Greenwashing à Fessenheim

Un coup de peinture verte qui cache mal les problèmes

EDF cherche à cacher les dysfonctionnements récurrents à Fessenheim d’un coup de peinture verte, par la publication d’une infographie publicitaire présentant sa production d’électricité comme « durable ». Le Réseau “Sortir du nucléaire“ et quatre associations antinucléaires alsaciennes ont porté plainte devant le Jury de Déontologie Publicitaire.
Afin de lutter contre la désinformation, le Réseau “Sortir du nucléaire“ publie également une infographie fournissant quelques chiffres peu connus sur le bilan environnemental et social peu glorieux de Fessenheim.

contre-infographie4-f71e9http://www.sortirdunucleaire.org/Greenwashing-Fessenheim?origine_sujet=LI201506

 

Tchernobyl day

Tchernobyl day 2015Ce dimanche 26 avril 2015, la catastrophe de Tchernobyl entre dans sa 29ème année. À cette occasion, le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle à l’organisation d’actions partout en France, en hommage aux milliers de victimes de la plus grande catastrophe environnementale et sanitaire en Europe.

Tchernobyl a 29 ans… la catastrophe se poursuit.
Tant qu’il y aura des centrales en fonctionnement dans le monde,
le risque d’accident nucléaire ne sera pas écarté.
Mobilisons-nous pour refuser de vivre avec ce danger et pour exiger la sortie urgente du nucléaire civil et militaire.

Pour retrouver toutes les actions près de chez vous, ou pour inscrire une action, rendez-vous sur la page agenda du Réseau :
http://www.sortirdunucleaire.org/Agenda
Pour tout le matériel militant, rendez-vous sur la boutique du Réseau : http://boutique.sortirdunucleaire.org/
Pensez aussi à nous envoyer vos comptes-rendus d’actions ainsi que vos photos à cette adresse : mobilisations@sortirdunucleaire.org
Pour rappel :
A 1h23 le matin du 26 avril 1986, le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, situé en Ukraine soviétique au nord de Kiev, explose au cours d’un essai de fonctionnement à faible puissance. Cette explosion va libérer d’importantes quantités d’éléments radioactifs dans l’atmosphère.
Début juillet 2013, une enquête italienne indépendante a jeté un nouveau pavé dans la mare. Cette étude met clairement en lien la forte augmentation des maladies thyroïdiennes en Corse, et le passage du nuage radioactif de Tchernobyl.
Selon ce document, le nombre de cancers de la thyroïde a augmenté de 28,29 % chez les hommes en Corse, après le passage du nuage radioactif.
L’augmentation du pourcentage de thyroïdites a été de 55,33 % chez les femmes et de 78,28 % chez les hommes. Concernant les enfants, selon l’enquête, « le risque de thyroïdites chez les moins de 18 ans vivant en Corse et exposés au nuage de Tchernobyl est augmenté de 62,5 % par rapport aux enfants n’ayant pas été exposés ».

Note Sémaf : un fichier pdf de l’étude épidémiologique Corse est disponible ici : http://www.sortirdunucleaire.org/Tchernobyl-retombees-France

Le passage du nuage de Tchernobyl en France
Quatre jours après l’explosion du réacteur, le 30 avril 1986, le nuage de Tchernobyl arrive en France. Le Sud-Est et la Corse sont les premiers touchés. Le 1er mai, les trois quarts de la France se trouvent sous le nuage. Le 2 mai, une dépression repoussera le nuage vers l’intérieur du continent.

Animation de l’IRSN qui montre le déplacement du panache radioactif par la représentation de l’activité volumique du césium 137 au dessus de l’Europe entre le 26 avril et le 6 mai 1986

 

Areva, plus rien ne va

L’année 2014 d’Areva se termine sur un beau – 52,03% de perte de son action boursière. Les spéculateurs n’auraient-ils plus eux-mêmes confiance dans cette monstruosité ?

Areva (groupe nucléaire public-privé) s’effondre et finit son année boursière en chute de -52,03% (le cours de l’action n’est plus qu’à 9,12 euros fin 2014). C’est le résultat de difficultés financières nées de gabegie et d’acquisitions-spéculations hasardeuses, de fiascos techniques à répétition (EPR Finlandais, EPR de Flamanville notamment), de la régression du marché de la destruction atomique avec aussi l’arrêt du « marché japonais » depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima. Toute la presse économique et financière s’inquiète, et l’État avec elle, de ce « grand bond en arrière ». Pour les citoyens qui luttent contre les passéistes de l’atome, c’est une bonne nouvelle qui devrait conduire à l’abandon immédiat de cette aberration criminelle.

Article intégral à lire ici : http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2015/01/01/Areva-s-effondre-financi%C3%A8rement

 

Du 9 au 15 mars 2015 participez au cordon sanitaire contre le crime nucléaire autour des sites nucléaires de la vallée Rhône-Durance pour isoler les criminels de la destruction atomique : rassemblements à Cruas (Ardèche), Tricastin (Vaucluse), Marcoule (Gard), Cadarache (Bouches du Rhône), rencontres avec les salariés des sites nucléaires , rencontre avec la population des villes et villages de proximité, projections-débats de films,…

ici, au fur et à mesure sont actualisées les temps forts de ce cordon sanitaire contre le crime nucléaire : « 9-15 mars 2015 : cordon sanitaire contre le crime

Vous voulez participer : contacter collectifantinucleaire84@hotmail.fr

 

Les lecteurs informent

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“Graine, future monnaie locale à Montpellier”

Une monnaie locale complémentaire citoyenne, c’est un moyen de se réapproprier l’outil monétaire pour le mettre au service d’échanges plus justes, respectueux de l’humain et de la nature.

