Au fil du 10 mai

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France Bleu Gard Lozère – 8 mai 2017 – Interview Jonathan Devaux – France Insoumise Gard

Les futur.e.s député.e.s de la France insoumise – JLM2017

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Législatives. La France insoumise annonce la fin des négociations avec le PCF

Julia Hamlaoui

Mardi, 9 Mai, 2017

Humanite.fr

La France insoumise a annoncé mardi soir par voie de communiqué de presse que les négociations étaient rompues avec le PCF pour les élections législatives, alors que depuis plusieurs jours des échanges avaient lieu pour trouver à défaut d’un accord national, un accord de désistements réciproques.

« Pierre Laurent a décidé de rompre les discussions sur les candidatures aux élections législatives », a écrit, mardi soir dans un communiqué, Manuel Bompard, directeur de campagnes de FI, affirmant « prendre acte » que «  la direction du PCF a  lancé la campagne de tous ses candidats sous le sigle du PCF, membre d’un « Front de Gauche » pourtant aujourd’hui inexistant ».

« C’est très surprenant et incompréhensible alors que les échanges se sont poursuivis par téléphone et après notre conférence de presse de cet après-midi », déplore-t-on dans l’entourage du secrétaire national du PCF.  Quelques heures plus tôt, celui-ci  a de nouveau appelé, devant la presse, « avec gravité et colère » , à un accord pour mener « non dans quelques circonscriptions, mais le plus largement et nationalement possible  la bataille (des législatives, NDLR) sous une bannière commune ».

Renvoyant la responsabilité de cette rupture au PCF, citant un numéro de janvier du supplément « Communistes » de l’Humanité, Manuel Bompard estime que de longue date la direction du PCF a rejeté un accord au niveau. La France insoumise indiquait alors qu’un tel accord devait se nouer sous le label FI et avec la signature de sa  charte pour l’ensemble des candidats. Des conditions refusées par le PCF. « Nous ne rejoindrons pas la France insoumise » a réaffirmé mardi Pierre Laurent sans exclure un accord. « La grande diversité de ses candidatures fait d’ores et déjà de la France insoumise un cadre de large rassemblement », ajoute en retour Manuel Bompard à son communiqué. Au-delà de cette question les tensions des derniers jours ont également porté sur le nombre de circonscriptions concernées et la répartition de celles-ci.

Pour l’heure, les deux formations ont prévu, chacune de leur côté, une initiative de lancement de campagne. Le PCF donne rendez-vous à Paris pour un meeting au Gymnase Japy jeudi soir, et la France insoumise organise une convention nationale samedi à Villejuif.

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Natacha Polony analyse à chaud l’élection d’Emmanuel Macron. En réalité, Macron n’a été élu que par 20 millions d’électeurs sur les 47…
Au-delà du matraquage contre Marine Le Pen, cette campagne aura eu le mérite d’aborder les sujets de fond : l’union européenne, le néolibéralisme, la globalisation et la désindustrialisation qui détruisent les structures sociales de notre pays.

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Vu par les voisins…

Thomas Wiesel – Présidentielle 2ème tour – Le Temps

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MERCI MACRON ! (2)

 

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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le fil du 9 mai

« Je suis là pour dire à Macron qu’il ne va pas avoir un jour de répit. »

Nous ne sommes condamnés ni au pouvoir des riches ni à celui des haineux.

MACRON, PRÉSIDENT PAR DÉFAUT – Le Bon Sens

Le dimanche 7 mai, Emmanuel Macron a été élu président de la République. Il l’a été par défaut, une minorité de gens ayant voté pour lui sur la base d’une adhésion à son programme.

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chronique du 08/05/2017 par Daniel Schneidermann

La France offre une idole aux Beautiful du monde

Et la bulle devint le Barrage, ce qui témoigne d’une belle plasticité. Et d’une belle Baraka. Il y aura fallu l’effondrement de Fillon, l’auto-démasquage de Le Pen, la neutralisation mutuelle de Hamon et Mélenchon, tout cela conjugué à la fascination auto-réalisatrice de la presse pour la success story. Et les bonnes fées Niel, Arnault, ou Lagardère, ont-elles actionné leurs baguettes ? Elles étaient là, cela suffisait.

Voyons-le s’avancer seul dans la Cour Napoléon du Louvre, produisant (enfin !) une image-symbole, solitude et clairs obscurs, façon Mitterrand au Panthéon : le Barrage est plutôt joli garçon. Il ne fait pas honte à regarder. On s’opposera, on combattra, mais on n’en aura pas honte. C’est déjà ça. Les scénographes ont travaillé, à la différence des paroliers : les deux discours du soir sonnent étonnamment creux. Il faut vite présenter des speech writers à ce littéraire qui parle pourtant à mots choisis. Ce serait dommage de devoir couper le son pour le regarder, et de se contenter de commenter les tenues de Brigitte, en cosmonaute seventie LVMH.

Il est joli garçon et il le sait, qui s’est embeddé une photographe, Soazig de la Moissonnière, avec l’arrière-pensée si transparente d’être son Pete Souza, photographe de l’épopée Obama. Regardez-le ici à l’arrêt, attendant le top départ de l’Hymne à la joie. Bons débuts, mais il faudra le décoincer encore un peu, Soazig, si vous durez…

La pyramide du Louvre est une bonne idée, très macronienne : Ancien Régime et Révolution fusionnés dans un même hommage. Rêve indicible d’une France où le joli Desmoulins fonderait une start up avec Marie-Antoinette, et où les sans-culottes s’embaucheraient chez Deliveroo. Seul problème : le triangle au-dessus de sa tête le range illico dans les Illuminati. On est parti pour cinq ans de rigolade dans la complosphère. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, regardez notre émission de l’été dernier.

Le Barrage est jeune, la télé le souligne toutes les trois secondes et demie. 39 ans, le chef d’Etat français le plus jeune depuis Bonaparte (encore), Seule question : le Barrage se sait-il Barrage ou bien, avec toute cette blondeur autour de lui, à force de fausses paparazzades, se prend-il pour un Grimaldi ? Autour de sa jeunesse, vont frétiller les Vieux : il faut les voir, sur les plateaux, les Bayrou, les Royal, les Copé, les Dray, les Baroin, préfigurer un quinquennat de magouilles et d’embrouilles, et co-produire en attendant la soirée électorale la plus emmerdante de toute la Ve République. Face à eux, quelques pâles macroniens (Castaner, Griveaux), s’efforcent d’exister. Et le vieux Collomb ! Cachez-le celui-là !

Le Barrage est surtout européen et mondialiste bien entendu, et son élection enterre pour longtemps l’idée de Frexit, que plus personne ne porte en France, après le dégonflage de la baudruche Le Pen (Marine j’entends. La nièce est à l’affût). Comment cette idée put séduire, avant de terrifier : Todd en livre une explication démographico-éducative. Elle reste à compléter. En attendant, pendant que les Beautiful de tout l’Occident s’offrent une nouvelle idole, onze millions de voix grondent dans la pénombre.

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Macron est un président « faible » et « minoritaire »

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On apprend que Vladimir Poutine a adressé ses félicitations à Emmanuel Macron pour son élection. Ça s’appelle la diplomatie. Même quand c’est complètement démago, mais quoi ? Faut rester dans la bien-pensance. Pourtant, en Russie et jusqu’à la semaine dernière, la presse d’État ou proche du Kremlin n’avait pas de mots assez durs pour qualifier le nouveau Bonaparte.

« Les docteurs pensent que le favori de l’élection française est un psychopathe standard« , écrivait par exemple le quotidien privé Komsomolskaya Pravda, un des grands quotidiens du pays. Macron « brille comme une fausse pièce de monnaie et déclare des choses stupides avec une apparence incroyablement convaincante« , attaquait le Komsomolskaya Pravda. Le ton était tout aussi direct dans les pages du quotidien Rossiyskaya Gazeta, qui appartient au gouvernement russe. Macron y était comparé à une « couleuvre à collier qui se réveille de son hibernation« , mais aussi décrit comme ayant « des yeux globuleux comme ceux d’un poisson« .

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A ajouter à notre dossier Censure…

Tous les médias ne sont pas les bienvenus à la soirée de la soirée électorale du FN. Comme l’explique le site Buzzfeed, qui s’est vu refuser son accréditation pour participer à cette soirée qui se tient au Chalet du Lac, à Vincennes, une bonne dizaine de médias ont été blacklistés. Parmi eux, outre Buzzfeed : Mediapart et Quotidien (TMC), tricards de longue date comme nous le racontions dans notre émission de la semaine, mais aussi Les Jours, Konbini, Brut, Politis, Explicit, Streetpress, Charlie Hebdo, Rue89, La Télé Libre et plusieurs médias étrangers. Selon Mediapart, on trouve parmi eux Politico, la chaîne britannique Sky News ou encore des confrères étrangers et/ou indépendants (le site d’information américain The Atlantic et la Rai 3). Même Le Figaro a eu des difficultés à obtenir une accréditation. De son côté, le Bondy blog assure n’avoir jamais eu de réponse.

Solidaires, Libération, Les Inrocks, Le Monde, l’agence Bloomberg et L’humanité, tous pourtant accrédités, ont annoncé boycotter la soirée. Le journaliste de Society, dont le photographe qui l’accompagnait pour la soirée a été exclu par le service d’ordre, annonce également ne pas rester couvrir l’événement. Pour ceux qui continuent de couvrir la soirée, les conditions n’ont pas l’air optimales. Sur Twitter, la journaliste de La nouvelle édition (C8) assure qu’« au QG de Marine le Pen, les journalistes ont interdiction d’interviewer les militants. « Sinon je vous présente la sortie » nous dit la sécu« .

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Les vœux de Benoît Hamon

Je félicite Emmanuel Macron pour son élection à la Présidence de la République. Le sens de l’intérêt général m’invite à souhaiter qu’il réussisse. Je félicite aussi les citoyens français venus nombreux lors des deux tours de cette élection faire vivre notre démocratie et choisir d’utiliser le bulletin de vote portant le nom d’Emmanuel Macron pour écarter un péril majeur pour la République : l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.

Je note cependant le score historique de Madame Le Pen. Cela m’invite à aller à l’essentiel. Si 63% des Français ont voté pour Emmanuel Macron, cette majorité n’existe pas pour démanteler le Code du travail par ordonnance. Elle n’existe pas pour augmenter la CSG et supprimer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune. Elle n’existe pas pour diminuer le nombre de fonctionnaires et laisser disparaître les services publics, dégrader l’hôpital et les écoles. Elle n’existe pas pour approuver les traités de libre-échange.

Parce que, ce soir, nous n’avons trouvé de majorité que pour dire non à l’extrême droite, c’est à l’occasion des élections législatives des 11 et 18 juin prochains que vous allez choisir la politique que vous souhaitez pour la France, pour la France en Europe, pour vous-mêmes et vos enfants.

Je veux porter, avec toutes les forces de gauche :
– L’urgence de solidarités nouvelles face aux mutations du travail (à l’ubérisation et la précarisation effrénée des emplois), mais aussi des existences, que nous soyons jeunes ou âgés.
– L’urgence d’améliorer le pouvoir d’achat des salariés, des retraités, des classes populaires et moyennes.
– L’urgence de la transition écologique, absente de manière irresponsable du débat et des projets de Madame Le Pen et Monsieur Macron, et qui représente un formidable gisement d’emplois. Cette urgence est aussi celle de la prise de conscience que nous devons et ne pouvons plus produire et consommer comme si les ressources naturelles étaient inépuisables et la planète invulnérable.
– L’urgence de sortir d’une démocratie intermittente se résumant à un scrutin majeur tous les 5 ans, où les projets s’effacent derrière le vote utile. Il faut passer à la 6ème République.
– L’urgence d’en finir avec l’austérité en Europe sans pour autant jeter l’Europe aux orties.

Ces cinq points, présents dans la plupart des projets des différentes sensibilités de la gauche et des écologistes en France et en Europe, peuvent constituer la base d’une plateforme commune à toute la gauche française pour gouverner dès le 18 juin.
Si la gauche se rassemble, elle peut être majoritaire à l’Assemblée nationale. Soyez en certains.

Nous, hommes et femmes de gauche par conviction, que nos cultures soient socialistes, écologistes, citoyennes, communistes, insoumises, hommes et femmes sincèrement désireux de faire gagner la gauche, il nous appartient de surmonter les antagonismes des partis, les vieilles rancunes, les sectarismes et les stratégies de démolition. Il faut un maximum de candidatures d’union à gauche pour les élections législatives. J’y suis prêt. Dès ce soir. Je soutiendrai par delà les étiquettes les femmes et les hommes sincèrement engagés dans cette démarche de rassemblement, première étape d’une renaissance et d’une reconstruction de la gauche française.

Nous avons fait barrage au pire. À nous de construire le meilleur.

Fidèlement,
Benoît Hamon

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Où t’es, Marianne, où t’es ?

NdM- Qui tétoi ?

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

En marche ! à petits pas – Le Moment Meurice

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Au fil du 8 mai 2017

Le nouveau président est élu. La courtoisie et l’amour de notre démocratie commandent d’en prendre acte sans barguigner et de lui présenter nos vœux. Puisse le sens du destin de notre patrie vous habiter, monsieur le président. Et la pensée des démunis, sans droits, sans toit, sans emploi, vous obséder. Puisse la France y trouver son compte.

Les gens, ne lâchez rien ! Ne renoncez à rien. Ce pays et les gens simples qui le peuplent ne sont condamnés ni au pouvoir des riches ni à celui des haineux.

Une nouvelle majorité parlementaire est possible autour de nous. Le goût du bonheur reste contagieux. À notre appel, le 18 juin, deuxième tour des législatives, notre résistance peut gagner la bataille. Et je vais m’y employer avec vous de toute mon énergie.

Vive la République. Vive la France.

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L’abstention est particulièrement élevée parmi les électeurs qui avaient voté Jean-Luc Mélenchon au premier tour : 24% d’entre-eux ne se sont pas déplacés ce 7 mai. Les 18-24 ans (34%) et les chômeurs (35%) sont les catégories qui se sont le plus abstenues.

Par ailleurs, 4,2 millions d’électeurs (soit 8,9% des électeurs inscrits) ont glissé un bulletin blanc ou nul dans l’urne lors de ce second tour. Il s’agit d’un record absolu sous la Ve République.

En définitive, Emmanuel Macron a donc été élu par seulement 43,3% des électeurs inscrits, alors que le total de l’abstention et des votes blancs et nuls atteint 32%.

Un choix par défaut

Source : http://mobile.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/quatre-chiffres-qui-montrent-que-l-election-d-emmanuel-macron-n-est-pas-si-ecrasante_2180067.html#xtref=acc_dir

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Maurice Ulrich : « A l’Assemblée nationale, la seule force d’opposition réelle sera la gauche »

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 Où que vous soyez, à partir de maintenant suivez le PHI, rejoignez la FI

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Un appel d’électeurs anonymes et insoumis

PCF, FI, pour que cessent nos divisions : un appel pour gagner les législatives !

Les législatives arrivent à grand pas. La réussite politique du mouvement porté par la France insoumise ne peut et ne doit pas s’arrêter. Il nous faut arriver unis en juin, pour battre la droite molle, la droite dure et l’extrême-droite. Nous lançons un appel aux dirigeants de la FI, du PG, du PCF et d’Ensemble pour l’union afin de porter le programme des Insoumis à l’Assemblée.

A Clémentine Autain, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon

Cher.es camarades,

Nous sommes des électeurs anonymes qui avons voté pour le programme de la France insoumise au 1er tour des présidentielles et pour son porte-parole, Jean-Luc Mélenchon.

Passée la déception de ne pas être au second tour, le résultat de la France insoumise nous rend profondément heureux et motivés. Le moment est historique : le mouvement rassemble 3 millions de voix en plus par rapport au Front de Gauche de 2012, il entame une reconquête des voix des classes populaires, des précaires et des jeunes. Il constitue l’une des grandes forces politiques du pays, à « seulement » 600 000 voix du FN. Et il s’affirme enfin comme première force de la gauche, une gauche de combat, qui ne cède pas aux sirènes du social-libéralisme, se tourne résolument vers l’écologie et entend rompre enfin avec une Union Européenne devenue un carcan libéral.

Désormais, tous nos efforts doivent être dirigés vers les législatives, qui arrivent à grand pas. A l’Assemblée, si nous y sommes en nombre, nous pourrons combattre toutes les politiques réactionnaires et libérales voire, qui sait, parvenir à convoquer une Constituante. Dans ce contexte, nous nous désolons de voir que les négociations entre les forces de notre gauche — et notamment entre la FI et le PCF — sont au point mort.

Que cela soit clair : si nous n’arrivons pas aux législatives en tant que force unique et unifiée, c’est la défaite assurée. Dans des dizaines et des dizaines de communes, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête des suffrages. Nous avons l’opportunité d’envoyer énormément de députés à l’Assemblée : de potentiels élu.es dont la plupart ne sont pas des professionnel.les de la politique et donc beaucoup ne sont pas des vieux hommes blancs aisés, cette catégorie de la population tant et tant sur-représentée à l’Assemblée. Nous avons l’occasion de renouveler l’Assemblée, tant d’un point de vue politique que sociologique. Cette occasion, nous ne pouvons pas nous permettre de la rater.

Nous demandons solennellement à Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Clémentine Autain et à tous les cadres des différents mouvements politiques qu’ils et elles représentent de s’accorder pour des candidatures communes et uniques aux législatives. Pour gagner :

  • Il faudra une candidature pour une circonscription. Cette candidature devra être supportée de façon commune par la FI, le PCF, Ensemble, le PG, et éventuellement avec le NPA s’il le souhaite.
  • Dans les circonscriptions où les candidats socialistes ou écologistes ne se résolvent pas à l’idée de devenir les supplétifs d’Emmanuel Macron au sein d’un grand groupe parlementaire du centre (ce qui est déjà prévu par les instances dirigeantes du PS : voir ici, notamment), tendons leur la main, quitte à se désister vis-à-vis d’eux s’ils décident de quitter le PS pour nous rejoindre.
  • La stratégie mise en œuvre par la France insoumise a fonctionné, en dépassant la structure de cartel de partis auquel le Front de Gauche s’était limité. Cette stratégie doit diriger notre action : qu’on le veuille ou non, les intérêts propres à chaque parti de notre gauche doivent être dépassés et les relations entre chacun se pacifier.
  • Dans ce contexte, on ne peut pas rejouer encore et encore la carte des identités partisanes, des alliances alambiquées et à géométrie variable. Nous comprenons notamment que le PCF tienne à son identité : ce grand parti a mené tant et tant de luttes pour les travailleurs et les travailleuses de ce pays, nous lui devons tant. Mais nous ne pouvons pas sacrifier l’émergence d’un mouvement large au nom de la préservation de cette identité là : le PG et Ensemble ont su se mettre en retrait pour favoriser ce mouvement, le PCF peut et devrait entrer dans l’espace politique de la FI, sans rien renier de sa singularité et de sa liberté de ton. Faisons tous et toutes partie d’un même mouvement, plus ouvert et moins rigide que le Front de Gauche, tout en gardant les spécificités propres à chacun : c’est ce qui nous a manqué ces dernières années !
  • Il est hors de question de proposer des accords qui seraient humiliants pour l’un ou l’autre des partis : absents de l’Assemblée sortante, la FI, le PG et Ensemble doivent avoir des députés. Mais dans le même temps, il est nécessaire de faire sa juste place au PCF, depuis longtemps investi dans les luttes et dont les militant.es ont toujours constitué une force précieuse pour notre gauche. Plutôt que de parachuter n’importe qui dans n’importe quelle circonscription, laissons les camarades locaux décider de qui est le ou la plus légitime.
  • La charte de la France insoumise doit être signée : elle permet d’arriver devant les électeurs et électrices avec clarté et transparence. Elle comporte des avancées majeures pour la transparence de la vie politique et le respect du mandat donné aux député.es. Amendons-la pour ne pas rebuter nos camarades : oui au respect du programme et des engagements électoraux, qui sont la racine même de la légitimité du mandat, tout en laissant une place à la possibilité de faire évoluer, dans une certaine limite, les positions futures au sein de l’Assemblée (positions qui devront être collectivement et démocratiquement élaborées).
  • La question du reversement des indemnités, et de l’association qui les recueille, ne peut pas continuer à crisper les relations entre la France insoumise et le PCF. Que soit trouvée au plus vite une solution, qui permette au PCF de continuer à alimenter son budget grâce à ses élus, puisqu’il semble que ce soit là le point de négociation.
  • La plainte déposée par la France insoumise contre le PCF doit être retirée. Cela crée encore plus de tensions, de frustrations, d’inimitiés entre les militants de nos organisations : ce n’est pas comme cela que nous gagnerons quoi que ce soit.
  • Enfin, la propagande doit être unifiée au niveau national : les affiches, tracts, argumentaires de campagne devront mettre en avant l’appartenance à la France insoumise (affiche blanche et bleue, photo de JLM…), même si ils pourront comporter, en format réduit, les logos des forces politiques en présence. Qu’on le veuille ou non, le résultat de la FI est fortement associé à la capacité qu’a eu Jean-Luc Mélenchon de mobiliser toute une partie de la population autour d’un programme, d’une image, d’un vocabulaire, d’un ensemble de symboles. Pour gagner aux législatives, nous ne pouvons pas mettre tout cela à la poubelle. Nous devons nous appuyer sur ce qui a fonctionné, sur ce qui a pu nous porter jusqu’aux 20%. Nous devons apparaître comme une force immédiatement reconnaissable et comme une force unie. Ce n’est qu’au prix d’une uniformisation du matériel de campagne que nous pourrons être identifiés et que nous pourrons remporter des suffrages.

Encore une fois, le moment est historique. Nous pouvons entrer en nombre à l’Assemblée : en fonction du taux de participation aux législatives, ce sont entre une et plusieurs centaines de circonscriptions dans lesquelles nous pouvons nous maintenir. Et 67 dans lesquelles Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête. Cette chance doit être saisie, et tous les moyens pour y parvenir doivent être mis en œuvre.

Dirigeant.es de la France insoumise, du PG, du PCF, d’Ensemble, cadres et militants de toutes les forces qui composaient le Front de Gauche : ne reproduisez pas les erreurs qui ont été commises ces 5 dernières années, qui ont fait retomber la dynamique lancée par les 11% de 2012. Nous, non-encartés, ne voulons plus des querelles partisanes, des affrontements stériles pour la répartition des postes, qui résonnent encore comme des échos de la vieille politique, et qui repoussent toujours plus loin notre objectif d’émancipation de toutes et tous.

Vous avez une responsabilité historique, 7 millions de Français vous font confiance et vous regardent. Camarades, soyez dignes de nos luttes, de nos espoirs et de nos volontés de rompre avec ce vieux monde !

 

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le fil du 6 mai

Deux jours avant de régler son compte à Le Pen

vendredi 5 mai 2017, par Jean-Luc Mélenchon

Comme un piano mécanique, la présidentielle déroule sa partition écrite de longue main. Le deuxième tour où tout électeur est pris en otage pour faire élire n’importe qui d’autre ou sinon c’est Le Pen, prouve son efficacité. Nous allons en effet tous refuser notre voix à Marine le Pen, quelle qu’en soit la forme et le prix. (…)

Cette fois-ci, le final de la comédie a été en apothéose, avec l’explosion finale des unes hebdomadaires et parfois quotidiennes : Macron à l’endroit, Macron à l’envers, Macron bébé, Macron enfant, Macron au ski, à la plage, certes creux et parlant beaucoup pour ne rien dire mais tellement… tellement Maacronnn quoua !

Tout ce dressage rustaud avait pourtant failli dérailler quand il est devenu évident qu’en dépit de tous les barrages de calomnies, citations truquées, sondages en accordéon, je parvenais à me glisser dans le mouchoir de poche des éligibles au deuxième tour. Aussitôt, les orgues de Staline du parti médiatique se sont mis en place. Pendant quinze jours, les indignés de circonstances ont mitraillé sans pause et se sont mobilisés pour « faire barrage à Mélenchon ». Cuba mais pas Qatar, Poutine mais pas Erdogan, Alba mais pas Raka et Lafarge. Sans un mot contre Le Pen, les médiacrates qui n’ont jamais rien fait d’autres que de lui servir la soupe et la dédiaboliser au fil des mois et lui donner jusqu’au double de mon temps de parole, se sont dressés sur leurs ergots tout en haut du tas de fumier de la ferme des animaux.(…)

Tout tient dans une réalité simple : les élections législatives ont commencé. Ce n’est pas pour rien qu’un premier sondage annonce déjà la majorité pour les candidats de « En Marche ». Bien sûr, nous sommes sondés en tant que « Front de gauche » quoi que celui-ci n’existe plus depuis deux ans et soit devenu le cache sexe usuel du PCF. Cette nouvelle manipulation est un aveu elle aussi. Elle signifie que les législatives sont pour la première fois depuis bien longtemps incertaines comme l’a été l’élection présidentielle elle-même. Mais elles concentrent l’enjeu politique du pouvoir depuis que le deuxième tour est une formalité, une partition écrite d’avance. Dès lors, le vieux monde veut surtout se débarrasser du risque qui l’a tant effrayé à l’élection présidentielle. Tous les partis de la tambouille se sont donné le mot pour dénigrer et tenter de faire chanter les récalcitrants. (…)

Comme je connais le nombre de plumes éthiques et indépendantes qui gardent la chiourme, je me fais un devoir de répéter ici : pas une voix pour le Front national bien sur. Mais notre souffrance pour les gens et pour le pays ne cessera pas de sitôt. Elle durera aussi longtemps que la chaîne ne sera pas rompue quelque part en Europe. Le devoir de résistance commence dès le résultat de l’élection présidentielle. Notre devoir est de saisir toutes les opportunités pour en finir le plus vite possible. Et l’élection législative est la première et la plus formidable de ces occasions ! Car c’est elle qui nous permet de refuser de donner les pleins pouvoirs au gouvernement Macron.

Billet intégral : http://melenchon.fr/2017/05/05/deux-jours-de-regler-compte-a-pen/

AUX DONNEURS DE LEÇONS ANTI-FN (qui se réveillent tard)

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La France insoumise engage des poursuites judiciaires contre le PCF

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon veut porter plainte contre les candidats communistes qui, sans être investis par la France insoumise, utilisent la photo de son candidat. Un coup de semonce dans la guerre froide qui oppose les deux formations de gauche.

Le communiqué de presse vient de tomber. Cinglant. La France insoumise a décidé « d’engager des poursuites judiciaires » contre son « allié » de la présidentielle, le Parti communiste. La raison ? « Le PCF cherche à semer la confusion chez les électeurs qui ont voté pour le candidat de la France Insoumise en faisant croire que les candidats du PCF aux législatives ont le soutien de Jean-Luc Mélenchon », explique le mouvement qui dénonce une « usurpation ».

Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, évoque des tracts portant la photo du candidat à la présidentielle alors même que la France insoumise présente un ou des candidats sur le même territoire, comme celui-ci dans l’Oise :

« Cela fait plusieurs fois qu’on demande au PCF de faire quelque chose pour que ses candidats stoppent ces pratiques, mais rien n’est fait ! », s’insurge-t-il, précisant que si le PCF sévissait contre ces candidats, alors, aucune plainte ne serait déposée. « On a fait tout un travail de terrain pour Mélenchon, c’est normal qu’on revendique une partie du score, rétorque un militant communiste. Quand on collait des affiches partout à l’effigie de Mélenchon, là, la France insoumise ne nous disait rien ! »

Si le torchon brûle désormais entre le mouvement de Jean-Luc Mélenchon et le parti de Pierre Laurent, cela fait suite à des mois de guerre froide entre les deux formations. Cette nouvelle pomme de discorde autour de l’image du candidat a pour toile de fond de vieilles rancœurs autour du soutien, tardif et pour le moins distant, du PCF à la présidentielle. Mais aussi les inextricables discussions autour des législatives.

Les deux mouvements n’arrivent pas à s’accorder en vue des élections du mois de juin, pourtant déterminantes pour s’opposer à Emmanuel Macron – s’il est élu. Avec d’un côté, le PCF qui refuse de signer la charte de la France insoumise, et de l’autre, la France insoumise qui refuse de changer la stratégie qui a porté Jean-Luc Mélenchon à près de 20 % au premier tour de la présidentielle. « Il ne faut surtout pas qu’on retombe dans des discussions d’accords d’appareils, sinon, on n’aura plus du tout de dynamique », avance Manuel Bompard.

