Migrants_la pétition d’Amnesty

497r_migrants_1En 2015, un migrant meurt toutes les deux heures à nos frontières
Des centaines de migrants sont morts noyés en moins d’une semaine aux larges de nos frontières :
➞ 19 avril 2015 : au moins 800 personnes seraient mortes dans la nuit du samedi 18 avril au dimanche 19 avril.
➞ 16 avril 2015 : au moins 400 personnes seraient mortes noyées en Méditerranée après avoir quitté les côtes libyennes.
Ce lourd bilan aurait pu être atténué, si ce n’est évité, si les dirigeants européens avaient fait face à leurs responsabilités au lieu de tourner le dos à ces drames et laisser mourir les migrants et réfugiés en mer.
Nos dirigeants prônent la surveillance et le contrôle plutôt que le secours, c’est pourquoi, dans plusieurs pays d’Europe, les citoyens se mobilisent pour appeler les dirigeants européens à changer de politique.
Nous avons déjà recueilli 200 000 signatures.

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Il est plus qu’urgent d’appeler François Hollande et les dirigeants européens à changer de politique!

Lien pétition (cliquer sur le logo ou sur l’image ci-dessus) : amnesty_logo

 

Migrants : les chiffres d’Amnesty

Migrants. 7 choses que vous ne saviez probablement pas

18 décembre 2014 |  Par Amnesty International

Y a-t-il une différence entre un migrant et un immigrant ? L’immigration est-elle bonne ou mauvaise pour l’économie ? Pouvez-vous citer des migrants célèbres ?

Trouvez les réponses à ces questions aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale des migrants.

1.    Quelle est la différence entre un immigrant et un migrant ?
Tous les immigrants sont des migrants, mais l’inverse n’est pas vrai. Pour compliquer encore les choses, il y a aussi des « émigrants ». Voici comment cela fonctionne : un migrant se déplace dans son propre pays, ou d’un pays à un autre, souvent pour trouver du travail ou rejoindre des membres de sa famille, à cause de la pauvreté ou d’une situation de crise. Si vous êtes originaire d’Italie et partez vivre en Espagne, alors vous devenez un émigrant en Italie et un immigrant en Espagne. Vous pouvez être qualifié de « migrant international » si vous êtes de nationalité étrangère ou né dans un autre pays. Les termes « immigrant » et « migrant » sont souvent employés de façon interchangeable et parfois confondus avec celui de « demandeur d’asile » (voir question 5).

2.    Combien de migrants y a-t-il dans le monde ?
En 2013, 232 millions de personnes vivaient en dehors de leur pays de naissance, et 700 millions avaient migré à l’intérieur de leur pays. Les principales routes migratoires sont les suivantes : du Mexique aux États-Unis (12,2 millions jusqu’à présent), de l’Ukraine à la Fédération de Russie (3,7 millions) et inversement (3,5 millions), et de l’Allemagne aux États-Unis (1,3 million). Dans le monde, 36 % des migrants se déplacent entre des pays du Sud, et 35 % de pays du Sud à des pays du Nord. Les migrants originaires de pays du Nord sont les plus heureux, selon un récent sondage mondial.

3.    Et combien y en a-t-il là où je vis ?
La plupart des migrants internationaux vivent en Europe (72 millions), suivie par l’Asie (71 millions) et l’Amérique du Nord (53 millions). Il y a de grandes chances que vous surestimiez le nombre de migrants dans votre pays : un sondage mené dans 14 pays a montré que beaucoup de personnes pensent que les immigrants constituent une part bien plus importante de la population qu’en réalité. En Italie, par exemple, certaines personnes interrogées estimaient que 30 % des habitants étaient des immigrants, alors que le vrai chiffre est de 7 %.

4.    L’immigration est-elle bonne ou mauvaise pour l’économie mondiale ?
Selon la Banque mondiale, les migrations internationales sont favorables car les travailleurs peuvent se rendre dans des lieux où ils sont plus productifs. Le montant total de l’argent envoyé par les migrants dans les pays en développement dont ils sont originaires (les fameux « transferts de fonds ») équivaut à trois fois celui que les États dépensent en aide au développement – il s’élevait à environ 404 milliards de dollars américains en 2013. Si l’on prend en compte l’argent que les migrants envoient chez eux dans des pays riches, ce chiffre monte à 542 milliards.