L’association ADESL (Alternatives pour un développement économique et social local) est en train de mettre en place, la Graine, une monnaie citoyenne pour Montpellier et ses environs : des membres du collectif viendront présenter le projet, son intérêt et inviter à faire réfléchir à la nature et au sens de la monnaie.

Plus de renseignements ici : http://www.lemois-ess.org/evenement/graine-future-monnaie-locale-a-montpellier/

Les précédents billets de Sémaphores concernant les monnaies locales :

Juillet 2012 http://semaphores.info/2012/07/les-monnaies-solidaires/

Aout 2013 http://semaphores.info/2013/08/revenu-de-base-inconditionnel-et-monnaies-complementaires/

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Grau du Roi

Ndlr : Errata et nostra culpa.

Dans notre billet relatif aux obsèques d’Étienne Mourrut (ici), regrettant qu’un deuil communal n’ait été décidé par la mairie, nous avons laissé entendre que le personnel communal alors en service n’avait pas pu se joindre au cortège.

Notre erreur, et nous la regrettons, est de n’avoir recueilli qu’une partie des doléances, singulièrement éloignées de la réalité. Dans les faits, le personnel municipal a été autorisé à se joindre à sa guise aux obsèques sans perte d’indemnités, et la part du personnel ne pouvant s’absenter pour des raisons d’astreinte et de responsabilité a eu la possibilité de récupérer ce temps consacré à l’hommage qui était dû à celui qui fut le maire du Grau du Roi de 1983 à  2014.

Cette rectification méritait d’être signalée et nous le faisons volontiers.

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L’invité :

Floréal Romero est issu de la tradition anarcho- syndicaliste espagnole par son père. Il adhère aux thèses de Bookchin et en devient un des principaux promoteurs en Espagne, mais aussi en France à travers des rencontres, des publications et des articles. Il vit en Andalousie et travaille comme agriculteur en lien avec des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP). Nous le recevons à l’occasion de la sortie du livre coécrit avec Vincent Gerber « Murray Bookchin, pour une écologie sociale et radicale ».

Le livre :

Pour Murray Bookchin (1921-2006), fondateur de l’écologie sociale, c’est au cœur même de nos institutions que se situent les causes de notre rapport destructeur à la nature. Les principes de domination induits par la « société de marché » ont fini par envahir tous les domaines de la vie, colonisant nos valeurs et nos modes de pensée. Le modèle économique du capitalisme est donc à condamner sans détours et sous toutes ses formes.

Mais la force de cette pensée réside surtout dans la proposition du « municipalisme libertaire » : un retour à une gestion à échelle humaine des affaires publiques. En instaurant la propriété communale des moyens de production, il s’agit de créer des espaces – ouverts sur l’extérieur –, où, en harmonie avec l’environnement, chacun, en prenant part aux décisions collectives, exprime pleinement son potentiel et ses aspirations.

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Une histoire de l’art au Grau du Roi. Calendrier des conférences mensuelles.


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Le mois du film documentaire

La coordination régionale, LR livre et lecture et LR Cinéma, s’engage une nouvelle fois auprès des professionnels : accompagner cette dynamique régionale au plus près des lieux en croisant les regards artistiques de cinéastes et d’écrivains.

3 rencontres sont organisées : le 1er novembre à Montpellier, dans le cadre du Cinémed, le 20 novembre à Toulouges et le 21 novembre à Port-la-Nouvelle.

Promouvoir le film documentaire est un acte citoyen. Prendre part à cette manifestation nationale, c’est se positionner sur son territoire, saisir l’opportunité de développer des partenariats culturels avec les salles de cinéma, les associations de documentaristes et le réseau vivant des médiathèques, encourager la rencontre entre les publics et les œuvres.

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Climat-énergie_le suivi

À deux jours d’un sommet de l’ONU, la marche pour le climat a connu un vif succès dans de nombreuses villes du monde, une marche pour rappeler que le changement climatique est l’enjeu politique prioritaire pour l’humanité. L’événement a été plutôt bien couvert par les médias, mais sans plus, et assez vite oublié.

Pour rappel, cette marche a mobilisé plus de dix mille personnes à Paris, pendant que d’autres marches avaient lieu à Melbourne (Australie), Jakarta (Indonésie), Amsterdam, Londres, Bruxelles, etc. Mais le succès le plus retentissant est bien évidemment ce qui s’est passé à New York où la manifestation a rassemblé plus de 300.000 personnes dans les rues.

300 000 personnes dans les rues de New-York, c’est plus qu’il n’y en a jamais eu pour aucune autre manif américaine, toutes causes confondues. Un autre élément peu rapporté en France est que cette manif est portée pour grande part par les étudiants et que ce mouvement n’est pas sans rapport avec l’action et la pression que les campus américains ont entrepris depuis déjà trois ans auprès des plus pollueurs, à savoir les multinationales dont l’industrie est basée sur le pétrole et autres sources d’énergie fossile. À croire que les débats finissent par faire avancer les choses…

Sur Boursier.com (23 septembre 2014) on pouvait lire ceci :

« Le virage est historique ! Les héritiers du roi du pétrole américain, John D. Rockefeller, vont céder leurs actifs pétroliers pour investir dans les énergies renouvelables. Le fonds Rockefeller Brothers Fund, qui gère au total 860 millions de dollars d’actifs, a ainsi annoncé qu’il allait réduire « dès que possible » ses participations pétrolières à moins de 1% de son portefeuille, pour privilégier les énergies propres… »

