Le fil du 24 mai

Société générale : la finance me traque

24 mai 2017

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon publié sur son blog.

En pleine campagne pour les élections législatives, je reçois une convocation d’un juge faisant suite à une plainte déposée contre moi par la banque Société générale.

La banque Société générale me poursuit en diffamation pour avoir pointé sa responsabilité dans le scandale d’évasion fiscale des Panama Papers il y a un an. J’avais alors qualifié ses dirigeants de menteurs et demandé qu’ils soient châtiés pour avoir menti devant une commission d’enquête parlementaire.

La finance sait que nous sommes ses ennemis irréductibles. Ceux qui mentent devant une commission d’enquête parlementaire et agissent depuis les paradis fiscaux se croient tout permis. Ils veulent instrumentaliser la justice pour intimider ceux qui leur résistent et parlent clair à leur sujet. La finance pense que la présidence Macron crée un environnement favorable pour organiser la chasse à ses opposants. Je me place donc sous la protection des électeurs.

Je me rendrai à la convocation du juge le 26 juin comme n’importe quel citoyen le fait en pareil cas sauf madame Le Pen.

En votant le 11 juin pour les candidats de la France insoumise, les Français voteront pour mettre au pas la finance et éradiquer la fraude et l’évasion fiscales. Ce ne sont pas les lanceurs d’alertes qui doivent être poursuivis mais les fraudeurs et leurs amis banquiers.

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«NOUS AVONS UN PROGRAMME POUR GOUVERNER LE PAYS»

Le mardi 23 mai 2017, Jean-Luc Mélenchon était à Lille pour soutenir les candidats de la France insoumise du Nord aux élections législatives. Il a expliqué que, face aux attaques d’Emmanuel Macron contre le code du travail, notre mouvement se donnait pour objectif de protéger les salariés en emportant une majorité aux élections législatives.

«NOUS DÉFENDONS UNE MANIÈRE DE VIVRE»

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Une pétition qu’on partage volontiers

NON A LA SURPOLLUTION ATMOSPHERIQUE D’AREVA MALVESI SUR LA NARBONNAISE

Nous, habitants du Grand Narbonne, touristes, citoyens soucieux de la protection de l’environnement, amoureux de la Narbonnaise, refusons catégoriquement le projet de Traitement Des Nitrates (TDN) par le procédé « THOR » sur le site AREVA de Malvési pour les raisons suivantes :

-surpollution atmosphérique mettant en danger la santé publique avec des rejets hautement nocifs : oxydes d’azote (NOx), particules fines, oxyde de soufre, ammoniac, Composés Organiques Volatils (COV), benzène, DEHP bis-phtalate, métaux lourds, interrogation sur les dioxines…. Certains ont pour effet d’agresser le système respiratoire et cardio-vasculaire, d’autres sont des perturbateurs endocriniens et/ou des éléments cancérogènes. Selon les chiffres donnés par AREVA lors de l’enquête publique, ces rejets seraient bien supérieurs à ceux d’un incinérateur d’ordures ménagères traitant les déchets d’une agglomération de plus de 200 000 habitants.

-surconsommation des ressources (eau, charbon, gaz, électricité…) en contradiction complète avec les objectifs d’un développement durable (COP 21 , COP 22, Grenelle 1 et 2).

-dégradation de l’image de la Narbonnaise et de ses sites classés par des impacts paysagers majeurs (cheminée de 30m, panache de fumées) risquant d’ affecter la fréquentation touristique de notre territoire.

-répercussions négatives sur le secteur agricole en général et sur la viticulture en particulier.

Nous exigeons que les autorités rejettent la demande d’autorisation d’exploitation de l’installation ICPE TDN à Malvési selon le procédé THOR.

Pour signer c’est ici : https://www.petitions24.net/non_a_la_surpollution_atmospherique_dareva_malvesi

 

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J-F Julliard : « La politique énergétique de la France ne doit plus être dans les mains d’EDF »

Directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard nous parle des procédures-bâillons des multinationales, de la nomination de Nicolas Hulot à l’Écologie et des grands dossiers – nucléaire, NDDL… – qui l’attendent.

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Proposé par l’Humanité :

Élections législatives, mode d’emploi à l’attention des citoyen(ne)s et des candidat(e)s

Quand auront lieu les élections législatives ?

Qui est électeur (trice) ?

Comment s’assurer qu’on est bien inscrit(e) sur les listes électorales ?

Qui peut encore s’inscrire sur une liste électorale ?

Est-il encore possible de voter par procuration ?

Qui peut-être candidat(e) « député(e) » ?

Les candidat(e)s salariés bénéficient-ils d’un congé spécial pour faire campagne ?

Quel est le mode de scrutin de ces élections ?

Les députés peuvent-ils cumuler plusieurs mandats ?

Combien sont rémunérés les députés ?

La parité Femmes/Hommes s’applique-t-elle à l’Assemblée Nationale ?

Toutes les réponses et divers liens ici : http://www.humanite.fr/elections-legislatives-mode-demploi-lattention-des-citoyennes-et-des-candidates-636360

 

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Quant Areva arrive à Matignon

C’est donc un ancien VRP d’Areva que Macron a choisi de mettre à la tête de l’Exécutif. Directeur des relations publiques du géant du nucléaire entre 2007 et 2010, Edouard Philippe aurait également joué un rôle important dans le pillage de l’uranium au Niger. En effet, début 2008, un accord a été signé entre le pouvoir au Niger et Areva concernant l’extraction du minerai. Immédiatement contesté par les touareg du Mouvement des Nigériens, cet accord a accentué les conditions de travail épouvantables des locaux au seul profit des lobbystes de l’atome. Et d’après l’Observatoire du nucléaire, on peut considérer « que les manœuvres en coulisses de M. Philippe ne sont pas étrangères aux graves troubles qui ont eu lieu par la suite dans la zone sahélienne et dans le fait que, poussés par la misère, des groupes Touaregs aient fini par s’allier à des mouvements djihadistes ».

Mais si Philippe ne travaille plus, officiellement, pour le groupe, il n’en demeure pas moins que les conflits d’intérêts en soient écartés pour autant. Ainsi, ce proche d’Alain Juppé s’était attelé à l’installation d’usines d’éoliennes off-shore au Havre, ville dont il était jusqu’alors maire. Ces usines appartiendront donc au groupe Adwen, qui n’est autre que le résultat de l’alliance de l’espagnol Gamesa et d’Areva, à l’origine du projet. Philippe aurait donc bien consciemment favorisé son ancien employeur pour cet immense projet, comme le souligne l’Observatoire. Bien qu’il s’agisse d’éoliennes et donc d’énergie renouvelable, il ne faut pas y voir là de la part du Premier ministre un quelconque intérêt pour les questions écologiques mais bien de l’opportunisme.

Car en effet, on ne peut dire que Philippe ait fait de l’environnement une de ses batailles, bien au contraire puisqu’en 2016 il a voté contre la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages mais surtout s’est opposé à celle de 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte.

Quelle marge de manœuvre pour Hulot ?

Mais cette fameuse loi sur la transition énergétique, Macron déclare souhaiter la mener à bout, avec la présence de Nicolas Hulot au sein du gouvernement. Sauf que la nomination de Philippe montre surtout que les questions écologiques ne préoccupent guère Macron, et que la transition vers des énergies plus « vertes » avec la figure de Hulot tient surtout de la démagogie. Hulot était même vu comme une « prise de guerre » qui n’aura d’autre choix que de quitter ce gouvernent ou de céder à la pression et retourner sa veste. Il semble qu’il ait finalement opté pour cette dernière possibilité. En effet, ses déclarations concernant le nucléaire laisse peu de place au doute. Si Hulot faisait du nucléaire il y encore peu, une industrie du « monde d’hier », depuis sa nomination au gouvernement les choses changent. Ainsi, le ministre a déclaré jeudi sur France 2 : « le nucléaire, que l’on soit pour ou contre, de toute façon on ne peut pas s’en passer demain matin ». Il s’agit donc de minimiser les divergences pour se faire le plus Macron-compatible, et la visite conjointe de Hulot et Philippe ce vendredi d’une usine de traitement des eaux usées de Valenton, dans le Val-de-Marne, en atteste. Hulot déclarant à cette occasion qu’il est certain qu’à un moment un point de rencontre va être trouvé, mais qu’il est aussi entré dans « l’ère de la concertation » et « que les divergences que l’on voit ne sont pas si importantes que ça, en tous cas à ce stade ».

Ainsi donc, faire partie d’un gouvernement où le Premier ministre est pro-nucléaire, fricotte avec les conflits d’intérêts et magouille au Niger, maintient une usine de charbon et se déclare favorable à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne constitue pas des « divergences importantes ». Difficile de penser qu’Hulot, à 60 ans passés, soit empreint d’une telle naïveté qu’il puisse penser encore pouvoir influer sur la ligne politique du nouveau gouvernement. Si Hulot dissimule ses reculades sous « l’ère de la concertation » il faudrait plutôt la rebaptiser « ère de la collaboration ». Le couple Hulot-Philippe n’a en définitive plus rien de si impossible que cela…

Source : http://www.revolutionpermanente.fr/Entre-nucleaire-et-Notre-Dame-des-Landes-Hulot-plus-si-vert-que-cela?utm_content=bufferf27c1&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

 

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Ça fait plaisir de le savoir…

La justice européenne invalide la taxe française sur les dividendes des grandes entreprises

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé le 17 mai que la taxe de 3 % sur les dividendes des grandes entreprises instaurée en France était contraire au droit bruxellois.

La timide taxe rapportait chaque année deux milliards d’euros à l’État. L’Afep et les grands groupes français ne comptent pas se contenter de son annulation, ils veulent contraindre le ministère des Finances à rembourser aux entreprises concernées quatre milliards d’euros « indûment » perçus.

Avec Emmanuel Macron à l’Élysée, Édouard Philippe à Matignon et Bruno Le Maire à Bercy, il semble très peu probable que l’État s’oppose aux injonctions de la justice européenne. Par conséquent, on peut s’attendre à une confirmation française de l’illégalité du prélèvement. Il reviendra au gouvernement de soigner sa « com’ » pour faire passer la pilule auprès des Français. Peut-être plus compliqué : il s’agira aussi de se montrer inventif pour combler le manque à gagner fiscal…

À lire chez Olivier Berruyer, qu’on ne présente plus : http://www.les-crises.fr/la-justice-europeenne-invalide-la-taxe-francaise-sur-les-dividendes-des-grandes-entreprises-par-ruptures/#.WSUOLxHzm7c.facebook

Article source : https://ruptures-presse.fr/actu/justice-europeenne-cjue-invalide-taxe-dividendes-grandes-entreprises-afep/

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Le fil du 23 mai

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Interview de Danielle Floutier, candidate de la France Insoumise aux législatives 2017 dans la 2e circonscription du Gard contre Gilbert Collard, Marie Sara et Pascale Mourrut, dans le journal télévisé de 20h sur France2, le 22 mai 2017. #Circo3002 #Floutier2017

Raquel GARRIDO, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, apporte dans cette vidéo son soutien aux candidats de la France Insoumise dans la 2e circonscription du Gard, Danielle FLOUTIER et Benoît ODE, et expliquer pourquoi il faut voter pour eux afin de barrage au FN Collard et à la candidature médiatique godillote de la torera Marie Sara (En Marche).

Vidéo réalisée par Jonathan Devaux à l’occasion de la convention législatives de la France Insoumise à Villejuif, samedi 13 mai.

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Vidéo pour présenter brièvement le rôle d’un député et une journée à l’assemblée nationale.

Les missions d’un député

Un survol des propositions du programme de la France Insoumise au sujet du député, avec quelques exemples de travers à combattre.

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Le programme Macron

Affaiblir l’État.

Nier la Nation.

Traiter par la dérision ce que représente la culture française.

Glorifier le modèle anglo-saxon.

Agir par les voies les moins démocratiques au nom de la démocratie.

Transférer un maximum de pouvoirs à des institutions européennes soumises aux lobbies de la finance et des affaires.

Achever l’évolution entamée en 1983 (tournant de la rigueur) pour la France et en 1986 pour l’Europe (Acte unique européen, la bible du néo-libéralisme) vers une société où il n’y a plus que des individus face aux firmes privées.

Réduire la France à une annexe des États-Unis, conformément à ce qu’exige l’OTAN et ce que réalisera le TAFTA.

Rétablir dans toute l’Europe les inégalités du XIXe siècle sur le modèle de ce qui a été entrepris en Grèce.

Poursuivre l’exploitation de la planète soumise à la logique du profit.

Tel est le véritable programme qui va être mis en œuvre avec pour résultat la disparition d’un modèle où l’ambition d’une vie ne se réduisait pas à l’argent.
Aux incrédules et à ceux qui, consciemment ou pas, sont tombés dans le piège poussant à voter pour Macron, je rappelle que celui qui a obtenu 65% des suffrages exprimés n’a pas cessé de répéter qu’il « ne cèdera rien ».

7 mai 2017, un triste jour pour le peuple de France ; un grand jour pour les banquiers et les hommes d’affaires.

L’heure de la résistance a sonné.

Raoul Marc Jennar

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Gilles Poux (maire PCF de La Courneuve): « S’il n’y a pas d’accord aux législatives, c’est la faute aux communistes »

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Comment « Le Monde » a inventé la « répression » au Venezuela

Par Thierry Deronne — 20 mai 2017

Il n’y a pas de révolte populaire au Venezuela. Malgré la guerre économique la grande majorité de la population vaque à ses occupations, travaille, étudie, survit. C’est pourquoi la droite organise ses marches au départ des quartiers riches. C’est pourquoi elle recourt à la violence et au terrorisme, dont les foyers sont localisés dans les municipalités de droite. ll y a 90 pour cent de quartiers populaires au Venezuela. On comprend l’énorme hiatus : les médias transforment les îles sociologiques des couches aisées (quelques % du territoire) en « Venezuela ». Et 2% de la population en « population ».

(…) Depuis la disparition d’Hugo Chavez en 2013, le Venezuela est victime d’une guerre économique qui vise à priver la population des biens essentiels, principalement les aliments et les médicaments. La droite locale renoue avec certains éléments de la stratégie mise en place jadis au Chili par le tandem Nixon-Pinochet, en clair provoquer l’exaspération des secteurs populaires jusqu’au débordement de rage et légitimer la violence. Selon le rapport budgétaire 2017 mis en ligne sur le site du Département d’Etat (6), 5,5 millions de dollars ont été versés aux “sociétés civiles” du Venezuela. Le journaliste vénézuélien Eleazar Diaz Rangel, directeur du quotidien Ultimas Noticias (centre-droit) a révélé des extraits du rapport que l’amiral Kurt Tidd, chef du Southern Command, a envoyé au Sénat US : « avec les facteurs politiques de la MUD (coalition vénézuélienne de l’opposition) nous avons mis au point un agenda commun qui comprend un scénario abrupt combinant des actions de rue et l’emploi dosifié de la violence armée sous l’angle de l’encerclement et de l’asphyxie« . (7)

La phase insurrectionnelle implique d’attaquer des services publics, des écoles, des maternités (El Valle, El Carrizal) et des établissements de santé, barrer les rues et les principales artères routières pour bloquer la distribution des aliments et paralyser l’économie. A travers les médias privés, majoritaires au Venezuela, la droite appelle ouvertement les militaires a mener un coup d’État contre le président élu (8). Plus récemment les bandes paramilitaires colombiennes passent du rôle de formatrices a un rôle plus actif : le corps sans vie de Pedro Josué Carrillo, militant chaviste, vient d’être retrouvé dans l’État de Lara, portant les marques de torture typiques au pays d’Uribe (9).

Lire l’article intégral : http://arretsurinfo.ch/comment-le-monde-a-invente-la-repression-au-venezuela/

Micro-manuel d’auto-défense face à la déferlante médiatique.

« Le Venezuela est un « régime dictatorial». Faux. Depuis 1999, le Venezuela bolivarien a organisé un nombre record de scrutins (25), reconnus comme transparents par les observateurs internationaux. Selon l’ex-président du Brésil Lula da Silva, il s’agit d’un “excès de démocratie”. Pour Jimmy Carter qui a observé 98 élections dans le monde, le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde. En mai 2011 le rapport de la canadienne Fondation pour l’Avancée de la Démocratie(FDA) a placé le système électoral du Venezuela à la première place mondiale pour le respect des normes fondamentales de démocratie. L’ONG chilienne LatinoBarometro a établi dans son rapport 2013 que le Venezuela bat les records de confiance citoyenne dans la démocratie en Amérique Latine (87 %) suivi de l’Équateur (62 %) et du Mexique (21 %). Le président Nicolás Maduro vient de lancer un processus constituant participatif qui permet à tous les secteurs sociaux de faire leurs propositions, ce qui donnera un nouveau scrutin, et a réaffirmé que des élections présidentielles auront lieu en 2008 comme le stipule la loi.

« Il n’y pas de liberté d’expression au Venezuela ». Faux. Sur les plus de 1000 stations de radio et chaînes de télévision auxquelles l’État a accordé l’autorisation d’émettre, 67% sont privées (la grande majorité opposées à la révolution bolivarienne), 28% sont aux mains des communautés mais ne transmettant que sur une échelle strictement locale et 5% sont propriété de l’État. Sur les 108 journaux qui existent, 97 sont privés et 11 publics. 67% de la population vénézuélienne a accès à internet. Cette plate-forme dominante des médias privés renforcée par le réseau des transnationales joue un rôle crucial dans la désinformation au service de la déstabilisation. Pour un dossier détaillé et chiffré de ce paysage médiatique, voir « François Cluzel ou l’interdiction d’informer sur France-Culture » (17)

« Il y a des prisonniers politiques au Venezuela ». Faux. A moins de considérer comme « prisonniers politiques » les assassins du parti d’extrême droite Aube Dorée emprisonnés en Grèce. Dans un État de Droit, qu’il s’appelle France ou Venezuela, être de droite ne signifie pas être au-dessus des lois ni pouvoir commettre impunément des délits tels qu’assassinats, attentats à la bombe ou corruption. Ce n’est pas pour leurs opinions politiques mais pour ce type de délits que des personnes ont été jugées et emprisonnées (18). Dans la pratique on observe d’ailleurs un certain laxisme de la justice. Selon la firme privée de sondages Hinterlaces, 61 % des vénézuéliens considèrent que les promoteurs des violences et des actes de terrorisme devraient répondre de leurs actes devant un tribunal (19).

Rappelons que les leaders actuels de la droite n’ont jamais respecté les institutions démocratiques : ce sont les mêmes qui en avril 2002 avaient mené un coup d’État sanglant contre le président Chavez, avec l’aide du MEDEF local et de militaires formés à la School of Americas. Ce sont les mêmes qui ont organisé les violences de 2013 à 2016. Notons l’identité d’un de leurs mentors : Alvaro Uribe, un des plus grands criminels contre l’humanité de l’Amérique Latine, ex-président d’un pays gouverné par le paramilitarisme et les cartels de la drogue, qui possède les plus grandes fosses communes du monde, qui compte 9500 prisonniers politiques, 60.630 personnes disparues au cours des 45 dernières années et qui depuis la signature des accords de paix a repris une politique sélective d’assassinat de leaders sociaux et de défenseurs des droits de l’homme. Pour une information complète et en photos sur ces liens des héros du « Monde » avec le paramilitarisme colombien, lire « Venezuela : la presse française lâchée par sa source ? »,https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/08/04/venezuela-la-presse-francaise-lachee-par-sa-source/

 

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Dans sa série de conférences télévisées sur le thème « L’autre avant guerre – 1871-1914 », l’historien Henri Guillemin évoque le libéralisme économique.


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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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le fil des 16 et 17 mai 2017

SOUTIEN AUX SALARIÉS DE GM&S

Mardi 16 mai 2017, Jean-Luc Mélenchon était à La Souterraine, dans la Creuse, pour soutenir les salariés en lutte de GM&S. L’entreprise, qui compte plus de 280 salariés, est le deuxième employeur privé du département.

GMS doit vivre © laurence pache candidate LA FRANCE INSOUMISE dans la CREUSE

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Extrait de l’article de Laurent Mauduit (Mediapart_16 mai_réservé aux abonnés)

Il suffit de se replonger dans le rapport de la commission Attali – dont Emmanuel Macron était le rapporteur – remis à Nicolas Sarkozy en janvier 2008. Brûlot néolibéral, ce document proposait 316 réformes visant à démanteler le code du travail et à déréguler l’économie – autant de réformes qui sont depuis des lustres dans les cartons des grandes directions de Bercy.

En introduction de ce document, Jacques Attali et Emmanuel Macron avaient consigné cette préconisation : « [La réforme] ne peut aboutir que si le président de la République et le premier ministre approuvent pleinement les conclusions de ce rapport, le soutiennent publiquement, dès maintenant, personnellement et durablement, en fixant à chaque ministre des missions précises. Pour l’essentiel, ces réformes devront être engagées, selon le calendrier proposé à la fin de ce rapport, entre avril 2008 et juin 2009. Elles devront ensuite être poursuivies avec ténacité, pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités. »

« Pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités »… Nous y voilà : toute la victoire de la « pensée unique » est dans cette formule ; c’est le diktat « Tina » qui est résumé par ces quelques lignes. Voilà ce que sécrète le système de l’oligarchie française, dont Jacques Attali et Emmanuel Macron sont des représentants : une idéologie qui tient la démocratie pour quantité négligeable – car les élites sont supposées mieux savoir que le peuple ce qui est bon pour lui. Peu importent les alternances démocratiques, peu importe le suffrage universel : il faut que « pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités », la même politique économique se poursuive. Perpétuellement la même (lire Emmanuel Macron, le candidat de l’oligarchie).

(…) Et comme tant d’autres oligarques, Emmanuel Macron a lui-même joué les essuie-glaces : il a commencé à faire carrière sous Sarkozy ; et a continué sous Hollande, en défendant exactement les mêmes idées, ce qui lui a permis de prendre son envol. Et voici que devenu président de la République, il envisage d’aller encore plus vite et plus loin, en poursuivant le démantèlement par ordonnances du code du travail.

(…) Vu de la gauche, on comprend bien pourquoi. Car pendant des lustres, les socialistes n’ont jamais réellement voulu tirer les enseignements de leurs échecs, ni refonder leur doctrine. Et du même coup, on a assisté depuis trois décennies à un pitoyable ballet, toujours le même : dans l’opposition, le PS a souvent pris des accents de gauche avant, revenu au pouvoir, de mettre en œuvre la même politique économique néolibérale.

Du fait de la triangulation Macron, cette triste comédie va désormais devenir impossible. En miettes, réduite à néant, la gauche socialiste, ou ce qu’il en reste, ne peut espérer survivre que si elle reprend tout à zéro. Jusqu’à sa vision du monde, jusqu’à sa doctrine économique et sociale.

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Le mouvement la France Insoumise fut lancé en février 2016. Trois mois plus tard il comptait 100 000 adhésions, puis 200 000 au début de l’année 2017. Le 20 mars, les insoumis étaient 300 000 et se comptaient 440 000 au 23 avril.

Le 16 mai 2017 à 12h, les insoumis étaient 536 638  !

Autrement dit, malgré la non qualification pour le deuxième tour des présidentielles, ce sont 96 600 nouvelles et nouveaux insoumis qui ont rejoint le mouvement. Et vous, c’est pour quand ?

ÉDOUARD PHILIPPE PREMIER MINISTRE : «LE VIEUX MONDE EST DE RETOUR»

Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon le 15 mai 2017 après la désignation d’Édouard Philippe comme Premier ministre par Emmanuel Macron. Voici la retranscription de cette intervention :

« Mesdames, messieurs,

Le nouveau président de la République vient de prendre le commandement de toute la classe politique traditionnelle de notre pays.

Le vieux monde est de retour sous des habits tout neufs et bien jeunes. La droite vient d’être annexée avec un Premier ministre issu de ses rangs : Les Républicains. Le Parti socialiste a été déjà absorbé puisque ses élus et ses candidats, par dizaines, ont demandé l’investiture de monsieur Macron. Et nombre d’entre eux attendent d’être élus pour le rejoindre. Enfin, les électeurs du Front national, après que ce parti ait rempli le rôle d’épouvantail qui était attendu de lui, les électeurs du Front national sont abandonnés, leurs chefs ont tous déserté.

En sorte que, dorénavant, en face de monsieur Macron, et pour le bien de notre démocratie, il ne reste qu’une force cohérente, unie autour d’un programme de gouvernement, «L’Avenir en commun» : c’est la France insoumise, dont je suis le porte-parole.

