut encore faire jouer son droit de préemption. MSC, qui fait le forcing pour entrer au capital de STX, trouvera au Château une oreille compréhensive.

Source : https://www.pantouflewatch.org/2017/06/15/les-pantoufleurs-a-lassaut-des-ministeres/

 

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On rigole, on rigole…

What’s news du côté d’en marche arrière 2e circo du Gard

On ne boira pas le pot de l’amitié (ou alors en groupes, en sous-groupes ou en entre-soi), la fiesta est annulée parce qu’un taureau furieux serait susceptible de débouler dans l’arène. C’est vrai que dans l’état actuel du pays, celui dit « d’urgence », il vaut mieux se méfier de tout. Et bientôt de chacune et chacun. Faire reculer le FN ? Euh, oui… on va y réfléchir. Mais d’abord on rentre à la maison, faut pas déconner. La seule urgence est d’achever de mettre Jupiter sur le trône. Et son chien saint Uber.

Reçu au courrier sémaphores, avec ce titre très aficionado : Et le taureau qui rentre en piste s’appelle Collard, il est doté de deux oreilles et d’une queue…

C’était l’invitation :

 Bien chers tous,

Nous voici au dernier jour de campagne.

Et ce soir, pour le dernier apéro-rencontre, qui se déroule à 19h devant le bar des Halles à Vauvert, nous vous invitons à venir le plus nombreux possible.

Ce sera notre veillée d’armes avant dimanche. Venez avec les tee-shirts pour celles et ceux qui en ont. Pour les autres vous pourrez en récupérer ce soir auprès de Manu.

Il faut faire nombre sur cette place des Halles et à Vauvert, où le FN est si fort en gueule et en votants.

Il faut montrer que nous sommes déterminés à gagner !

Attention toutefois aux provocations.

Nous pensons que Gilbert Collard va tenter quelque chose d’ici dimanche pour se victimiser comme il en a l’habitude. Alors il est impératif, que chacun soit digne et responsable.

Que chacun garde son calme. C’est impératif !

Nous comptons sur vous.

Amtiés, merci de votre soutien qui nous porte.

 

Mais hélas, le soir même… contretemps et désinvitation ! C’est comme la guerre de Troie, la corrida n’aura pas lieu parce que le taureau a pris la place du cheval. Reportée aux calendes jupitériennes ?  On sait pas, qu’on vous dit ! Là on n’a pas le temps, voyez bien qu’on est en marche !

Justement, on aimerait bien savoir vers quoi?

Chers amis,

Nous vous annoncions ce matin un dernier apéro-rencontre à Vauvert ce soir au bar des Halles.

Or, en raison des tensions que le FN fait peser, nous ne voulons pas prendre le risque d’une provocation.

C’est la raison pour laquelle nous avons pris la décision d’annuler cet apéro-rencontre.

Nous vous donnons rendez-vous dimanche soir, à Aigues-Mortes, pour fêter la fin de la campagne, et souhaitons-le, la victoire.

En attendant, si la campagne se termine ce soir à minuit, continuez à veiller à ce tous vos parents, amis, connaissances, viennent voter dimanche.

Merci à toutes celles et tous ceux qui tiennent un bureau de vote ce dimanche.

Encore un effort !

Et à dimanche soir.

Amitiés à tous

Le dessin est du Canard Enchaîné

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LE DÉGAGISME EST À L’OEUVRE ET ATTEINDRA BIENTÔT M. MACRON»

 

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Non à une République qui marche «au pas»!

En République, c’est le Parlement qui contrôle le Gouvernement, et non l’inverse. En République, c’est aux citoyens qu’il appartient de décider si les représentants sont dignes de confiance. En République, un député élu par des citoyens libres doit être une voix libre – et non pas la voix du Président. En somme, une République qui « marche », ce n’est pas une République qui marche « au pas ».

Les candidats « en marche », qui s’apprêtent à entrer en nombre à l’Assemblée nationale, se sont liés à la personne du Président de la République, auquel ils doivent leur succès, par une charte dans laquelle ils s’engagent à voter comme un seul homme, comme une seule femme, les réformes proposées par le Gouvernement.

Ils se sont engagés, dès leur entrée en fonction, à habiliter le Gouvernement à légiférer par ordonnances pour affaiblir la protection des salariés. Autrement dit, ils sont prêts à se dessaisir du pouvoir qu’ils tiennent du peuple, à renoncer à examiner chaque mesure et à juger librement des conséquences de telle ou telle disposition, à donner un blanc-seing à l’exécutif sur ce sujet, alors même qu’on ne connaît pas le contenu précis de la réforme. Toutes les organisations syndicales se sont inquiétées de cette procédure.

Lire ici : https://blogs.mediapart.fr/barbara-romagnan/blog/150617/non-une-republique-qui-marche-au-pas

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

à suivre…

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le fil du 15 juin

La vérité des petites mains : libérer la parole

Oui des assistant.e.s parlementaires payé.e.s par le Parlement européen travaillaient pour le parti de l’UDF. Je le sais car j’ai été l’une d’entre elles. Payée d’abord à mi-temps, puis à temps plein, j’étais trop heureuse de servir à 27 ans, ce que je pensais être l’intérêt général. Je n’avais évidemment aucunement conscience que ça n’était pas dans les clous.

Sans jamais compter mes heures, journées, soirées, week-end, bosser, bosser, bosser. Corvéable à merci. Comme toutes les autres petites mains. Emplois fictifs pas vraiment ;-)… J’ai commencé par travailler sur la campagne du traité constitutionnel en 2005, donc sur l’Europe. Et puis, j’ai contribué à la pré-campagne, puis à la campagne présidentielle de 2007. Je faisais de la mobilisation, de l’animation, de la préparation de colloques. J’ai adoré faire cela. Passionnément. Avec des salarié.e.s, des militant.e.s. Je n’avais pas encore conscience de la grande violence de ce milieu.

Est-ce que c’est très grave ?
Il y a une échelle. A chacun de juger et d’ailleurs, il y a des gens dont c’est le métier de juger s’il y a préjudice, de quelle nature et d’en fixer la réparation éventuelle. Je ne suis pas compétente.
Je sais simplement que notre époque crève de la corruption. La corruption de notre État, des compromissions, des pots de vin, des marchés publics, des détournements, des distributions d’argent public clientéliste, de l’achat de voix, de Bygmalion, de Karachi, des frégates, de Clearstream 1 et 2, des industriels qui nous empoisonnent sciemment, des corruptions des laboratoires pharmaceutiques, des industriels qui se foutent qu’une usine s’effondre en écrasant 1138 ouvrières et ouvriers, du désastre du nucléaire, du financement du terrorisme par des entreprises françaises, de la surveillance de masse, des menaces des annonceurs pour ne pas publier telle ou telle révélation, les conflits d’intérêt, les lobbies installés dans les lieux de pouvoir…

Le grand jeu de l’époque : planquer ses errements, ses fautes, ses responsabilités, son argent, ses adjuvants, ses polluants, ses déchets toxiques, ses pesticides. Nier toujours. Ne demander pardon jamais.
L’ère du mensonge. Un système entier basé sur la fraude, la dissimulation.
On ne peut pas continuer à avancer comme ça.

Le corollaire de ces innombrables arrangements avec la vérité est le complotisme, tant décrié par les élites, tout étant attisé par elles quand ça les arrange. Mais comment se forger un avis éclairé dans cette boue du mensonge ? Comment arriver à construire une société alors que les paroles impeccables sont rares ? A quoi nous fier ? Quelle donnée ? La parole d’untel ou d’untel ? Quels sont les repères pour éclairer nos routes ?
Dans le champ politique, en tous les cas, c’est le néant. Ses acteurs tous bouffés par le fameux la fin justifie les moyens. Ca ne veut pas dire tous pourris. Ca veut dire, toutes et tous témoins silencieux de pratiques qui ne devraient plus exister depuis un bon moment. Et donc un peu complices.

Revenons au sujet. Qu’est-ce qui est grave dans cette histoire d’assistants parlementaires de l’UDF comparée à ces milliards, et ces millions, ces impacts sur la planète à 100 000 ans, sur les gens ?
Ce qui est grave, c’est de nier. D’essayer de décrédibiliser la parole de celles et ceux qui parlent. Et d’essayer d’empêcher cette parole en faisant pression sur la presse.

J’ai quitté il y a 8 ans la politique partisane. Je ne supportais pas sa violence, ses faux semblants, ses trahisons, ses luttes de pouvoir, ces salles fermées, ces histoires de fichiers, de cartes d’adhérents, ces chuchotements, ces règles par claires, la souffrance de celles et ceux qui font en bas de l’échelle, leur humiliation trop fréquente, la violence de celles et ceux qui bénéficient toujours de ces mêmes règles, cette ambiance mortifère une fois les spotlights éteints. Est-ce que l’UDF ou le Modem étaient pires que les autres partis, je ne crois pas. Mais est-ce que c’était mieux, je ne sais pas.

La parole doit se libérer. Partout, tout le temps.
Sur les petites compromissions comme les grandes, sur le harcèlement, sexuel ou moral, sur les secrets des États, des collectivités et des entreprises. Sortir de cette ère de la dissimulation me semble nécessaire pour avancer, construire le monde qui vient sur des fondations solides.

Si chacune et chacun, où qu’il se trouve, dit ce qu’il voit, ce qu’il vit, sans peur, alors, peut être notre époque pourra se relever.

Les non-dits sont en nous. Les scandales à répétition ne sont que la résultante de nos renoncements à parler, et de notre laisser faire.
Alors un peu de courage.

Si quelques uns parlent seuls ils se feront massacrer. À plusieurs, dans tous les secteurs, la pression sur chacun.e diminue et nos vérités se confortent les unes les autres permettant d’espérer aboutir à la vérité.

En l’occurrence, c’est pas super marrant d’ouvrir sa bouche en ce qui concerne plusieurs ministres d’un gouvernement tout puissant. Rien à gagner. Tout à perdre. Mon confort était d’être partie en laissant un monde violent, en 2008 mon avenir politique était bien parti, mais je n’arrivais plus à m’accommoder des règles du jeu imposées. Je suis partie il y a 8 ans. J’ai changé de vie. Trouver le goût de la vie claire, simple. J’avais tourné la page. Je suis heureuse dans la vie. J’explore, j’expérimente, j’apprends. Et aujourd’hui, je sais que je dois parler.

Le déni d’aujourd’hui m’oblige à réouvrir cette page qui n’est pas un bon souvenir.

Je ne laisserai pas quelques un.e.s parler seul.e.s et se faire fracasser. Je ne sais pas dans quel état d’esprit ils et elles sont. Je ne sais pas ce qui les anime. Mais je sais que ce qu’ils et elles disent est vrai. Elles et ils se font traiter de traîtres. Traîtres à quoi ? A la vérité ? Pourquoi ne pas dire cette vérité ? Que l’UDF était exsangue. Que les financements des partis majoritaires ont tué les plus petits partis comme EELV, l’UDF ou d’autres. Dire ce qui est. Dire pardon.

Ma parole est libre. Elle est calme et sereine.

Aucune commune mesure avec les charges prises par Denis Robert, Assange, Snowden, Aaron Swaartz, Irène Frachon, la revue Prescrire, Reflets, Cash Investigation, Marie Maurice, Fabrice Arfi, Quentin Beaulier, Mediapart, les lanceurs et lanceuses d’alerte, mais si chacun fait un petit bout pour révéler les choses plus ou moins importantes dont il est témoin, alors le monde pourra avancer.
En cela, ces femmes et ces hommes, qui ont pris des risques vitaux parfois, étaient isolé.e.s, plié.e.s sous le poids des huissiers, qu’on a voulu faire taire par l’épuisement des procédures, nous appellent à faire notre part. Même infime. Même sur des sujets de moindre importance.

C’est simple. Ce n’est pas drôle. Il peut y avoir des conséquences. Mais je crois que c’est nécessaire.

Alors aujourd’hui, je fais ma part. Une petite part. Mais si je ne la fais pas, qui la fera ?

Demain, c’est à vous. Quel que soit le sujet. Libérons la parole.

 

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Ne pas aller voter, s’en désintéresser, c’est comme donner les clés de sa maison à un inconnu et lui donner tout pouvoir sur sa vie.

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ARRÊTEZ DE VOUS ABSTENIR …!

1°)-Brigitte Pascall : Aujourd’hui, je reposte un article du 2 mars 2017, reprenant ‘introduction de l’ouvrage de Jacques Généreux : « Les bonnes raisons de voter Mélenchon », édition « Les liens qui libèrent », 2017, que l’on pourrait intituler : « arrêtez de voter n’importe quoi !  » Mais je crois qu’après l’abstention record de dimanche dernier, il conviendrait d’intituler ce texte : « arrêtez de vous abstenir n’importe comment ! » L’élection de nos députés n’est pas un divertissement de bal populaire. Ni un concours de sous préfecture. Mais une chose bien trop grave, pour que la démotivation d’un jour nous oblige à supporter pendant 5 ans des dirigeants anti sociaux, pratiquant cyniquement le gel des intérêts populaires. Semant le dégout et la désespérance dans une société française paupérisée.

Comme écrit Dominique, « Il y a, dans ces élections, le premier tour des législatives de 2017, une étrange absence dont personne ne se soucie et qui devient une terrible présence accusatrice : LE PEUPLE …..! » En effet, les catégories populaires se sont largement abstenues au profit des classes moyennes urbanisées : c’est ce qui explique la vague macroniste en trompe l’œil à laquelle on a assisté dimanche soir. La France insoumise défend activement les intérêts des plus faibles, en promettant une vie décente à chacun, soit par un emploi correctement rémunéré, soit par un minima social qui ne sera pas inférieur à 1000 euros par mois.

Voilà pourquoi il faut construire un acteur collectif national de résistance contre l’ogre capitaliste : dans la rue avec le nouveau front social contre la casse du code du travail. Sur les réseaux sociaux, afin d’élaborer une contre hégémonie au macronisme, à parti notamment de notre programme « L’avenir en commun ». A l’Assemblée, grâce à un groupe parlementaire se battant avec pugnacité contre les ordonnances programmées. Encore un effort camarade, si nous voulons atteindre et gagner ces trois objectifs…!

2°)- Article : Aujourd’hui, je publie l’introduction de l’ouvrage de Jacques Généreux : « Les bonnes raisons de voter Mélenchon », édition « Les liens qui libèrent », 2017. Sur recommandation de Vincent Christophe Le Roux, que je remercie pour ce très bon conseil. En effet, les premières pages de l’ouvrage de J Généreux sont excellentes. On retrouve la verve de l’auteur de la Dissociété (2006). Qui nous demande d’ARRETER DE VOTER N’IMPORTE COMMENT…!

« Soyez sérieux cette fois : arrêtez de voter n’importe quoi ! Faites le choix qui vous plaira, mais pour de bonnes raisons. L’élection n’est pas un concours de beauté, et l’isoloir n’est pas un lieu d’aisance. Ce qui est en jeu est bien trop grave pour nous laisser aller à la paresse qui nous pousse souvent à voter comme d’habitude, au dégout qui nourrit l’abstention, ou encore au défoulement protestataire qui peut nous faire passer à côté d’une bifurcation progressiste et raisonnable.

C’est pourquoi je ne vais pas ici vous réciter un programme ni vous faire l’éloge d’un candidat, car il ne s’agit pas de valider un catalogue de mesures, décerner un prix d’excellence. En votant, vous allez décider du progrès ou de la régression. En votant, vous déterminerez la logique et les finalités essentielles qui guideront l’action publique, et c’est d’abord à l’essentiel que je veux vous inviter à réfléchir, quel que soit votre positionnement politique. Je crois que par delà la gauche, la droite et « le juste milieu », nous avons tous de bonnes raisons de déplorer la gouvernance de ce pays au cours des deux quinquennats précédents. Nous pouvons tous percevoir une crise protéiforme, économique, écologique, politique et morale, face à laquelle il est temps de reconsidérer notre avenir en commun.

Notre système économique et social est en pleine dégénérescence. Il épuise notre terre et les hommes, et nous a plongés dans une grande crise que les gouvernements Sarkozy-Fillon et Hollande se sont révélés incapables de combattre. En 10 ans, depuis 2007, rien n’aura été réellement entrepris pour nous mettre à l’abri de la prochaine crise financière qui s’annonce, pour engager une plus qu’urgente transition écologique, pour faire reculer les accidents au travail et le sous-emploi de masse. Durant ces mêmes dix années, la gauche et la droite au pouvoir se sont entendues pour soutenir le traitement absurde et criminel impose par l’Union européenne aux Etats les plus durement touchés par la crise. Elles ont bafoué le suffrage universel, en ratifiant sous un autre nom (le traite de Lisbonne) le projet de constitution européenne rejeté par le Peuple français en 2005, puis en signant le pacte budgétaire européen, que François Hollande, durant sa campagne, s’était pourtant engagé à renégocier.(…)

C’est de cela que vous décidez avec votre bulletin de vote ! Il ne s’agit pas d’arbitrer entre la jeunesse attrayante de celui-ci et la maturité rassurante de celui-là, entre un peu moins ou un peu plus de social, de baisse des charges, de hausse du smic…L’enjeu est d’une toute autre envergure, et c’est la première chose dont j’espère vous convaincre ici. Allons-nous poursuivre sur la voie d’une société de marché consumériste fondée sur le gaspillage, le saccage de nos écosystèmes, la rivalité, la performance individuelle, la concurrence des uns contre les autres, avec un filet de sécurité sociale minimal pour les perdants ? Une société où la maximisation de la rentabilité financière prime toutes les autres finalités économiques, sociales ou écologiques ? Ou bien voulons-nous le chemin d’un progrès partagé et repensé pour préserver une planète vivable pour nos enfants et nos petits enfants ? (Sic)

https://blogs.mediapart.fr/brigitte-pascall/blog/130617/arretez-de-vous-abstenir?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

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On rigole, on rigole…

Manuel Valls a le soutien du PCF local !!!???

Valls déclare sur la page Facebook : « Je remercie les élu.e.s communistes d’Évry pour leur soutien à ma candidature sur la 1ère circonscription de l’Essonne. »

ici : https://www.facebook.com/manuelvall…

confirmé par son communiqué presse ici https://www.facebook.com/manuelvall…

Source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article154791

Ailleurs, mais pas glop (comme dirait Pif le chien)

En difficulté dans sa circonscription, Najat Vallaud-Belkacem peut compter sur le soutien du Parti communiste. Pierre Laurent, secrétaire national du parti, a appelé mardi à voter pour la candidate PS dans la sixième circonscription du Rhône, face au « candidat de la finance » de La République en marche, Bruno Bonnell.

« Mon conseil aux électrices et électeurs de gauche est clair : utiliser plutôt le bulletin de vote Najat Vallaud-Belkacem pour écarter [le] candidat de la finance » Bruno Bonnell, a écrit Pierre Laurent dans un message publié mardi sur le site de la candidate PS. 

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Suffrage et enfumage, Michel Onfray commente le 1er tour des législatives

Suite au premier tour des élections législatives, les médias parlent d’un raz-de-marée, pour la République En Marche, mais qu’en est-il vraiment ? Michel Onfray revient sur ces résultats.

Certes c’est du Onfray, l’homme qui a une idée sur tout et chaque chose, qui fait partie du clan de ceux qui ne votent pas (depuis longtemps ou toujours, comme Yann Moix ou Emmanuel Todd), il n’empêche qu’il soulève quelque vérités. A vous de trier.

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Rappel

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le fil du 14 juin

AUCUNE VOIX NE DOIT ALLER AU FN

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Conférence de presse – résultats du premier tour – 11 juin

 

«IL N’Y A PAS DE MAJORITÉ POPULAIRE POUR DÉTRUIRE LE CODE DU TRAVAIL»

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De la difficulté d’avoir en France une véritable liberté de penser, de s’exprimer et d’informer…
Il est clair que ne s’étant pas affichée Macroniste et ne pratiquant pas la langue de bois, la voix de Natacha Polony aura bien du mal à se faire entendre sur les médias mainstream !

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Le nouvel exécutif a-t-il un problème avec la liberté de la presse ?

Le 18 mai, nous nous étions inquiétés de la façon dont l’Elysée organisait le voyage au Mali du président de la République, en sélectionnant les journalistes chargés de couvrir ce déplacement. Pas question d’«imposer» des choix aux rédactions, fut-il alors répondu. Or la semaine dernière, ce sont cette fois deux ministres qui ont envoyé des signaux extrêmement préoccupants, quant à la manière dont ils conçoivent l’indépendance des médias et la protection des sources, ou plutôt leurs limites.

Mercredi 7 juin, quelques heures avant la diffusion par France Inter de révélations sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires européens au Modem, François Bayrou, président de ce parti et surtout garde des Sceaux, a appelé en personne le directeur de la cellule investigation de Radio France pour se plaindre de prétendues «méthodes inquisitrices», ajoutant qu’il étudiait, avec ses avocats, la possibilité d’une qualification de «harcèlement»… Interrogé à ce sujet par Mediapart, il a eu cette réponse qui laisse pantois : «Ce n’est pas le ministre de la Justice ni le président du Modem qui a appelé, c’est le citoyen.»

Vendredi 9 juin, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé que son administration avait porté plainte contre X pour «vol, violation du secret professionnel et recel» après la publication, deux jours auparavant dans Libération, de documents listant les pistes étudiées par son ministère pour préparer la future réforme du code du travail. Une procédure qui permet d’attaquer aussi bien les sources de Libération que le quotidien lui-même.

Ces deux événements, particulièrement inquiétants, ne sont pas les seuls motifs de préoccupation. Le 11 mai, En marche, le mouvement d’Emmanuel Macron, a porté plainte contre la lettre d’information spécialisée la Lettre A pour «recel d’atteinte à un système de traitement automatisé de données», après un article s’appuyant sur des éléments tirés des «MacronLeaks». Et ce dimanche 11 juin au soir, Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires et candidat d’En marche aux élections législatives dans le Finistère, a relégué au rang d’«efforts méritoires» des journalistes contre sa personne les investigations sur l’attribution d’un marché de location à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne, lorsqu’il en était le directeur général.

Face à la liberté d’informer, le nouvel exécutif fait le choix de la tentative de pression, de la répression judiciaire et du procès d’intention. «Continuez à nous irriter, car elle est là, la liberté», lançait le même Richard Ferrand le 3 mai à la Maison des journalistes à Paris, lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Nous continuerons, à n’en pas douter. Parce qu’informer le public est un devoir autant qu’un droit, et parce qu’une presse libre et indépendante est essentielle à la démocratie.