Pour le moment, les discussions sont au point mort. Le PCF a fait plusieurs appels du pied par voie de presse. La France insoumise a adressé aujourd’hui un courrier pour proposer soit un accord national sous la bannière de la France insoumise, soit un accord de désistement réciproque sur 52 circonscriptions. Il fait écho à une lettre envoyée hier, par Pierre Laurent à Jean-Luc Mélenchon, où le leader communiste réitérait sa proposition de faire campagne ensemble, non dans le cadre de la France insoumise, mais un autre dénommé « La force du peuple à l’Assemblée nationale ». « Cette proposition respecte la place centrale tenue par notre candidat et peut être acceptée par tous », écrivait-il, avant d’ajouter, visiblement soucieux d’apaiser la brouille :

Ne voulant toutefois fermer aucune porte, nous avons noté qu’en cas de refus d’un accord national sur ces bases, vous proposez un retrait réciproque de candidats dans un nombre limité de circonscriptions. Vous avez cité le chiffre de 30 circonscriptions pour chaque force. Bien que beaucoup trop limitée à nos yeux, nous vous proposons, si vous maintenez votre refus à la proposition qui a notre faveur, d’examiner dès demain dans le détail cette proposition de repli.

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui a refusé la rencontre de ce matin, se donne jusqu’à mardi prochain pour trouver une solution. Après cette deadline, les deux formations concurrentes se retrouveront sur le terrain pour en découdre lors d’une campagne législative qui s’annonce plus que jamais fratricide à gauche.

Source : https://www.politis.fr/articles/2017/05/la-france-insoumise-engage-des-poursuites-judiciaires-contre-le-pcf-36868/

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Les élites françaises se dressent contre le fascisme !

Chez LIP, debout sur la table, BHL s’écrie « NO PASARAN » !

Le 5 mai 2017

4,4 millions d’électeurs en 1988, 7,7 millions en 2017. Trente-trois ans d’indignation morale sans le moindre effet. Mais chaque fois, les personnes importantes prennent la pose contre la bête immonde devant les caméras. À chaque fois, les pompiers pyromanes dénoncent ce peuple de beaufs racistes, ces ouvriers passés du rouge au brun. À chaque fois, une question passe sous le tapis, qui a fabriqué ce F.N. ?

21 avril 2002, c’est le choc. Jean-Marie Le Pen (16,86%) arrive second devant Lionel Jospin (16,16%). La gauche est balayée. Le Pen sera face à Chirac au deuxième tour, le 05 mai. Quatre jours avant, le premier mai, deux millions de personnes manifestent contre le FN.

Quinze ans plus tard, Marine a compris comment faire cuire les grenouilles. Elle arrive en finale avec 21,53%, son record historique avec 7,6 millions de voix, bien mieux que son père et sans faire de vagues. Si vous jetez la grenouille dans l’eau bouillante, elle réagit et saute hors de la casserole, mais si vous la mettez dans l’eau froide et que vous chauffez peu à peu, elle s’endort gentiment.

Pour Le Pen, le « séisme » d’avril 2002 n’était pas une victoire. Avec 11,8% des inscrits, son score était le même qu’en 1988 (11,7%) et qu’en 1995 (11,6%). C’est l’abstention qui explique ce résultat, et d’abord le rejet des politiques néo-libérales et leur cortège de galères et de chômage. Arrivé troisième, Lionel Jospin, alors Premier ministre socialiste et serviteur convaincu du néo-libéralisme, détient le record des privatisations. En matière sociale, on lui doit la dénonciation de « l’excuse sociologique », mais c’est lors de l’annonce de 7 500 licenciements chez Michelin, le 16 septembre 1999, qu’il lance son fameux : « Il ne faut pas tout attendre de l’État », en ajoutant : « je ne crois pas qu’on puisse administrer désormais l’économie (…) Tout le monde admet le marché. »

C’est dans ce social-libéralisme qu’on peut trouver les causes profondes du vote Front National. Dans le mépris social, les trahisons et les souffrances imposées depuis plus de 30 ans par les politiques néo-libérales de gauche et de droite contre la classe populaire et la petite classe moyenne. Emploi, insécurité économique et sociale, réduction des services publics… Dans la sidérurgie, les trahisons emblématiques successives de Mitterrand, de Sarkozy puis de Hollande ont assuré le développement et l’enracinement du FN à travers tout le pays. C’est avec Hollande, Valls et Macron que le F.N. est parvenu à une hauteur inégalée.

Le FN a fait l’objet d’innombrables études et d’articles, mais la lutte contre le FN se limite à l’indignation morale, au rejet radical, à la dénonciation de propos racistes. On s’intéresse beaucoup moins aux causes sociales du vote frontiste. Journalistes et artistes prennent la pose du résistant face à la bête immonde dont le ventre est encore chaud. L’électeur du FN est un beauf raciste, un prolo communiste passé du rouge au brun. Ce racisme anti-raciste répond parfaitement à la stratégie du Front National. Avec un art consommé de la provocation, Jean-Marie Le Pen a fait le bonheur des médias qui lui ont rendu la politesse en faisant de lui le grand Satan le plus exécré. C’était son but. Car Satan, c’est un hors-la-loi, c’est le rebelle. Bien avant Donald Trump, il a montré que le vengeur des opprimés n’est pas forcément Robin des bois ou Che Guevara. Un milliardaire raciste peut tenir le rôle pour peu qu’il s’en prenne à l’« establishment » et à l’immigré, musulman de préférence. Les riches et les oligarques du CAC 40 ont toujours apprécié et soutenu ce FN qui les protège en canalisant la colère populaire contre l’immigré et l’étranger. La guerre des pauvres contre les pauvres a toujours fait la joie des riches.

Dans son discours, le FN fustige « le système » et la finance et promet le protectionnisme face à la mondialisation. Mais ce déguisement ne tient pas lorsque le FN parle aux grands patrons. Ainsi le 28 mars 2017, Bernard Monot, brillant économiste du FN, rassurait le MEDEF : «  Le FN est l’ami de toutes les entreprises et je rappelle que nous sommes de vrais libéraux, partisans sans ambiguïté de l’économie de marché et de la libre entreprise. »

Depuis plus de trente ans, le Front National est aussi bien utile pour la classe politique. C’est un épouvantail très recherché. Chacun sait aujourd’hui, grâce à Roland Dumas, comment François Mitterrand a aidé le Front National à sortir de la marginalité pour s’en faire un moyen de diviser la droite et remporter sa réélection en 1988. De même, au nom de la lutte contre le FN, SOS Racisme fut, comme le raconte Jacques Attali, une instrumentalisation politique de l’antiracisme créé de toute pièces directement par l’Élysée.

Aujourd’hui, la carte du vote Front National correspond exactement à la carte de la France abandonnée. Le FN se nourrit des inégalités et de l’exclusion. Marine Le Pen fait ses meilleurs scores là où les problèmes économiques et sociaux sont les plus graves. Taux de chômage élevé, jeunes sans diplôme, population sous le seuil de pauvreté, ménages monoparentaux, inégalités sociales. La mondialisation a créé des fractures profondes entre ceux qui en jouissent agréablement et ceux qui glissent et sentent que les parois sont lisses.

Ces perdants n’ont sans doute pas grand chose à attendre de la droite, mais que répond la gauche, disons la gauche de gouvernement, celle qui avait la finance comme ennemi public numéro un ? Elle ne répond pas.

Et ce n’est pas un hasard. En 2011, la fondation Terra Nova, une fondation proche du PS, dans une note intitulée « Gauche, quelle majorité électorale pour 2012 ? », conseillait clairement l’abandon de la classe populaire :

« Il n’est pas possible aujourd’hui pour la gauche de chercher à restaurer sa coalition historique de classe : la classe ouvrière n’est plus le cœur du vote de gauche, elle n’est plus en phase avec l’ensemble de ses valeurs, elle ne peut plus être comme elle l’a été le moteur entraînant la constitution de la majorité électorale de la gauche. La volonté pour la gauche de mettre en œuvre une stratégie de classe autour de la classe ouvrière, et plus globalement des classes populaires, nécessiterait de renoncer à ses valeurs culturelles, c’est-à-dire de rompre avec la social-démocratie. »

Un joli cadeau pour le Front National.

Depuis plus de trente ans, les politiques néo-libérales sont responsables de la lepénisation de la classe populaire. Le creusement des inégalités, les souffrances sociales, les humiliations et les trahisons ont produit ce profond ressentiment devenu adhésion à cette « illusion nationale » [1].

Emmanuel Macron et Marine Le Pen forment en réalité un couple inséparable, l’un n’existerait pas sans l’autre, Marine fustige la finance, la mondialisation, l’Europe, Emmanuel s’érige comme dernier rempart contre le populisme ambiant. Si Marine ne gagne pas cette fois, elle peut compter sur l’ami Macron pour amplifier le désastre et lui garantir un formidable succès en 2022.

Oui, il y a du boulot, camarades !

Daniel MERMET

Source : http://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/chez-lip-debout-sur-la-table-bhl-s-ecrie-no-pasaran

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Comment Le Pen présidente se prépare à confisquer les élections législatives

Le 03.05.2017 à 13h00

Si l’on en croit le programme du FN et les confidences d’un proche, Marine Le Pen a préparé un plan glaçant pour se donner une majorité à l’Assemblée nationale tout en étant minoritaire. De quoi inciter à réfléchir avant de voter blanc ou s’abstenir.

Dans le Canard Enchaîné, de ce mercredi 3 mai, Gilles Lebreton, eurodéputé FN et membre du conseil stratégique de Marine Le Pen, dévoile l’idée géniale retenue par les stratèges lepénistes pour contourner le suffrage universel, et c’est glaçant:  » Si la nouvelle Assemblée nous est hostile, nous changerons la loi électorale par un référendum organisé dès l’été prochain, puis la Présidente dissoudra l’Assemblée…  »

Ici réside le détournement potentiel, dans la mesure où avant de nouvelles élections législatives, qui auraient lieu à la fin de l’été, voire au début septembre, la présidente Le Pen aura soumis au peuple français, par référendum une nouvelle loi électorale instaurant la proportionnelle.

Mais attention ! Pas n’importe quelle forme de proportionnelle ! Cette dernière serait intégrale, mais en apparence seulement. L’engagement 3 du programme de la candidate Le Pen précise qu’une « une prime majoritaire de 30% des sièges pour la liste arrivée en tête et un seuil de 5% des suffrages pour obtenir des élus ». Précision qu’il convient de relier à l’engagement 4, qui prévoit de réduire le nombre de députés à 300. Autrement dit, la proportionnelle  » intégrale  » de Marine Le Pen ne s’appliquerait que sur 210 sièges, 90 d’entre eux étant affectés à la liste arrivée en tête eux élections législatives.

En clair, si le FN obtenait au moins 25% des voix et finissait comme le premier parti de France, il lui serait possible d’espérer la majorité des sièges à l’Assemblée nationale grâce à la prime de 90 sièges automatiquement alloués à la liste arrivée en tête. (…)

Le pire à redouter avec l’article 16

Ajoutons à cela qu’il est possible que, durant la période allant de son élection, le 7 mai, jusqu’au mois de septembre, Marine Le Pen ne se résigne pas à l’immobilisme politique. Elle dispose en effet d’une arme redoutable, l’article 16 de la constitution, qui permet au président de la République de s’emparer des pleins pouvoirs selon son bon plaisir:  » Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. Il en informe la nation par un message.  »

Source : https://www.challenges.fr/election-presidentielle-2017/comment-le-pen-presidente-se-prepare-a-confisquer-les-elections-legislatives_470951?google_editors_picks=true

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Déclaration de  Myriam Martin, conseillère régionale d’Occitanie et porte parole nationale de Ensemble !

Dimanche prochain j’irai voter. Je glisserai dans l’urne le bulletin de vote Emmanuel Macron.
Ce choix n’est nullement guidé ou influencé par des pressions extérieures.
Bien au contraire.
Le déchaînement par médias interposés, de ceux et celles qui invectivent les électeurs et électrices susceptibles de s’abstenir ou de voter blanc, face au danger Le Pen, a quelque chose de particulièrement scandaleux. (…)

une partie de l’électorat de gauche hésite entre le vote pour Macron l’abstention ou le vote blanc.
Nul n’a le droit de le leur reprocher en disant qu’ils et elles font le jeu du FN, pas plus qu’il est juste d’accabler Jean Luc Mélenchon ou la France Insoumise.
Nous n’avons pas besoin de recevoir des leçons d’antifascisme, surtout de la part de ceux, comme François Hollande, qu’on n’entendait pas quand Marine Le Pen a été donnée pendant des mois en tête de tous les sondages, ou de la part de ceux qui établissaient des parallèles insupportables entre Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon!
Les antifascistes conséquents étaient dans la rue ce 1er mai lors de la journée internationale des travailleurs, je les ai vus, j’y étais. Ceux qui n’ont pas arrêté de comparer la manifestation du 1er mai 2002 à celle de mardi dernier, ou de se lamenter d’un « front républicain » en perdition, n’y étaient pas.
Le fascisme nous savons ce qu’il signifie.
Nous n’avons pas oublié, nous, les heures les plus sombres de notre propre histoire.
Nous savons ce qu’est un régime autoritaire. Les exemples malheureusement ne manquent pas. Nous savons aussi pourquoi il faut battre le FN le 7 mai prochain. (…)

Lire intégralement : http://www.resistons.net/index.php?post/2017/05/05/Battre-Le-Pen-le-07-mai.-Combattre-Le-Pen-d%C3%A8s-le-8-mai

Clémentine Autain « Nous reprocher de faire le jeu du FN, c’est indécent »

Soutien de Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain revient dans cette interview à Libération sur le non-choix du candidat de La France insoumise et appelle à « battre Marine Le Pen ».

Avez-vous compris le choix de Jean-Luc Mélenchon de ne pas donner de consigne de vote ?
C’est sa décision. Je respecte Jean-Luc Mélenchon qui a mené notre famille politique aux portes du second tour. Il a choisi une méthode, celle de la consultation de ses militants. Nous n’avons donc aucune leçon à recevoir en terme de lutte concrète contre le FN : si Marine Le Pen n’a pas atteint les 26 % que les intentions de vote lui promettaient il y a encore quelques mois, c’est parce que Jean-Luc Mélenchon a fait une campagne qui a ramené des électeurs sur la voie de l’émancipation humaine. Je n’oublie pas non plus que des leaders LR, PS et même le président de la République ont mis en garde, en fin de campagne, contre le «danger» Mélenchon et non celui du FN. Nous mettre aujourd’hui le pistolet sur la tempe est indécent.

(…)

En laissant le trouble s’installer, Mélenchon n’a-t-il pas laissé ouvert la porte à Le Pen pour s’adresser à vos électeurs…
Elle vise des personnes affectées par quarante ans de néolibéralisme. Ceux qui nous font de grandes leçons morales aujourd’hui sont responsables du désarroi des catégories populaires. Cet «abstentionnisme-bashing» de ceux qui ont contribué à faire monter le FN est insupportable. Vous parlez de «trouble»… Mais voter «Macron» crée aussi du trouble chez nos électeurs.

Pourquoi ne pas prononcer directement le mot « Macron » ?

Je souhaite que Le Pen soit battue. Tout le monde comprend… Nous ne voulons pas être mis dans le même sac qu’Estrosi et Valls. Ni de près ni de loin, nous ne souhaitons être associés au projet d’Emmanuel Macron. Sa vacuité m’inquiète et ce qu’il fait depuis dimanche est très préoccupant. Laisser Marine Le Pen seule contre tous, ce serait lui faire un cadeau : celui de l’antisystème. Or nous n’avons rien à voir avec ce système. Je dis à nos militants, à nos sympathisants : ne vous divisez pas. L’espérance déçue trouvera sa revanche aux législatives.

Lire intégralement : https://www.ensemble-fdg.org/content/clementine-autain-nous-reprocher-de-faire-le-jeu-du-fn-cest-indecent

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Comment on nous l’a amené…  (Pour rester poli)

Macron, le candidat des médias, non, vous croyez ?

Source : Là-bas si j’y suis

montage : Jonathan DUONG et Pauline BOULET
mixage : Alexandre LAMBERT

8 mn 47

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Un peu de littérature ne saurait nuire…

Michel Houellebecq, écrivain, vient témoigner sur la vie politique actuelle et nous délivrer sa vision de ces élections 2017 dans « L’Emission politique ». Spéciale présidentielle – 4 mai 2017 (France 2).

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

 

 

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le fil du 5 mai

Déclaration commune de Jonathan Devaux et Danielle Floutier de la France Insoumise Vidourle Petite Camargue – 2e circonscription du Gard – après le débat de l’entre-deux-tours entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Et que le vent se lève !

A quelques heures du deuxième tour de l’élection présidentielle, le débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen a donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, éditorialiste de l’Humanité.

« Marine Le Pen : coquille vide, xénophobie et démagogie populiste »

Réalisation : Abrahim Saravaki

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Députée communiste de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet fixe comme horizon de l’après-présidentielle la nécessité de prolonger la dynamique de la France insoumise aux législatives. Et de vraiment refonder la gauche.

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Régis Debray : « On peut ne pas être d’accord sur tous les points avec M. Mélenchon, c’est mon cas, mais montrer du doigt celui qui est allé hier défier Mme Le Pen dans son fief électoral, qui a enlevé au FN le monopole du vote populaire, et qui a su rallier, par une campagne modernissime, les 18-35 ans aux vieux idéaux d’égalité et de fraternité dont se gaussent nos modernisateurs patentés, cela me paraît cocasse, sinon obscène.
N’étant ni un leader politique ni un leader d’opinion, je n’ai pas à me joindre aux donneurs de consigne. Je peux distinguer, cela dit, entre un danger immédiat et un danger à moyen terme et je me contenterai donc d’aller dans l’isoloir, en citoyen content d’habiter une République où le vote est secret, et la vie privée, privée. »

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Ça circule sur les réseaux…

Citoyen(ne)s,

Si vous n’avez pas choisi dimanche dernier l’un des deux candidats présent au second tour,

Si vous choisissez d’aller voter dimanche 7 mai, Ne vous rendez pas dans les isoloirs avant 17h !

Pour exprimer votre colère vis à vis du choix qu’il reste pour faire barrage au FN, attendez la fin de la journée pour vous rendre dans les bureaux de vote.

Ainsi, les chiffres de la participation à 12h et à 17h seront historiquement bas et seront la manifestation d’un cri de colère de tous les citoyens qui ne veulent pas du FN mais n’adhèrent pas au projet de M. Macron.

Il restera alors 2 ou 3 heures pour aller voter.

Partagez cet appel autour de vous !

PS : selon le code électoral et pour répondre à certaines remarques sur les files d’attentes possibles, toute personne dans le bureau de vote avant l’heure de fermeture peut voter. 19h et 20h ce sont les heures de fermeture des portes des bureaux pas la fin des votes.

PPS : il y a une pétition sur Change qui reprend l’idée de cet appel : https://www.change.org/p/bloquer-le-pen-sans-soutenir-macron-c-est-possible

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Gilles Poux, Maire de La Courneuve : Lettre ouverte à Pierre Laurent

La Courneuve, le 27 avril 2017

Cher Pierre,

Les communistes sont face à un choix stratégique majeur :

Soit se mettre résolument au service de la dynamique populaire qui est née grâce à l’espoir qui se redessine dans notre peuple du fait de la formidable campagne que nous venons de vivre avec la France Insoumise.

Soit chercher à préserver des positions, une légitimité d’appareil, dans des postures de calculs à mille lieux des gens.

Pour moi, le choix est clair, c’est la première alternative qui s’impose.

Je ne me suis pas, en effet, reconnu dans les atermoiements de mon parti ces dernières années et particulièrement ces derniers mois, plus soucieux de son existence que d’être au cœur du mouvement populaire.

J’ai le terrible sentiment qu’une fois de plus, guidés par des crispations d’appareil, nous sommes en train de passer à côté de l’histoire.

Une fois de plus, car la liste des occasions manquées est longue dans notre histoire. Par exemple :

Il y a eu 1956 où nous avons préféré cacher aux communistes et aux peuples le rapport Khrouchtchev pensant ainsi préserver notre aura, nous rendant à notre corps défendant complices des crimes et déviations du régime de l’URSS

Ce fut le cas aussi au milieu des années 60 et 70 où ne voyant pas l’enthousiasmant mouvement d’émancipation populaire se dessiner avec une jeunesse en quête d’une nouvelle société, d’un monde nouveau, où ignorant la naissance de mouvements d’émancipation des femmes, nous nous sommes retrouvés à la remorque des luttes et des exigences nouvelles qui émergeaient au sein du peuple

Ce fut le cas au début des années 80 face aux mouvements des jeunes des cités populaires, filles et fils d’immigrés, quand nous les avons regardés se révolter sans vraiment en être alors que dans ces mêmes cités populaires nous avions une cellule communiste par cage d’escalier

Et que dire de l’après 2012 et de nos tergiversations avec le Front de Gauche

Lire la suite : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article154304

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DOSSIER MACRON

François Ruffin : « Lettre ouverte à un futur président déjà haï »

TRIBUNE. Monsieur Macron, je regarde votre débat, ce soir, devant ma télé, avec Marine Le Pen qui vous attaque bille en tête, vous, « le candidat de la mondialisation, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous », et vous hochez la tête avec un sourire. Ça vous glisse dessus. Je vais tenter de faire mieux.

D’habitude, je joue les petits rigolos, je débarque avec des cartes d’Amiens, des chèques géants, des autocollants, des tee-shirts, bref, mon personnage. Aujourd’hui, je voudrais vous parler avec gravité. Vraiment, car l’heure me semble grave : vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Élysée.

Lundi 1er mai, au matin, j’étais à la braderie du quartier Saint-Maurice, à Amiens, l’après-midi à celle de Longueau, distribuant mon tract de candidat, j’ai discuté avec des centaines de personnes, et ça se respire dans l’air : vous êtes haï. Ça m’a frappé, vraiment, impressionné, stupéfié : vous êtes haï. C’était pareil la veille au circuit moto-cross de Flixecourt, à l’intuition, comme ça, dans les discussions : vous êtes haï. Ça confirme mon sentiment, lors de mes échanges quotidiens chez les Whirlpool : vous êtes haï. Vous êtes haï par « les sans-droits, les oubliés, les sans-grade » que vous citez dans votre discours, singeant un peu Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes haï, tant ils ressentent en vous, et à raison, l’élite arrogante (je ne vais pas retracer votre CV ici).

Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. L’oligarchie vous appuie, parfait, les classes supérieures suivent.

Fulgurant paradoxe

Article intégral (payant. 2 euros. Désolé mais ainsi va Le Monde) : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.html?h=16

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

Didier Porte : « Jean-Luc, éclaire mon chemin vers l’isoloir ! »

Le patron du MEDEF a été admis ce matin à l’hôpital Necker de Paris dans un état grave. Selon plusieurs proches, Pierre Gattaz tentait depuis trois jours l’expérience de se mettre dans la peau d’un pauvre en vivant avec le RSA comme seul revenu. (source Le Gorafi)

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le fil du 4 mai

Les insoumis sont à présent 521 165

Soit près de 10 000 de plus par jour depuis le premier tour de la présidentielle !

Qu’attendez-vous pour rejoindre la France Insoumise ?

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Le débat ? Beaucoup de bas, très peu de haut…

Émission entière (58mn) : https://www.youtube.com/watch?v=C-KSIxuXMXs

 

Le billet du 04 mai de Daniel Schneidermann

Dans ma tâche ingrate d’animateur de plateaux, il m’est arrivé plusieurs fois de me trouver face à des invités, venus avec pour seul but de pourrir la discussion, de la noyer sous les clowneries, ayant décrété à l’avance son illégitimité. Dans cette situation, pas d’autre solution, comme mes confrères Nathalie Saint Cricq et Christophe Jakubyszyn, que de se croiser les bras, d’attendre que ça se termine, et de me répéter intérieurement « fallait pas l’inviter ». Eh oui. Fallait pas l’inviter. C’est à dire, fallait pas la qualifier pour le second tour. Fallait pas, chers confrères, la légitimer, la dédiaboliser, à grands coups de couvertures sur le péril islamo, et de reportages bidonnés, type PMU de Sevran (oui oui, Nathalie Saint Cricq, je parle pour votre chaîne. Vous l’avez voulue, vous l’avez eue. Deux heures trente d’humiliation au piquet, c’est une douce punition).

Ils sont drôles, ce matin, à tous regretter Mélenchon. Le populiste Mélenchon. Le Mélenchon de « lézextrêmes ». Le même. Ah Mélenchon, tout de même ! C’aurait été autre chose ! C’est le journal de 7 heures 30 de France Culture, qui s’ouvre sur la réaction d’Eric Coquerel (« affligeant »). Et c’est surtout Dominique Seux, qui soupire : « au moins, avec Mélenchon face à Macron, le débat sur l’Europe aurait été purgé ». Tout arrive : je suis globalement d’accord avec Seux. Sans doute, oui, l’aurait-on « purgé » une fois pour toutes, ce débat sur le Frexit, père de tous les autres. Tandis qu’avec cette candidate empêtrée dans la contradiction entre le souverainisme de Philippot et les sondages Frexitosceptiques, et qui a noyé son incompétence dans les gesticulations de troll (voir le GIF vedette de la soirée) le débat a été évacué. Macron lui-même, du coup, n’a pas été poussé dans ses retranchements sur l’Europe. Avec l’avenir de la planète, ce sont les deux grands absents du spectacle. Excusez du peu. (…)

Sans vouloir me vanter, je n’ai jamais partagé les ricanements initiaux sur Trump. Dès le début, en 2015, la qualification de Trump, et même son élection, me sont toujours apparus comme plausibles -peut-être pour la seule raison, d’ailleurs, de ce ricanement universel des « belles personnes », boussole qui montre souvent le Sud. De même, je n’arrive pas, même après ce débat, à enterrer Le Pen. Oui, la médiacratie est unanime à dénoncer ses insuffisances, sa confusion de dossiers entre Alstom et SFR, son agressivité et à lister ses mensonges (tâche néanmoins toujours nécessaire, voir iciou ). Oui, même la fachosphère est dépitée. Mais excès de méfiance ne nuit pas.

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Autour des résultats de la consultation des Insoumis…

Face au FN, Jean-Luc Mélenchon (aussi) a raison

Publié le 02/05/2017 à 18:55

Thomas Vampouille Rédacteur en chef adjoint du site Marianne.net

La culpabilisation n’aura donc pas fonctionné. Les « fachos » qui fusent depuis huit jours, non plus. Au terme de leur consultation interne, les militants de la France insoumise (la moitié, en réalité) se sont prononcés à 65% pour le vote blanc, nul ou l’abstention au second tour de la présidentielle le 7 mai, à 34% pour un vote Macron. Et le coupable sera tout désigné ce dimanche soir en cas d’abstention forte, de gros score pour le FN, voire de victoire de Marine Le Pen : ce sera la faute à Jean-Luc.

Car c’est l’antienne répétée partout et par tous depuis le soir du 23 avril : le tribun a trébuché. Mélenchon s’est montré grincheux comme un perdant, voire mauvais joueur quand il espérait encore que les résultats officiels le placeraient in fine en troisième position devant François Fillon. Mais surtout, il n’EN a pas parlé. Pas de FN dans son discours, pas de « No Pasaran » brandi face à Marine Le Pen. Quoi, lui dont l’engagement anti-extrême droite n’a jamais fait défaut durant sa longue carrière politique, lui dont les talents lyriques sont loués même par ses adversaires, n’avait-il donc rien à déclamer gravement en ce soir de retour du péril FN ?

Qu’importe si dans le camp des vainqueurs, Emmanuel Macron n’a pas non plus, ce soir-là, affiché de gravité spéciale. Qu’importe aussi qu’il y a quinze ans, alors que l’arrivée du père Le Pen au second tour avait plongé le pays dans la stupéfaction, Lionel Jospin n’ait pas fait mieux (de fait, le Premier ministre de l’époque a fait pire, attendant le vendredi soir pour pondre un communiqué n’appelant pas à voter Chirac). Qu’importe si depuis, Mélenchon a clarifié sa position anti-FN. En n’étant pas plus prompt, ni plus explicite, il a commis le pire des péchés républicains. C’eût pourtant été une vision de court terme…

C’eût été en effet négliger un fait notable du premier tour de cette présidentielle, dont nous aurions dû nous féliciter : pour la première fois depuis le 21 avril 2002, un candidat a repris du terrain sur le FN, sans se perdre comme la droite Buisson dans ses thèses nauséabondes. Ayant redirigé une partie du vote des déclassés et, au-delà, du vote contestataire vers son nom, Mélenchon aurait-il dû aussitôt prendre le risque de le braquer ? S’il l’avait fait, la presse unanime aurait applaudi sa noblesse. Mais il aurait lâché la proie pour l’ombre. Car la seule progression du FN entre un fameux 21 avril et un certain 23 avril (quinze ans !) prouve bien une chose, dont personne ne semble tirer les conséquences depuis 2002 : le drapeau de l’antifascisme ne fait plus reculer le FN. Il ne convainc que les convaincus.