Et c’est elle qui dit aux Français : ne donnez pas les pleins pouvoirs à monsieur Macron et à son Premier ministre. Une cohabitation est nécessaire. C’est à dire qu’il faut former une majorité différente de celle du président de la République, de son bric à brac, pour pouvoir avoir une action politique cohérente qui réponde aux attentes sociales, écologiques et démocratiques de notre peuple.

Cet attelage hasardeux qui vient d’être constitué ne fonctionnera qu’au prix d’un césarisme et d’une autorité de la monarchie présidentielle toujours plus grande. Il est donc, en ce sens, dangereux pour l’avenir de notre pays.

Ne donnez pas les pleins pouvoirs à monsieur Macron. Permettez qu’une alternative vive dans notre pays. Regroupez-vous, à notre appel, autour de nous.

Que chacun de vos bulletins de vote soit un balai pour les dégager tous. »

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Edouard Phillipe nommé par E. Macron : « C’est une clarification » – Alexis Corbière

 

Olivier Tonneau

Ah les Insoumis, ces mauvais perdants, ces grincheux sectaires qui ne voulaient pas croire aux vertus du renouvellement et refusaient de se réjouir de l’arrivée au pouvoir d’une gauche enfin moderne puisqu’enfin de droite ! Maintenant qu’est nommé un premier ministre qui a voté contre les lois sur la transparence de la vie politique, contre le compte pénibilité, contre le tiers payant, contre la loi sur la transition énergétique et contre les textes sur l’égalité homme/femme, auront-ils enfin l’honnêteté de manger leur chapeau?

Pas sûr.

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Résistance! Viennent les jours heureux et le goût du bonheur (Convention France Insoumise)

petit film amateur souvenir réalisé par Jonathan Devaux, en charge de la campagne numérique des législatives de la France Insoumise dans la 2e circonscription du Gard, à l’occasion de la convention législatives de la FI, à Villejuif, le samedi 13 mai 2017.

– Facebook : https://www.facebook.com/franceinsoum…
– Twitter : https://twitter.com/fi2ecircoduGard
– Mail : jlm2017glm30660@gmail.com

RUFFIN : « NOTRE ADVERSAIRE, C’EST L’INDIFFÉRENCE »

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MÉLENCHON : UN POPULISTE ?

  • 14 mai 2017
  • Par guyonst (un insoumis parmi d’autres)

Sur toutes les chaînes de télévision, les éditorialistes nous précisent que JL Mélenchon est un populiste, nous allons essayer de comprendre :

Plus de 200 universitaires, chercheurs, enseignants soutiennent le programme de l’avenir en commun :

C’est donc avant tout sur des enjeux de politique publique, sur les programmes des candidat·e·s et sur leur capacité à les porter réellement qu’il convient de se déterminer. Notre engagement ne résulte nullement d’une adhésion inconditionnelle à la personne d’un·e candidat·e : il est avant tout raisonné et fondé sur des critères que nous jugeons décisifs.

Voir la liste : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/190417/un-autre-monde-est-possible-avec-jean-luc-melenchon

Les principales ONG :

«  Le programme de Jean-Luc Mélenchon propose de nombreuses mesures pertinentes, notamment sur le partage des richesses, la lutte contre la pauvreté et les inégalités, la promotion de la justice climatique et de la souveraineté alimentaire ainsi que le respect des droits humains en France et dans les pays du sud »

rapport complet : https://blogs.mediapart.fr/georges-ledoux-lanvin/blog/160417/presidentielles-2017-revue-des-etudes-de-20-ong-et-experts-les-avis-sont-unanimes

 

134 économistes issus de 17 pays qui signent une tribune pour afficher leur soutien au candidat de la France insoumise.

Dans leur texte, ces économistes dénoncent « les politiques de coupes dans les dépenses publiques, de démantèlement de l’État social et du droit du travail, menées sans relâche par les gouvernements précédents » et poursuivies, selon eux, par Emmanuel Macron et François Fillon. « Elles ne conduisent qu’à plonger le pays dans le cercle vicieux du chômage et de la précarité, terreau de la montée du FN », ajoutent-ils.
Puisque sur BFM TV on vous dit qu’il est populiste et d’extrême Gauche , cela signifie qu’on serait près de 7 millions à être tombés dans le piège du populisme, que ces chercheurs, universitaires, ONG et économistes n’ont aucune capacité d’analyse.

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Le mot de Benoît Hamon

Benoît Hamon

Emmanuel Macron a clarifié l’orientation de son projet politique. Il a donné les clés du gouvernement à un homme issu de la droite, Édouard Philippe. Je souhaite à celui-ci, en dépit de nos désaccords passés et sans nul doute à venir, bonne chance et bon courage.

La place de la gauche n’est ni dans son gouvernement ni dans la majorité qui pourrait le soutenir. La démocratie française est malade. Elle a besoin de débats et d’options politiques claires et cohérentes. Il faut sortir de l’indifférenciation droite-gauche et de la confusion politique car elles font le lit de toutes les radicalités. Qui peut croire que la gauche se reconstruira dans une coalition dirigée par un membre des Républicains. Ce n’est ni sérieux, ni crédible.

Sans sectarisme ni dogmatisme mais conscient de l’importance de défendre la justice sociale, de promouvoir de nouvelles solidarités, d’engager la transition écologique, de consolider la décentralisation, de répandre la démocratie, j’invite les français à élire le plus grand nombre de députés de gauche lors des élections législatives des 11 et 18 juin.

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Proposé par Télérama et développé par Amnesty International…

13’41 – Dans une vidéo d’une dizaine de minutes commentée par le youtubeur Léo Grasset (Dirty Biology), l’ONG décrypte le commerce des armes, et propose des pistes pour agir en faveur d’un meilleur encadrement du marché de l’armement. Instructif et salutaire.

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Au fil du 13 mai

Danielle Floutier – Lancement de la campagne des législatives 2e circo du Gard

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Artistes, syndicalistes et lanceurs d’alerte : qui sont les Insoumis investis aux législatives

Les candidats de la France insoumise aux élections législatives ont été dévoilés mercredi.

Jean-Luc Mélenchon a publié, ce mercredi, les noms de celles et ceux qui porteront les couleurs de son parti pour les élections législatives de juin. Avocats, militants, artistes ou encore des employés du social, ils sont 63% des candidats à être issus de la société civile.

Parmi eux, Lionel Buriello, ancien salarié d’Arcelor Mittal à Florange et syndicaliste CGT, Rémi Garnier, lanceur d’alerte dans l’affaire Cahuzac mais aussi la championne du monde de kick-boxing, Sarah Soilihi, issue des quartiers nord de Marseille.

Le parti de Jean-Luc Mélenchon a aussi voulu une alliance politique large. Au moins 17 candidats viennent du PCF, six d’EELV, cinq du PS, 36 du mouvement Ensemble et 73 du Parti de Gauche.

Des avocats et des militants écologistes

Côté lutte, le parti de Jean-Luc Mélenchon a choisi des avocats engagés. Dans la 12e circonscription de la Seine-Saint-Denis, à Clichy-sous-Bois, c’est le jeune avocat de WikiLeaks, Juan Branco, 27 ans, qui se présentera sous les couleurs de la France insoumise.

En Haute-Garonne, Claire Dujardin, avocate du collectif contre le barrage de Sivens portera les couleurs de la France Insoumise. Le projet initial de ce barrage a été définitivement abandonné en décembre 2015. Sa construction avait suscité une vive controverse et a été à l’origine de manifestations avec des heurts lors desquels le militant écologiste Rémi Fraisse a été tué en octobre 2014. Un autre projet est aujourd’hui à l’étude.

Autre combat écologiste sur lequel Jean-Luc Mélenchon se positionne, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La militante Katell Andromaque sera candidate en Loire-Atlantique pour défendre ses convictions.

Quant à la question du nucléaire, le parti investi Jean-Marie Brom, chercheur en physique nucléaire, et militant ‘Sortir du nucléaire’, en Alsace.

Des syndicalistes et des lanceurs d’alerte

De nombreux syndicalistes de la CGT ont aussi été investis. A l’instar d’Aurélien Motte, ancien métallurgiste, leader de la CGT, à l’usine de Sambre et Meuse, de Karine Monségu et Mehdi Kemoune, syndicalistes CGT à Air France.

D’anciens de Nuit Debout, mouvement citoyen lancé par François Ruffin pendant les manifestations contre la loi Travail ont également été investis. Hélène Bourlard, ancienne syndicaliste de la société Ecce, et membre de l’équipe du film Merci Patron! de François Ruffin également candidat en Picardie sous la bannière Picardie Debout; mais aussi Leila Chaibi, membre du Parti de gauche, ancienne candidate aux municipales à Paris, qui se décrit comme une des initiatrices du mouvement Nuit Debout.

Enfin, au moins deux lanceurs d’alerte porteront les couleurs de la France Insoumise.  Rémi Garnier, lanceur d’alerte dans l’affaire Cahuzac et Céline Boussié. Cette lanceuse d’alerte avait dénoncé des mauvais traitements sur des enfants handicapés dans un établissement du Gers.

Des artistes et des employés du social

Côté culture, l’actrice Sophie de La Rochefoucault sera suppléante de Didier Le Reste, ancien patron de la CGT Cheminots dans le 15e arrondissement de Paris. Aussi annoncé, l’humoriste Gérard Dahan ou le musicien Philippe Virolle.

Enfin des enseignants, des chercheurs mais aussi des employés dans le secteur social ont été présentés. Dans l’Oise, par exemple, Marie-Laure Darrigade, 44 ans, éducatrice spécialisée et Laurent Grenier, 30 ans, employé dans l’aide à la personne seront candidats sous la bannière de la France Insoumise.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il envisage de se présenter dans la seconde ville de France. A Marseille, le leader de la France Insoumise est arrivé premier avec 24,82% des suffrages, devant Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Source : http://www.bfmtv.com/politique/artistes-syndicalistes-et-lanceurs-d-alerte-qui-sont-les-insoumis-investis-aux-legislatives-1161061.html

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Dans ce 27e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi les législatives peuvent être l’occasion d’appliquer le programme «L’Avenir en commun» avant de donner les raisons de sa candidature à Marseille. Il apporte son soutien aux salarié.e.s de GM&S, en lutte à La Souterraine dans le département de la Creuse. Jean-Luc Mélenchon revient également sur l’absence de l’écologie dans le débat du second tour de l’élection présidentielle et invite chacun.e à être vigilant.e sur les questions liées au nucléaire ainsi qu’à la propriété des outils de production.

SOMMAIRE:
01:25 : Les législatives et les chances de la France insoumise
04:17 : Pourquoi être candidat aux législatives ?
05:58 : Pourquoi avoir choisi Marseille ?
08:28 : Ce que les législatives peuvent apporter au pays.
10:16 : Industrie et écologie
13:20 : La lutte des salarié.e.s de GM&S à La Souterraine, dans la Creuse
18:49 : Les stratégies américaines de prise de contrôle des entreprises françaises
22:00 : Technip, nouvelle entreprise menacée
23:26 : Appel à la vigilance sur les questions de propriété des moyens de production
25:25 : L’écologie, grande absente du second tour de l’élection présidentielle
26:16 : Les dangers du nucléaire : l’effondrement de la «poubelle nucléaire» américaine.

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Dossier Macron

 

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En Marche… pour le cannabis !

Several hundred people gathered in Lyon (France) for the 15th edition of the global Cannabis March. They called an end cannabis prohibition and it’s regulation. The protesters marched from the Place Carnot to the place Terreraux. France/Lyon/May, 7, 2016.//KONRADK_170702/Credit:KONRAD K./SIPA/1605071711

Les cannabinophiles français sont à nouveau invités à marcher pour la régulation du marché du chanvre/cannabis thérapeutique et récréatif ce samedi 13 mai. Il s’agit d’un événement de portée internationale visant à poursuivre le mouvement entamé sur le continent américain depuis quelques années.

Le nouveau président de la République française et la nouvelle législature à venir, auront très prochainement et inévitablement à se prononcer sur la délicate question du statut de « la plus populaire des drogues illicites ». L’abandon progressif de la politique du « tout répressif » étant à présent acté jusque dans les plus hautes institutions internationales, la France ne pourra longtemps se cantonner à légitimer un dispositif ayant démontré sa totale inefficacité aussi bien à contenir l’explosion des trafics qu’en matière de réduction des risques et de prévention.

La « contraventionnalisation » prônée par la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), reprise par M. Emmanuel Macron, reposant sur une nouvelle forme d’injustice et de stigmatisation des populations déjà précarisées (jeunes des quartiers populaires issus des « minorités visibles »), le CIRC invite le nouveau président ainsi que son/sa futur(e) ministre de la Santé, à réfléchir plus avant à une régulation totale de la filière.

Accompagnée d’une amnistie de toutes les personnes impliquées dans ce type d’infraction (en dehors de celles ayant commis des crimes de sang), cette mesure permettrait à la fois de mécaniquement faire chuter la criminalité et ainsi de retirer des prisons des individus n’ayant rien à y faire, mais aussi de créer plusieurs milliers d’emplois dans une filière dors et déjà dynamique malgré une répression acharnée. Cela permettrait aussi sans doute d’offrir de nouveaux débouchés à une agriculture exclusivement biologique et de terroir en pleine expansion.

Les taxes ainsi obtenues sur la production et la vente pourraient servir aux financements de multiples programmes sociaux, éducatifs et sanitaires. La prescription médicale du chanvre/cannabis et de ses extraits permettrait de soulager de nombreux(euses) patient(e)s dont les traitements classiques ne parviennent pas à répondre à leurs pathologies.

Enfin la sortie de la prohibition, outre l’assèchement des profits réalisés par les réseaux criminels, mettrait en partie un terme aux violences policières que son application arbitraire génère et à la défiance d’une certaine jeunesse à l’égard d’une autorité méprisante.

C’est donc au bon sens du futur gouvernement que le CIRC fait appel, dans le cadre d’une consultation de tous les acteurs concernés par la politique des drogues, des associations d’usagers jusqu’aux institutions sanitaires.

#VotezMariJanne2017
Votez Mari(J)anne en 2017

Fédération des CIRCs

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Réflexions sur la notion de Peuple

  Voici un billet valant le détour, livré par notre toujours aussi bon Charles Gave qui revient sur cette notion de peuple.

Vous allez me dire quel est le rapport avec l’économie ? Directement ? Eh bien en fait on s’en fiche, je trouve même remarquable que celles et ceux qui pensent encore librement l’économie aujourd’hui la pensent aussi avec un prisme politique, social, sociétal, et ne la pensent pas du tout comme une technique ou une « science » froide.

Nous la pensons chacun avec nos sensibilités de façon humaniste.

Si l’économie est humaniste, alors elle est au service des peuples, et non les peuples au service de l’économie.

À un moment, si vous voulez penser l’économie, il faut penser le peuple. Macron, lui, préfère nous faire « penser printemps »… Eh oui, cela ne s’invente pas.

Charles SANNAT

Extrait :

En fait, nous sommes dans un pays où la gauche a trahi le peuple, le reléguant au rôle de plèbe, tandis que la droite a trahi la nation, ce qui laisse une grande partie de ceux qui ont besoin d’être aidés quelque peu désemparés.

Et c’est ce que constate le géographe Christophe Guilly dans tous ses livres.

La France aujourd’hui est géographiquement distribuée en trois zones concentriques :

  • Au centre, ceux qui sont adaptés à l’économie moderne que j’ai appelé l’économie de la connaissance dans mon livre C’est une révolte, non Sire c’est une Révolution.  Ils contrôlent l’économie et les médias. Il est d’usage de les appeler les « bobos » et ils constituent l’électorat de Macron.
  • En périphérie des bobos, on trouve les immigrés qui sont de fait les domestiques des bobos (chauffeurs Uber, taxis, gardes d’enfants, personnel soignant, etc.) et sur lesquels se déversent les subventions étatiques, ce qui permet aux bobos d’avoir des domestiques pas trop chers. Ce deuxième groupe vote Melenchon.
  • Et enfin, à une heure et demi ou deux heures du centre de la grande ville dans laquelle les bobos résident dans des appartements hors de prix, on trouve les perdants de la mondialisation, ceux qui naguère étaient employés dans le secteur industriel. Ils votaient communistes autrefois, ils votent FN aujourd’hui. Et il n’y a plus aucun contact entre les bobos et les habitants de la troisième zone.

Et ce que cela veut dire est assez simple : ce qui fait office d’élites de nos jours n’a que mépris pour ceux qui vivent dans la France de la périphérie. Ce qui implique que « la volonté de vivre ensemble », absolument constitutif d’une nation, n’existe plus. Les élites méprisent la plèbe et plus encore ses représentants encore plus que cela n’était le cas dans la Grèce ou la Rome antique.

Lire l’article intégral : https://www.insolentiae.com/reflexions-sur-la-notion-de-peuple/

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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Au fil du 10 mai

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France Bleu Gard Lozère – 8 mai 2017 – Interview Jonathan Devaux – France Insoumise Gard

Les futur.e.s député.e.s de la France insoumise – JLM2017

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Législatives. La France insoumise annonce la fin des négociations avec le PCF

Julia Hamlaoui

Mardi, 9 Mai, 2017

Humanite.fr

La France insoumise a annoncé mardi soir par voie de communiqué de presse que les négociations étaient rompues avec le PCF pour les élections législatives, alors que depuis plusieurs jours des échanges avaient lieu pour trouver à défaut d’un accord national, un accord de désistements réciproques.

« Pierre Laurent a décidé de rompre les discussions sur les candidatures aux élections législatives », a écrit, mardi soir dans un communiqué, Manuel Bompard, directeur de campagnes de FI, affirmant « prendre acte » que «  la direction du PCF a  lancé la campagne de tous ses candidats sous le sigle du PCF, membre d’un « Front de Gauche » pourtant aujourd’hui inexistant ».

« C’est très surprenant et incompréhensible alors que les échanges se sont poursuivis par téléphone et après notre conférence de presse de cet après-midi », déplore-t-on dans l’entourage du secrétaire national du PCF.  Quelques heures plus tôt, celui-ci  a de nouveau appelé, devant la presse, « avec gravité et colère » , à un accord pour mener « non dans quelques circonscriptions, mais le plus largement et nationalement possible  la bataille (des législatives, NDLR) sous une bannière commune ».

Renvoyant la responsabilité de cette rupture au PCF, citant un numéro de janvier du supplément « Communistes » de l’Humanité, Manuel Bompard estime que de longue date la direction du PCF a rejeté un accord au niveau. La France insoumise indiquait alors qu’un tel accord devait se nouer sous le label FI et avec la signature de sa  charte pour l’ensemble des candidats. Des conditions refusées par le PCF. « Nous ne rejoindrons pas la France insoumise » a réaffirmé mardi Pierre Laurent sans exclure un accord. « La grande diversité de ses candidatures fait d’ores et déjà de la France insoumise un cadre de large rassemblement », ajoute en retour Manuel Bompard à son communiqué. Au-delà de cette question les tensions des derniers jours ont également porté sur le nombre de circonscriptions concernées et la répartition de celles-ci.

Pour l’heure, les deux formations ont prévu, chacune de leur côté, une initiative de lancement de campagne. Le PCF donne rendez-vous à Paris pour un meeting au Gymnase Japy jeudi soir, et la France insoumise organise une convention nationale samedi à Villejuif.

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Natacha Polony analyse à chaud l’élection d’Emmanuel Macron. En réalité, Macron n’a été élu que par 20 millions d’électeurs sur les 47…
Au-delà du matraquage contre Marine Le Pen, cette campagne aura eu le mérite d’aborder les sujets de fond : l’union européenne, le néolibéralisme, la globalisation et la désindustrialisation qui détruisent les structures sociales de notre pays.

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Vu par les voisins…

Thomas Wiesel – Présidentielle 2ème tour – Le Temps

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MERCI MACRON ! (2)

 

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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le fil du 5 mai

Déclaration commune de Jonathan Devaux et Danielle Floutier de la France Insoumise Vidourle Petite Camargue – 2e circonscription du Gard – après le débat de l’entre-deux-tours entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Et que le vent se lève !

A quelques heures du deuxième tour de l’élection présidentielle, le débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen a donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, éditorialiste de l’Humanité.

« Marine Le Pen : coquille vide, xénophobie et démagogie populiste »

Réalisation : Abrahim Saravaki

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Députée communiste de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet fixe comme horizon de l’après-présidentielle la nécessité de prolonger la dynamique de la France insoumise aux législatives. Et de vraiment refonder la gauche.

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Régis Debray : « On peut ne pas être d’accord sur tous les points avec M. Mélenchon, c’est mon cas, mais montrer du doigt celui qui est allé hier défier Mme Le Pen dans son fief électoral, qui a enlevé au FN le monopole du vote populaire, et qui a su rallier, par une campagne modernissime, les 18-35 ans aux vieux idéaux d’égalité et de fraternité dont se gaussent nos modernisateurs patentés, cela me paraît cocasse, sinon obscène.
N’étant ni un leader politique ni un leader d’opinion, je n’ai pas à me joindre aux donneurs de consigne. Je peux distinguer, cela dit, entre un danger immédiat et un danger à moyen terme et je me contenterai donc d’aller dans l’isoloir, en citoyen content d’habiter une République où le vote est secret, et la vie privée, privée. »

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Ça circule sur les réseaux…

Citoyen(ne)s,

Si vous n’avez pas choisi dimanche dernier l’un des deux candidats présent au second tour,

Si vous choisissez d’aller voter dimanche 7 mai, Ne vous rendez pas dans les isoloirs avant 17h !

Pour exprimer votre colère vis à vis du choix qu’il reste pour faire barrage au FN, attendez la fin de la journée pour vous rendre dans les bureaux de vote.

Ainsi, les chiffres de la participation à 12h et à 17h seront historiquement bas et seront la manifestation d’un cri de colère de tous les citoyens qui ne veulent pas du FN mais n’adhèrent pas au projet de M. Macron.

Il restera alors 2 ou 3 heures pour aller voter.

Partagez cet appel autour de vous !

PS : selon le code électoral et pour répondre à certaines remarques sur les files d’attentes possibles, toute personne dans le bureau de vote avant l’heure de fermeture peut voter. 19h et 20h ce sont les heures de fermeture des portes des bureaux pas la fin des votes.

PPS : il y a une pétition sur Change qui reprend l’idée de cet appel : https://www.change.org/p/bloquer-le-pen-sans-soutenir-macron-c-est-possible

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Gilles Poux, Maire de La Courneuve : Lettre ouverte à Pierre Laurent

La Courneuve, le 27 avril 2017

Cher Pierre,

Les communistes sont face à un choix stratégique majeur :

Soit se mettre résolument au service de la dynamique populaire qui est née grâce à l’espoir qui se redessine dans notre peuple du fait de la formidable campagne que nous venons de vivre avec la France Insoumise.

Soit chercher à préserver des positions, une légitimité d’appareil, dans des postures de calculs à mille lieux des gens.

Pour moi, le choix est clair, c’est la première alternative qui s’impose.

Je ne me suis pas, en effet, reconnu dans les atermoiements de mon parti ces dernières années et particulièrement ces derniers mois, plus soucieux de son existence que d’être au cœur du mouvement populaire.

J’ai le terrible sentiment qu’une fois de plus, guidés par des crispations d’appareil, nous sommes en train de passer à côté de l’histoire.

Une fois de plus, car la liste des occasions manquées est longue dans notre histoire. Par exemple :

Il y a eu 1956 où nous avons préféré cacher aux communistes et aux peuples le rapport Khrouchtchev pensant ainsi préserver notre aura, nous rendant à notre corps défendant complices des crimes et déviations du régime de l’URSS

Ce fut le cas aussi au milieu des années 60 et 70 où ne voyant pas l’enthousiasmant mouvement d’émancipation populaire se dessiner avec une jeunesse en quête d’une nouvelle société, d’un monde nouveau, où ignorant la naissance de mouvements d’émancipation des femmes, nous nous sommes retrouvés à la remorque des luttes et des exigences nouvelles qui émergeaient au sein du peuple

Ce fut le cas au début des années 80 face aux mouvements des jeunes des cités populaires, filles et fils d’immigrés, quand nous les avons regardés se révolter sans vraiment en être alors que dans ces mêmes cités populaires nous avions une cellule communiste par cage d’escalier

Et que dire de l’après 2012 et de nos tergiversations avec le Front de Gauche

Lire la suite : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article154304

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DOSSIER MACRON

François Ruffin : « Lettre ouverte à un futur président déjà haï »

TRIBUNE. Monsieur Macron, je regarde votre débat, ce soir, devant ma télé, avec Marine Le Pen qui vous attaque bille en tête, vous, « le candidat de la mondialisation, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous », et vous hochez la tête avec un sourire. Ça vous glisse dessus. Je vais tenter de faire mieux.