Les premiers signataires :

Les sociétés des journalistes de l’AFP, Alternatives économiques, BFM TV, les Echos, Europe 1, l’Express, France 2, Rédaction nationale de France 3, Libération, les JT de M6, Mediapartle Mondel’Obsle Point, Premières Lignes Télévision, Radio France, RFI, RMC, RTL, Téléramala Vie et les rédactions de Dream Way Production et LaTeleLibre.

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866 arrestations à Moscou

Le 12 juin, fête nationale en Russie. C’est le jour de l’indépendance, mais sûrement pas le jour de la Liberté. Des centaines de personnes ont été arrêtées hier dans tout le pays, dont 866 à Moscou, 548 à Saint-Pétersbourg. Alexey Navalny est un des premiers condamnés. Il a écopé de 30 jours de prison.

Tout cela a commencé il y a quelques mois avec un documentaire vidéo intitulé « Il n’est pas votre Dimon » diffusé par Alexey Navalny et son « Fond de lutte contre la corruption ». Ce film publié sur YouTube a eu 30 millions de visionnages. Il met en évidence les origines frauduleuses de la vaste fortune de l’ex-président et actuel Premier ministre Dmitry Medvedev. Le surnom intime de Dmitry est « Dimon ». Dans le parc d’une de ses résidences provinciales, il y a un étang doté d’une île. Sur celle-ci, il y a un abri pour canards. Voilà pourquoi un petit palmipède est devenu le symbole de cette révélation qui émeut tant de monde, sauf le mis en cause. Ses réponses sont des plus laconiques. Il a qualifié ce filme de « compote ». « Dimon », « caneton », « compote », voilà des symboles que le talentueux publiciste Alexey Navalny saura utiliser pour populariser ses divulgations. Poutine a verrouillé la totalité des médias russes, mais il ne contrôle pas internet. Par l’intermédiaire de la toile, Alexey Navalny a su s’adresser à la nouvelle génération, celle qui ne regarde pas la télévision et qui ne connaît que la réalité du régime de Poutine. Elle veut s’en débarrasser : par l’immigration ou la révolte. 350.000 Russes fuient la Russie chaque année. Mais une jeunesse a décidé de rester et de se battre. Je l’ai vue hier manifester sur la Place Pouchkine à Moscou.

À lire ici : https://blogs.mediapart.fr/pierre-haffner/blog/130617/866-arrestations-moscou

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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le fil du 12 juin

LA FRANCE INSOUMISE EST AU 2ND TOUR DANS DES DIZAINES DE CIRCONSCRIPTIONS

 

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Droit de manifestation en danger : interpellez E.Macron

Les mesures de l’état d’urgence sont détournées pour restreindre notre droit de manifester pacifiquement. Agissez avec nous pour interpeller le nouveau Président de la république.

Le candidat Emmanuel Macron s’était engagé, lors des élections présidentielles, à « garantir et protéger activement le droit de réunion pacifique en France ».

De nombreuses solutions existent pour faire de cet engagement une réalité . En interpellant directement Monsieur Macron sur Twitter ou par courrier, manifestez votre attachement à ce droit fondamental.

Envoyer un mail ou un courrier à Emmanuel Macron

> Copier-coller ce message ci-dessous et rendez-vous sur cette page du site de l’Elysée

> Vous pouvez aussi imprimer ce message ci-dessous chez vous et l’envoyer à l’adresse suivante :

Présidence de la République

55 Rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 Paris

A savoir : les correspondances au Président de la République française sont dispensées d’affranchissement

Monsieur le Président,

J’ai pris connaissance du rapport d’Amnesty International sur les restrictions abusives au droit de manifester en France depuis l’instauration de l’état d’urgence. Intitulé Un droit, pas une menace. Restrictions disproportionnées à la liberté de réunion pacifique sous couvert de l’état d’urgence en France, il dresse un état des lieux inquiétant des atteintes portées à ce droit fondamental auquel notre pays est profondément attaché, par son histoire comme par ses engagements internationaux.

Ce rapport démontre en effet que des centaines de mesures restreignant de manière injustifiée le droit de circuler librement et le droit à la liberté de réunion pacifique ont été imposées sous prétexte de lutter contre le terrorisme. L’état d’urgence, conçu pour protéger la population française contre la menace de nouveaux attentats, a été utilisé abusivement pour restreindre son droit à manifester pacifiquement. Sous couvert de ce régime d’exception, des centaines de militants, défenseurs de l’environnement et militants pour les droits des travailleurs ont été privés de leur droit de manifester, lorsqu’il leur a été interdit, sans raison, de participer à des manifestations.

Par ailleurs, si je déplore profondément que de nombreux représentants des forces de l’ordre aient été blessés au cours de plusieurs manifestations, je déplore aussi que des milliers de manifestants pacifiques aient souvent été confrontés à un usage disproportionné de la violence par les forces de sécurité. Des matraques, des balles en caoutchouc, des grenades de désencerclement et du gaz lacrymogène ont été utilisés contre des manifestants pacifiques qui ne semblaient pas menacer l’ordre public, faisant un grand nombre de blessés. Les stratégies de maintien de l’ordre employées ont aussi dans certains cas semblé contribuer à attiser les violences et les tensions, plutôt que de les apaiser.

Monsieur le Président, le droit de manifester pacifiquement est un droit essentiel à l’exercice de la liberté d’expression, indispensable au bon fonctionnement de toute démocratie. Vous-même, lors de la campagne présidentielle, vous êtes publiquement engagé à protéger et garantir ce droit.

Le rapport d’Amnesty International porte de nombreuses recommandations. Parmi celles-ci, j’attire votre attention sur les demandes suivantes:

– l’état d’urgence doit être levé dans les plus brefs délais, à moins que les pouvoirs publics n’apportent la démonstration de sa nécessité ;

– tant que ce régime d’exception est en place, les mesures de l’état d’urgence ne doivent pas être détournées de leur objet, à savoir la prévention d’attaques terroristes, pour restreindre abusivement la liberté de manifester. Cela passe par une révision de la loi sur l’état d’urgence, si celui-ci devait être reconduit, ainsi que par des instructions claires données aux préfets ;

– les forces de l’ordre ne doivent utiliser la force qu’en dernier recours, de manière strictement nécessaire et proportionnée à la menace ;

– les violences excessives ou arbitraires commises par les forces de l’ordre à l’encontre des manifestants pacifiques doivent faire l’objet d’une vigilance active des autorités, et être sanctionnées par des enquêtes impartiales et indépendantes.

En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à ces recommandations, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération,

https://www.amnesty.fr/actions/emmanuel-macron-droit-de-manifester

 

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Neuf associations demandent le retrait du projet de loi antiterroriste

À peine installé, le gouvernement d’Édouard Philippe a déjà réussi à provoquer une mobilisation rarement vue des associations de défense des libertés publiques contre son projet de loi visant à pérenniser les principales mesures permises par l’état d’urgence. Vendredi 9 juin, un collectif de neuf organisations (ACAT, Amnesty international, Action droits des musulmans, LDH, Quadrature du Net, Observatoire international des prisons, GISTI, Credof, Human Rights Watch, Syndicat de la magistrature) ont organisé en urgence une conférence de presse pour demander « solennellement » au président de la République de « retirer ce projet de loi inacceptable ».

« L’heure est très grave, a asséné l’avocat William Bourdon. C’est la France, pays de tradition humaniste dont le destin manifeste historiquement serait de propager l’esprit des Lumières, qui, aujourd’hui, inaugure une cérémonie à l’échelon européen qui conduit à rendre éternel l’état d’urgence dans son droit commun. » « On justifiait l’état d’urgence par son caractère exceptionnel, a-t-il poursuivi. Avec ce projet de loi, la France inaugure quelque chose que seule la Turquie a tenté de faire. »

 

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Bonus (Merci Didier Porte)

 

L’argumentation ridicule de Sara Lambert (candidate En Marche du Gard)  dans l’Émission Politique

Pas mieux du côté de Colboc : malaise sur France 3 pendant l’intervention d’une candidate En marche. Pour sûr, du Macron dans le texte. Je ne sais pas de quoi je parle mais je le dis quand même…

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Quelques réactions des caciques du PS.

Pauvre Camba… « Nous nous reformulerons » ! Ah ? Le PS n’était donc qu’une formule ?

L’ami Lamy en a trouvé une : Merci pour ces moments, messieurs Hollande et Valls

Quant à Urvoas… rien à ajouter, il a si bien saisi la situation.

Au fil des 10 et 11 juin

Lettre de Jean-Luc Mélenchon aux insoumises

9 juin 2017 dans Actus, Notes JLM

Madame, Monsieur

Chers insoumis,

l’enjeu de l’élection législative a changé de nature ces dernières heures. Quatre jours avant le vote nous apprenons par le journal « Le Parisien » l’ampleur de la remise en cause du code du travail prévue par le gouvernement de monsieur Macron. Trois jours avant le vote, grâce au journal « Le Monde », nous découvrons un projet de transposition dans le droit commun des dispositions de l’Etat d’urgence. Ainsi tout le droit social et tout le système des libertés individuelles de notre pays sont désormais en cause.

Dans le premier cas il s’agit d’un coup d’état social puisque les parlementaires ne pourraient discuter ni amender une seule des décisions prévues par les ordonnances. Pourtant des milliers de questions très précises concernant la vie quotidienne des salariés sont en en cause : la durée du travail, les salaires, le droit d’alerte et celui de retrait en situation de danger, les motifs de licenciements, et ainsi de suite. Un siècle de luttes et de compromis sociaux vont être abrogés.

Dans le second cas toutes les protections qui garantissent les libertés individuelles vont être remises en cause. Par exemple les perquisitions à domicile et les mises en résidence surveillées pourront être ordonnées par le ministre de l’intérieur et les préfets sans aucune autorisation préalable d’un juge ! De même pour la surveillance des conversations privées téléphoniques. Et ainsi de suite.

Peut-être n’est-ce pas tout. Raison de plus pour refuser fermement de donner les pleins pouvoirs à Monsieur Macron comme il le réclame. Nos bulletins de vote prennent donc le sens précieux d’une mobilisation pour la défense de nos acquis sociaux et de nos libertés individuelles.

Si ceux qui ont voté pour le programme « L’avenir en commun » dont j’ai été le candidat à l’élection présidentielle confirment leur soutien à ce projet en votant pour les candidats de « La France Insoumise », nous serons le groupe de députés décisifs à l’Assemblée nationale. Les bulletins de vote marqués du logo « PHI » seront dans tous les bureaux de vote du pays. On ne peut se tromper.

Sur le terrain l’accueil qui est réservé à nos candidatures est bon. Parfois la présence au second tour se jouera à quelques voix comme à la présidentielles même si nous sommes en tête de toute l’opposition au système Macron. J’appelle donc a ne pas disperser les voix qui se sont rassemblées avec « La France insoumise » en avril dernier.

Enfin je remercie toutes les personnes qui ont manifesté leur solidarité en public comme en privé pendant l’interminable campagne de dénigrement qui s’est abattue sur moi sans limite de décence.

Je vous assure de mon engagement fidèle et constant au service de l’idéal humaniste écologique et social qui est le notre.

 

 

 

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Brève de Charlotte #6 : Avant le premier tour

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Pour tout savoir ou presque… Une petite formation en 30 minutes pour les nouveaux-elles en politique.

Le rôle des délégué·e·s et assesseurs – Présentation de Gabriel Amard

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Tsunami aux législatives… Il va sauver le monde… Poutine ? Même pas peur ! Il marche sur l’eau… Si vous ne vous sentez pas enfumés, on ne peut plus rien pour vous.

Comment Macron va signer la fin du CDI.

à suivre…

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le fil du 9 juin

Christophe Barbier trouve plus que normal que le gouvernement ne dévoile rien de sa « loi travail »!

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[Fil d’Actu #69] Ordonnances | Législatives | Emplois verts

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Le 7 juin 2017, Jean-Luc Mélenchon participait au débat des élections législatives de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône. Il était face à Solange Biaggi (Les Républicains), Jeanne Marti (FN), Patrick Mennucci (PS) et Corinne Versini (La République en Marche). Parmi les thèmes abordés : la destruction du code du travail par ordonnances de monsieur Macron, l’économie de la mer et ses potentialités en terme de créations d’emplois, l’éducation, la sécurité et en particulier la délinquance en col blanc.

Cette vidéo est mise en ligne avec l’accord de la chaîne. Retrouvez le replay officiel sur : http://france3-regions.francetvinfo.f…

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Chronique de Didier Porte pour Mediapart du 5 juin 2017

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La cour d’appel de Lyon a confirmé la responsabilité de Monsanto dans l’intoxication aux pesticides de Paul François, céréalier de Bernac. C’est une première en France.

  Il a gagné. Huit ans de combat. « De souffrance et de pression. » Mais hier, la cour d’appel de Lyon a remis tout le monde à sa place: oui, Paul François, le petit gars de Bernac, céréalier du Ruffécois, est une victime. Et oui, Monsanto, le géant américain de l’agrochimie, producteur du Lasso et du Roundup notamment, est responsable.

Responsable de l’intoxication de Paul François, de ses pertes de connaissance, de ses crachats de sang, de ses troubles de la mémoire, de la parole, de l’équilibre. La cour d’appel a dit ce que le TGI de Lyon avait déjà dit.

Fin du combat? Paul François n’y croit pas: « Vu leur comportement depuis huit ans, je pense qu’ils vont aller en cassation. Ils vont faire durer le plaisir car vu ce qu’ils m’ont fait endurer, ça a l’air d’être un plaisir pour eux de faire souffrir et de mettre la pression sur un petit citoyen comme moi. »

À lire ici : http://srv497.fr.nf/paul-francois-le-cerealier-charentais-terrasse-monsanto/

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#RDLS31 : LÉGISLATIVES, CODE DU TRAVAIL, ÉTAT D’URGENCE, ORDONNANCES DE MACRON

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Ruquier cocufié par Mélenchon | CCATD #22

 

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le fil du 8 juin

Se débarrasser du FN OUI !

Donner les pleins pouvoirs à la Finance NON !

VOUS POUVEZ TOUT CHANGER, les 11 et 18 juin,

en votant pour les candidat.e.s de la France insoumise aux élections législatives.

Si les 7 millions de la présidentielle votent, une autre majorité est possible

Clip officiel de la France insoumise pour les législatives

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Conférence de presse du 7 juin

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Petit voyage dans le Front national «dédiabolisé» de Marine Le Pen.

«Lobby Juif», «Banania», «connards de Français»: on a scruté les comptes Facebook et Twitter des 573 candidats FN

Enquête BuzzFeed News – Sur les 573 candidats que présente le Front national aux législatives, une centaine poste, aime ou partage des contenus homophobes, antisémites, islamophobes ou racistes. Tour de France du FN «dédiabolisé» de Marine Le Pen.

En janvier 2016, Marine Le Pen a nommé Jean-Lin Lacapelle «secrétaire national aux fédérations et à l’implantation». Avec une mission: sillonner la France pour écarter des législatives les candidats dont le profil sulfureux et les propos outranciers donneraient une mauvaise image du parti. Dans chaque circonscription, le candidat «me fait parvenir un dossier», explique-t-il au Figaro. «Si le candidat est impeccable», la validation est enclenchée. «S’il y a des doutes, le dossier est étudié plus sérieusement. Ceux qui doivent être écartés le sont.» C’est raté.

Enquête à lire ici : https://www.buzzfeed.com/davidperrotin/enquete-fn-legislatives?utm_term=.yk9vpqk73#.kqgknYpvq

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l’Avenir (pas très en commun) selon Attali

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

El-Manchar, c’est le Gorafi Algérien… et on ne peut pas dire qu’ils y vont avec le dos de la cuillère !

Divorce Arabie Saoudite-Qatar : Le tribunal international tranchera jeudi sur la garde et le financement de Daech

Un divorce est toujours difficile et douloureux à vivre pour les enfants, d’autant plus si leurs parents continuent de se déchirer après leur séparation. Ce qui semble être le cas au Moyen-Orient où l’Arabie saoudite a annoncé ce lundi 5 juin qu’elle rompait sa relation avec le Qatar.

Une rupture qui achève une histoire d’amour de plus de 20 ans pendant lesquelles les deux tourteaux n’ont eu de cesse s’entre-enculer en détroussant leur djellabas immaculées entre deux prières tartuffardes. Le couple a cassé tous les tabous, se livrant à des partouzes avec les voisins émiratis, Bahreïniens, Turcs. Français et Américains étaient aussi parfois de la partie.

Mais l’Arabie Saoudite et le Qatar comme nous le savons tous ont un enfant nommé Daech, né en 2006 suite à des rapports non protégés. Cet enfants bâtard né suite à une partouze a grandi auprès de ses parents chéris qui ne lésinaient pas sur les moyens pour lui faire oublier ses origines adultérines. Mais voilà que la question de sa garde et de sa prise en charge est mise sur la table maintenant que le divorce a été prononcé ? Qui de l’Arabie ou du Qatar aura la garde et le financement de l’enfant ? Selon nos sources, c’est le tribunal international qui tranchera jeudi sur cette question. Selon certaines indiscrétions, les juges se prononceront pour une garde partagée, Daech étant un enfant adultérin (c’est-à-dire un fils de pute pour dire les choses clairement), il n’est pas possible pour eux de déterminer qui du Qatar ou de l’Arabie saoudite est la pute dans cette histoire.

Source : https://el-manchar.com/2017/06/05/rupture-arabie-saoudite-qatar-tribunal-international-tranchera-jeudi-garde-financement-de-daech/

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au fil du 6 juin

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Pas de trêve médiatique ? Motivation Insoumise maxi !

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Lettre à mes consoeurs et confrères journalistes…

… qui n’ont de cesse d’enjoliver Macron et de noircir Mélenchon.

Chers Collègues,                                                                                                                                                                                                                                                                              Notre profession a toujours été soumises à des effets de mode. Nous nous en sommes toujours défendus, préférant ramener notre production journalistique à notre talent personnel. Mais la mode existe et s’impose de fait au plus grand nombre, sous la pression d’une hiérarchie déterminée qui pousse à une surenchère dans laquelle l’information ne trouve pas son compte. J’ai décidé cette lettre après avoir pris connaissance d’une critique me concernant. Pour annoncer mon dernier documentaire « dans le secret de la violence sociale » (diffusé le 23 mai sur France 2) un confrère en explique l’intérêt et souligne « le côté militant du film, ce qui fait sa force et sa faiblesse. Jacques cotta a soutenu publiquement jean Luc Mélenchon ». Cela m’a d’abord fait sourire. Puis réflexion faite, je me suis demandé ce que ma position vis à vis de la « France Insoumise » et de Jean Luc Mélenchon venait faire au milieu. La mode actuelle, nous y voilà ! Dans la presse, tous supports confondus, il est de bon ton de diaboliser Mélenchon, et de n’épargner nul qui l’approche. Mode qui n’est pas innocente.

Avant de vous parler de ce que cela m’inspire précisément pour notre profession, je voudrais dans cette lettre aborder trois points pour tenter de bien me faire comprendre.

  • Quelques exemples illustratifs de ce que je nomme « la mode journalistique ».
  • La « mode » actuelle, un anti mélenchonisme d’une violence inouïe qui n’a d’égal que la promotion éhontée d’Emmanuel Macron.
  • Les conséquences qui risquent d’en découler.

Jacques Cotta
Le 1er juin 2017

 À lire ici : http://la-sociale.viabloga.com/news/lettre-a-mes-consoeurs-et-confreres-journalistes

 

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Lettre ouverte à Nicolas Hulot contre la poubelle nucléaire CIGEO à Bure

« Make our planet great again »… La formule de Macron en faveur de l’environnement, aussi fracassante soit-elle,ne doit pas nous faire oublier son attachement à la filière nucléaire qui continue de produire des milliers de tonnes de déchets radioactifs dont nous ne savons toujours pas quoi faire. Il est grand temps de sortir de ce modèle énergétique dépassé, dangereux et coûteux.

Vendredi 2 juin, le mouvement anti CIGEO (projet d’enfouissement des déchets nucléaires) a décidé d’interpeller Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire à travers une Lettre ouverte co-signée par des collectifs locaux d’habitants, des associations nationales, des syndicats de travailleurs et de paysans et de nombreux collectifs venus d’autres luttes.

Monsieur le ministre, vous avez déclaré suite à la catastrophe de Fukushima, le 12 novembre 2011*, que « Le propre d’un accident nucléaire c’est d’être inestimable dans le temps et dans l’espace. Et là s’arrête le risque acceptable dès lors que l’on ne maîtrise ni ne mesure plus ses conséquences. » Nous partageons totalement votre constat.

Vous êtes ministre à présent. Des spécialistes vous assureront que les déchets** produits par l’industrie nucléaire seront bien gérés. Si comme vos prédécesseurs, vous n’écoutez qu’une seule voix, celle des acteurs du nucléaire, la seule ayant accès à votre cabinet, qui affirme que le stockage nucléaire en grande profondeur est une solution, alors vous vous tromperez gravement. Vous pourriez apposer un blanc-seing sur un projet comportant lui aussi, comme l’accident nucléaire de Fukushima, des « risques non acceptables, parce que personne ne maîtrise ni ne mesure les conséquences » de l’énorme complexe CIGEO, projet d’enfouissement des déchets nucléaires, qui sacrifie non seulement un territoire, mais menace durablement le pays tout entier et les centaines de générations à venir.

Article intégral ici :  https://blogs.mediapart.fr/sauvonslaforet/blog/050617/lettre-ouverte-nicolas-hulot-contre-la-poubelle-nucleaire-cigeo-bure

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Chères électrices, chers électeurs

Installez-vous confortablement et prenez le temps de découvrir nos tambouilles politiciennes ! Le dernier monarque à la mode ne manquera pas de concocter de nouvelles recettes basées sur un même ingrédient : l’opportunisme !

À l’image de l’actualité politique, ce site sera mis à jour. Revenez prochainement afin de découvrir de nouvelles tambouilles si chères à notre Ve République.

https://tambouille-electorale.fr/

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Impliqué dans des scandales sanitaires à répétition, Monsanto est plus que jamais montré du doigt. Si vous souhaitez boycotter Monsanto, voici la liste des sociétés qui utilisent leurs produits si controversés. En boycottant ces marques, vous choisissez d’éviter de donner de l’argent à Monsanto pour protéger la santé de votre famille, de vos enfants et des générations futures.