C’est un fait : dans une partie de la France déclassée, les valeurs républicaines ne sont plus l’alpha et l’omega du vote. Face à la perspective de perdre son emploi, les leçons d’histoire pèsent bien peu, qui plus est face à un FN largement dédiabolisé sous « Marine ». Alors, les partis de tradition républicaine ont raison de rappeler d’où vient le Front national, et surtout où il veut aller. De souligner qui compose l’entourage de sa candidate. De rappeler les mécanismes historiques qui peuvent mener à la catastrophe quand les populismes prennent les rênes du pouvoir. Mais pour que 2022 ne soit pas le troisième épisode de la menace Le Pen, Mélenchon a aussi raison de vouloir continuer à s’attaquer aux racines profondes du vote FN, d’essayer de détourner son électorat de cette chimère. De les conserver donc, précieusement, dans son sillon. Il suit d’ailleurs en cela un principe composant le succès d’Emmanuel Macron, qui le revendique sur le plan économique : regarder la France telle qu’elle est, et non telle qu’on voudrait qu’elle soit. C’est aussi valable au plan électoral.

 

L’avis d’un communiste parmi d’autres…

18 minutes (reposantes) avec Yvan Le Bolloc’h : « Grâce à Mélenchon, j’ai l’impression d’être moins con »

« Macron ? Il n’a jamais été élu. C’est un mec qui sort d’une équipe qui vient de descendre en deuxième division. »

 

Un quidam internaute sur Mediapart…

Sur 450 000 Insoumis des 7 millions d’électeurs de Mélenchon, le résultat de la consultation en ligne est : 36,12% = Blanc ou Nul, 34,83%= Macron, 29,05%= Abstention. Le vote Le Pen n’était pas proposé. Hors de question, ce qui est clair.
Face à ces résultats, que ne faut-il entendre une Virginie Le Guay, du service politique de Paris Match, déclarer :
 » Même si Jean-Luc Mélenchon a dit que les électeurs étaient adultes et responsables et sauraient quoi voter, on voit bien aujourd’hui qu’ils sont très partagés et on voit surtout qu’à présenter sur le même plan l’abstention, le vote nul et le vote Macron et bien finalement ils ne font pas la différence. Mécaniquement, l’abstention favorisera Marine Lepen, donc je trouve que la responsabilité de Mélenchon à cet égard est importante. La responsabilité des responsables (sic) politiques est importante pour éclairer leurs électeurs sur la différence entre un vote et un autre, c’est pas la même chose (re-sic). Après, ils font ce qu ils veulent bien sûr.  »
La dame les autorise donc à faire ce qu’ils veulent mais « après « . Après quoi, madame ? Après avoir été « éclairés  » par le chef ? Ils sont donc tellement abrutis dans le noir de leur cerveau ralenti que, sans les directives d’un chef pour les éclairer, ces opaques ne savent plus ce qu’ils vivent ni dans quel monde ils le vivent ?
Dire que c est ce genre de commérage grimé en analyse politique qui, durant toute sa campagne, a traité Mélenchon de « gourou », de « Staline », de « clone de Le Pen » (tiens, aujourd’hui, la différence leur apparaît ?), de « dictateur » narcissique téléguidant un peuple ignare et inculte de pauvres influençables pédalant dans l’obscurité de leur inculture.
Quand le dit « monstre rouge » choisit le refus d’influencer le vote de ses électeurs -recommandant quand même « aucune voix au fn »- voilà que ce Mélenchon passe de coupable car « trop directif » à irresponsable car « pas assez directif » pour la qualité démocratique dont il fait preuve mais à un moment ou ça n arrange pas …Macron ?
Dans tous les cas, à travers les coups bas sur Mélenchon, durant sa campagne et maintenant, c est le peuple et lui seul qui est toujours déconsidéré, insulté, méprisé.
Qui plus est, le résultat de ces intentions de vote est imputable à des responsables politiques, c est vrai : à ceux qui gouvernent depuis 40 ans avec mention particulière aggravante pour ceux qui gouvernent depuis 5 ans et promettent de continuer en empirant.
Je précise que mon intention de voter contre le FN via Macron, déjà exprimée ici et ailleurs, demeure, et que je n’ai eu besoin d’aucun gourou pour « m’éclairer ». Mais je suis parfaitement solidaire de l’attitude de Jean-Luc Mélenchon et de la considération qu’il témoigne envers les adultes qui ont voté pour lui.
Encore une insanité dans ce triste style, miss Le Guay et consorts, et le vote nul va considérablement enfler dans vos gencives de manière proportionnelle à votre mépris des électeurs et votre hypocrisie quant aux vrais responsables de ces résultats.
Lor Zevan

 

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Pour info…

Le Nouveau Parti Anticapitaliste

appelle à voter blanc 

pour le deuxième tour de l’élection présidentielle.

Contre le banquier MACRON.

Contre la fasciste LE PEN.

Car tous deux sont des ennemis des travailleurs !

En effet, Macron est un homme de la finance et du grand patronat.    

Ministre de Hollande, il est l’auteur de   la Loi  « Travail »,  qui ramène les   travailleurs  aux conditions du 19ème Siècle.

Il est l’ami du MEDEF, donc pas le nôtre.

LE PEN est une milliardaire, elle n’a rien à voir avec le camp des travailleurs, qu’elle combat depuis toujours.

Politicienne de métier, elle défend des idées nauséabondes fascistes, racistes, sexistes, qui n’ont pas leur place dans une démocratie.

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Quand Marine Le Pen plagie MOT POUR MOT un discours de Fillon !

Comment RidiculeTV a-t-il repéré le plagiat de Le Pen ? « La citation identique de Clémenceau nous a mis la puce à l’oreille. Ensuite on est allés chercher le script », expliquent les auteurs sur Twitter. Coup de chance : le script intégral du discours, et la vidéo, sont disponibles sur le site de François Fillon.

Mais ce n’était pas une première…

Le jeudi 10 avril 2014, Marine Le Pen était  l’invitée de « Des paroles et des actes », émission animée par David Pujadas. Mme LE PEN s’était approprié sans vergogne un dossier de l’UPR qui avait été mis en ligne le 9 octobre 2012.

En revanche, si le même Pujadas a cru bon de signaler au 20 H l’emprunt de Le Pen au discours de Fillon, on s’étonne de ces nouvelles pudeurs de gazelles au sujet des liens étroits entretenus par certains partisans du FN et Daesh.  (On peut aussi s’étonner que Macron n’ait pas mieux utilisé ces éléments dont il était pourtant informé).

Un candidat du FN a supervisé la collaboration de Lafarge avec Daech en Syrie

L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé le marchandage financier avec l’État islamique, permettant au géant du ciment de poursuivre son activité en Syrie en 2013 et 2014, est un fervent soutien de Marine Le Pen, dont il a défendu les couleurs lors des dernières municipales à Paris. Son nom : Jean-Claude Veillard. Il est l’actuel directeur de la sûreté du groupe franco-suisse Lafarge/Holcim.

  C’est aussi un militant d’extrême droite engagé : à l’occasion des élections municipales de mars 2014 à Paris, il fut cinquième sur la liste du candidat du Rassemblement Bleu Marine, Wallerand de Saint-Just, qui est actuellement le trésorier de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. C’est exactement à la même période que Lafarge négociait avec l’État islamique.

Source Médiapart : https://www.mediapart.fr/journal/international/030517/un-candidat-du-fn-supervise-la-collaboration-de-lafarge-avec-daech-en-syrie?page_article=1

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Et sans vouloir désigner personne… (c’est juste pour crever les abcès avant les législatives)

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Un peu de poésie ne saurait nuire…


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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

 

La nouvelle affiche de campagne de Dupont Teigneux

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le fil du 3 mai

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INSOUMIS.ES, NOTRE HEURE EST VENUE !

👉 Rejoignez la dynamique de la France insoumise : www.jlm2017.fr
insoumis et insoumises, imposez-vous à l’assemblée nationale les 11 et 18 juin 2017.

 

PRESIDENTIELLE : TOUS PERDANTS ?

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Ne nous soumettons pas !

Par Henri Pena-Ruiz, Philosophe, écrivain — 30 avril 2017 à 15:22

(http://www.liberation.fr/debats/2017/04/30/ne-nous-soumettons-pas_1566100)

Seule la France Insoumise a su proposer une véritable alternative face à la montée du lepénisme, mais il faut désormais compter sur le troisième tour: les législatives. Pour faire barrage contre l’extrême droite et éviter un score à la soviétique pour Monsieur Macron, adepte du 49-3 et des ordonnances.

Selon Montesquieu le propre du despotisme est de gouverner à la peur. Or qui veut nous faire peur aujourd’hui? Ceux qui prétendent que le FN est aux portes du pouvoir alors qu’il sera loin d’avoir la majorité à l’Assemblée Nationale, et par conséquent ne pourra pas gouverner. Les amis de M.Macron, avec sans doute l’appui d’un président qui a trahi ses promesses pour se faire élire, mettent en scène leur rêve, en forme de ruse machiavélique. Orchestrer la peur de voir Mme Le Pen gouverner afin de construire pour leur candidat une «majorité présidentielle» écrasante. Et disposer ainsi d’une majorité nette à l’Assemblée nationale pour continuer la politique d’un quinquennat sinistre.

C’est typiquement la logique de la cinquième République, hélas aggravée naguère lorsque Monsieur Jospin crut devoir inverser le calendrier électoral. La monarchie présidentielle prenait ainsi davantage encore le pas sur l’élection des représentants du peuple, ligotant celui-ci dans des alternatives mystifiantes. Quant à la lutte contre le FN, certains feraient bien de balayer devant leur porte. Qui donc a cyniquement joué sur un score élevé du FN pour substituer la peur à tout inventaire critique d’une politique de trahison fondée sur une tromperie initiale ?

Non au chantage à l’apocalypse

Sauver la démocratie? Allons donc! Monsieur Macron annonce son intention d’aggraver la Loi El Khomri par ordonnancespendant les vacances d’été, afin d’éviter toute contestation. Jolie façon de réaliser la «démocratie participative»! Naguère il proposait aux jeunes d’avoir pour seul idéal de devenir milliardaires. Sans doute en exaltant un système «Qui produit la richesse en créant la misère» (Victor Hugo). Belle profession de foi humaniste!

Ouvrons les yeux. Ras-le-bol de ce chantage à l’apocalypse pour désespérer encore une peu plus les laissés pour compte du néo-libéralisme et de la «concurrence libre et non faussée». Avant de pleurnicher sur la montée du lepénisme, il serait bon de s’interroger sur ses causes et de proposer une véritable alternative, comme le fait La France Insoumise. Qui vient de faire reculer le score de Marine Le Pen, sinon Jean Luc Mélenchon? Le score du FN est passé de 28 % à 21,5 % tandis que celui du candidat de la France Insoumise a atteint 19,6%.

Sa proposition de soumettre toute décision concernant le second tour à une réflexion collective des militants qui l’ont soutenu est toute à son honneur. Elle est en phase avec notre volonté de changer la politique par l’invention d’une sixième République. Elle répond à la complexité d’une situation qui mérite réflexion et délibération, à rebours de toute image d’Epinal. Ceux qui osent traiter Jean Luc Mélenchon de dictateur le calomnient, une fois de plus. Leur rage est d’ailleurs inconséquente. Tantôt ils lui reprochent son autoritarisme vertical, tantôt ils croient devoir s’indigner de sa refondation horizontale de la politique, soucieuse de faire parler le peuple. Il faudrait savoir !

Nous, fossoyeurs de l’Europe? Une Europe construite à rebours de tous les idéaux de justice qu’elle était censée incarner. Victor Hugo inventa l’expression «Etats-Unis d’Europe», sur le mode confédéral d’une union des nations. Des nations libres dans une union libre, tournées vers le progrès social et la culture délivrée des inégalités économiques. Il doit se retourner dans sa tombe au regard de la caricature de son idéal par l’Europe actuelle. Une Europe néolibérale voulue par Jean Monnet, attachée à corseter les peuples dans la négation quasi irréversible des conquêtes sociales qui forcèrent le capitalisme à s’humaniser. Qui refuse la régression de civilisation que représente le credo du moins-disant social imposé par l’Europe actuelle? Qui demande en Europe une harmonisation des droits sociaux par le haut? La France Insoumise, avec das Linke, Podemos et Syrisa. Bref c’est la construction actuelle de l’Europe qui en creuse la tombe.

Monsieur Hollande avait promis de renégocier un traité européen, le TSCG. Il ne l’a pas fait. Et il ose maintenant reprocher à Jean-Luc Mélenchon de vouloir le faire! Qu’a donné la litanie d’un changement intérieur de l’Europe? Rien, car elle a sous-estimé l’emprise d’une finance mondialisée et elle a finalement abdiqué devant elle. Le terrible sort réservé au peuple grec en est la preuve. Relisons la mise en garde prémonitoire de Pierre Mendès-France contre cette orientation mortifère pour l’Europe.

C’est notre acte d’insoumission qui réconciliera les peuples avec elle par une refondation politique, écologique et sociale.

De la souveraineté populaire

Par ailleurs, qui mène la bataille des idées contre le FN en expliquant le rôle des immigrés dans la reconstruction de la France, et en rappelant que les immigrés paient plus de cotisations qu’ils ne touchent de prestations? Qui rejette le nationalisme d’exclusion inspiré par l’opposition du «eux» et du «nous» chère à Carl Schmitt? Qui combat la thèse de Samuel Huntington selon laquelle les civilisations s’opposeraient et se hiérarchiseraient inéluctablement? Qui ouvre la réaffirmation de la souveraineté populaire au niveau national à l’internationalisme, avec la promotion du progrès social pour tous les peuples? La France Insoumise. Pour faire reculer les réflexes racistes ou xénophobes, ne nous contentons pas de condamnations moralisantes. Agissons sur les causes et déconstruisons les préjugés obscurantistes. Nous n’avons pas de leçons à recevoir des principaux responsables de la montée du FN!

«Populisme »! Allons bon, encore un mot magique pour disqualifier sans argumenter! Le propre du populisme de droite est de flatter le peuple et non de le servir. C’est d’ailleurs le sens littéral du mot démagogie, en grec ancien. Mais si défendre réellement les classes populaires c’est être populiste, alors soyons populistes. Par une telle défense, nous défendons également l’intérêt général. D’où la lutte contre la dévastation des droits sociaux et des acquis du programme du CNR, comme la Sécurité sociale et les services publics, et le refus de la déconstruction du code du travail à coup de 49-3 et bientôt d’ordonnances. Trêve de mots pièges et d’amalgames odieux entre les «deux extrêmes». Un amalgame qui soit dit en passant banalise le FN puisqu’il lui donne le même statut qu’à la France Insoumise !

Le barrage à l’extrême droite ? Les législatives

Ensemble, en 2012, nous avions chassé la droite. Et pendant cinq ans nous avons eu la droite déguisée en gauche, avec l’exception honorable du Mariage pour tous courageusement promue par Christiane Taubira, réforme sociétale juste, mais qui n’aurait pas dû dispenser de l’attention à la question sociale. Il faut comprendre la désespérance du monde du travail, sans justifier pour autant n’importe quel vote protestataire. Je comprends qu’en l’état actuel des choses on puisse se sentir écartelé entre un vote blanc, improprement appelé «nul», qui marque le dégoût d’une pratique politique désespérante, et un vote Macron, posé un peu vite comme seule alternative à l’extrême droite. Les deux votes sont respectables, et je dénie à quiconque le droit d’en disqualifier un. Mais c’est désormais un troisième tour, celui des Législatives, qui permettra de dresser un véritable barrage contre l’extrême droite, et non un score à la soviétique pour Monsieur Macron, adepte du 49-3 et des ordonnances.

Un dernier mot sur l’incroyable faute déontologique et le manque d’esprit laïque du président de la République. Comment Monsieur Hollande a-t-il considéré les devoirs de sa fonction lorsqu’il a violé la réserve qu’il avait annoncé vouloir respecter, n’étant pas candidat ni chef de parti mais Président de tous les Français? Ses accusations insensées, aux limites de la calomnie, sur la prétendue complicité de Jean-Luc Mélenchon avec Assad et Poutine, ou sa propension supposée dictatoriale, ont rompu l’égalité de traitement des candidats alors que la constitution lui faisait un devoir de la respecter. Décidément l’immunité présidentielle, elle aussi, devra être revue par la sixième République dans le cadre de la moralisation de la vie politique!

Dernier ouvrage paru: Dictionnaire amoureux de la laïcité, Editions Plon.

Henri Pena-Ruiz Philosophe, écrivain

 

En 1957 Mendès-France doutait déjà d’une Europe fondée sur un  » absolu économique »

https://blogs.mediapart.fr/didier-levreau/blog/050816/en-1957-mendes-france-doutait-deja-dune-europe-fondee-sur-un-absolu-economique

Appel de Pierre Laurent : être à la hauteur de nos responsabilités

Pour les élections législatives du 11 et 18 juin prochains, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, propose de créer une «bannière commune», « la force du peuple à l’Assemblée nationale », qui pourrait «rassembler toutes les forces dont nous avons besoin pour gagner, qu’elles soient ou non dans la France insoumise».

Dans cinq jours aura lieu le second tour de l’élection présidentielle. Tout doit être fait d’ici là pour barrer la route de l’Élysée à Marine Le Pen. Pour stopper sa progression, en voix et en pourcentages, en votant contre elle le 7 mai pour mettre son résultat le plus bas possible.

L’abstention ou le vote blanc ne suffisent pas pour atteindre cet objectif. Au-delà, le combat contre la banalisation des idées et du bulletin de vote Front national doit s’amplifier sans relâche. L’accession de l’extrême droite française aux immenses pouvoirs que confère la Vème République au Président de la République serait un trop grave danger pour nos libertés et la démocratie, pour les droits sociaux de tous et pour l’égalité, pour la paix. Viendront alors, cinq semaines plus tard, les 11 et 18 juin, les élections législatives. Elles seront décisives.

Fort du résultat de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, nous avons le devoir d’ouvrir de nouvelles perspectives de victoire aux sept millions d’électeurs qui ont voté ainsi, et à toutes celles et ceux qui, à gauche, peuvent se reconnaître dans une telle perspective. Nous ne voulons ni d’une Assemblée nationale aux mains de l’extrême droite et de la droite, ni d’une Assemblée nationale aux ordres d’Emmanuel Macron. Nous voulons une majorité pour changer. Utiliser le bulletin de vote Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen, ce n’est pas soutenir son programme. Bien au contraire, nous savons qu’il faudra faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de la finance pour ouvrir une perspective de transformation sociale, démocratique, écologique à notre pays. La future majorité de l’Assemblée nationale n’est acquise pour personne. Ce sont les élections législatives qui en décideront.

Les 11 et 18 juin, il faut poursuivre et amplifier dans chaque circonscription législative l’élan qui s’est levé le 23 avril avec le vote Mélenchon, pour porter plus loin nos combats, leur donner plus de force avec une représentation politique nationale et élire une majorité qui ne se soumettra pas  au futur Président de la République. Avec les communistes, je n’ai cessé de dire depuis un an que les élections législatives auraient autant d’importance que l’élection présidentielle. Nous le vérifions aujourd’hui. Je me réjouis que Jean-Luc Mélenchon ait annoncé dimanche qu’il entend s’engager à fond dans cette nouvelle bataille « avec la France insoumise et ses alliés » pour remporter une grande victoire législative.
Pour être à la hauteur de cette ambition, il est crucial que les forces qui ont permis le résultat du 23 avril, la France insoumise, le Parti communiste, Ensemble, les militants du Front de gauche, et toutes celles qui voudront se joindre à elles pour cet objectif, unissent leurs énergies et présentent dans chaque circonscription une candidature capable de porter le plus loin possible le résultat et, dans des centaines d’entre-elles, de se qualifier au second tour et de l’emporter.

Les premières propositions discutées vendredi entre nos forces politiques envisagent un accord limité à un petit nombre de circonscriptions. Ce n’est pas à la hauteur de la situation. Cela ne dessine aucune ambition véritable. Il faut un accord large et national qui permette de gagner.

Ensemble, nous pouvons nous donner l’objectif de porter « la force du peuple à l’Assemblée nationale ». C’est sous cette bannière commune, qui respecte tout à la fois la place singulière tenue par notre candidat à la présidentielle et chacune de nos forces, que je propose de rassembler tous nos candidats. Elle peut rassembler toutes les forces dont nous avons besoin pour gagner, qu’elles soient ou non dans la France insoumise. C’est le sens des nouvelles propositions unitaires et ambitieuses que nous porterons dès ce soir dans les prochaines discussions avec la France insoumise et Ensemble. Les communistes les porteront auprès de leurs partenaires dans tous les départements de France. Si chacun accepte ce principe respectueux de tous, une dynamique pour gagner est possible. Je le souhaite. Le temps presse.

J’appelle toutes celles et ceux qui souhaitent cette dynamique de rassemblement à relayer cet appel et à le faire vivre partout dans le pays. Ensemble, nous pouvons réussir.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

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Mélencheminons vers les législatives…

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Pour la 22e année consécutive, à l’appel de l’Association des Travailleurs Magrébins de France, du MRAP et de la Ligue des droits de l’Homme, un émouvant hommage a été rendu sur le pont du carrousel à Paris, à Brahim Bouarram, un jeune Marocain de 29 ans assassiné le 1er mai 1995 par des militants du Front national. Cette année, ce rassemblement auquel s’étaient invités Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, avait une résonance toute particulière.

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DOSSIER MACRON

En matière de désinformation, donc en termes plus clairs de mensonges, Mr Macron n’a pas besoin d’un stage de formation ; quelques jolis exemples parmi d’autres :

Macron laisse entendre qu’il est issu de Normale Sup. Faux : Macron a échoué deux fois au concours d’entrée de l’École Normale Supérieure. Par contre, il était élève du lycée élitiste Henry-IV. Mais ce n’était pas un étudiant brillant. Un de ses anciens camarades a indiqué à Marianne que Macron “arrivait à utiliser suffisamment de mots savants pour donner le change” à l’oral.

Macron fait croire qu’il est docteur en philosophie. Le problème est que l’on n’a jamais retrouvé sa thèse. Il prétend alors qu’il n’a produit qu’un mémoire. Mais lorsque les journalistes de Challenges interrogent son supposé directeur de mémoire, le professeur de philosophie Etienne Balibar, celui-ci répond “ne pas avoir de souvenir ni de trace de cet épisode”.

Le 6 avril 2016, Macron lance son mouvement “En Marche” par un clip vidéo mettant en scène la diversité et les talents de la population française. Mais le lendemain, Yann Barthès, présentateur du Petit journal, révèle la supercherie : le clip de Macron n’est qu’un copier-coller de vidéos étrangères, notamment américaines. Par exemple, une supposée Française est en réalité une Américaine figurant dans un clip de campagne des primaires démocrates de Bernie Sanders.

Le 10 avril 2016, au JT de France 2, Macron affirme que son parti En Marche a dépassé les 13000 adhérents. Baliverne ! Le Canard Enchaîné révèlera le 12 avril qu’en réalité il ne s’agissait que de 13000 visites d’internautes sur le site de Macron.

En juin 2016, le ministre Macron ouvre le capital de l’aéroport de Toulouse. Macron affirme qu’il ne s’agit pas d’une privatisation car les investisseurs chinois n’acquerront que 49,9% du capital. L’État garde 10% et les collectivités locales possèdent le reste. Mais Mediapart révèlera l’existence d’un pacte secret d’actionnaires liant l’Etat, non pas aux collectivités publiques, mais aux Chinois et qui leur donne les pleins pouvoirs.

Le 11 août 2016, dans une interview à Paris Match, Macron prétend qu’il dialogue régulièrement avec l’intellectuel tunisien Abdelwahab Meddeb au sujet de la religion et de la place de l’islam en France. Les journalistes de Match (trop occupés à faire la promotion de Macron ?) ne vérifient pas. Heureusement pour la vérité, le rédacteur en chef de TV5, Xavier Marquet, éventera le mensonge : Meddebest décédé depuis deux ans !

Selon le livre Dans l’enfer de Bercy, Macron aurait utilisé 120000 euros d’argent public pour financer sa campagne électorale…

Sans parler des 300000E. prêtés à sa femme pour travaux dans sa maison du Touquet comptés en débit de sa déclaration de patrimoine alors qu’ils n’auraient pas dus l’être, des 1,6M (après impôts) évanouis dans la nature de même que le bonus pour sa gestion du deal à 9milliards Nestlé/Pfizer de 2012 également disparu….

Un modèle d’honnêteté, Mr Macron ; quasiment tous les médias de France et de Navarre vous le disent, donc c’est vrai, à l’évidence.

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« Le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire. » [Roland Barthes]

Commentaire d’Olivier Berruyer :

« Depuis plusieurs années, j’ai l’habitude de partager régulièrement avec vous ma vision, surtout dans les moments de « flashs totalitaires », comme les appelle Todd, afin d’aider à libérer la parole.

Celui que nous traversons depuis une semaine est vraiment intense, avec une pression sociale de nature quasi-totalitaire visant à influencer très fortement la population. On découvre de sombres commissaires politiques autoproclamés qui viennent donner des leçons à tout le monde, qui s’enquièrent de savoir quel sera le vote d’untel ou untel, et qui distribuent bons points et excommunications symboliques. Tout cela ayant bien entendu un arrière-gout de déjà vu, qui rappelle par exemple l’hystérie des élections américaines d’il y a quelques mois. Autant dire que la capacité d’apprentissage de tout ce beau monde est proche du néant.

« L’homme sage apprend de ses erreurs ; l’homme plus sage apprend des erreurs des autres » [Confucius]

Mais cette fois, de nombreuses voix s’élèvent, ce qui est assez réconfortant, dans un environnement, lui, de plus en plus inquiétant – où on voit qu’après avoir attenté à la Liberté d’expression, on s’attaque désormais à la Liberté d’information et, finalement, à la Liberté d’opinion.

Par conséquent, je ne vous dirai pas ce que je ferai le 7 mai – bien que ce ne soit pas très surprenant si vous êtes un fidèle du blog, tout simplement car il est capital à mon sens de rappeler que le vote est secret, et que ce point fondamental en Démocratie doit être protégé.

Ce « jappelisme » est une manifestation supplémentaire d’une hystérisation de la société qui, en plus d’être anti-républicaine au possible, inutile et consternante, empêche recul apaisé et débat rationnel.

Comme certains d’entre vous m’ont dit qu’ils avaient été obligés de mentir sur leur vote futur pour avoir la paix (sic.), je rappelle cette importante phrase de Roland Barthes :

« Le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire. » [Roland Barthes]

La fachoshère de gauche

Si notre pays a par le passé cruellement subi les méfaits de la « fachosphère » de droite, nous voyons un autre style de totalitarisme pointer son nez : celui de la « fachosphère de gauche » (FG). Elle a des caractéristiques assez paradoxales, ses actes étant en contradiction régulière avec les impératifs moraux qu’elle revendique.

Ainsi, drapée dans « les valeurs de la République » et « l’héritage de 1789 », la FG foule pourtant régulièrement aux pieds la devise de notre belle République :

La liberté, oh, la FG la vénère ! Mais pour elle, seulement. Il n’y a qu’à voir comment elle considère la liberté élémentaire en Démocratie de s’abstenir si aucun candidat ne convient, allant jusqu’à traiter en substance les abstentionnistes de fascistes qui s’ignorent. Et je ne parle même pas de la liberté de voter Marine Le Pen, bientôt passible chez ces « khmers roses » de quelques années de camps de rééducation idéologique. En témoigne la surabondance de point Godwin et autre insultes raffinées (dont j’ai proposé un petit échantillon sur mes réseaux sociaux). Les membres de la FG sont des personnes inquisitrices, qui sont toujours très très intéressées par ce que vous allez voter, et qui tentent toujours de vous imposer leur vision.