5.    Quelle est la différence entre un migrant et un réfugié ou un demandeur d’asile ?
Un réfugié a reçu l’autorisation de vivre dans un pays étranger car les autorités du sien ne peuvent ou ne veulent pas le protéger d’atteintes aux droits humains. Un demandeur d’asile a déposé une demande en vue de séjourner dans un pays étranger pour les mêmes raisons, mais n’a pas encore obtenu le statut de réfugié.

6.    Qu’est-ce qu’Amnesty International a à dire au sujet des migrants ?
Les migrants sont souvent pris comme boucs émissaires par des responsables politiques ou certains médias qui les désignent comme des « clandestins », des « resquilleurs » – voire des « envahisseurs » – exploitant la générosité des pays d’accueil. Cela donne l’impression que les migrants n’ont aucun droit et conduit au racisme et à la discrimination. Nous voulons chasser ces mythes en mettant l’accent sur les choses positives que les migrants apportent avec eux, notamment les compétences, les ressources et la diversité. Nous œuvrons aussi pour protéger les migrants les plus vulnérables de l’exploitation et des abus commis par leurs employeurs, les trafiquants et les passeurs. En savoir plus.

7.    Pouvez-vous citer des migrants célèbres ?
Il y en a des millions, mais en voici quelques-uns : le footballeur de Premier League britannique Didier Drogba (originaire de Côte d’Ivoire), l’actrice américaine Mila Kunis (d’origine ukrainienne), ou encore la première femme ministre de l’Éducation en France, Najat Vallaud-Belkacem (née au Maroc).
Sans oublier le migrant qui est probablement le plus célèbre du monde actuellement : le pape François (de nationalité argentine).

Et en complément, plus d’informations sur notre campagne SOS Europe : http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/SOS-Europe/Videos/Refugies-et-migrants-la-verite-sur-les-naufrages-en-Mediterranee-12764

Photo : Les affaires d’un migrant dans un foyer au Mexique, en 2010. © Marc Silver

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quelques liens intéressants sur le sujet (pour les anglicistes) :

http://migrationsmap.net/#/FRA/departures

https://www.detective.io/detective/the-migrants-files/

http://owni.eu/2011/03/04/app-fortress-europe-a-deadly-exodus/

Snowden, Amnesty et les droits humains

Le lanceur d’alerte américain Edward Snowden, ancien sous-traitant de la NSA ayant révélé l’étendue de ses pratiques de surveillance d’Internet, fera sa première apparition publique en France, par vidéoconférence, le 10 décembre.

M. Snowden prendra la parole, depuis la Russie où il a obtenu l’asile, à la Gaîté Lyrique, dans le 3e arrondissement de Paris, à l’occasion d’un événement organisé pour la journée internationale des droits de l’homme par Amnesty International avec le soutien du Monde, de Mediapart et d’Arte.

Outre un concert et la projection d’un film, deux tables rondes seront organisées au cours de cette journée, notamment sur le thème de la « surveillance des données et respect de la vie privée.

Source Le Monde

Refuser de fermer les yeux sur les violations de droits humains dont trop de personnes sont victimes, c’est déjà contribuer à les faire reculer.
À partir du 3 décembre, Amnesty International lance 10 jours pour signer, sa campagne annuelle de mobilisation. Les citoyens du monde entier sont invités à agir pour des personnes dont les droits fondamentaux sont bafoués et à faire de leur regard une arme contre les violations des droits humains.
Dès le 3 décembre, nous comptons sur vous pour agir sur 10jourspoursigner.org et lors des évènements organisés par nos militants dans plus de 200 villes en France.
LE 10 DECEMBRE EN COMPAGNIE D’EDWARD SNOWDEN
Le 10 décembre à la Gaîté lyrique (Paris), journée internationale des droits de l’homme, venez participer aux tables rondes  » Torture et sécurité : le modèle américain  » et  » Surveillance des données et respect de la vie privée « . Edward Snowden y sera en téléconférence ouverte au public pour la première fois en France.
Cet évènement est ouvert à tous dans la limite des places disponibles et pourra aussi être suivi en direct sur notre chaîne Youtube.
La journée se terminera par un concert d’Emily Loizeau, « Piano-Cello Tour ». Réservez votre place (12 €)
LA PLUS GRANDE MOBILISATION MONDIALE ANNUELLE EN FAVEUR DES DROITS HUMAINS
En 2013 dans le monde, 2,3 millions d’actions ont été réalisées dans le cadre de cette campagne annuelle : pétitions, courriers aux autorités, messages de soutien, en provenance de 140 pays.
Notre mobilisation change des vies
Fin 2013, Jabeur Mejri en Tunisie, Yorm Bopha au Cambodge, Nguyen Tien Trung au Vietnam, Vladimir Akimenkov et Mikhaïl Kosenko en Russie, étaient tous en prison : tous ces prisonniers d’opinion sont aujourd’hui libres, et notre mobilisation collective y a largement contribué !
Nous comptons sur vous !