D’habitude, je joue les petits rigolos, je débarque avec des cartes d’Amiens, des chèques géants, des autocollants, des tee-shirts, bref, mon personnage. Aujourd’hui, je voudrais vous parler avec gravité. Vraiment, car l’heure me semble grave : vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Élysée.

Lundi 1er mai, au matin, j’étais à la braderie du quartier Saint-Maurice, à Amiens, l’après-midi à celle de Longueau, distribuant mon tract de candidat, j’ai discuté avec des centaines de personnes, et ça se respire dans l’air : vous êtes haï. Ça m’a frappé, vraiment, impressionné, stupéfié : vous êtes haï. C’était pareil la veille au circuit moto-cross de Flixecourt, à l’intuition, comme ça, dans les discussions : vous êtes haï. Ça confirme mon sentiment, lors de mes échanges quotidiens chez les Whirlpool : vous êtes haï. Vous êtes haï par « les sans-droits, les oubliés, les sans-grade » que vous citez dans votre discours, singeant un peu Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes haï, tant ils ressentent en vous, et à raison, l’élite arrogante (je ne vais pas retracer votre CV ici).

Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. L’oligarchie vous appuie, parfait, les classes supérieures suivent.

Fulgurant paradoxe

Article intégral (payant. 2 euros. Désolé mais ainsi va Le Monde) : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.html?h=16

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

Didier Porte : « Jean-Luc, éclaire mon chemin vers l’isoloir ! »

Le patron du MEDEF a été admis ce matin à l’hôpital Necker de Paris dans un état grave. Selon plusieurs proches, Pierre Gattaz tentait depuis trois jours l’expérience de se mettre dans la peau d’un pauvre en vivant avec le RSA comme seul revenu. (source Le Gorafi)

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le fil du 2 mai 2017

Pour une majorité parlementaire insoumise aux législatives

vidéo mise en ligne avec l’accord de la chaîne. Retrouvez le replay officiel sur : www.tf1.fr/tf1/jt-we/videos/20-heures-30-avril-2017.html

Le 30 avril 2017, France 5 (C Polémique, puis C Politique) a diffusé un reportage sur la France Insoumise à Montreuil avec Alexis Corbière et a invité Raquel Garrido sur le plateau.

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Lu dans Marianne.net : Et si le temps de parole avait été le même pour tous les candidats avant le premier tour de la présidentielle ? Marianne a fait les calculs, rapportant les voix engrangées par chaque candidat à leur temps de parole relevé par le CSA entre le 1er février et le 21 avril. Résultat, Marine Le Pen aurait pu être exclue du second tour…

Il apparaît qu’à temps de parole égal, Jean-Luc Mélenchon aurait pu parvenir au second tour, en compagnie d’Emmanuel Macron. C’est en tout cas ce que disent les statistiques.

Fillon champion du temps de parole

Seulement, le député européen et ses soutiens ont eu beaucoup moins la parole que leurs rivaux. Du 1er février au 21 avril, soit les périodes d’équité puis d’égalité telles que définies par le CSA, ils ont parlé pendant 176 heures et 2 minutes à la télévision et à la radio, contre 245 heures et 13 minutes pour Emmanuel Macron et les siens (+56%), 247 heures et 22 minutes pour Marine Le Pen et le FN (+58%), 274 heures et 45 minutes pour Benoît Hamon et ses partisans (+72%) et même 318 heures et 47 minutes pour François Fillon et ses supporters (+90%), champions du temps de parole !

Article intégral ici : https://www.marianne.net/politique/presidentielle-temps-de-parole-egal-le-second-tour-aurait-pu-opposer-melenchon-macron?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Facebook#link_time=1493543885

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Souvenir, souvenir…

Par Pascal VIROT17 avril 1997

Sénateur (PS) de l’Essonne et animateur de la Gauche socialiste, Jean-Luc Mélenchon demande l’interdiction du Front national avant qu’il ne soit «trop tard». Entretien. Le gouvernement envisagerait de dissoudre le service d’ordre du Front national.

Vous demandez, comme Henri Emmanuelli, l’interdiction du FN. Pourquoi ?

L’arbre du service d’ordre ne doit pas cacher la forêt Front national. Pour demander sa dissolution, je m’appuie sur la loi. Celle de 1936 contre les ligues factieuses. Cette loi a été enrichie en 1972 et spécifie qu’en application de la Convention de New York de 1966 contre la discrimination raciale : «seront dissoutes toutes les associations qui, soit provoqueraient la discrimination, la haine ou la violence envers une personne ou un groupe de personnes, en raison de leur origine, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propageraient des idées ou théories tendant à justifier ou à encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence». C’est le cas du FN. La loi existe. Il ne s’agit donc pas de faire des lois nouvelles contre Le Pen.

Pourquoi n’est-elle pas appliquée?

C’est la responsabilité du président de la République puisque la décision de dissoudre, relève, selon la loi, de ses prérogatives. La République n’est pas un régime neutre, où toute les opinions se valent, mais au contraire, elle s’appuie sur un corps idéologique ­les droits de l’homme qui n’est pas neutre et sur des préambules constitutionnels qui ne le sont pas moins ! Chaque citoyen est en droit d’exiger que la République soit défendue et la loi appliquée. Ce principe ne doit pas être négociable. Comme l’a écrit Umberto Eco, «pour être tolérant, il faut tracer les limites de l’intolérable». Depuis l’élection de Vitrolles, on sait que le Front National peut avoir la majorité à lui tout seul localement. Accepterions-nous ses lois et ses ordres s’il en allait de même au niveau national ? La réponse est non. Alors cessons d’être hypocrites. (…)

http://www.liberation.fr/france/1997/04/17/jean-luc-melenchon-c-est-le-front-national-qu-il-faut-interdire_202444

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DOSSIER MACRON

Leur dire non. Une réponse au «votez Macron!»

(…)

Une bien vieille « nouveauté » : Macron ou l’ultra-compétition

La responsabilité – énorme, écrasante – est du côté des politiques menées depuis plus de trente années de rigueur, d’austérité, de concurrence acharnée, d’un « marche ou crève » permanent et, plus encore, institutionnalisé. De celles qu’a conduites Macron. Quel triste canular d’ailleurs, cette « nouveauté » qui lui est sans cesse associée. Certain(e)s n’ont pas d’autre mot à la bouche, pas d’autre terme pour le qualifier sinon le grand passe-partout de la « modernité », ce sésame ouvre-toi du grand creux politique, ce circulez-il-n’y-a-rien-à-voir de leur basse besogne – de leur basse politique.

Cette politique fera mal, très mal : aux ouvrières et ouvriers, aux employé(e)s, aux chômeur.euses, aux enseignant(e)s, aux fonctionnaires, aux infirmières, aux personnels hospitaliers… Mais au-delà encore, à tous les salariés, même les cadres supérieurs plutôt bien lotis en termes de revenus, sur qui s’abattra, toujours implacable, toujours impitoyable, la pression inouïe de la compétition. Ce fléau qui passe pour l’évidence : travaillez plus et écrasez le voisin. Les gouvernants ont fait de la lutte contre le terrorisme une cause nationale : une manière de gouverner par la peur, l’état d’urgence, la répression des manifestations et la guerre – qui est une spirale infernale, la pire façon d’alimenter le terrorisme. Mais quand fera-t-on une priorité de la lutte contre les suicides au travail, les burn out, les accidents de travail (500 morts par an) ?

Cette politique nous fera mal. Et elle conduira, inexorablement, à un FN renforcé. Tôt ou tard, il arrivera au pouvoir, peut-être aidé d’une partie de LR, assorti de Dupont-Aignan et consorts. En 2012, une majorité d’élus UMP se disaient prêts aux alliances avec le FN.

(…) Il faut lire la superbe analyse qu’a récemment proposée Christakis Georgiou sur ce que représente Emmanuel Macron, ce présumé novice, celui qu’Aude Lancelin nomme le « chérubin » – l’enfant de la finance et des marchés qui l’ont longuement dorloté pour le modeler comme il fallait : un « putsch du CAC 40 », a-t-elle pu subtilement titrer[2]. Du texte de Chr. Georgiou, il importe de citer un passage un peu long :

« La liste des soutiens de Macron se lit comme un extrait du Who’s who de la classe dirigeante française. Son principal soutien a été Henry Hermand, grand patron avec des intérêts dans la grande distribution, proche de Mendès-France puis de Rocard et du courant chrétien de gauche fondé par Emmanuel Mounier autour de la revue Esprit. Hermand a financé des think tanks proche de la droite du PS (La République des idées, Terranova). Un autre patron proche du PS, le co-propriétaire du Monde, Pierre Bergé, est aussi un soutien déclaré de Macron. Il y a aussi Alain Minc (lui aussi inspecteur des finances), passé chez Macron après avoir soutenu Juppé à la primaire de la droite, Jacques Attali (polytechnicien et membre du corps des Mines), le banquier Serge Weinberg (président de Sanofi par ailleurs), le banquier de gauche Jean Peyrelevade (conseiller économique du premier ministre Pierre Mauroy en 1981-1983 et qui s’est occupé du programme économique de Bayrou en 2007), le financier Henri Moulard, Pascal Lamy et d’autres. Dans l’organigramme de campagne de Macron, le responsable de la collecte des fonds est Christian Dargnat, ancien dirigeant exécutif de la branche gestion d’actifs de la BNP Paribas, et le chargé des relations avec les entreprises et des questions économiques est l’ancien banquier d’affaires (chez Morgan Stanley à Paris) et ex-directeur général d’Altice Media Group (le groupe de Patrick Drahi), Bernard Mourad. Selon un ‘‘habitué des dîners du pouvoir’’ cité dans une enquête du Monde sur Macron, ‘‘il est celui dont le Siècle a toujours rêvé : homme de gauche faisant une politique de droite’’ ».

On comprend à cette aune pourquoi certains médias s’acharnent à nous présenter le fringant jeune Macron comme ça, justement, et rien que ça : un « jeune » fringant, au sourire éclatant ; le petit nouveau ; le petit dernier. L’essentiel est sans doute dans la manière dont il nous est livré en spectacle et, au fond, vendu : dans cette mise en scène de la fraîcheur et de l’originalité, quand son programme est usé comme la corde avec laquelle on n’ira pas se faire pendre.

Article intégral (un peu long. Accès libre) : https://blogs.mediapart.fr/ludivine-bantigny/blog/300417/leur-dire-non-une-reponse-au-votez-macron

Parmi les commentaires sur le même blog :

OK, il faut prendre la parole…

Au Ma©ron ou au brun, oui, je préfère le blanc…

Oui, l’espace de quelques secondes dimanche 23 avril 2017, oui j’y ai cru… Oui j’ai fait un début de haka devant mon poste de TV convaincu que « mon » cheval, revenu du diable Vauvert, allait coiffer les favoris (ou au moins l’un d’entre eux) sur le fil et qu’il serait finaliste au nez  et à la barbe de tous ceux qui préfèrent le familier aux vertiges de l’inconnu…

Oui, j’ai espéré que la France ne rate pas son RV du jour avec son destin… Pour en finir (enfin) avec cette 5ème république « naphtalinée », cette monarchie présidentielle et son système nécrosé tout juste bon à produire du vote FN.

Et bien non… Place au sourire bien blanc du jeune « Mozart de la finance » et à la « double Pen » prête à jouer son rôle d’épouvantail de pacotille, une composition apprise depuis sa tendre et très chère enfance sur les genoux de son gentil papa J… Et à nous rejouer sa petite pièce de théâtre guignolesque.

Ok, certes il y eut ce petit moment de (re)jouissance de voir rapidement le triste sire Fillon se parer (waouhhh) d’un masque de circonstance sans pour autant avoir l’élégance de ses costumes et disparaître à jamais du paysage politique français qu’il a contribué à polluer avec un bel acharnement. Impossible de ne pas penser à ce moment-là avec un sourire sardonique à la tête de son épouse « Pénélope la galloise », seule dans le manoir familial face à son bol de soupe (bio) maugréant « tout ça pour ça » !

Allez, allez… Vous avez bien pourri la campagne ! A défaut, de rendre les bons costumes, rendez l’argent !

Et puis après, une fois les résultats consolidés, il a fallu assister au spectacle du champion qui se fait attendre et revivre le simulacre médiatique de circonstance (ah les motos et les feux rouges grillés plein pot), comme si c’était déjà la victoire Manu alors que tu as à peine 24% des votants et combien de votes utiles pour déjà faire rempart à l’épouvantail de pacotille. Ah mais ou mais c’est bien sûr Brigitte, la nouvelle Marianne et ses multiples couverture de magazine, notre première dame capable à elle seule de redonner le moral à toute la profession de chirurgiens esthétiques, déjà au téléphone pour reconstituer leur stock de botox (putain 5 ans !)…

Observons l’image de ce couple que certains osent comparer au « chicissime » couple Kennedy. Avec sa gueule de jeune communiant qui aurait déjà vendu pas mal de bagnoles, n’entendez-vous pas l’enfant intérieur de Manu crier à maman Brigitte « J’ai peur que tu ne m’aimes plus si je grandis » !

Et puis sur les plateaux TV, sans la moindre pudeur, déjà le bal des prétendants… L’ineffable et matois Bayrou (spécial dédicace au berger pyrénéen Jean Lassalle et sa belle utopie) qui a acheté de l’action Macron au bon moment et entend bien toucher les dividendes. Et Gérard Collomb, ex-premier signataire et animateur de la motion « L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes » au congrès de Reims qu’on ne risque pas de confondre avec Christophe tant son esprit d’aventure se résume à changer de champion au grès du vent des circonstances…

La veille garde est  de sortie… Non, nous ne prendrons pas en marche… ce train-train là… ! Stop au foutage de gueule ! On c’est déjà largement fait… euh… avoir…

Ah oui j’oubliais… Le dîner à La Rotonde… Ah oui, euh… attention symbole ! rive-gauche/rive droite…  clin d’œil appuyé, par cici les caméras…vous saisissez… Tiens amusons nous : comparons le prix de la sole 48 € vs 86 € du Fouquets… Une addition de (seulement) 7 000 €… on avance… c’est cool non ? Les forces progressistes sont en marche… Et le visqueux Jacques Attali, plus bernique que jamais qui cherche son nouveau rocher et se fera répudier ! Oups, loupé ! So sad…

Alors, alors…

Comme il avait fallu un temps être Charlie à tout prix, il faudrait maintenant se précipiter comme un seul homme, au nom du front républicain, pour voter M@cron, cette créature élevée sous la mère Hollande, pôvre benêt malfaisant qui avait désigné la finance comme ennemi et qui n’aurait pas compris ce qu’il enfantait… Il paraîtrait même qu’il n’aurait pas vu la traîtrise arriver. A moins que…

Alors, alors… Il faudrait perpétuer à nouveau l’histoire dominante… euh l’histoire des dominants…

Non, désolé ce sera sans moi… on m’a déjà fait le coup… Chirac qui nous a pris pour des pommes, tout ça… tout ça… vous vous souvenez… 2002 – 2017… Pas tout à fait la même situation non ?… Demandez un peu aux démographes, ils vous expliqueront…

Allez, allez, merci bien, à l’heure intime du choix (en avons-nous un, lequel ?), nous n’avons ni leçon ni consigne à recevoir…

Pour les insoumis, les options sont ouvertes : Macron, blanc, abstention… Une seule est exclue avec force « Pas une voix pour le Pen »… ET JLM a bien raison de ne pas céder à tous ceux qui veulent lui faire jouer le rôle qu’on lui assigne. Avec au premier rang, le « maître des horloges » qui se pense déjà comme le roi soleil. L’ancien banquier qui a déjà fait allégeance à Angela Reine d’Europe et nous prépare un « buiseness plan » d’enfer, comment pourrait-il comprendre que toute notre énergie de citoyen est déjà investie dans la création de nouvelles formes d’actions, hors partis et hors institutions.

Non, je ne voterai pas Ma©ron et son projet de « Start-up nation », cette nouvelle marque employeur dont il sera le manager idéal, capable de parer la servitude de belles et fortes valeurs humanistes.

Oui, j’assume. Mieux, je fais même l’éloge du risque…

Oui, je préfère le blanc…

Le blanc de la page sur laquelle nous pourrons co-écrire une autre histoire, celle où chacun deviendra acteur de sa vie, celle où l’on peut préférer attendre l’improbable plutôt que de se résigner à perpétuer morbidité et exclusion.

« Si tu ne crois pas à l’inespéré, il n’arrivera pas ! » nous dit Edgar Morin

J’ajoute : « L’acceptation de l’impuissance du moment nous ouvrira les portes de la vérité de demain ».

Non, je ne voterai pas Ma©ron

Un insoumis (parmi 7 millions d’autres, faut-il le rappeler)

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On en parle peu, et pourtant…

La nouvelle convention sur l’assurance chômage va s’imposer la semaine prochaine dans l’indifférence générale. Hélène Crouzillat, intermittente du spectacle, et Rose-Marie Pechallat, présidente de l’association de défense des chômeurs Recours radiation, tentent d’alerter sur les dangers de ce texte.

À l’heure où les consignes de vote pour le second tour des présidentielles fleurissent comme des coquelicots, une course de vitesse se joue dans les salons de la République pour l’agrément par la ministre du Travail de la nouvelle convention d’assurance chômage. Vous n’êtes pas au courant ? C’est normal. Personne n’a intérêt à vous informer de ce qui vous attend si, par malchance, le marché du travail ne voulait plus de vous.

Cette nouvelle convention d’assurance chômage fait suite à un protocole d’accord signé le 29 mars dernier, par les « partenaires sociaux » gestionnaires de l’Unédic, l’organisme qui gère et encadre les conditions d’indemnisation des chômeurs. Il prévoit l’économie de 900 millions par an sur les trois prochaines années pour pallier un déficit estimé à 4 milliards d’euros par an.

Article à lire sur Politis : https://www.politis.fr/articles/2017/04/assurance-chomage-la-grande-liquidation-36817/

On en parle encore moins et pourtant…

Jeudi après-midi, des gros bras du parti nationaliste se sont introduits dans le Parlement macédonien. Une centaine de personnes a été blessée, dont dix députés, avant que les unités spéciales de la police n’évacuent le bâtiment. Après des mois de crise politique, la Macédoine va-t-elle sombrer dans la guerre civile, au risque d’entraîner tous les Balkans ?

Le leader de SDSM Zoran Zaev à la sortie du Parlement à Skopje, le 27 avril 2017. © Reuters

(…) Les rares policiers présents sur place n’ont opposé presque aucune résistance, les systèmes de sécurité qui permettent de verrouiller tous les accès au Parlement n’ayant pas été activés, et les unités spéciales n’ont pu reprendre le contrôle du bâtiment qu’au bout de plusieurs heures, en tirant des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Les blessés ont été évacués vers les hôpitaux de la capitale, mais aucun assaillant n’a été arrêté.

Tee-shirts noirs et croix orthodoxes brandies à bout de bras, des groupes de « patriotes » manifestent quasi quotidiennement depuis le début du mois de mars, menaçant de faire basculer la Macédoine dans la guerre civile. Toutes ces organisations, récemment apparues, comme le Front national macédonien, sont liées aux conservateurs du VMRO-DPMNE, au pouvoir depuis 2006, et à leur chef, Nikola Gruevski, qui a renoncé à exercer la fonction de premier ministre en 2016 mais demeure l’homme fort du pays. (…)

Article intégral ici : https://www.mediapart.fr/journal/international/290417/qui-veut-la-guerre-en-macedoine

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Petit rappel…

L’éducation des enfants étrangers

 

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Un peu de poésie ne saurait nuire…

ce poète libertaire anormalement peu connu, meurt en 1961 dans des circonstances mal élucidées,
c’était un poète étrange et fort intéressant homme de génie qui parlait une bonne trentaine de langues, il fut un traducteur d’exception.

Une partie de ses écrits aurait disparu Ses poèmes survivants donneront lieu à diverses éditions

Le programme en quelques siècles
Armand Robin (1912-1961)

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

Didier Porte : « Et merde, votez Macron ! »

 

le fil du 30 avril

Les Insoumis ont passé la barre des 500 000, ce qui veut dire que 60 000 nouvelles têtes dures ont rejoint le mouvement de la France Insoumise en une semaine, et ce malgré la non-qualification de leur porte-parole pour le deuxième tour de l’élection présidentielle.

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Pierre Laurent lance un appel à la France Insoumise pour les législatives

Quelques réactions des internautes sur YouTube :

  • Non à la Tambouille ! Je ne suis pas communiste, je ne connais pas l’internationale et de toute évidence nous sommes nombreux dans ce cas au sein de la FI. Je porte le projet l’Avenir En Commun et rien d’autre. Le PCF a soutenu le mouvement de la FI, qu’il continue à soutenir mais exiger ou menacer ne vous mènera nulle part
  • il n y a pas de dirigeant dans la FI, que des personnes de bonnes volontés de toutes origines et de tout bords
  • NON. FI veut être un mouvement, pas un Parti. Si les idées communistes veulent être présentes, qu’elle rejoigne le mouvement. Mais nous ne voulons pas de ce vieux monde, y compris le PCF.
  • Les communistes nous ont beaucoup aidés pour la présidentielle. Une alliance me parait raisonnable à condition que chaque candidat investi soutienne l’avenir en commun.
  • Non, je suis insoumis et je poursuis avec la France Insoumise sur le programme de l’avenir en commun pour les législatives.
  • Le temps du silence, est un temps précieux, indispensable, rentrer en soi dit JLMélenchon, Laissons murir les choses en nous, restons sourds à l’urgence des médias, et autres,  qui nous INTIMENT l’ordre de répondre: LEPEN OU MACRON !!!!. La pression qu »ils nous mettent est d’une absolue indécence.   Beaucoup d’entre nous s’interrogent encore pour voter au mieux au 2e tour, il reste une semaine, c’est suffisant, restons calmes, posés, intelligents, bouchons nous les oreilles…  Au soir du 1er tour nous sommes rentrés dans une nouvelle étape, celle de la RESISTANCE

Ndlr : inutile de multiplier les contributions d’internautes, l’idée est juste de montrer la tendance globale chez les jeunes. Plus de 90% (sur les réseaux) pensent que le PCF est une force d’appui bienvenue s’il est capable de retrouver ses billes dans le programme L’Avenir en commun. Hors de cela, il apparaît comme un parti politique de l’ancien monde, un monde que plus personne hormis les nantis ne souhaite perpétuer. Si des ententes doivent exister entre le PCF et la FI, elles ne peuvent s’établir que sur le fond du programme (Constituante et Vie République, Règle verte, sortie du nucléaire, renégociation des traités européens et Plan B, etc.), et non sur une tambouille électorale qui amènerait une Assemblée qui ne voudrait que survivre dans un système périmé. Puissent les « anciens » communistes, avec tout le respect qu’on leur doit, faire une analyse plus fine de la situation, plutôt que feindre avec les loups de s’étonner du silence des Insoumis sur leur vote et sur leur stratégie pour les législatives à venir. Une stratégie qui, au demeurant, vient d’apporter la preuve éclatante qu’elle n’est pas si mauvaise que ça, quand bien même ne faudrait-il en voir pour seule preuve que le mouvement des Insoumis vient de passer la barre des 500 000 soutiens.

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BILAN DE LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE INSOUMISE – Le Bon Sens

***LES LIENS***
– La chaîne YouTube de Jean-Luc Mélenchon : https://www.youtube.com/jlmelenchon
– Le blog de Jean-Luc Mélenchon : http://melenchon.fr/
– La page Facebook de Jean-Luc Mélenchon : https://www.facebook.com/jlmelenchon
– Le compte Twitter de Jean-Luc Mélenchon : twitter.com/jlmelenchon
– Le site de la France insoumise : https://jlm2017.fr/
– Le Discord insoumis : http://discord.insoumis.online/
– Les livrets thématiques de la France insoumise : https://avenirencommun.fr/livrets-the…
– Le Mélenphone : https://melenphone.fr/ng/

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L’ex-secrétaire de Jean Moulin dénonce Le Pen, « la France de la réaction »

Dans le « JDD », Daniel Cordier, l’un des onze derniers compagnons de la Libération encore en vie, appelle à voter pour M. Macron.

« Monstrueux. » C’est le terme choisi par l’ancien secrétaire de Jean Moulin, Daniel Cordier, pour qualifier la possible élection de la candidate du Front national (FN) à la présidence de la République.

« Le Pen, dans la vie politique française, représente la négation de tout ce pour quoi nous nous sommes battus. Le Pen, c’est la France de la réaction, c’est la France de Maurras qui continue. Ce retour est effrayant », poursuit M. Cordier, l’un des onze derniers compagnons de la Libération encore en vie. Agé de 96 ans, il s’exprime pour la « première fois » dans le débat politique.