La Liste des Marques à Éviter

Nous avons obtenu la liste des sociétés utilisant les produits Monsanto sur le blog américain Collective Evolution.

Comme ces sociétés sont peu connues en France, nous avons répertorié pour vous les marques qu’elles possèdent et qui sont vendues sur le marché français et européen.

Cliquez ici pour accéder à la version imprimable. Pratique quand on fait ses courses.

Comme vous pouvez le voir dans cette liste, un grand nombre de marques de notre quotidien et celui de nos enfants appartiennent à des sociétés utilisant les produits Monsanto.

Liste des Sociétés Utilisant des Produits Monsanto

  • Coca-Cola et ses sous-marques : Coca-cola, Coca-Cola Light , Cherry Coke, Minute Maid, Burn (boisson énergisante), Dr Pepper, Fanta.
  • Cadburyqui possède les bonbons Carambar, Malabar, Régal’ad, ainsi que les chewing-gum Hollywood, La Vosgienne et les chocolats Poulain.
  • Campbellavec ses soupes Royco et Liebig.
  • Capri-Sun et ses boissons pour enfants du même nom.
  • Carnation, sous marque de Nestlé, qui produit le lait déshydraté de marque Gloria.
  • General Mills avec les conserves Géant Vert, les glaces Haagen Dazs, et les fajitas Old el Paso et les yaourts Yoplait.
  • Heinz et son fameux Ketchup.
  • Kellogg’s avec les Céréal Kellogg’s Cornflakes, Special K, Treso, Miel Pops, Coco Pop’s, Frosties, Extra, All Bran.
  • Knorr avec leurs bouillons, leurs soupes et leurs sauces.
  • Kraft Philipp Morris avec un grand nombre de marques dont Côte d’Or, Carte Noir, Daim, le café Maxwell, la crème à tartiner Philadelphia, les gâteaux Lu, les chocolats Milka, Oreo, Suchard, Tang, Toblerone (vous trouverez la liste complète ici).
  • Lipton et les thés du même nom.
  • Ocean Spray et leurs boissons à la cranberry.
  • Les Cookies Pepperidge Farms.
  • Pepsico et ses marques Pepsi-Cola, Tropicana, Alvalle, Gatorade, Seven Up, Gatorade, Lipton Ice Tea, les chips Lay’s, Doritos, Ruffles, Tostitos, les gâteaux Quakers et les gateaux apéritifs Benenuts.
  • Les chips Pringles.
  • Procter et Gamble et ses 300 marques comme PampersDécouvrez la liste ici.
  • Schweppes et ses boissons gazeuses.
  • Uncle Ben’s et son riz.

Attention, les marques mentionnées dans cette liste ne contiennent pas forcément des produits Monsanto mais elles appartiennent à des sociétés qui, selon le blog américain Collective Evolution, utilisent des produits Monsanto pour certaines de leurs productions.

Ces grands groupes agroalimentaires possèdent tellement de produits différents disponibles dans les supermarchés, qu’il est parfois difficile de toutes les répertoriées… C’est pour cette raison que nous avons ajouté des liens vers les listes complètes.

http://lesmoutonsrebelles.com/vous-souhaitez-eviter-les-produits-monsanto-voici-la-liste-des-marques-a-connaitre/

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Au fil du 3 au 5 juin

Brève de Charlotte #4 : Une constituante c’est encore possible

SI TU AS VOTÉ MÉLENCHON, REGARDE CETTE VIDÉO

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Clips de campagne : davantage de temps pour En marche !, le FN et La France insoumise

Saisi par La République en marche !, le Conseil d’Etat s’était tourné vers le Conseil constitutionnel, qui avait décidé d’abroger un article litigieux du code électoral et proposé au CSA de rééquilibrer les temps.

Soixante minutes de clips de campagne en plus pour La République en marche !, qui n’en avait que douze… Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a rééquilibré, jeudi 1er juin, les temps accordés aux partis pour la diffusion de spots officiels dans la campagne des législatives. Ce réajustement profite aux autres mouvements qui n’ont pas de groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, comme le Front national (qui bénéficiera de 65 minutes de clips) ou La France insoumise (54 minutes), mais aussi Europe Ecologie-Les Verts, Debout la France, Lutte ouvrière et l’Union populaire républicaine de François Asselineau (24 minutes chacun).

Les temps des partis disposant d’un groupe de députés restent eux inchangés : 120 minutes pour le Parti socialiste (PS), 103 pour Les Républicains (LR), 22 pour l’Union des démocrates indépendants (UDI), 15 pour le Parti radical de gauche (PRG) et 7 pour le Parti communiste français (PCF).

Recours de La République en marche !

Ce rattrapage du CSA fait suite à un recours du mouvement d’Emmanuel Macron, qui s’estimait lésé par la première répartition annoncée. Celle-ci appliquait à la lettre un article du code électoral selon lequel la majeure partie du temps est partagée entre la majorité et l’opposition de l’Assemblée nationale sortante, en fonction de la taille des groupes. Les partis non représentés avaient eux un forfait de douze minutes seulement. D’où un déséquilibre par rapport à la nouvelle donne politique qui met le PS et LR sur la défensive.

Saisi par La République en marche !, le Conseil d’Etat s’est tourné vers le Conseil constitutionnel, qui a décidé mercredi 31 mai d’abroger l’article litigieux du code électoral, au nom du respect du pluralisme. Et proposé au CSA de rééquilibrer les temps.

Source : http://www.lemonde.fr/elections-legislatives-2017/article/2017/06/02/clips-de-campagne-davantage-de-temps-pour-en-marche-le-fn-et-la-france-insoumise_5138074_5076653.html?xtor=RSS-3208

 

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Le Mouvement pour la démocratie en Europe DiEM25, lancé par l’ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, qui avait appelé à voter Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen «est en profond désaccord avec le projet pour l’Europe et la zone euro qui figure dans le programme du nouveau Président, notamment en ce qui concerne l’alignement sur les politiques d’austérité, nocives sur le plan économique et aux conséquences sociales catastrophiques, particulièrement pour les personnes les plus pauvres et les plus précarisées.»

L’élection présidentielle française et les élections législatives qui la suivent ce mois-ci auront de profondes répercussions sur l’avenir de l’Europe et de ses institutions. En choisissant Emmanuel Macron pour Président de la République, les électeurs français ont clairement écarté la candidate d’un parti xénophobe et anti-européen. Mais un grand nombre d’entre eux l’ont fait pour empêcher l’arrivée au pouvoir d’un parti fascisant. Ce choix ne signifie pas pour autant un soutien aux politiques envisagées par le nouveau président.

De fait, bien qu’ayant appelé à voter Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen, DiEM25 France est en profond désaccord avec le projet pour l’Europe et la zone euro qui figure dans le programme du nouveau Président, notamment en ce qui concerne l’alignement sur les politiques d’austérité, nocives sur le plan économique et aux conséquences sociales catastrophiques, particulièrement pour les personnes les plus pauvres et les plus précarisées. La non-remise en cause des dispositions et traités qui rendent la zone euro structurellement dysfonctionnelle aura pour seul effet de prolonger, en l’aggravant, la situation désastreuse de l’Union Européenne, et de conduire à terme à sa désintégration. Sur le plan des politiques sociales, les projets de loi envisagés par le nouveau gouvernement français vont entraîner une régression pour la plupart des salariés et l’affaiblissement d’un dialogue social déjà insuffisamment développé.

Avec le résultat de l’élection présidentielle, les élections législatives deviennent un enjeu crucial. Dans la mesure où il n’est pas certain qu’un groupe politique soit assuré de disposer d’une majorité absolue à l’Assemblée, la composition du parlement sera déterminante pour la définition des politiques qui seront mises enœuvre dans les prochaines années, ainsi que pour le rôle que la France jouera sur les scènes européenne et internationale. Dans cette perspective, il est indispensable que puisse se constituer un groupe parlementaire progressiste, écologiste, humaniste et anti-austérité porteur d’une autre vision de l’Europe, et suffisamment fort pour peser sur les politiques proposées dans le cadre d’éventuelles alliances, ou pour combattre efficacement les projets régressifs d’un président néo-libéral.

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/010617/appel-du-diem25-pour-les-elections-legislatives-francaises

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Communiqué de Danielle FLOUTIER Candidate de la France Insoumise dans la 2eme circonscription du Gard

Je suis surprise des arguments de Marie SARA pour justifier son refus de participer à l’émission de FR3 à laquelle devait participer les quatre principaux candidats. Comment peut-elle prétendre combattre le FN et refuser de l’affronter ? C’est un prétexte. Elle se sert de G. Collard comme d’un épouvantail pour masquer la politique anti sociale de Macron.

Dans la 2eme circonscription je suis la seule candidate qui combat de façon conséquente le candidat bleu marine et les candidats de la droite macro socialiste et de LR.

 

Communiqué envoyé au CSA

Monsieur le Directeur,

Vous nous avez informés du refus de madame Marie SARA candidate de la République en Marche de participer au débat que vous aviez prévu le 7 juin et pour lequel Madame Danielle FOUTIER candidate de la France Insoumise a donné son accord comme d’ailleurs les deux autres candidats.

Nous regrettons profondément cette décision, d’autant que madame SARA a bénéficié d’une couverture médiatique plus importante que notre candidate sur votre chaîne.

Aussi nous souhaitons que vous mainteniez cette émission avec les candidats de la deuxième circonscription qui ont accepté de débattre malgré le refus de Madame SARA.

Nous informons le CSA de cette situation.

Cordialement

René DAGAND Directeur de Campagne de Danielle FLOUTIER

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Réponse à Castaner sur l’adhésion des Français

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  L’Observatoire des inégalités publie le 1er juin son rapport 2017 sur les inégalités en France. À quelques jours des législatives, cet organisme indépendant dresse avec objectivité un état des lieux fort documenté sur le sujet. Il fournit les données indispensables pour mieux comprendre et mieux agir.

(…)  hypocrisie : prétendre que la crise touche tout le monde de la même façon. Les « flexibles », minoritaires, permettent « d’ajuster l’offre de travail« . Ce sont eux qui morflent le plus, et ils sont les moins rémunérés. Quand on se gargarise du « stress » du secteur tertiaire, c’est pour mieux cacher la pénibilité physique de ceux qui portent des charges lourdes, respirent des poussières : « une heure de travail à la chaîne ne vaut pas une heure de travail en réunion ou devant un écran d’ordinateur« .

(…) Pour les années qui viennent, ou on s’incline devant une société où le meilleur gagne (sous réserve, tout de même, qu’on assure « l’égalité des chances »), ou l’on met en œuvre de véritables politiques de lutte contre les inégalités (école, santé, logement, fiscalité, revenus), en cohérence avec la devise républicaine. Cela suppose une société fondée sur d’autres valeurs que la compétition.

(…)  En dix ans, un million de pauvres en plus, et la misère persiste : 2,3 millions de personnes vivent avec moins de 672 € par mois pour une personne seule, ce qui ne permet pas de se loger, et 6 millions de personnes vivent dans un foyer dont les seules ressources sont des minima sociaux.

(…) En contrepoint, on a droit aux revenus des super-riches :

2,7 millions d’adultes ont un revenu moyen de 111 000 euros par an (10 % de la population),

267 000 ont 360 000 €/an (1 % de la population),

26700 ont 1,3 million (0,1 %),

2673 ont 5,2 millions (0,01 %) et, enfin,

267 ont 19 millions par an (0,001 %).

(…)  Les plus hauts salaires des sportifs, des stars de cinéma et des PDG sont cités : entre 1,5 et 15,2 millions d’euros par an.

(…)  Outre les revenus, le rapport se penche sur les patrimoines (notons juste que le patrimoine moyen des 10 % les plus riches est 627 fois plus élevé que le patrimoine des 10 % les moins riches). Ainsi, les plus grosses fortunes de France, comme Bernard Arnault (avec 30,3 milliards d’euros), s’établissent à 1,7 million d’années de Smic !

(…) Le rapport montre jusqu’où s’incrustent les inégalités : dans la représentation publique, qui efface le monde ouvrier, pourtant toujours existant (12 % de la population). A la télévision, les cadres, professions libérales et chefs d’entreprise sont sur-représenté. Les cadres et professions intellectuelles représentent 81,5 % des députés et les ouvriers 1,9 % (soit 11 : ils étaient 98 en 1945 et encore 44 en 1978).

Lire l’article intégral (accès libre : https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/310517/les-inegalites-des-donnees-pour-agir

. Rapport sur les inégalités en France, édition 2017, sous la direction d’Anne Brunner et Louis Maurin (176 pages, 200 tableaux et infographies). Document didactique, belle présentation facilitant la lecture. Présenté à la presse le 30 mai, sortie publique le 1er juin. 8,50 € (hors frais de port), à commander  : ici.

Sigles et lutte contre la pauvreté :

. ONPES : Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale : http://onpes.gouv.fr/

. CNLE : Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale : http://www.cnle.gouv.fr/Le-CNLE.html

. ONPE : Observatoire national de la précarité énergétique : http://www.onpe.org/ (à ne pas confondre avec l’ONPE, l’Observatoire national de la protection de l’enfance, ex-ONED)

. ODAS : Observatoire national de l’action sociale : http://odas.net/

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Mélenchon peut-il espérer une revanche ?

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La confidentialité en ligne pour les journalistes

« De nombreux journalistes, toutes générations confondues, ont probablement remarqué que les allusions au Watergate pleuvent dans tous les sens ces derniers temps. Des livres comme 1984 de George Orwell sont de retour dans les vitrines des librairies, et une ambiance menaçante envers la liberté de parole et la liberté de la presse se répand doucement, comme un nuage noir sur l’hémisphère ouest, réveillant des peurs anciennes. »

Sémaphores n’a jamais accepté de faire de pub d’annonceurs mais de l’info d’intérêt général. Cet article auquel nous renvoyons s’y inscrit pleinement à l’attention de toutes celles et ceux qui attachent de l’importance à la confidentialité de leurs données numériques.

Quel logiciel de navigation adopter, comment choisir un mot de passe vraiment efficace, comment protéger ses sources et les infos qui peuvent s’avérer sensibles dans un monde où Big Brother développe un pouvoir grandissant ? Devenir anonyme en ligne, sécuriser les données… Bien des conseils se trouvent ici : https://fr.vpnmentor.com/blog/la-confidentialite-en-ligne-pour-les-journalistes/

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Les clips anti djihad, ça existe et ça fait du bien…

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Site à l’initiative de citoyens insoumis.

Analysons le projet du Front National

Les rapprochements et amalgames entre le programme de la France Insoumise et celui du Front National ont été très nombreux et très virulents. Pourtant, aucune analyse sérieuse et critique des propositions de Marine Le Pen n’a été vraiment réalisée pour tenter de les confronter à celles portées par Jean-Luc Mélenchon.

Le Discord Insoumis propose donc une analyse des propositions du Front National à travers plusieurs thèmes. Cette analyse est bien évidemment très critique car le projet de société de Marine Le Pen est non seulement à l’opposé de celui de la France Insoumise mais il présente de nombreuses incohérences.

Ce site a pour objectif d’être une source de réflexion pour favoriser l’esprit critique de la population autour du projet mortifère du Front National. C’est un espace en développement permanent qui sera enrichi au fil des prochaines semaines.

À découvrir ici : https://analysonslefn.fr/

 

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le fil du 1er juin 2017

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Stop au Mélenchon Bashing !

Mais que se passe-t-il donc ? Pourquoi cette nausée à la lecture de la presse, pourquoi une couverture médiatique si indigente ? La France Insoumise est-elle si dangereuse pour la Démocratie ? M. Mélenchon est-il un danger public ? A lire la presse, à regarder les émissions politiques, oui, à 90%, oui.

Comme un sentiment étrange, un sentiment de déjà vu : l’unanimité des médias contre une pensée alternative.

La Cible : JL Mélenchon, le pro-russe, le pro-répression au Vénézuela, le pro- Le Pen (quel crime de ne pas avoir appelé à voter Macron !), le sanguin, le vulgaire, le parachuté, le mauvais perdant… Ma recherche Google News m’offre environ 90% d’articles hostiles (aux titres faussement accrocheurs, trop souvent biaisés), pour 5% d’articles neutres, et guère plus de 5% d’articles positifs. Mais que se passe-t-il donc dans les rédactions françaises pour que l’on atteigne un tel niveau d’acharnement, une telle absence de réflexion sur les enjeux de cette élection ? Pourquoi sommes-nous tombés si bas… Plus bas peut être que lors du référendum de 2005, c’est dire ma sidération…

Mais qu’a donc fait JL Mélenchon pour mériter cela ? De quels crimes est donc coupable La France Insoumise ? Est-ce un parti néo-fasciste, un risque pour notre avenir, pour la France ? Je ne le crois pas, non. Enfin il me semble…  : un mouvement populaire regroupant en son sein la France dans toute sa diversité (intellectuels, cadres, profs, précaires, chômeurs, jeunes, vieux…), proposant un programme participatif donnant enfin espoir, un horizon souhaitable, salué par les grands acteurs sociaux et environnementaux. Une campagne présidentielle honnête, irréprochable  sur le plan financier. Près de 20% des français derrière lui à la présidentielle, bien davantage si les épouvantails Le Pen et FIllon n’avaient pas poussé certains au vote utile. Alors quoi ? Est-il honteux de l’écrire ? Dangereux peut être quand on est journaliste ?

Cet article est une demande sincère aux journalistes honnêtes, puisqu’ils existent (je pense au Huff Post par exemple, rare exemple de presse qui se veut grand public, et équilibrée) : cessez s’il vous plaît de caricaturer un homme, un mouvement, des idées, cessez ce mépris envers près d’un quart des français, cessez cette insulte quotidienne à notre intelligence, à nos attentes envers vous, médias, sensés nous éclairer objectivement. Pour le dire simplement : pour la Démocratie, pour l’honneur de votre métier, Mesdames et Messieurs les journalistes, stop au Mélenchon bashing…

 

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Le rapport de la Commission d’enquête de la LDH sur les conditions ayant conduit à la mort de Rémi Fraisse (Sivens, octobre 2014)

Suite aux événements qui ont provoqué la mort de Rémi Fraisse dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, la Ligue des droits de l’Homme a constitué en novembre 2014 une Commission d’enquête citoyenne visant à recenser systématiquement les faits liés à cet événement, à analyser son contexte et à porter ainsi un éclairage sur les conditions qui ont conduit à la mort de ce jeune militant écologiste sur le site de Sivens.

Cliquer sur le titre pour accéder à l’article et au rapport de la LDH

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Depuis 2015, l’état d’urgence grignote le droit de manifester

30 mai 2017 Par Louise Fessard

« Dans une France sous état d’urgence, le droit de manifester pacifiquement semble être de plus en plus perçu par les autorités comme une menace », indique un rapport d’Amnesty international. Depuis un an et demi, les autorités ont ainsi utilisé à 639 reprises les pouvoirs d’urgence.

quoi sert l’état d’urgence que le président de la République, Emmanuel Macron, veut prolonger jusqu’au 1er novembre 2017 ? Il permet notamment de faciliter la vie des autorités en matière de maintien de l’ordre, à en croire un rapport de l’ONG Amnesty international publié mardi 30 mai.

Instauré le 14 novembre 2015 après les attentats de Paris dans une visée antiterroriste, ce régime d’exception permet aux préfets d’interdire des rassemblements publics et de restreindre le droit à la circulation d’individus, les privant de fait de leur droit à manifester. Dans un rapport intitulé « “Un droit, pas une menace”. Restrictions disproportionnées à la liberté de réunion pacifique sous couvert de l’état d’urgence en France », Amnesty international documente ce détournement. « Dans une France sous état d’urgence, le droit de manifester pacifiquement semble être de plus en plus perçu par les autorités comme une menace », constatent les auteurs, au terme de près d’un an d’enquête.

Depuis un an et demi, les préfets français ont eu recours aux pouvoirs d’urgence pour signer 155 arrêtés interdisant des rassemblements publics. Ils ont également adopté 639 mesures individuelles afin d’empêcher des individus de participer à des rassemblements publics, dont 574 dans le cadre du mouvement social contre la réforme du code du travail. Ces chiffres ont été obtenus par l’ONG auprès du ministère de l’intérieur.

Les auteurs du rapport, basé sur des entretiens avec 82 personnes (syndicalistes, manifestants et journalistes), ont également rencontré des représentants du ministère, de la préfecture de police de Paris, de la préfecture d’Ille-et-Vilaine, ainsi que le préfet de Loire-Atlantique. « L’État français a indiqué aux Nations unies et au Conseil de l’Europe que le but de l’état d’urgence, qui implique quand même des dérogations au droit international, était la prévention d’attentats, explique Marco Perolini, le chercheur basé à Londres qui a coordonné le rapport. C’est un détournement, car la gestion de l’ordre public n’a rien à voir avec la prévention du terrorisme. »

  • Des interdictions de séjour « disproportionnées »

En droit ordinaire, les autorités ne peuvent restreindre la liberté de circulation de certains individus qu’à l’occasion de rassemblements sportifs. En mai 2015, la commission d’enquête parlementaire sur le maintien de l’ordre, mise sur pied après la mort de Rémi Fraisse, avait proposé de créer une interdiction administrative de manifester pour les personnes signalées par les services de renseignements. Devant la polémique, l’idée avait été abandonnée. Elle est revenue par la petite porte avec l’état d’urgence, qui offre aux préfets des pouvoirs bien plus étendus.

L’article 5 de la loi relative à l’état d’urgence autorise les préfets à « interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics ». L’article 6 permet, lui, au ministre de l’intérieur d’assigner à résidence une personne s’il « existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics ». En réalité, les autorités ont utilisé à 639 reprises ces pouvoirs d’urgence pour empêcher des militants de participer à des rassemblements publics.

La majorité de ces mesures individuelles  – 574 – ont été prises dans le cadre du mouvement du printemps 2016 contre la réforme du code du travail, les autres visant 21 militants écologistes lors de la COP 21 et 44 supporters lors de l’Euro de football. En novembre et décembre 2015, 26 militants écologistes ont également été assignés à résidence par le ministère de l’intérieur et ont dû pointer dans un commissariat plusieurs fois par jour. « Des individus sans aucun lien avec des actes ou intentions terroristes et souhaitant exercer légitimement leur droit à la liberté de réunion se sont trouvés pris dans les filets des mesures d’urgence », résume le rapport.