Bien évidemment, la véracité de ce souhait annoncé par le Rockefeller Brothers Fund est suspendue à ce « dès que possible ». Ne tient qu’à nous de soutenir davantage ces luttes qui vont dans le bon sens, encore faudrait-il que l’info soit plus grandement partagée. Aussi apprend-on que

« Les Rockefeller ne sont pas les seuls milliardaires à vouloir se sevrer du pétrole. Ils ont rejoint un groupe baptisé la « Coalition Désinvestir-réinvestir », qui compte 650 membres individuels et 180 institutions (dont des universités, des hôpitaux, des fondations…) et prône la cession d’actifs pétroliers et gaziers. L’objectif affiché de la « Coalition » est de céder pour plus de 50 milliards de dollars d’actifs liés aux énergies fossiles. »

Source : Victoria Adam — ©2014, Boursier.com

photo Reuters

 Il en était question lors d’une des dernières émissions d’Arrêt sur Image. Daniel Schneidermann recevait Jade Lindgaard, journaliste chargée de l’environnement à Mediapart et auteur d’un ouvrage intitulé Je crise climatique. Éric Dupin, journaliste, auteur de Les Défricheurs, présenté comme un voyage dans la France qui « innove vraiment ». Le thème de l’émission était l’Info positive, existe-t-elle, est-elle aussi peu rentable pour que les journaux, télévisés ou pas, ne nous rapportent qu’un flot quotidien de faits négatifs.


Integrale-Info-positive-Acte-3 par asi

Pour continuer ce dossier sémaphorien avec une info qu’on espère positive, on a trouvé bien sympathique cette éolienne qui réinvente le moulin à vent. On dédie ce clip à ceusses qui trouvent que les éoliennes « c’est pas beau ».

C’est un mât de 20 mètres de haut bardé de focs qui se gonflent au gré du vent. Une éolienne à voile. Elle a été mise au point par Charles Sarrazin, un ingénieur mécanicien passionné de voile, et le premier prototype de VoiléO a été installé l’été dernier à Grande-Synthe, près de Dunkerque (Nord).

Cette éolienne rétro-futuriste est plus petite et bien moins puissante que les turbines classiques (75 à 300 kW contre 1 à 3 MW). Mais elle est aussi bien moins chère (180 000 euros) et surtout plus poétique. Autant d’atouts face au syndrome «Nimby» («pas dans mon jardin»).

 

Et pour clore ce suivi consacré aux énergies, un article dont on sent qu’on ne va pas pouvoir le classer dans le franchement positif. Mais les chiffres sont les chiffres et les faits sont les faits. Alors, même si l’info est bonne à connaître, ça ne peut pas nous faire plaisir que Jade Lindgaard vienne nous apprendre que « le nucléaire se fait dépasser par les renouvelables ». C’est une bonne nouvelle pour la planète, oui, mais voilà, la France risque de ne pas être au rendez-vous… Comment ça pourrait nous faire plaisir ? Un article fort intéressant, comme d’hab, merci Mediapart.

À lire tout de suite après la balise Lire la suite

EPR-Flamanville_un vrai bouyg-bouyghes

Initialement, le nouveau réacteur nucléaire devait être prêt en 2012 et coûter 3,3 milliards. Aux dernières nouvelles, le projet a été reporté à 2016 pour une somme de 8,5 milliards d’euros.

L’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) a découvert de graves dysfonctionnements sur une machine au sein du bâtiment du futur réacteur nucléaire. EDF a fait la sourde oreille jusqu’à ce que, vendredi 13 décembre, le ministère du travail lui ordonne de prendre sans plus attendre « toutes les mesures utiles pour remédier à une situation dangereuse » pour les salariés.

L’ASN a recensé 15 non-conformités sur une machine centrale du chantier, quand la Socotec, de son côté, en relève 43 ! On découvre au passage de petits détails amusants, du genre : « Les instructions figurant sur les commandes des chariots provisoires sont en anglais (…) du fait que les opérateurs chargés de commander cette machine sont de nationalité hollandaise et ne parlent pas français. »

Mais ça nous fait moins rire d’apprendre que sur 377 accidents du travail en un an, 112 accidents n’ont pas été déclarés. Et Pourquoi ? Parce que nous revoilà au cœur du problème des travailleurs détachés. Car il n’y a pas que quelques travailleurs hollandais qui ne parlent pas français, puisque les salariés étrangers sur le chantier de l’EPR sont majoritairement Roumains et Polonais, embauchés par l’intermédiaire de deux entreprises : Elco et Atlanco.

De quoi retrouver Bouygues et ses magouilles habituelles, aujourd’hui suspecté par l’Office central de lutte contre le travail illégal de « dissimulation d’activité et de salariés », « recours sciemment au travail dissimulé », « prêt illicite de main-d’œuvre », « marchandage ».

paraît qu’on appelle ça un imProglio…

Petite cerise sur le ghetto : la société d’intérim Atlanco, de droit irlandais, recrute des employés en Pologne et Roumanie pour les mettre à disposition en France tout en les rattachant à des bureaux situés à Chypre ! Les ouvriers polonais encadrés et dirigés par Bouygues n’avaient ni congés payés ni droit au chômage. Et un salaire inférieur à la convention collective française. Pas sûr qu’on vous explique tout ça sur TF1…

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Et pour continuer un peu sur le nucléaire… pas sûr que TF1 vous propose non plus d’écouter cet autre ex-président d’autorité nucléaire.