L’égalité, oh, la FG adore la citer dans ces discours ! Mais elle ne croit qu’en l‘égalité des membres de sa caste, une égalité de l’entre soi, voulant qu’ils puissent tous avoir le droit de mettre leurs enfants à Louis le Grand et Henri IV (j’imagine que c’est d’ailleurs pour ça qu’on a gardé le nom de rois pour le Graal de la fabrique des membres de la caste, histoire de les habituer à ne pas être trop républicains). Les « sans-dents » se contenteront de ces bahuts en ZEP à 10 nationalités par classe, où leurs enfants auront autant de chances d’intégrer une grande école que Cheminade d’atteindre l’Élysée. Bien sûr, cette inégalité sera justifiée sous couvert de “méritocratie”, car toute considération sociologique est pour eux un danger…

La fraternité ? Une belle valeur pour le coup, qui permettra qu’aucun membre de la caste ne connaisse trop de problèmes dans sa carrière. Une conception bien restrictive de cette notion qui à nouveau ne s’éloigne pas de l’entre soi qui leur est si cher. Pour les autres citoyens, ils auront droit au mépris dégoulinant ; la FG vomit le referendum, et on la sentirait même tentée de remettre en place le suffrage censitaire vu toute cette populace qui « vote mal » – car oui, la FG a inventé la notion de “mauvais vote” …en Démocratie.

Lire la suite : http://www.les-crises.fr/refuge-les-huiteuristes-du-7-mai-par-olivier-berruyer/

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« On a jusqu’à dimanche pour virer la bête immonde et à partir de lundi, on vire le banquier » Xavier Mathieu

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

Photo garantie sans trucage. 1er mai 2017, papy Le Pen rend hommage à Jeanne d’Arc.

Mais d’où vient l’argent du FN …?

Finalement, Marine hésite sur la sortie de l’euro

L’avocate donne sa consigne de vote (Episode 4)

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le fil du 2 mai 2017

Pour une majorité parlementaire insoumise aux législatives

vidéo mise en ligne avec l’accord de la chaîne. Retrouvez le replay officiel sur : www.tf1.fr/tf1/jt-we/videos/20-heures-30-avril-2017.html

Le 30 avril 2017, France 5 (C Polémique, puis C Politique) a diffusé un reportage sur la France Insoumise à Montreuil avec Alexis Corbière et a invité Raquel Garrido sur le plateau.

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Lu dans Marianne.net : Et si le temps de parole avait été le même pour tous les candidats avant le premier tour de la présidentielle ? Marianne a fait les calculs, rapportant les voix engrangées par chaque candidat à leur temps de parole relevé par le CSA entre le 1er février et le 21 avril. Résultat, Marine Le Pen aurait pu être exclue du second tour…

Il apparaît qu’à temps de parole égal, Jean-Luc Mélenchon aurait pu parvenir au second tour, en compagnie d’Emmanuel Macron. C’est en tout cas ce que disent les statistiques.

Fillon champion du temps de parole

Seulement, le député européen et ses soutiens ont eu beaucoup moins la parole que leurs rivaux. Du 1er février au 21 avril, soit les périodes d’équité puis d’égalité telles que définies par le CSA, ils ont parlé pendant 176 heures et 2 minutes à la télévision et à la radio, contre 245 heures et 13 minutes pour Emmanuel Macron et les siens (+56%), 247 heures et 22 minutes pour Marine Le Pen et le FN (+58%), 274 heures et 45 minutes pour Benoît Hamon et ses partisans (+72%) et même 318 heures et 47 minutes pour François Fillon et ses supporters (+90%), champions du temps de parole !

Article intégral ici : https://www.marianne.net/politique/presidentielle-temps-de-parole-egal-le-second-tour-aurait-pu-opposer-melenchon-macron?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Facebook#link_time=1493543885

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Souvenir, souvenir…

Par Pascal VIROT17 avril 1997

Sénateur (PS) de l’Essonne et animateur de la Gauche socialiste, Jean-Luc Mélenchon demande l’interdiction du Front national avant qu’il ne soit «trop tard». Entretien. Le gouvernement envisagerait de dissoudre le service d’ordre du Front national.

Vous demandez, comme Henri Emmanuelli, l’interdiction du FN. Pourquoi ?

L’arbre du service d’ordre ne doit pas cacher la forêt Front national. Pour demander sa dissolution, je m’appuie sur la loi. Celle de 1936 contre les ligues factieuses. Cette loi a été enrichie en 1972 et spécifie qu’en application de la Convention de New York de 1966 contre la discrimination raciale : «seront dissoutes toutes les associations qui, soit provoqueraient la discrimination, la haine ou la violence envers une personne ou un groupe de personnes, en raison de leur origine, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propageraient des idées ou théories tendant à justifier ou à encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence». C’est le cas du FN. La loi existe. Il ne s’agit donc pas de faire des lois nouvelles contre Le Pen.

Pourquoi n’est-elle pas appliquée?

C’est la responsabilité du président de la République puisque la décision de dissoudre, relève, selon la loi, de ses prérogatives. La République n’est pas un régime neutre, où toute les opinions se valent, mais au contraire, elle s’appuie sur un corps idéologique ­les droits de l’homme qui n’est pas neutre et sur des préambules constitutionnels qui ne le sont pas moins ! Chaque citoyen est en droit d’exiger que la République soit défendue et la loi appliquée. Ce principe ne doit pas être négociable. Comme l’a écrit Umberto Eco, «pour être tolérant, il faut tracer les limites de l’intolérable». Depuis l’élection de Vitrolles, on sait que le Front National peut avoir la majorité à lui tout seul localement. Accepterions-nous ses lois et ses ordres s’il en allait de même au niveau national ? La réponse est non. Alors cessons d’être hypocrites. (…)

http://www.liberation.fr/france/1997/04/17/jean-luc-melenchon-c-est-le-front-national-qu-il-faut-interdire_202444

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DOSSIER MACRON

Leur dire non. Une réponse au «votez Macron!»

(…)

Une bien vieille « nouveauté » : Macron ou l’ultra-compétition

La responsabilité – énorme, écrasante – est du côté des politiques menées depuis plus de trente années de rigueur, d’austérité, de concurrence acharnée, d’un « marche ou crève » permanent et, plus encore, institutionnalisé. De celles qu’a conduites Macron. Quel triste canular d’ailleurs, cette « nouveauté » qui lui est sans cesse associée. Certain(e)s n’ont pas d’autre mot à la bouche, pas d’autre terme pour le qualifier sinon le grand passe-partout de la « modernité », ce sésame ouvre-toi du grand creux politique, ce circulez-il-n’y-a-rien-à-voir de leur basse besogne – de leur basse politique.

Cette politique fera mal, très mal : aux ouvrières et ouvriers, aux employé(e)s, aux chômeur.euses, aux enseignant(e)s, aux fonctionnaires, aux infirmières, aux personnels hospitaliers… Mais au-delà encore, à tous les salariés, même les cadres supérieurs plutôt bien lotis en termes de revenus, sur qui s’abattra, toujours implacable, toujours impitoyable, la pression inouïe de la compétition. Ce fléau qui passe pour l’évidence : travaillez plus et écrasez le voisin. Les gouvernants ont fait de la lutte contre le terrorisme une cause nationale : une manière de gouverner par la peur, l’état d’urgence, la répression des manifestations et la guerre – qui est une spirale infernale, la pire façon d’alimenter le terrorisme. Mais quand fera-t-on une priorité de la lutte contre les suicides au travail, les burn out, les accidents de travail (500 morts par an) ?

Cette politique nous fera mal. Et elle conduira, inexorablement, à un FN renforcé. Tôt ou tard, il arrivera au pouvoir, peut-être aidé d’une partie de LR, assorti de Dupont-Aignan et consorts. En 2012, une majorité d’élus UMP se disaient prêts aux alliances avec le FN.

(…) Il faut lire la superbe analyse qu’a récemment proposée Christakis Georgiou sur ce que représente Emmanuel Macron, ce présumé novice, celui qu’Aude Lancelin nomme le « chérubin » – l’enfant de la finance et des marchés qui l’ont longuement dorloté pour le modeler comme il fallait : un « putsch du CAC 40 », a-t-elle pu subtilement titrer[2]. Du texte de Chr. Georgiou, il importe de citer un passage un peu long :

« La liste des soutiens de Macron se lit comme un extrait du Who’s who de la classe dirigeante française. Son principal soutien a été Henry Hermand, grand patron avec des intérêts dans la grande distribution, proche de Mendès-France puis de Rocard et du courant chrétien de gauche fondé par Emmanuel Mounier autour de la revue Esprit. Hermand a financé des think tanks proche de la droite du PS (La République des idées, Terranova). Un autre patron proche du PS, le co-propriétaire du Monde, Pierre Bergé, est aussi un soutien déclaré de Macron. Il y a aussi Alain Minc (lui aussi inspecteur des finances), passé chez Macron après avoir soutenu Juppé à la primaire de la droite, Jacques Attali (polytechnicien et membre du corps des Mines), le banquier Serge Weinberg (président de Sanofi par ailleurs), le banquier de gauche Jean Peyrelevade (conseiller économique du premier ministre Pierre Mauroy en 1981-1983 et qui s’est occupé du programme économique de Bayrou en 2007), le financier Henri Moulard, Pascal Lamy et d’autres. Dans l’organigramme de campagne de Macron, le responsable de la collecte des fonds est Christian Dargnat, ancien dirigeant exécutif de la branche gestion d’actifs de la BNP Paribas, et le chargé des relations avec les entreprises et des questions économiques est l’ancien banquier d’affaires (chez Morgan Stanley à Paris) et ex-directeur général d’Altice Media Group (le groupe de Patrick Drahi), Bernard Mourad. Selon un ‘‘habitué des dîners du pouvoir’’ cité dans une enquête du Monde sur Macron, ‘‘il est celui dont le Siècle a toujours rêvé : homme de gauche faisant une politique de droite’’ ».

On comprend à cette aune pourquoi certains médias s’acharnent à nous présenter le fringant jeune Macron comme ça, justement, et rien que ça : un « jeune » fringant, au sourire éclatant ; le petit nouveau ; le petit dernier. L’essentiel est sans doute dans la manière dont il nous est livré en spectacle et, au fond, vendu : dans cette mise en scène de la fraîcheur et de l’originalité, quand son programme est usé comme la corde avec laquelle on n’ira pas se faire pendre.

Article intégral (un peu long. Accès libre) : https://blogs.mediapart.fr/ludivine-bantigny/blog/300417/leur-dire-non-une-reponse-au-votez-macron

Parmi les commentaires sur le même blog :

OK, il faut prendre la parole…

Au Ma©ron ou au brun, oui, je préfère le blanc…

Oui, l’espace de quelques secondes dimanche 23 avril 2017, oui j’y ai cru… Oui j’ai fait un début de haka devant mon poste de TV convaincu que « mon » cheval, revenu du diable Vauvert, allait coiffer les favoris (ou au moins l’un d’entre eux) sur le fil et qu’il serait finaliste au nez  et à la barbe de tous ceux qui préfèrent le familier aux vertiges de l’inconnu…

Oui, j’ai espéré que la France ne rate pas son RV du jour avec son destin… Pour en finir (enfin) avec cette 5ème république « naphtalinée », cette monarchie présidentielle et son système nécrosé tout juste bon à produire du vote FN.

Et bien non… Place au sourire bien blanc du jeune « Mozart de la finance » et à la « double Pen » prête à jouer son rôle d’épouvantail de pacotille, une composition apprise depuis sa tendre et très chère enfance sur les genoux de son gentil papa J… Et à nous rejouer sa petite pièce de théâtre guignolesque.

Ok, certes il y eut ce petit moment de (re)jouissance de voir rapidement le triste sire Fillon se parer (waouhhh) d’un masque de circonstance sans pour autant avoir l’élégance de ses costumes et disparaître à jamais du paysage politique français qu’il a contribué à polluer avec un bel acharnement. Impossible de ne pas penser à ce moment-là avec un sourire sardonique à la tête de son épouse « Pénélope la galloise », seule dans le manoir familial face à son bol de soupe (bio) maugréant « tout ça pour ça » !

Allez, allez… Vous avez bien pourri la campagne ! A défaut, de rendre les bons costumes, rendez l’argent !

Et puis après, une fois les résultats consolidés, il a fallu assister au spectacle du champion qui se fait attendre et revivre le simulacre médiatique de circonstance (ah les motos et les feux rouges grillés plein pot), comme si c’était déjà la victoire Manu alors que tu as à peine 24% des votants et combien de votes utiles pour déjà faire rempart à l’épouvantail de pacotille. Ah mais ou mais c’est bien sûr Brigitte, la nouvelle Marianne et ses multiples couverture de magazine, notre première dame capable à elle seule de redonner le moral à toute la profession de chirurgiens esthétiques, déjà au téléphone pour reconstituer leur stock de botox (putain 5 ans !)…

Observons l’image de ce couple que certains osent comparer au « chicissime » couple Kennedy. Avec sa gueule de jeune communiant qui aurait déjà vendu pas mal de bagnoles, n’entendez-vous pas l’enfant intérieur de Manu crier à maman Brigitte « J’ai peur que tu ne m’aimes plus si je grandis » !

Et puis sur les plateaux TV, sans la moindre pudeur, déjà le bal des prétendants… L’ineffable et matois Bayrou (spécial dédicace au berger pyrénéen Jean Lassalle et sa belle utopie) qui a acheté de l’action Macron au bon moment et entend bien toucher les dividendes. Et Gérard Collomb, ex-premier signataire et animateur de la motion « L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes » au congrès de Reims qu’on ne risque pas de confondre avec Christophe tant son esprit d’aventure se résume à changer de champion au grès du vent des circonstances…

La veille garde est  de sortie… Non, nous ne prendrons pas en marche… ce train-train là… ! Stop au foutage de gueule ! On c’est déjà largement fait… euh… avoir…

Ah oui j’oubliais… Le dîner à La Rotonde… Ah oui, euh… attention symbole ! rive-gauche/rive droite…  clin d’œil appuyé, par cici les caméras…vous saisissez… Tiens amusons nous : comparons le prix de la sole 48 € vs 86 € du Fouquets… Une addition de (seulement) 7 000 €… on avance… c’est cool non ? Les forces progressistes sont en marche… Et le visqueux Jacques Attali, plus bernique que jamais qui cherche son nouveau rocher et se fera répudier ! Oups, loupé ! So sad…

Alors, alors…

Comme il avait fallu un temps être Charlie à tout prix, il faudrait maintenant se précipiter comme un seul homme, au nom du front républicain, pour voter M@cron, cette créature élevée sous la mère Hollande, pôvre benêt malfaisant qui avait désigné la finance comme ennemi et qui n’aurait pas compris ce qu’il enfantait… Il paraîtrait même qu’il n’aurait pas vu la traîtrise arriver. A moins que…

Alors, alors… Il faudrait perpétuer à nouveau l’histoire dominante… euh l’histoire des dominants…

Non, désolé ce sera sans moi… on m’a déjà fait le coup… Chirac qui nous a pris pour des pommes, tout ça… tout ça… vous vous souvenez… 2002 – 2017… Pas tout à fait la même situation non ?… Demandez un peu aux démographes, ils vous expliqueront…

Allez, allez, merci bien, à l’heure intime du choix (en avons-nous un, lequel ?), nous n’avons ni leçon ni consigne à recevoir…

Pour les insoumis, les options sont ouvertes : Macron, blanc, abstention… Une seule est exclue avec force « Pas une voix pour le Pen »… ET JLM a bien raison de ne pas céder à tous ceux qui veulent lui faire jouer le rôle qu’on lui assigne. Avec au premier rang, le « maître des horloges » qui se pense déjà comme le roi soleil. L’ancien banquier qui a déjà fait allégeance à Angela Reine d’Europe et nous prépare un « buiseness plan » d’enfer, comment pourrait-il comprendre que toute notre énergie de citoyen est déjà investie dans la création de nouvelles formes d’actions, hors partis et hors institutions.

Non, je ne voterai pas Ma©ron et son projet de « Start-up nation », cette nouvelle marque employeur dont il sera le manager idéal, capable de parer la servitude de belles et fortes valeurs humanistes.

Oui, j’assume. Mieux, je fais même l’éloge du risque…

Oui, je préfère le blanc…

Le blanc de la page sur laquelle nous pourrons co-écrire une autre histoire, celle où chacun deviendra acteur de sa vie, celle où l’on peut préférer attendre l’improbable plutôt que de se résigner à perpétuer morbidité et exclusion.

« Si tu ne crois pas à l’inespéré, il n’arrivera pas ! » nous dit Edgar Morin

J’ajoute : « L’acceptation de l’impuissance du moment nous ouvrira les portes de la vérité de demain ».

Non, je ne voterai pas Ma©ron

Un insoumis (parmi 7 millions d’autres, faut-il le rappeler)

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On en parle peu, et pourtant…

La nouvelle convention sur l’assurance chômage va s’imposer la semaine prochaine dans l’indifférence générale. Hélène Crouzillat, intermittente du spectacle, et Rose-Marie Pechallat, présidente de l’association de défense des chômeurs Recours radiation, tentent d’alerter sur les dangers de ce texte.

À l’heure où les consignes de vote pour le second tour des présidentielles fleurissent comme des coquelicots, une course de vitesse se joue dans les salons de la République pour l’agrément par la ministre du Travail de la nouvelle convention d’assurance chômage. Vous n’êtes pas au courant ? C’est normal. Personne n’a intérêt à vous informer de ce qui vous attend si, par malchance, le marché du travail ne voulait plus de vous.

Cette nouvelle convention d’assurance chômage fait suite à un protocole d’accord signé le 29 mars dernier, par les « partenaires sociaux » gestionnaires de l’Unédic, l’organisme qui gère et encadre les conditions d’indemnisation des chômeurs. Il prévoit l’économie de 900 millions par an sur les trois prochaines années pour pallier un déficit estimé à 4 milliards d’euros par an.

Article à lire sur Politis : https://www.politis.fr/articles/2017/04/assurance-chomage-la-grande-liquidation-36817/

On en parle encore moins et pourtant…

Jeudi après-midi, des gros bras du parti nationaliste se sont introduits dans le Parlement macédonien. Une centaine de personnes a été blessée, dont dix députés, avant que les unités spéciales de la police n’évacuent le bâtiment. Après des mois de crise politique, la Macédoine va-t-elle sombrer dans la guerre civile, au risque d’entraîner tous les Balkans ?

Le leader de SDSM Zoran Zaev à la sortie du Parlement à Skopje, le 27 avril 2017. © Reuters

(…) Les rares policiers présents sur place n’ont opposé presque aucune résistance, les systèmes de sécurité qui permettent de verrouiller tous les accès au Parlement n’ayant pas été activés, et les unités spéciales n’ont pu reprendre le contrôle du bâtiment qu’au bout de plusieurs heures, en tirant des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Les blessés ont été évacués vers les hôpitaux de la capitale, mais aucun assaillant n’a été arrêté.

Tee-shirts noirs et croix orthodoxes brandies à bout de bras, des groupes de « patriotes » manifestent quasi quotidiennement depuis le début du mois de mars, menaçant de faire basculer la Macédoine dans la guerre civile. Toutes ces organisations, récemment apparues, comme le Front national macédonien, sont liées aux conservateurs du VMRO-DPMNE, au pouvoir depuis 2006, et à leur chef, Nikola Gruevski, qui a renoncé à exercer la fonction de premier ministre en 2016 mais demeure l’homme fort du pays. (…)

Article intégral ici : https://www.mediapart.fr/journal/international/290417/qui-veut-la-guerre-en-macedoine

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Petit rappel…

L’éducation des enfants étrangers

 

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Un peu de poésie ne saurait nuire…

ce poète libertaire anormalement peu connu, meurt en 1961 dans des circonstances mal élucidées,
c’était un poète étrange et fort intéressant homme de génie qui parlait une bonne trentaine de langues, il fut un traducteur d’exception.

Une partie de ses écrits aurait disparu Ses poèmes survivants donneront lieu à diverses éditions

Le programme en quelques siècles
Armand Robin (1912-1961)

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

Didier Porte : « Et merde, votez Macron ! »

 

le fil du 30 avril

Les Insoumis ont passé la barre des 500 000, ce qui veut dire que 60 000 nouvelles têtes dures ont rejoint le mouvement de la France Insoumise en une semaine, et ce malgré la non-qualification de leur porte-parole pour le deuxième tour de l’élection présidentielle.

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Pierre Laurent lance un appel à la France Insoumise pour les législatives

Quelques réactions des internautes sur YouTube :

  • Non à la Tambouille ! Je ne suis pas communiste, je ne connais pas l’internationale et de toute évidence nous sommes nombreux dans ce cas au sein de la FI. Je porte le projet l’Avenir En Commun et rien d’autre. Le PCF a soutenu le mouvement de la FI, qu’il continue à soutenir mais exiger ou menacer ne vous mènera nulle part
  • il n y a pas de dirigeant dans la FI, que des personnes de bonnes volontés de toutes origines et de tout bords
  • NON. FI veut être un mouvement, pas un Parti. Si les idées communistes veulent être présentes, qu’elle rejoigne le mouvement. Mais nous ne voulons pas de ce vieux monde, y compris le PCF.
  • Les communistes nous ont beaucoup aidés pour la présidentielle. Une alliance me parait raisonnable à condition que chaque candidat investi soutienne l’avenir en commun.
  • Non, je suis insoumis et je poursuis avec la France Insoumise sur le programme de l’avenir en commun pour les législatives.
  • Le temps du silence, est un temps précieux, indispensable, rentrer en soi dit JLMélenchon, Laissons murir les choses en nous, restons sourds à l’urgence des médias, et autres,  qui nous INTIMENT l’ordre de répondre: LEPEN OU MACRON !!!!. La pression qu »ils nous mettent est d’une absolue indécence.   Beaucoup d’entre nous s’interrogent encore pour voter au mieux au 2e tour, il reste une semaine, c’est suffisant, restons calmes, posés, intelligents, bouchons nous les oreilles…  Au soir du 1er tour nous sommes rentrés dans une nouvelle étape, celle de la RESISTANCE

Ndlr : inutile de multiplier les contributions d’internautes, l’idée est juste de montrer la tendance globale chez les jeunes. Plus de 90% (sur les réseaux) pensent que le PCF est une force d’appui bienvenue s’il est capable de retrouver ses billes dans le programme L’Avenir en commun. Hors de cela, il apparaît comme un parti politique de l’ancien monde, un monde que plus personne hormis les nantis ne souhaite perpétuer. Si des ententes doivent exister entre le PCF et la FI, elles ne peuvent s’établir que sur le fond du programme (Constituante et Vie République, Règle verte, sortie du nucléaire, renégociation des traités européens et Plan B, etc.), et non sur une tambouille électorale qui amènerait une Assemblée qui ne voudrait que survivre dans un système périmé. Puissent les « anciens » communistes, avec tout le respect qu’on leur doit, faire une analyse plus fine de la situation, plutôt que feindre avec les loups de s’étonner du silence des Insoumis sur leur vote et sur leur stratégie pour les législatives à venir. Une stratégie qui, au demeurant, vient d’apporter la preuve éclatante qu’elle n’est pas si mauvaise que ça, quand bien même ne faudrait-il en voir pour seule preuve que le mouvement des Insoumis vient de passer la barre des 500 000 soutiens.

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BILAN DE LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE INSOUMISE – Le Bon Sens

***LES LIENS***
– La chaîne YouTube de Jean-Luc Mélenchon : https://www.youtube.com/jlmelenchon
– Le blog de Jean-Luc Mélenchon : http://melenchon.fr/
– La page Facebook de Jean-Luc Mélenchon : https://www.facebook.com/jlmelenchon
– Le compte Twitter de Jean-Luc Mélenchon : twitter.com/jlmelenchon
– Le site de la France insoumise : https://jlm2017.fr/
– Le Discord insoumis : http://discord.insoumis.online/
– Les livrets thématiques de la France insoumise : https://avenirencommun.fr/livrets-the…
– Le Mélenphone : https://melenphone.fr/ng/

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L’ex-secrétaire de Jean Moulin dénonce Le Pen, « la France de la réaction »

Dans le « JDD », Daniel Cordier, l’un des onze derniers compagnons de la Libération encore en vie, appelle à voter pour M. Macron.

« Monstrueux. » C’est le terme choisi par l’ancien secrétaire de Jean Moulin, Daniel Cordier, pour qualifier la possible élection de la candidate du Front national (FN) à la présidence de la République.

« Le Pen, dans la vie politique française, représente la négation de tout ce pour quoi nous nous sommes battus. Le Pen, c’est la France de la réaction, c’est la France de Maurras qui continue. Ce retour est effrayant », poursuit M. Cordier, l’un des onze derniers compagnons de la Libération encore en vie. Agé de 96 ans, il s’exprime pour la « première fois » dans le débat politique.

Interrogé sur les allusions au gaullisme dans les discours de Marine Le Pen et de son nouvel allié Nicolas Dupont-Aignan, l’ancien secrétaire de Jean Moulin considère que ce sont des « mots creux » : « Quand je les entends revendiquer cet héritage je le ressens comme une imposture. »

Source : http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/30/l-ex-secretaire-de-jean-moulin-denonce-le-pen-la-france-de-la-reaction_5120148_4854003.html?xtor=RSS-3208

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DOSSIER MACRON

Tiens, pas de Macron washing-bashing aujourd’hui ? C’est dimanche, on va s’en passer.

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François Ruffin était l’invité d’Élise Lucet dans le dernier numéro d‘Envoyé Spécial consacré au cas Whirlpool. Interrogé sur le nom qui figurerait sur son bulletin de vote au second tour de l’élection présidentielle, opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron, Ruffin a eu une réponse contrastée : « C’est un peu comme lorsque vous allez aux toilettes, vous aimez bien fermer la porte. Là c’est le principe de l’isoloir, c’est qu’il y a un rideau, parce que c’est quand même pas la première fois que je devais avoir à faire un geste dont je ne suis pas fier au 2e tour d’une l’élection, mais néanmoins, quand bien même je vais glisser un bulletin Emmanuel Macron dans l’urne, qui n’a pas besoin de ma voix pour être élu parce que je pense qu’il le sera, je serai un opposant ferme à Emmanuel Macron dès le 8 mai au matin. D’ailleurs, je le suis déjà. »

Le candidat aux législatives dans son fief de la Somme s’en est amusé sur son site internet. « Je souffre d’une maladie grave : Laurent Joffrin approuve mon « bon sens », L’Obs me juge « responsable », même Jean-Michel Aphatie salue une « décision ferme (…) Micros et stylos me courent aujourd’hui après pour que « j’appelle à voter Macron ». Or, je n’appelle à rien du tout. Je ne délivre aucune consigne à personne. »

Pour lui, pas question néanmoins de se rendre. Le véritable combat se mènera dès le lendemain du second tour, pour vaincre aussi bien Macron que Le Pen. « En rouvrant une espérance, généreuse, combative et populaire. »

Source : Arrêt sur Image

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Ça fait plaisir de l’apprendre…

L’ONU élit l’Arabie Saoudite à la Commission des droits des femmes

i24NEWS

Le roi Salmane d’Arabie saoudite, le 25 janvier 2017 à Ryad
BANDAR AL-JALOUD (Saudi Royal Palace/AFP)

« C’est comme désigner un pyromane chef des pompiers de la ville », dénonce le directeur exécutif de l’UN Watch

L’Arabie saoudite a été élue membre de la Commission des droits des femmes des Nations Unies, selon un rapport publié samedi par UN Watch, une organisation non gouvernementale qui s’est donnée pour mission de surveiller l’ONU.

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Petit bonus sémaphorien, 5 minutes juste pour faire plaisir à tous les “… de souche”. Avec un grand merci à Yves Coppens

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

On a retrouvé une vieille photo d’archives de Dupont-Aignan et Marine Le Pen…

Allez, zou ! C’est dimanche, on va au cinéma. Zut, cette semaine c’est épouvante…

Bye bye et à mardi, demain 1er mai il n’y aura pas de Sémaphores.

A bon entendeur, bises insoumises à toutes et tous !

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Le fil du 29 avril

Les insoumis sont désormais 492 867

soit 50 000 de plus que dimanche dernier !