Interrogé sur les allusions au gaullisme dans les discours de Marine Le Pen et de son nouvel allié Nicolas Dupont-Aignan, l’ancien secrétaire de Jean Moulin considère que ce sont des « mots creux » : « Quand je les entends revendiquer cet héritage je le ressens comme une imposture. »

Source : http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/30/l-ex-secretaire-de-jean-moulin-denonce-le-pen-la-france-de-la-reaction_5120148_4854003.html?xtor=RSS-3208

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DOSSIER MACRON

Tiens, pas de Macron washing-bashing aujourd’hui ? C’est dimanche, on va s’en passer.

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François Ruffin était l’invité d’Élise Lucet dans le dernier numéro d‘Envoyé Spécial consacré au cas Whirlpool. Interrogé sur le nom qui figurerait sur son bulletin de vote au second tour de l’élection présidentielle, opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron, Ruffin a eu une réponse contrastée : « C’est un peu comme lorsque vous allez aux toilettes, vous aimez bien fermer la porte. Là c’est le principe de l’isoloir, c’est qu’il y a un rideau, parce que c’est quand même pas la première fois que je devais avoir à faire un geste dont je ne suis pas fier au 2e tour d’une l’élection, mais néanmoins, quand bien même je vais glisser un bulletin Emmanuel Macron dans l’urne, qui n’a pas besoin de ma voix pour être élu parce que je pense qu’il le sera, je serai un opposant ferme à Emmanuel Macron dès le 8 mai au matin. D’ailleurs, je le suis déjà. »

Le candidat aux législatives dans son fief de la Somme s’en est amusé sur son site internet. « Je souffre d’une maladie grave : Laurent Joffrin approuve mon « bon sens », L’Obs me juge « responsable », même Jean-Michel Aphatie salue une « décision ferme (…) Micros et stylos me courent aujourd’hui après pour que « j’appelle à voter Macron ». Or, je n’appelle à rien du tout. Je ne délivre aucune consigne à personne. »

Pour lui, pas question néanmoins de se rendre. Le véritable combat se mènera dès le lendemain du second tour, pour vaincre aussi bien Macron que Le Pen. « En rouvrant une espérance, généreuse, combative et populaire. »

Source : Arrêt sur Image

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Ça fait plaisir de l’apprendre…

L’ONU élit l’Arabie Saoudite à la Commission des droits des femmes

i24NEWS

Le roi Salmane d’Arabie saoudite, le 25 janvier 2017 à Ryad
BANDAR AL-JALOUD (Saudi Royal Palace/AFP)

« C’est comme désigner un pyromane chef des pompiers de la ville », dénonce le directeur exécutif de l’UN Watch

L’Arabie saoudite a été élue membre de la Commission des droits des femmes des Nations Unies, selon un rapport publié samedi par UN Watch, une organisation non gouvernementale qui s’est donnée pour mission de surveiller l’ONU.

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Petit bonus sémaphorien, 5 minutes juste pour faire plaisir à tous les “… de souche”. Avec un grand merci à Yves Coppens

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

On a retrouvé une vieille photo d’archives de Dupont-Aignan et Marine Le Pen…

Allez, zou ! C’est dimanche, on va au cinéma. Zut, cette semaine c’est épouvante…

Bye bye et à mardi, demain 1er mai il n’y aura pas de Sémaphores.

A bon entendeur, bises insoumises à toutes et tous !

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Le fil du 29 avril

Les insoumis sont désormais 492 867

soit 50 000 de plus que dimanche dernier !

Petit rappel (la vidéo intégrale est sur le fil d’actu d’hier)

Ce que nous demande M. Macron, ce n’est pas un vote antifasciste, un vote anti-extrême droite, ce qu’il nous demande, c’est un vote d’adhésion. Non, nous n’adhérons pas à ce projet. Ça ne va pas m’empêcher, moi en tant que personne, de faire ce que j’ai à faire. J’irai voter, d’abord parce que dans mon programme le vote est obligatoire. Quant à savoir ce que je vais faire, il n’y a pas besoin d’être grand clerc, mais pourquoi je ne le dis pas ? Pour que vous puissiez rester regroupés. 

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De quelques mises au point sur le débat…

Voyons d’abord le point de vue de Michel Deléan (Médiapart). Extraits

« Je ne veux pas d’antisémites, de négationnistes, de racistes, de xénophobes, d’islamophobes, d’homophobes ni de franchouillards souverainistes aux plus hautes fonctions de l’Etat. J’irai voter le 7 mai.

(…) Non les amis, un centriste et un fasciste, ce n’est pas la même chose. L’histoire nous l’enseigne. L’extrême-droite, même relookée et maquillée, n’est pas républicaine et ne défend pas les plus faibles. Il est douloureux de la chasser, une fois qu’elle est arrivée au pouvoir. Or aujourd’hui, le programme du FN est bien un programme néo-fasciste ou post-fasciste. (…) En ce qui me concerne, c’est un principe, je ne veux pas que la discrimination soit inscrite dans la Constitution. Je ne veux pas de préférence nationale. Le pays dans lequel je veux vivre, ce n’est pas celui de Dupont Lajoie ni de Lacombe Lucien. Je préfère le droit à la force, l’égalité à l’ordre, la culture au folklore et l’échange au repli.

(…) Je ne veux pas que l’on réhabilite Pétain, Mussolini, Franco, Salazar, Videla et Pinochet, et que l’on discute des mérites de la colonisation et de l’apartheid dans les manuels scolaires. Je ne veux pas d’antisémites, de négationnistes, de racistes, de xénophobes, d’islamophobes, d’homophobes ni de franchouillards souverainistes aux plus hautes fonctions de l’Etat.

Je ne veux pas qu’un pouvoir d’extrême-droite mette la justice au pas, ne serait-ce que parce que plusieurs enquêtes judiciaires visent actuellement les finances du FN et de ses dirigeants. Notre régime présidentiel permettrait à Le Pen de nommer ses ministres, ses procureurs, ses préfets, ses directeurs d’administration centrale, ses généraux, ses commissaires, ses hauts fonctionnaires, et ses sbires laudateurs dans l’audiovisuel public.

Je n’attendrai pas les législatives pour voter. Je ne crois pas aux chances de succès d’un éventuel troisième tour social ou d’une hypothétique insurrection populaire si Le Pen venait à être élue. »

Fermer les guillemets. Si Sémaphores ne reproduit pas in extenso l’article de Deléan, c’est par lassitude. Pas de jour sans qu’un journaliste de Médiapart ne se fende de ce type d’article, qui certes ne rapportent pas que des conneries, se veulent de « bon sens » en appelant à voter Macron, mais tous plaçant en filigrane l’irresponsabilité des insoumis qui choisiraient un vote alternatif.

Afin d’équilibrer la diversité, voici la réponse d’un simple commentateur à Michel Deléan

Salut Michel,

La question est de savoir pour qui sera la honte.

Nous entendons montrer que la manipulation qui a permis d’arriver à cette finale, avant la primaire saccagée par le PS lui même, la comédie de Hamon pour tromper deux fois ses électeurs et se plier aux « bons conseils de Dray », sont venues d’une clique de profiteurs du système, mais aussi de l’Élysée, en poussant Macron au devant de la scène brevetée Rothschild.

Nous entendons aussi faire la démonstration que cinq ans à nous dépeindre, nous les Insoumis, depuis le dessin de Plantu jusqu’à la minable sortie de Hollande à la veille de la clôture de campagne, ont contribué à faire les choux gras du FN et à banaliser ses idées, notamment avec la déchéance de la nationalité et l’état d’urgence dont nous tenons Macron pour l’un des responsables.

Nous entendons encore montrer que le fait qu’on n’ait jamais mis en lumière le copier coller de certains points de l’Humain d’abord dans le programme de Le Pen, avait pour but initial de rendre tout débat impossible pour montrer du doigt toute proposition alternative à l’austérité.

Macron est il à la hauteur de la campagne ? Dit-il quelque chose dans son verbiage ? Son programme est il de nature à servir le pays ou bien l’oligarchie en train de mettre l’Europe à genou ?

Oui, ce sont eux qui tuent l’Europe et son idéal, ce sont eux qui ont massacré le socle social de la République et qui entendent le passer au bulldozer de leurs ordonnances.

Si Macron baisse dans les sondages, il le doit à son incompétence, son incapacité à sortir d’un logiciel de marketing pour lequel il est formaté. La Honte c’est la leur. Ce à quoi nous assistons est l’absolue incompétence de cette France d’en haut (voir la sociologie du vote Macron) qui colonise culturellement le pays et entend imposer aux nôtres ses vues.

Hier encore, Macron n’a rien proposé aux ouvriers, à qui il est d’ailleurs incapable de parler. Il a pourtant prétendu que Mélenchon aurait « oublié que les siens avait toujours combattu le fascisme« … Foutaise ! Ce sont toujours les Macron de toutes les époques qui envoient les nôtres à la guerre, et jamais eux qui chasse les Le Pen du pouvoir.

Nous, les Insoumis n’avons surtout rien à voir avec cela. Nous, les règles et les valeurs nous les respectons, et nous sommes ce que nous montrons.

Et pour faire bon poids…

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Cela dit… voici le point de vue d’Edwy Plenel

« Voter contre Le Pen le 7 mai en votant Macron ce n’est pas voter pour le programme de ce dernier. C’est voter pour défendre la démocratie comme espace conflictuel où peuvent s’exprimer librement ses contradictions, son pluralisme, sa diversité, ses revendications et ses espoirs, y compris face aux politiques d’une présidence Macron. Avec l’extrême-droite autoritaire et identitaire, ce sera au contraire la remise en cause assurée de ces droits fondamentaux. »

Cela encore étant dit, rendons à Médiapart le bon travail d’analyse du programme du FN qui a été fait point par point. Ceusses qui ne l’ont pas lu la trouveront ici : Le programme du FN est analysé et décrypté ici.

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Au Grau du Roi, Marine Le Pen a sauvé un migrant atteint de handicap mental

La candidate du Front National a fait une action héroïque en sauvant un vieux migrant à la dérive. L’homme, complètement désorienté n’arrivait que très difficilement à s’exprimer mais a beaucoup attendri la présidente du Front National.

Plus sérieusement, en attendant d’un jour à l’autre des révélations sur les relations troubles du FN avec la Russie de Poutine (et l’ingérence de ce dernier dans la campagne présidentielle française), on peut savoir que…

Marine Le Pen aurait abusé du Parlement européen et détourné près de 4 978 122 d’euros dans le but de réaliser des économies sur les finances frontistes entre 2012 et 2017. Au cœur de plusieurs affaires, les juges d’instruction s’affairent à la levée de son immunité parlementaire.

Depuis février, le salaire de l’eurodéputée FN a été diminué de moitié soit réduit à 3 000 euros suite à l’enquête menée par l’Office anti-fraude sur l’affaire de Thierry Légier. En ce sens, Marine Le Pen devait rembourser la somme de 340 000 mais a refusé.

Les quelques 1,9 millions d’euros n’étaient alors que les prémisses des 4 978 122 euros actuels

De plus, cette candidate à la présidentielle est accusée d’avoir versé frauduleusement – car sous le nom du Parlement européen – des salaires à ses assistants du Front National afin de réaliser des économies sur les finances du parti. Cette somme s’élevait en septembre 2015 à 1,9 millions d’euros, lesquels n’étaient qu’alors les prémisses des 4 978 122 euros actuels. L’avocat du Parlement européen, Patrick Maisonneuve a commenté : « cette affaire peut encore évoluer. »

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DOSSIER MACRON

Emmanuel Macron a renvoyé dos-à-dos vendredi soir le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui a refusé d’appeler à voter pour lui au second tour de l’élection présidentielle, et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui a fait alliance avec son adversaire du Front national, Marine Le Pen.

Il est bien gonflé l’évangéliste des banquiers, d’aller se promener à Oradour-sur-Glane et de donner des leçons de patriotisme à Mélenchon. Trouvez pas ? Mais au fait… les banques, elles faisaient quoi en 39-45 ? Les banquiers étaient dans quel camp ?

Si c’est avec de pareils arguments que l’évangéliste escompte rapatrier les voix des insoumis… c’est qu’à l’évidence il n’a rien compris de qui ils sont. Devrait quand même faire attention, le petit. C’est pas le moment de se fâcher avec les seuls qui ont toujours combattu les fachos.

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Le lanceur d’alerte Luxleaks parle à Macron

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Vous en avez peut-être entendu parler…

Une vidéo du polémiste de RMC / BFMTV Eric Brunet, titrée « Macron et l’argent » et initialement publiée sur sa chaine Youtube, « Brunet à la maison », a disparu après trois jours, le 22 avril, sans explication. Un internaute se faisant appeler « John Doe007 », l’a remise en libre accès sur Vimeo.

Interrogé par @rrêt sur image, le journaliste indique l’avoir retirée lui-même. Mais pas de son plein gré. Il se serait passé « quelque chose de très déplaisant« , l’ayant poussé à cette décision. De la censure? « Les conditions ne sont pas réunies pour que je vous réponde clairement et franchement. J’essaye d’en savoir un peu plus, de comprendre. Je ne veux accuser personne à tort, et là tous les scénarios sont possibles. »

En bref,Brunet n’a pas souhaité en dire plus, mais vous pouvez revoir la video que d’aucuns ont voulu interdire.

Macron et l’argent… par Eric Brunet from John Doe007 on Vimeo.

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Par ailleurs, et pour alimenter notre dossier censure…

Ce n’est pas chez nous mais dans cette belle Turquie d’Erdogan : l’accès à l’encyclopédie en ligne Wikipédia a été coupé hier vendredi dès 8 heures du matin, heure locale.

Le site Turkey Blocks a publié le texte de la décision administrative sur Twitter et estime que cette action s’inscrit dans le cadre de la « censure des contenus » effectuée par les autorités turques à l’aide de filtres Internet.

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Et pour continuer dans les bonnes nouvelles, il n’est pas interdit de savoir que…

L’Europe donne son feu vert à Notre-Dame-des-Landes

La Commission européenne classe sans suite la procédure d’infraction ouverte en 2014 contre la France pour non-conformité aux règles environnementales dans le projet d’aéroport. Et la justice ordonne l’expulsion du bois occupé par les opposants à Cigéo, dans la Meuse.

Le prochain gouvernement trouvera sur sa table de travail les dossiers de Notre-Dame-des-Landes et de Cigéo : deux projets d’équipement ambitieux et contestés. Absentes de la campagne présidentielle ou presque, ces deux luttes écologiques offriront une première épreuve politique au prochain exécutif : face à ces deux mouvements d’occupation, y aller de force ou pas ?

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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le fil du 28 avril

Mise à jour 18 h

 

France Insoumise Vidourle Petite Camargue

Déclaration d’entre-deux-tours de Danielle Floutier, candidate de la France Insoumise aux législatives 2017 dans la 2e circonscription du Gard.

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Se renier ou être lynché

En refusant de donner une consigne de vote à l’issue du premier tour, Jean-Luc Mélenchon est la cible de vives critiques. Sont-elles justifiées ?

https://polony.tv/focus/se-renier-ou-etre-lynche

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Gare à la lèpre lepéniste !

Bien plus qu’une improbable victoire de Marine Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle, il faut bien admettre que cette résistible montée du FN dans notre pays est un véritable danger pour l’harmonie de la société et une menace délétère pour l’équilibre fragile de la république bourgeoise…

C’est ainsi que j’en arrive à modifier sensiblement mon attitude radicale de rejet du candidat Macron car, de deux mots choisissant le moindre, je crois qu’il vaut mieux avoir la perspective de lutter contre un super-libéralisme que de tomber dans un gouffre sans issue…

Interrogé ce matin par « la France insoumise », je réponds donc – la mort dans l’âme – que je voterai Macron le 7 mai prochain.

En effet, plus le score de la Marinade toxique sera élevé, plus le poison se répandra facilement dans la société dont il nécrosera les muscles et les cerveaux, car « la lepénisation des esprits dit quelque chose d’effroyables de notre pays en lien avec l’occupation nazie » comme me l’a fait justement remarquer l’un de mes correspondants, Pierre Caumont.

Il est donc urgent de parer au plus pressé et de prévoir une digue suffisamment robuste pour faire face à cette lame de fond qui risque de tout submerger !

Comment en est-on arrivé là ?

Est-ce un remugle de « l’étrange défaite » de 1940 suivie par la « divine surprise » de l’Etat pétainiste ou bien le boomerang des sales guerres coloniales ?

Ou bien le calcul cynique de politiciens qui n’ont pas hésité à ouvrir « la boite de Pandore » pour garantir la longévité de leurs carrières ?

En tout cas, même si nous avons déjà vécu pareille intoxication d’intolérance et de haine au moment de l’affaire Dreyfus, il est plus que temps de prendre conscience de cette épidémie et d’y faire face avec, notamment, les arguments pédagogiques employés par Jean-Luc Mélenchon dans les Bouches du Rhône et en Seine-Saint-Denis…qui se sont avérés.

Voilà donc, à l’exemple des « insoumis », un premier et magnifique chantier pour le nouveau Président : éradiquer la lèpre lepéniste.

Et pour cela, il ne faudra pas seulement se contenter d’agiter les écrouelles, mais prendre immédiatement les mesures économiques et politiques qui s’imposent afin que les marécages du malheur soient asséchés.

Il faudra aussi que l’investigation s’oriente vers les lobbies ou les intérêts financiers qui sont à la base de l’utilisation de ce nouveau gaz sarin de la vie publique ?

La démocratie est un combat permanent.

 

Lu dans les commentaires à cet article

Ce qui me frappe, Vingtras, c’est l’incapacité et l’incompétence de Macron et les siens à s’organiser pour cette campagne car ils attendent de l’image, de la TV et des médias que tout leur tombe rôti dans le bec. Les assistés, les parasites ce sont eux.

Si tu as regardé les images d’Amiens, alors tu peux confirmer que ces gens là ne savent pas parler au peuple (…) Macron s’est montré incapable de sortir de ses discours absurdes lorsque les ouvriers puis Ruffin lui ont demandé de reprendre les fonds publics versés à la bande d’actionnaires de Whirlpool, et ce qu’il ferait à l’égard des dividendes ! Et tout ce qu’on a entendu du candidat ce fut qu’il ne pouvait rien promettre !

Voilà ce à quoi nous avons à faire, un type qui ignore tout de ce que vivent les gens, qui entend « piloter » le pays à travers des chiffres abscons, ceux qu’il a resservi à ces gens pour leur expliqué que la boîte d’à côté dont les ouvriers ne peuvent se payer les produits, travaillait pour l’export !

Le fossé est béant entre ces gens là et la France réelle.

Après le capitaine de pédalo… voilà Flipper le dauphin !

En Juin, on les dégage tous !

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Et pour ceusses qui aiment lire, un assez long article (appelé à devenir un livre prochain) :

2017, LE COUP D’ÉTAT

La candidature de Macron : un « 18 Brumaire de la bienveillance » ?

https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/24/2017-le-coup-detat/amp/

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Après une série de cas où des journalistes se sont vu interdire l’accès à des événements où se rendait la candidate du Front national à la présidentielle, Marine Le Pen, les sociétés de journalistes de plusieurs médias ont signé le texte suivant :

« A l’occasion de la campagne pour le second tour de l’élection présidentielle, le Front national a décidé de choisir les médias qui sont autorisés à suivre Marine Le Pen. Plusieurs titres de presse ont ainsi vu leur représentant tenu à l’écart de toute information et de toute possibilité de suivi sur le terrain de la candidate du Front national. Ainsi, après Mediapart et Quotidien (et avant lui son prédécesseur Le Petit Journal), l’AFP, Radio France, RFI, France 24, Le Monde, Libération et Marianne, notamment ont été à un moment ou à un autre victimes de ces exclusives. Il ne s’agit donc en rien d’un recours à la pratique du “pool” de journalistes où les informations et images sont partagées.

Nous protestons de la manière la plus ferme qui soit contre cette entrave à la liberté de faire notre métier et de remplir notre devoir d’informer.

Il n’appartient pas à une formation politique, quelle qu’elle soit, de décider des médias habilités à exercer leur rôle démocratique dans notre société. »

Les SDJ de l’AFP, la SDR d’Europe 1, Alternatives Économiques, BFM-TV, Capa, Les Échos, Le Figaro, France 2, Rédaction nationale de France 3, France 24, France Culture, France Info, France Inter, L’Humanité, Libération, Journal du Dimanche, M6, Mediapart, Le Monde, L’Obs, Le Point, Premières Lignes, Quotidien, RFI, RMC, RTL, Télérama, LaTéléLibre, TF1 , soit 29 SDJ ainsi que les élus du SNJ-CGT et de la CFDT du conseil de rédaction de La Voix du Nord.

 

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Extrait de l’article de Martine Orange (Mediapart du 27 avril)

En 45 ans, la part des revenus du travail a baissé de plus de 5 points pour tomber à 50 % à peine dans les économies avancées. Dans les pays en développement, elle atteint désormais à peine 36 %.

Alors que le PIB mondial a été multiplié par plus de 25 fois sur la période (de 2 900 milliards de dollars à 74 100 milliards de dollars selon la Banque mondiale), que la productivité a été multipliée par 30, les personnes tirant leurs revenus de leur seul travail sont de moins en moins associées à l’augmentation des richesses produites.

Les salaires moyens en monnaie constante aux États-Unis et dans une moindre mesure en Europe n’ont quasiment pas bougé depuis 1980. Au Royaume-Uni, la croissance des revenus réels durant la dernière décennie a été la plus faible depuis l’époque des guerres napoléoniennes.

La mesure de ce choc se dit en quelques chiffres. Pendant les années 1960, les 90 % des ménages américains les moins aisés recueillaient 67 % des gains réalisés dans un cycle économique. Durant les années Reagan, ils n’en obtenaient que 20 %. Depuis les années 2000, cette part est tombée à 2 %, les 10 % les plus riches raflant tout le reste.

La diminution s’explique à la fois par la propagation rapide de l’information et des télécommunications et par la proportion élevée d’occupations qu’il était facile d’automatiser 

Cette révolution technologique qui bouscule les frontières classiques de l’espace et du temps a sans aucun doute amplifié le mouvement de mondialisation à l’œuvre. Une nouvelle organisation de la production s’est mise en place, conduisant à la recherche des coûts toujours plus bas. Les tâches demandant le plus de main-d’œuvre ont été délocalisées vers les pays toujours moins chers, d’abord vers l’Europe du Sud pour les entreprises européennes, puis vers le bassin méditerranéen, puis vers la Chine, etc.

Aujourd’hui, c’est la machine économique, sociale et politique tout entière qui est en train de se briser, avec l’application aveugle de ces principes. Les perdants du néolibéralisme se comptent en millions, en centaines de millions. Les inégalités ont atteint des sommets, la concentration des richesses entre quelques mains est à des niveaux sans précédent.

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Ca fait pas de mal de le savoir… (pour nourrir notre dossier Censure et auto-censure)

Source Le Monde : Journalistes, chroniqueurs et humoristes : fin de campagne sous tension

A CNews, la chaîne d’information du groupe Canal+, la journaliste Audrey Pulvar a été suspendue de l’antenne jusqu’au 7 mai, date du second tour de l’élection présidentielle, pour avoir signé une pétition féministe contre la candidate Marine Le Pen. Un geste mentionné sur Twitter par la ministre Laurence Rossignol, initiatrice de la pétition, immédiatement dénoncé sur le même réseau par Florian Philippot, vice-président du Front national, et finalement sanctionné par la direction de la chaîne.

Lire aussi :   Audrey Pulvar suspendue d’antenne pour avoir signé une pétition appelant à voter Macron

Autre cas survenu mercredi : celui d’une journaliste de la chaîne LCI, Julia Molkhou, qui a fermé son compte Twitter après avoir publié un message prenant position contre Marine Le Pen

Mercredi, la tension est montée à France Inter quand l’un d’eux, Pierre-Emmanuel Barré, s’est dit « censuré » après que Nagui, producteur de l’émission qui l’accueille, a émis des réserves sur une chronique qui revendiquait l’abstention. De son côté, Nicole Feroni est intervenue sur Facebook pour « clarifier » la sienne et expliquer qu’elle voterait pour Emmanuel Macron.

Lire aussi :   Pierre-Emmanuel Barré quitte France Inter après sa vidéo virale défendant l’abstentionnisme

L’épisode rappelle celui des deux comiques Thomas VDB et Mathieu Madénian, déprogrammés de France 2 au mois de mars après avoir proposé une chronique qui revenait sur les affaires qui frappent François Fillon et Marine Le Pen.