Gregory Jaczko a été, de mai 2009 à mai 2012, le président de l’autorité de sûreté nucléaire des États-Unis. Tirant les leçons de Fukushima, ses récentes déclarations sont véritablement fracassantes. Les pronucléaires américains le considèrent désormais comme un ennemi…

Crise énergétique: et si on commençait à comprendre ?

C’était le 20 mars 2012, dans la salle Clemenceau du Sénat, sur le thème du Coût réel de l’électricité, mais vous allez voir que poser la question à un vrai spécialiste du débat « énergie-climat » nous entraîne beaucoup plus loin, et pourrait même en engager pas mal d’entre nous à réviser quelques positions quant aux urgences. Débarrassées de toute langue de bois et de pensée unique, ces réflexions sont décapantes, dérangeantes ou affolantes. C’est à notre sens un avis qui en vaut bien d’autres.

Jean-Marc Jancovici est un ingénieur français diplômé de l’École polytechnique et de Télécom, qui s’est spécialisé dans la thématique énergie-climat. Il est consultant, enseignant, conférencier, auteur de livres et chroniqueur. Il est connu pour son travail de sensibilisation et de vulgarisation sur le changement climatique et la crise énergétique.
Son site web est le suivant: http://www.manicore.com

 

Voici une autre conférence-audition à l’Assemblée Nationale le 06 février 2013, soit un an après celle au Sénat. Elle est évidemment riche d’enseignement même si l’on ne partage pas toutes les idées de Jancovici. Mais si elle devait nous amener à un premier constat, il serait celui du manque d’empressement de certains élus à maîtriser leurs dossiers. Lorsqu’un an, deux ans, trois ans après ce sont les mêmes questions qui reviennent en boucle, on se dit qu’ils auraient pu au moins visionner les conférences précédentes de JM Jancovici avant de se pointer à la réunion. Certes, mieux vaut tard que jamais… à condition de considérer que nous n’avons plus beaucoup de temps pour relever les immenses défis qui nous attendent si nous voulons éviter l’explosion générale.

Support PDF de l’audition du 20 mars 2012 : http://bit.ly/Hv9Wuk
Sous-titres disponibles en français et en anglais issu du compte rendu sénatorial : http://www.senat.fr/compte-rendu-comm…
Sénateur(s) : DESESSARD Jean, PONIATOWSKI Ladislas

Pour ceux qui veulent aller plus loin :
Cours « Énergie et changement climatique » à MINESParistech :
http://bit.ly/11yI5mJ (en podcast)

un appel d’offres pour 4 000 cocottes-minutes

L’association CEDRA a levé un drôle de lièvre : le centre de recherche nucléaire de Valduc (CEA) a dernièrement passé un curieux appel d’offres pour trouver 4000 cocottes-minutes afin de transporter des « matériaux sensibles ». Une pratique qui serait courante dans l’industrie nucléaire…

Les 4000 cocottes minutes du CEA de Valduc…

Petite histoire récente d’une cuisine nucléaire secrète et mortifère

Le 4 novembre 2010, on découvre, par hasard, qu’un tamis moléculaire, répertorié par erreur comme neuf par le CEA de Valduc (Centre de recherche du Commissariat à l’Énergie Atomique), a contaminé gravement un salarié d’une entreprise civile de Saint Maur des Fossés (Val de Marne) : 2 994 500 becquerels par litre dans les analyses. Le quartier est touché par une contamination irréversible (riverains, commerçants et collège). (1)

Le rapport annuel du CEA pour 2011 annonce des rejets liquides de tritium de 15 milliards de becquerels (évacués vers les sources et les rivières de la région).

En octobre 2012, le CEA de Valduc expédie par erreur 8 colis contenant des détecteurs de fumée radioactifs à l’américium 241 pour un stockage souterrain à au Centre de Stockage de Soulaines (Aube). Ils sont coulés dans le béton dans la plus parfaite illégalité suite à « une mauvaise interprétation de la classification des colis » par le CEA de Valduc. (2)

Aujourd’hui ce sont 4000 cocottes-minutes qui sont destinées au transport ou au stockage (informations contradictoires de la direction de Valduc) de matériaux radioactifs. Ce marché (3) n’est pas soumis au code des marchés publics.
lire l’appel d’offre

Jamais de problème puisque le CEA de Valduc, ses activités, ses erreurs sont protégées par le secret défense.

Le Réseau Sortir du Nucléaire dénonce le mépris le plus absolu adopté systématiquement par l’industrie nucléaire militaire et civile vis-à-vis de l’environnement et de la santé des riverains de ses installations.

1- http://groupes.sortirdunucleaire.org/Saint-Maur-des-Fosses

2- http://groupes.sortirdunucleaire.org/France-CSA-colis

3- http://ted.europa.eu/udl?uri=TED:NOTICE:214244-2013:TEXT:FR:HTML&src=0

par ailleurs mais dans le même registre :

Des niveaux de radioactivité très élevés, jusqu’à 1 800 millisieverts par heure (mSv/h), ont été détectés sur le site nucléaire de Fukushima Daiichi, au cours d’une série de contrôles effectués le 31 août sur les réservoirs de stockage par Tepco, l’exploitant de la centrale. Une personne exposée sans protection à 1 800 mSv/h pendant quatre heures risque une irradiation mortelle.