Ces restrictions ont d’abord visé des « militants qui avaient joué un rôle prépondérant dans les mouvements sociaux opposés à la loi travail, bien qu’ils n’aient commis aucune infraction pénale ». Puis, à la suite de plusieurs décisions de tribunaux administratifs annulant ces interdictions, les préfets ont « alors commencé à imposer ces mesures aux manifestants faisant l’objet de poursuites pour des infractions qui auraient été commises dans le cadre de rassemblements publics précédents ». Le rapport signale que plusieurs de ces manifestants ont été ultérieurement acquittés.

Le rapport cite le cas d’Hugo, étudiant à l’université Rennes-II et militant d’Ensemble-Front de gauche. À Rennes, la maison du peuple, occupée pendant dix jours, avait été évacuée à la mi-mai 2016 par des policiers du RAID. Dans la foulée, Hugo avait fait l’objet, le 16 mai, d’un arrêté du préfet d’Ille-et-Vilaine l’interdisant de séjour dans le centre-ville de Rennes au motif de son rôle prépondérant dans le mouvement étudiant et de sa participation à de précédentes manifestations. Sans qu’aucun acte de violence précis lui soit imputé. La mesure ayant été suspendue par le tribunal administratif de Rennes, le 23 mai, le préfet a repris des restrictions similaires uniquement pour les jours où des manifestations contre la loi travail étaient prévues.

« La préfecture ne pouvait pas me poursuivre pénalement, car je n’avais commis aucun délit, a déclaré Hugo à Amnesty. Alors ils ont recouru à une mesure administrative, liberticide et vexatoire. À mon avis, il y avait une volonté de me punir et de me mettre des bâtons dans les roues en tant que militant politique. »

Constantin, un jeune militant parisien également cité, estime qu’avec l’état d’urgence, les autorités « se sont déchaînées » contre « les mouvements autonomes et anarchistes ». « Aujourd’hui, il y a beaucoup de pression ressentie par tous ceux qui sont actifs dans un mouvement, comme celui contre la construction de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes », explique-t-il.

  • Les interdictions de rassemblement

Plus classiquement, les préfets ont aussi interdit des manifestations, comme ils pouvaient déjà le faire avant l’état d’urgence. Depuis novembre 2015, les préfets ont signé 155 arrêtés interdisant des rassemblements publics au nom de l’état d’urgence, sans compter les dizaines de manifestations interdites en vertu du droit commun français. Pour Amnesty, plusieurs de ces mesures semblent « ne pas être conformes au droit international » et ont « parfois exacerbé les tensions au lieu de les réduire ». « L’interdiction généralisée se justifiait uniquement quelques jours après les attentats à Paris », estime Marco Perolini.

Les autorités ont justifié ces interdictions « par une insuffisance d’effectifs de police pour assurer à la fois le maintien de l’ordre et la mission prioritaire d’assurer la sécurité du public face à la menace de nouveaux attentats ». Le rapport d’Amnesty met en doute ce manque d’effectifs au vu des « tactiques et stratégies mobilisant des ressources considérables utilisées pour maintenir l’ordre lors de rassemblements publics dans des cas où elles n’étaient apparemment pas nécessaires ».

« Les autorités ont fréquemment déployé des centaines de représentants des forces de l’ordre pour contenir des manifestants pacifiques qui ne présentaient aucune menace concrète à l’ordre public », estime l’ONG. Elle cite notamment le confinement « inutile » de centaines de manifestants pacifiques contre la loi sur le travail, le 5 juillet 2016,  à Paris, qui a les a empêchés « concrètement de jouir de leur droit à la liberté de réunion pacifique ». Sont aussi visées les stratégies offensives des préfets à Nantes et Rennes, « qui ont eu pour effet d’accroître les tensions entre manifestants et forces de police ».

À Rennes, les autorités ont choisi de boucler le centre-ville aux manifestants depuis la fin mars 2016, en arguant de violences commises lors d’une manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en février 2016. Là encore, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a allégué auprès d’Amnesty international le manque d’effectifs policiers. L’ONG remarque cependant que, pour faire respecter cette interdiction, les autorités ont « systématiquement déployé des effectifs de police considérables  (…) en bouclant un grand nombre des points d’accès au centre-ville ».

À Nantes, le préfet de Loire-Atlantique a interdit 7 manifestations en 2016. Il a justifié à Amnesty ces interdictions « en raison de la présomption qu’elles étaient susceptibles de troubler l’ordre public étant donné qu’elles n’étaient pas organisées par des syndicats » et des « liens ambigus » des organisateurs avec des groupes violents. « L’état d’urgence permet aux préfets d’interdire un rassemblement à titre préventif en raison d’une menace très diffuse et peu caractérisée d’atteinte à l’ordre public », constate l’ONG.

  • Un maintien de l’ordre « contraire aux normes internationales »

Amnesty international pointe aussi un « recours à une force non nécessaire ou excessive » pour réprimer les mobilisations contre la loi sur le travail. Selon le ministère de l’intérieur, 336 policiers et 45 gendarmes ont été blessés en maintien de l’ordre entre le 19 mars et le 4 octobre 2016. Côté manifestants n’existe toujours aucun système de collecte exhaustive de données. Mais, dans le cadre des manifestations contre la loi travail, 102 manifestants ont déposé plainte auprès de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et de son équivalent gendarmesque, l’IGGN. S’appuyant sur le témoignage de nombreux manifestants, l’ONG estime aussi que les autorités ont « attenté de manière illégale au droit à la liberté d’expression, en ayant recours à la force ou en faisant obstruction par d’autres moyens aux journalistes et autres membres des médias qui couvraient les manifestations ».

Le rapport revient fort à propos sur quelques principes de maintien de l’ordre tirés des conventions internationales. « Une manifestation doit être présumée comme étant pacifique à moins que les autorités ne puissent démontrer concrètement qu’elle constitue une menace à l’ordre public », rappellent les auteurs.

« S’il incombe aux États d’assurer l’ordre public, et que le maintien de l’ordre public constitue l’une des raisons autorisées pour imposer des restrictions manifestement nécessaires au droit à la liberté de réunion pacifique, il est important que les autorités fassent preuve d’un certain degré de tolérance vis-à-vis des perturbations inévitables engendrées par les manifestations », indique l’ONG.  Même en cas de violences dues à quelques manifestants, « cela ne transforme pas automatiquement un événement par ailleurs pacifique en un événement non pacifique. Par conséquent, toute intervention doit chercher à s’occuper des individus concernés plutôt qu’à disperser l’ensemble des participants ».

Il appartiendra aux nouveaux députés de décider début septembre de la prolongation pour la sixième fois de l’état d’urgence. « Nous ne nions pas la menace terroriste, mais l’état d’urgence est-il vraiment nécessaire pour y faire face ? », leur demande Marco Perolini.

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

 

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Au fil des 30 et 31 mai

Médias: plus lâche, tu meurs…

En complément à cette vidéo et pour tout comprendre il peut être bon de lire l’article d’Antoine Léaument : https://antoineleaument.fr/2017/05/28/magazine-monde-vomit-melenchon/

 

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Loi travail 2.

« Fais gaffe au micro là »

C’est sur les images diffusées par Le Quotidien que l’on a pu voir Emmanuel Macron, accompagné de son premier ministre, de Jean-Yves Le Drian, et de Marielle de Sarnez (ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes) en direction de l’ambassade de Grande Bretagne.
Emmanuel Macron relate sa matinée : « Bon, ce matin j’ai fait les premières concertations. Elles se sont bien passées ! », puis à une question (inaudible au micro) de Le Drian, le président répond : « Oui ! Ben c’est normal, parce que je ne leur ai rien dit ! »

C’est une illustration de plus des manœuvres politiques du nouveau gouvernement qui, à l’approche des législatives, préfère temporiser l’annonce des mesures concrètes de la nouvelle loi. En effet, avec cette nouvelle loi Travail, le gouvernement avance en terrain miné comme l’illustre notamment le dernier sondage Odoxa qui affirme que près de 66% de la population comprendrait un vaste mouvement de grève

La réponse du ministre de l’intérieur ne s’est pas faite attendre. « Fais gaffe au micro là », en bon politicard qui a l’habitude de ne pas commettre ce genre « d’erreur ». On n’entend d’ailleurs pas ses propres propos sur cette vidéo.

Quel que soit l’état de l’art de cette loi Travail, il est déjà clair qu’elle constituera une offensive majeure contre le les travailleurs et la jeunesse, en approfondissant les attaques de la loi El Khomery, jusqu’à la remise en cause du code du travail lui-même. Pourtant la réaction des syndicats a laissé pantois plus d’un travailleur.->http://www.revolutionpermanente.fr/Macron-et-les-centrales-syndicales-tour-de-chauffe-avant-le-bras-de-fer]. Même Martinez avait jugé sont rendez-vous satisfaisant car : ‘’le calendrier a l’air d’avoir bougé (…) J’ai cru comprendre que l’agenda rapide qui était prévu n’est pas aussi rapide que ce que j’avais cru comprendre » a-t-il déclaré, il parle d’un ‘’flou dans les échéances’’.

On ne peut que confirmer aujourd’hui dans quel état d’esprit est le gouvernement : il s’agit d’éviter toute étincelle qui pourrait effrayer avant les législatives. Vital pour obtenir la majorité parlementaire. Face à ce gouvernement qui n’a qu’une hâte, c’est d’avoir les coudées franches pour imposer par ordonnance les contre-réformes du patronat, ce sera uniquement sur nos propres forces qu’il faudra compter, par la mobilisation dans les lieux de travail, les lieux d’études, et dans la rue. C’est la seule façon de construire le rapport de force à même de mettre un coup d’arrêt à ceux qui veulent notre peau.

Source : http://www.revolutionpermanente.fr/Macron-Les-consultations-avec-les-syndicats-se-sont-bien-passees-je-ne-leur-ai-rien-dit?utm_content=buffer9ce02&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

 

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Pour les ceusses qu’avaient pas tout compris…

Le scénario de la fabuleuse affaire Ferrand

 Richard Ferrand, directeur général, donc patron salarié, des Mutuelles de Bretagne, a eu la main sur toute l’opération, a tout organisé pour faire lui-même la fabuleuse affaire.

Directeur général de la mutuelle, il a mis en évidence le besoin de nouveaux locaux.? Il a cherché, ou fait chercher, les locaux appropriés.? On lui a signalé plusieurs locaux possibles, dont ceux-ci qui sont à vendre un prix « très raisonnable ».? Considérant que les circonstances permettent de réaliser une excellente affaire, il décide de la faire pour lui même.??

Il fait constituer une SCI (Société Civile Immobilière) par sa compagne, qui s’octroie 99 des 100 parts du capital, et met la 100eme part au nom d’un ami (un prête-nom) car la société doit avoir au moins deux associés lors de sa constitution.? Cette centième part sera ensuite rétrocédée à la fille du couple Ferrand.?? Le projet de statuts en main (société non encore immatriculée), il fait établir une promesse de vente au bénéfice de cette société « en formation » au prix de 402.000 euros.??

Cette promesse de vente (établie sous diverses conditions « suspensives ») en main, il expose au président du conseil d’administration de la mutuelle les différentes options possibles, en expliquant bien pourquoi la meilleure est précisément l’immeuble pour lequel la SCI bénéficie d’une promesse de vente. ??Le conseil d’administration approuve ce choix et décide, toujours sur la suggestion de son directeur général Ferrand (précisément dans son rôle) de prendre cet immeuble en location moyennant un loyer de 42.000 euros par an ( soit une rentabilité supérieure à 10 % !) et de prendre à sa charge tous les travaux nécessaires de remise en état, pour un montant de 184.000 euros.??

Ayant en main la promesse de vente au prix de 402.000 euros + la promesse de bail à la Mutuelle de Bretagne moyennant le loyer de 42.000 euros (plus, peut-être, la charge de la taxe foncière et tout l’entretien) + tous les travaux pour un montant de 184.000 euros, il se rend alors chez son banquier préféré, lequel, bien entendu, accepte de consentir à la SCI un crédit qui couvre l’intégralité du prix et des « frais de notaire » puisque le montant du loyer payé par le locataire en or massif (les Mutuelles de Bretagne) couvre en totalité les échéances du crédit et autres frais.??

L’affaire étant ainsi bouclée dans les meilleures conditions qu’on puisse imaginer, le couple Ferrand fait immatriculer la SCI et remet tout le dossier à son notaire préféré pour formaliser l’opération.?? C’est donc une fabuleuse affaire pour le couple Ferrand, qui n’a rien déboursé, pris aucun risque, et se retrouve propriétaire d’un bien d’une valeur (prix + travaux) de 586.000 euros, remis à neuf, avec un locataire en or et une rentabilité exceptionnelle de plus de 10 % (et loyer indexé sur l’indice du coût de la construction).??

Un rêve, réalisé par Ferrand parce qu’en qualité de directeur général des Mutuelles de Bretagne, il a managé toute l’opération et orienté (dicté) les décisions du conseil d’administration.?? Le conflit d’intérêt qui caractérise cette opération est tout aussi fabuleux, et disqualifie clairement son auteur pour participer, dans le gouvernement auquel il appartient, à la lutte impitoyable contre la corruption sous toute ses formes promise par le président de la République.?? Depuis ce matin, le discours tenu par Monsieur Ferrand et ses amis ministres et porte-paroles du gouvernement (« il n’y a rien d’illégal ») est en tout point semblable à celui que nous servaient, il n’y a pas si longtemps, Fillon et ses proches, dont on sait comment ça s’est terminé.??

Il est donc plus qu’urgent que le président de la République se fasse entendre, et siffle la fin de la partie en sortant immédiatement Ferrand du gouvernement.?? A défaut, c’est son quinquennat et tous ses engagements (notamment de lutter contre la corruption) qui s’effondrent, pour laisser la place aux populistes d’extrême droite et d’extrême gauche.??Avec cette affaire Ferrand, que d’aucuns s’évertuent à minimiser, c’est le sort de notre démocratie qui est en jeu.??Il y a urgence !

Source : http://www.economiematin.fr/news-richard-ferrand-conflit-interet-gouvernement-macron

 

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Pas de soumission à «l’Uberisation» de la société!

Stéphane Peu et Eric Coquerel, candidats dans la 2ème et 1ère circonscription du 93, investis par France Insoumise et soutenus par Jean-Luc Mélenchon appellent à une réunion commune le 1er juin à la Bourse du Travail de Saint-Denis avec des travailleurs ubérisés.

«Allez à Stains [Seine-Saint-Denis] expliquer aux jeunes qui font chauffeur Uber qu’il vaut mieux aller tenir les murs ou dealer. Les quartiers où UBER embauche, ce sont des quartiers où nous, on ne sait rien leur offrir. En effet, ils travaillent 60 ou 70 heures pour toucher le SMIC […] Qu’est-ce qu’on leur a offert de mieux depuis 30 ans?»

Ces propos d’Emmanuel Macron tenus sur une vidéo publiée sur Mediapart en Novembre 2016 nous restent en travers de la gorge. La vision est caricaturale et humiliante : non seulement tous les jeunes des quartiers populaires ne travaillent pas 70 heures par semaine pour toucher le SMIC (ce qu’il reste du droit social malgré vos lois et celles de vos amis s’applique aussi dans nos villes M. Macron !),  mais surtout tous ceux qui ne travaillent pas ne « tiennent pas les murs ou dealent » !  Imaginer que leur choix doit se limiter à « Uber ou Dealer » exprime un cruel manque d’ambition et un profond mépris du nouveau Président de la République pour les questions de l’emploi et de la jeunesse dans ce pays.

En tant qu’acteurs politiques engagés lors de cette campagne pour les élections législatives sur plusieurs villes de Seine-Saint-Denis (Epinay, L’Ile-Saint-Denis, Saint-Ouen, Saint-Denis, Pierrefitte et Villetaneuse) nous constatons au quotidien les dégâts que produit l’Uberisation de l’économie sur nos populations.

Ce terme construit à partir du nom de la plate-forme numérique de mise en contact entre utilisateurs et chauffeurs VTC Uber est devenu le symbole d’un bouleversement sans précédent de notre manière de concevoir et de vivre le travail.

Ce nouveau modèle économique consiste à créer une plateforme numérique pour la mettre à disposition des professionnels indépendants dans des domaines aussi divers que ceux des transports, de la logistique, du déménagement, des commerces, de l’hôtellerie ou de l’éducation, etc…

Prenant appui sur le mouvement actuel de dérèglementation des professions, il se caractérise par un recours massif à l’auto-entrepreneuriat. Ce statut, créé en 2008, puis sans cesse promu par Emmanuel Macron lors du quinquennat Hollande et de sa campagne électorale de 2017 permet en réalité de mettre en place un système de sous-salariat déguisé grâce auquel les entreprises gérant ces plateformes numériques contournent la fiscalité et le droit social français.

En effet, qui dit statut d’auto-entrepreneur, dit également absence de salaire minimum, de protection en cas d’arrêt maladie, de congés payés et dépendance totale à la politique tarifaire de la plateforme puisque celle-ci est, dans la majorité des cas, le client unique de ces professionnels indépendants.

Leurrés par ces entreprises qui leur promettaient, il y a encore quelques mois, un salaire confortable en devenant leur propre patron, des milliers de jeunes de nos quartiers populaires qui ont cru pouvoir s’en sortir grâce à l’auto-entreprenariat se retrouvent aujourd’hui pris au piège.

Endettés et sans perspective, près de 25 000 chauffeurs VTC (dont près de 2000 vivent sur le territoire de Plaine Commune) travaillent aujourd’hui en moyenne 70h par semaine pour à peine plus de 1000 euros par mois, soit un salaire net horaire approchant les 3,50€ / heure !

Loin de créer de l’emploi, l’Uberisation de la société provoque donc une disparition rapide des droits des travailleurs et, de fait, une nouvelle forme d’esclavage moderne et de précarité qui fragilise des professions règlementées victimes de ce véritable dumping social.

Face à cette situation, la résistance s’organise. Après les taxis en 2013, ceux-sont les chauffeurs VTC qui depuis l’hiver dernier manifestent contre la casse des prix pratiquée par les plateformes et la surexploitation dont ils sont l’objet. L’Urssaf a également dénoncé juridiquement le non-paiement des cotisations patronales par Uber. Des collectifs de coursiers à vélo se sont formés après la fermeture brutale de plusieurs plateformes de la livraison de repas à domicile. Enfin, en Californie comme au Royaume-Uni, les chauffeurs VTC ont réussi à obtenir la requalification en salariat du contrat qui les liait aux plateformes numériques après avoir assigné celles-ci en justice.

La lutte des travailleurs indépendants est un combat pour tous les travailleurs du pays. Le système Uber est en effet un cheval de Troie pour faire revenir en arrière l’ensemble du monde du travail. Sous couvert de modernité, c’est le retour aux rapports d’exploitation du 19ème siècle et au travail à la tâche. Il est donc urgent que la puissance publique s’attache à réguler l’activitédes plateformes et à construire un cadre protecteur pour l’ensemble des travailleurs de ces secteurs.

Il faudrait pour cela commencer par abroger la loi El Khomri et revenir sur les lois Macron afin de rétablir la hiérarchie des normes sociales et le principe de faveur. Il faut ensuite permettre à tous les travailleurs affiliés au régime social des indépendants (RSI) de rejoindre le régime général de la sécurité sociale. De même, il est vital que ceux qui le souhaitent puissent accéder au salariat par la requalification de leur contrat auprès des plateformes numériques pour qu’ils puissent ainsi jouir des droits qui s’y rattachent.

Pour autant, parce que la révolution numérique n’est pas un mal en soit, le dépassement de l’Ubérisation peut aussi passer par l’encouragement et l’aide à la création de coopératives de travailleurs indépendants afin que ceux-ci puissent contrôler collectivement les plateformes qui les mettent en relation avec les clients.

Malheureusement, ces propositions de « bon sens » ne sont pas prêtes de voir le jour si nous laissons faire Emmanuel Macron et son gouvernement. Ces derniers sont les plus fervents partisans du l’Uberisation de la société et incarnent plus généralement toutes les vieilles recettes du libéralisme qui ont déjà tellement abimé la France. La majorité parlementaire que le Président réclame aux Français lors des élections législatives sera faite pour donner les mains libres au gouvernement et engager dès l’été le laminage du Code du travail et la poursuite des mêmes politiques d’austérité qui saccagent les services publics.

C’est pourquoi, les 11 et 18 juin, ne donnons pas les pleins pouvoirs à M. Macron et à son Premier Ministre ! Faisons élire un maximum de députés qui refuseront de se soumettre et proposeront des choix alternatifs à l’Assemblée Nationale. Il est plus que temps de stopper l’Uberisation de la société. Car non, on ne choisit pas entre le chômage et l’esclavage !

  • Le 1er juin à la Bourse du Travail de Saint-Denis (9-11 Rue Génin, 93200 Saint-Denis) de 14h à 15h30

 

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Le syndrome du larbin

Source : Jolemanique, 14-04-2017

  1. I) Définition

Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.

  1. II) Analyse des symptômes

L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire. Les arguments économiques qu’il invoque inlassablement n’ont pas servi à forger sa conviction, le syndrome du larbin est malheureusement une vocation qui se trimbale dès le plus jeune âge et contre laquelle il n’existe aucun remède. Le larbin n’a pas choisi d’aimer les riches, il aime les riches parce qu’il est un larbin. De tendance nettement libérale le larbin est celui qui vous vante les bienfaits du bouclier fiscal alors même qu’il ne paye pas d’impôts. C’est encore le même larbin qui voudrait réduire ou supprimer l’impôt sur la fortune même s’il sait qu’il ne sera jamais concerné par la question. Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique, il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance. Le larbin estime que l’argent qui lui fait défaut, est beaucoup plus utile dans le coffre d’un riche qui pourra ainsi le réinvestir beaucoup plus utilement qu’il ne l’aurait lui même dépensé. Le larbin cautionne tous les sacrifices et les plans d’austérité dont il pourrait être l’objet comme la baisse des salaires, ou encore l’augmentation de l’âge de la retraite même si son travail ne lui convient d’aucune façon et que ses maîtres ne lui offrent aucune perspective d’améliorer sa condition.