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C’était mercredi soir sur Mediapart

Voter ou ne pas voter Macron, quand on est de gauche

Mediapart donne la parole à des contributeurs du club, auteurs de récentes tribunes sur le sujet : Mathilde Larrère, historienne, moitié des DétricoteusesKarl Ghazi, secrétaire de la CGT Commerce de Paris, Caroline de Haas, militante féministe, blogueuse sur Mediapart et Olivier Tonneau, enseignant-chercheur à l’université de Cambridge, auteur de deux billets remarqués dans Le Club : Face au FN: lettre aux Insoumis tentés par l’abstention et Face au Front National: réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron.

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Le fil du 27 avril

 Nous sommes 480.515 insoumis

Soit 40.000 de plus depuis dimanche dernier.

Et vous, c’est pour quand ?

https://jlm2017.fr/

 

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Lu dans Marianne : A la lecture des résultats, Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’IFOP, a déclaré : « C’est un vote de classe ». Certes, chez les ouvriers, Marine Le Pen arrive toujours en tête (34%), mais elle est suivie par Jean-Luc Mélenchon (24%) loin devant Emmanuel Macron (16%), tandis que Benoît Hamon est renvoyé dans les limbes (5,4%). Chez les chômeurs, Marine Le Pen réalise 30% des voix, talonnée par Jean-Luc Mélenchon (27,5%), suivi par Emmanuel Macron (17,9%). De même, chez les employés, la candidate FN est en tête (30,1%), devant le candidat des Insoumis (23,1%) et celui du mouvement En Marche (16,8%).

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Emmanuel Macron devrait peut-être écouter les perdants de sa « mondialisation heureuse »

par Maxime Combes 26 avril 2017

Emmanuel Macron semble foncer tête baissée dans le piège tendu par Marine Le Pen et le FN. Par son attitude pleine de dédain envers les laissés-pour-compte de la « mondialisation heureuse », rien n’indique qu’il ait saisi l’ampleur du problème. En continuant de considérer les 39 millions d’électeurs inscrits qui n’ont pas voté pour lui comme de simples variables d’ajustement, le candidat d’En marche risque de s’exposer à d’énormes désillusions au soir du 7 mai.

C’est désormais clair. Marine Le Pen et ses porte-paroles le répètent en boucle. Ils souhaitent transformer le second tour de la présidentielle en un référendum pour ou contre la mondialisation. Pour ou contre l’Union européenne. Pour ou contre la libéralisation de l’économie et la dérégulation des droits sociaux. Convaincus qu’ils ont ainsi la possibilité d’attirer une majorité d’électeurs à eux, ils font d’Emmanuel Macron l’archétype de cet épouvantail dressé à gros traits.

Le piège est tendu. Il est si visible qu’il serait aisé de l’éviter. Et pourtant tout laisse à penser qu’Emmanuel Macron – et les commentateurs de la vie politique – pourrait y sauter à pieds joints, rendant possible, in fine, l’élection de Marine Le Pen. Il y a d’abord l’image de l’ex-banquier auprès de l’opinion. Une image qui se rapproche du portrait dressé par les lepénistes. Une image un peu plus altérée encore par la suffisance affichée dimanche soir, entre un discours raté et une fête fâcheuse.

(…) Selon les instituts de sondage, les électeurs de Macron sont pour beaucoup des cadres, fortement diplômés, bien insérés dans la vie active, disposant d’une rémunération conséquente et connectés à toutes les opportunités qu’offrent les grandes agglomérations et les banlieues aisées.

39 millions d’inscrits n’ont pas voté pour Macron

Si les marchés boursiers ont salué son accession au second tour, il est pourtant peu probable que l’addition des votes des boursicoteurs et des gagnants de la mondialisation suffisent à faire 50,1% des voix le 7 mai. Un chiffre l’exprime avec clarté : 39 millions d’inscrits sur les listes électorales n’ont pas voté pour Macron. Parmi eux, qu’ils aient voté ou pas, on trouve la diversité de la population française : des gens qui triment dans leur travail – ou simplement pour en trouver un – mal payés, à la merci d’une boîte qui ferme ou d’un accident de la vie, et qui ne voient pas comment leur situation – et celle de leurs proches – pourrait s’améliorer à court-terme.

A ce jour, malheureusement, rien n’indique qu’Emmanuel Macron ait saisi l’ampleur du problème et du piège que lui tend Marine Le Pen. Il a le choix : continuer à appeler à un vote d’adhésion sur son programme néolibéral au risque d’énormes désillusions au soir du 7 mai. Ou entendre les perdants de la mondialisation, dont une grande partie serait prête à faire barrage à Le Pen, à condition que le candidat d’En marche ne les considère plus comme une simple variable d’ajustement. Rien n’est moins sûr. C’est pourtant le sujet dont il faudrait débattre en urgence, avant le second tour, plutôt que perdre son temps à commenter les consignes de votes et des ralliements plus ou moins spectaculaires.

Article intégral : https://www.bastamag.net/Emmanuel-Macron-devrait-peut-etre-ecouter-les-perdants-de-sa-mondialisation

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En marche… arrière !

Propos tenus lors du petit-déjeuner à la permanence de Sarkozy (source Mediapart) :

« Grâce à Éric Woerth [déjà responsable du projet présidentiel de LR – ndlr], on va aussi remanier le programme, explique l’un des participants de la réunion de mardi. On fait sauter l’augmentation du taux intermédiaire de la TVA, la suppression des 500 000 fonctionnaires… Et on remet les heures supplémentaires. » Le tout dans l’espoir d’obtenir sinon une majorité à l’Assemblée nationale, du moins « un groupe assez important pour peser sur le futur système »

Ils ont tellement la trouille de disparaître des écrans qu’ils avouent sans s’en rendre compte qu’on peut donc payer les heures sup, ne pas augmenter le taux intermédiaire de TVA et ne plus supprimer de fonctionnaires !  Ils peuvent toujours le dire et continuer de penser que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, ils donnent surtout la preuve qu’ils sont de plus en plus hors-sol. Leurs vieilles figures ne tromperont pas le peuple une fois de plus, les réactions qu’ils suscitent sont devenues épidermiques chez les gens honnêtes, et le Macron va vite déchanter s’il les accepte à sa table d’hôtes. Mais s’il ne les accepte pas… Où ira-t-il pêcher les voix qui lui manquent pour faire le poids en face de la Le Pen ?

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Pourquoi la dynamique Mélenchon peut se poursuivre

 Le candidat de La France insoumise ambitionnait de « fédérer le peuple ». Ce ne sera pas pour cette fois, mais il est probable que son équipe et lui n’ont pas fait que bouleverser le jeu électoral et ont amorcé une dynamique nouvelle dans certaines parties du corps social.

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conférence de presse France Insoumise

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Attention INTOX, les fachos ne sont pas à un mensonge ou une saloperie près.

tract d’extrême droite pour récupérer le vote Mélenchon

« L’Avenir en commun, c’est aussi avec Marine [Le Pen] » : un tract appelle les électeurs de La France insoumise à voter pour la candidate.

Sémaphores rappelle que pas une seule voix insoumise ne doit aller au FHaine

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

 

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le fil du 26 avril

Communiqué de presse des insoumis concernant leur vote au 2ème tour de l’élection présidentielle 2017

« Aucun d’entre nous ne votera pour l’extrême droite. Pour autant, doit-on donner une consigne de vote ? Nous étions convenus depuis le début de notre campagne que les votes du premier tour ne seraient pas récupérés pour quelqu’un d’autre au second tour. Notre candidat, Jean-Luc Mélenchon, a loyalement respecté son engagement à ce sujet. Donc, comme cela avait été indiqué depuis le lancement de la campagne présidentielle du mouvement de la France insoumise, nous organisons ce jour la prise de parole des insoumis à propos de la position qu’ils adoptent personnellement sur le second tour de l’élection présidentielle. Il ne s’agit pas de donner une consigne de vote mais de faire connaître la position des insoumis. Nous vous invitons donc à nous faire part de votre choix à ce sujet parmi les différentes possibilités ci-dessous. Cette consultation sera close ce mardi 2 mai à 12 h 00 et est réservée aux signataires de la France insoumise enregistrés avant le dimanche 23 avril à 22 h. Ce choix est secret. Nous n’en publierons que le résultat et la liste des participants sera détruite. Comme chacun le sait, le mouvement de la France insoumise est, par définition, lié aux principes de notre devise républicaine “Liberté, égalité, fraternité”. Le vote pour la candidate d’extrême droite ne saurait donc représenter une option.

Je dis mon choix :
Choix 1 : Je vote blanc ou nul
Choix 2 : Je vote Emmanuel Macron
Choix 3 : Je m’abstiens.

Note : Seules les personnes inscrites avant le 23 avril à 22h ont le droit de participer.

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Deux positions pour aider certains à réfléchir, la troisième voie étant celle d’un vote blanc de combat…

Face au FN : lettre aux Insoumis tentés par l’abstention

  • 25 avr. 2017
  • Par Olivier Tonneau  Enseignant-chercheur à l’Université de Cambridge, UK
    Cambridge – Royaume Uni Chers Insoumis,

J’ai été surpris par la vitesse à laquelle mon précédent billet a circulé sur les réseaux sociaux. Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’il soit compris comme une justification de l’abstention. Je l’ai écrit avec l’intention de lui donner une suite, dans quelques jours, mais devant ces réactions je le fais dès maintenant. Beaucoup m’ont remercié d’avoir mis des mots sur leur colère. J’en suis heureux : cette colère est réelle, légitime, il fallait qu’elle s’exprime. Mais après avoir dit leur fait aux arrogants vainqueurs du jour, c’est entre nous que nous devons parler.

Lors du Brexit, j’ai déjà vécu la frustration terrible que nous ressentons aujourd’hui. Jamais Jeremy Corbyn, dont les positions étaient proches de celles de Mélenchon, n’a pu se faire entendre et la campagne s’est réduite, dans les médias, à un face-à-face : il y avait d’un côté les libéraux pervers maniant savamment moralisme et cynisme, affirmant tantôt que « l’Europe c’est la paix », tantôt que les marchés sauraient punir les récalcitrants ; de l’autre, les racistes les plus vils. Cette représentation binaire excluait une très large part de l’électorat anglais : les partisans du « lexit », c’est-à-dire la « sortie de gauche ». Contrairement à ce qu’on croit, tous les Anglais qui ont voté pour sortir de l’Europe n’étaient pas d’extrême-droite : l’année précédente UKIP avait obtenu quatre millions de voix aux élections générales, mais treize millions de personnes ont voté pour quitter l’UE. L’occultation du « lexit » eut pour conséquence que le brexit fut vécu par les racistes comme un triomphe. Ils se sont cru la majorité ; grâce aux médias, ils étaient hégémoniques ; ils se sont sentis tout permis. La suite fut atroce.

Dans la ville de Peterborough, à quelques dizaines de kilomètres de Cambridge, des tracts où l’on lisait « go home, Polish vermin » furent glissés dans toutes les boites aux lettres. Des Indiens et des Pakistanais furent tabassés ; il y eut des morts. Encore aujourd’hui, et qui sait pour combien de temps, les racailles se pavanent et les minorités rasent les murs. Vous me comprenez. Je déteste les muscadins qui paradent avec leurs mines sucrées de premiers de la classe, mais ils ne me font pas peur. Par contre, les skinheads font très peur – non pas pour l’avenir mais pour demain. C’est-à-dire pour aujourd’hui. Si j’étais convaincu que Macron allait battre Le Pen, je n’irais pas voter. Je me contrefiche d’envoyer je ne sais quel message d’unité républicaine : un fort taux d’abstention reflèterait parfaitement ma position. Mais, je l’ai écrit ailleurs, je ne suis pas du tout certain que Macron l’emporte et je ne prendrai pas le risque, pour des enjeux symboliques, d’une victoire de Le Pen.

Je disais dans mon billet d’hier soir que le Front National puise à deux sources : l’une, c’est la politique antisociale menée par Macron et ses avatars. Mais l’autre, c’est le racisme bien réel, qui n’est rien d’autre que la pulsion de haine qui existe en tout homme et donc en toute société, pulsion dont les effets doivent être inlassablement refoulés. J’irai voter contre Marine Le Pen comme j’en ai fait la promesse à une amie juive que la perspective de skinheads déboutonnés mettant les pieds sur la table terrifie. Cette amie, qui appartient à la classe moyenne et aurait payé plus d’impôts si nous avions gagné, a voté pour Jean-Luc Mélenchon. La campagne a été, pour elle comme pour moi, un moment merveilleux, un éveil collectif à la possibilité – je ne me lasserai jamais d’écrire ces mots – d’un avenir en commun. Rien ne doit mettre en péril cette complicité, cette intimité qui s’est nouée.

La campagne qui s’achève fut pour moi un moment d’une formidable intensité. Un moment d’espoir et de joie entre nous, d’exaspération envers les muscadins, mais aussi de haine franche et sans mélange envers les gardiens du temple. Quand Le Monde a publié, à quelques heures de la clôture de la campagne, la chronique infamante de Joann Sfar et m’a refusé un droit de réponse ; quand, après que Gérard Miller eût réfuté les accusation d’antisémitisme portées contre Mélenchon par le sinistre professeur Heilbronn, Laurent Joffrin a offert un droit de réponse à ce dernier, étalant ainsi dans son journal, à quelques heures du vote, un article diffamant Mélenchon de la plus basse des manières ; quand mon compte facebook a été bloqué parce que je postais ma réponse à Joann Sfar ; j’ai eu, pour reprendre une expression lumineuse de Todd, un flash totalitaire. C’est clair : entre ces salauds-là et nous, c’est la guerre.

Mais justement parce que c’est la guerre, nous devons rompre avec eux toute communication. Ce qu’ils disent ne nous concerne pas. Ce que nous faisons ne les regarde pas. J’irai voter Macron contre Le Pen et les éditorialistes écriront : « Nous les avons convaincus. Grâce au ciel, nous avons su leur faire entendre raison. » Grand bien leur fasse. Depuis dimanche soir, je n’ai écouté aucune radio, aucune télé, parcouru la Une d’aucun journal. Je ne les entends pas et ne leur réponds pas, sinon pour leur dire : nous nous retrouverons. Ceci posé, je reviens à nos affaires et je commence par faire ce que nous avons toujours fait : entre deux campagnes, on remet la maison en ordre en commençant par sortir les poubelles, c’est-à-dire virer les fachos. Parce que c’est dans nos rangs que sont ceux qui auront à souffrir de leur victoire ; parce que nous n’aimons pas que les nôtres se fassent tabasser au coin des rues ; parce que nous ne voulons voir fleurir les croix gammées ni sur les synagogues, ni sur les mosquées. Protégeons les nôtres ; nous aurons besoin d’eux. La lutte commence à peine et nous ne serons jamais trop nombreux.

Insoumis, cette lettre n’est adressée qu’à vous. Aux autres, je n’ai qu’une chose à dire : en aucun cas les Insoumis n’endosseront la culpabilité de l’arrivée des fascistes au pouvoir, et ce quoi qu’ils votent. Elle n’incombe qu’aux libéraux qui sèment le désespoir et bien sûr aux fascistes eux-mêmes. Que nous nous trouvions face à un choix très difficile ne change rien au fait que les seuls responsables sont ceux qui nous ont mis face à ce choix.

Dans Andromaque, Pyrrhus menace Andromaque de tuer son enfant si elle refuse de l’épouser. Celle-ci tient bon et Pyrrhus l’accuse : comment pouvez-vous condamner votre enfant à mort ? Andromaque décide d’épouser Pyrrhus pour sauver son enfant mais de se suicider aussitôt après. Fort heureusement, alors qu’ils marchent à l’autel, la foule se jette sur Pyrrhus, le massacre, et Andromaque est couronnée reine. Puisse la littérature éclairer le réel.

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Voter Macron: impossible! Voter Le Pen: impensable

25 avr. 2017 Par RAOUL MARC JENNAR (https://blogs.mediapart.fr/raoul-marc-jennar/blog/250417/voter-macron-impossible-voter-le-pen-impensable)

20140408PM ; Luxembourg ; conf. Raoul Marc Jennar

 Je ne peux renier 20 ans de combats, sans doute près de 500 conférences pour combattre ce que Macron défend et propose, et ensuite voter pour lui. Je ne peux renier l’engagement d’une vie contre le racisme et la xénophobie et voter Le Pen.

Les deux sont porteurs de maux d’une intensité égale. Je m’abstiendrai.

Petit rappel à ceux qui ont combattu, au nom de la démocratie, de la justice sociale et de la protection de notre cadre de vie,

– les accords de l’OMC organisateurs de la mondialisation néo-libérale la plus débridée et en particulier l’AGCS (qui privatise à terme les services publics) et les accords sur la propriété intellectuelle (qui limitent la possibilité de fabriquer des médicaments génériques et permettent les OGM),
– le traité constitutionnel européen de 2005
– le traité de Lisbonne
– les accords de partenariat de l’UE avec l’Afrique qui la mettent sous la tutelle des multinationales européennes
– le traité budgétaire Merkel-Sarkozy-Hollande (TSCG)
– le MES (mécanisme européen de stabilité)
– la fausse loi de séparation bancaire de Moscovici-Hollande
– les cadeaux de Hollande au MEDEF
– la loi Macron
– la loi EL Komri
– le TAFTA
– le CETA
– l’ACS (aggravation de l’AGCS).
comment donner sa voix à Macron qui a défendu et défend tout cela,  qui creuse les inégalités, accroît l’injustice sociale, n’enrichit que les riches et met la planète en danger  ?

Pour moi, cela reviendrait à renier 20 ans d’engagement militant. Impossible.

Même si la rigueur intellectuelle interdit de qualifier de « fasciste » le programme nationaliste et xénophobe de Mme Le Pen, le FN plonge ses racines dans Vichy et l’OAS. Et  je suis, depuis toujours, un adversaire des régimes fascistes que ma génération a connus puisque, après la Deuxième guerre mondiale, nous avons eu trois régimes fascistes en Europe (Espagne, Portugal, Grèce), tous protégés par l’OTAN (au nom de la démocratie) contre lesquels j’ai milité (interdit de séjour par la Grèce des Colonels). Toute ma vie j’ai combattu le racisme et la xénophobie. Voter Le Pen est donc impensable.

Macron et Le Pen sont tous deux porteurs de politiques profondément néfastes et extrêmement dangereuses pour nos libertés, pour le bien être du plus grand nombre, pour la préservation de la planète.

Je n’invite personne à partager mon point de vue. Je me contente de l’exposer.  Car j’ai toujours combattu le principe du mot d’ordre électoral que je considère comme une insulte à l’intelligence des gens et une arrogance insupportable des partis qui s’arrogent la propriété des votes dont ils ont bénéficié. Il y a d’ailleurs de mon point de vue une contradiction fondamentale entre prôner la révocabilité de l’élu et le fait de lancer des mots d’ordre de vote. C’est opposer un acte de liberté citoyenne à un acte de servitude citoyenne.

Alors que chacun fasse en conscience ce qu’il estime devoir faire, mais le faire en conscience cela suppose de bien s’informer.

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Au premier tour de la Présidentielle, les électeurs de Montpellier ont placé Jean-Luc Mélenchon en tête avec plus de 30 % des suffrages. 31,56 %. Emmanuel Macron obtient 24,61 % . L’effet Saurel n’a pas permis de porter la dynamique nationale d’Emmanuel Macron.

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RUFFIN – « MÉLENCHON À 19,5 %, UN TREMPLIN POUR DEMAIN ! »

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«Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?»

Difficile de mieux résumer l’impression délétère de cette soirée du 23 avril qu’en citant ce vers de Racine (Andromaque, acte V, scène 5), qui est une réplique d’Oreste à Pylade alors qu’Hermione vient de se suicider sur le corps de Pyrrhus. L’allitération est belle mais aussi menaçante…

En effet, que nous réserve l’avenir avec ce passage obligé entre Charybde et Scylla ? Entre un libéralisme à tous crins qui va encore accentuer la fracture inégalitaire de la société française et un imbécile repliement à la vichyssoise ?

Car il s’agit bien de cela puisque l’offre finale de la compétition présidentielle se résume à un duel entre un « Lancelot des beaux quartiers » et une Walkyrie qui se prend pour Jeanne d’Arc !

Un « Similing Cobra » opposé à une vipère …

Je comprends parfaitement la réaction de Jean-Luc Mélenchon qui, sommé d’apporter la caution morale de la « France insoumise », a refusé de prendre immédiatement position en ajoutant son propre hurlement aux grognements de tous les loups frustrés afin de jouer le jeu des règles de cette république bourgeoise qui a cru bon de mettre à l’index les moutons noirs de sa famille…

En effet, je partage tout à fait le point de vue de Michel Onfray qui s’étonne que l’on continue à prétendre diaboliser le FN alors que l’on a rien fait pour le combattre réellement, tant sur le plan économique qu’avec la réfutation pédagogique de son nationalisme obsolète.*

Dans cette finale faussement démocratique – dont vont être exclus des millions de Françaises et de Français – le peuple va assister, médusé et impuissant, à des joutes meurtrières pour ses acquis sociaux, son pouvoir d’achat et ses libertés, même si le pancrace politicien est en mesure de l’amuser et de le séduire, au moins quelques secondes.

Ainsi, après les quinquennats calamiteux et désolants de Chirac, Sarkozy et Hollande, ce qui reste de la « République française » va poursuivre sa marche cahoteuse en s’aidant de la canne d’un jeune gandin technocrate et branché, adoubé par les « honnêtes gens ».

Mais ce parcours risque d’être contrôlé voire contrarié par un vent puissant (et vivifiant) qui vient de se lever…

Ne nous soumettons plus !

* « le parti de Marine Le Pen est moins combattu qu’utilisé comme épouvantail pour que rien ne change ».

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Extrait du dernier livre en direct de Tarnac, Maintenant.

Ne plus attendre.

Ne plus espérer.

Ne plus se laisser distraire, désarçonner.

Faire effraction.

Renvoyer le mensonge dans les cordes.

Croire à ce que nous sentons.

Agir en conséquence.

Forcer la porte du présent.

Essayer. Rater. Essayer encore. Rater mieux.

S’acharner. Attaquer. Bâtir.

Vaincre peut-être.

En tous cas, surmonter.

Aller son chemin.

Vivre, donc.

Maintenant.

 

Petit bonus sémaphorien, en direct de nos amis grecs qui ont quelque idée de ce que Résistance veut dire

 

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C’est toujours bon à savoir…

Axel Loustau, trésorier du microparti de Marine Le Pen et conseiller régional FN, poursuivait en diffamation le directeur de Mediapart, Edwy Plenel, à propos de violences de proches du Front national à l’encontre de notre journaliste Marine Turchi. La Cour d’appel de Paris lui a donné tort, confirmant le jugement de première instance. M. Loustau se pourvoit en cassation.

 

[LÀ-BAS SI J’Y SUIS] Macron vu par son ancien directeur à la banque Rothschild © Là-bas si j’y suis

Mélenchon joue t il avec le feu ? C à vous

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« La désobéissance est pour celui qui connait l’Histoire, la véritable vertu de l’être humain. C’est de la désobéissance et l’insoumission que nait le progrès »   Oscar Wilde

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mardi 25 avril

Nous sommes 456.387 insoumis

Soit 10.000 de plus depuis dimanche.

Pourquoi pas vous ?

https://jlm2017.fr/

ndlr : Pas de vidéos aujourd’hui sur Sémaphores, seulement deux articles mais faut voir, ça ne sort pas de n’importe quel Tonneau. A lire en intégralité et ne pas hésiter à partager.

Face au Front National : réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron

Vous avez voté pour Macron et vous nous exhortez à faire barrage au Front National. Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui sont responsables de son ascension.

Vous avez voté pour Macron et vous venez nous faire la leçon : il faut faire barrage au Front National. « Faire barrage » : les mots vous évoquent des corps tendus contre l’assaut. Vous vous imaginez en héros de la lutte pour la République. A moi, ils n’évoquent qu’un bête mur de béton qui retient l’eau qui monte. Elle n’en finit pas de monter depuis cinq ans. C’est un fait objectif : jusqu’en 2012, le vote Front National était encore flottant, versatile, contestataire. C’est le quinquennat Hollande, qui est aussi le quinquennat Macron, qui l’a vu s’enraciner. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. L’extrême-droite monte partout dans le monde ; or il n’y a qu’une cause qui s’exerce à l’échelle de la planète et c’est la dictature de la finance dont vous venez de porter au pouvoir le zélé serviteur.