des nouvelles de Fukushima

Du césium dans l’eau souterraine à Fukushima

Tepco, l’exploitant de la centrale de Fukushima, a découvert du césium radioactif dans l’eau souterraine sur le site de l’installation. L’opérateur avait initialement annoncé que cette eau était très peu contaminée, et exempte de césium. Tepco projetait de pomper l’eau pour la rejeter dans l’océan. De nouvelles mesures plus précises ont montré la présence d’un faible niveau de césium (0,61 becquerel par litre). Bien que cette contamination reste modérée, la nouvelle erreur de Tepco a provoqué la fureur des pêcheurs, qui s’opposent au projet de rejet de l’eau dans l’océan. L’eau du sous-sol continue de s’infiltrer dans les bâtiments de la centrale, déjà submergés d’eau contaminée. Le pompage à l’extérieur reste pour l’instant la seule solution connue pour contrôler cette quantité d’eau de plus en plus ingérable.

La piscine de Fukushima fait trembler le monde

« Si le bassin du réacteur numéro quatre devait s’effondrer, les émissions de matière radioactive seraient énormes : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe nucléaire de Hiroshima. »

Ces propos d’un spécialiste japonais font froid dans le dos. Rapportés par Le Nouvel Observateur, ils font écho à plusieurs articles parus ces derniers jours après le cri d’alarme lancé par des scientifiques.

Cette piscine couverte d’une simple bâche plastique contient 1500 barres de combustible nucléaire. Soit 264 tonnes. Le « pire legs de la catastrophe du 11 mars 2011 », assure Le Figaro, citant des experts.

Le bassin en question fait onze mètres de profondeur. Juché à trente mètre du sol sur le bâtiment très abîmé du réacteur 4, il sert à refroidir le combustible issu de la fission nucléaire avant son retraitement. Tepco, l’opérateur de la centrale, assure avoir renforcé le bâtiment qui le supporte. Et ne prévoit pas de commencer à retirer les barres avant l’an prochain.

Tchernobyl fois dix

A ce stade, la piscine reste pleine d’eau. Environ un million de litres. Mais un nouveau séisme, un second tsunami, une violente tornade changeraient la donne.

A l’air libre, les barres chaufferaient sans pouvoir être freinées. Elles dégageraient dans l’atmosphère au moins dix fois plus de radioactivité qu’après Tchernobyl, selon les scientifiques.

D’autant plus inquiétant que cet été, les choses ont failli mal tourner. Le système de refroidissement tombé en panne, l’eau a commencé à chauffer, indique La Libre Belgique. Elle aurait pu bouillir et disparaître. Heureusement, la situation a pu être rétablie.

source principale : http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/fukushima-la-catastrophe-en-cours-38226

Par ailleurs, le réseau Sortir du Nucléaire conseille de faire tourner la vidéo suivante. Elle concerne le retraitement des déchets nucléaires, un sujet important et cependant pas assez débattu dans l’opinion publique. Par manque d’info ?

austérité et prix d’un zinzin

05 mai 2013. Alors qu’environ 180 000 personnes se réunissaient à la Bastille pour protester contre les mesures d’austérité, le premier ministre Jean-Marc Ayrault en a profité pour annoncer  que l’État envisageait de réduire sa participation dans le capital « d’un certain nombre d’entreprises publiques » afin de financer des investissements. De son côté, le ministre de l’économie a refusé de préciser quelles participations de l’État seraient concernées. Le critère sera « de jouer ici ou là, cela peut être réduire les taux de participation, cela peut être vendre des participations non stratégiques ».

Autre manière de nous prévenir qu’il faut s’attendre à d’autres privatisations, le grande braderie nationale est commencée. Mais il est très dommage que M. Moscovici ne puisse pas préciser ce qu’il met dans le « non stratégique ».

Il est en tout cas intéressant de croiser cette info avec celle que Daniel Schneidermann a mise en ligne ce 06 mai. A ranger dans la rubrique Le saviez-vous ?

Le sous-marin nucléaire le Vigilant a tiré dans la baie d’Audierne un missile (de type M51, pour les connaisseurs) qui s’est « autodétruit » en mer aussitôt après le tir. La chose aurait pu rester secrète. Pas de chance, les riverains ont assisté à un joli feu d’artifice, et l’ont photographié. La préfecture maritime confirme donc.

Accessoirement, on apprend le prix du zinzin. 120 millions d’euros. Pièce. Et sans charge nucléaire, encore. Car évidemment, pensez-vous, les missiles tirés pour de simples tests ne sont pas équipés de charges.

Quel rapport avec les médias, et la communication ? demanderont les plus vigilants d’entre vous. Celui-ci: la politique française de dissuasion nucléaire échappe à tout débat. Non seulement à tout débat public, mais à tout débat parlementaire. On rogne dans tous les coins, on s’apprête même apparemment à opérer des privatisations partielles, mais pas touche aux zinzins.

source  http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5816

le point sur le nucléaire français

On peut saluer la décision de geler tous les permis d’exploitation du gaz de schiste, et on ne va pas pleurer de la fermeture de la centrale Fessenheim. Mais qu’en est-il des autres centrales qui vont arriver en bout de course dans les proches années à venir ? Va-t-on les prolonger et à quel prix ? Quand va-t-on mettre sur la table le dossier de la transition énergétique ?

Voici une carte qui parle d’elle-même.

Samedi 13 octobre 2012 – Tous ensemble pour sortir du nucléaire
Rassemblements aux quatre coins de la France :
à Laval, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Paris, Metz, Lille et Narbonne

Rejoignez le rassemblement le plus proche de chez vous !