III) Hypothèses sur l’origine du syndrome

Deux théories principales s’affrontent pour expliquer l’origine du syndrome : la thèse génétique et la pathologie mentale.
Après des siècles d’esclavage et de féodalité, les larbins pourraient être le produit d’une sélection artificielle des soumis par leurs maitres. La transmission génétique des caractères aurait favorisée la sélection d’une souche vivace de larbins domestiques au profit d’une nouvelle espèce de primates : l’homo larbinus.
Selon cette hypothèse le mécanisme en œuvre serait similaire à la sélection des chiens et des chevaux mais directement appliqué à l’homme.
Pour les tenants de la pathologie mentale le caractère héréditaire n’est pas retenu, il s’agirait plutôt d’un trouble qui se développerait dès l’enfance. Le processus s’aggraverait au passage à l’âge adulte lorsque le sujet prend conscience de la médiocrité de sa condition, le larbin développerait des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif pour justifier l’acceptation de sa subordination. Le larbin finit ainsi par s’identifier à ses maîtres en s’imaginant appartenir au corps social qui l’exploite.

  1. IV) Quelques exemples

Le larbin réagit vivement à toute discussion qui ose remettre en cause les privilèges des plus fortunés, incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet. En réaction le larbin brandit instinctivement une succession de termes caractéristiques qu’il essaye de glisser dans son discours tels que : communisme, bolchévisme, tirage vers le bas, la Stasi, Corée du Nord, isolement, dictature socialiste, évasion fiscale, paupérisation, millions de morts…
Les quelques messages qui suivent portent la quasi-signature “littéraire” d’un larbin digne de ce nom :

  • Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs.
  • Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17…
  • Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ?
  • La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ?
  • Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe !
  • Ma patronne paye trop de charges !
  • Les parachutes dorés c’est une compensation pour dissuader de saboter davantage l’entreprise, divisé par le nombre de salariés ça fait beaucoup moins que dans une seule poche.
  1. V) Population affectée

Le syndrome du larbin ne prolifère pas seulement chez les plus démunis intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une large fourchette de la population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude (20% de la population pense faire parti des 1% les plus riches). Les larbins sévissent en masse sur les forums d’économie dont l’étude de cette discipline semble en aggraver les symptômes. Le paysage politique avec l’élection d’un président au service des ploutocrates révèle un seuil de contamination critique dans la patrie des droits de l’homme. La situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée et les symptômes ne cessent d’évoluer au fil de l’actualité, aussi aidez-nous à maintenir et à diffuser ce document pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes.

ndlr : Sémaphores avait publié un article sur le syndrome du larbin (archives juillet 2013). Une des deux vidéos proposée a été retirée, mais il doit être possible de la trouver à nouveau sur YouTube avec la recherche « Syndrome du larbin ».

l’article se trouve ici : http://semaphores.info/2013/07/le-venerable-professeur-mehlang-chang-et-le-syndrome-du-larbin/

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Le règne des idiots

Source : Chris Hedges, Truthdig, le 30/04/2017

Dans les derniers jours des civilisations qui s’écroulent, les idiots prennent la relève. Des généraux idiots mènent des guerres interminables et ingagnables qui mettent la nation en faillite. Des économistes idiots appellent à réduire les impôts des riches, et à couper  les programmes sociaux des pauvres, en prévoyant une croissance économique basée sur un mythe. Des industriels idiots empoisonnent l’eau, le sol et l’air, suppriment les emplois et réduisent les salaires. Des banquiers idiots jouent sur les bulles financières qu’ils ont eux-mêmes créées et réduisent les citoyens à l’esclavage en vertu d’une dette qui les écrase. Des journalistes et des intellectuels idiots prétendent que le despotisme est la démocratie. Des agents de renseignement idiots orchestrent le renversement de gouvernements étrangers pour créer des enclaves sans loi où prospèrent des fanatiques fous-furieux. Des professeurs, des «experts» et des «spécialistes» idiots s’occupent, avec un jargon inintelligible et des théories obscures, à soutenir la politique des dirigeants. Des animateurs et des producteurs idiots créent des spectacles scabreux, pleins de sexe, de sang et de fantasmes.

Dans la checklist bien connue de l’extinction, nous sommes en train de cocher toutes les cases.

Les idiots ne connaissent qu’un seul mot : « plus ». Ils ne s’encombrent pas de bon sens. Ils accumulent richesse et ressources jusqu’à ce que les travailleurs ne puissent plus gagner leur vie et que l’infrastructure s’effondre. Ils vivent dans des enceintes privilégiées où ils commandent des tirs de missiles en mangeant du gâteau au chocolat. Ils voient l’Etat comme la projection de leur vanité. Les dynasties romaine, maya, française, habsbourgeoise, ottomane, romaine, wilhelminienne, pahlavi et soviétique se sont effondrées parce que les caprices et les obsessions des idiots au pouvoir faisaient la loi.

Donald Trump est le visage de notre idiotie collective.

Lire la suite (en anglais) et source : Chris Hedges, Truthdig, le 30/04/2017

Lire en français ici : http://www.les-crises.fr/le-regne-des-idiots-par-chris-hedges/#.WSz9Ei_yZJY.facebook

 

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Un système bancaire et de crédit socialisé. Frédéric Lordon

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le fil du 26 au 28 mai

mise à jour dimanche 28 à 14 h

En votant pour la France Insoumise les 11 et 18 juin, il est possible de dégager le nouveau gouvernement Macron.

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Les bacchanales de la vertu : retour sur l’entre-deux tours de la présidentielle

par Mathias Reymond, jeudi 25 mai 2017

Si la campagne pour le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 nous a offert une belle illustration des tares et autres dérèglements de l’information politique [1], la période de l’entre-deux-tours a fourni une somme de matériaux plus complète et instructive encore pour la critique des médias [2].

Alignement éditorial général en faveur du vote Macron, culpabilisation unanime des abstentionnistes et acharnement démesuré contre Jean-Luc Mélenchon : voilà l’unique et simpliste mélodie qui fut jouée pendant deux semaines dans toutes les « grandes » rédactions de France par des éditocrates de tout poil et de tout grade. Face à la candidate du Front national, le choix de l’abstention ou du vote blanc, comme la décision de Jean-Luc Mélenchon de ne donner d’autre consigne de vote que celle de ne pas offrir une seule voix à Marine Le Pen étaient évidemment discutables. Mais de discussion il n’y eu point, les grandes consciences médiatiques préférant au débat démocratique qu’ils chérissent tant – et qu’ils piétinent si allègrement –, asséner à tour de bras des leçons de bienséance républicaine, de morale civique et de tactique électorale aux électeurs déviants. Un journalisme de prescription des choix électoraux légitimes et d’écrasement des opinions dissidentes.

Il faudrait la minutie d’un chirurgien et la patience d’un archéologue pour rendre compte de cette période courte mais riche en enseignements. Ce travail titanesque – et indigeste – mériterait du temps et du recul, et peut-être même un autre format que celui d’un simple article. Tentons toutefois d’en faire une ébauche.

À lire sur Acrimed : http://www.acrimed.org/Les-bacchanales-de-la-vertu-retour-sur-l-entre

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Mélenchon : « Qu’allons-nous faire de nos communes amours… »

Extraits d’un entretien donné en Tunisie (Nessma TV) en février 2013 dans le cadre de la présentation de la première version du livre L’ère du peuple et des travaux sur l’humanisme écologiste… Entretien intégral à voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=B2GNe…

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Marie Noëlle Lienemann : veut refonder le PS et dialoguer avec Mélenchon

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Le renouvellement, c’est maintenant !

Une partie des citoyens qui, au premier tour, ont voté pour Macron pensaient voter pour un renouvellement des pratiques politiques. Ils n’ont pas eu à attendre longtemps pour être ramenés à la réalité par l’affaire Ferrand.

  • Quand le camp Macron répond qu’il s’agit d’argent privé et non public, ils cherchent à noyer le poisson, à déplacer le débat sur un autre plan. Il n’en reste pas moins que la mutuelle a servi de caution au prêt, et c’est elle qui rembourse les échéances. Si c’est la mutuelle qui paye tout, elle devrait être propriétaire de son local. Puisque ce n’est pas le cas, il y a un soupçon de délit d’initié et d’abus de biens sociaux : pourquoi la justice n’enquête pas ?Pourtant, si Ferrand est innocent, il a besoin d’être blanchi pour rester légitime. Parce que pour l’instant, tout porte à croire qu’il a utilisé sa femme comme prête-nom pour s’enrichir personnellement, ce qui n’est pas cohérent avec l’image “mains propres” que le gouvernement veut donner. Cette incohérence entre l’image projetée et les actions concrètes, c’est ce qui a coûté la présidence à Fillon. S’il n’est pas blanchi par une enquête, Ferrand peut-il rester dans un gouvernement qui veut moraliser la vie politique ?Par ailleurs, en se retrouvant sur le grill à cause de cette affaire, le camp Macron a une fois de plus laissé transparaître son mépris pour le peuple :« Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur Internet »Cette citation vient du cabinet de Ferrand, qui est ministre de la Cohésion des territoires, pour justifier l’emploi du fils de Ferrand comme assistant parlementaire. Si le ministère chargé des territoires méprise la France périphérique, ça en dit long sur leur compréhension de nos problèmes. Ça en dit long sur leur volonté à les résoudre.

    Ça semble une constante dans le camp Macron, ce dernier ayant déjà déclaré que beaucoup d’ouvriers sont illettrés. Ce n’est pas sa langue qui a fourché, ce mépris est bien le fond de sa pensée : lors du mouvement contre la loi travail, il persiste et signe en nous révélant que « le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler ». Alors que la France périphérique rame dans le chômage de longue durée.

    Une partie des gens qui, au premier tour, ont voté Macron ont voulu croire qu’il incarnait un renouvellement de la vie politique. J’insiste sur le « voulu croire ». Il faut vouloir être trompé pour s’imaginer qu’un haut fonctionnaire passé par une banque d’affaire incarne autre chose que le système. Ça pouvait se voir avec ce que Macron a fait dans l’ombre en temps que conseiller d’Hollande, puis dans la lumière en temps que ministre de l’économie. Ça pouvait se voir à son discours creux. Il fallait avoir envie de se bercer d’illusions pour s’attendre à autre chose qu’une politique de droite.

Oui, parce que si vous avez voté Macron au premier tour, réveillez-vous. Regardez votre premier ministre, regardez votre ministre de l’économie, regardez ce qu’a fait votre président quand il était à Bercy. Réveillez-vous : vous avez voté à droite.

Vous avez voté pour continuer une violence sociale qui fait le lit du FN.

J’invite tous les citoyens qui ont voté Macron au premier tour à s’intéresser aux travaux de Christophe Guilluy (dont je reparlerai sur ce blog). Vous pouvez commencer par cette interview par exemple :

https://www.youtube.com/watch?v=EL7FnVyqLuY

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Natacha Polony – Le dîner du Siècle – Le Groupe Bilderberg

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«LES PUISSANTS N’ONT QU’UNE IDÉE : QUE VOUS N’ALLIEZ PAS VOTER»

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Et alors, monsieur Juppé ?

C’est une scène surréaliste qui s’est déroulée dans les rues de Bordeaux le 17 Mai dernier. Des bénévoles d’un collectif à but caritatif se sont vu administrer une «magistrale » leçon de morale par le maire de la ville, alors qu’ils distribuaient des repas aux plus démunis. La mairie parle d’un malentendu regrettable, l’opposition d’une politique assumée. Décryptage.

Mais que s’est-il passé, ce mercredi 17 Mai ? Sophia raconte : « Nous nous trouvions à proximité de la mairie de Bordeaux, place Saint Christoly, quand nous avons aperçu M. Alain Juppé. A notre grande surprise, il est venu vers nous pour nous parler. ». Si les bénévoles pensaient qu’elles seraient félicitées par le maire de la ville pour leur engagement citoyen, elles se trompaient lourdement. « Il nous a dit que nous étions des « inconscientes », que nous favorisions l’assistanat » témoigne Sarah, une jeune lycéenne. « J’ai tenté très calmement d’engager un dialogue, de comprendre pourquoi il nous interpellait de la sorte, mais la discussion était impossible, il était très énervé. ». Accompagné de deux de ses adjoints, il reproche notamment aux jeunes filles de créer des « troubles à l’ordre public ». Sanaa reconnaît que des attroupements se forment occasionnellement autour des bénévoles lors de leur distribution. « Il arrive parfois qu’entre cinq et six personnes viennent à nous, l’espace d’une poignée de secondes. Mais nous sommes itinérantes, nous ne restons jamais plus de cinq minutes au même endroit, je ne comprends vraiment pas ce que l’on nous reproche.» commente-t-elle.

La maire de Bordeaux reprend alors sa route. Les bénévoles sont sous le choc, et ont du mal à réaliser ce qui vient de leur arriver. Elles sont accompagnées par des supporters du club de football des Girondins de Bordeaux, venus ce jour-là leur prêter main forte. Eux aussi sont très surpris. Quelques minutes plus tard, la quinzaine de jeunes bordelais tombe à nouveau sur le maire de Bordeaux, au croisement de la rue Ste-Catherine et de la rue des Augustins. Cette fois-ci, les jeunes femmes prennent l’initiative du dialogue. « Nous voulions arrondir les angles, pour ne pas rester sur une telle incompréhension ». Le dialogue s’avère une nouvelle fois infructueux, et la situation se tend. Le maire de Bordeaux les accuse alors de « fidéliser » des sans-abris coupables, selon lui, d’abuser de la boisson et de causer d’inacceptables nuisances sonores.

À lire ici : https://blogs.mediapart.fr/laurent-perpigna-iban/blog/240517/la-ville-de-bordeaux-cherche-t-elle-cacher-sa-misere

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ÉLECTIONS LÉGISLATIVES : À QUOI ÇA SERT ? COMMENT ÇA MARCHE ? (Ft. Accropolis) – Le Bon Sens

Le 11 juin a lieu le premier tour des élections législatives. Mais comment marchent ses élections ? À quoi servent-elles ? Quels sont les pouvoirs des députés une fois élus à l’Assemblée nationale. Nous répondons à toutes ces questions avec Jean Massiet de la chaîne Accropolis ! Bon visionnage ! Partagez 😉 !

***LA CHAÎNE ACCROPOLIS***
https://www.youtube.com/channel/UCqv_…

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L’union de la gauche c’est l’union pour faire quoi et avec qui …

Que cachent en réalité les appels à l’union qui viennent du PS, du PCF, ou d’ailleurs.

La Gauche, mais c’est quoi la gauche ?

Au départ, l’appellation de « gauche » venait simplement d’une position géographique au sein de l’hémicycle. Puis un clivage politique s’est imposé entre conservateurs d’une part –la droite- et progressistes de l’autre –la gauche- attachés à une vision du progrès social, de l’amélioration de vie des travailleurs, avec toutes les nuances que cela comporte. Comme nous l’avons expliqué sur le site « la sociale » depuis maintenant plusieurs années, comme nous l’avions à l’époque indiqué à Jean Luc Mélenchon et à Marc Dolez lors de leur rupture avec le parti socialiste, comme nous l’avons dessiné Denis Collin et moi-même dans « l’illusion plurielle, pourquoi la gauche n’est plus la gauche » ( « L’illusion plurielle, Pourquoi la gauche n’est plus la gauche », Denis Collin et Jacques Cotta – éditions Jean Claude Lattès – 2001) , comme j’ai tenté de l’actualiser dans « l’imposteur »  (« L’imposteur », Jacques Cotta – éditions Balland – 2014) , le terme de gauche n’a plus aucun sens politique, sinon de brouiller toute compréhension des politiques mises en oeuvre. Et comme le dit fort justement Jean Luc Mélenchon aux accusateurs de la « France Insoumise », ce sont les programmes qui comptent. Force est de constater qu’entre celui des gouvernements successifs du parti socialiste ou des gouvernements de l’UMP, les divergences sur le fond n’occupent pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. Les politiques dites de gauche et de droite divergent parfois sur la méthode, le rythme, mais nullement sur le fond. Le capital a toujours été servi au détriment du travail par les uns et par les autres, et c’est dans la continuité que les pouvoirs successifs –dits de gauche ou de droite- ont permis que le capital précisément capte plus de 10% de la valeur créée au détriment des ouvriers, des retraités, des salariés en quelques années.

(…) Ce que change la France Insoumise

La campagne des présidentielles et des législatives marque une modification sur trois questions fondamentales, exprimée régulièrement par Jean Luc Mélenchon. Trois questions qui précisément sont l’enjeu de cette fumeuse « union de la gauche » qui n’aurait d’autre but que de faire reculer la « France Insoumise ».

  • La question de la gauche d’abord.

Elle n’est plus le point de repère à partir duquel se situer. Le point de départ n’est pas l’étiquette, mais le programme. L’union oui, mais il faut alors rompre avec les attaches qui sont contradictoires avec les intentions affichées. Le repère doit être la cohérence du programme. La démocratie, la république, la sociale, la république sociale… Et l’attitude qui en découle, le respect de la parole donnée, du mandat, du peuple, des militants.

  • La question nationale ensuite.

La tenue des rassemblements de la France Insoumise a permis de se réapproprier les symboles de la république laissés jusque-là dans les mains du Front National. Le drapeau de la révolution française, l’hymne national, qui n’ont rien de contradictoire –contrairement aux accusations lancées par certains gauchistes qui ne comprennent rien à la nation- avec l’Internationale et le poing levé. Le rappel d’une exigence absolue de souveraineté nationale, qui détermine une position claire sur les instances supranationales, l’union européenne par exemple avec la sortie des traités, ou la rupture, en en appelant aux peuples d’Europe dont les intérêts sont liés. La souveraineté qui dicte le refus du Tafta, ou encore la sortie de l’OTAN…

  • La question des clivages enfin.

Le clivage n’est pas celui qui opposerait gauche et droite, clivage purement idéologique dans le meilleur des cas, coupé des réalités matérielles. Celui qui nous occupe concerne le peuple d’une part, l’oligarchie ou les élites d’autre part, le travail d’une part, le capital et la finance d’autre part, qu’on trouve tout autant parmi ceux qui se définissent de droite, comme ceux qui se définissent de gauche.

Il est insupportable aux représentants du PS comme du PCF de voir enfin érigé comme principe premier celui du mandat et par voie de conséquence la possibilité de voir tout représentant être révoqué dès lors qu’il a failli à sa parole et à ses engagements. C’est cela aussi que menaçait ouvertement cette fumeuse « union de la gauche » réclamée indépendamment du programme sur lequel se retrouver. La période électorale va s’achever et viendra alors la réflexion nécessaire sur la forme d’organisation plaçant au centre la démocratie et le programme qui permettra d’affronter les combats futurs. C’est pour préserver l’avenir qu’il est fondamental de demeurer fidèle à ses valeurs à tout moment et en toute circonstance.

Jacques Cotta
Le 23 mai 2017

Article intégral ici : http://la-sociale.viabloga.com/news/l-union-de-la-gauche-c-est-l-union-pour-faire-quoi-et-avec-qui

 

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selon un sondage BVA pour « l’Obs »

les Français semblent vouloir respecter la logiques des institutions aux législatives. 67% d’entre eux voteront d’ailleurs en priorité en fonction d’enjeux nationaux,

La République en marche semble profiter de l’effet de souffle provoqué par la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle. Selon notre sondage exclusif réalisé par BVA, 43% des Français souhaitent que le président de la République dispose d’une majorité parlementaire à l’Assemblée, à l’issue des élections législatives des 11 et 18 juin.

Dans le détail, outre les macronistes de la première heure, la proportion est très forte chez les sympathisants du Parti socialiste (59%), mais bien plus faible chez les sympathisants Les Républicains (29%) ou chez ceux du FN (15%) et quasi-nul chez ceux de La France insoumise (3%).

La France insoumise première force d’opposition

Autre enseignement de cette étude BVA : si les Français sont nombreux à souhaiter une cohabitation à la tête du pays, ils ne sont pas du tout d’accord sur la couleur politique que devrait avoir le gouvernement.

Dans l’opposition, c’est la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon qui semble tirer son épingle du jeu : 19% des sondés souhaite une cohabitation et un gouvernement dirigé par La France insoumise.

Un chiffre plus faible pour les Républicains (15%) et le Front national (15% également). Sans surprise, dépecé par En Marche !, le Parti socialiste continue de couler : seuls 4% des sondés souhaitent une cohabitation avec un gouvernement dirigé par le Parti socialiste.

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Pour info…

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 Hulot sans commentaire

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Lu sur Le Vaillant Petit Économiste…

Un faux-monnayeur fabriqua un jour 10 000€ de fausse monnaie.

Avec cet argent, il acheta un bijou.

Le bijoutier utilisa cet argent pour acheter une voiture puis le vendeur de voiture acheta des meubles et ainsi de suite jusqu’à ce que la fausse monnaie soit découverte et détruite.

L’argent avait été échangé 10 fois avec un profit moyen de 20%.

Finalement, le faux monnayeur avait gagné un beau bijou, Les 9 premières personnes se partageaient un profit cumulé de 18 000€ et seule la 10e personne perdait, elle, 10 000€.

Cette escroquerie avait permis de « créer » 8 000€ d’échanges nets + un bijou. Ces échanges créèrent eux-mêmes du travail, des emplois, des impôts…[1]

Cette anecdote veut montrer le rôle déterminant que peut avoir la monnaie dans les échanges.

C’est un mécanisme comparable que les banquiers centraux espéraient mettre en place à la suite de la crise de 2008 : injecter massivement des liquidités dans l’économie afin de la réamorcer.

Loin de moi l’idée de comparer un banquier à un faux monnayeur, ce dernier aurait sans doute été bien plus efficace à la même tâche.

En effet, plutôt que d’acheter directement des biens comme le faux monnayeur, les banquiers centraux ont injecté l’argent via les banques commerciales pour les inciter à le prêter —à faire crédit— de 2 manières :

  • En baissant les taux jusqu’à les rendre négatifs afin de faire baisser au maximum le coût du crédit.
  • En rachetant directement les créances des banques afin de leur permettre d’en émettre de nouvelles. C’est ce que l’on appelle « le quantitative easing ».

Or ces injections des banques centrales par l’intermédiaire des banques commerciales se trouvent ne pas quitter les coffres des banques centrales pas plus en 2008 qu’en 2016 : faute de demandes solvables et pour satisfaire à des règles plus restrictives —règles dites de « Bâle III »—, les banques n’ont pas trouvé à distribuer de prêts et ont « préféré » garder l’argent dans les coffres des banques centrales.

L’argent reste sous le matelas, comme un billet de 100€ stocké dans un bas de laine. Il ne participe à aucune liquidité alors qu’un billet de 5€ échangé une fois par semaine aura permis 260€ d’échanges au bout d’une année.

C’est une crise des liquidités et c’est le mal dont notre économie mondialisée se meurt.

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Le fil du 24 mai

Société générale : la finance me traque

24 mai 2017

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon publié sur son blog.