Peut-être n’êtes-vous pas convaincus ? La corrélation entre néolibéralisme et fascisme vous échappe ? C’est parce que vous vivez dans un monde imaginaire, au sens propre : un monde d’images. Vous n’êtes pas marxistes et vous ne pensez pas que les conditions matérielles d’existence déterminent la conscience. Tout est discours pour vous, comme pour le gouvernement le plus impopulaire de l’histoire de la cinquième république qui, pendant cinq ans, à chaque résistance à ses « réformes », n’a rien su comprendre sinon qu’il avait manqué de « pédagogie ». Manuel Valls s’écriait « J’aime l’entreprise » et vous avez élu l’homme qui promet de la faire aimer aux Français. Il vous a dit que les jeunes seraient heureux de travailler pour Uber pourvu qu’ils puissent rêver d’être milliardaires et vous l’avez cru. Il vous a dit que les chômeurs seraient contraints d’accepter des emplois moins bien payés et loin de chez eux, et vous vous êtes dit : voilà qui est sérieux. Vous vous êtes si bien retrouvés dans cette caricature de cadre supérieur que vous avez pensé qu’il saurait « rassembler les Français » – les rassembler dans l’amour d’un homme qui vous ressemble. Vous n’avez même pas conscience que ce faisant, vous avez fait monter le Front National.

Combattre le Front National, c’est aussi pour vous une affaire de mots. Quand Malek Boutih crie que le fascisme est à nos portes, vous vous dites : « Il a combattu le Front National ». Vous ne savez pas que le Front National puise à deux sources : la haine de l’étranger bien sûr, ce vieux fond de xénophobie raciste qui depuis toujours est la lie de la France, mais aussi la haine qu’inspire votre modèle de société haï de tous excepté vous, ce que vous sauriez si vous rencontriez qui que ce soit d’autre que vous. Vous n’avez pas voulu mettre en question votre attachement béat à une Europe qui n’existe que dans vos rêves. Vous avez dit « la dette » et « la dépense publique » et vous avez conclu : c’est impossible.

L’eau finira par déborder. Ce jour-là, que ferez-vous ? Vous n’en avez aucune idée. Vous devriez nous demander conseil. Car nous que vous accusez de ne pas faire barrage au Front National, nous faisons tout autre chose : nous le combattons – nous l’avons même en partie vaincu. Pourquoi croyez-vous que Marine Le Pen n’est pas arrivée en tête du premier tour ? Parce qu’un grand nombre d’ouvriers et d’employés qui s’étaient résolus à voter pour elle ou s’abstenir ont voté pour Jean-Luc Mélenchon. Parce que les jeunes, prétendument acquis au Front National, ont massivement voté pour Jean-Luc Mélenchon. Et pourquoi l’ont-ils fait ? Pourquoi nous ont-ils rejoint nous, et non pas vous qui avez pourtant seriné de si belles fables sur le rassemblement des Français ? Parce que nous leur avons fait espérer ce que vous n’osez plus imaginer : nous allions changer le monde.

Vous n’en avez évidemment pas conscience mais si nous avons lutté contre vous, c’est encore pour combattre le Front National. Pour faire naître l’espoir, il fallait en finir avec votre suffisance, votre incapacité à rien penser au-delà de vous-mêmes, et votre certitude que vous pouvez tirer sur la corde indéfiniment sans qu’elle se rompe jamais. Nous avons tâché d’échapper à la violence que vous répandez partout. La violence ? Vous êtes outrés – car chacun sait, n’est-ce pas, que la violence est de notre côté : dans notre hostilité aux riches et dans les mauvaises manières de Jean-Luc Mélenchon. Vous ne comprenez pas que la violence, c’est quand un être humain pensant, sensible, est nié dans son humanité par un vulgaire Macron qui croit qu’il est acceptable de parler aux gens pour ne rien dire. Il est mille fois plus insultant de s’entendre dire « penser printemps » que de s’entendre appeler « les gens ». Il est mille fois plus violent de dire « je suis pour la France qui ose » que de répondre « si vous élisez cet homme, vous allez cracher du sang ». Il n’y a pas de violence plus grande que de prendre les gens pour des imbéciles.

Vous, si fiers d’aller dans quinze jours faire barrage au Front National, ne vous rendez pas compte que vous êtes son fidèle allié. Vous n’avez aucun reproche à nous faire, aucune consigne à nous donner. Nous ne sommes pas votre voiture-balai, nous n’avons pas à ramasser les débris de la société à mesure que vous la détruisez.

Que ferons-nous dans quinze jours ? Pour moi, ma décision est prise. Ceux à qui il m’importe qu’ils la connaissent, la connaissent. Quant à vous, je n’ai rien à vous dire et je remercie Jean-Luc Mélenchon de n’avoir pas sauté dans le cerceau comme une bête de foire. Nous trancherons à notre heure et si vous vivez quelques jours d’inquiétude, tant mieux : voyez en face le désastre dont vous êtes responsables. Se pourrait-il qu’une prise de conscience se fasse ? Je n’y crois pas. Je vous connais trop bien pour ça. Eh bien tant pis : nous aurons au moins jeté une ombre sur votre irresponsabilité confite en ses certitudes et votre mouvement qui marche si bêtement à contre-temps de l’Histoire.

Pendant les cinq prochaines années, l’histrion que vous avez porté au pouvoir continuera l’œuvre de dissolution sociale de ses prédécesseurs. Mais qu’on se rassure : le Front National n’aura pas le dernier mot. Non grâce à vous mais grâce à nous qui en cinq ans avons réduit des deux tiers la distance qui nous séparait de lui. Détenteurs de l’avenir en commun, nous assumerons nos responsabilités face au Front National et malgré vous.

 

 

Honneur à l’insoumission

À l’heure où les éditocrates, les chiens de garde et les tartuffes de tout bord nous refont le coup du front républicain, tout en vendant la peau de l’ours, comme si la menace était pipée, à l’heure où les Insoumis hésitants sont quasiment criminalisés comme crypto-partisans du FN, rappelons quelques vérités sur la sociologie d’une gauche de combat et non de posture.

Il est tout à l’honneur de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, de ne pas chercher à suggestionner et assujettir par la peur les électeurs dont les voix se sont portées sur lui. L’infantilisation et l’épouvantement ne prennent plus sur une fraction conscientisée de l’électorat, conscientisée par lui. Dans un louable effort de pédagogie, il a rehaussé le niveau de cette campagne présidentielle et fait obstacle aux facilités thématiques de la xénophobie utilitaire. Il a su flatter aussi bien l’intelligence du cœur que l’affect de l’indignation constructive, la combinaison des deux étant le carburant d’une citoyenneté pleinement engagée, non pas réduite à un bulletin tombant dans une urne.

Il est également tout à l’honneur de Jean-Luc Mélenchon de ne pas avoir appelé automatiquement les Insoumis à voter contre leurs convictions, car la concorde à coups de rabot est antidémocratique, la démocratie étant une discipline du dissensus, un frottement rugueux d’argumentaires solidement charpentés et éloquemment défendus. Un argumentaire peut prendre ou ne pas prendre, fût-il très cohérent. C’est le jeu. Son rejet par une majorité d’électeurs ne l’invalide pas pour autant au point d’obliger ses porteurs à soutenir l’argumentaire qu’ils ont combattu. Le vote utile ne favorise que les anguilles et les requins, et leur jette en pâture le peuple qu’il a pris dans son filet faussement lâche. Nul ne doit jeter la pierre aux Insoumis qui, la mort dans l’âme, voteront Macron au second tour, par détestation légitime, viscérale du FN. La victoire de Macron n’est nullement acquise et l’extrême droite a montré par le passé qu’elle était en mesure de se jouer des marionnettistes. Mais le choix du vote blanc ne fera pas des Insoumis qui s’y résolvent des complices du FN. Ils marqueront par là qu’ils ont compris que le néolibéralisme macronien et le racisme lepéniste sont les deux visages d’un même Janus qui œuvre à la désertification des consciences et à l’épuisement du génie social humain, le premier par la marchandisation béate des individus, le second par la naturalisation vindicative de leur identité. Résister sur cette ligne de l’insoumission à l’injonction majoritaire de voter pour le pied qui vous broie plus lentement, c’est faire barrage, véritablement, sur le terrain des valeurs de gauche, au FN. Le vote utile fait bon marché de ces valeurs, qu’il livre à la spéculation des opportunistes en les édulcorant, voire en les fondant dans les valeurs adverses. Songeons qu’il y a bien plus d’atomes crochus entre la droite fillonniste appelant à voter Macron et le FN qu’entre le FN et la France insoumise tenant bon sur son exigence de penser au-delà de soi, de sa classe, de sa caste.

Il est tout à l’honneur de la France insoumise d’avoir su réconcilier, par ses méthodes de délibération ouverte et interactive, une majorité de jeunes avec la politique de conviction au service du bien commun, selon l’un des principes fondateurs de la démocratie. C’est cela, se soucier de l’avenir : former les générations qui viennent à l’activité démocratique, leur fournir des outils complexes de décryptage de la démagogie et leur apprendre à se passer de maîtres, selon la définition que donnait Quintilien de l’instruction.

Il est tout à l’honneur de la France insoumise d’avoir pris conseil du corps associatif de notre pays, dont elle a reçu le soutien massif, faut-il le rappeler, non seulement pour avoir placé très haut le gabarit de ses ambitions en la matière, mais encore pour avoir fourni avec constance l’appoint aux dernières luttes sociales. Tous les candidats se disent proches du peuple qui souffre, tous prétendent, s’ils sont élus, le protéger, veiller sur son bien-être et sur son horizon, mais combien d’entre eux et combien parmi leurs partisans s’investissent dans l’éducation populaire, combien ont participé à la défense du code du travail, à l’occupation des ZAD, au combat contre le détricotage des services publics ? Dans la ville de Rouen où j’habite, ville dirigée par un maire socialiste, seuls le PCF-Front de gauche et une association, la Boise de Saint-Nicaise, se sont démenés, en pleine crise de présidentiellite, pour empêcher la fermeture des bureaux de poste de quartiers. Pas de frontistes amis du peuple en vue, pas de socialistes au grand cœur, pas de chrétiens charitables LR, pas de zébulons En Marche ! ou de magnétiseurs Debout la France ! Ce sont toujours les mêmes qui montent au créneau, qui s’épuisent à amortir, avec des moyens dérisoires, les effets du « doux commerce », qui prennent la relève d’un État et de collectivités impécunieuses ou mauvaises gestionnaires ; ce sont ceux-là qui font encore tampon entre la misère et la révolte ; ce sont ceux-là qui, sans tambours ni trompettes, font vivre l’ersatz de démocratie qu’on nous présente comme le summum du désirable ; ce sont ceux-là qui lancent les alertes et en assument les risques. Ils ne le font pas en mots, ils le font en actes, quotidiennement. Leur susceptibilité est à la mesure de ce qu’ils jettent de forces dans la bataille. Ils ont droit au respect pour cela, sauf débordement fanatique.

Avant de courir au front républicain et de couvrir du même opprobre l’électorat chamboule-tout du FN et celles et ceux qui, à gauche et essentiellement là, encartés ou pas, syndiqués ou pas, permettent encore à l’État de se gargariser de quelques réussites, l’intelligentsia de gauche ferait bien de courir au front proprement démocratique de l’engagement associatif, où l’on manque de bras, où l’on manque de hérauts, et où se pressent les gueules cassées de la boucherie du darwinisme social. C’est là que s’invente l’économie sociale et solidaire, la vraie, celle qui ne cherche pas à se tailler des parts de marché mais empêche que ce qu’il nous reste d’humanité ne soit taillé en pièces. Le combat pour les valeurs de gauche se joue là aussi et surtout là, puisque le cadre politique actuel, de l’aveu de ceux-là même qui s’y sont longtemps mus comme poissons dans l’eau et poisons dans l’os, empêche les citoyens de se mêler de ce qui les regarde.

Les Macrognons en marche

Le fil du 24 avril

« Ce sont vos beaux sourires, vos yeux qui brillent, vos chansons, votre amour pour demain. Le voilà, le matin neuf qui se lève. À vous, jeunes gens, de reprendre la tâche et le flambeau à l’endroit où je vous l’aurais donné et tendu d’une main à l’autre. Allez, on est la France insoumise, maintenant et pour toujours ! »

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Quelques déclarations

Danielle Simonnet : « Pas une voix ne doit aller à Marine Le Pen ! »


Déclaration de Pierre Laurent – 23 avril 2017

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Lu sur le fil Facebook d’Arnaud Cuidet

Nous avons le droit d’être déçu, ou même accablés. Pour autant, la déception ne doit pas se transformer en désespoir :

1) On a fait 19% ! On a presque doublé le nombre de voix de 2012. En 5 ans, avec le système contre nous, ca n’est pas rien !

2) Le FN est devant nous d’à peine 600 000 voix. C’est rien ! C’est d’autant plus rageant, mais ca veut aussi dire que nous sommes en train de lui rependre du terrain. Ils travaillent depuis les années 80, nous avons du retard à rattraper, mais ne le rattrapons vitesse grand V !

3) il faudra attendre encore l’été ou la rentrée pour en être sur, mais nous sommes en passe d’accomplir un objectif politique majeur : l’implosion du PS, sont le simple nom est un obstacle au combat idéologique de gauche. Si cela s’avère, même les médias seront obligés de reconnaître que la FI est la principale force de gauche !

4) la force que nous avons construite ne doit rien au fait d’être fan d’un candidat. Elle s’est construite sur de l’éducation politique, de la conscientisation politique et une profonde émancipation qui a transformé chacun-e d’entre nous. Cette force ne disparaîtra pas, elle ne fera que grandir.

Il est de notre responsabilité de veiller à ce que la FI grandisse et se structure. De rudes combats nous attendent, mais cette campagne aura été la démonstration que nous savons les mener.

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Mélenchon: une défaite aux airs de victoire

24 avril 2017 Par christophe Gueugneau

Le candidat de La France insoumise a échoué à créer la surprise lors du premier tour de la présidentielle, en finissant à la quatrième place. Il a réservé son appel au vote pour le second tour. En arrivant très largement devant le PS, il se place comme incontournable à gauche pour la reconstruction à venir.

Évidemment, la déception est palpable. Mais le cœur y est malgré tout. À 20 heures, dimanche soir, lors de l’apparition des premiers résultats à la télévision, donnant Emmanuel Macron et Marine Le Pen qualifiés pour le second tour, les militants de La France insoumise réunis devant le Belushi’s, le QG choisi, non loin de la gare de Nord, par Jean-Luc Mélenchon pour sa soirée de premier tour, crient « Dégagez, dégagez ! ». Plus de 300 journalistes ont été accrédités, et dans le QG, les militants se font rares, qui restent dans la rue. Jean-Luc Mélenchon est annoncé à la troisième place, avec environ 19 % des voix. C’est peu et c’est beaucoup.

C’est peu, parce que la dynamique de ces dernières semaines pouvait faire espérer une « qualification » pour le second tour. Vendredi soir, à l’occasion des « apéritifs insoumis » organisés un peu partout en France, Jean-Luc Mélenchon s’était rendu dans le XIXe arrondissement, à proximité du parc de Belleville, en compagnie de Pablo Iglesias, du parti espagnol Podemos, et de Marisa Matias, du Bloco de esquerda (Portugal). Sur place, la ferveur militante semblait dire que tout était possible. En résonance avec cette fin de campagne, où les meetings faisaient le plein, la présence des Insoumis sur les marchés était patente, tout comme sur les réseaux sociaux.

C’est beaucoup, parce que c’est une hausse spectaculaire par rapport au score de Jean-Luc Mélenchon en 2012. Le candidat du Front de gauche avait recueilli 11,11 % des voix, il fait cette fois-ci, avec La France insoumise, autour de 19 %. C’est beaucoup, aussi, car au sortir d’un quinquennat de François Hollande, élu par la gauche, le résultat de La France insoumise fait figure d’ovni. « Je suis très fière de ce qu’on a fait », dit Corinne Morel Darleux, du Parti de gauche, l’une des composantes de La France insoumise. « Je souhaite bon courage à celui ou celle qui dirigera la France après le second tour », ajoute-t-elle.

L’irruption du mouvement de La France insoumise dans le paysage de la gauche française constitue une victoire malgré la défaite pour Jean-Luc Mélenchon. Reste cependant à la concrétiser à l’occasion des législatives. « Ce sera la belle », dit Corinne Morel Darleux, avant de compléter : « la belle colère ».

(…)

Au-delà même du fait d’être passé devant le PS, La France insoumise estime s’être constituée en vrai mouvement social durant cette campagne. « Quel que soit celui qui l’emporte dans deux semaines, il ou elle aura en face une marée d’insoumis », estime Corinne Morel Darleux. (…)

Intervenant vers 22 heures, Jean-Luc Mélenchon le redit : « Je n’ai reçu aucun mandat des 450 000 personnes qui ont appuyé ma candidature », celles-ci seront « amenées à s’exprimer sur la plateforme ». Le candidat de La France insoumise a regretté qu’il n’y ait eu aucune « prise de conscience écologique » de la part des deux candidats qualifiés qui, en outre, « comptent s’en prendre une fois de plus aux acquis sociaux ». « Je vous appelle à rester groupés et en mouvement. Car les défis que nous avons nommés, ces défis restent à relever. Ceux qui prétendent aujourd’hui à l’honneur de nous représenter tous ont déjà montré qu’ils étaient incapables de les relever », a encore dit Jean-Luc Mélenchon.

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Autre article intéressant à signaler

http://www.francetvinfo.fr/politique/melenchon/recit-franceinfo-presidentielle-comment-jean-luc-melenchon-a-presque-reussi-son-pari_2152721.html

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Humour du jour

 

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spécial jour J

Pas de Sémaphores aujourd’hui (nous allons être bien occupés), mais le fil d’actu d’hier 22 avril a été mis à jour pour intégrer des extraits de l’article de François Bonnet sur Mediapart, ainsi que notre habituel Dossier Macron. Au menu une courte vidéo proposée par Fakir, et des extraits d’un long article très édifiant sur ce candidat arnaque de l’oligarchie, signé Aude Lancelin (journaliste et rédactrice en chef virée de l’Obs avec pertes et fracas).

Mais c’est dimanche, journée on ne peut plus populaire et souvent familiale, alors place à la chanson, populaire aussi, à travers quelques vidéos qui témoignent de la diversité d’une France que nous aimons, même quand elle déroge à la langue de Molière…

Bella Ciao

Bella Ciao interprété par l’orchestre debout le 15 mai 2016 sur la place de la République à Paris. Extrait de la Captation Debout.

Una mattina mi sono svegliato,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
Una mattina mi sono svegliato,
e ho trovato l’invasor.

O partigiano, portami via,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
O partigiano, portami via,
ché mi sento di morir.

E se io muoio da partigiano,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
E se io muoio da partigiano,
tu mi devi seppellir.

E seppellire lassù in montagna,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
E seppellire lassù in montagna,
sotto l’ombra di un bel fior.

Tutte le genti che passeranno,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
Tutte le genti che passeranno,
Mi diranno «Che bel fior!»
«È questo il fiore del partigiano»,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
«È questo il fiore del partigiano, morto per la libertà!»

L’encantada Nadau

Bayonne 2013 : « Vino griego »

Pénélope

Jean Ferrat – Ma France

Bonne journée à toutezétous !

le fil du 22 avril

«FRANÇAIS, CHOISISSEZ»

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Avant de voter : la liste des conflits d’intérêts des candidats à lire absolument

Avant de voter : la liste des conflits d’intérêts des candidats à lire absolument

à lire ici : https://mrmondialisation.org/la-liste-des-conflits-dinterets-des-candidats/

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Voter, et voter pour

22 avril 2017 Par François Bonnet

Il n’est pas l’heure des votes tactiques. C’est le moment d’un vote d’adhésion.

Les votes des 23 avril et 7 mai ne feront pas que clore six mois d’une inédite campagne présidentielle. Ils sont un début. Ils amorcent un processus qui sera, selon toute vraisemblance, sans précédent depuis 1958 et l’avènement de la Ve République. (…)

Voter pour dessiner les champs des possibles pour ce qui sera, dans les mois et les années qui viennent, l’inévitable mise en place d’une nouvelle République.

Il est sur ce chemin deux obstacles de taille. Notre vote peut aider à les surmonter. Le premier s’appelle Marine Le Pen. Mediapart a suffisamment tiré la sonnette d’alarme ces dernières années pour ne pas détailler à nouveau les terribles dangers d’une accession au pouvoir de l’extrême droite. L’élection de Marine Le Pen, candidate armée d’un projet politique xénophobe, discriminatoire et nationaliste, demeure une possibilité malgré une médiocre campagne et l’impact des multiples affaires judiciaires qui la menacent (lire et voir ci-dessous notre décryptage de son programme).

(…) Le deuxième obstacle s’appelle François Fillon. Lâché par une large partie de son camp, empêtré dans ses affaires d’enrichissement familial et sa mise en examen pour détournement de fonds publics, il n’aura cessé de radicaliser son programme, apparaissant désormais comme le candidat d’une droite pas seulement ultralibérale mais aussi profondément réactionnaire. Son éventuelle élection n’empêchera pas une recomposition en profondeur de la droite de gouvernement, tant les positions sont désormais irréconciliables.

Ouvrir un nouvel horizon démocratique, c’est donc voter pour éliminer l’extrême droite xénophobe et la droite mise en examen. C’est aussi voter pour encourager et accélérer le processus de décomposition-recomposition du centre (Macron) et des gauches (Hamon, Mélenchon, Poutou, Arthaud) qui doit nous mener vers une démocratie renouvelée en profondeur.

(…) Dès lors, à la différence de nombreux précédents scrutins, où le « vote utile » pouvait présenter une utilité immédiate voire de moyen terme, l’élection 2017 est une des très rares à inciter à un vote d’adhésion, peut-être même de conviction. À l’incertitude sondagière, à l’indispensable nécessité de se projeter dans l’après, s’ajoute un troisième paramètre : la vraie diversité des programmes présentés par les trois principaux candidats du centre et des gauches. Social-libéral campant désormais au centre-droit avec le soutien de notables socialistes et chiraquiens, Emmanuel Macron promet le « renouvellement ». Benoît Hamon, lui, revendique de refonder la social-démocratie pro-européenne quitte à refuser d’en voir les impasses. Jean-Luc Mélenchon demande « au peuple » de reconstruire la République en la rendant indépendante de l’OTAN comme de l’UE. (…)

D’où l’enjeu particulier de ce premier tour : donner notre avis non sur de supposés possibles vainqueurs dans les radars des sondages, mais choisir des projets, assumer des clivages, amorcer des recompositions. Bref, ne pas jouer au chamboule-tout, mais faire de la politique.

Source (réservé abonnés) : https://www.mediapart.fr/journal/france/220417/voter-et-voter-pour?page_article=2

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À CEUX QUI HÉSITENT ENTRE MÉLENCHON ET HAMON

Parmi nos ami.e.s, certain.e.s hésitent encore entre Mélenchon et Hamon. Dans cette vidéo, on explique pourquoi d’après nous le vote qui a le plus de sens pour dimanche est Mélenchon. C’est notre avis, à prendre comme un simple avis 🙂 des bises à tous et toutes et bon dimanche !

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À deux jours du premier tour, la vitrine médiatique de Jean-Luc Mélenchon est largement inférieure à celle des « chouchous » des grands médias. Comprenez, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et François Fillon. Le candidat de la France insoumise, ses porte-parole ainsi que ses soutiens du PCF et d’Ensemble ! ont cumulé 160 heures de temps de parole (TV – radio) depuis le 1er février, selon un relevé du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Le candidat de la droite et son entourage sont, quant à eux, en tête de peloton avec 301 heures, suivis par Benoît Hamon (256 ) et Emmanuel Macron (234), talonné par Marine Le Pen (229 ).

46 heures de temps de parole, contre 170 pour François Fillon

C’est sans compter les « petits » candidats qui se partagent les miettes : Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a été médiatisé seulement 44 heures, 20 pour Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste).

http://www.humanite.fr/le-temps-de-parole-bafoue-de-melenchon-635102

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 DOSSIER MACRON

Merci Macron !

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Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40

  • 22 avr. 2017
  • Article d’Aude Lancelin qui fut journaliste à l’Obs daté du 21 avril 2017, publié sur Agoravox.

extraits

« Comment le candidat d’« En marche ! » a été entièrement fabriqué par des médias entre les mains du capital, et pourquoi il est encore temps de résister à ce coup de force.