Chers amis,

Le 11 mars 2011, la catastrophe de Fukushima a apporté une nouvelle preuve irréfutable des dangers du nucléaire. Depuis, de nombreux pays ont choisi de renoncer à cette énergie : l’Allemagne, la Suisse, la Belgique… et même le Japon ! Mais en France, pays le plus nucléarisé du monde, où est le changement ?

Mobilisons-nous pour dire à ceux qui nous gouvernent que nous voulons changer d’ère et sortir du nucléaire !

Nous voulons en finir avec cette technologie dangereuse, avec ces milliards d’euros d’argent public gaspillés dans des grands projets inutiles ou pour rafistoler des installations nucléaires dont nous pouvons nous passer. L’avenir est à une société plus sobre, basée sur des énergies renouvelables et créatrices d’emplois locaux.

Le 13 octobre 2012, plusieurs rassemblements sont organisés pour exiger l’arrêt du chantier du réacteur EPR de Flamanville et des travaux de la ligne Très Haute Tension (THT) qui doit le desservir, ainsi que l’arrêt de toutes les centrales vieillissantes. Fessenheim est loin d’être la seule qu’il faut fermer !

Exigeons l’arrêt de la construction du réacteur EPR de Flamanville et de sa ligne THT.

Exigeons l’arrêt immédiat des réacteurs qui ont dépassé 30 ans de fonctionnement, durée pour laquelle ils ont été conçus.

Soutenons la Révolution des Hortensias des japonais qui se mobiliseront aussi le 13 octobre pour l’arrêt définitif de toutes les centrales nucléaires au Japon.
Soyons nombreux, chaque personne compte, et nous comptons sur VOUS !

Retrouvez toutes les informations sur : http://sortirdunucleaire.org/13octobre2012

une réponse à la montebourde

extrait d’un article de Corinne Lepage, présidente de Cap 21, paru sur Rue 89 (voir nos liens favoris pour lire l’article intégral)

M. Montebourg, soyez logique et arrêtez de faire la promotion du nucléaire !

1

L’efficacité énergétique

Commençons par l’efficacité et la sobriété énergétique dont l’Etat parle d’autant plus qu’il les combat dans les faits. Le chauffage électrique continue à être favorisé alors qu’il est l’ennemi de l’efficacité pour la bonne et simple raison qu’il est indispensable à la vente de la production d’électricité de base.

Dans ces conditions, les objectifs d’isolation et de très basse consommation ne peuvent être tenus. De plus, le bas coût relatif du prix de l’électricité n’encourage pas à l’économie d’énergie.

La logique voudrait donc que soit abandonné le chauffage électrique de bâtiments, ce qui n’apparaît pas vraiment à l’ordre du jour… De la même manière, le prix de l’électricité devrait être revisité de manière à ce que les besoins de base puissent être satisfaits à des tarifs très faibles, qui augmenteraient en fonction de l’importance de la consommation. Sauf qu’une telle politique est impossible dans un pays qui a dopé et continue à doper le chauffage électrique.

Or, la base de la troisième révolution industrielle et de la ville durable s’appuie sur des habitats a minima peu consommateurs d’énergie, puis producteur, voire exportateurs de l’énergie produite.

2

Les compteurs intelligents

Continuons avec les réseaux. Les « smarts grids » sont à la mode… sauf que les seuls compteurs aujourd’hui proposés aux Français, à savoir le compteur Linky, sont une escroquerie dans la mesure où leur objectif n’est pas du tout de réduire la consommation énergétique des usagers mais de faciliter la gestion de pointe d’EDF.

De plus, ces compteurs, qui devaient être pris en charge par EDF à l’origine, seront en réalité payés par les usagers. Les compteurs intelligents reliés à des réseaux qui le sont également ne sont pas pour demain en France. En effet, ils nécessitent des investissements très importants qui ne sont pas programmés et surtout ne sont pas souhaités car ils s’inscrivent dans la décentralisation énergétique que l’Etat jacobin rejette.

3

Le nucléaire ou les renouvelables

Poursuivons avec la source de la production électrique. Même si le président Hollande s’est engagé à réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique à 50% d’ici 2025, à l’horizon 2017, il n’y a en réalité aucun changement d’orientation. En effet, la fermeture de Fessenheim promise par le Président apparaît davantage comme un symbole fort que comme un changement d’orientation.

L’abandon de Plogoff n’a-t-il pas été la contrepartie de la réalisation de la totalité du programme nucléaire prévu en 1973 ? Il en est d’autant plus ainsi que la poursuite d’Astrid démontre à l’évidence la volonté du gouvernement de s’engager dans la voie du quatrième générateur et donc de continuer le programme nucléaire, cependant que la poursuite de Flamanville lance l’EPR en France alors même qu’un seul EPR n’a aucun sens sur le plan industriel et économique.

Dès lors, même si le gouvernement semble vouloir se montrer plus favorable aux énergies renouvelables, il reste largement improbable que l’engagement de la France de produire 23% de son énergie à partir des renouvelables en 2020 puisse être tenu.

Dans le même temps, l’Allemagne vise 40% avec le développement industriel y afférent. Or, la troisième révolution industrielle repose sur l’envol de l’industrie des renouvelables et le stockage de l’électricité notamment produite de manière intermittente.

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Et les gaz de schiste ?