En pleine campagne pour les élections législatives, je reçois une convocation d’un juge faisant suite à une plainte déposée contre moi par la banque Société générale.

La banque Société générale me poursuit en diffamation pour avoir pointé sa responsabilité dans le scandale d’évasion fiscale des Panama Papers il y a un an. J’avais alors qualifié ses dirigeants de menteurs et demandé qu’ils soient châtiés pour avoir menti devant une commission d’enquête parlementaire.

La finance sait que nous sommes ses ennemis irréductibles. Ceux qui mentent devant une commission d’enquête parlementaire et agissent depuis les paradis fiscaux se croient tout permis. Ils veulent instrumentaliser la justice pour intimider ceux qui leur résistent et parlent clair à leur sujet. La finance pense que la présidence Macron crée un environnement favorable pour organiser la chasse à ses opposants. Je me place donc sous la protection des électeurs.

Je me rendrai à la convocation du juge le 26 juin comme n’importe quel citoyen le fait en pareil cas sauf madame Le Pen.

En votant le 11 juin pour les candidats de la France insoumise, les Français voteront pour mettre au pas la finance et éradiquer la fraude et l’évasion fiscales. Ce ne sont pas les lanceurs d’alertes qui doivent être poursuivis mais les fraudeurs et leurs amis banquiers.

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«NOUS AVONS UN PROGRAMME POUR GOUVERNER LE PAYS»

Le mardi 23 mai 2017, Jean-Luc Mélenchon était à Lille pour soutenir les candidats de la France insoumise du Nord aux élections législatives. Il a expliqué que, face aux attaques d’Emmanuel Macron contre le code du travail, notre mouvement se donnait pour objectif de protéger les salariés en emportant une majorité aux élections législatives.

«NOUS DÉFENDONS UNE MANIÈRE DE VIVRE»

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Une pétition qu’on partage volontiers

NON A LA SURPOLLUTION ATMOSPHERIQUE D’AREVA MALVESI SUR LA NARBONNAISE

Nous, habitants du Grand Narbonne, touristes, citoyens soucieux de la protection de l’environnement, amoureux de la Narbonnaise, refusons catégoriquement le projet de Traitement Des Nitrates (TDN) par le procédé « THOR » sur le site AREVA de Malvési pour les raisons suivantes :

-surpollution atmosphérique mettant en danger la santé publique avec des rejets hautement nocifs : oxydes d’azote (NOx), particules fines, oxyde de soufre, ammoniac, Composés Organiques Volatils (COV), benzène, DEHP bis-phtalate, métaux lourds, interrogation sur les dioxines…. Certains ont pour effet d’agresser le système respiratoire et cardio-vasculaire, d’autres sont des perturbateurs endocriniens et/ou des éléments cancérogènes. Selon les chiffres donnés par AREVA lors de l’enquête publique, ces rejets seraient bien supérieurs à ceux d’un incinérateur d’ordures ménagères traitant les déchets d’une agglomération de plus de 200 000 habitants.

-surconsommation des ressources (eau, charbon, gaz, électricité…) en contradiction complète avec les objectifs d’un développement durable (COP 21 , COP 22, Grenelle 1 et 2).

-dégradation de l’image de la Narbonnaise et de ses sites classés par des impacts paysagers majeurs (cheminée de 30m, panache de fumées) risquant d’ affecter la fréquentation touristique de notre territoire.

-répercussions négatives sur le secteur agricole en général et sur la viticulture en particulier.

Nous exigeons que les autorités rejettent la demande d’autorisation d’exploitation de l’installation ICPE TDN à Malvési selon le procédé THOR.

Pour signer c’est ici : https://www.petitions24.net/non_a_la_surpollution_atmospherique_dareva_malvesi

 

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J-F Julliard : « La politique énergétique de la France ne doit plus être dans les mains d’EDF »

Directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard nous parle des procédures-bâillons des multinationales, de la nomination de Nicolas Hulot à l’Écologie et des grands dossiers – nucléaire, NDDL… – qui l’attendent.

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Proposé par l’Humanité :

Élections législatives, mode d’emploi à l’attention des citoyen(ne)s et des candidat(e)s

Quand auront lieu les élections législatives ?

Qui est électeur (trice) ?

Comment s’assurer qu’on est bien inscrit(e) sur les listes électorales ?

Qui peut encore s’inscrire sur une liste électorale ?

Est-il encore possible de voter par procuration ?

Qui peut-être candidat(e) « député(e) » ?

Les candidat(e)s salariés bénéficient-ils d’un congé spécial pour faire campagne ?

Quel est le mode de scrutin de ces élections ?

Les députés peuvent-ils cumuler plusieurs mandats ?

Combien sont rémunérés les députés ?

La parité Femmes/Hommes s’applique-t-elle à l’Assemblée Nationale ?

Toutes les réponses et divers liens ici : http://www.humanite.fr/elections-legislatives-mode-demploi-lattention-des-citoyennes-et-des-candidates-636360

 

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Quant Areva arrive à Matignon

C’est donc un ancien VRP d’Areva que Macron a choisi de mettre à la tête de l’Exécutif. Directeur des relations publiques du géant du nucléaire entre 2007 et 2010, Edouard Philippe aurait également joué un rôle important dans le pillage de l’uranium au Niger. En effet, début 2008, un accord a été signé entre le pouvoir au Niger et Areva concernant l’extraction du minerai. Immédiatement contesté par les touareg du Mouvement des Nigériens, cet accord a accentué les conditions de travail épouvantables des locaux au seul profit des lobbystes de l’atome. Et d’après l’Observatoire du nucléaire, on peut considérer « que les manœuvres en coulisses de M. Philippe ne sont pas étrangères aux graves troubles qui ont eu lieu par la suite dans la zone sahélienne et dans le fait que, poussés par la misère, des groupes Touaregs aient fini par s’allier à des mouvements djihadistes ».

Mais si Philippe ne travaille plus, officiellement, pour le groupe, il n’en demeure pas moins que les conflits d’intérêts en soient écartés pour autant. Ainsi, ce proche d’Alain Juppé s’était attelé à l’installation d’usines d’éoliennes off-shore au Havre, ville dont il était jusqu’alors maire. Ces usines appartiendront donc au groupe Adwen, qui n’est autre que le résultat de l’alliance de l’espagnol Gamesa et d’Areva, à l’origine du projet. Philippe aurait donc bien consciemment favorisé son ancien employeur pour cet immense projet, comme le souligne l’Observatoire. Bien qu’il s’agisse d’éoliennes et donc d’énergie renouvelable, il ne faut pas y voir là de la part du Premier ministre un quelconque intérêt pour les questions écologiques mais bien de l’opportunisme.

Car en effet, on ne peut dire que Philippe ait fait de l’environnement une de ses batailles, bien au contraire puisqu’en 2016 il a voté contre la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages mais surtout s’est opposé à celle de 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte.

Quelle marge de manœuvre pour Hulot ?

Mais cette fameuse loi sur la transition énergétique, Macron déclare souhaiter la mener à bout, avec la présence de Nicolas Hulot au sein du gouvernement. Sauf que la nomination de Philippe montre surtout que les questions écologiques ne préoccupent guère Macron, et que la transition vers des énergies plus « vertes » avec la figure de Hulot tient surtout de la démagogie. Hulot était même vu comme une « prise de guerre » qui n’aura d’autre choix que de quitter ce gouvernent ou de céder à la pression et retourner sa veste. Il semble qu’il ait finalement opté pour cette dernière possibilité. En effet, ses déclarations concernant le nucléaire laisse peu de place au doute. Si Hulot faisait du nucléaire il y encore peu, une industrie du « monde d’hier », depuis sa nomination au gouvernement les choses changent. Ainsi, le ministre a déclaré jeudi sur France 2 : « le nucléaire, que l’on soit pour ou contre, de toute façon on ne peut pas s’en passer demain matin ». Il s’agit donc de minimiser les divergences pour se faire le plus Macron-compatible, et la visite conjointe de Hulot et Philippe ce vendredi d’une usine de traitement des eaux usées de Valenton, dans le Val-de-Marne, en atteste. Hulot déclarant à cette occasion qu’il est certain qu’à un moment un point de rencontre va être trouvé, mais qu’il est aussi entré dans « l’ère de la concertation » et « que les divergences que l’on voit ne sont pas si importantes que ça, en tous cas à ce stade ».

Ainsi donc, faire partie d’un gouvernement où le Premier ministre est pro-nucléaire, fricotte avec les conflits d’intérêts et magouille au Niger, maintient une usine de charbon et se déclare favorable à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne constitue pas des « divergences importantes ». Difficile de penser qu’Hulot, à 60 ans passés, soit empreint d’une telle naïveté qu’il puisse penser encore pouvoir influer sur la ligne politique du nouveau gouvernement. Si Hulot dissimule ses reculades sous « l’ère de la concertation » il faudrait plutôt la rebaptiser « ère de la collaboration ». Le couple Hulot-Philippe n’a en définitive plus rien de si impossible que cela…

Source : http://www.revolutionpermanente.fr/Entre-nucleaire-et-Notre-Dame-des-Landes-Hulot-plus-si-vert-que-cela?utm_content=bufferf27c1&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

 

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Ça fait plaisir de le savoir…

La justice européenne invalide la taxe française sur les dividendes des grandes entreprises

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé le 17 mai que la taxe de 3 % sur les dividendes des grandes entreprises instaurée en France était contraire au droit bruxellois.

La timide taxe rapportait chaque année deux milliards d’euros à l’État. L’Afep et les grands groupes français ne comptent pas se contenter de son annulation, ils veulent contraindre le ministère des Finances à rembourser aux entreprises concernées quatre milliards d’euros « indûment » perçus.

Avec Emmanuel Macron à l’Élysée, Édouard Philippe à Matignon et Bruno Le Maire à Bercy, il semble très peu probable que l’État s’oppose aux injonctions de la justice européenne. Par conséquent, on peut s’attendre à une confirmation française de l’illégalité du prélèvement. Il reviendra au gouvernement de soigner sa « com’ » pour faire passer la pilule auprès des Français. Peut-être plus compliqué : il s’agira aussi de se montrer inventif pour combler le manque à gagner fiscal…

À lire chez Olivier Berruyer, qu’on ne présente plus : http://www.les-crises.fr/la-justice-europeenne-invalide-la-taxe-francaise-sur-les-dividendes-des-grandes-entreprises-par-ruptures/#.WSUOLxHzm7c.facebook

Article source : https://ruptures-presse.fr/actu/justice-europeenne-cjue-invalide-taxe-dividendes-grandes-entreprises-afep/

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Le fil du 23 mai

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Interview de Danielle Floutier, candidate de la France Insoumise aux législatives 2017 dans la 2e circonscription du Gard contre Gilbert Collard, Marie Sara et Pascale Mourrut, dans le journal télévisé de 20h sur France2, le 22 mai 2017. #Circo3002 #Floutier2017

Raquel GARRIDO, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, apporte dans cette vidéo son soutien aux candidats de la France Insoumise dans la 2e circonscription du Gard, Danielle FLOUTIER et Benoît ODE, et expliquer pourquoi il faut voter pour eux afin de barrage au FN Collard et à la candidature médiatique godillote de la torera Marie Sara (En Marche).

Vidéo réalisée par Jonathan Devaux à l’occasion de la convention législatives de la France Insoumise à Villejuif, samedi 13 mai.

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Vidéo pour présenter brièvement le rôle d’un député et une journée à l’assemblée nationale.

Les missions d’un député

Un survol des propositions du programme de la France Insoumise au sujet du député, avec quelques exemples de travers à combattre.

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Le programme Macron

Affaiblir l’État.

Nier la Nation.

Traiter par la dérision ce que représente la culture française.

Glorifier le modèle anglo-saxon.

Agir par les voies les moins démocratiques au nom de la démocratie.

Transférer un maximum de pouvoirs à des institutions européennes soumises aux lobbies de la finance et des affaires.

Achever l’évolution entamée en 1983 (tournant de la rigueur) pour la France et en 1986 pour l’Europe (Acte unique européen, la bible du néo-libéralisme) vers une société où il n’y a plus que des individus face aux firmes privées.

Réduire la France à une annexe des États-Unis, conformément à ce qu’exige l’OTAN et ce que réalisera le TAFTA.

Rétablir dans toute l’Europe les inégalités du XIXe siècle sur le modèle de ce qui a été entrepris en Grèce.

Poursuivre l’exploitation de la planète soumise à la logique du profit.

Tel est le véritable programme qui va être mis en œuvre avec pour résultat la disparition d’un modèle où l’ambition d’une vie ne se réduisait pas à l’argent.
Aux incrédules et à ceux qui, consciemment ou pas, sont tombés dans le piège poussant à voter pour Macron, je rappelle que celui qui a obtenu 65% des suffrages exprimés n’a pas cessé de répéter qu’il « ne cèdera rien ».

7 mai 2017, un triste jour pour le peuple de France ; un grand jour pour les banquiers et les hommes d’affaires.

L’heure de la résistance a sonné.

Raoul Marc Jennar

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Gilles Poux (maire PCF de La Courneuve): « S’il n’y a pas d’accord aux législatives, c’est la faute aux communistes »

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Comment « Le Monde » a inventé la « répression » au Venezuela

Par Thierry Deronne — 20 mai 2017

Il n’y a pas de révolte populaire au Venezuela. Malgré la guerre économique la grande majorité de la population vaque à ses occupations, travaille, étudie, survit. C’est pourquoi la droite organise ses marches au départ des quartiers riches. C’est pourquoi elle recourt à la violence et au terrorisme, dont les foyers sont localisés dans les municipalités de droite. ll y a 90 pour cent de quartiers populaires au Venezuela. On comprend l’énorme hiatus : les médias transforment les îles sociologiques des couches aisées (quelques % du territoire) en « Venezuela ». Et 2% de la population en « population ».

(…) Depuis la disparition d’Hugo Chavez en 2013, le Venezuela est victime d’une guerre économique qui vise à priver la population des biens essentiels, principalement les aliments et les médicaments. La droite locale renoue avec certains éléments de la stratégie mise en place jadis au Chili par le tandem Nixon-Pinochet, en clair provoquer l’exaspération des secteurs populaires jusqu’au débordement de rage et légitimer la violence. Selon le rapport budgétaire 2017 mis en ligne sur le site du Département d’Etat (6), 5,5 millions de dollars ont été versés aux “sociétés civiles” du Venezuela. Le journaliste vénézuélien Eleazar Diaz Rangel, directeur du quotidien Ultimas Noticias (centre-droit) a révélé des extraits du rapport que l’amiral Kurt Tidd, chef du Southern Command, a envoyé au Sénat US : « avec les facteurs politiques de la MUD (coalition vénézuélienne de l’opposition) nous avons mis au point un agenda commun qui comprend un scénario abrupt combinant des actions de rue et l’emploi dosifié de la violence armée sous l’angle de l’encerclement et de l’asphyxie« . (7)

La phase insurrectionnelle implique d’attaquer des services publics, des écoles, des maternités (El Valle, El Carrizal) et des établissements de santé, barrer les rues et les principales artères routières pour bloquer la distribution des aliments et paralyser l’économie. A travers les médias privés, majoritaires au Venezuela, la droite appelle ouvertement les militaires a mener un coup d’État contre le président élu (8). Plus récemment les bandes paramilitaires colombiennes passent du rôle de formatrices a un rôle plus actif : le corps sans vie de Pedro Josué Carrillo, militant chaviste, vient d’être retrouvé dans l’État de Lara, portant les marques de torture typiques au pays d’Uribe (9).

Lire l’article intégral : http://arretsurinfo.ch/comment-le-monde-a-invente-la-repression-au-venezuela/

Micro-manuel d’auto-défense face à la déferlante médiatique.

« Le Venezuela est un « régime dictatorial». Faux. Depuis 1999, le Venezuela bolivarien a organisé un nombre record de scrutins (25), reconnus comme transparents par les observateurs internationaux. Selon l’ex-président du Brésil Lula da Silva, il s’agit d’un “excès de démocratie”. Pour Jimmy Carter qui a observé 98 élections dans le monde, le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde. En mai 2011 le rapport de la canadienne Fondation pour l’Avancée de la Démocratie(FDA) a placé le système électoral du Venezuela à la première place mondiale pour le respect des normes fondamentales de démocratie. L’ONG chilienne LatinoBarometro a établi dans son rapport 2013 que le Venezuela bat les records de confiance citoyenne dans la démocratie en Amérique Latine (87 %) suivi de l’Équateur (62 %) et du Mexique (21 %). Le président Nicolás Maduro vient de lancer un processus constituant participatif qui permet à tous les secteurs sociaux de faire leurs propositions, ce qui donnera un nouveau scrutin, et a réaffirmé que des élections présidentielles auront lieu en 2008 comme le stipule la loi.

« Il n’y pas de liberté d’expression au Venezuela ». Faux. Sur les plus de 1000 stations de radio et chaînes de télévision auxquelles l’État a accordé l’autorisation d’émettre, 67% sont privées (la grande majorité opposées à la révolution bolivarienne), 28% sont aux mains des communautés mais ne transmettant que sur une échelle strictement locale et 5% sont propriété de l’État. Sur les 108 journaux qui existent, 97 sont privés et 11 publics. 67% de la population vénézuélienne a accès à internet. Cette plate-forme dominante des médias privés renforcée par le réseau des transnationales joue un rôle crucial dans la désinformation au service de la déstabilisation. Pour un dossier détaillé et chiffré de ce paysage médiatique, voir « François Cluzel ou l’interdiction d’informer sur France-Culture » (17)

« Il y a des prisonniers politiques au Venezuela ». Faux. A moins de considérer comme « prisonniers politiques » les assassins du parti d’extrême droite Aube Dorée emprisonnés en Grèce. Dans un État de Droit, qu’il s’appelle France ou Venezuela, être de droite ne signifie pas être au-dessus des lois ni pouvoir commettre impunément des délits tels qu’assassinats, attentats à la bombe ou corruption. Ce n’est pas pour leurs opinions politiques mais pour ce type de délits que des personnes ont été jugées et emprisonnées (18). Dans la pratique on observe d’ailleurs un certain laxisme de la justice. Selon la firme privée de sondages Hinterlaces, 61 % des vénézuéliens considèrent que les promoteurs des violences et des actes de terrorisme devraient répondre de leurs actes devant un tribunal (19).

Rappelons que les leaders actuels de la droite n’ont jamais respecté les institutions démocratiques : ce sont les mêmes qui en avril 2002 avaient mené un coup d’État sanglant contre le président Chavez, avec l’aide du MEDEF local et de militaires formés à la School of Americas. Ce sont les mêmes qui ont organisé les violences de 2013 à 2016. Notons l’identité d’un de leurs mentors : Alvaro Uribe, un des plus grands criminels contre l’humanité de l’Amérique Latine, ex-président d’un pays gouverné par le paramilitarisme et les cartels de la drogue, qui possède les plus grandes fosses communes du monde, qui compte 9500 prisonniers politiques, 60.630 personnes disparues au cours des 45 dernières années et qui depuis la signature des accords de paix a repris une politique sélective d’assassinat de leaders sociaux et de défenseurs des droits de l’homme. Pour une information complète et en photos sur ces liens des héros du « Monde » avec le paramilitarisme colombien, lire « Venezuela : la presse française lâchée par sa source ? »,https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/08/04/venezuela-la-presse-francaise-lachee-par-sa-source/

 

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Dans sa série de conférences télévisées sur le thème « L’autre avant guerre – 1871-1914 », l’historien Henri Guillemin évoque le libéralisme économique.


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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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le fil des 16 et 17 mai 2017

SOUTIEN AUX SALARIÉS DE GM&S

Mardi 16 mai 2017, Jean-Luc Mélenchon était à La Souterraine, dans la Creuse, pour soutenir les salariés en lutte de GM&S. L’entreprise, qui compte plus de 280 salariés, est le deuxième employeur privé du département.

GMS doit vivre © laurence pache candidate LA FRANCE INSOUMISE dans la CREUSE

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Extrait de l’article de Laurent Mauduit (Mediapart_16 mai_réservé aux abonnés)

Il suffit de se replonger dans le rapport de la commission Attali – dont Emmanuel Macron était le rapporteur – remis à Nicolas Sarkozy en janvier 2008. Brûlot néolibéral, ce document proposait 316 réformes visant à démanteler le code du travail et à déréguler l’économie – autant de réformes qui sont depuis des lustres dans les cartons des grandes directions de Bercy.

En introduction de ce document, Jacques Attali et Emmanuel Macron avaient consigné cette préconisation : « [La réforme] ne peut aboutir que si le président de la République et le premier ministre approuvent pleinement les conclusions de ce rapport, le soutiennent publiquement, dès maintenant, personnellement et durablement, en fixant à chaque ministre des missions précises. Pour l’essentiel, ces réformes devront être engagées, selon le calendrier proposé à la fin de ce rapport, entre avril 2008 et juin 2009. Elles devront ensuite être poursuivies avec ténacité, pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités. »

« Pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités »… Nous y voilà : toute la victoire de la « pensée unique » est dans cette formule ; c’est le diktat « Tina » qui est résumé par ces quelques lignes. Voilà ce que sécrète le système de l’oligarchie française, dont Jacques Attali et Emmanuel Macron sont des représentants : une idéologie qui tient la démocratie pour quantité négligeable – car les élites sont supposées mieux savoir que le peuple ce qui est bon pour lui. Peu importent les alternances démocratiques, peu importe le suffrage universel : il faut que « pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités », la même politique économique se poursuive. Perpétuellement la même (lire Emmanuel Macron, le candidat de l’oligarchie).

(…) Et comme tant d’autres oligarques, Emmanuel Macron a lui-même joué les essuie-glaces : il a commencé à faire carrière sous Sarkozy ; et a continué sous Hollande, en défendant exactement les mêmes idées, ce qui lui a permis de prendre son envol. Et voici que devenu président de la République, il envisage d’aller encore plus vite et plus loin, en poursuivant le démantèlement par ordonnances du code du travail.

(…) Vu de la gauche, on comprend bien pourquoi. Car pendant des lustres, les socialistes n’ont jamais réellement voulu tirer les enseignements de leurs échecs, ni refonder leur doctrine. Et du même coup, on a assisté depuis trois décennies à un pitoyable ballet, toujours le même : dans l’opposition, le PS a souvent pris des accents de gauche avant, revenu au pouvoir, de mettre en œuvre la même politique économique néolibérale.