C’était à la fin de l’été dernier, je venais de rendre le manuscrit du « Monde libre ». Mon regard errait devant les images de BFM TV, dans les vestiges d’une canicule parisienne achevée il y a peu. C’est alors que je compris brutalement que l’année 2017 serait terrible, et que la présidentielle à venir ne ressemblerait à rien de ce que ce pays avait connu jusqu’ici. La première chaîne d’informations en continu du pays, fleuron du groupe Altice-SFR détenu par Patrick Drahi, n’avait pas lésiné sur les moyens en ce 30 août 2016. Le tout pour couvrir un événement considérable, imaginez du peu : la démission du ministère de l’économie d’un jeune baron du hollandisme encore quasi inconnu du public deux ans auparavant. Un scoop d’importance planétaire, on voit ça, qui valait bien la mobilisation générale de toute les équipes de la chaîne détenue par ce milliardaire français issu des télécoms.

L’étrange spectacle qui s’étalait sur les écrans du pays ce jour-là, c’était un chérubin en costume-cravate s’échappant du ministère de Bercy en navette fluviale pour remettre sa démission à l’Elysée, poursuivi par les caméras de BFM TV, le tout dans le style flouté et distant caractéristique de la paparazzade, de l’image arrachée à l’intimité d’une personnalité livrée bien malgré elle à la convoitise des foules. Comme l’Hyppolite de Racine, le futur ex-ministre en question, qui n’était autre qu’Emmanuel Macron, semblait ainsi être saisi par surprise en train de « traîner tous les cœurs après lui  » sur la Seine, dans une étrange séance de ski nautique géant national.

Ce que le téléspectateur ignorait à ce stade, c’est que ce sont les cœurs des patrons du CAC 40 qui battait la chamade pour lui depuis déjà un petit moment, et que tous avaient un plan pour la France : porter à la Présidence de la République le chérubin si compréhensif aux doléances du capital. A ce stade il n’était rien, mais ça n’était pas un problème. Ses Geppetto, les poches pleines de billets et les rédactions pleines de journalistes, étaient prêts à en faire tout.

(…)

Partout l’argent rode autour de cette candidature, tout le monde le sait. Lorsque les conditions concrètes qui ont présidé à cette mise sur orbite sortiront enfin dans la presse, post festum, car elles finiront par sortir, ces choses là finissent toujours par sortir, les Français n’auront alors plus que leurs yeux pour pleurer. Entre temps, l’ISF sur les grands patrimoines financiers aura été supprimé, le code du travail ravagé à coups d’ordonnances, les services publics sévèrement amputés, les dividendes toujours mieux reversés. Un véritable continent oligarchique est là encore à demi-englouti, prêt à surgir sous nos yeux le 8 mai prochain, et personne n’a jugé bon jusqu’ici de le dévoiler aux citoyens. Surtout pas ceux dont c’est en théorie le métier, à savoir les journalistes. Au moment où ces lignes s’écrivent j’aperçois la pétition d’absurdité que celles-ci recèlent : comment la presse entre les mains de ces messieurs pourrait-elle enquêter sur sa propre nocivité et a fortiori sur la leur ?(…)

Tant que le mal n’est pas fait, tout peut encore être défait. Français, ne vous laissez pas voler cette élection. »

Aude Lancelin

Article intégral ici (accès gratuit) : Blog : Le blog de Jean Claude MEYER du 18

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le fil du 21 avril

Nous sommes 421 800 insoumis

Ce soir

15 MINUTES POUR CONVAINCRE

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21/04/2017 par Daniel Schneidermann

Champs Elysées, l’attentat qu’on attendait

Pour tout avouer, on avait coupé le son. On surveillait l’émission du coin de l’œil en dinant, Mélenchon était déjà passé, Le Pen aussi, on attendait Poutou, et Fillon, quand apparut sur l’écran l’image orange d’une rue barrée, et des silhouettes de policiers à la lumière bleutée des gyrophares. Immédiatement on sait que c’est lui, c’est arrivé, l’attentat-de-quelques-jours-avant-la-présidentielle, celui qui va rebattre les cartes, relancer Fillon et Le Pen, c’est maintenant, on y est, le timing est trop parfait pour que ce soit autre chose. Mais où on a mis la télécommande ? Voilà, un policier tué, l’assaillant aussi, le quartier bouclé, c’est parti.

C’est mieux et pire que tout ce qu’on pouvait craindre, du travail de pro, les Champs Élysées, plus-belle-avenue-du-monde, cœur du sanctuaire, répercussion maximum immédiate, d’ailleurs Trump tweete dans la foulée, tout colle. Le timing aurait été encore plus parfait si c’était tombé pendant Mélenchon, ou pendant Le Pen, mais sans doute Daesch n’avait pas l’ordre de passage des postulants. Dès lors, il y a deux sortes de candidats. Non plus les petits et les gros, mais ceux qui sont passés avant, et ceux qui passent après, dans le nouveau paysage que dessine l’attentat, dans les interstices du live que Pujadas improvise en pointillés, cherchant l’impossible équilibre entre casser l’antenne et continuer comme si de rien n’était, lisant ses dépêches, puisqu’il n’a pas de prompteur. Ce serait les suites d’une attaque à main armée, avance-t-il. Et puis non. Un deuxième policier est mort. Et puis non. Il est dans son élément.

Le premier à enchainer derrière la nouvelle, donc, c’est Poutou. On parle Guyane, cultures maraîchères, puis Salamé :  » question d’actualité, avec ce qui se passe ce soir sur les Champs Élysées, vous voulez le désarmement des policiers ? » Poutou, imperturbable :oui, on veut désarmer les policiers, car ils agressent et gazent dans les manifs, et font chier les jeunes dans les quartiers populaires. Aie aie aie camarade ! Où sont passés tes conseillers ? (Poutou se déclarera « attristé » lors de son speech de conclusion, en rappelant que « la lutte contre le terrorisme, c’est d’abord la lutte contre la politique française à l’international » mais c’est trop tard, la fachosphère et la bienpensance journalistique l’avaient déjà éparpillé contre les murs).

Arrive ensuite Macron. Il a eu un quart d’heure de plus pour se préparer. Avec la gravité de rigueur, il explique qu’il a laissé dans sa loge l’objet transitionnel que Pujadas-Salamé ont demandé à chacun d’apporter sur le plateau, l’objet qu’ils poseraient sur le bureau de l’Élysée, au cas où. Macron, c’est le livre de grammaire de sa grand mère. Mais avec ce qui vient de se passer, l’heure n’est pas aux enfantillages, pas question, le livre de grammaire est resté consigné dans la loge, regardez comme je suis ferme dans la tempête, admirez l’homme d’État.

Fillon passe en dernier. Tapis rouge. Il a eu tout le temps de fourbir, de polir. Pour la première fois depuis trois mois, l’événement lui sourit. Mais il trébuche sur la panique, en glissant « on nous laisse entendre qu’il y a d’autres violences ailleurs dans Paris » (rien ni personne ne laisse entendre ça). D’ailleurs, Fillon va interrompre sa campagne, ce qui accessoirement lui évitera de devoir répondre à Closer, dont le scoop du jour couronne la campagne.Bref, pas certain que le coup soit réussi, les dés roulent encore.

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La force des people ! Avec Mélenchon les 23 avril et 7 mai 2017 ! Votons !

 

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Sergio Rossi, professeur d’économie à l’Université de Fribourg, fait partie d’un collectif d’une centaine d’économistes à défendre le programme économique de Jean-Luc Mélenchon. Quelles sont ses motivations? Interview.

Avec des confrères du monde entier vous appelez les citoyens français à voter pour le candidat de la France insoumise. Pourquoi?

Il est le seul à proposer un programme qui puisse relancer l’économie française. Une économie qui stagne depuis plusieurs années. Appliquer l’austérité, comme le proposent de différentes manières les autres candidats, à un pays qui souffre sur le plan économique ne fera qu’aggraver la situation. Cela d’autant plus qu’ils envisagent de continuer à privilégier au niveau fiscal les hauts revenus et les grosses fortunes. Jean-Luc Mélenchon a en revanche compris que la solution passait notamment par une augmentation des dépenses publiques (qui devrait créer des emplois et augmenter le pouvoir d’achat de la classe moyenne, ndlr).

Pourtant, le Mouvement des entreprises de France (Medef) fustige la politique économique de Mélenchon, comme celle de la candidate de l’autre extrême, Marine Le Pen.

Il faut nuancer les propos du Medef, mais, d’une manière générale, le mouvement craint pour ses membres. Il a un regard tourné vers les profits de court terme. Or augmenter les dépenses publiques revient à augmenter les recettes fiscales. Toutefois, cette relance budgétaire profitera aussi aux entreprises tournées vers le marché domestique. Le Medef a par contre raison quant au nationalisme et au protectionnisme prônés par Marine Le Pen: la fermeture fera davantage de mal à la France qu’autre chose.

Pensez-vous que le programme de Mélenchon puisse réellement inciter les Français à voter pour lui?

Il est évidemment très difficile de le dire. On aura un premier signal dimanche. Mais je crains que l’électorat ne se laisse séduire par le plus modéré des candidats. Il pourrait se tourner vers Macron, qui représente le centre. Mais c’est un centre vide de contenu, sans un vrai programme économique. Lui et les autres candidats, mis à part Mélenchon, ne proposent d’ailleurs aucune ligne claire sur le plan économique: ils suggèrent implicitement d’avancer par simple inertie. En effet, depuis Sarkozy, la France fonctionne ainsi, sans ligne directrice en ce qui concerne sa politique économique.

 

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Programme économique et social: Marine Le Pen est tout sauf la candidate du peuple!

Le programme économique et social de la candidate du FN ne peut prétendre être le programme du peuple. Il est défavorable aux salariés et est ouvertement discriminatoire.

Élaborés dans la perspective d’un second tour opposant la candidate FN à un candidat de droite (François Fillon ou aujourd’hui Emmanuel Macron), les « 144 engagements présidentiels » de Marine Le Pen cherchent à séduire les classes populaires qui ont vu leur situation se dégrader après plus de 30 ans de politiques néolibérales. On y trouve bien des annonces sociales, comme la retraite à 60 ans, destinées à faire apparaître la candidate comme celle du peuple. Une analyse détaillée[1] montre qu’il n’en est rien.

Un programme au service du patronat et des riches

Le programme 2017 de Marine Le Pen est d’abord au service du patronat. Il promet notamment aux PME et TPE de nouvelles baisses de cotisations et un « protectionnisme patriote » au service de leur compétitivité. Le souci de ne pas déplaire au patronat réduit d’ailleurs à presque rien ses ambitions écologiques, qui s’arrêtent là où elles pourraient contraindre les entreprises à produire autrement pour polluer moins.

Ce programme est aussi au service des plus riches. Il entend par exemple permettre « à chaque parent de transmettre sans taxation 100 000 euros tous les cinq ans (au lieu de quinze actuellement) » et d’augmenter « le plafond des donations sans taxation aux petits-enfants à 50 000 euros, également tous les cinq ans ». Qui peut donner tous les cinq ans 100 000 euros à ses enfants et 50 000 euros à ses petits-enfants ? Pas grand monde.

Des propositions défavorables aux salariés, qui s’en prennent aux syndicats

Le Medef et la CGPME en rêvent, le FN le promet ! D’abord, la suppression du compte pénibilité. Ce dernier prévoit des mesures de formation, de prévention et d’aménagement de l’emploi sur la base de critères objectivables de pénibilité. Trop beau pour les salariés ! Le FN propose de remplacer ces droits par une « majoration des annuités de retraite », et les critères de pénibilité par une « évaluation personnalisée » du médecin du travail… qui ne constatera les pathologies que trop tard. Finie la politique de prévention.

Surtout, les syndicats sont dans la ligne de mire. Au nom d’une prétendue « véritable liberté syndicale » et sous couvert de supprimer un « monopole de représentativité » qui n’existe plus, le FN entend affaiblir la représentation des salariés et favoriser le retour des syndicats maison. Souvenons-nous de ces syndicats qui se prétendaient « libres », et qui, loin de défendre les intérêts des salariés, étaient aux ordres des patrons et proches de l’extrême droite. Le FN n’a pas oublié !

Emploi : une politique ouvertement discriminatoire

La « priorité nationale » dans la politique d’emploi du FN s’appuie sur un mythe selon lequel les étrangers prendraient le travail des français ou feraient baisser les salaires… ce qui est démenti par les études empiriques.

La proposition phare est « une taxe additionnelle sur l’embauche de salariés étrangers ». Marine Le Pen affirme qu’elle existe déjà. Pas vraiment : les employeurs ont à s’acquitter d’une taxe forfaitaire (Ofii) lors de la première entrée en France d’un salarié étranger hors Union européenne, ce qui traduit une priorité aux travailleurs présents sur le sol français. La taxe voulue par le FN instaurerait une discrimination directe et permanente contre l’ensemble des travailleurs étrangers. Fixée à 10 % de leur salaire brut mensuel (près de 150 euros par mois pour un Smicard) elle exercerait un effet dissuasif sur les employeurs. Les 1,7 million d’étrangers actifs présents sur le territoire national seraient concernés, dès lors qu’ils passeraient par le chômage ou changeraient d’emploi. En 2012, Marine Le Pen voulait obliger les chômeurs étrangers à « quitter le territoire » après un an de chômage. En 2017, elle entend les empêcher de retrouver un emploi.

Protection sociale : l’exclusion d’un nombre toujours plus grand d’étrangers

Le mythe FN des « pompes aspirantes de l’immigration » fait des immigrés des touristes de la protection sociale. Pourtant, toutes les études montrent qu’ils contribuent davantage au financement de la protection sociale qu’ils ne coûtent en prestations, car ils sont majoritairement d’âge actif.

Les familles étrangères sont les premières visées : le programme 2017 du FN suggère de réserver les allocations familiales aux familles françaises. Cela renvoie aux racines du parti à l’époque où il était dirigé par Le Pen père : familialisme et xénophobie. Les immigrés vieillissants sont une deuxième cible. Le FN prévoit de réserver le minimum vieillesse (Aspa) aux personnes âgées de nationalité française, exigeant des étrangers qu’ils démontrent qu’ils ont résidé légalement vingt ans en France – contre dix ans actuellement. Un durcissement considérable au vu de la précarisation du séjour des étrangers.

En mettant une touche sociale dans son programme, Marie Le Pen voudrait détourner contre les étrangers et les immigrés les difficultés des victimes du capitalisme mondialisé. Elle est tout sauf la candidate du peuple. Ne la laissons pas faire !

Anne Eydoux, Eric Berr, Frédéric Boccara, Mireille Bruyère, Benjamin Coriat, Nathalie Coutinet, Ali Douai, Jean-Marie Harribey, Sabina Issehnane, Esther Jeffers, Dany Lang, Philippe Légé, Jonathan Marie, Dominique Plihon, Thomas Porcher, membres du collectif d’animation des Economistes atterrés.

[1] Voir A. Eydoux et S. Issehnane, « Front national, un programme économique et social incohérent et xénophobe », Note des économistes atterrés, 30 mars 2017.

Té ! un petit cadeau pour Marine…

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Olivier Besancenot : « Si Mélenchon est élu, c’est un changement radical de situation »

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Avec les soutiens de La France insoumise

L’émission « En direct de Mediapart » recevait ce 19 avril trois soutiens de Jean-Luc Mélenchon pour parler de cette fin de campagne présidentielle.

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L’épidémiologie choisit rationnellement le vote Mélenchon

Face aux urnes, une analyse statistique invisible dans les médias nous donne une clef d’analyse rationnelle qui conduit à choisir Jean-Luc Mélenchon. En oubliant un instant les émotions et autres hystéries collectives, il est possible de réfléchir sur une base empirique avant de voter pour un candidat au premier tour. Deux épidémiologistes anglais nous en donnent les moyens.

Extraits

Wilkinson et Pickett ont en effet comparé 40 états les plus riches de l’OCDE, puis les 50 états des USA. Ils ont mis en évidence une relation statistique extrêmement forte entre les inégalités de revenus (en comparant les 10% les plus riches et les plus pauvres de chaque état) et une longue liste de problèmes offrant un gradient social.

Ce que démontrent empiriquement les deux chercheurs, c’est qu’il existe par exemple un lien statistique fort entre le chiffre de l’obésité et celui de l’inégalité des revenus, non seulement chez les plus pauvres mais aussi chez les plus riches ! Plus l’inégalité de revenus est importante (Etats-Unis) et plus le nombre relatif d’obèses sera élevé, même chez les plus fortunés. Et cette analyse se vérifie avec une longue liste de problèmes sanitaires (espérance de vie, mortalité infantile, problèmes cardiaques…), les taux d’homicides, celui des adolescentes enceintes, la performance du système éducatif,  la violence et l’incarcération, la santé mentale et les consommations de drogue, la mobilité sociale et même de les actions en faveur de l’environnement et le soutien au développement.

Ce que démontrent Wilkinson et Pickett, c’est que, même pour les riches, il vaut mieux vivre dans une société plus égalitaire en termes de revenus et que toute variation de ce seul paramètre met en mouvement une mécanique sociale invisible qui modifie les niveaux de nombreuses problématiques qu’il est inutile de traiter indépendamment.

L’amélioration de la santé ou de l’éducation est mesurable pour tous, dès que l’on réduit les inégalités de revenus.

Ce qu’il faut, cette semaine, retenir de ces analyses statistiques, c’est qu’elles vont empiriquement exactement à l’encontre de la théorie du ruissellement prônée par les libéraux.

Plus vous permettez au plus riches de s’enrichir (en supprimant l’ISF par ex) plus vous aggravez les problèmes sociaux, sanitaires, environnementaux, judiciaires même dans les cas où il est extrêmement difficile de l’expliquer. En revanche, plus vous réduisez les inégalités de revenus, même de façon arbitraire, plus vous réduisez toutes les problématiques dont la liste est trop longue pour être ici mentionnées.

Article intégral : https://blogs.mediapart.fr/patricjean/blog/190417/lepidemiologie-choisit-rationnellement-le-vote-melenchon?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

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Calendrier de la Constituante – Présentation par Raquel Garrido

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le fil du 20 avril

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«Dictateur»? Hollande attaque mais oublie ses actes – #JLMDésintox

19 avril 2017 dans Actus, Pas de question sans réponse ! – #JLMDesintox

Aujourd’hui, Le Canard Enchaîné rapporte des accusations inouïes, d’une grave violence, de la part du chef de l’État en exercice contre un candidat pour le remplacer et ce à quelques jours même de l’élection. François Hollande est aux abois, face à la chute sondagière de son héritier désigné, Emmanuel Macron. Il tente de cacher son bilan catastrophique et d’enrayer l’accès de Jean-Luc Mélenchon au second tour de l’élection présidentielle en le traitant de « dictateur ». Quelle blague !

En monarchie présidentielle, le roi est nu

Qui est ce président sortant pour qualifier de « dictateur » le porte-parole d’une 6e République démocratique ? Cette fin de mandat crépusculaire n’en finit plus.

Est-il effrayé à l’idée que l’on puisse révoquer les élus, résolu qu’il est à violer systématiquement toutes ses promesses ? Craint-il un pays sans 49.3, sans possibilité d’obliger le parlement à voter ce qu’il refuse ? A-t-il peur d’un pays où les élus corrompus seraient inéligibles ?

Effectivement, en 6e République, le mandat de François Hollande n’aurait pas duré cinq ans avant que les citoyens n’y mettent un terme !

Hollande et ses fréquentations dictatoriales

Mais d’ailleurs, d’où parle-t-il ce président qui a pactisé avec les tyrans du monde entier ?

Qui a reçu en catimini, le roi Al-Khalifa du Bahreïn, dès août 2012, c’est-à-dire tout juste sorti de la répression violente du printemps arabe place de la Perle ?

Qui est parti trinquer avec Joseph Kabila au Congo, l’homme qui reporte les élections éternellement et brutalise ses opposants ?

Qui a visité Paul Biya au Cameroun, dirigeant d’une main de fer le pays depuis 35 ans ?

Qui a rencontré sans aucune critique José Eduardo dos Santos en Angola, record de longévité avec 37 années de présidence sans partage ?

Qui a accueilli en secret le président d’Azerbaïdjan Ilham Aliev, successeur de son père, et qui a investi son épouse vice-présidente ?

Qui a félicité Idriss Déby au Tchad pour une énième réélection sans autre candidat ?

Qui a déroulé le tapis rouge à l’émir Al Thani du Qatar en 2014, fermant les yeux sur l’esclavage moderne des chantiers de la coupe du monde de football 2022 ?

Juste avant de poser à côté du maréchal égyptien Abdel Fattah al-Sissi la même année, dont les opposants ont tendance à disparaître par centaines ?

Qui a validé les trucages électoraux du président Sassou-Nguesso au Congo Brazzaville ?

Qui a salué Mahamadou Issoufou au Niger, tortionnaire de ses opposants ?

Qui a protégé le bourreau du Burkina-Faso Blaise Compaoré, exfiltré en Côte d’Ivoire pour le sauver des manifestants ?

Qui a osé décorer en 2016 le prince héritier d’Arabie Saoudite Mohammed ben Nayef, ministre de l’intérieur qui fait fouetter les blogueurs dissidents ?

Qui a signé un accord de renvoi des migrants avec la Turquie de Recep Tayyip Erdogan ?

Qui a vendu, le mois dernier, pour 500 millions d’euros de matériel militaire à l’Arabie Saoudite afin de l’aider à écraser le Yémen ?

Oui, c’est bien cet homme, François Hollande, ce monarque en fin de règne qui va chercher auprès des bourreaux de toute espèce une reconnaissance que le peuple français a vite cessé de lui accorder !

Un règne hollandais liberticide

Et c’est bien lui calomnie Jean-Luc Mélenchon quand la campagne de la France insoumise sans précédent.

Non seulement il s’est couvert de honte, mais il a abaissé la France en participant comme premier chef d’État occidental en mai 2015 à un sommet du Conseil de coopération des États arabes du Golfe, alors que les pétromonarchies qui le dirigent écrasaient le Yémen sous les bombes.
Manifestement, le monarque François Hollande a appris de tous ces dirigeants autoritaires.

Lui aussi a mis en place un état d’urgence permanent et la répression violente des mouvements sociaux et écologiques.

Lui aussi a vu un manifestant mourir sous son régime, au barrage de Sivens, et des jeunes être torturés par les forces de l’ordre, notamment à Aulnay-sous-Bois.

Lui aussi a organisé la liquidation de journalistes hostiles, comme Aude Lancelin débarquée de l’Obs à son instigation.

Durant son mandat, la France est passée de la 38e à la 45ème place dans le classement annuel de la liberté de la presse, basculant derrière l’Afrique du Sud, Trinité-et-Tobago, le Botswana ou le Suriname. Autant de pays où les médias sont plus libres qu’en France.

François Hollande n’est donc pas en situation de délivrer des certificats de libertés publiques.
Alors quand ce complice de toutes les dictatures les plus atroces, ce président sous lequel nos libertés ont diminué, accuse Jean-Luc Mélenchon d’être un dictateur, nous nous demandons s’il a perdu la tête. D’autant plus que L’Avenir en commun, le programme de Jean-Luc Mélenchon a obtenu les félicitations d’Amnesty international, référence en matière de libertés publiques.

Devant tant de confusion dans les mots, et tant d’atteintes au respect républicain entre candidats, il est urgent que le monarque sortant cesser ses ingérences douteuses dans la campagne électorale. Qu’il balaie devant sa porte et fasse le compte des bourreaux qu’il a blanchi à l’Élysée. Il en est de même pour les éditorialistes en panique, parlant de «coup d’État» ou affabulant sur l’Alba.

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Olivier Tonneau : a écrit : « Mélenchon, un dictateur? Qui croirez-vous: Libération ou Amnesty?
Sur l’écologie, croirez-vous Le Monde ou Greenpeace?
Sur le social: Le Figaro ou Oxfam?
Sur la santé: BFMTV ou Action Santé Mondiale?
Sur la solidarité: L’Express ou le Secours Catholique?
Sur la justice: Le Point ou les avocats au barreau de Paris?
Sur l’énergie: France 2 ou le National Geographic?
Sur la santé publique: Challenge ou sept experts indépendants?
Sur le développement international: Les Echos ou Action Contre la Faim?
Sur la culture: France Info ou Profession Spectacle?
Sur la condition animale: RTL ou Ethique Animaux?

Dans tous ces domaines, je dis bien tous, le programme L’Avenir en Commun est le mieux noté, confortablement. Se fier à l’expertise est louable; encore faut-il savoir qui la possède. »

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Pablo Iglesias, chef de Podemos, sera au côté de Mélenchon vendredi

Izquierda.