Finissons ce rapide panorama avec les énergies productrices de gaz à effet de serre. Le fait que la question des gaz de schiste, malgré les engagements courageux de madame Batho, reste ouverte après les déclarations du ministre Montebourg est symptomatique d’une croyance dans une croissance fondée sur les gaz de schiste comme dans le modèle américain. Il est évident que cette orientation tourne le dos à la troisième révolution industrielle qui permet de sortir de la dépendance pétrolière comme de la dépendance nucléaire.

Alors, monsieur le ministre, chiche pour la troisième révolution industrielle ! Mais dans la vraie vie. Pas dans l’incantation. Dans la cohérence. Pas dans les choix contreproductifs.

Dernier point sur le nucléaire

Si les rejets des installations nucléaires ne sont pas sans nous préoccuper, qu’en est-il des 2053 explosions nucléaires qui ont eu lieu dans le monde depuis 1945 et dont les retombées sont toujours présentes dans l’atmosphère.
Afin que chacun puisse s’en faire une idée, le réseau Sortir du Nucléaire nous propose une petite animation de 14 minutes réalisée par l’artiste japonais Isao Hashimoto.
Ouvrez le son et visionnez jusqu’au bout, c’est aussi hallucinant qu’édifiant ! Et faites circulez cette vidéo auprès des irréductibles qui n’ont pas encore compris absurdité de la course à la bombe.

Et puis ce titre, déjà signalé par quelques médias :

Mutations chez les papillons de Fukushima : quelles conclusions en tirer ?

Il faut absolument lire cet entretien avec Michel Fernex, professeur émérite de médecine et spécialiste des impacts sanitaires des radiations

« Il est temps de cesser de mentir. Il faut reconnaître le danger que représentent les problèmes génétiques qui vont s’amplifier ».

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Entretien-Michel-Fernex

Et un dernier point en provenance de Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France. Source Mediapart le 24 août 2012.

François Hollande veut ramener la part du nucléaire à 50 % dans la production nucléaire en 2025, contre 75 % aujourd’hui. Or comme le note Yves Marignac, en 2027, 80 % des réacteurs français auront dépassé 40 ans et devront donc faire l’objet soit de lourds investissements d’entretien, soit d’une décision d’arrêt pour cause de vieillesse. Comment comprenez-vous la position du chef de l’Etat ?

On ne la comprend pas. On lui a dit à plusieurs reprises que l’équation qu’il annonce ne tient pas. Nous avons rencontré les équipes de Matignon et de l’Élysée : personne au sein du gouvernement ne sait dire comment concrètement va se passer cette réduction à 50 %. Quelles centrales vont être fermées ? Poursuivies ? Combien de temps ? Il n’y a pas de scénario prévu. Sur la fermeture de Fessenheim, il n’y a pas non plus de visibilité. Or il faut trois ans pour fermer une centrale, ça va aller vite.

Le scénario sur la table, c’est la fermeture de deux réacteurs d’ici à 2017, et ensuite de tous les autres concernés par la réduction à 50 %. Ce calendrier est-il réaliste ?

Non. Ou alors il faut s’y mettre tout de suite et prendre des mesures drastiques. Il faut évaluer les besoins et les consommations sinon ce n’est pas crédible. Sans compter le démarrage de l’EPR de Flamanville qui va intervenir on ne sait quand et qui va bousculer cette équation…Cette centrale est totalement absurde. Il n’y a aucune justification à la construction de ces nouveaux réacteurs. Il est complètement paradoxal d’avoir un chef d’Etat qui annonce vouloir lancer un vrai mouvement vers une réduction de nucléaire, et qui construit une nouvelle centrale dont on n’a pas besoin. Cela ne rime à rien.

Il n’y a pas de message clair. Aujourd’hui, face à cela, on est à la fois dans l’expectative et l’insatisfaction. Si François Hollande continue dans cette direction, il va réussir à se mettre à dos en quelques mois les organisations de défense de l’environnement mais aussi les industriels, et les populations locales.

info du réseau Sortir du Nucléaire

Nouveau : tout savoir sur les accidents nucléaires dans le monde !

Les médias ne parlent quasiment jamais des incidents et accidents nucléaires qui surviennent régulièrement sur tous les continents. Le réseau « Sortir du Nucléaire » met désormais à notre disposition une carte interactive pour nous informer sur ces événements, dans le monde entier. Cette nouvelle section du site ne couvre pour l’instant que la période postérieure à Fukushima ; elle sera bien sûr complétée au fil du temps !

Savez vous que seulement depuis la catastrophe de Fukushima on répertorie déjà 84 incidents survenus dans les centrales ? Ceux qui prônent toujours la « sûreté » nucléaire devraient s’informer mieux. Un simple clic sur le lien suivant vous montrera que la France n’est pas plus à l’abri des erreurs humaines et des faiblesses techniques, même si on ne vous en parle pas au journal télévisé.

> Quels sont les 84 événements survenus depuis Fukushima ?

Candidats radioactifs

communiqué du réseau Sortir du Nucléaire

Élections législatives : pas de sièges pour les pro-nucléaires !

En vue des élections législatives, les 10 et 17 juin prochain, découvrez notre top 12 des candidats les plus impliqués dans la promotion de l’industrie nucléaire. Une sélection sans concession à faire circuler le plus possible, pour que chacun-e sache pour qui ne pas voter !

Patrick Balkany, Christian Bataille, Bernard Cazeneuve, Patrick Ollier… Vous connaissez probablement déjà ces noms. Ils jouent les agents d’Areva, sont de fervents défenseurs du nucléaire militaire, des partisans notoires de l’enfouissement des déchets ou encore des ennemis jurés des énergies renouvelables. Et de nouveau, ils briguent un mandat de député.