Du fait de la triangulation Macron, cette triste comédie va désormais devenir impossible. En miettes, réduite à néant, la gauche socialiste, ou ce qu’il en reste, ne peut espérer survivre que si elle reprend tout à zéro. Jusqu’à sa vision du monde, jusqu’à sa doctrine économique et sociale.

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Le mouvement la France Insoumise fut lancé en février 2016. Trois mois plus tard il comptait 100 000 adhésions, puis 200 000 au début de l’année 2017. Le 20 mars, les insoumis étaient 300 000 et se comptaient 440 000 au 23 avril.

Le 16 mai 2017 à 12h, les insoumis étaient 536 638  !

Autrement dit, malgré la non qualification pour le deuxième tour des présidentielles, ce sont 96 600 nouvelles et nouveaux insoumis qui ont rejoint le mouvement. Et vous, c’est pour quand ?

ÉDOUARD PHILIPPE PREMIER MINISTRE : «LE VIEUX MONDE EST DE RETOUR»

Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon le 15 mai 2017 après la désignation d’Édouard Philippe comme Premier ministre par Emmanuel Macron. Voici la retranscription de cette intervention :

« Mesdames, messieurs,

Le nouveau président de la République vient de prendre le commandement de toute la classe politique traditionnelle de notre pays.

Le vieux monde est de retour sous des habits tout neufs et bien jeunes. La droite vient d’être annexée avec un Premier ministre issu de ses rangs : Les Républicains. Le Parti socialiste a été déjà absorbé puisque ses élus et ses candidats, par dizaines, ont demandé l’investiture de monsieur Macron. Et nombre d’entre eux attendent d’être élus pour le rejoindre. Enfin, les électeurs du Front national, après que ce parti ait rempli le rôle d’épouvantail qui était attendu de lui, les électeurs du Front national sont abandonnés, leurs chefs ont tous déserté.

En sorte que, dorénavant, en face de monsieur Macron, et pour le bien de notre démocratie, il ne reste qu’une force cohérente, unie autour d’un programme de gouvernement, «L’Avenir en commun» : c’est la France insoumise, dont je suis le porte-parole.

Et c’est elle qui dit aux Français : ne donnez pas les pleins pouvoirs à monsieur Macron et à son Premier ministre. Une cohabitation est nécessaire. C’est à dire qu’il faut former une majorité différente de celle du président de la République, de son bric à brac, pour pouvoir avoir une action politique cohérente qui réponde aux attentes sociales, écologiques et démocratiques de notre peuple.

Cet attelage hasardeux qui vient d’être constitué ne fonctionnera qu’au prix d’un césarisme et d’une autorité de la monarchie présidentielle toujours plus grande. Il est donc, en ce sens, dangereux pour l’avenir de notre pays.

Ne donnez pas les pleins pouvoirs à monsieur Macron. Permettez qu’une alternative vive dans notre pays. Regroupez-vous, à notre appel, autour de nous.

Que chacun de vos bulletins de vote soit un balai pour les dégager tous. »

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Edouard Phillipe nommé par E. Macron : « C’est une clarification » – Alexis Corbière

 

Olivier Tonneau

Ah les Insoumis, ces mauvais perdants, ces grincheux sectaires qui ne voulaient pas croire aux vertus du renouvellement et refusaient de se réjouir de l’arrivée au pouvoir d’une gauche enfin moderne puisqu’enfin de droite ! Maintenant qu’est nommé un premier ministre qui a voté contre les lois sur la transparence de la vie politique, contre le compte pénibilité, contre le tiers payant, contre la loi sur la transition énergétique et contre les textes sur l’égalité homme/femme, auront-ils enfin l’honnêteté de manger leur chapeau?

Pas sûr.

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Résistance! Viennent les jours heureux et le goût du bonheur (Convention France Insoumise)

petit film amateur souvenir réalisé par Jonathan Devaux, en charge de la campagne numérique des législatives de la France Insoumise dans la 2e circonscription du Gard, à l’occasion de la convention législatives de la FI, à Villejuif, le samedi 13 mai 2017.

– Facebook : https://www.facebook.com/franceinsoum…
– Twitter : https://twitter.com/fi2ecircoduGard
– Mail : jlm2017glm30660@gmail.com

RUFFIN : « NOTRE ADVERSAIRE, C’EST L’INDIFFÉRENCE »

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MÉLENCHON : UN POPULISTE ?

  • 14 mai 2017
  • Par guyonst (un insoumis parmi d’autres)

Sur toutes les chaînes de télévision, les éditorialistes nous précisent que JL Mélenchon est un populiste, nous allons essayer de comprendre :

Plus de 200 universitaires, chercheurs, enseignants soutiennent le programme de l’avenir en commun :

C’est donc avant tout sur des enjeux de politique publique, sur les programmes des candidat·e·s et sur leur capacité à les porter réellement qu’il convient de se déterminer. Notre engagement ne résulte nullement d’une adhésion inconditionnelle à la personne d’un·e candidat·e : il est avant tout raisonné et fondé sur des critères que nous jugeons décisifs.

Voir la liste : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/190417/un-autre-monde-est-possible-avec-jean-luc-melenchon

Les principales ONG :

«  Le programme de Jean-Luc Mélenchon propose de nombreuses mesures pertinentes, notamment sur le partage des richesses, la lutte contre la pauvreté et les inégalités, la promotion de la justice climatique et de la souveraineté alimentaire ainsi que le respect des droits humains en France et dans les pays du sud »

rapport complet : https://blogs.mediapart.fr/georges-ledoux-lanvin/blog/160417/presidentielles-2017-revue-des-etudes-de-20-ong-et-experts-les-avis-sont-unanimes

 

134 économistes issus de 17 pays qui signent une tribune pour afficher leur soutien au candidat de la France insoumise.

Dans leur texte, ces économistes dénoncent « les politiques de coupes dans les dépenses publiques, de démantèlement de l’État social et du droit du travail, menées sans relâche par les gouvernements précédents » et poursuivies, selon eux, par Emmanuel Macron et François Fillon. « Elles ne conduisent qu’à plonger le pays dans le cercle vicieux du chômage et de la précarité, terreau de la montée du FN », ajoutent-ils.
Puisque sur BFM TV on vous dit qu’il est populiste et d’extrême Gauche , cela signifie qu’on serait près de 7 millions à être tombés dans le piège du populisme, que ces chercheurs, universitaires, ONG et économistes n’ont aucune capacité d’analyse.

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Le mot de Benoît Hamon

Benoît Hamon

Emmanuel Macron a clarifié l’orientation de son projet politique. Il a donné les clés du gouvernement à un homme issu de la droite, Édouard Philippe. Je souhaite à celui-ci, en dépit de nos désaccords passés et sans nul doute à venir, bonne chance et bon courage.

La place de la gauche n’est ni dans son gouvernement ni dans la majorité qui pourrait le soutenir. La démocratie française est malade. Elle a besoin de débats et d’options politiques claires et cohérentes. Il faut sortir de l’indifférenciation droite-gauche et de la confusion politique car elles font le lit de toutes les radicalités. Qui peut croire que la gauche se reconstruira dans une coalition dirigée par un membre des Républicains. Ce n’est ni sérieux, ni crédible.

Sans sectarisme ni dogmatisme mais conscient de l’importance de défendre la justice sociale, de promouvoir de nouvelles solidarités, d’engager la transition écologique, de consolider la décentralisation, de répandre la démocratie, j’invite les français à élire le plus grand nombre de députés de gauche lors des élections législatives des 11 et 18 juin.

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Proposé par Télérama et développé par Amnesty International…

13’41 – Dans une vidéo d’une dizaine de minutes commentée par le youtubeur Léo Grasset (Dirty Biology), l’ONG décrypte le commerce des armes, et propose des pistes pour agir en faveur d’un meilleur encadrement du marché de l’armement. Instructif et salutaire.

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Au fil du 15 mai

Législatives. Jean-Luc Mélenchon « Nous sommes candidats partout avec un objectif : gouverner le pays »

La France insoumise (FI) a réuni samedi à Villejuif plus de 1000 de ses candidats, titulaires et suppléants, et directeurs de campagne, selon les organisateurs, pour la deuxième convention nationale du mouvement consacrée au lancement de la campagne des législatives. Après les prises de parole de personnalités investies par FI pour le scrutin de juin, comme l’humoriste Gérald Dahan, la championne du monde de kick-boxing Sarah Soilihi ou encore le réalisateur de Merci patron ! François Ruffin, le fondateur du mouvement, Jean-Luc Mélenchon a prononcé un discours d’une heure, entre bilan de la présidentielle et entrée en campagne.

Balayant les critiques à propos des « parachutages », alors que lui-même se présente à Marseille (Bouches-du-Rhône), Jean-Luc Mélenchon a estimé que « nous sommes continuellement des parachutés : personne ne choisit où il est mis au monde ». Il a également tenté d’évacuer les « polémiques » à propos de la signature de la charte que FI exige de ses candidats, en partie source du désaccord pour les législatives avec le PCF qui refuse de se présenter sous l’unique étiquette de ce mouvement. C’est « la garantie pour nos électeurs que ce pour quoi ils votent sera respecté par ceux qu’ils ont élus », a plaidé Jean-Luc Mélenchon envoyant au passage une pique au député Front de gauche qui a voté contre le mariage pour tous. « La condition numéro un que nous posons, à quelques exceptions près, à ceux qui veulent faire équipe avec nous c’est qu’ils déposent leur candidature en tant que France insoumise », a-t-il également insisté. Ces « exceptions », qui n’ont pas eu à signer la charte exigée  des autres candidats FI, concernent la député communiste sortante Marie-George Buffet, la porte-parole d’Ensemble !, Clémentine Autain, le député écologiste Sergio Coronado, la députée réunionnaise Huguette Bello et le journaliste François Ruffin, a listé l’animatrice du comité électoral de FI, Martine Billard. Une liste auxquels s’ajoutent les députés communistes sortant ayant parrainé Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, a annoncé son directeur de campagne, Manuel Bompard.

A lire sur l’Huma : http://www.humanite.fr/legislatives-jean-luc-melenchon-nous-sommes-candidats-partout-avec-un-objectif-gouverner-le-pays

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Dossier Macron

Extrait de l’interview de Pinçon-Charlot :  « Emmanuel Macron est un extraordinaire porte-parole de l’oligarchie et de la pensée unique »

Comment situez-vous Emmanuel Macron ? Vous dites qu’il a réussi un tour de passe-passe pour parvenir à faire croire qu’il n’est pas membre de cette oligarchie, malgré sa « parenthèse Rothschild » et ses liens avec le monde de la finance ?

  1. P.-C. : Emmanuel Macron, il est parfait. C’est l’oligarque parfait. Qui convient parfaitement aux familles sur lesquelles nous avons mené nos études sociologiques. Il n’est « ni de droite ni de gauche »…
  2. P. : … Donc « ni de gauche ni de gauche » !
  3. P.-C. : Voilà… Il représente la pensée unique. Nous sommes dans un monde orwellien, mais il n’y a plus besoin de parti unique : nous avons la pensée unique ! Emmanuel Macron en est un porte-parole absolument extraordinaire. Il connaît des gens dans tous les recoins de l’oligarchie. Il se fait financer par des banquiers anglo-saxons, américains, dont il refuse de donner les noms. Il veut supprimer l’ISF et affirme que c’est une mesure de gauche… Quand on analyse ses discours, on se rend compte que c’est un vide absolument abyssal. C’est pour nous la caricature du conformisme qui se transforme en une espèce de « progressisme radieux » et fallacieux.
  4. P. : Il peut faire illusion. L’illusion de la capacité, de l’expérience. Il apparaît comme un changement serein. Mais il propose une régression sociale sans précédent.

D’où vient son succès ? De l’attrait du « neuf » ?

  1. P.-C. : C’est plus grave que cela. Il peut être le levier pour l’oligarchie mondialisée, celle qui se cache derrière l’idée de mondialisation pour mieux faire passer la marchandisation généralisée de la planète. Macron serait du bon côté du manche. Et un élément décisif. Nous sommes passés à une étape de plus vers un totalitarisme qui ne dit pas son nom. Nicolas Sarkozy et François Hollande n’ont pas tenu leurs promesses : les responsables politiques mentent. Mais là, avec Macron, on est passé au foutage de gueule : « Je ne prends même pas la peine de faire un programme parce que de toute façon je ne le tiendrai pas ». Cela montre à quel point on méprise le peuple. C’est une violence de plus à l’égard des classes populaires et moyennes.

Article à lire sur Bastamag : https://www.bastamag.net/Pincon-Charlot-Emmanuel-Macron-est-un-extraordinaire-porte-parole-de-l

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Tous dans la rue le 19 juin à l’appel du «Front social»

La situation sociale bouge plus vite que Macron ! Avant juillet, ça va chauffer !

La CGT a lancé un appel national à un rassemblement, mardi 16 mai à 15 heures,devant l’usine GM&S Industry de La Souterraine, deuxième employeur privé de la Creuse. Le syndicat veut ainsi soutenir les salariés de l’équipementier automobile placé en redressement judiciaire depuis décembre dernier. Certains des 279 salariés ont par ailleurs affirmé avoir « piégé » à l’aide de bonbonnes de gaz et de bidons d’essence.

SI UN APPEL NATIONAL EST POSSIBLE DANS CE CAS, ALORS IL L’EST AUSSI CONTRE L’ORDONNANCE MACRON PRÉVUE POUR JUILLET.

Caroline de Haas (celle de la pétition à plus d’un million contre la loi Travail) et François Ruffin (Merci Patron) lancent une pétition « Ordonnances non merci ». « Plus rapide qu’un débat à l’Assemblée, plus facile qu’une négociation avec les syndicats et plus pratique que le 49-3: les ordonnances », dénoncent les initiateurs de l’appel, qui savent comme nous, l’importance de la première ordonnance.

Le contenu de cette ordonnance de juillet ? L’extension de la priorité aux accords d’entreprise. La loi El Khomri (dite Travail) les réservait au temps de travail. Emploi, salaire et conditions de travail seront concernés. La fusion des institutions représentatives du personnel (CE, DP, CHSCT). Le plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif. Un coup mortel porté aux Prud’hommes, une garantie offerte aux employeurs de licencier vite.

VOILÀ POURQUOI IL NOUS FAUT PASSER PAR LA RUE POUR NOUS OPPOSER À CE COUP DE FORCE, DANS L’ABSOLUE CONTINUITÉ DU 49.3 DE LA LOI TRAVAIL.

Les médias soumis à Lagardère, Bolloré, Bergé-Pigasse-Niel, Drahi, s’opposent à cette réalité sociale pour fabriquer leur réalité, comme Trump, à coups de faits « alternatifs ». La toute-puissance médiatique tresse chaque seconde des couronnes à ce Kennedy français, tout neuf, tout beau, tout nouveau. La propagande médiatique fait campagne pour Macron à un point tel qu’elle ignore que l’élection au 2e tour l’a porté à l’Elysée par le refus de Le Pen. Sur son propre programme, au 1er tour, il ne représente qu’un quart des suffrages exprimés.

Nous savons quelle colère sociale couve dans le pays. A nous de lui offrir une expression sociale, unitaire, déterminée. Telle est bien la vocation du Front social.

https://www.facebook.com/FrontSocialUni/?hc_ref=PAGES_TIMELINE&fref=nf

Infos pour rejoindre le Front Social

Rassemblement de celles et ceux qui militent pour la convergence des luttes que l’on soit syndicaliste, militant associatif ou citoyen.

Le #FrontSocial émane de l’appel de syndicalistes pour un #1erTourSocial organisé le 22 avril 2017 dans les rues de Paris afin de nous rassembler et lutter pour affirmer la nécessité d’imposer notre programme par la force des mobilisations sociales et ce indépendamment des candidats ou partis qui se présentent aux élections.

A ce jour, le #FrontSocial émane de l’appel du 22 avril signé par près de 70 organisations dont vous pouvez retrouver la liste ici : http://infocomcgt.fr/france/item/le-22-avril-tous-dans-la-rue-pour-le-premier-tour-social

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à lire sur Le Monde…

François Hollande : l’heure du bilan

Pendant cinq ans, le site Lui président, partenaire du Monde, a suivi pas à pas la réalisation – ou non – de ces engagements de campagne, et des grandes annonces présidentielles intervenues entre-temps. A l’heure où François Hollande laisse à Emmanuel Macron sa place à l’Elysée, ce travail permet d’en dresser le bilan factuel, loin des polémiques, des procès d’intention et discours flatteurs.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/visuel/2017/05/13/5-ans-apres-les-promesses-tenues-et-brisees-par-francois-hollande_5127359_4355770.html?xtor=RSS-3208

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Commentaire lu sur le site de Politis :

« Tout sauf Mélenchon:
Mélenchon se présente à Marseille, c’est un scandale ! Il veut faire éclater la gauche ! C’est son seul objectif !
Mélenchon ne se présente pas aux législatives, c’est un scandale ! Il refuse d’aller une nouvelle fois devant les électeurs et de prendre ses responsabilités !

Mélenchon refuse l’alliance avec le PC ! C’est un scandale, Il veut faire perdre la gauche !
Mélenchon accepte l’alliance avec le PC ! C’est un scandale, on vous l’avait bien dit ! Au fond, c’est un communiste!

Mélenchon, s’il est aux commandes, considérera les russes comme des partenaires ! C’est un scandale ! En plus, Il aime Poutine et Staline et qu’en Syrie, on gaze les mômes !
Mélenchon, s’il est aux commandes, refusera de négocier avec la Russie. C’est un scandale! Il prouve,encore une fois, qu’il n’a pas l’envergure pour gouverner !

Mélenchon ne veut pas faire alliance avec le PS ! C’est un scandale ! Il veut la mort du PS !
Mélenchon accepte des candidatures PS ! C’est un scandale ! Ou est la soi-disant « vertu » de son programme ?

Mélenchon a donné une consigne de vote ! C’est un scandale! C’est un autocrate, un tyran !
Mélenchon n’a pas donné de consigne de vote ! C’est un scandale! C’est un irresponsable !

Mélenchon communique surtout sur sa plate forme internet ! C’est un scandale. Il a peur des vrais médias qui ne sont pas à sa botte!
Mélenchon est allé à France2, chez Bourdin, à TF1. C’est un scandale, il sert le grand capital comme un bourgeois qu’il n’a jamais cessé d’être!

Mélenchon consulte sa base ! C’est un scandale, une fumisterie ! Tout le monde sait qu’a la FI , les « mis sous un » obéissent aveuglément à leur chef !
Mélenchon ne consulte pas sa base ! C’est un scandale. Alors, c’est ça, sa vision de la démocratie ?

Mélenchon a fait une grande partie de sa carrière au PS ! C’est un scandale! Il n’a jamais cessé,au fond, d’être socialiste. Fumier de Méluche !
Mélenchon a quitté le PS il y a 12 ans ! C’est un scandale ! Il roule pour lui tout seul ! Salopard de Méluche !

Les Insoumis acclament Mélenchon pendant les meetings. C’est un scandale, ce sont des moutons qui, béats, bêlent devant leur chef !
Mélenchon ne veut pas qu’on l’acclame pendant les meetings. C’est un scandale, une fausse modestie qui ne trompe personne.

Mélenchon a répondu vertement aux attaques qui lui sont faites ! C’est un scandale, il ne supporte pas les critiques. Il a un égo démesuré !
Mélenchon n’a pas répondu aux attaques qui lui sont faites ! C’est un scandale ! Quand parlera-t-il enfin au lieu de se draper dans un silence indigné.

Mélenchon est un vieux roublard de la politique ! C’est un scandale qu’il soit encore là dans un mouvement aussi jeune !
Mélenchon est accompagné, au sein de la FI par énormément de jeunes inconnus ! C’est un scandale ! Ils n’ont aucune expérience de la politique!

Mélenchon n’a pas le permis de conduire! C’est un scandale. C’est de l’auto-bashing

Mélenchon a mangé une salade verte ! C’est un scandale, un insupportable appel du pied aux écolos, personne n’est dupe!
Mélenchon a mangé du piment. Rouge, comme par hasard.

Et pour finir, j’ai surtout l’impression que :

Mélenchon a fait 19.5 % avec 85% de votes d’adhésion, et ça, c’est insupportable pour tous ceux qui n’aiment pas Mélenchon.

« En Marche » donne exactement les mêmes consignes que la « France insoumise», mais là, je ne sais pas pourquoi, c’est à la fois « légitime » et « moderne »! Cela, du reste, ne me viendrait pas à l’idée de critiquer « en marche » sur ce point.
Personnellement, tout ce foin unanime et malodorant autour de sa personne et de son mouvement, en toisant souverainement ses soutiens, forcément aveugles et imbéciles, me donne, plus que jamais, envie de soutenir la France Insoumise. »

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Au fil du 13 mai

Danielle Floutier – Lancement de la campagne des législatives 2e circo du Gard

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Artistes, syndicalistes et lanceurs d’alerte : qui sont les Insoumis investis aux législatives

Les candidats de la France insoumise aux élections législatives ont été dévoilés mercredi.

Jean-Luc Mélenchon a publié, ce mercredi, les noms de celles et ceux qui porteront les couleurs de son parti pour les élections législatives de juin. Avocats, militants, artistes ou encore des employés du social, ils sont 63% des candidats à être issus de la société civile.

Parmi eux, Lionel Buriello, ancien salarié d’Arcelor Mittal à Florange et syndicaliste CGT, Rémi Garnier, lanceur d’alerte dans l’affaire Cahuzac mais aussi la championne du monde de kick-boxing, Sarah Soilihi, issue des quartiers nord de Marseille.

Le parti de Jean-Luc Mélenchon a aussi voulu une alliance politique large. Au moins 17 candidats viennent du PCF, six d’EELV, cinq du PS, 36 du mouvement Ensemble et 73 du Parti de Gauche.

Des avocats et des militants écologistes

Côté lutte, le parti de Jean-Luc Mélenchon a choisi des avocats engagés. Dans la 12e circonscription de la Seine-Saint-Denis, à Clichy-sous-Bois, c’est le jeune avocat de WikiLeaks, Juan Branco, 27 ans, qui se présentera sous les couleurs de la France insoumise.

En Haute-Garonne, Claire Dujardin, avocate du collectif contre le barrage de Sivens portera les couleurs de la France Insoumise. Le projet initial de ce barrage a été définitivement abandonné en décembre 2015. Sa construction avait suscité une vive controverse et a été à l’origine de manifestations avec des heurts lors desquels le militant écologiste Rémi Fraisse a été tué en octobre 2014. Un autre projet est aujourd’hui à l’étude.