Petit rappel (la vidéo intégrale est sur le fil d’actu d’hier)

Ce que nous demande M. Macron, ce n’est pas un vote antifasciste, un vote anti-extrême droite, ce qu’il nous demande, c’est un vote d’adhésion. Non, nous n’adhérons pas à ce projet. Ça ne va pas m’empêcher, moi en tant que personne, de faire ce que j’ai à faire. J’irai voter, d’abord parce que dans mon programme le vote est obligatoire. Quant à savoir ce que je vais faire, il n’y a pas besoin d’être grand clerc, mais pourquoi je ne le dis pas ? Pour que vous puissiez rester regroupés. 

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De quelques mises au point sur le débat…

Voyons d’abord le point de vue de Michel Deléan (Médiapart). Extraits

« Je ne veux pas d’antisémites, de négationnistes, de racistes, de xénophobes, d’islamophobes, d’homophobes ni de franchouillards souverainistes aux plus hautes fonctions de l’Etat. J’irai voter le 7 mai.

(…) Non les amis, un centriste et un fasciste, ce n’est pas la même chose. L’histoire nous l’enseigne. L’extrême-droite, même relookée et maquillée, n’est pas républicaine et ne défend pas les plus faibles. Il est douloureux de la chasser, une fois qu’elle est arrivée au pouvoir. Or aujourd’hui, le programme du FN est bien un programme néo-fasciste ou post-fasciste. (…) En ce qui me concerne, c’est un principe, je ne veux pas que la discrimination soit inscrite dans la Constitution. Je ne veux pas de préférence nationale. Le pays dans lequel je veux vivre, ce n’est pas celui de Dupont Lajoie ni de Lacombe Lucien. Je préfère le droit à la force, l’égalité à l’ordre, la culture au folklore et l’échange au repli.

(…) Je ne veux pas que l’on réhabilite Pétain, Mussolini, Franco, Salazar, Videla et Pinochet, et que l’on discute des mérites de la colonisation et de l’apartheid dans les manuels scolaires. Je ne veux pas d’antisémites, de négationnistes, de racistes, de xénophobes, d’islamophobes, d’homophobes ni de franchouillards souverainistes aux plus hautes fonctions de l’Etat.

Je ne veux pas qu’un pouvoir d’extrême-droite mette la justice au pas, ne serait-ce que parce que plusieurs enquêtes judiciaires visent actuellement les finances du FN et de ses dirigeants. Notre régime présidentiel permettrait à Le Pen de nommer ses ministres, ses procureurs, ses préfets, ses directeurs d’administration centrale, ses généraux, ses commissaires, ses hauts fonctionnaires, et ses sbires laudateurs dans l’audiovisuel public.

Je n’attendrai pas les législatives pour voter. Je ne crois pas aux chances de succès d’un éventuel troisième tour social ou d’une hypothétique insurrection populaire si Le Pen venait à être élue. »

Fermer les guillemets. Si Sémaphores ne reproduit pas in extenso l’article de Deléan, c’est par lassitude. Pas de jour sans qu’un journaliste de Médiapart ne se fende de ce type d’article, qui certes ne rapportent pas que des conneries, se veulent de « bon sens » en appelant à voter Macron, mais tous plaçant en filigrane l’irresponsabilité des insoumis qui choisiraient un vote alternatif.

Afin d’équilibrer la diversité, voici la réponse d’un simple commentateur à Michel Deléan

Salut Michel,

La question est de savoir pour qui sera la honte.

Nous entendons montrer que la manipulation qui a permis d’arriver à cette finale, avant la primaire saccagée par le PS lui même, la comédie de Hamon pour tromper deux fois ses électeurs et se plier aux « bons conseils de Dray », sont venues d’une clique de profiteurs du système, mais aussi de l’Élysée, en poussant Macron au devant de la scène brevetée Rothschild.

Nous entendons aussi faire la démonstration que cinq ans à nous dépeindre, nous les Insoumis, depuis le dessin de Plantu jusqu’à la minable sortie de Hollande à la veille de la clôture de campagne, ont contribué à faire les choux gras du FN et à banaliser ses idées, notamment avec la déchéance de la nationalité et l’état d’urgence dont nous tenons Macron pour l’un des responsables.

Nous entendons encore montrer que le fait qu’on n’ait jamais mis en lumière le copier coller de certains points de l’Humain d’abord dans le programme de Le Pen, avait pour but initial de rendre tout débat impossible pour montrer du doigt toute proposition alternative à l’austérité.

Macron est il à la hauteur de la campagne ? Dit-il quelque chose dans son verbiage ? Son programme est il de nature à servir le pays ou bien l’oligarchie en train de mettre l’Europe à genou ?

Oui, ce sont eux qui tuent l’Europe et son idéal, ce sont eux qui ont massacré le socle social de la République et qui entendent le passer au bulldozer de leurs ordonnances.

Si Macron baisse dans les sondages, il le doit à son incompétence, son incapacité à sortir d’un logiciel de marketing pour lequel il est formaté. La Honte c’est la leur. Ce à quoi nous assistons est l’absolue incompétence de cette France d’en haut (voir la sociologie du vote Macron) qui colonise culturellement le pays et entend imposer aux nôtres ses vues.

Hier encore, Macron n’a rien proposé aux ouvriers, à qui il est d’ailleurs incapable de parler. Il a pourtant prétendu que Mélenchon aurait « oublié que les siens avait toujours combattu le fascisme« … Foutaise ! Ce sont toujours les Macron de toutes les époques qui envoient les nôtres à la guerre, et jamais eux qui chasse les Le Pen du pouvoir.

Nous, les Insoumis n’avons surtout rien à voir avec cela. Nous, les règles et les valeurs nous les respectons, et nous sommes ce que nous montrons.

Et pour faire bon poids…

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Cela dit… voici le point de vue d’Edwy Plenel

« Voter contre Le Pen le 7 mai en votant Macron ce n’est pas voter pour le programme de ce dernier. C’est voter pour défendre la démocratie comme espace conflictuel où peuvent s’exprimer librement ses contradictions, son pluralisme, sa diversité, ses revendications et ses espoirs, y compris face aux politiques d’une présidence Macron. Avec l’extrême-droite autoritaire et identitaire, ce sera au contraire la remise en cause assurée de ces droits fondamentaux. »

Cela encore étant dit, rendons à Médiapart le bon travail d’analyse du programme du FN qui a été fait point par point. Ceusses qui ne l’ont pas lu la trouveront ici : Le programme du FN est analysé et décrypté ici.

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Au Grau du Roi, Marine Le Pen a sauvé un migrant atteint de handicap mental

La candidate du Front National a fait une action héroïque en sauvant un vieux migrant à la dérive. L’homme, complètement désorienté n’arrivait que très difficilement à s’exprimer mais a beaucoup attendri la présidente du Front National.

Plus sérieusement, en attendant d’un jour à l’autre des révélations sur les relations troubles du FN avec la Russie de Poutine (et l’ingérence de ce dernier dans la campagne présidentielle française), on peut savoir que…

Marine Le Pen aurait abusé du Parlement européen et détourné près de 4 978 122 d’euros dans le but de réaliser des économies sur les finances frontistes entre 2012 et 2017. Au cœur de plusieurs affaires, les juges d’instruction s’affairent à la levée de son immunité parlementaire.

Depuis février, le salaire de l’eurodéputée FN a été diminué de moitié soit réduit à 3 000 euros suite à l’enquête menée par l’Office anti-fraude sur l’affaire de Thierry Légier. En ce sens, Marine Le Pen devait rembourser la somme de 340 000 mais a refusé.

Les quelques 1,9 millions d’euros n’étaient alors que les prémisses des 4 978 122 euros actuels

De plus, cette candidate à la présidentielle est accusée d’avoir versé frauduleusement – car sous le nom du Parlement européen – des salaires à ses assistants du Front National afin de réaliser des économies sur les finances du parti. Cette somme s’élevait en septembre 2015 à 1,9 millions d’euros, lesquels n’étaient qu’alors les prémisses des 4 978 122 euros actuels. L’avocat du Parlement européen, Patrick Maisonneuve a commenté : « cette affaire peut encore évoluer. »

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DOSSIER MACRON

Emmanuel Macron a renvoyé dos-à-dos vendredi soir le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui a refusé d’appeler à voter pour lui au second tour de l’élection présidentielle, et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui a fait alliance avec son adversaire du Front national, Marine Le Pen.

Il est bien gonflé l’évangéliste des banquiers, d’aller se promener à Oradour-sur-Glane et de donner des leçons de patriotisme à Mélenchon. Trouvez pas ? Mais au fait… les banques, elles faisaient quoi en 39-45 ? Les banquiers étaient dans quel camp ?

Si c’est avec de pareils arguments que l’évangéliste escompte rapatrier les voix des insoumis… c’est qu’à l’évidence il n’a rien compris de qui ils sont. Devrait quand même faire attention, le petit. C’est pas le moment de se fâcher avec les seuls qui ont toujours combattu les fachos.

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Le lanceur d’alerte Luxleaks parle à Macron

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Vous en avez peut-être entendu parler…

Une vidéo du polémiste de RMC / BFMTV Eric Brunet, titrée « Macron et l’argent » et initialement publiée sur sa chaine Youtube, « Brunet à la maison », a disparu après trois jours, le 22 avril, sans explication. Un internaute se faisant appeler « John Doe007 », l’a remise en libre accès sur Vimeo.

Interrogé par @rrêt sur image, le journaliste indique l’avoir retirée lui-même. Mais pas de son plein gré. Il se serait passé « quelque chose de très déplaisant« , l’ayant poussé à cette décision. De la censure? « Les conditions ne sont pas réunies pour que je vous réponde clairement et franchement. J’essaye d’en savoir un peu plus, de comprendre. Je ne veux accuser personne à tort, et là tous les scénarios sont possibles. »

En bref,Brunet n’a pas souhaité en dire plus, mais vous pouvez revoir la video que d’aucuns ont voulu interdire.

Macron et l’argent… par Eric Brunet from John Doe007 on Vimeo.

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Par ailleurs, et pour alimenter notre dossier censure…

Ce n’est pas chez nous mais dans cette belle Turquie d’Erdogan : l’accès à l’encyclopédie en ligne Wikipédia a été coupé hier vendredi dès 8 heures du matin, heure locale.

Le site Turkey Blocks a publié le texte de la décision administrative sur Twitter et estime que cette action s’inscrit dans le cadre de la « censure des contenus » effectuée par les autorités turques à l’aide de filtres Internet.

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Et pour continuer dans les bonnes nouvelles, il n’est pas interdit de savoir que…

L’Europe donne son feu vert à Notre-Dame-des-Landes

La Commission européenne classe sans suite la procédure d’infraction ouverte en 2014 contre la France pour non-conformité aux règles environnementales dans le projet d’aéroport. Et la justice ordonne l’expulsion du bois occupé par les opposants à Cigéo, dans la Meuse.

Le prochain gouvernement trouvera sur sa table de travail les dossiers de Notre-Dame-des-Landes et de Cigéo : deux projets d’équipement ambitieux et contestés. Absentes de la campagne présidentielle ou presque, ces deux luttes écologiques offriront une première épreuve politique au prochain exécutif : face à ces deux mouvements d’occupation, y aller de force ou pas ?

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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le fil du 28 avril

Mise à jour 18 h

 

France Insoumise Vidourle Petite Camargue

Déclaration d’entre-deux-tours de Danielle Floutier, candidate de la France Insoumise aux législatives 2017 dans la 2e circonscription du Gard.

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Se renier ou être lynché

En refusant de donner une consigne de vote à l’issue du premier tour, Jean-Luc Mélenchon est la cible de vives critiques. Sont-elles justifiées ?

https://polony.tv/focus/se-renier-ou-etre-lynche

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Gare à la lèpre lepéniste !

Bien plus qu’une improbable victoire de Marine Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle, il faut bien admettre que cette résistible montée du FN dans notre pays est un véritable danger pour l’harmonie de la société et une menace délétère pour l’équilibre fragile de la république bourgeoise…

C’est ainsi que j’en arrive à modifier sensiblement mon attitude radicale de rejet du candidat Macron car, de deux mots choisissant le moindre, je crois qu’il vaut mieux avoir la perspective de lutter contre un super-libéralisme que de tomber dans un gouffre sans issue…

Interrogé ce matin par « la France insoumise », je réponds donc – la mort dans l’âme – que je voterai Macron le 7 mai prochain.

En effet, plus le score de la Marinade toxique sera élevé, plus le poison se répandra facilement dans la société dont il nécrosera les muscles et les cerveaux, car « la lepénisation des esprits dit quelque chose d’effroyables de notre pays en lien avec l’occupation nazie » comme me l’a fait justement remarquer l’un de mes correspondants, Pierre Caumont.

Il est donc urgent de parer au plus pressé et de prévoir une digue suffisamment robuste pour faire face à cette lame de fond qui risque de tout submerger !

Comment en est-on arrivé là ?

Est-ce un remugle de « l’étrange défaite » de 1940 suivie par la « divine surprise » de l’Etat pétainiste ou bien le boomerang des sales guerres coloniales ?

Ou bien le calcul cynique de politiciens qui n’ont pas hésité à ouvrir « la boite de Pandore » pour garantir la longévité de leurs carrières ?

En tout cas, même si nous avons déjà vécu pareille intoxication d’intolérance et de haine au moment de l’affaire Dreyfus, il est plus que temps de prendre conscience de cette épidémie et d’y faire face avec, notamment, les arguments pédagogiques employés par Jean-Luc Mélenchon dans les Bouches du Rhône et en Seine-Saint-Denis…qui se sont avérés.

Voilà donc, à l’exemple des « insoumis », un premier et magnifique chantier pour le nouveau Président : éradiquer la lèpre lepéniste.

Et pour cela, il ne faudra pas seulement se contenter d’agiter les écrouelles, mais prendre immédiatement les mesures économiques et politiques qui s’imposent afin que les marécages du malheur soient asséchés.

Il faudra aussi que l’investigation s’oriente vers les lobbies ou les intérêts financiers qui sont à la base de l’utilisation de ce nouveau gaz sarin de la vie publique ?

La démocratie est un combat permanent.

 

Lu dans les commentaires à cet article

Ce qui me frappe, Vingtras, c’est l’incapacité et l’incompétence de Macron et les siens à s’organiser pour cette campagne car ils attendent de l’image, de la TV et des médias que tout leur tombe rôti dans le bec. Les assistés, les parasites ce sont eux.

Si tu as regardé les images d’Amiens, alors tu peux confirmer que ces gens là ne savent pas parler au peuple (…) Macron s’est montré incapable de sortir de ses discours absurdes lorsque les ouvriers puis Ruffin lui ont demandé de reprendre les fonds publics versés à la bande d’actionnaires de Whirlpool, et ce qu’il ferait à l’égard des dividendes ! Et tout ce qu’on a entendu du candidat ce fut qu’il ne pouvait rien promettre !

Voilà ce à quoi nous avons à faire, un type qui ignore tout de ce que vivent les gens, qui entend « piloter » le pays à travers des chiffres abscons, ceux qu’il a resservi à ces gens pour leur expliqué que la boîte d’à côté dont les ouvriers ne peuvent se payer les produits, travaillait pour l’export !

Le fossé est béant entre ces gens là et la France réelle.

Après le capitaine de pédalo… voilà Flipper le dauphin !

En Juin, on les dégage tous !

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Et pour ceusses qui aiment lire, un assez long article (appelé à devenir un livre prochain) :

2017, LE COUP D’ÉTAT

La candidature de Macron : un « 18 Brumaire de la bienveillance » ?

https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/24/2017-le-coup-detat/amp/

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Après une série de cas où des journalistes se sont vu interdire l’accès à des événements où se rendait la candidate du Front national à la présidentielle, Marine Le Pen, les sociétés de journalistes de plusieurs médias ont signé le texte suivant :

« A l’occasion de la campagne pour le second tour de l’élection présidentielle, le Front national a décidé de choisir les médias qui sont autorisés à suivre Marine Le Pen. Plusieurs titres de presse ont ainsi vu leur représentant tenu à l’écart de toute information et de toute possibilité de suivi sur le terrain de la candidate du Front national. Ainsi, après Mediapart et Quotidien (et avant lui son prédécesseur Le Petit Journal), l’AFP, Radio France, RFI, France 24, Le Monde, Libération et Marianne, notamment ont été à un moment ou à un autre victimes de ces exclusives. Il ne s’agit donc en rien d’un recours à la pratique du “pool” de journalistes où les informations et images sont partagées.

Nous protestons de la manière la plus ferme qui soit contre cette entrave à la liberté de faire notre métier et de remplir notre devoir d’informer.

Il n’appartient pas à une formation politique, quelle qu’elle soit, de décider des médias habilités à exercer leur rôle démocratique dans notre société. »

Les SDJ de l’AFP, la SDR d’Europe 1, Alternatives Économiques, BFM-TV, Capa, Les Échos, Le Figaro, France 2, Rédaction nationale de France 3, France 24, France Culture, France Info, France Inter, L’Humanité, Libération, Journal du Dimanche, M6, Mediapart, Le Monde, L’Obs, Le Point, Premières Lignes, Quotidien, RFI, RMC, RTL, Télérama, LaTéléLibre, TF1 , soit 29 SDJ ainsi que les élus du SNJ-CGT et de la CFDT du conseil de rédaction de La Voix du Nord.

 

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Extrait de l’article de Martine Orange (Mediapart du 27 avril)

En 45 ans, la part des revenus du travail a baissé de plus de 5 points pour tomber à 50 % à peine dans les économies avancées. Dans les pays en développement, elle atteint désormais à peine 36 %.

Alors que le PIB mondial a été multiplié par plus de 25 fois sur la période (de 2 900 milliards de dollars à 74 100 milliards de dollars selon la Banque mondiale), que la productivité a été multipliée par 30, les personnes tirant leurs revenus de leur seul travail sont de moins en moins associées à l’augmentation des richesses produites.

Les salaires moyens en monnaie constante aux États-Unis et dans une moindre mesure en Europe n’ont quasiment pas bougé depuis 1980. Au Royaume-Uni, la croissance des revenus réels durant la dernière décennie a été la plus faible depuis l’époque des guerres napoléoniennes.

La mesure de ce choc se dit en quelques chiffres. Pendant les années 1960, les 90 % des ménages américains les moins aisés recueillaient 67 % des gains réalisés dans un cycle économique. Durant les années Reagan, ils n’en obtenaient que 20 %. Depuis les années 2000, cette part est tombée à 2 %, les 10 % les plus riches raflant tout le reste.

La diminution s’explique à la fois par la propagation rapide de l’information et des télécommunications et par la proportion élevée d’occupations qu’il était facile d’automatiser 

Cette révolution technologique qui bouscule les frontières classiques de l’espace et du temps a sans aucun doute amplifié le mouvement de mondialisation à l’œuvre. Une nouvelle organisation de la production s’est mise en place, conduisant à la recherche des coûts toujours plus bas. Les tâches demandant le plus de main-d’œuvre ont été délocalisées vers les pays toujours moins chers, d’abord vers l’Europe du Sud pour les entreprises européennes, puis vers le bassin méditerranéen, puis vers la Chine, etc.

Aujourd’hui, c’est la machine économique, sociale et politique tout entière qui est en train de se briser, avec l’application aveugle de ces principes. Les perdants du néolibéralisme se comptent en millions, en centaines de millions. Les inégalités ont atteint des sommets, la concentration des richesses entre quelques mains est à des niveaux sans précédent.

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Ca fait pas de mal de le savoir… (pour nourrir notre dossier Censure et auto-censure)

Source Le Monde : Journalistes, chroniqueurs et humoristes : fin de campagne sous tension

A CNews, la chaîne d’information du groupe Canal+, la journaliste Audrey Pulvar a été suspendue de l’antenne jusqu’au 7 mai, date du second tour de l’élection présidentielle, pour avoir signé une pétition féministe contre la candidate Marine Le Pen. Un geste mentionné sur Twitter par la ministre Laurence Rossignol, initiatrice de la pétition, immédiatement dénoncé sur le même réseau par Florian Philippot, vice-président du Front national, et finalement sanctionné par la direction de la chaîne.

Lire aussi :   Audrey Pulvar suspendue d’antenne pour avoir signé une pétition appelant à voter Macron

Autre cas survenu mercredi : celui d’une journaliste de la chaîne LCI, Julia Molkhou, qui a fermé son compte Twitter après avoir publié un message prenant position contre Marine Le Pen

Mercredi, la tension est montée à France Inter quand l’un d’eux, Pierre-Emmanuel Barré, s’est dit « censuré » après que Nagui, producteur de l’émission qui l’accueille, a émis des réserves sur une chronique qui revendiquait l’abstention. De son côté, Nicole Feroni est intervenue sur Facebook pour « clarifier » la sienne et expliquer qu’elle voterait pour Emmanuel Macron.

Lire aussi :   Pierre-Emmanuel Barré quitte France Inter après sa vidéo virale défendant l’abstentionnisme

L’épisode rappelle celui des deux comiques Thomas VDB et Mathieu Madénian, déprogrammés de France 2 au mois de mars après avoir proposé une chronique qui revenait sur les affaires qui frappent François Fillon et Marine Le Pen.

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C’était mercredi soir sur Mediapart

Voter ou ne pas voter Macron, quand on est de gauche

Mediapart donne la parole à des contributeurs du club, auteurs de récentes tribunes sur le sujet : Mathilde Larrère, historienne, moitié des DétricoteusesKarl Ghazi, secrétaire de la CGT Commerce de Paris, Caroline de Haas, militante féministe, blogueuse sur Mediapart et Olivier Tonneau, enseignant-chercheur à l’université de Cambridge, auteur de deux billets remarqués dans Le Club : Face au FN: lettre aux Insoumis tentés par l’abstention et Face au Front National: réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron.

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Le fil du 27 avril

 Nous sommes 480.515 insoumis

Soit 40.000 de plus depuis dimanche dernier.

Et vous, c’est pour quand ?

https://jlm2017.fr/

 

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Lu dans Marianne : A la lecture des résultats, Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’IFOP, a déclaré : « C’est un vote de classe ». Certes, chez les ouvriers, Marine Le Pen arrive toujours en tête (34%), mais elle est suivie par Jean-Luc Mélenchon (24%) loin devant Emmanuel Macron (16%), tandis que Benoît Hamon est renvoyé dans les limbes (5,4%). Chez les chômeurs, Marine Le Pen réalise 30% des voix, talonnée par Jean-Luc Mélenchon (27,5%), suivi par Emmanuel Macron (17,9%). De même, chez les employés, la candidate FN est en tête (30,1%), devant le candidat des Insoumis (23,1%) et celui du mouvement En Marche (16,8%).

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Emmanuel Macron devrait peut-être écouter les perdants de sa « mondialisation heureuse »

par Maxime Combes 26 avril 2017

Emmanuel Macron semble foncer tête baissée dans le piège tendu par Marine Le Pen et le FN. Par son attitude pleine de dédain envers les laissés-pour-compte de la « mondialisation heureuse », rien n’indique qu’il ait saisi l’ampleur du problème. En continuant de considérer les 39 millions d’électeurs inscrits qui n’ont pas voté pour lui comme de simples variables d’ajustement, le candidat d’En marche risque de s’exposer à d’énormes désillusions au soir du 7 mai.

C’est désormais clair. Marine Le Pen et ses porte-paroles le répètent en boucle. Ils souhaitent transformer le second tour de la présidentielle en un référendum pour ou contre la mondialisation. Pour ou contre l’Union européenne. Pour ou contre la libéralisation de l’économie et la dérégulation des droits sociaux. Convaincus qu’ils ont ainsi la possibilité d’attirer une majorité d’électeurs à eux, ils font d’Emmanuel Macron l’archétype de cet épouvantail dressé à gros traits.

Le piège est tendu. Il est si visible qu’il serait aisé de l’éviter. Et pourtant tout laisse à penser qu’Emmanuel Macron – et les commentateurs de la vie politique – pourrait y sauter à pieds joints, rendant possible, in fine, l’élection de Marine Le Pen. Il y a d’abord l’image de l’ex-banquier auprès de l’opinion. Une image qui se rapproche du portrait dressé par les lepénistes. Une image un peu plus altérée encore par la suffisance affichée dimanche soir, entre un discours raté et une fête fâcheuse.

(…) Selon les instituts de sondage, les électeurs de Macron sont pour beaucoup des cadres, fortement diplômés, bien insérés dans la vie active, disposant d’une rémunération conséquente et connectés à toutes les opportunités qu’offrent les grandes agglomérations et les banlieues aisées.

39 millions d’inscrits n’ont pas voté pour Macron

Si les marchés boursiers ont salué son accession au second tour, il est pourtant peu probable que l’addition des votes des boursicoteurs et des gagnants de la mondialisation suffisent à faire 50,1% des voix le 7 mai. Un chiffre l’exprime avec clarté : 39 millions d’inscrits sur les listes électorales n’ont pas voté pour Macron. Parmi eux, qu’ils aient voté ou pas, on trouve la diversité de la population française : des gens qui triment dans leur travail – ou simplement pour en trouver un – mal payés, à la merci d’une boîte qui ferme ou d’un accident de la vie, et qui ne voient pas comment leur situation – et celle de leurs proches – pourrait s’améliorer à court-terme.

A ce jour, malheureusement, rien n’indique qu’Emmanuel Macron ait saisi l’ampleur du problème et du piège que lui tend Marine Le Pen. Il a le choix : continuer à appeler à un vote d’adhésion sur son programme néolibéral au risque d’énormes désillusions au soir du 7 mai. Ou entendre les perdants de la mondialisation, dont une grande partie serait prête à faire barrage à Le Pen, à condition que le candidat d’En marche ne les considère plus comme une simple variable d’ajustement. Rien n’est moins sûr. C’est pourtant le sujet dont il faudrait débattre en urgence, avant le second tour, plutôt que perdre son temps à commenter les consignes de votes et des ralliements plus ou moins spectaculaires.

Article intégral : https://www.bastamag.net/Emmanuel-Macron-devrait-peut-etre-ecouter-les-perdants-de-sa-mondialisation

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En marche… arrière !

Propos tenus lors du petit-déjeuner à la permanence de Sarkozy (source Mediapart) :

« Grâce à Éric Woerth [déjà responsable du projet présidentiel de LR – ndlr], on va aussi remanier le programme, explique l’un des participants de la réunion de mardi. On fait sauter l’augmentation du taux intermédiaire de la TVA, la suppression des 500 000 fonctionnaires… Et on remet les heures supplémentaires. » Le tout dans l’espoir d’obtenir sinon une majorité à l’Assemblée nationale, du moins « un groupe assez important pour peser sur le futur système »

Ils ont tellement la trouille de disparaître des écrans qu’ils avouent sans s’en rendre compte qu’on peut donc payer les heures sup, ne pas augmenter le taux intermédiaire de TVA et ne plus supprimer de fonctionnaires !  Ils peuvent toujours le dire et continuer de penser que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, ils donnent surtout la preuve qu’ils sont de plus en plus hors-sol. Leurs vieilles figures ne tromperont pas le peuple une fois de plus, les réactions qu’ils suscitent sont devenues épidermiques chez les gens honnêtes, et le Macron va vite déchanter s’il les accepte à sa table d’hôtes. Mais s’il ne les accepte pas… Où ira-t-il pêcher les voix qui lui manquent pour faire le poids en face de la Le Pen ?

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Pourquoi la dynamique Mélenchon peut se poursuivre

 Le candidat de La France insoumise ambitionnait de « fédérer le peuple ». Ce ne sera pas pour cette fois, mais il est probable que son équipe et lui n’ont pas fait que bouleverser le jeu électoral et ont amorcé une dynamique nouvelle dans certaines parties du corps social.

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conférence de presse France Insoumise

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Attention INTOX, les fachos ne sont pas à un mensonge ou une saloperie près.

tract d’extrême droite pour récupérer le vote Mélenchon

« L’Avenir en commun, c’est aussi avec Marine [Le Pen] » : un tract appelle les électeurs de La France insoumise à voter pour la candidate.