Mais leur réélection n’est pas inéluctable ! Vous pouvez agir. Que ce soit dans les départements des Hauts-de-Seine, de la Manche, de la Haute-Marne, de l’Isère, de l’Aube, de l’Oise, de Meurthe-et-Moselle ou de la Meuse, vous pouvez faire en sorte que ces porte-paroles de l’industrie nucléaire ne vous représentent pas ! Faites circuler largement cette liste de candidats radioactifs !

Votre circonscription n’est pas concernée par un candidat radioactif ? Qu’à cela ne tienne, vous pouvez aussi agir : la grande majorité des candidats sont peu et mal informés sur les grands enjeux énergétiques. À vous de les interpeler par courrier, grâce à la lettre type que nous vous proposons de télécharger et que nous vous encourageons à personnaliser. À l’occasion de ces élections, nous devons faire savoir aux candidats que nous attendons des prises de positions claires et courageuses en faveur de la sortie du nucléaire !

Rendez – vous sur www.sortirdunucleaire.org/legislatives pour en savoir plus et agir. N’hésitez pas à rediffuser ce mail sur vos réseaux sociaux ! Plus nous seront nombreux, plus l’accès à l’Assemblée Nationale sera difficile pour ces élus radioactifs. Nous comptons sur vous !

Toute l’équipe du Réseau « Sortir du nucléaire »

 

Le nucléaire, c’est sûr !

Ce matin, à 7h40, un militant de Greenpeace, à bord d’un paramoteur, a survolé la centrale du Bugey (Ain, 35 km à l’est de Lyon), pénétrant un espace aérien interdit. Illustrant la vulnérabilité des installations nucléaires à la menace aérienne, il a réussi à déposer des fumigènes sur l’un des réacteurs et a atterri à l’intérieur du site.

articles détaillés à lire sur le site http://energie-climat.greenpeace.fr/action-survol-de-la-centrale-du-bugey-en-paramoteur

et aussi sur Owni : http://owni.fr/2012/05/02/greenpeace-survole-la-hague-nucleaire-atomique/


Greenpeace survole une centrale par ITELE

des nouvelles de Fukushima

Mediapart recevait dernièrement Mycle Schneider, consultant international indépendant sur le nucléaire, à son retour de Fukushima. C’est la première partie de cette vidéo, elle dure environ 25 minutes, des minutes à la fois édifiantes et terrifiantes sur la situation actuelle du Japon. De quoi trouver bien des arguments à faire connaître à tous ceux qui hésitent encore à vouloir sortir du nucléaire ou croient que le malheur n’arrive qu’aux autres.

Le vrai problème pour les japonais est que Fukushima ne fait que commencer.

Mediapart 2012 – Routes de campagnes: Fessenheim… par Mediapart

Sayonara au nucléaire

Au Japon, cinquante-deux réacteurs nucléaires sur les cinquante-quatre sont aujourd’hui à l’arrêt. Fin avril, les deux derniers en circuit seront arrêtés à leur tour. Ensuite, s’il est prévu de redémarrer progressivement les réacteurs après une démarche de réévaluation du risque, le gouvernement s’est tout de même engagé à respecter la volonté des populations locales si elles refusent le redémarrage d’un réacteur dans leur région.

Ces derniers jours, deux grands quotidiens de Tokyo, Asahi Shimbun et Mainichi, ont publié des éditoriaux qui remettent très fortement en cause la politique énergétique traditionnelle du pays. L’article d’Asahi Shimbun «Une société sans nucléaire peut exister beaucoup plus tôt» souligne que depuis de longs mois le pays fonctionne en se passant de la plus grande partie de sa puissance nucléaire. Le journal observe que «les efforts pour réduire la consommation de courant n’ont pas fait décrocher l’économie ni causé de grave perturbation dans la vie des gens». Au contraire, «il semble de plus en plus réaliste de poursuivre une stratégie conçue pour refonder la croissance grâce à une réforme du système économique et social basée sur une réduction de la consommation d’énergie.»

En juillet dernier le Japon estimait pouvoir sortir du nucléaire en 20 à 30 ans. Aujourd’hui, le même quotidien juge que «compte tenu du fait que le pic de la consommation d’août a été franchi avec seulement 12 à 16 réacteurs en service, cette perspective peut être atteinte beaucoup plus vite.»

L’éditorial du Mainichi préfère mettre l’accent sur le risque nucléaire et son coût exorbitant faisant observer que la réévaluation du risque des centrales japonaises n’est pas aisée dans la mesure où, un an après la catastrophe, «on ne connaît toujours pas les causes exactes des fusions de réacteurs survenues à la centrale de Fukushima ». Le titre de cet article paru le 7 mars est à lui seul un programme assez clair : «Time to say goodbye to nuclear power». Ainsi que conclut Michel de Pracontal pour Mediapart : pour une grande partie des Japonais il est temps de dire sayonara au nucléaire.

Et d’ajouter en commentaire : L’expérience japonaise démontre que l’affirmation selon laquelle on ne peut pas s’en sortir sans le nucléaire est en grande partie de la propagande.

Avec un bémol cependant : la France est beaucoup plus dépendante du nucléaire, pour son électricité, que ne l’était le Japon avant l’accident : 30% d’électricité nucléaire au Japon, 75% en France. Mais cela n’empêche pas que sortir du nucléaire en France n’aurait rien d’impossible. C’est une question de choix politique et sociétal.

Source : Michel de Pracontal, Mediapart, 8 mars 2012