Alternatiba_ la transition basque

« Augmenter la capacité de s’organiser »

C’était à Bayonne en octobre 2013 dernier mais ça continue. Alternatiba, le village des alternatives au changement climatique.

Le film de 35 minutes sur le défi climatique, les alternatives au changement climatique et la nécessité de se mobiliser et de multiplier les Alternatiba dans la perspective de la COP21.

Vous pouvez utiliser ce film pour introduire des réunions publiques Alternatiba et motiver la création d’un Alternatiba dans votre territoire.

Plus d’infos sur le site http://alternatiba.eu
Voir aussi la fiche projet : http://alternatiba.eu/projet

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Dans le même ordre d’idées, Festirécup, un festival sérieusement zinzin pour préparer les enfants à se débrouiller dans un monde sans pétrole. C’est ainsi que se définit le Festirécup. Au programme de cet événement organisé à Montreuil (Seine-Saint-Denis) du 19 au 26 avril prochains : des ateliers 100% récupération. Le ticket d’entrée ? Une pince à linge et de l’imagination.

Du 19 au 26 avril, à Montreuil, les enfants vous préparent 99 surprises. Ils vous invitent à participer à une collecte géante des trésors du marché, construire des cabanes proliférantes, jouer avec la machine à machins, rêver dans le lit rouleau-masseur, goûter l’exquise disco-soup des enfants, faire tourner la machine à laver à pédales, imaginer ensemble un monde désirable… et plein d’autres surprises.

Lire l’article sur Bastamag : http://www.bastamag.net/Festirecup-un-festival-pour

ou se rendre directement sur le site dédié : http://www.strikingly.com/festirecup

Une régie municipale agricole

On aime ces expériences et ces initiatives qui fleurissent un peu partout et dont nous nous faisons volontiers les rapporteurs. Puisse l’une ou l’autre inspirer celles et ceux qui prétendent gérer nos villes et villages de demain.

Pour accroître la part de produits bio et locaux, notamment pour les péquelets à la cantine, et pour maîtriser les coûts d’approvisionnement, la ville de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) a lancé, il y a 3 ans, la première régie municipale agricole de France.

Des guérilleros verts au colibri (r)évolutionnaire

L’espace public est leur terrain d’expression. A l’aide de graines et de fleurs, ils sèment l’idée qu’une végétalisation du milieu urbain est possible. Ces guérilleros verts fleurissent un peu partout, un petit détour sur la Toile nous donne des exemples en Espagne, en Angleterre, en Australie, aux States, etc.

Je suis un guérillero du jardinage

Mais  il y a d’autres manière de faire valoir son amour des plantes, du jardinage et de la nature, ce que propose le mouvement des colibris. Voici la légende amérindienne du colibri :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit :

« Je le sais, mais je fais ma part. »

http://www.colibris-lemouvement.org/revolution

Survivre à la crise ?

Dans le cadre de ces voix « alternatives » qui peuvent nous inspirer, voici celle de Piero San Giorgio

Piero San Giorgio est, depuis vingt ans, responsable des marchés émergents d’Europe de l’Est, du Moyen Orient et d’Afrique dans l’industrie high-tech. Depuis 2005, il se prépare à l’effondrement de l’économie et étudie les moyens d’y survivre, qu’il développe au cours de livres et conférences. Dans une première partie, Piero San Giorgio a analysé l’épuisement des ressources naturelles lié à la surconsommation couplée à l’accroissement exponentielle de la population, ainsi que les troubles sociaux provoqués parles situations de pénuries et le risque d’éclosions de dictatures pour les contrôler. Il aborde également la question des troubles géopolitiques avec les guerres que les empires se livreraient pour le contrôle des matières premières encore exploitables. Voici les quatrième et cinquième vidéos de son exposé :

Partie 4

Partie 5

Lire l’article (le texte) et découvrir les parties précédentes sur Agoravox : http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/survivre-a-l- effondrement-36407

Y-a-t-il une vie avant la mort ?

Sandrine Bélier, Allain Bougrain-Dubourg, Cécile Duflot et Pierre Rabhi aux Journées d’été des Verts/Europe Écologie de Nîmes en 2009

De la maternelle à l’Université on est enfermé, on appelle ça un bahut, tout le monde travaille dans des boites, des petites, des grandes boites, pour aller s’amuser on va aussi en boite, on y va avec sa caisse, et puis vous avez la dernière boite où on stocke les vieux, en attendant la dernière boite que je vous laisse deviner. Voilà pourquoi je me pose la question  » Existe-t-il une vie avant la mort ? »

Cet enfermement, qu’il n’hésite pas à qualifier d’incarcération, ne pouvait qu’interroger très tôt l’homme du désert qu’est Pierre Rabhi. Qui ne le connaîtrait pas encore découvrira le résumé de sa biographie qu’il en fait lui-même en début de cette vidéo que nous proposons. Elle fut enregistrée à Paris, dans le cadre de Ted-x, en janvier 2011, et dure donc les 18 minutes habituelles.

D’autres se souviendront qu’il fut poussé par son entourage à se présenter aux élections présidentielles de 2002, du moins pour une pré-campagne où il n’obtint que 184 parrainages d’élus, ce qui donna naissance au Mouvement Appel pour une insurrection des consciences (MAPIC). On ne s’étonnera pas qu’il ait fait partie du comité éditorial du mensuel La Décroissance et soit vice- président de l’association Kokopelli qui œuvre pour la protection des semences et la biodiversité. Mais là ne serait qu’une infime part de ses réalisations en divers endroits du globe depuis 1978, et ne montrerait qu’une facette de ce personnage en qui nombreux s’accordent à voir « un exemple vivant ». (voir la page qui lui est consacrée sur Wikipedia)

Le site Arrêt sur Image a profité de l’été 2012 pour lui consacrer une émission à domicile (c’est réservé aux abonnés mais des extraits sont déjà disponibles sur la Toile) et ce sera notre troisième volet sémaphorien consacré à ces « Voix alternatives ».

« Les alternatives ? Vous pouvez manger bio, recycler votre eau, vous chauffer au solaire… et exploiter votre prochain, ce n’est pas incompatible, ce ne sont pas des alternatives. » dit encore Pierre Rabhi avant de conclure que si nous ne plaçons pas d’urgence l’humain et la nature au centre de nos actions, alors « il y a de fortes chances pour que notre espèce ne soit qu’un accident ».