Sémaphores rappelle que pas une seule voix insoumise ne doit aller au FHaine

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

 

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le fil du 26 avril

Communiqué de presse des insoumis concernant leur vote au 2ème tour de l’élection présidentielle 2017

« Aucun d’entre nous ne votera pour l’extrême droite. Pour autant, doit-on donner une consigne de vote ? Nous étions convenus depuis le début de notre campagne que les votes du premier tour ne seraient pas récupérés pour quelqu’un d’autre au second tour. Notre candidat, Jean-Luc Mélenchon, a loyalement respecté son engagement à ce sujet. Donc, comme cela avait été indiqué depuis le lancement de la campagne présidentielle du mouvement de la France insoumise, nous organisons ce jour la prise de parole des insoumis à propos de la position qu’ils adoptent personnellement sur le second tour de l’élection présidentielle. Il ne s’agit pas de donner une consigne de vote mais de faire connaître la position des insoumis. Nous vous invitons donc à nous faire part de votre choix à ce sujet parmi les différentes possibilités ci-dessous. Cette consultation sera close ce mardi 2 mai à 12 h 00 et est réservée aux signataires de la France insoumise enregistrés avant le dimanche 23 avril à 22 h. Ce choix est secret. Nous n’en publierons que le résultat et la liste des participants sera détruite. Comme chacun le sait, le mouvement de la France insoumise est, par définition, lié aux principes de notre devise républicaine “Liberté, égalité, fraternité”. Le vote pour la candidate d’extrême droite ne saurait donc représenter une option.

Je dis mon choix :
Choix 1 : Je vote blanc ou nul
Choix 2 : Je vote Emmanuel Macron
Choix 3 : Je m’abstiens.

Note : Seules les personnes inscrites avant le 23 avril à 22h ont le droit de participer.

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Deux positions pour aider certains à réfléchir, la troisième voie étant celle d’un vote blanc de combat…

Face au FN : lettre aux Insoumis tentés par l’abstention

  • 25 avr. 2017
  • Par Olivier Tonneau  Enseignant-chercheur à l’Université de Cambridge, UK
    Cambridge – Royaume Uni Chers Insoumis,

J’ai été surpris par la vitesse à laquelle mon précédent billet a circulé sur les réseaux sociaux. Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’il soit compris comme une justification de l’abstention. Je l’ai écrit avec l’intention de lui donner une suite, dans quelques jours, mais devant ces réactions je le fais dès maintenant. Beaucoup m’ont remercié d’avoir mis des mots sur leur colère. J’en suis heureux : cette colère est réelle, légitime, il fallait qu’elle s’exprime. Mais après avoir dit leur fait aux arrogants vainqueurs du jour, c’est entre nous que nous devons parler.

Lors du Brexit, j’ai déjà vécu la frustration terrible que nous ressentons aujourd’hui. Jamais Jeremy Corbyn, dont les positions étaient proches de celles de Mélenchon, n’a pu se faire entendre et la campagne s’est réduite, dans les médias, à un face-à-face : il y avait d’un côté les libéraux pervers maniant savamment moralisme et cynisme, affirmant tantôt que « l’Europe c’est la paix », tantôt que les marchés sauraient punir les récalcitrants ; de l’autre, les racistes les plus vils. Cette représentation binaire excluait une très large part de l’électorat anglais : les partisans du « lexit », c’est-à-dire la « sortie de gauche ». Contrairement à ce qu’on croit, tous les Anglais qui ont voté pour sortir de l’Europe n’étaient pas d’extrême-droite : l’année précédente UKIP avait obtenu quatre millions de voix aux élections générales, mais treize millions de personnes ont voté pour quitter l’UE. L’occultation du « lexit » eut pour conséquence que le brexit fut vécu par les racistes comme un triomphe. Ils se sont cru la majorité ; grâce aux médias, ils étaient hégémoniques ; ils se sont sentis tout permis. La suite fut atroce.

Dans la ville de Peterborough, à quelques dizaines de kilomètres de Cambridge, des tracts où l’on lisait « go home, Polish vermin » furent glissés dans toutes les boites aux lettres. Des Indiens et des Pakistanais furent tabassés ; il y eut des morts. Encore aujourd’hui, et qui sait pour combien de temps, les racailles se pavanent et les minorités rasent les murs. Vous me comprenez. Je déteste les muscadins qui paradent avec leurs mines sucrées de premiers de la classe, mais ils ne me font pas peur. Par contre, les skinheads font très peur – non pas pour l’avenir mais pour demain. C’est-à-dire pour aujourd’hui. Si j’étais convaincu que Macron allait battre Le Pen, je n’irais pas voter. Je me contrefiche d’envoyer je ne sais quel message d’unité républicaine : un fort taux d’abstention reflèterait parfaitement ma position. Mais, je l’ai écrit ailleurs, je ne suis pas du tout certain que Macron l’emporte et je ne prendrai pas le risque, pour des enjeux symboliques, d’une victoire de Le Pen.

Je disais dans mon billet d’hier soir que le Front National puise à deux sources : l’une, c’est la politique antisociale menée par Macron et ses avatars. Mais l’autre, c’est le racisme bien réel, qui n’est rien d’autre que la pulsion de haine qui existe en tout homme et donc en toute société, pulsion dont les effets doivent être inlassablement refoulés. J’irai voter contre Marine Le Pen comme j’en ai fait la promesse à une amie juive que la perspective de skinheads déboutonnés mettant les pieds sur la table terrifie. Cette amie, qui appartient à la classe moyenne et aurait payé plus d’impôts si nous avions gagné, a voté pour Jean-Luc Mélenchon. La campagne a été, pour elle comme pour moi, un moment merveilleux, un éveil collectif à la possibilité – je ne me lasserai jamais d’écrire ces mots – d’un avenir en commun. Rien ne doit mettre en péril cette complicité, cette intimité qui s’est nouée.

La campagne qui s’achève fut pour moi un moment d’une formidable intensité. Un moment d’espoir et de joie entre nous, d’exaspération envers les muscadins, mais aussi de haine franche et sans mélange envers les gardiens du temple. Quand Le Monde a publié, à quelques heures de la clôture de la campagne, la chronique infamante de Joann Sfar et m’a refusé un droit de réponse ; quand, après que Gérard Miller eût réfuté les accusation d’antisémitisme portées contre Mélenchon par le sinistre professeur Heilbronn, Laurent Joffrin a offert un droit de réponse à ce dernier, étalant ainsi dans son journal, à quelques heures du vote, un article diffamant Mélenchon de la plus basse des manières ; quand mon compte facebook a été bloqué parce que je postais ma réponse à Joann Sfar ; j’ai eu, pour reprendre une expression lumineuse de Todd, un flash totalitaire. C’est clair : entre ces salauds-là et nous, c’est la guerre.

Mais justement parce que c’est la guerre, nous devons rompre avec eux toute communication. Ce qu’ils disent ne nous concerne pas. Ce que nous faisons ne les regarde pas. J’irai voter Macron contre Le Pen et les éditorialistes écriront : « Nous les avons convaincus. Grâce au ciel, nous avons su leur faire entendre raison. » Grand bien leur fasse. Depuis dimanche soir, je n’ai écouté aucune radio, aucune télé, parcouru la Une d’aucun journal. Je ne les entends pas et ne leur réponds pas, sinon pour leur dire : nous nous retrouverons. Ceci posé, je reviens à nos affaires et je commence par faire ce que nous avons toujours fait : entre deux campagnes, on remet la maison en ordre en commençant par sortir les poubelles, c’est-à-dire virer les fachos. Parce que c’est dans nos rangs que sont ceux qui auront à souffrir de leur victoire ; parce que nous n’aimons pas que les nôtres se fassent tabasser au coin des rues ; parce que nous ne voulons voir fleurir les croix gammées ni sur les synagogues, ni sur les mosquées. Protégeons les nôtres ; nous aurons besoin d’eux. La lutte commence à peine et nous ne serons jamais trop nombreux.

Insoumis, cette lettre n’est adressée qu’à vous. Aux autres, je n’ai qu’une chose à dire : en aucun cas les Insoumis n’endosseront la culpabilité de l’arrivée des fascistes au pouvoir, et ce quoi qu’ils votent. Elle n’incombe qu’aux libéraux qui sèment le désespoir et bien sûr aux fascistes eux-mêmes. Que nous nous trouvions face à un choix très difficile ne change rien au fait que les seuls responsables sont ceux qui nous ont mis face à ce choix.

Dans Andromaque, Pyrrhus menace Andromaque de tuer son enfant si elle refuse de l’épouser. Celle-ci tient bon et Pyrrhus l’accuse : comment pouvez-vous condamner votre enfant à mort ? Andromaque décide d’épouser Pyrrhus pour sauver son enfant mais de se suicider aussitôt après. Fort heureusement, alors qu’ils marchent à l’autel, la foule se jette sur Pyrrhus, le massacre, et Andromaque est couronnée reine. Puisse la littérature éclairer le réel.

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Voter Macron: impossible! Voter Le Pen: impensable

25 avr. 2017 Par RAOUL MARC JENNAR (https://blogs.mediapart.fr/raoul-marc-jennar/blog/250417/voter-macron-impossible-voter-le-pen-impensable)

20140408PM ; Luxembourg ; conf. Raoul Marc Jennar

 Je ne peux renier 20 ans de combats, sans doute près de 500 conférences pour combattre ce que Macron défend et propose, et ensuite voter pour lui. Je ne peux renier l’engagement d’une vie contre le racisme et la xénophobie et voter Le Pen.

Les deux sont porteurs de maux d’une intensité égale. Je m’abstiendrai.

Petit rappel à ceux qui ont combattu, au nom de la démocratie, de la justice sociale et de la protection de notre cadre de vie,

– les accords de l’OMC organisateurs de la mondialisation néo-libérale la plus débridée et en particulier l’AGCS (qui privatise à terme les services publics) et les accords sur la propriété intellectuelle (qui limitent la possibilité de fabriquer des médicaments génériques et permettent les OGM),
– le traité constitutionnel européen de 2005
– le traité de Lisbonne
– les accords de partenariat de l’UE avec l’Afrique qui la mettent sous la tutelle des multinationales européennes
– le traité budgétaire Merkel-Sarkozy-Hollande (TSCG)
– le MES (mécanisme européen de stabilité)
– la fausse loi de séparation bancaire de Moscovici-Hollande
– les cadeaux de Hollande au MEDEF
– la loi Macron
– la loi EL Komri
– le TAFTA
– le CETA
– l’ACS (aggravation de l’AGCS).
comment donner sa voix à Macron qui a défendu et défend tout cela,  qui creuse les inégalités, accroît l’injustice sociale, n’enrichit que les riches et met la planète en danger  ?

Pour moi, cela reviendrait à renier 20 ans d’engagement militant. Impossible.

Même si la rigueur intellectuelle interdit de qualifier de « fasciste » le programme nationaliste et xénophobe de Mme Le Pen, le FN plonge ses racines dans Vichy et l’OAS. Et  je suis, depuis toujours, un adversaire des régimes fascistes que ma génération a connus puisque, après la Deuxième guerre mondiale, nous avons eu trois régimes fascistes en Europe (Espagne, Portugal, Grèce), tous protégés par l’OTAN (au nom de la démocratie) contre lesquels j’ai milité (interdit de séjour par la Grèce des Colonels). Toute ma vie j’ai combattu le racisme et la xénophobie. Voter Le Pen est donc impensable.

Macron et Le Pen sont tous deux porteurs de politiques profondément néfastes et extrêmement dangereuses pour nos libertés, pour le bien être du plus grand nombre, pour la préservation de la planète.

Je n’invite personne à partager mon point de vue. Je me contente de l’exposer.  Car j’ai toujours combattu le principe du mot d’ordre électoral que je considère comme une insulte à l’intelligence des gens et une arrogance insupportable des partis qui s’arrogent la propriété des votes dont ils ont bénéficié. Il y a d’ailleurs de mon point de vue une contradiction fondamentale entre prôner la révocabilité de l’élu et le fait de lancer des mots d’ordre de vote. C’est opposer un acte de liberté citoyenne à un acte de servitude citoyenne.

Alors que chacun fasse en conscience ce qu’il estime devoir faire, mais le faire en conscience cela suppose de bien s’informer.

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Au premier tour de la Présidentielle, les électeurs de Montpellier ont placé Jean-Luc Mélenchon en tête avec plus de 30 % des suffrages. 31,56 %. Emmanuel Macron obtient 24,61 % . L’effet Saurel n’a pas permis de porter la dynamique nationale d’Emmanuel Macron.

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RUFFIN – « MÉLENCHON À 19,5 %, UN TREMPLIN POUR DEMAIN ! »

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«Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?»

Difficile de mieux résumer l’impression délétère de cette soirée du 23 avril qu’en citant ce vers de Racine (Andromaque, acte V, scène 5), qui est une réplique d’Oreste à Pylade alors qu’Hermione vient de se suicider sur le corps de Pyrrhus. L’allitération est belle mais aussi menaçante…

En effet, que nous réserve l’avenir avec ce passage obligé entre Charybde et Scylla ? Entre un libéralisme à tous crins qui va encore accentuer la fracture inégalitaire de la société française et un imbécile repliement à la vichyssoise ?

Car il s’agit bien de cela puisque l’offre finale de la compétition présidentielle se résume à un duel entre un « Lancelot des beaux quartiers » et une Walkyrie qui se prend pour Jeanne d’Arc !

Un « Similing Cobra » opposé à une vipère …

Je comprends parfaitement la réaction de Jean-Luc Mélenchon qui, sommé d’apporter la caution morale de la « France insoumise », a refusé de prendre immédiatement position en ajoutant son propre hurlement aux grognements de tous les loups frustrés afin de jouer le jeu des règles de cette république bourgeoise qui a cru bon de mettre à l’index les moutons noirs de sa famille…

En effet, je partage tout à fait le point de vue de Michel Onfray qui s’étonne que l’on continue à prétendre diaboliser le FN alors que l’on a rien fait pour le combattre réellement, tant sur le plan économique qu’avec la réfutation pédagogique de son nationalisme obsolète.*

Dans cette finale faussement démocratique – dont vont être exclus des millions de Françaises et de Français – le peuple va assister, médusé et impuissant, à des joutes meurtrières pour ses acquis sociaux, son pouvoir d’achat et ses libertés, même si le pancrace politicien est en mesure de l’amuser et de le séduire, au moins quelques secondes.

Ainsi, après les quinquennats calamiteux et désolants de Chirac, Sarkozy et Hollande, ce qui reste de la « République française » va poursuivre sa marche cahoteuse en s’aidant de la canne d’un jeune gandin technocrate et branché, adoubé par les « honnêtes gens ».

Mais ce parcours risque d’être contrôlé voire contrarié par un vent puissant (et vivifiant) qui vient de se lever…

Ne nous soumettons plus !

* « le parti de Marine Le Pen est moins combattu qu’utilisé comme épouvantail pour que rien ne change ».

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Extrait du dernier livre en direct de Tarnac, Maintenant.

Ne plus attendre.

Ne plus espérer.

Ne plus se laisser distraire, désarçonner.

Faire effraction.

Renvoyer le mensonge dans les cordes.

Croire à ce que nous sentons.

Agir en conséquence.

Forcer la porte du présent.

Essayer. Rater. Essayer encore. Rater mieux.

S’acharner. Attaquer. Bâtir.

Vaincre peut-être.

En tous cas, surmonter.

Aller son chemin.

Vivre, donc.

Maintenant.

 

Petit bonus sémaphorien, en direct de nos amis grecs qui ont quelque idée de ce que Résistance veut dire

 

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C’est toujours bon à savoir…

Axel Loustau, trésorier du microparti de Marine Le Pen et conseiller régional FN, poursuivait en diffamation le directeur de Mediapart, Edwy Plenel, à propos de violences de proches du Front national à l’encontre de notre journaliste Marine Turchi. La Cour d’appel de Paris lui a donné tort, confirmant le jugement de première instance. M. Loustau se pourvoit en cassation.

 

[LÀ-BAS SI J’Y SUIS] Macron vu par son ancien directeur à la banque Rothschild © Là-bas si j’y suis

Mélenchon joue t il avec le feu ? C à vous

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« La désobéissance est pour celui qui connait l’Histoire, la véritable vertu de l’être humain. C’est de la désobéissance et l’insoumission que nait le progrès »   Oscar Wilde

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mardi 25 avril

Nous sommes 456.387 insoumis

Soit 10.000 de plus depuis dimanche.

Pourquoi pas vous ?

https://jlm2017.fr/

ndlr : Pas de vidéos aujourd’hui sur Sémaphores, seulement deux articles mais faut voir, ça ne sort pas de n’importe quel Tonneau. A lire en intégralité et ne pas hésiter à partager.

Face au Front National : réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron

Vous avez voté pour Macron et vous nous exhortez à faire barrage au Front National. Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui sont responsables de son ascension.

Vous avez voté pour Macron et vous venez nous faire la leçon : il faut faire barrage au Front National. « Faire barrage » : les mots vous évoquent des corps tendus contre l’assaut. Vous vous imaginez en héros de la lutte pour la République. A moi, ils n’évoquent qu’un bête mur de béton qui retient l’eau qui monte. Elle n’en finit pas de monter depuis cinq ans. C’est un fait objectif : jusqu’en 2012, le vote Front National était encore flottant, versatile, contestataire. C’est le quinquennat Hollande, qui est aussi le quinquennat Macron, qui l’a vu s’enraciner. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. L’extrême-droite monte partout dans le monde ; or il n’y a qu’une cause qui s’exerce à l’échelle de la planète et c’est la dictature de la finance dont vous venez de porter au pouvoir le zélé serviteur.

Peut-être n’êtes-vous pas convaincus ? La corrélation entre néolibéralisme et fascisme vous échappe ? C’est parce que vous vivez dans un monde imaginaire, au sens propre : un monde d’images. Vous n’êtes pas marxistes et vous ne pensez pas que les conditions matérielles d’existence déterminent la conscience. Tout est discours pour vous, comme pour le gouvernement le plus impopulaire de l’histoire de la cinquième république qui, pendant cinq ans, à chaque résistance à ses « réformes », n’a rien su comprendre sinon qu’il avait manqué de « pédagogie ». Manuel Valls s’écriait « J’aime l’entreprise » et vous avez élu l’homme qui promet de la faire aimer aux Français. Il vous a dit que les jeunes seraient heureux de travailler pour Uber pourvu qu’ils puissent rêver d’être milliardaires et vous l’avez cru. Il vous a dit que les chômeurs seraient contraints d’accepter des emplois moins bien payés et loin de chez eux, et vous vous êtes dit : voilà qui est sérieux. Vous vous êtes si bien retrouvés dans cette caricature de cadre supérieur que vous avez pensé qu’il saurait « rassembler les Français » – les rassembler dans l’amour d’un homme qui vous ressemble. Vous n’avez même pas conscience que ce faisant, vous avez fait monter le Front National.

Combattre le Front National, c’est aussi pour vous une affaire de mots. Quand Malek Boutih crie que le fascisme est à nos portes, vous vous dites : « Il a combattu le Front National ». Vous ne savez pas que le Front National puise à deux sources : la haine de l’étranger bien sûr, ce vieux fond de xénophobie raciste qui depuis toujours est la lie de la France, mais aussi la haine qu’inspire votre modèle de société haï de tous excepté vous, ce que vous sauriez si vous rencontriez qui que ce soit d’autre que vous. Vous n’avez pas voulu mettre en question votre attachement béat à une Europe qui n’existe que dans vos rêves. Vous avez dit « la dette » et « la dépense publique » et vous avez conclu : c’est impossible.

L’eau finira par déborder. Ce jour-là, que ferez-vous ? Vous n’en avez aucune idée. Vous devriez nous demander conseil. Car nous que vous accusez de ne pas faire barrage au Front National, nous faisons tout autre chose : nous le combattons – nous l’avons même en partie vaincu. Pourquoi croyez-vous que Marine Le Pen n’est pas arrivée en tête du premier tour ? Parce qu’un grand nombre d’ouvriers et d’employés qui s’étaient résolus à voter pour elle ou s’abstenir ont voté pour Jean-Luc Mélenchon. Parce que les jeunes, prétendument acquis au Front National, ont massivement voté pour Jean-Luc Mélenchon. Et pourquoi l’ont-ils fait ? Pourquoi nous ont-ils rejoint nous, et non pas vous qui avez pourtant seriné de si belles fables sur le rassemblement des Français ? Parce que nous leur avons fait espérer ce que vous n’osez plus imaginer : nous allions changer le monde.

Vous n’en avez évidemment pas conscience mais si nous avons lutté contre vous, c’est encore pour combattre le Front National. Pour faire naître l’espoir, il fallait en finir avec votre suffisance, votre incapacité à rien penser au-delà de vous-mêmes, et votre certitude que vous pouvez tirer sur la corde indéfiniment sans qu’elle se rompe jamais. Nous avons tâché d’échapper à la violence que vous répandez partout. La violence ? Vous êtes outrés – car chacun sait, n’est-ce pas, que la violence est de notre côté : dans notre hostilité aux riches et dans les mauvaises manières de Jean-Luc Mélenchon. Vous ne comprenez pas que la violence, c’est quand un être humain pensant, sensible, est nié dans son humanité par un vulgaire Macron qui croit qu’il est acceptable de parler aux gens pour ne rien dire. Il est mille fois plus insultant de s’entendre dire « penser printemps » que de s’entendre appeler « les gens ». Il est mille fois plus violent de dire « je suis pour la France qui ose » que de répondre « si vous élisez cet homme, vous allez cracher du sang ». Il n’y a pas de violence plus grande que de prendre les gens pour des imbéciles.

Vous, si fiers d’aller dans quinze jours faire barrage au Front National, ne vous rendez pas compte que vous êtes son fidèle allié. Vous n’avez aucun reproche à nous faire, aucune consigne à nous donner. Nous ne sommes pas votre voiture-balai, nous n’avons pas à ramasser les débris de la société à mesure que vous la détruisez.

Que ferons-nous dans quinze jours ? Pour moi, ma décision est prise. Ceux à qui il m’importe qu’ils la connaissent, la connaissent. Quant à vous, je n’ai rien à vous dire et je remercie Jean-Luc Mélenchon de n’avoir pas sauté dans le cerceau comme une bête de foire. Nous trancherons à notre heure et si vous vivez quelques jours d’inquiétude, tant mieux : voyez en face le désastre dont vous êtes responsables. Se pourrait-il qu’une prise de conscience se fasse ? Je n’y crois pas. Je vous connais trop bien pour ça. Eh bien tant pis : nous aurons au moins jeté une ombre sur votre irresponsabilité confite en ses certitudes et votre mouvement qui marche si bêtement à contre-temps de l’Histoire.

Pendant les cinq prochaines années, l’histrion que vous avez porté au pouvoir continuera l’œuvre de dissolution sociale de ses prédécesseurs. Mais qu’on se rassure : le Front National n’aura pas le dernier mot. Non grâce à vous mais grâce à nous qui en cinq ans avons réduit des deux tiers la distance qui nous séparait de lui. Détenteurs de l’avenir en commun, nous assumerons nos responsabilités face au Front National et malgré vous.

 

 

Honneur à l’insoumission

À l’heure où les éditocrates, les chiens de garde et les tartuffes de tout bord nous refont le coup du front républicain, tout en vendant la peau de l’ours, comme si la menace était pipée, à l’heure où les Insoumis hésitants sont quasiment criminalisés comme crypto-partisans du FN, rappelons quelques vérités sur la sociologie d’une gauche de combat et non de posture.

Il est tout à l’honneur de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, de ne pas chercher à suggestionner et assujettir par la peur les électeurs dont les voix se sont portées sur lui. L’infantilisation et l’épouvantement ne prennent plus sur une fraction conscientisée de l’électorat, conscientisée par lui. Dans un louable effort de pédagogie, il a rehaussé le niveau de cette campagne présidentielle et fait obstacle aux facilités thématiques de la xénophobie utilitaire. Il a su flatter aussi bien l’intelligence du cœur que l’affect de l’indignation constructive, la combinaison des deux étant le carburant d’une citoyenneté pleinement engagée, non pas réduite à un bulletin tombant dans une urne.

Il est également tout à l’honneur de Jean-Luc Mélenchon de ne pas avoir appelé automatiquement les Insoumis à voter contre leurs convictions, car la concorde à coups de rabot est antidémocratique, la démocratie étant une discipline du dissensus, un frottement rugueux d’argumentaires solidement charpentés et éloquemment défendus. Un argumentaire peut prendre ou ne pas prendre, fût-il très cohérent. C’est le jeu. Son rejet par une majorité d’électeurs ne l’invalide pas pour autant au point d’obliger ses porteurs à soutenir l’argumentaire qu’ils ont combattu. Le vote utile ne favorise que les anguilles et les requins, et leur jette en pâture le peuple qu’il a pris dans son filet faussement lâche. Nul ne doit jeter la pierre aux Insoumis qui, la mort dans l’âme, voteront Macron au second tour, par détestation légitime, viscérale du FN. La victoire de Macron n’est nullement acquise et l’extrême droite a montré par le passé qu’elle était en mesure de se jouer des marionnettistes. Mais le choix du vote blanc ne fera pas des Insoumis qui s’y résolvent des complices du FN. Ils marqueront par là qu’ils ont compris que le néolibéralisme macronien et le racisme lepéniste sont les deux visages d’un même Janus qui œuvre à la désertification des consciences et à l’épuisement du génie social humain, le premier par la marchandisation béate des individus, le second par la naturalisation vindicative de leur identité. Résister sur cette ligne de l’insoumission à l’injonction majoritaire de voter pour le pied qui vous broie plus lentement, c’est faire barrage, véritablement, sur le terrain des valeurs de gauche, au FN. Le vote utile fait bon marché de ces valeurs, qu’il livre à la spéculation des opportunistes en les édulcorant, voire en les fondant dans les valeurs adverses. Songeons qu’il y a bien plus d’atomes crochus entre la droite fillonniste appelant à voter Macron et le FN qu’entre le FN et la France insoumise tenant bon sur son exigence de penser au-delà de soi, de sa classe, de sa caste.

Il est tout à l’honneur de la France insoumise d’avoir su réconcilier, par ses méthodes de délibération ouverte et interactive, une majorité de jeunes avec la politique de conviction au service du bien commun, selon l’un des principes fondateurs de la démocratie. C’est cela, se soucier de l’avenir : former les générations qui viennent à l’activité démocratique, leur fournir des outils complexes de décryptage de la démagogie et leur apprendre à se passer de maîtres, selon la définition que donnait Quintilien de l’instruction.

Il est tout à l’honneur de la France insoumise d’avoir pris conseil du corps associatif de notre pays, dont elle a reçu le soutien massif, faut-il le rappeler, non seulement pour avoir placé très haut le gabarit de ses ambitions en la matière, mais encore pour avoir fourni avec constance l’appoint aux dernières luttes sociales. Tous les candidats se disent proches du peuple qui souffre, tous prétendent, s’ils sont élus, le protéger, veiller sur son bien-être et sur son horizon, mais combien d’entre eux et combien parmi leurs partisans s’investissent dans l’éducation populaire, combien ont participé à la défense du code du travail, à l’occupation des ZAD, au combat contre le détricotage des services publics ? Dans la ville de Rouen où j’habite, ville dirigée par un maire socialiste, seuls le PCF-Front de gauche et une association, la Boise de Saint-Nicaise, se sont démenés, en pleine crise de présidentiellite, pour empêcher la fermeture des bureaux de poste de quartiers. Pas de frontistes amis du peuple en vue, pas de socialistes au grand cœur, pas de chrétiens charitables LR, pas de zébulons En Marche ! ou de magnétiseurs Debout la France ! Ce sont toujours les mêmes qui montent au créneau, qui s’épuisent à amortir, avec des moyens dérisoires, les effets du « doux commerce », qui prennent la relève d’un État et de collectivités impécunieuses ou mauvaises gestionnaires ; ce sont ceux-là qui font encore tampon entre la misère et la révolte ; ce sont ceux-là qui, sans tambours ni trompettes, font vivre l’ersatz de démocratie qu’on nous présente comme le summum du désirable ; ce sont ceux-là qui lancent les alertes et en assument les risques. Ils ne le font pas en mots, ils le font en actes, quotidiennement. Leur susceptibilité est à la mesure de ce qu’ils jettent de forces dans la bataille. Ils ont droit au respect pour cela, sauf débordement fanatique.

Avant de courir au front républicain et de couvrir du même opprobre l’électorat chamboule-tout du FN et celles et ceux qui, à gauche et essentiellement là, encartés ou pas, syndiqués ou pas, permettent encore à l’État de se gargariser de quelques réussites, l’intelligentsia de gauche ferait bien de courir au front proprement démocratique de l’engagement associatif, où l’on manque de bras, où l’on manque de hérauts, et où se pressent les gueules cassées de la boucherie du darwinisme social. C’est là que s’invente l’économie sociale et solidaire, la vraie, celle qui ne cherche pas à se tailler des parts de marché mais empêche que ce qu’il nous reste d’humanité ne soit taillé en pièces. Le combat pour les valeurs de gauche se joue là aussi et surtout là, puisque le cadre politique actuel, de l’aveu de ceux-là même qui s’y sont longtemps mus comme poissons dans l’eau et poisons dans l’os, empêche les citoyens de se mêler de ce qui les regarde.