Ce que les charniers nous ont appris

Par Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.

C’est le genre de découverte qui vous hante : une fillette de 11 ans terrifiée, tapie dans un coin d’une maison mise à sac, trois jours après que son village eut été attaqué lors d’une abominable opération de nettoyage ethnique. Ses parents avaient été tués et dans les rues autour de chez elle, des chiens se nourrissaient des corps en décomposition de ses voisins.

Cette scène, dont des délégués d’Amnesty International ont été témoins, pourrait rappeler le génocide rwandais. Mais la fillette était musulmane, pas tutsi. Le village en question se trouve en République centrafricaine, pas au Rwanda. Et cela s’est passé en février dernier, pas il y a 20 ans.

En 2004, à l’occasion du 10e anniversaire du génocide rwandais, Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations unies, avait déploré l’échec collectif de la communauté internationale, qui avait manqué à son devoir de protéger les 800 000 personnes ayant péri.

« De tels crimes sont irréversibles. De telles erreurs ne peuvent être réparées. Les morts ne peuvent être ramenés à la vie. Alors que pouvons-nous faire? » Cela n’avait rien d’une question rhétorique ; Kofi Annan soulevait le principal problème auquel sont confrontés tous ceux qui essaient de prévenir les génocides, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.

Depuis le génocide rwandais, les instances régionales et internationales ont élaboré de nouveaux mécanismes et normes visant à apporter des réponses à la question de Kofi Annan.

La Cour pénale internationale et d’autres tribunaux bénéficiant de l’assistance des Nations unies, notamment le Tribunal pénal international pour le Rwanda, essaient de veiller à ce que ceux qui commettent des atrocités soient amenés à rendre des comptes. En vertu du principe de la « responsabilité de protéger », les États sont par ailleurs tenus de protéger leurs populations des crimes contre l’humanité. Lire la suite

Le rapport 2012 d’Amnesty International

Le rapport nouveau d’Amnesty est arrivé ! C’est un peu comme un beaujolais nouveau. Certains l’attendent, d’autres le redoutent, c’est un observatoire comme tant d’autres, mais implacable.

La cuvée de cette année devrait laisser quelque tanin en bouche à ceux qui composent le conseil de sécurité de l’ONU. Après avoir rappelé que ces membres sont la Grande-Bretagne, la Chine, les États-Unis, la Russie et la France, il était bon de souligner que ces cinq membres permanents représentent à eux seuls 70 % des exportations mondiales d’armes.

Et l’ONG de préciser qu’«Il faut faire passer les êtres humains avant les entreprises, et les droits avant les profits.»

A part ça Amnesty trouve aussi que ce Conseil de sécurité de l’ONU semble de plus en plus inadapté aux besoins, qu’il « apparaît usé, déphasé (…). Après s’être montré impuissant face à la situation au Sri Lanka, puis incapable d’agir sur la question des crimes contre l’humanité en Syrie – l’un des principaux clients de la Russie en matière d’armement –, le Conseil de sécurité de l’ONU, censé être le gardien de la paix mondiale, apparaît bien inefficace dans cette mission. »

Bref la cuvée de l’année tape presque ses 500 pages, très riches en renseignements sur le nombre faramineux de républiques peu respectueuses des droits de l’homme, c’est un doux euphémisme que de le dire.

Si le dossier ne s’ouvrait pas correctement sur Sémaphores, passez par le lien suivant : http://www.scribd.com/doc/94639632/Amnesty-2012

Amnesty 2012