Autre combat écologiste sur lequel Jean-Luc Mélenchon se positionne, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La militante Katell Andromaque sera candidate en Loire-Atlantique pour défendre ses convictions.

Quant à la question du nucléaire, le parti investi Jean-Marie Brom, chercheur en physique nucléaire, et militant ‘Sortir du nucléaire’, en Alsace.

Des syndicalistes et des lanceurs d’alerte

De nombreux syndicalistes de la CGT ont aussi été investis. A l’instar d’Aurélien Motte, ancien métallurgiste, leader de la CGT, à l’usine de Sambre et Meuse, de Karine Monségu et Mehdi Kemoune, syndicalistes CGT à Air France.

D’anciens de Nuit Debout, mouvement citoyen lancé par François Ruffin pendant les manifestations contre la loi Travail ont également été investis. Hélène Bourlard, ancienne syndicaliste de la société Ecce, et membre de l’équipe du film Merci Patron! de François Ruffin également candidat en Picardie sous la bannière Picardie Debout; mais aussi Leila Chaibi, membre du Parti de gauche, ancienne candidate aux municipales à Paris, qui se décrit comme une des initiatrices du mouvement Nuit Debout.

Enfin, au moins deux lanceurs d’alerte porteront les couleurs de la France Insoumise.  Rémi Garnier, lanceur d’alerte dans l’affaire Cahuzac et Céline Boussié. Cette lanceuse d’alerte avait dénoncé des mauvais traitements sur des enfants handicapés dans un établissement du Gers.

Des artistes et des employés du social

Côté culture, l’actrice Sophie de La Rochefoucault sera suppléante de Didier Le Reste, ancien patron de la CGT Cheminots dans le 15e arrondissement de Paris. Aussi annoncé, l’humoriste Gérard Dahan ou le musicien Philippe Virolle.

Enfin des enseignants, des chercheurs mais aussi des employés dans le secteur social ont été présentés. Dans l’Oise, par exemple, Marie-Laure Darrigade, 44 ans, éducatrice spécialisée et Laurent Grenier, 30 ans, employé dans l’aide à la personne seront candidats sous la bannière de la France Insoumise.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il envisage de se présenter dans la seconde ville de France. A Marseille, le leader de la France Insoumise est arrivé premier avec 24,82% des suffrages, devant Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Source : http://www.bfmtv.com/politique/artistes-syndicalistes-et-lanceurs-d-alerte-qui-sont-les-insoumis-investis-aux-legislatives-1161061.html

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Dans ce 27e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi les législatives peuvent être l’occasion d’appliquer le programme «L’Avenir en commun» avant de donner les raisons de sa candidature à Marseille. Il apporte son soutien aux salarié.e.s de GM&S, en lutte à La Souterraine dans le département de la Creuse. Jean-Luc Mélenchon revient également sur l’absence de l’écologie dans le débat du second tour de l’élection présidentielle et invite chacun.e à être vigilant.e sur les questions liées au nucléaire ainsi qu’à la propriété des outils de production.

SOMMAIRE:
01:25 : Les législatives et les chances de la France insoumise
04:17 : Pourquoi être candidat aux législatives ?
05:58 : Pourquoi avoir choisi Marseille ?
08:28 : Ce que les législatives peuvent apporter au pays.
10:16 : Industrie et écologie
13:20 : La lutte des salarié.e.s de GM&S à La Souterraine, dans la Creuse
18:49 : Les stratégies américaines de prise de contrôle des entreprises françaises
22:00 : Technip, nouvelle entreprise menacée
23:26 : Appel à la vigilance sur les questions de propriété des moyens de production
25:25 : L’écologie, grande absente du second tour de l’élection présidentielle
26:16 : Les dangers du nucléaire : l’effondrement de la «poubelle nucléaire» américaine.

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Dossier Macron

 

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En Marche… pour le cannabis !

Several hundred people gathered in Lyon (France) for the 15th edition of the global Cannabis March. They called an end cannabis prohibition and it’s regulation. The protesters marched from the Place Carnot to the place Terreraux. France/Lyon/May, 7, 2016.//KONRADK_170702/Credit:KONRAD K./SIPA/1605071711

Les cannabinophiles français sont à nouveau invités à marcher pour la régulation du marché du chanvre/cannabis thérapeutique et récréatif ce samedi 13 mai. Il s’agit d’un événement de portée internationale visant à poursuivre le mouvement entamé sur le continent américain depuis quelques années.

Le nouveau président de la République française et la nouvelle législature à venir, auront très prochainement et inévitablement à se prononcer sur la délicate question du statut de « la plus populaire des drogues illicites ». L’abandon progressif de la politique du « tout répressif » étant à présent acté jusque dans les plus hautes institutions internationales, la France ne pourra longtemps se cantonner à légitimer un dispositif ayant démontré sa totale inefficacité aussi bien à contenir l’explosion des trafics qu’en matière de réduction des risques et de prévention.

La « contraventionnalisation » prônée par la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), reprise par M. Emmanuel Macron, reposant sur une nouvelle forme d’injustice et de stigmatisation des populations déjà précarisées (jeunes des quartiers populaires issus des « minorités visibles »), le CIRC invite le nouveau président ainsi que son/sa futur(e) ministre de la Santé, à réfléchir plus avant à une régulation totale de la filière.

Accompagnée d’une amnistie de toutes les personnes impliquées dans ce type d’infraction (en dehors de celles ayant commis des crimes de sang), cette mesure permettrait à la fois de mécaniquement faire chuter la criminalité et ainsi de retirer des prisons des individus n’ayant rien à y faire, mais aussi de créer plusieurs milliers d’emplois dans une filière dors et déjà dynamique malgré une répression acharnée. Cela permettrait aussi sans doute d’offrir de nouveaux débouchés à une agriculture exclusivement biologique et de terroir en pleine expansion.

Les taxes ainsi obtenues sur la production et la vente pourraient servir aux financements de multiples programmes sociaux, éducatifs et sanitaires. La prescription médicale du chanvre/cannabis et de ses extraits permettrait de soulager de nombreux(euses) patient(e)s dont les traitements classiques ne parviennent pas à répondre à leurs pathologies.

Enfin la sortie de la prohibition, outre l’assèchement des profits réalisés par les réseaux criminels, mettrait en partie un terme aux violences policières que son application arbitraire génère et à la défiance d’une certaine jeunesse à l’égard d’une autorité méprisante.

C’est donc au bon sens du futur gouvernement que le CIRC fait appel, dans le cadre d’une consultation de tous les acteurs concernés par la politique des drogues, des associations d’usagers jusqu’aux institutions sanitaires.

#VotezMariJanne2017
Votez Mari(J)anne en 2017

Fédération des CIRCs

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Réflexions sur la notion de Peuple

  Voici un billet valant le détour, livré par notre toujours aussi bon Charles Gave qui revient sur cette notion de peuple.

Vous allez me dire quel est le rapport avec l’économie ? Directement ? Eh bien en fait on s’en fiche, je trouve même remarquable que celles et ceux qui pensent encore librement l’économie aujourd’hui la pensent aussi avec un prisme politique, social, sociétal, et ne la pensent pas du tout comme une technique ou une « science » froide.

Nous la pensons chacun avec nos sensibilités de façon humaniste.

Si l’économie est humaniste, alors elle est au service des peuples, et non les peuples au service de l’économie.

À un moment, si vous voulez penser l’économie, il faut penser le peuple. Macron, lui, préfère nous faire « penser printemps »… Eh oui, cela ne s’invente pas.

Charles SANNAT

Extrait :

En fait, nous sommes dans un pays où la gauche a trahi le peuple, le reléguant au rôle de plèbe, tandis que la droite a trahi la nation, ce qui laisse une grande partie de ceux qui ont besoin d’être aidés quelque peu désemparés.

Et c’est ce que constate le géographe Christophe Guilly dans tous ses livres.

La France aujourd’hui est géographiquement distribuée en trois zones concentriques :

  • Au centre, ceux qui sont adaptés à l’économie moderne que j’ai appelé l’économie de la connaissance dans mon livre C’est une révolte, non Sire c’est une Révolution.  Ils contrôlent l’économie et les médias. Il est d’usage de les appeler les « bobos » et ils constituent l’électorat de Macron.
  • En périphérie des bobos, on trouve les immigrés qui sont de fait les domestiques des bobos (chauffeurs Uber, taxis, gardes d’enfants, personnel soignant, etc.) et sur lesquels se déversent les subventions étatiques, ce qui permet aux bobos d’avoir des domestiques pas trop chers. Ce deuxième groupe vote Melenchon.
  • Et enfin, à une heure et demi ou deux heures du centre de la grande ville dans laquelle les bobos résident dans des appartements hors de prix, on trouve les perdants de la mondialisation, ceux qui naguère étaient employés dans le secteur industriel. Ils votaient communistes autrefois, ils votent FN aujourd’hui. Et il n’y a plus aucun contact entre les bobos et les habitants de la troisième zone.

Et ce que cela veut dire est assez simple : ce qui fait office d’élites de nos jours n’a que mépris pour ceux qui vivent dans la France de la périphérie. Ce qui implique que « la volonté de vivre ensemble », absolument constitutif d’une nation, n’existe plus. Les élites méprisent la plèbe et plus encore ses représentants encore plus que cela n’était le cas dans la Grèce ou la Rome antique.

Lire l’article intégral : https://www.insolentiae.com/reflexions-sur-la-notion-de-peuple/

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Le fil du 12 mai

Conférence presse : JL Mélenchon veut « renverser l’indigente caste politique à Marseille !

 

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 Pour tout savoir ou presque sur l’organisation de la France Insoumise pour les législatives

Conférence de presse hebdomadaire de la France insoumise du 10/05/2017. © La France insoumise.

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Qui sont les électeurs derrière le vote record en faveur du Front national au second tour de la présidentielle ? La carte des scores du parti de Marine Le Pen en recouvre une autre, qui n’est pas celle de l’immigration. En cinq minutes, Ludovic, Stéphane et Xavier délivrent quelques clés d’analyse et de compréhension. Car « diaboliser ce vote ne le fait pas baisser », expliquent les trois vidéastes

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Dossier Macron

Jérôme Pimot, ex-livreur à vélo : « ça fait déjà quatre ans que je vis sous Macron »

L’un des symboles du travail selon Macron, c’est ce que l’on a appelé l’Uberisation. Un système qui permet à des plateformes, souvent localisées hors de France de recruter leurs employés avec un statut d’auto entrepreneurs. Jérôme Pimot ex livreur à vélo a été l’une des victimes de ce sous-salariat déguisé qu’il combat aujourd’hui. Réalisation : Eugénie Barbezat

5 mn 30

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C’est dans une quasi indifférence médiatique que se tient jusqu’au 18 mai à Bonn, en Allemagne, la session annuelle des négociations climatiques. Or, tous les indicateurs concernant le réchauffement de la planète sont au rouge.

Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la température moyenne a excédé de 1,1 °C les niveaux de l’ère préindustrielle. Un troisième triste record après ceux de 2015 et de 2014. Alors que les surfaces de banquise en Arctique et Antarctique ont atteint des niveaux exceptionnellement bas en 2016, la montée des océans se révèle 25 à 30 % plus rapide entre 2004 et 2015 qu’entre 1993 et 2004.

A lire sur bastamag.net

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Pourquoi Mélenchon a gagné… sur Youtube

Bilan d’une campagne où l’on a vu les candidats faire un usage intensif d’internet, soit par nécessité, faute d’accès aux grands médias, soit pour se doter d’un canal supplémentaire de diffusion de leurs idées et discours.

28 minutes. Cette vidéo met l’accent sur Mélenchon, mais elle interroge tous les autres candidats, et surtout ceux à venir, particulièrement celles ou ceux qui n’ont toujours rien compris au rôle possible des réseaux sociaux, notamment Youtube (et un peu Daily Motion) et Facebook.

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

On était inquiet, on entendait moins parler de notre pompeux cornichon. Mais gloup, gloup, le revoilà à la une, il vient de se faire entarter pour la douzième fois !

Comme c’était court, on vous la remet sous un autre angle.

Au hasard des pérégrinations internautes, nous sommes tombés sur cette lettre…

Chère Marine,

Merci pour tout, c’était parfait, sans toi, jamais nous n’aurions réussi ce coup somptueux . Bien sûr, j’avais des atouts : tout le CAC 40, le Medef, la finance internationale, tous les politicards retourneurs de veste, tous les vieux cabots, de Kouchner à BHL, tous les grands médias, Le Monde, Libé, L’Express, L’Obs et les autres, bref, j’avais tout, mais sans toi, sans ton FN, ce merveilleux épouvantail, jamais je n’aurais réussi à ce point-là.

On peut tordre les chiffres dans tous les sens, mais on voit bien qu’au moins 75% des inscrits ne voulaient pas de moi, c’est contre toi qu’ils ont voté, contre le « fascisme », comme ils disent… La vieille ficelle mise au point par Mitterrand a encore marché à merveille, grâce à toi et à ton équipe, merci à toutes et à tous. Dans cinq ans, comme promis, ce sera ton tour, je te prépare le terrain, fais moi confiance, je vais mettre ce pays dans un tel état qu’ils te porteront en triomphe à 80%.

Merci encore, chère Marine, Brigitte t’embrasse, notre amitié à Jean-Marie, à Louis et à toute la famille. Venez-donc nous voir au Touquet, bientôt. On va être occupé mais on trouvera toujours un moment.

Bien affectueusement.

Emmanuel

le fil du 11 mai

LÉGISLATIVES : «NOUS SOMMES EN CAMPAGNE POUR GAGNER»

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Finalement, les électeurs de Mélenchon ont majoritairement voté Macron au second tour

Cet entre-deux-tours parfois hystérique en valait-il la peine ? L’examen attentif des résultats apporte un début de réponse. Emmanuel Macron s’est imposé très largement face à Marine Le Pen, avec 66,1% des suffrages exprimés du second tour, et plus de dix millions de voix d’avance. Parmi ses soutiens, plus de 3 millions et demi avaient voté Jean-Luc Mélenchon au premier tour. En effet, une étude Ipsos montre que 52% de ceux qui avaient porté leurs suffrages vers le candidat de la France insoumise au premier tour se sont rabattus sur Emmanuel Macron au suivant. 17% ont déposé un bulletin blanc ou nul dans l’urne, et un peu moins d’un quart ont refusé d’aller voter. Les 7% restants ont voté pour Marine Le Pen au second tour. Le bilan est beaucoup plus positif que ce que laissait présager le vote interne organisé par la France insoumise avant le second tour.

L’attitude du leader de la France insoumise, et l’insubordination revendiquée de ses partisans, ont provoqué des sursauts d’indignation dans le paysage politique. Jean-Luc Mélenchon s’est attiré des critiques quasi unanimes, notamment à gauche. Manuel Valls a déclaré « ne pas comprendre qu’il ne s’engage pas davantage » contre le FN, Pierre Moscovici a qualifié les indécis « d’inconscients« , tandis que Jean-Christophe Cambadélis a jugé que l’attitude de Mélenchon était « une faute« . Emmanuel Macron lui-même a jugé que les électeurs de la France insoumise « valaient mieux » que les hésitations de leur chef de file. Jean-Luc Mélenchon a lui insisté sur le fait que « pas une voix » ne devait aller vers le Front national, tout en refusant de dire pour qui il allait voter.

Source : https://www.marianne.net/politique/finalement-les-electeurs-de-melenchon-ont-majoritairement-vote-macron-au-second-tour

Bonus Sémaphores : Comme Marianne, pour étoffer son article, a cru bon de reproduire le dessin de Plantu sur le vote des insoumis (version à gauche), voici la version corrigée (à droite), histoire d’apprendre à Plantu à moins se planter.

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Lettre ouverte d’ONG à Macron pour réclamer un ministère de l’Environnement élargi

http://www.bfmtv.com/planete/lettre-ouverte-d-ong-a-macron-pour-reclamer-un-ministere-de-l-environnement-elargi-1160451.html

Huit organisations environnementales, dont le WWF et la Fondation Hulot, ont appelé mardi Emmanuel Macron à créer « un grand ministère de l’Environnement », au périmètre élargi et avec à sa tête un ministre d’État, numéro deux dans l’ordre protocolaire.

« La pertinence d’un grand ministère, avec à sa tête un ministre d’État, numéro deux dans l’ordre protocolaire, en charge du développement durable (écologie, biodiversité, climat et énergie, transport, logement et urbanisme, aménagement du territoire, pêche et mer)(…) a fait ses preuves et répondra à votre volonté d’un gouvernement resserré », écrivent-elles dans une lettre ouverte au président élu dimanche.

La transition écologique comme priorité

Outre le WWF et la Fondation Hulot, le texte est signé par France Nature Environnement, Les Amis de la Terre, le Réseau Action Climat, la LPO, Humanité et Biodiversité, et Surfrider.

« L’organisation de l’État et de son gouvernement reflète l’ambition que se donne un pays », écrivent les ONG. « Comme vous le souligniez dans votre programme, ‘la transition écologique est une priorité pour aujourd’hui qui affecte tous les secteurs de la vie économique et sociale' », ajoutent-elles.

Selon les ONG, « des synergies institutionnelles fortes » doivent être trouvées avec les ministères de la Santé, du Travail, de l’Agriculture, des Outremers et de l’Économie, « tant leurs rôles et impacts sont essentiels pour l’environnement ».

Intégrer « la transversalité de l’enjeu »

Les organisations indiquent vouloir rencontrer Emmanuel Macron « dans les meilleurs délais afin d’évoquer la feuille de route du quinquennat pour la transition écologique ».

Rappelant qu’il a souligné dans son programme l’importance d’une alimentation plus saine et annoncé des états généraux de l’agriculture et de l’alimentation, les signataires espèrent que le gouvernement « intégrera l’importance et la transversalité de cet enjeu, à la fois au niveau national et international ».

Ils demandent enfin que « les instances de concertation des secteurs économiques et sociaux » s’ouvrent aux « associations environnementalistes », comme le Conseil National de la Transition Écologique est ouvert aux acteurs économiques et sociaux.

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Un tournant éthique à ne pas rater

  Anticor se félicite du choix du nouveau Président de la République de faire de la moralisation de la vie politique le premier projet de loi qui sera soumis à la nouvelle législature.

L’association approuve les progrès indispensables qui ont déjà été annoncés dans le programme d’Emmanuel Macron :
– l’interdiction faite aux parlementaires d’exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat ;
– l’interdiction de toute embauche par un élu ou un ministre d’un membre de sa famille ;
– le contrôle de l’utilisation de l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) ;
– l’encadrement du lobbying (plus ambitieux que celui prévu dans la loi Sapin II) ;

Anticor se félicite plus particulièrement que le nouveau Président ait repris deux mesures figurant dans sa charte éthique pour la présidentielle :
– l’interdiction du cumul de plus de trois mandats identiques successifs ;
– l’interdiction pour tous les détenteurs d’un casier judiciaire (B2) de se présenter à une élection.

Cependant, certaines propositions du programme appellent des précisions. Il en va ainsi de l’engagement « d’alourdir les sanctions contre la fraude fiscale ». Ce serait un symbole fort en la matière de supprimer le « verrou de Bercy » qui donne à l’exécutif le monopole des poursuites en ce domaine.

Surtout, la lutte pour l’éthique dans la vie politique appelle d’autres mesures qui ne sont pas évoquées pour l’instant et dont le nouveau Président ne devrait pas faire l’économie. Il en va ainsi des propositions visant :
– à supprimer la réserve parlementaire, outil du clientélisme ;
– à confier la certification des comptes des partis politiques à la Cour des comptes ;
– à donner à la Cour de discipline budgétaire et financière le pouvoir de sanctionner les membres du Gouvernement et les élus locaux.

Ce serait également un signal fort de présenter un projet de loi constitutionnelle visant :
– à supprimer tout lien hiérarchique entre le ministre de la Justice et les procureurs ;
– à supprimer l’inviolabilité dont bénéficient le Président de la République et les parlementaires (qui les empêche de faire l’objet de mesures privatives ou restrictives de liberté pendant la durée de leur mandat, même pour des actes étrangers à l’exercice de leurs fonctions) ;
– à supprimer la Cour de justice de la République et mettre ainsi un terme au privilège de juridiction dont bénéficient les membres du Gouvernement.

Enfin, pour montrer l’exemple, le mouvement d’Emmanuel Macron serait bien inspiré de ne donner l’investiture qu’à des candidats qui anticiperaient la future loi de moralisation de la vie politique. Dans ce cadre, les candidats soutenus par lui devraient, d’une part, ne pas avoir de condamnation inscrite à leur casier judiciaire et, d’autre part, ne pas avoir déjà exercé trois mandats de député.

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On a beaucoup aimé…

 C’est toujours bon à savoir…

En savoir plus sur le 49.3 et les ordonnances : http://www.humanite.fr/gouverner-par-ordonnances-et-49-3-comment-ca-marche-et-quels-garde-fous-635902

 

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Vous avez dit dédiabolisation ?

Comme chaque 9 mai, le Groupe Union Défense, mouvement nationaliste révolutionnaire, défilait pour rendre hommage à l’un des siens.

Mort d’un militant natio’

C’était le 7 mai 1994. Avec les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR), les Gudarts organisaient un rassemblement pour dénoncer « l’impérialisme américain » à la veille des célébrations du cinquantenaire du débarquement. La manif est interdite et Sébastien Deyzieu, militant nationaliste de 22 ans, décède alors qu’il tente d’échapper à la police en grimpant sur un échafaudage.

Dans le livre « Marine est au courant de tout », Mathias Destal et Marine Turchi détaillent la suite des événements. Deux jours après le décès, le Gud dirigé par Frédéric Chatillon et le Front National de la Jeunesse dirigé par Samuel Maréchal fondent le « comité du 9 mai » pour dénoncer « la police de Pasqua ». Le 11 mai 1994, les militants des deux formations tentent ensemble d’envahir l’appartement du ministre de l’intérieur. Ils se font repousser et filent vers le conseil général des Hauts-de-Seine qu’ils occupent un moment.

Le soir même, ils font irruption dans les locaux de Fun Radio à Neuilly pendant une émission du Doc et Difool. Sept militants sont interpellés. Pour les défendre au tribunal, 3 avocats : Phillipe Péninque, ancien du Gud, connu pour avoir ouvert le compte en suisse de Cahuzac. Son associé, Jean-Pierre Emié. Et… Marine Le Pen.

https://www.streetpress.com/sujet/1494414045-le-gud-defile-dans-paris

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