Les Macrognons en marche

Le fil du 24 avril

« Ce sont vos beaux sourires, vos yeux qui brillent, vos chansons, votre amour pour demain. Le voilà, le matin neuf qui se lève. À vous, jeunes gens, de reprendre la tâche et le flambeau à l’endroit où je vous l’aurais donné et tendu d’une main à l’autre. Allez, on est la France insoumise, maintenant et pour toujours ! »

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Quelques déclarations

Danielle Simonnet : « Pas une voix ne doit aller à Marine Le Pen ! »


Déclaration de Pierre Laurent – 23 avril 2017

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Lu sur le fil Facebook d’Arnaud Cuidet

Nous avons le droit d’être déçu, ou même accablés. Pour autant, la déception ne doit pas se transformer en désespoir :

1) On a fait 19% ! On a presque doublé le nombre de voix de 2012. En 5 ans, avec le système contre nous, ca n’est pas rien !

2) Le FN est devant nous d’à peine 600 000 voix. C’est rien ! C’est d’autant plus rageant, mais ca veut aussi dire que nous sommes en train de lui rependre du terrain. Ils travaillent depuis les années 80, nous avons du retard à rattraper, mais ne le rattrapons vitesse grand V !

3) il faudra attendre encore l’été ou la rentrée pour en être sur, mais nous sommes en passe d’accomplir un objectif politique majeur : l’implosion du PS, sont le simple nom est un obstacle au combat idéologique de gauche. Si cela s’avère, même les médias seront obligés de reconnaître que la FI est la principale force de gauche !

4) la force que nous avons construite ne doit rien au fait d’être fan d’un candidat. Elle s’est construite sur de l’éducation politique, de la conscientisation politique et une profonde émancipation qui a transformé chacun-e d’entre nous. Cette force ne disparaîtra pas, elle ne fera que grandir.

Il est de notre responsabilité de veiller à ce que la FI grandisse et se structure. De rudes combats nous attendent, mais cette campagne aura été la démonstration que nous savons les mener.

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Mélenchon: une défaite aux airs de victoire

24 avril 2017 Par christophe Gueugneau

Le candidat de La France insoumise a échoué à créer la surprise lors du premier tour de la présidentielle, en finissant à la quatrième place. Il a réservé son appel au vote pour le second tour. En arrivant très largement devant le PS, il se place comme incontournable à gauche pour la reconstruction à venir.

Évidemment, la déception est palpable. Mais le cœur y est malgré tout. À 20 heures, dimanche soir, lors de l’apparition des premiers résultats à la télévision, donnant Emmanuel Macron et Marine Le Pen qualifiés pour le second tour, les militants de La France insoumise réunis devant le Belushi’s, le QG choisi, non loin de la gare de Nord, par Jean-Luc Mélenchon pour sa soirée de premier tour, crient « Dégagez, dégagez ! ». Plus de 300 journalistes ont été accrédités, et dans le QG, les militants se font rares, qui restent dans la rue. Jean-Luc Mélenchon est annoncé à la troisième place, avec environ 19 % des voix. C’est peu et c’est beaucoup.

C’est peu, parce que la dynamique de ces dernières semaines pouvait faire espérer une « qualification » pour le second tour. Vendredi soir, à l’occasion des « apéritifs insoumis » organisés un peu partout en France, Jean-Luc Mélenchon s’était rendu dans le XIXe arrondissement, à proximité du parc de Belleville, en compagnie de Pablo Iglesias, du parti espagnol Podemos, et de Marisa Matias, du Bloco de esquerda (Portugal). Sur place, la ferveur militante semblait dire que tout était possible. En résonance avec cette fin de campagne, où les meetings faisaient le plein, la présence des Insoumis sur les marchés était patente, tout comme sur les réseaux sociaux.

C’est beaucoup, parce que c’est une hausse spectaculaire par rapport au score de Jean-Luc Mélenchon en 2012. Le candidat du Front de gauche avait recueilli 11,11 % des voix, il fait cette fois-ci, avec La France insoumise, autour de 19 %. C’est beaucoup, aussi, car au sortir d’un quinquennat de François Hollande, élu par la gauche, le résultat de La France insoumise fait figure d’ovni. « Je suis très fière de ce qu’on a fait », dit Corinne Morel Darleux, du Parti de gauche, l’une des composantes de La France insoumise. « Je souhaite bon courage à celui ou celle qui dirigera la France après le second tour », ajoute-t-elle.

L’irruption du mouvement de La France insoumise dans le paysage de la gauche française constitue une victoire malgré la défaite pour Jean-Luc Mélenchon. Reste cependant à la concrétiser à l’occasion des législatives. « Ce sera la belle », dit Corinne Morel Darleux, avant de compléter : « la belle colère ».

(…)

Au-delà même du fait d’être passé devant le PS, La France insoumise estime s’être constituée en vrai mouvement social durant cette campagne. « Quel que soit celui qui l’emporte dans deux semaines, il ou elle aura en face une marée d’insoumis », estime Corinne Morel Darleux. (…)

Intervenant vers 22 heures, Jean-Luc Mélenchon le redit : « Je n’ai reçu aucun mandat des 450 000 personnes qui ont appuyé ma candidature », celles-ci seront « amenées à s’exprimer sur la plateforme ». Le candidat de La France insoumise a regretté qu’il n’y ait eu aucune « prise de conscience écologique » de la part des deux candidats qualifiés qui, en outre, « comptent s’en prendre une fois de plus aux acquis sociaux ». « Je vous appelle à rester groupés et en mouvement. Car les défis que nous avons nommés, ces défis restent à relever. Ceux qui prétendent aujourd’hui à l’honneur de nous représenter tous ont déjà montré qu’ils étaient incapables de les relever », a encore dit Jean-Luc Mélenchon.

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Autre article intéressant à signaler

http://www.francetvinfo.fr/politique/melenchon/recit-franceinfo-presidentielle-comment-jean-luc-melenchon-a-presque-reussi-son-pari_2152721.html

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Humour du jour

 

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spécial jour J

Pas de Sémaphores aujourd’hui (nous allons être bien occupés), mais le fil d’actu d’hier 22 avril a été mis à jour pour intégrer des extraits de l’article de François Bonnet sur Mediapart, ainsi que notre habituel Dossier Macron. Au menu une courte vidéo proposée par Fakir, et des extraits d’un long article très édifiant sur ce candidat arnaque de l’oligarchie, signé Aude Lancelin (journaliste et rédactrice en chef virée de l’Obs avec pertes et fracas).

Mais c’est dimanche, journée on ne peut plus populaire et souvent familiale, alors place à la chanson, populaire aussi, à travers quelques vidéos qui témoignent de la diversité d’une France que nous aimons, même quand elle déroge à la langue de Molière…

Bella Ciao

Bella Ciao interprété par l’orchestre debout le 15 mai 2016 sur la place de la République à Paris. Extrait de la Captation Debout.

Una mattina mi sono svegliato,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
Una mattina mi sono svegliato,
e ho trovato l’invasor.

O partigiano, portami via,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
O partigiano, portami via,
ché mi sento di morir.

E se io muoio da partigiano,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
E se io muoio da partigiano,
tu mi devi seppellir.

E seppellire lassù in montagna,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
E seppellire lassù in montagna,
sotto l’ombra di un bel fior.

Tutte le genti che passeranno,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
Tutte le genti che passeranno,
Mi diranno «Che bel fior!»
«È questo il fiore del partigiano»,
o bella, ciao! bella, ciao! bella, ciao, ciao, ciao!
«È questo il fiore del partigiano, morto per la libertà!»

L’encantada Nadau

Bayonne 2013 : « Vino griego »

Pénélope

Jean Ferrat – Ma France

Bonne journée à toutezétous !

le fil du 22 avril

«FRANÇAIS, CHOISISSEZ»

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Avant de voter : la liste des conflits d’intérêts des candidats à lire absolument

Avant de voter : la liste des conflits d’intérêts des candidats à lire absolument

à lire ici : https://mrmondialisation.org/la-liste-des-conflits-dinterets-des-candidats/

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Voter, et voter pour

22 avril 2017 Par François Bonnet

Il n’est pas l’heure des votes tactiques. C’est le moment d’un vote d’adhésion.

Les votes des 23 avril et 7 mai ne feront pas que clore six mois d’une inédite campagne présidentielle. Ils sont un début. Ils amorcent un processus qui sera, selon toute vraisemblance, sans précédent depuis 1958 et l’avènement de la Ve République. (…)

Voter pour dessiner les champs des possibles pour ce qui sera, dans les mois et les années qui viennent, l’inévitable mise en place d’une nouvelle République.

Il est sur ce chemin deux obstacles de taille. Notre vote peut aider à les surmonter. Le premier s’appelle Marine Le Pen. Mediapart a suffisamment tiré la sonnette d’alarme ces dernières années pour ne pas détailler à nouveau les terribles dangers d’une accession au pouvoir de l’extrême droite. L’élection de Marine Le Pen, candidate armée d’un projet politique xénophobe, discriminatoire et nationaliste, demeure une possibilité malgré une médiocre campagne et l’impact des multiples affaires judiciaires qui la menacent (lire et voir ci-dessous notre décryptage de son programme).

(…) Le deuxième obstacle s’appelle François Fillon. Lâché par une large partie de son camp, empêtré dans ses affaires d’enrichissement familial et sa mise en examen pour détournement de fonds publics, il n’aura cessé de radicaliser son programme, apparaissant désormais comme le candidat d’une droite pas seulement ultralibérale mais aussi profondément réactionnaire. Son éventuelle élection n’empêchera pas une recomposition en profondeur de la droite de gouvernement, tant les positions sont désormais irréconciliables.

Ouvrir un nouvel horizon démocratique, c’est donc voter pour éliminer l’extrême droite xénophobe et la droite mise en examen. C’est aussi voter pour encourager et accélérer le processus de décomposition-recomposition du centre (Macron) et des gauches (Hamon, Mélenchon, Poutou, Arthaud) qui doit nous mener vers une démocratie renouvelée en profondeur.

(…) Dès lors, à la différence de nombreux précédents scrutins, où le « vote utile » pouvait présenter une utilité immédiate voire de moyen terme, l’élection 2017 est une des très rares à inciter à un vote d’adhésion, peut-être même de conviction. À l’incertitude sondagière, à l’indispensable nécessité de se projeter dans l’après, s’ajoute un troisième paramètre : la vraie diversité des programmes présentés par les trois principaux candidats du centre et des gauches. Social-libéral campant désormais au centre-droit avec le soutien de notables socialistes et chiraquiens, Emmanuel Macron promet le « renouvellement ». Benoît Hamon, lui, revendique de refonder la social-démocratie pro-européenne quitte à refuser d’en voir les impasses. Jean-Luc Mélenchon demande « au peuple » de reconstruire la République en la rendant indépendante de l’OTAN comme de l’UE. (…)

D’où l’enjeu particulier de ce premier tour : donner notre avis non sur de supposés possibles vainqueurs dans les radars des sondages, mais choisir des projets, assumer des clivages, amorcer des recompositions. Bref, ne pas jouer au chamboule-tout, mais faire de la politique.

Source (réservé abonnés) : https://www.mediapart.fr/journal/france/220417/voter-et-voter-pour?page_article=2

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À CEUX QUI HÉSITENT ENTRE MÉLENCHON ET HAMON

Parmi nos ami.e.s, certain.e.s hésitent encore entre Mélenchon et Hamon. Dans cette vidéo, on explique pourquoi d’après nous le vote qui a le plus de sens pour dimanche est Mélenchon. C’est notre avis, à prendre comme un simple avis 🙂 des bises à tous et toutes et bon dimanche !

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À deux jours du premier tour, la vitrine médiatique de Jean-Luc Mélenchon est largement inférieure à celle des « chouchous » des grands médias. Comprenez, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et François Fillon. Le candidat de la France insoumise, ses porte-parole ainsi que ses soutiens du PCF et d’Ensemble ! ont cumulé 160 heures de temps de parole (TV – radio) depuis le 1er février, selon un relevé du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Le candidat de la droite et son entourage sont, quant à eux, en tête de peloton avec 301 heures, suivis par Benoît Hamon (256 ) et Emmanuel Macron (234), talonné par Marine Le Pen (229 ).

46 heures de temps de parole, contre 170 pour François Fillon

C’est sans compter les « petits » candidats qui se partagent les miettes : Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a été médiatisé seulement 44 heures, 20 pour Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste).

http://www.humanite.fr/le-temps-de-parole-bafoue-de-melenchon-635102

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 DOSSIER MACRON

Merci Macron !

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Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40

  • 22 avr. 2017
  • Article d’Aude Lancelin qui fut journaliste à l’Obs daté du 21 avril 2017, publié sur Agoravox.

extraits

« Comment le candidat d’« En marche ! » a été entièrement fabriqué par des médias entre les mains du capital, et pourquoi il est encore temps de résister à ce coup de force.

C’était à la fin de l’été dernier, je venais de rendre le manuscrit du « Monde libre ». Mon regard errait devant les images de BFM TV, dans les vestiges d’une canicule parisienne achevée il y a peu. C’est alors que je compris brutalement que l’année 2017 serait terrible, et que la présidentielle à venir ne ressemblerait à rien de ce que ce pays avait connu jusqu’ici. La première chaîne d’informations en continu du pays, fleuron du groupe Altice-SFR détenu par Patrick Drahi, n’avait pas lésiné sur les moyens en ce 30 août 2016. Le tout pour couvrir un événement considérable, imaginez du peu : la démission du ministère de l’économie d’un jeune baron du hollandisme encore quasi inconnu du public deux ans auparavant. Un scoop d’importance planétaire, on voit ça, qui valait bien la mobilisation générale de toute les équipes de la chaîne détenue par ce milliardaire français issu des télécoms.

L’étrange spectacle qui s’étalait sur les écrans du pays ce jour-là, c’était un chérubin en costume-cravate s’échappant du ministère de Bercy en navette fluviale pour remettre sa démission à l’Elysée, poursuivi par les caméras de BFM TV, le tout dans le style flouté et distant caractéristique de la paparazzade, de l’image arrachée à l’intimité d’une personnalité livrée bien malgré elle à la convoitise des foules. Comme l’Hyppolite de Racine, le futur ex-ministre en question, qui n’était autre qu’Emmanuel Macron, semblait ainsi être saisi par surprise en train de « traîner tous les cœurs après lui  » sur la Seine, dans une étrange séance de ski nautique géant national.

Ce que le téléspectateur ignorait à ce stade, c’est que ce sont les cœurs des patrons du CAC 40 qui battait la chamade pour lui depuis déjà un petit moment, et que tous avaient un plan pour la France : porter à la Présidence de la République le chérubin si compréhensif aux doléances du capital. A ce stade il n’était rien, mais ça n’était pas un problème. Ses Geppetto, les poches pleines de billets et les rédactions pleines de journalistes, étaient prêts à en faire tout.

(…)

Partout l’argent rode autour de cette candidature, tout le monde le sait. Lorsque les conditions concrètes qui ont présidé à cette mise sur orbite sortiront enfin dans la presse, post festum, car elles finiront par sortir, ces choses là finissent toujours par sortir, les Français n’auront alors plus que leurs yeux pour pleurer. Entre temps, l’ISF sur les grands patrimoines financiers aura été supprimé, le code du travail ravagé à coups d’ordonnances, les services publics sévèrement amputés, les dividendes toujours mieux reversés. Un véritable continent oligarchique est là encore à demi-englouti, prêt à surgir sous nos yeux le 8 mai prochain, et personne n’a jugé bon jusqu’ici de le dévoiler aux citoyens. Surtout pas ceux dont c’est en théorie le métier, à savoir les journalistes. Au moment où ces lignes s’écrivent j’aperçois la pétition d’absurdité que celles-ci recèlent : comment la presse entre les mains de ces messieurs pourrait-elle enquêter sur sa propre nocivité et a fortiori sur la leur ?(…)

Tant que le mal n’est pas fait, tout peut encore être défait. Français, ne vous laissez pas voler cette élection. »

Aude Lancelin

Article intégral ici (accès gratuit) : Blog : Le blog de Jean Claude MEYER du 18

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le fil du 21 avril

Nous sommes 421 800 insoumis

Ce soir

15 MINUTES POUR CONVAINCRE

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21/04/2017 par Daniel Schneidermann

Champs Elysées, l’attentat qu’on attendait

Pour tout avouer, on avait coupé le son. On surveillait l’émission du coin de l’œil en dinant, Mélenchon était déjà passé, Le Pen aussi, on attendait Poutou, et Fillon, quand apparut sur l’écran l’image orange d’une rue barrée, et des silhouettes de policiers à la lumière bleutée des gyrophares. Immédiatement on sait que c’est lui, c’est arrivé, l’attentat-de-quelques-jours-avant-la-présidentielle, celui qui va rebattre les cartes, relancer Fillon et Le Pen, c’est maintenant, on y est, le timing est trop parfait pour que ce soit autre chose. Mais où on a mis la télécommande ? Voilà, un policier tué, l’assaillant aussi, le quartier bouclé, c’est parti.

C’est mieux et pire que tout ce qu’on pouvait craindre, du travail de pro, les Champs Élysées, plus-belle-avenue-du-monde, cœur du sanctuaire, répercussion maximum immédiate, d’ailleurs Trump tweete dans la foulée, tout colle. Le timing aurait été encore plus parfait si c’était tombé pendant Mélenchon, ou pendant Le Pen, mais sans doute Daesch n’avait pas l’ordre de passage des postulants. Dès lors, il y a deux sortes de candidats. Non plus les petits et les gros, mais ceux qui sont passés avant, et ceux qui passent après, dans le nouveau paysage que dessine l’attentat, dans les interstices du live que Pujadas improvise en pointillés, cherchant l’impossible équilibre entre casser l’antenne et continuer comme si de rien n’était, lisant ses dépêches, puisqu’il n’a pas de prompteur. Ce serait les suites d’une attaque à main armée, avance-t-il. Et puis non. Un deuxième policier est mort. Et puis non. Il est dans son élément.

Le premier à enchainer derrière la nouvelle, donc, c’est Poutou. On parle Guyane, cultures maraîchères, puis Salamé :  » question d’actualité, avec ce qui se passe ce soir sur les Champs Élysées, vous voulez le désarmement des policiers ? » Poutou, imperturbable :oui, on veut désarmer les policiers, car ils agressent et gazent dans les manifs, et font chier les jeunes dans les quartiers populaires. Aie aie aie camarade ! Où sont passés tes conseillers ? (Poutou se déclarera « attristé » lors de son speech de conclusion, en rappelant que « la lutte contre le terrorisme, c’est d’abord la lutte contre la politique française à l’international » mais c’est trop tard, la fachosphère et la bienpensance journalistique l’avaient déjà éparpillé contre les murs).

Arrive ensuite Macron. Il a eu un quart d’heure de plus pour se préparer. Avec la gravité de rigueur, il explique qu’il a laissé dans sa loge l’objet transitionnel que Pujadas-Salamé ont demandé à chacun d’apporter sur le plateau, l’objet qu’ils poseraient sur le bureau de l’Élysée, au cas où. Macron, c’est le livre de grammaire de sa grand mère. Mais avec ce qui vient de se passer, l’heure n’est pas aux enfantillages, pas question, le livre de grammaire est resté consigné dans la loge, regardez comme je suis ferme dans la tempête, admirez l’homme d’État.

Fillon passe en dernier. Tapis rouge. Il a eu tout le temps de fourbir, de polir. Pour la première fois depuis trois mois, l’événement lui sourit. Mais il trébuche sur la panique, en glissant « on nous laisse entendre qu’il y a d’autres violences ailleurs dans Paris » (rien ni personne ne laisse entendre ça). D’ailleurs, Fillon va interrompre sa campagne, ce qui accessoirement lui évitera de devoir répondre à Closer, dont le scoop du jour couronne la campagne.Bref, pas certain que le coup soit réussi, les dés roulent encore.

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La force des people ! Avec Mélenchon les 23 avril et 7 mai 2017 ! Votons !

 

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Sergio Rossi, professeur d’économie à l’Université de Fribourg, fait partie d’un collectif d’une centaine d’économistes à défendre le programme économique de Jean-Luc Mélenchon. Quelles sont ses motivations? Interview.

Avec des confrères du monde entier vous appelez les citoyens français à voter pour le candidat de la France insoumise. Pourquoi?

Il est le seul à proposer un programme qui puisse relancer l’économie française. Une économie qui stagne depuis plusieurs années. Appliquer l’austérité, comme le proposent de différentes manières les autres candidats, à un pays qui souffre sur le plan économique ne fera qu’aggraver la situation. Cela d’autant plus qu’ils envisagent de continuer à privilégier au niveau fiscal les hauts revenus et les grosses fortunes. Jean-Luc Mélenchon a en revanche compris que la solution passait notamment par une augmentation des dépenses publiques (qui devrait créer des emplois et augmenter le pouvoir d’achat de la classe moyenne, ndlr).

Pourtant, le Mouvement des entreprises de France (Medef) fustige la politique économique de Mélenchon, comme celle de la candidate de l’autre extrême, Marine Le Pen.

Il faut nuancer les propos du Medef, mais, d’une manière générale, le mouvement craint pour ses membres. Il a un regard tourné vers les profits de court terme. Or augmenter les dépenses publiques revient à augmenter les recettes fiscales. Toutefois, cette relance budgétaire profitera aussi aux entreprises tournées vers le marché domestique. Le Medef a par contre raison quant au nationalisme et au protectionnisme prônés par Marine Le Pen: la fermeture fera davantage de mal à la France qu’autre chose.

Pensez-vous que le programme de Mélenchon puisse réellement inciter les Français à voter pour lui?

Il est évidemment très difficile de le dire. On aura un premier signal dimanche. Mais je crains que l’électorat ne se laisse séduire par le plus modéré des candidats. Il pourrait se tourner vers Macron, qui représente le centre. Mais c’est un centre vide de contenu, sans un vrai programme économique. Lui et les autres candidats, mis à part Mélenchon, ne proposent d’ailleurs aucune ligne claire sur le plan économique: ils suggèrent implicitement d’avancer par simple inertie. En effet, depuis Sarkozy, la France fonctionne ainsi, sans ligne directrice en ce qui concerne sa politique économique.

 

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Programme économique et social: Marine Le Pen est tout sauf la candidate du peuple!

Le programme économique et social de la candidate du FN ne peut prétendre être le programme du peuple. Il est défavorable aux salariés et est ouvertement discriminatoire.

Élaborés dans la perspective d’un second tour opposant la candidate FN à un candidat de droite (François Fillon ou aujourd’hui Emmanuel Macron), les « 144 engagements présidentiels » de Marine Le Pen cherchent à séduire les classes populaires qui ont vu leur situation se dégrader après plus de 30 ans de politiques néolibérales. On y trouve bien des annonces sociales, comme la retraite à 60 ans, destinées à faire apparaître la candidate comme celle du peuple. Une analyse détaillée[1] montre qu’il n’en est rien.

Un programme au service du patronat et des riches

Le programme 2017 de Marine Le Pen est d’abord au service du patronat. Il promet notamment aux PME et TPE de nouvelles baisses de cotisations et un « protectionnisme patriote » au service de leur compétitivité. Le souci de ne pas déplaire au patronat réduit d’ailleurs à presque rien ses ambitions écologiques, qui s’arrêtent là où elles pourraient contraindre les entreprises à produire autrement pour polluer moins.

Ce programme est aussi au service des plus riches. Il entend par exemple permettre « à chaque parent de transmettre sans taxation 100 000 euros tous les cinq ans (au lieu de quinze actuellement) » et d’augmenter « le plafond des donations sans taxation aux petits-enfants à 50 000 euros, également tous les cinq ans ». Qui peut donner tous les cinq ans 100 000 euros à ses enfants et 50 000 euros à ses petits-enfants ? Pas grand monde.

Des propositions défavorables aux salariés, qui s’en prennent aux syndicats

Le Medef et la CGPME en rêvent, le FN le promet ! D’abord, la suppression du compte pénibilité. Ce dernier prévoit des mesures de formation, de prévention et d’aménagement de l’emploi sur la base de critères objectivables de pénibilité. Trop beau pour les salariés ! Le FN propose de remplacer ces droits par une « majoration des annuités de retraite », et les critères de pénibilité par une « évaluation personnalisée » du médecin du travail… qui ne constatera les pathologies que trop tard. Finie la politique de prévention.

Surtout, les syndicats sont dans la ligne de mire. Au nom d’une prétendue « véritable liberté syndicale » et sous couvert de supprimer un « monopole de représentativité » qui n’existe plus, le FN entend affaiblir la représentation des salariés et favoriser le retour des syndicats maison. Souvenons-nous de ces syndicats qui se prétendaient « libres », et qui, loin de défendre les intérêts des salariés, étaient aux ordres des patrons et proches de l’extrême droite. Le FN n’a pas oublié !

Emploi : une politique ouvertement discriminatoire

La « priorité nationale » dans la politique d’emploi du FN s’appuie sur un mythe selon lequel les étrangers prendraient le travail des français ou feraient baisser les salaires… ce qui est démenti par les études empiriques.

La proposition phare est « une taxe additionnelle sur l’embauche de salariés étrangers ». Marine Le Pen affirme qu’elle existe déjà. Pas vraiment : les employeurs ont à s’acquitter d’une taxe forfaitaire (Ofii) lors de la première entrée en France d’un salarié étranger hors Union européenne, ce qui traduit une priorité aux travailleurs présents sur le sol français. La taxe voulue par le FN instaurerait une discrimination directe et permanente contre l’ensemble des travailleurs étrangers. Fixée à 10 % de leur salaire brut mensuel (près de 150 euros par mois pour un Smicard) elle exercerait un effet dissuasif sur les employeurs. Les 1,7 million d’étrangers actifs présents sur le territoire national seraient concernés, dès lors qu’ils passeraient par le chômage ou changeraient d’emploi. En 2012, Marine Le Pen voulait obliger les chômeurs étrangers à « quitter le territoire » après un an de chômage. En 2017, elle entend les empêcher de retrouver un emploi.

Protection sociale : l’exclusion d’un nombre toujours plus grand d’étrangers

Le mythe FN des « pompes aspirantes de l’immigration » fait des immigrés des touristes de la protection sociale. Pourtant, toutes les études montrent qu’ils contribuent davantage au financement de la protection sociale qu’ils ne coûtent en prestations, car ils sont majoritairement d’âge actif.

Les familles étrangères sont les premières visées : le programme 2017 du FN suggère de réserver les allocations familiales aux familles françaises. Cela renvoie aux racines du parti à l’époque où il était dirigé par Le Pen père : familialisme et xénophobie. Les immigrés vieillissants sont une deuxième cible. Le FN prévoit de réserver le minimum vieillesse (Aspa) aux personnes âgées de nationalité française, exigeant des étrangers qu’ils démontrent qu’ils ont résidé légalement vingt ans en France – contre dix ans actuellement. Un durcissement considérable au vu de la précarisation du séjour des étrangers.

En mettant une touche sociale dans son programme, Marie Le Pen voudrait détourner contre les étrangers et les immigrés les difficultés des victimes du capitalisme mondialisé. Elle est tout sauf la candidate du peuple. Ne la laissons pas faire !

Anne Eydoux, Eric Berr, Frédéric Boccara, Mireille Bruyère, Benjamin Coriat, Nathalie Coutinet, Ali Douai, Jean-Marie Harribey, Sabina Issehnane, Esther Jeffers, Dany Lang, Philippe Légé, Jonathan Marie, Dominique Plihon, Thomas Porcher, membres du collectif d’animation des Economistes atterrés.

[1] Voir A. Eydoux et S. Issehnane, « Front national, un programme économique et social incohérent et xénophobe », Note des économistes atterrés, 30 mars 2017.

Té ! un petit cadeau pour Marine…

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Olivier Besancenot : « Si Mélenchon est élu, c’est un changement radical de situation »

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Avec les soutiens de La France insoumise

L’émission « En direct de Mediapart » recevait ce 19 avril trois soutiens de Jean-Luc Mélenchon pour parler de cette fin de campagne présidentielle.