Le chef du parti espagnol Podemos, Pablo Iglesias, sera présent à Paris vendredi au côté de Jean-Luc Mélenchon avec lequel il se rendra à des «apéros insoumis» le soir, dernier jour de campagne avant le premier tour. Le leader de la troisième force politique espagnole apportera ainsi son soutien au candidat de La France insoumise, en pleine dynamique dans les intentions de vote pour la présidentielle.

près de deux-cents universitaires, chercheur·e·s et enseignant·e·s appellent à l’union autour de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise, pour «un vote de raison».

Un autre monde est possible avec Jean-Luc Mélenchon

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/190417/un-autre-monde-est-possible-avec-jean-luc-melenchon?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67

Des personnalités américaines appellent les Français à voter… Mélenchon

Ils ont fait leur choix, mais ne pourront pas lui donner leur voix. Jean-Luc Mélenchon ne séduit pas seulement en France, où les derniers sondages sont encourageants pour le candidat de la France insoumise, mais son discours convainc jusque de l’autre côté de l’Atlantique.

Dans une tribune postée sur le site moveon.org, quatre personnalités américaines mettent en garde : « S’il vous plaît, ne répétez pas la tragédie Clinton contre Trump. » Pour les acteurs Mark Ruffalo (Spotlight, Avengers, Foxcatcher) et  Danny Glover  (L’Arme fatale, Witness, La Couleur pourpre), l’intellectuel et linguiste  Noam Chomski et l’auteure féministe Eve Ensler (Les Monologues du vagin), les électeurs français doivent glisser dimanche dans l’urne un seul bulletin : celui portant le nom de Jean-Luc Mélenchon.

http://www.20minutes.fr/high-tech/2052703-20170419-personnalites-americaines-appellent-francais-voter-melenchon

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Les Pinçon-Charlot analysent le cas Emmanuel Macron

Le couple de sociologues de la grande bourgeoisie analyse pour Politis la trajectoire d’Emmanuel Macron, « mandaté par la classe dominante pour donner un grand coup de balai sur les divisions politiques, qui paralysent les intérêts de l’oligarchie ». Il dénonce également la « corruption de classe » que révèlent les « affaires » récentes.

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Vote de conviction ou tentation d’empêcher un scenario catastrophe similaire à celui de 2002 ? Le jeu des scénaristes de la recomposition politique a donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, journaliste de l’Humanité.

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Invité de RTL, jeudi 20 avril, François Fillon est revenu sur l’annulation d’une interview dans Le Monde, et son refus de se voir poser des questions sur les affaires qui lui valent d’être mis en examen, notamment pour détournement de fonds publics.

« C’est moi qui choisis comment j’organise ma campagne, c’est pas Le Monde », a-t-il affirmé, précisant ne pas avoir souhaité répondre « aux questions sur les affaires à huit jours de la fin de la campagne ».

Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde, a annoncé mercredi avoir annulé un entretien avec le candidat de droite et du centre. Ce dernier avait posé « comme condition de ne pas avoir à répondre à des questions portant sur les affaires pour lesquelles il a été mis en examen ». La rédaction du Monde, qui a interviewé tous les autres principaux candidats, considère que « les hommes et femmes politiques n’ont pas à décider des questions qui leur sont posées » et « regrette vivement cette attitude ».

Refus de se rendre sur BFM TV

Mais pour François Fillon, « il y a une chose qui est très importante pour moi, c’est que c’est pas les médias qui décident du tempo, qui décident des questions, qui décident de la campagne ». « Chacun pose les questions qu’il veut, mais moi, je réponds à qui j’ai envie de répondre », a-t-il poursuivi sur RTL, jeudi matin.

Le candidat Les Républicains avait également refusé de se rendre mardi sur BFM TV pour répondre aux questions de Jean-Jacques Bourdin.

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Le conseil sémaphorien du jour à celles et ceux qui ont des péquélets

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le fil du 19 avril

Rappel, c’est aujourd’hui

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Le pari des six hologrammes est gagné, la technique a été sans faille, les sept salles étaient pleines, et haut étaient les cœurs pour un dernier meeting de premier tour empreint comme à l’accoutumée d’humanisme et de solidarité.

Au passage de nouveaux témoignages d’appuis, on apprenait cet exemple d’un citoyen expatrié au pays des startups…

Entrepreneur dans la Silicon Valley, je rentre en France si Jean-Luc Mélenchon est élu.

Je m’appelle Mehdi Medjaoui, j’ai 31 ans, je suis entrepreneur, j’aime mon pays la France et je ne fais partie d’aucun parti politique ni d’aucune équipe de campagne. Je suis basé à San Francisco, l’écosystème le plus fertile pour la création de startups, avec ses investisseurs, ses ingénieurs venus du monde entier, sa philosophie de conquête sans limites et de changement de paradigme via l’innovation technologique. J’ai co-fondé avec 2 associés une société en 2012, Webshell SAS, qui fait un outil d’intégration de protocoles de sécurité (oauth.io) dans les applications web et mobile. En 2014, nous avons eu des investisseurs privés et l’appui de la Banque Publique d’Investissement pour un total d’environ 500,000$ pour aller conquérir la Silicon Valley. Ma société se développe, avec des hauts, des bas, des débats, et jusqu’ici tout va bien. Aussi, j’organise des conférences sur la transformation digitale des entreprises dans 8 pays chaque année depuis 2012, dont la principale est à Paris, par choix il faut l’avouer, pour contribuer à faire de la France le pays du numérique. Je suis aussi consultant sur les stratégies d’automatisation et d’organisation algorithmique du travail grâce aux APIs…Pour pouvoir entreprendre tout cela j’ai conscience que je m’appuie sur les femmes et les hommes qui font tourner la société, dont les métiers sont plus durs et répétitifs et sans qui le système ne fonctionnerait pas. À mon modeste niveau, nous avons gardé le siège social de la société en France, dans l’Essonne et je continue à payer des impôts sur le revenu en France.

La France, je l’aime et je l’acquitte !

Ce qui aurait pu être déprimant aussi c’est la période électorale française … et pourtant !

Et pourtant je suis enthousiaste à l’idée de voter Jean-Luc Mélenchon et de soutenir le mouvement de la France Insoumise qu’il représente. Je pensais être minoritaire dans mon milieu, mais étonnamment, plus j’en parle, plus j’apprends que mes connaissances entrepreneurs votent aussi Mélenchon. Il est vrai que beaucoup sont encore étonnés, sur comment peut-on être entrepreneur et voter pour le représentant de la France Insoumise. Alors que les médias le dépeignent en Bolchevik anti-patrons et anti-entrepreneurs et encensent d’autres candidats qui nous seraient plus favorables… je veux démontrer par cet article point par point pourquoi c’est faux et que c’est tout le contraire. Et comme dirait Blaise Pascal, je vous ai écrit un long texte pour expliquer cela car je n’ai pas eu le temps de vous en écrire un court.

Ndlr : le témoignage de Mehdi est en effet assez long, les intéressés trouveront la suite ici : https://medium.com/@medjawii/entrepreneur-dans-la-silicon-valley-je-reviens-si-jean-luc-m%C3%A9lenchon-est-%C3%A9lu-91e654defe18

cité également au cours du meeting, l’article de Michaël Foessel

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Autre témoignage dont bien des maires pourraient s’inspirer,

  Une lettre du maire de Gennevilliers aux habitants : « le vote Mélenchon pour vous faire gagner ! »
de : Patrice leclerc, Maire de Gennevilliers

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18 avr. 2017 Par Frédéric lutaud Blog : Le blog de Frédéric Lutaud

Nous sommes fiers de la campagne menée par le candidat socialiste, il n’a pas démérité malgré les défections, mais force est de constater que la dynamique électorale est du côté de Jean-Luc Mélenchon.

À quelques jours du premier tour, la candidature de Benoit Hamon s’est effondrée dans les sondages. Critiquer leur fiabilité semble inutile tant l’écart qui sépare les deux candidats est important. Une éventuelle remontée surprise ne changerait rien à la perspective qui nous est tendue. Car bien pire que la défaite de Benoît Hamon, l’élimination de la gauche au premier tour serait un désastre. L’accession au pouvoir de la droite ultralibérale de Macron ou de Fillon, ou bien encore de l’extrême droite, ouvrirait une crise sans précédent pour notre modèle social et nos institutions. Les souffrances qui s’ensuivraient, pour des millions de citoyens déjà frappés par la crise, nous obligent à prendre nos responsabilités.

Le seul vote utile

Comme 78 % des électeurs de gauche, nous regrettons amèrement que l’unité n’ait eu lieu entre les deux candidats de la gauche sociale et écologiste. Une candidature unique nous aurait assuré la victoire. Benoît Hamon et Thomas Piketty ont déclaré qu’ils voteraient Jean-Luc Mélenchon si celui-ci était au second tour. Nous sommes nombreux à penser qu’il faut voter pour lui dès le premier tour si nous voulons avoir une chance de voter pour la gauche au second. Le vote utile, c’est aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon.

Par conséquent, les socialistes doivent voter massivement pour la seule candidature qui pourra faire gagner la gauche : celle de Mélenchon. En espérant, qu’après la victoire, nous réalisions enfin l’unité aux législatives. La gauche rassemblée et fraternelle doit l’emporter pour que cessent le pillage et le saccage des richesses. Pour un futur désirable, pour que viennent les jours heureux et le goût du bonheur !

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Un article de blog remarquable

Présidentielles 2017 : Revue des études de 20 ONG et experts, les avis sont unanimes

Nous sommes un petit groupe de chercheurs et de créatifs, de sensibilités politiques variées.

Lassés de voir fuser les propos aberrants de certains médias qui versent dans la propagande, fatigués que ceux qui sont censés nous donner accès à l’information multiplient les prises de position personnelles et irrationnelles, enferment les débats politiques dans des jeux superficiels sur des questions anecdotiques, et refusent d’aborder les sujets cruciaux de notre époque qui requièrent certains changements d’urgence, nous avons cherché tous les avis d’ONG et d’experts non-partisans, que nous présentons en intégralité dans cet article.

Étant donnée la charge de travail que cet inventaire représente, nous avons malheureusement dû nous restreindre à l’étude des 5 candidats qui recueillent le plus d’intentions de vote, nous nous en excusons.

Nous vous fournissons les liens vers chacune des études que nous citons, pour que vous puissiez aller consulter les avis sur les autres candidats.

https://blogs.mediapart.fr/georges-ledoux-lanvin/blog/160417/presidentielles-2017-revue-des-etudes-de-20-ong-et-experts-les-avis-sont-unanimes

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Attention, dangers !

Le résultat du second tour dépendra beaucoup de la volonté de Benoît Hamon et de Jean- Luc Mélenchon de tenir compte de cette échéance, dès maintenant, dans leurs comportements, dans leurs discours et dans leurs actes…

  • Le verdict des « primaires » réelles, celles du premier tour des élections présidentielles, sera rendu le dimanche 23 avril à 20 h. Après une folle campagne, marquée par l’élimination sans appel des figures marquantes des deux partis de gouvernement, en particulier celle des deux derniers présidents de la République, Sarkozy et Hollande, de deux premiers ministres, Valls et Juppé, voilà que nous arrivons à l’heure de vérité.

Contrairement à ce que l’on a pu dire, y compris dans ces colonnes, cette campagne n’a pas été aussi négative qu’on le répète à longueur d’antenne dans les médias. Si les affaires l’ont minée de bout en bout, elles auront mis en évidence le besoin d’en finir avec un système politique obsolète, verticaliste, où les citoyens doivent se contenter de regarder en spectateurs les turpitudes de ceux qu’ils ont désigné comme leurs représentants.

La Vème République est nue. Le moment est propice pour la transformer. L’heure du choix est donc arrivée et, même si les candidatures de témoignage ne doivent pas être méprisées, elles seront encore une fois marginales face à l’affrontement entre les principaux candidats.

La règle, telle qu’on a pu la vérifier à huit reprises sous la Ve République, est que le premier tour donne aux électeurs la possibilité de faire un choix. Ils le font à partir de leurs préférences politiques, mais aussi en se laissant convaincre par les images que donnent d’eux-mêmes les candidats. Au contraire, le second tour est une confrontation brutale, où le gagnant est celui qui rassemble non seulement ses partisans, mais aussi ceux qui, ne retrouvant pas leur choix du premier tour, rejettent son concurrent.

Pour que la gauche l’emporte au deuxième tour, comme je le souhaite, il paraît essentiel que ses principaux candidats se conforment à cette règle. Le résultat du second tour dépendra beaucoup de la volonté de Benoît Hamon et de Jean- Luc Mélenchon de tenir compte de cette échéance, dès maintenant, dans leurs comportements, dans leurs discours et dans leurs actes… Et donc de respecter entre eux le code de bonne conduite qu’ils ont conclu dans un restaurant du XXème arrondissement, il y a plusieurs semaines, et qu’ils ont déjà oublié.  Comme Benoit Hamon et Thomas Piketty l’ont dit, pour le deuxième tour, ils feront la distinction entre Jean-Luc Mélenchon et tous les autres. Ils ont raison. Le premier tour ne doit pas exacerber les différences. Je sais que tous les candidats qui se trouvent en concurrence, y compris dans leur propre camp, s’efforcent naturellement de faire le maximum de voix. Mais il faut éviter les crispations dangereuses et inutiles, sauf à prendre le risque de déconsidérer celui qui serait susceptible de rassembler.

Le report des voix de gauche au second tour sera d’autant plus facile que les deux principaux candidats de la gauche et du salariat montreront que, malgré leurs différences, ils sont « compatibles ». Parce que, quelle que soit l’option que l’on choisisse, lorsque l’on est à gauche et écologiste, deux dangers essentiels et un risque sont à écarter:

– Le premier et le plus évident des dangers potentiels est celui qu’incarne  Marine Le Pen, candidate de la xénophobie et de tous les racismes. Écarter ce risque majeur n’est pas un jugement moral, mais refuser de s’engager dans une guerre civile larvée. Le FN, fidèle à la ligne nationale et sociale, d’aucuns diraient nationale socialiste, veut imposer la préférence nationale comme principe d’exclusion d’une partie de la population. En trente ans le FN a gagné la bataille des idées et a imposé son agenda politique à la France. Il est peut-être le seul parti de masse organisé, un peu à la manière du PCF des années cinquante, qui s’est implanté dans les classes populaires. Allons-nous le laisser prospérer jusqu’aux portes du pouvoir ?

– Le second danger est François Fillon, le candidat de la réaction et des intégristes catholiques. On connait bien maintenant la rapacité naturelle de l’homme. Mais cela a permis d’occulter son programme de purge sociale qui nous promet « du sang et des larmes » pour des lustres : 500.000 fonctionnaires en moins, retraite à 65 ans, abolition de l’ISF, démantèlement programmé de la sécurité sociale et du Code du travail, etc. Quant à l’écologie, pour se débarrasser des « contraintes » qu’elle suppose, Fillon supprimera jusqu’au principe de précaution, pour lui substituer le principe « d’innovation » ! La droite qui croyait la victoire acquise est peut-être en train de se réunifier derrière un candidat qu’elle n’aime pas, mais qui exprime son besoin de revanche sociale et politique. François Fillon dit dès maintenant qu’il intègrerait Sens Commun, c’est-à-dire l’expression de la Manif pour tous, dans son gouvernement. Au point où il en est arrivé, il risque de nous faire regretter les frasques de Sarkozy ! Fillon, c’est Pasqua et De Villiers transfigurés en Madame Thatcher.

– Le risque est incontestablement celui que fait courir Emmanuel Macron, le candidat de l’ubérisation de la société. Sous ses aspects de jeune premier à la Kennedy, l’ex énarque et banquier  n’est pas un OVNI politique. Il est le produit de l’osmose entre l’oligarchie financière et la technocratie d’Etat. Sa prétendue modernité est celle des marchés. Son programme pourrait être plus dangereux, de fait, que celui de François Fillon car il a les moyens de l’appliquer effectivement par le consensus qu’il entend faire régner autour de lui.  Sa vision de la politique est celle d’un exécutif qui ressemble au bras armé d’une Cour des Comptes décomplexée. Dans les premiers mois il démantèlera le Code du travail par ordonnances et imposera la retraite par points, qui équivaut à une baisse de 20 % des pensions. L’écologie en prendra elle aussi pour son grade : Le nucléaire restera l’énergie de référence et l’agriculture industrielle sera préservée. Pouvons-nous faire confiance à ce faux nez des multinationales, monté en puissance grâce aux « unes » des magazines people, aux mains de grands groupes de presse contrôlés par les marchands d’armes, les grandes sociétés du BTP et des Télécoms ?

Si nous en sommes là, c’est en raison du bilan du quinquennat de François Hollande, qui est aussi celui du Parti Socialiste, lequel a cautionné et soutenu pendant cinq ans tous les errements de la ligne désormais incarnée par le leader d’En Marche, d’ailleurs rejoint de manière indécente par François Hollande, Manuel Valls, Jean Yves Le Drian ou encore Bernard Poignant.

C’est ce bilan qui divise de manière tragique la gauche. Et lorsque l’on voit le président de la République attaquer l’un des deux candidats de gauche parce qu’il aurait des chances d’être au deuxième tour, on comprend mieux pourquoi et comment la « Firme » socialiste, nous a embarqués dans cette galère. C’est cette même « Firme » qui a savonné la planche de Benoit Hamon, malgré le retrait en sa faveur de notre candidat écologiste qui a induit l’absence de ma famille politique au premier tour des élections présidentielles, pour la première fois depuis 1974.

Le PS est peut-être un cadavre à la renverse, mais tant qu’il bouge encore il fait un maximum de dégâts.

Si tant de Français sont indécis ou prêts à s’abstenir, c’est que les derniers quinquennats n’ont été que reniements, non respect de la parole donnée, succession d’affaires. Ils ont décrédibilisé la politique et ses représentants comme jamais. C’est eux, et eux seuls, qui ont forgé ce sentiment de rejet, de «dégagisme» comme on dit, au point de brouiller les lignes. Être conscient de cette situation, n’est pas continuer à entretenir les divisons de notre camp. Il faut voter en fonction de ce qui nous semble nécessaire et utile pour barrer la route à ceux qui veulent détruire notre modèle social et à tout espoir de transformation écologique. C’est la seule position responsable. J’ai toujours voulu le rassemblement.

Dans la séquence dangereuse qui va s’ouvrir dimanche prochain et s’étalera jusqu’à la mi-juin avec les élections législatives, il faut tout faire pour construire les conditions de ce rassemblement…Et donc bien choisir, dès le premier tour, pour éliminer les risques !

Noël Mamère

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Montpellier

Le Corum, Opéra Berlioz

Avr 25–26, 2017

L’expérience du divin

Un don du Ciel

Dans l’antiquité, la Chine était appelée Terre du Divin. Tous, des empereurs aux paysans, croyaient que leur culture était un don du Ciel. Ils vivaient en harmonie avec l’Univers et croyaient à l’existence d’un lien entre toutes choses. L’authentique culture chinoise a véhiculé ces principes pendant des milliers d’années – jusqu’à ce qu’ils se perdent.

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Et pour le fun quotidien…

L’avocate du peuple est de retour…

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le fil d’actu du 18

mise à jour 17h40

Aujourd’hui c’est la journée des hologrammes, le plus proche de nous sera à l’Arena de Montpellier à 19h, le Jean-Luc Mélenchon en chair et en os sera à Dijon, et nous sommes plus de 420 000 insoumis.

Hier, c’était le Passage de la Péniche Insoumise à Pantin

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Vendredi 21 avril : organisons des apéros insoumis partout en France !
Le vendredi 21 avril, la France Insoumise organise une grande opération nationale le dernier soir de la campagne.

Le principe ? Organiser partout en France, sur les places, dans la rue, en bas des immeubles ou partout où on veut, des apéros insoumis !

Pourquoi des apéros insoumis ?

Pour être visibles dans l’espace public avec un peu de déco =)
Pour inviter les ami-e-s, les voisins ou plus généralement les proches qui hésitent encore
Parce que nous avons mener une magnifique campagne et qu’on mérite bien un peu de convivialité !

Comment faire ?

Chacun ramène quelque-chose à boire et à manger à partager
Si vous pouvez, amener même de quoi jouer ou diffuser de la musique !
L’émission Esprit de campagne en direct sur Youtube parlera de quelques apéro un peu partout en France pour donner à voir notre diversité et l’esprit de bon humeur de notre campagne.

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Aujourd’hui on fait un tour dans les coulisses de la campagne insoumise

Le dimanche 16 avril 2017, Jean-Luc Mélenchon était en meeting à Toulouse. Dans cette vidéo sur les coulisses de l’évènement, Antoine Léaument met l’accent  sur deux éléments : le service d’ordre et l’organisation technique des évènements.

Merci à DanyCaligula pour sa participation à cette vidéo ! Retrouvez sa chaîne : https://www.youtube.com/user/DanyCali…, sa page Facebook : https://www.facebook.com/DanyCaligula/ et son compte Twitter : https://twitter.com/DanyCaligula.

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France 2 a confirmé, dans un communiqué mardi 18 avril, la diffusion d’une émission politique rassemblant les onze candidats à la présidentielle jeudi soir à partir de 20 heures. Selon ce communiqué diffusé à l’issue d’une ultime réunion avec les représentants des candidats, les onze prétendants se succéderont pour quinze minutes d’entretien individuel, à seulement trois jours du premier tour de l’élection.

Pendant chaque entretien, « deux thèmes déterminés par la rédaction seront abordés » par les journalistes David Pujadas et Léa Salamé, précise le communiqué. Les candidats disposeront ensuite d’une « carte blanche » pour aborder le sujet de leur choix, précise la chaîne.

La soirée s’achèvera par une intervention de chaque candidat de deux minutes et trente secondes pour « un éventuel droit de réponse et pour conclure ». 

L’ordre de passage a été tiré au sort pour les entretiens individuels :

  • Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) ;
  • Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) ;
  • Marine Le Pen (Front national) ;
  • François Asselineau (Union populaire républicaine) ;
  • Benoît Hamon (Parti socialiste) ;
  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France !) ;
  • Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) ;
  • Emmanuel Macron (En marche !) ;
  • Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) ;
  • Jean Lassalle (Résistons !) ;
  • François Fillon (Les Républicains).

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DOSSIER MACRON

Paraît que le candidat incarne la jeunesse et le renouveau. Ben… Faut le dire vite quand on voit ses principaux soutiens…

SI VOUS HÉSITEZ À VOTER MACRON, REGARDEZ ÇA

On a beau ne pas parler Lenglet, il ne dit pas que des conneries.

Smicards, Emmanuel Macron se fout de vous !

Emmanuel Macron a, dans ses discours, une certaine appétence pour les grandes envolées lyriques. Vendredi 14 avril en Isère, à l’occasion d’un discours sur l’Enseignement supérieur et la recherche, le candidat lit un passage du discours – qu’il n’a visiblement pas écrit – au sujet de la gouvernance des universités. «Mon équipe m’a préparé un texte dont la subtilité mériterait que je le lise comme un entomologiste pour ne froisser personne. Comme je n’arrive pas à être convaincant en ânonnant des textes lus, je suis obligé d’être sincère et de vous dire ce que je pense et donc ce que je vais faire si je suis élu», a d’abord prévenu l’ancien patron de Bercy, avant d’exposer sa vision de l’université de demain. Un discours déconcertant qui n’a pas échappé au jeune conseiller national LR Jens Villumsen, soutien de François Fillon, qui en a diffusé des extraits sur les réseaux sociaux.
«Je suis tout à fait favorable à ce qu’on construise de nouveaux modèles de gouvernance. Ces nouveaux modèles pourront être mis en place à l’initiative des acteurs eux-mêmes et assureront une plus grande souplesse», lance-t-il d’abord, sans grande conviction, avant de se livrer à un premier aveu. «Je vous lis ce qu’on a m’a mis», glisse-t-il avant d’essayer de reprendre le fil du propos: «…dans la composition des instances dirigeantes et dans les modalités d’organisation interne». «Initialement je n’ai pas compris cette phrase. Moi, la relation que je veux instaurer avec vous, c’est plutôt une relation de clarté pour qu’on puisse agir efficacement», ironise le candidat sous les rires de la salle.

Y a même des moments où ça vaut le coup d’écouter le Dupont teigneux

Petite couche supplémentaire, ça fait pas de mal quand c’est de l’humour.

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Et puisqu’on dit qu’en France tout finit par des chansons ou des canons, autant éviter ces derniers, à moins de trouver des amis pour chanter en canons…

Ça fait monter Mélenchon

̶C̶a̶ ̶f̶a̶i̶t̶ ̶r̶i̶r̶e̶ ̶l̶e̶s̶ ̶o̶i̶s̶e̶a̶u̶x̶ / Ça fait monter Mélenchon
Parodie de la Compagnie Créole pour la France Insoumise.
Texte : Barbara Goujon; Interprétation : G. THOMAS