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L’épidémiologie choisit rationnellement le vote Mélenchon

Face aux urnes, une analyse statistique invisible dans les médias nous donne une clef d’analyse rationnelle qui conduit à choisir Jean-Luc Mélenchon. En oubliant un instant les émotions et autres hystéries collectives, il est possible de réfléchir sur une base empirique avant de voter pour un candidat au premier tour. Deux épidémiologistes anglais nous en donnent les moyens.

Extraits

Wilkinson et Pickett ont en effet comparé 40 états les plus riches de l’OCDE, puis les 50 états des USA. Ils ont mis en évidence une relation statistique extrêmement forte entre les inégalités de revenus (en comparant les 10% les plus riches et les plus pauvres de chaque état) et une longue liste de problèmes offrant un gradient social.

Ce que démontrent empiriquement les deux chercheurs, c’est qu’il existe par exemple un lien statistique fort entre le chiffre de l’obésité et celui de l’inégalité des revenus, non seulement chez les plus pauvres mais aussi chez les plus riches ! Plus l’inégalité de revenus est importante (Etats-Unis) et plus le nombre relatif d’obèses sera élevé, même chez les plus fortunés. Et cette analyse se vérifie avec une longue liste de problèmes sanitaires (espérance de vie, mortalité infantile, problèmes cardiaques…), les taux d’homicides, celui des adolescentes enceintes, la performance du système éducatif,  la violence et l’incarcération, la santé mentale et les consommations de drogue, la mobilité sociale et même de les actions en faveur de l’environnement et le soutien au développement.

Ce que démontrent Wilkinson et Pickett, c’est que, même pour les riches, il vaut mieux vivre dans une société plus égalitaire en termes de revenus et que toute variation de ce seul paramètre met en mouvement une mécanique sociale invisible qui modifie les niveaux de nombreuses problématiques qu’il est inutile de traiter indépendamment.

L’amélioration de la santé ou de l’éducation est mesurable pour tous, dès que l’on réduit les inégalités de revenus.

Ce qu’il faut, cette semaine, retenir de ces analyses statistiques, c’est qu’elles vont empiriquement exactement à l’encontre de la théorie du ruissellement prônée par les libéraux.

Plus vous permettez au plus riches de s’enrichir (en supprimant l’ISF par ex) plus vous aggravez les problèmes sociaux, sanitaires, environnementaux, judiciaires même dans les cas où il est extrêmement difficile de l’expliquer. En revanche, plus vous réduisez les inégalités de revenus, même de façon arbitraire, plus vous réduisez toutes les problématiques dont la liste est trop longue pour être ici mentionnées.

Article intégral : https://blogs.mediapart.fr/patricjean/blog/190417/lepidemiologie-choisit-rationnellement-le-vote-melenchon?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

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Calendrier de la Constituante – Présentation par Raquel Garrido

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le fil du 20 avril

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«Dictateur»? Hollande attaque mais oublie ses actes – #JLMDésintox

19 avril 2017 dans Actus, Pas de question sans réponse ! – #JLMDesintox

Aujourd’hui, Le Canard Enchaîné rapporte des accusations inouïes, d’une grave violence, de la part du chef de l’État en exercice contre un candidat pour le remplacer et ce à quelques jours même de l’élection. François Hollande est aux abois, face à la chute sondagière de son héritier désigné, Emmanuel Macron. Il tente de cacher son bilan catastrophique et d’enrayer l’accès de Jean-Luc Mélenchon au second tour de l’élection présidentielle en le traitant de « dictateur ». Quelle blague !

En monarchie présidentielle, le roi est nu

Qui est ce président sortant pour qualifier de « dictateur » le porte-parole d’une 6e République démocratique ? Cette fin de mandat crépusculaire n’en finit plus.

Est-il effrayé à l’idée que l’on puisse révoquer les élus, résolu qu’il est à violer systématiquement toutes ses promesses ? Craint-il un pays sans 49.3, sans possibilité d’obliger le parlement à voter ce qu’il refuse ? A-t-il peur d’un pays où les élus corrompus seraient inéligibles ?

Effectivement, en 6e République, le mandat de François Hollande n’aurait pas duré cinq ans avant que les citoyens n’y mettent un terme !

Hollande et ses fréquentations dictatoriales

Mais d’ailleurs, d’où parle-t-il ce président qui a pactisé avec les tyrans du monde entier ?

Qui a reçu en catimini, le roi Al-Khalifa du Bahreïn, dès août 2012, c’est-à-dire tout juste sorti de la répression violente du printemps arabe place de la Perle ?

Qui est parti trinquer avec Joseph Kabila au Congo, l’homme qui reporte les élections éternellement et brutalise ses opposants ?

Qui a visité Paul Biya au Cameroun, dirigeant d’une main de fer le pays depuis 35 ans ?

Qui a rencontré sans aucune critique José Eduardo dos Santos en Angola, record de longévité avec 37 années de présidence sans partage ?

Qui a accueilli en secret le président d’Azerbaïdjan Ilham Aliev, successeur de son père, et qui a investi son épouse vice-présidente ?

Qui a félicité Idriss Déby au Tchad pour une énième réélection sans autre candidat ?

Qui a déroulé le tapis rouge à l’émir Al Thani du Qatar en 2014, fermant les yeux sur l’esclavage moderne des chantiers de la coupe du monde de football 2022 ?

Juste avant de poser à côté du maréchal égyptien Abdel Fattah al-Sissi la même année, dont les opposants ont tendance à disparaître par centaines ?

Qui a validé les trucages électoraux du président Sassou-Nguesso au Congo Brazzaville ?

Qui a salué Mahamadou Issoufou au Niger, tortionnaire de ses opposants ?

Qui a protégé le bourreau du Burkina-Faso Blaise Compaoré, exfiltré en Côte d’Ivoire pour le sauver des manifestants ?

Qui a osé décorer en 2016 le prince héritier d’Arabie Saoudite Mohammed ben Nayef, ministre de l’intérieur qui fait fouetter les blogueurs dissidents ?

Qui a signé un accord de renvoi des migrants avec la Turquie de Recep Tayyip Erdogan ?

Qui a vendu, le mois dernier, pour 500 millions d’euros de matériel militaire à l’Arabie Saoudite afin de l’aider à écraser le Yémen ?

Oui, c’est bien cet homme, François Hollande, ce monarque en fin de règne qui va chercher auprès des bourreaux de toute espèce une reconnaissance que le peuple français a vite cessé de lui accorder !

Un règne hollandais liberticide

Et c’est bien lui calomnie Jean-Luc Mélenchon quand la campagne de la France insoumise sans précédent.

Non seulement il s’est couvert de honte, mais il a abaissé la France en participant comme premier chef d’État occidental en mai 2015 à un sommet du Conseil de coopération des États arabes du Golfe, alors que les pétromonarchies qui le dirigent écrasaient le Yémen sous les bombes.
Manifestement, le monarque François Hollande a appris de tous ces dirigeants autoritaires.

Lui aussi a mis en place un état d’urgence permanent et la répression violente des mouvements sociaux et écologiques.

Lui aussi a vu un manifestant mourir sous son régime, au barrage de Sivens, et des jeunes être torturés par les forces de l’ordre, notamment à Aulnay-sous-Bois.

Lui aussi a organisé la liquidation de journalistes hostiles, comme Aude Lancelin débarquée de l’Obs à son instigation.

Durant son mandat, la France est passée de la 38e à la 45ème place dans le classement annuel de la liberté de la presse, basculant derrière l’Afrique du Sud, Trinité-et-Tobago, le Botswana ou le Suriname. Autant de pays où les médias sont plus libres qu’en France.

François Hollande n’est donc pas en situation de délivrer des certificats de libertés publiques.
Alors quand ce complice de toutes les dictatures les plus atroces, ce président sous lequel nos libertés ont diminué, accuse Jean-Luc Mélenchon d’être un dictateur, nous nous demandons s’il a perdu la tête. D’autant plus que L’Avenir en commun, le programme de Jean-Luc Mélenchon a obtenu les félicitations d’Amnesty international, référence en matière de libertés publiques.

Devant tant de confusion dans les mots, et tant d’atteintes au respect républicain entre candidats, il est urgent que le monarque sortant cesser ses ingérences douteuses dans la campagne électorale. Qu’il balaie devant sa porte et fasse le compte des bourreaux qu’il a blanchi à l’Élysée. Il en est de même pour les éditorialistes en panique, parlant de «coup d’État» ou affabulant sur l’Alba.

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Olivier Tonneau : a écrit : « Mélenchon, un dictateur? Qui croirez-vous: Libération ou Amnesty?
Sur l’écologie, croirez-vous Le Monde ou Greenpeace?
Sur le social: Le Figaro ou Oxfam?
Sur la santé: BFMTV ou Action Santé Mondiale?
Sur la solidarité: L’Express ou le Secours Catholique?
Sur la justice: Le Point ou les avocats au barreau de Paris?
Sur l’énergie: France 2 ou le National Geographic?
Sur la santé publique: Challenge ou sept experts indépendants?
Sur le développement international: Les Echos ou Action Contre la Faim?
Sur la culture: France Info ou Profession Spectacle?
Sur la condition animale: RTL ou Ethique Animaux?

Dans tous ces domaines, je dis bien tous, le programme L’Avenir en Commun est le mieux noté, confortablement. Se fier à l’expertise est louable; encore faut-il savoir qui la possède. »

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Pablo Iglesias, chef de Podemos, sera au côté de Mélenchon vendredi

Izquierda.

Le chef du parti espagnol Podemos, Pablo Iglesias, sera présent à Paris vendredi au côté de Jean-Luc Mélenchon avec lequel il se rendra à des «apéros insoumis» le soir, dernier jour de campagne avant le premier tour. Le leader de la troisième force politique espagnole apportera ainsi son soutien au candidat de La France insoumise, en pleine dynamique dans les intentions de vote pour la présidentielle.

près de deux-cents universitaires, chercheur·e·s et enseignant·e·s appellent à l’union autour de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise, pour «un vote de raison».

Un autre monde est possible avec Jean-Luc Mélenchon

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/190417/un-autre-monde-est-possible-avec-jean-luc-melenchon?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67

Des personnalités américaines appellent les Français à voter… Mélenchon

Ils ont fait leur choix, mais ne pourront pas lui donner leur voix. Jean-Luc Mélenchon ne séduit pas seulement en France, où les derniers sondages sont encourageants pour le candidat de la France insoumise, mais son discours convainc jusque de l’autre côté de l’Atlantique.

Dans une tribune postée sur le site moveon.org, quatre personnalités américaines mettent en garde : « S’il vous plaît, ne répétez pas la tragédie Clinton contre Trump. » Pour les acteurs Mark Ruffalo (Spotlight, Avengers, Foxcatcher) et  Danny Glover  (L’Arme fatale, Witness, La Couleur pourpre), l’intellectuel et linguiste  Noam Chomski et l’auteure féministe Eve Ensler (Les Monologues du vagin), les électeurs français doivent glisser dimanche dans l’urne un seul bulletin : celui portant le nom de Jean-Luc Mélenchon.

http://www.20minutes.fr/high-tech/2052703-20170419-personnalites-americaines-appellent-francais-voter-melenchon

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Les Pinçon-Charlot analysent le cas Emmanuel Macron

Le couple de sociologues de la grande bourgeoisie analyse pour Politis la trajectoire d’Emmanuel Macron, « mandaté par la classe dominante pour donner un grand coup de balai sur les divisions politiques, qui paralysent les intérêts de l’oligarchie ». Il dénonce également la « corruption de classe » que révèlent les « affaires » récentes.

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Vote de conviction ou tentation d’empêcher un scenario catastrophe similaire à celui de 2002 ? Le jeu des scénaristes de la recomposition politique a donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, journaliste de l’Humanité.

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Invité de RTL, jeudi 20 avril, François Fillon est revenu sur l’annulation d’une interview dans Le Monde, et son refus de se voir poser des questions sur les affaires qui lui valent d’être mis en examen, notamment pour détournement de fonds publics.

« C’est moi qui choisis comment j’organise ma campagne, c’est pas Le Monde », a-t-il affirmé, précisant ne pas avoir souhaité répondre « aux questions sur les affaires à huit jours de la fin de la campagne ».

Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde, a annoncé mercredi avoir annulé un entretien avec le candidat de droite et du centre. Ce dernier avait posé « comme condition de ne pas avoir à répondre à des questions portant sur les affaires pour lesquelles il a été mis en examen ». La rédaction du Monde, qui a interviewé tous les autres principaux candidats, considère que « les hommes et femmes politiques n’ont pas à décider des questions qui leur sont posées » et « regrette vivement cette attitude ».

Refus de se rendre sur BFM TV

Mais pour François Fillon, « il y a une chose qui est très importante pour moi, c’est que c’est pas les médias qui décident du tempo, qui décident des questions, qui décident de la campagne ». « Chacun pose les questions qu’il veut, mais moi, je réponds à qui j’ai envie de répondre », a-t-il poursuivi sur RTL, jeudi matin.

Le candidat Les Républicains avait également refusé de se rendre mardi sur BFM TV pour répondre aux questions de Jean-Jacques Bourdin.

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Le conseil sémaphorien du jour à celles et ceux qui ont des péquélets

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le fil du 19 avril

Rappel, c’est aujourd’hui

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Le pari des six hologrammes est gagné, la technique a été sans faille, les sept salles étaient pleines, et haut étaient les cœurs pour un dernier meeting de premier tour empreint comme à l’accoutumée d’humanisme et de solidarité.

Au passage de nouveaux témoignages d’appuis, on apprenait cet exemple d’un citoyen expatrié au pays des startups…

Entrepreneur dans la Silicon Valley, je rentre en France si Jean-Luc Mélenchon est élu.

Je m’appelle Mehdi Medjaoui, j’ai 31 ans, je suis entrepreneur, j’aime mon pays la France et je ne fais partie d’aucun parti politique ni d’aucune équipe de campagne. Je suis basé à San Francisco, l’écosystème le plus fertile pour la création de startups, avec ses investisseurs, ses ingénieurs venus du monde entier, sa philosophie de conquête sans limites et de changement de paradigme via l’innovation technologique. J’ai co-fondé avec 2 associés une société en 2012, Webshell SAS, qui fait un outil d’intégration de protocoles de sécurité (oauth.io) dans les applications web et mobile. En 2014, nous avons eu des investisseurs privés et l’appui de la Banque Publique d’Investissement pour un total d’environ 500,000$ pour aller conquérir la Silicon Valley. Ma société se développe, avec des hauts, des bas, des débats, et jusqu’ici tout va bien. Aussi, j’organise des conférences sur la transformation digitale des entreprises dans 8 pays chaque année depuis 2012, dont la principale est à Paris, par choix il faut l’avouer, pour contribuer à faire de la France le pays du numérique. Je suis aussi consultant sur les stratégies d’automatisation et d’organisation algorithmique du travail grâce aux APIs…Pour pouvoir entreprendre tout cela j’ai conscience que je m’appuie sur les femmes et les hommes qui font tourner la société, dont les métiers sont plus durs et répétitifs et sans qui le système ne fonctionnerait pas. À mon modeste niveau, nous avons gardé le siège social de la société en France, dans l’Essonne et je continue à payer des impôts sur le revenu en France.

La France, je l’aime et je l’acquitte !

Ce qui aurait pu être déprimant aussi c’est la période électorale française … et pourtant !

Et pourtant je suis enthousiaste à l’idée de voter Jean-Luc Mélenchon et de soutenir le mouvement de la France Insoumise qu’il représente. Je pensais être minoritaire dans mon milieu, mais étonnamment, plus j’en parle, plus j’apprends que mes connaissances entrepreneurs votent aussi Mélenchon. Il est vrai que beaucoup sont encore étonnés, sur comment peut-on être entrepreneur et voter pour le représentant de la France Insoumise. Alors que les médias le dépeignent en Bolchevik anti-patrons et anti-entrepreneurs et encensent d’autres candidats qui nous seraient plus favorables… je veux démontrer par cet article point par point pourquoi c’est faux et que c’est tout le contraire. Et comme dirait Blaise Pascal, je vous ai écrit un long texte pour expliquer cela car je n’ai pas eu le temps de vous en écrire un court.

Ndlr : le témoignage de Mehdi est en effet assez long, les intéressés trouveront la suite ici : https://medium.com/@medjawii/entrepreneur-dans-la-silicon-valley-je-reviens-si-jean-luc-m%C3%A9lenchon-est-%C3%A9lu-91e654defe18

cité également au cours du meeting, l’article de Michaël Foessel

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Autre témoignage dont bien des maires pourraient s’inspirer,

  Une lettre du maire de Gennevilliers aux habitants : « le vote Mélenchon pour vous faire gagner ! »
de : Patrice leclerc, Maire de Gennevilliers

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18 avr. 2017 Par Frédéric lutaud Blog : Le blog de Frédéric Lutaud

Nous sommes fiers de la campagne menée par le candidat socialiste, il n’a pas démérité malgré les défections, mais force est de constater que la dynamique électorale est du côté de Jean-Luc Mélenchon.

À quelques jours du premier tour, la candidature de Benoit Hamon s’est effondrée dans les sondages. Critiquer leur fiabilité semble inutile tant l’écart qui sépare les deux candidats est important. Une éventuelle remontée surprise ne changerait rien à la perspective qui nous est tendue. Car bien pire que la défaite de Benoît Hamon, l’élimination de la gauche au premier tour serait un désastre. L’accession au pouvoir de la droite ultralibérale de Macron ou de Fillon, ou bien encore de l’extrême droite, ouvrirait une crise sans précédent pour notre modèle social et nos institutions. Les souffrances qui s’ensuivraient, pour des millions de citoyens déjà frappés par la crise, nous obligent à prendre nos responsabilités.

Le seul vote utile

Comme 78 % des électeurs de gauche, nous regrettons amèrement que l’unité n’ait eu lieu entre les deux candidats de la gauche sociale et écologiste. Une candidature unique nous aurait assuré la victoire. Benoît Hamon et Thomas Piketty ont déclaré qu’ils voteraient Jean-Luc Mélenchon si celui-ci était au second tour. Nous sommes nombreux à penser qu’il faut voter pour lui dès le premier tour si nous voulons avoir une chance de voter pour la gauche au second. Le vote utile, c’est aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon.

Par conséquent, les socialistes doivent voter massivement pour la seule candidature qui pourra faire gagner la gauche : celle de Mélenchon. En espérant, qu’après la victoire, nous réalisions enfin l’unité aux législatives. La gauche rassemblée et fraternelle doit l’emporter pour que cessent le pillage et le saccage des richesses. Pour un futur désirable, pour que viennent les jours heureux et le goût du bonheur !

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Un article de blog remarquable

Présidentielles 2017 : Revue des études de 20 ONG et experts, les avis sont unanimes

Nous sommes un petit groupe de chercheurs et de créatifs, de sensibilités politiques variées.

Lassés de voir fuser les propos aberrants de certains médias qui versent dans la propagande, fatigués que ceux qui sont censés nous donner accès à l’information multiplient les prises de position personnelles et irrationnelles, enferment les débats politiques dans des jeux superficiels sur des questions anecdotiques, et refusent d’aborder les sujets cruciaux de notre époque qui requièrent certains changements d’urgence, nous avons cherché tous les avis d’ONG et d’experts non-partisans, que nous présentons en intégralité dans cet article.

Étant donnée la charge de travail que cet inventaire représente, nous avons malheureusement dû nous restreindre à l’étude des 5 candidats qui recueillent le plus d’intentions de vote, nous nous en excusons.

Nous vous fournissons les liens vers chacune des études que nous citons, pour que vous puissiez aller consulter les avis sur les autres candidats.

https://blogs.mediapart.fr/georges-ledoux-lanvin/blog/160417/presidentielles-2017-revue-des-etudes-de-20-ong-et-experts-les-avis-sont-unanimes

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Attention, dangers !

Le résultat du second tour dépendra beaucoup de la volonté de Benoît Hamon et de Jean- Luc Mélenchon de tenir compte de cette échéance, dès maintenant, dans leurs comportements, dans leurs discours et dans leurs actes…

  • Le verdict des « primaires » réelles, celles du premier tour des élections présidentielles, sera rendu le dimanche 23 avril à 20 h. Après une folle campagne, marquée par l’élimination sans appel des figures marquantes des deux partis de gouvernement, en particulier celle des deux derniers présidents de la République, Sarkozy et Hollande, de deux premiers ministres, Valls et Juppé, voilà que nous arrivons à l’heure de vérité.

Contrairement à ce que l’on a pu dire, y compris dans ces colonnes, cette campagne n’a pas été aussi négative qu’on le répète à longueur d’antenne dans les médias. Si les affaires l’ont minée de bout en bout, elles auront mis en évidence le besoin d’en finir avec un système politique obsolète, verticaliste, où les citoyens doivent se contenter de regarder en spectateurs les turpitudes de ceux qu’ils ont désigné comme leurs représentants.

La Vème République est nue. Le moment est propice pour la transformer. L’heure du choix est donc arrivée et, même si les candidatures de témoignage ne doivent pas être méprisées, elles seront encore une fois marginales face à l’affrontement entre les principaux candidats.

La règle, telle qu’on a pu la vérifier à huit reprises sous la Ve République, est que le premier tour donne aux électeurs la possibilité de faire un choix. Ils le font à partir de leurs préférences politiques, mais aussi en se laissant convaincre par les images que donnent d’eux-mêmes les candidats. Au contraire, le second tour est une confrontation brutale, où le gagnant est celui qui rassemble non seulement ses partisans, mais aussi ceux qui, ne retrouvant pas leur choix du premier tour, rejettent son concurrent.

Pour que la gauche l’emporte au deuxième tour, comme je le souhaite, il paraît essentiel que ses principaux candidats se conforment à cette règle. Le résultat du second tour dépendra beaucoup de la volonté de Benoît Hamon et de Jean- Luc Mélenchon de tenir compte de cette échéance, dès maintenant, dans leurs comportements, dans leurs discours et dans leurs actes… Et donc de respecter entre eux le code de bonne conduite qu’ils ont conclu dans un restaurant du XXème arrondissement, il y a plusieurs semaines, et qu’ils ont déjà oublié.  Comme Benoit Hamon et Thomas Piketty l’ont dit, pour le deuxième tour, ils feront la distinction entre Jean-Luc Mélenchon et tous les autres. Ils ont raison. Le premier tour ne doit pas exacerber les différences. Je sais que tous les candidats qui se trouvent en concurrence, y compris dans leur propre camp, s’efforcent naturellement de faire le maximum de voix. Mais il faut éviter les crispations dangereuses et inutiles, sauf à prendre le risque de déconsidérer celui qui serait susceptible de rassembler.

Le report des voix de gauche au second tour sera d’autant plus facile que les deux principaux candidats de la gauche et du salariat montreront que, malgré leurs différences, ils sont « compatibles ». Parce que, quelle que soit l’option que l’on choisisse, lorsque l’on est à gauche et écologiste, deux dangers essentiels et un risque sont à écarter:

– Le premier et le plus évident des dangers potentiels est celui qu’incarne  Marine Le Pen, candidate de la xénophobie et de tous les racismes. Écarter ce risque majeur n’est pas un jugement moral, mais refuser de s’engager dans une guerre civile larvée. Le FN, fidèle à la ligne nationale et sociale, d’aucuns diraient nationale socialiste, veut imposer la préférence nationale comme principe d’exclusion d’une partie de la population. En trente ans le FN a gagné la bataille des idées et a imposé son agenda politique à la France. Il est peut-être le seul parti de masse organisé, un peu à la manière du PCF des années cinquante, qui s’est implanté dans les classes populaires. Allons-nous le laisser prospérer jusqu’aux portes du pouvoir ?

– Le second danger est François Fillon, le candidat de la réaction et des intégristes catholiques. On connait bien maintenant la rapacité naturelle de l’homme. Mais cela a permis d’occulter son programme de purge sociale qui nous promet « du sang et des larmes » pour des lustres : 500.000 fonctionnaires en moins, retraite à 65 ans, abolition de l’ISF, démantèlement programmé de la sécurité sociale et du Code du travail, etc. Quant à l’écologie, pour se débarrasser des « contraintes » qu’elle suppose, Fillon supprimera jusqu’au principe de précaution, pour lui substituer le principe « d’innovation » ! La droite qui croyait la victoire acquise est peut-être en train de se réunifier derrière un candidat qu’elle n’aime pas, mais qui exprime son besoin de revanche sociale et politique. François Fillon dit dès maintenant qu’il intègrerait Sens Commun, c’est-à-dire l’expression de la Manif pour tous, dans son gouvernement. Au point où il en est arrivé, il risque de nous faire regretter les frasques de Sarkozy ! Fillon, c’est Pasqua et De Villiers transfigurés en Madame Thatcher.

– Le risque est incontestablement celui que fait courir Emmanuel Macron, le candidat de l’ubérisation de la société. Sous ses aspects de jeune premier à la Kennedy, l’ex énarque et banquier  n’est pas un OVNI politique. Il est le produit de l’osmose entre l’oligarchie financière et la technocratie d’Etat. Sa prétendue modernité est celle des marchés. Son programme pourrait être plus dangereux, de fait, que celui de François Fillon car il a les moyens de l’appliquer effectivement par le consensus qu’il entend faire régner autour de lui.  Sa vision de la politique est celle d’un exécutif qui ressemble au bras armé d’une Cour des Comptes décomplexée. Dans les premiers mois il démantèlera le Code du travail par ordonnances et imposera la retraite par points, qui équivaut à une baisse de 20 % des pensions. L’écologie en prendra elle aussi pour son grade : Le nucléaire restera l’énergie de référence et l’agriculture industrielle sera préservée. Pouvons-nous faire confiance à ce faux nez des multinationales, monté en puissance grâce aux « unes » des magazines people, aux mains de grands groupes de presse contrôlés par les marchands d’armes, les grandes sociétés du BTP et des Télécoms ?

Si nous en sommes là, c’est en raison du bilan du quinquennat de François Hollande, qui est aussi celui du Parti Socialiste, lequel a cautionné et soutenu pendant cinq ans tous les errements de la ligne désormais incarnée par le leader d’En Marche, d’ailleurs rejoint de manière indécente par François Hollande, Manuel Valls, Jean Yves Le Drian ou encore Bernard Poignant.

C’est ce bilan qui divise de manière tragique la gauche. Et lorsque l’on voit le président de la République attaquer l’un des deux candidats de gauche parce qu’il aurait des chances d’être au deuxième tour, on comprend mieux pourquoi et comment la « Firme » socialiste, nous a embarqués dans cette galère. C’est cette même « Firme » qui a savonné la planche de Benoit Hamon, malgré le retrait en sa faveur de notre candidat écologiste qui a induit l’absence de ma famille politique au premier tour des élections présidentielles, pour la première fois depuis 1974.

Le PS est peut-être un cadavre à la renverse, mais tant qu’il bouge encore il fait un maximum de dégâts.

Si tant de Français sont indécis ou prêts à s’abstenir, c’est que les derniers quinquennats n’ont été que reniements, non respect de la parole donnée, succession d’affaires. Ils ont décrédibilisé la politique et ses représentants comme jamais. C’est eux, et eux seuls, qui ont forgé ce sentiment de rejet, de «dégagisme» comme on dit, au point de brouiller les lignes. Être conscient de cette situation, n’est pas continuer à entretenir les divisons de notre camp. Il faut voter en fonction de ce qui nous semble nécessaire et utile pour barrer la route à ceux qui veulent détruire notre modèle social et à tout espoir de transformation écologique. C’est la seule position responsable. J’ai toujours voulu le rassemblement.

Dans la séquence dangereuse qui va s’ouvrir dimanche prochain et s’étalera jusqu’à la mi-juin avec les élections législatives, il faut tout faire pour construire les conditions de ce rassemblement…Et donc bien choisir, dès le premier tour, pour éliminer les risques !

Noël Mamère

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Montpellier

Le Corum, Opéra Berlioz

Avr 25–26, 2017

L’expérience du divin

Un don du Ciel

Dans l’antiquité, la Chine était appelée Terre du Divin. Tous, des empereurs aux paysans, croyaient que leur culture était un don du Ciel. Ils vivaient en harmonie avec l’Univers et croyaient à l’existence d’un lien entre toutes choses. L’authentique culture chinoise a véhiculé ces principes pendant des milliers d’années – jusqu’à ce qu’ils se perdent.

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Et pour le fun quotidien…

L’avocate du peuple est de retour…

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